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Par éditions la brochure
Dessin d'Uruguay à propos d'Olympe de Gouges.
Dans la 7ème nuit des "Nuits révolutionnaires" de Restif de la Bretonne :
"Le Journal des Français, ou le Régénérateur". (c'est lui qui l'écrit)
"[...] Le 2 janvier (1790), on a donné la seconde représentation de L'Esclavage des Nègres, de Mme de Gouges. C'est moins une pièce qu'un spectacle. D'ailleurs, tout y est décousu : l'intrigue invraisemblable et sans intérêt. Qu'importe à l'affaire actuelle, de la liberté des Nègres, qu'un esclave se soit échappé, après avoir tué l'intendant ? C'est un crime digne de mort, et Mme de Gouges n'a pas senti qu'elle ôtait par là tout l'intérêt. L'intendant a voulu violer une jeune Noire, et il veut la faire fouetter par l'amant de sa couleur, qu'elle lui préfère : le Nègre le tue. Voilà le fond de l'action ; la situation c'est que le héros s'est sauvé dans une île déserte, avec sa maîtresse. Il faut que l'auteur sache que ce peut être la base d'une nouvelle, que ce peut être une histoire, mais non un sujet dramatique. Il faut bien autre chose ! Aussi, que d'épisodes, que d'aventures ! Deux ou trois expositions, une dans chaque acte ; point d'unité d'action ; entrées et sorties non motivées ; scènes de récits, où il faudrait agir : des troupes, des marches... Pauvres moyens ! qu'on peut cependant passer à une femme, qui manquant de sensibilité, donne, à tout moment, le mot pour la chose. Oui, l'auteur est cent fois plus excusable que les hommes stériles, qui emploient ces petits moyens. Voltaire est presque le seul qui n'en ait pas abusé".
(texte repéré par René Merle)
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