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Renaud Jean natif de Samazan, Lot-et-Garonne en 1887 apparaît donc pour la première fois dans le recensement de 1891. Déjà en 1886 son père est indiqué vivant chez ses beaux-parents avec sa femme au lieu-dit indiqué Coussan. En fait, le lieu-dit changera parfois de nom mais restera le même à savoir Jeandouilley (parfois ce sera Latapie). Nous pouvons supposer que Jean Jean a fait un « bon mariage » puisqu’il vient vivre chez ses beaux-parents propriétaires et cultivateurs[1]. Sur les recensements les métayers sont clairement indiqués, avec le nom des propriétaires et sont très nombreux.
En 1891, la famille est composée du père Georges Castaing âgé de 62 ans, sa femme Anne Vimier 60 ans, le gendre Jean Jean né en 1857, son épouse Anne et le petit-fils de la maison dont le prénom est indiqué Jean-Renaud qui a 3 ans.
Si par la suite il s’appellera Jean Jean, il est important de vérifier ici que le prénom qu’il se donnera plus tard ne vient pas de nulle part. Sur la commune il existe aussi une famille qui s’appelle Jean Jean avec Jean comme prénom ! Donc l’homme s’appelle Jean Jean Jean !
En 1901 Castaing Georges est toujours là du haut de ses 72 ans mais sa femme est décédée. Les voisins Chaulet Georges et Dupuy Jacques sont aussi des cultivateurs.
En 1906 cette fois Castaing Georges, décédé, est remplacé par le père de Jean Jean, donc, le petit Renaud voit arriver son grand-père paternel sur la ferme. Il est déclaré né à Bauziac en 1822. Il a donc 84 ans et encore de beaux jours devant lui comme nous allons le vérifier. Jean Jean serait né à Sainte Marthe, sa femme Anne Castaing est bien sûr née en 1861 à Samazan.
En 1911 la famille est indiqué à Jeandouilley et comprend : Jean Jean, sa femme, son fils né en 1887 et le grand-père né en 1822 mais à Bouchet (changement du lieu de naissance !). Il approche les quatre-vingt dix ans et va disparaître peu après. Renaud Jean a donc connu son grand-père paternel jusqu’à l’âge de 24 ans ce qui est important.
Pour la première et unique fois, en 1921, la famille Jean Jean a un domestique né en 1903 qui vient de Veyries. Le fils n’est plus là. Marié puis député il vit avec sa femme à Paris où elle enseigne. C’est un paradoxe, le député, puis le conseiller général et maire du village n’habite pas en fait sur sa commune !
En 1926 Jean Jean et sa femme sont seuls et c’est le moment où le lieu-dit est appelé Latapie.
En 1931 Pour le père Jean Jean né en1857 nous trouvons un nouveau lieu de naissance : Fourgues. Comme pour son père le recensement indique un doute sur ce point important ! Il est toujours chef cultivateur avec sa femme née à Samazan.
En 1936, toujours à Jeandouilley vit Anne née à Samazan en 1861 qui est chef de ménage propriétaire et son fils Renaud Jean indiqué député. Depuis 1911 c’est le premier retour de Renaud Jean sur les documents du recensement. Est-il plus présent auprès de sa mère veuve qui a 75 ans ?
22-09-2009 Jean-Paul Damaggio
[1] Dans son livre Gérard Belloin indique : « Lorsqu’il voit le jour son père est métayer… » et il s’appuie sur un article de Renaud Jean qui parle d’achat de terres. En réalité il s’agit d’achats de quelqu’un qui est petit propriétaire et qui doit faire des efforts pour s’agrandir. Comme le grand-père maternel, de qui viennent les terres, n’a eu qu’une fille, Anne, mère de Renaud Jean fils unique, il n’y a pas partage au décès de la famille Castaing.