Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Rendre compte de livres publiés et de commentaires à propos de ces livres

Publicité

Bruniquel Offenbach , la Périchole

L’an dernier c’était La Belle Hélène :

http://la-brochure.over-blog.com/article-bruniquel-et-offenbach-80707060.html

D'une femme, on passe à une autre.  Cette année la pièce retenue pour le Festival de Bruniquel, c’est la Périchole. Un dépaysement au Pérou qui ne peut masquer les allusions à l’actualité de la pièce, en 1868. D’ailleurs comme chaque fois le chef d’orchestre, Jean-Christophe Keck, un grand connaisseur d’Offenbach, fera un peu de pédagogie pendant le dernier changement de décors : la chanson qui structure la pièce, il grandira, il grandira, il grandira car il est espagnol fait référence à l’impératrice de l’époque qui était espagnole et prenait de plus en plus de pouvoir ; quelques traits caractéristiques du vice roi du Pérou ressemblaient étrangement à ceux de Napoléon III, comme le désir de se masquer et de chercher de belles jeunes femmes. Pouvait-on lire dans cette pièce l’annonce d’une fin d’Empire ? Le prisonnier qui sort de sa malle où il est depuis douze ans ajoute aux parallèles.

 

Mais laissons ces considérations pour en revenir à l’art dont le héros dit dans la pièce, qu’au moins lui n’a pas faim, comme c’est le cas des deux pauvres artistes populaires au cœur de l’opéra bouffe.

L’art commence par l’immense marionnettiste sur échasses qui fait des premiers acteurs, des nains. Avouez tout de même que, débuter avec un roi manipulé par les fils d’un tel artiste, ce n’est pas commun quand le pays est sous les ordres d’un empereur !

L’art populaire continue avec les chanteurs de rue, avec le carnaval, avec cette fête qui peut prendre place grâce au vaste cadre du lieu, et à l’appel répété fait, par le maître d’œuvre Franck T’Hézan, à des acteurs bénévoles du village ou des environs. Le choix de l’opérette permet l’introduction y compris d’enfants en grand nombre, ce qui donne au spectacle un côté encore plus émouvant. La direction artistique n’en est pas simplifiée mais le résultat est toujours là : un soutien massif du public.

 

L’intrigue est faite de rebondissements assez faciles où les masques et le vin font la joie de l’ensemble, une joie renforcée par les couleurs magnifiques des costumes et des perruques.

 

Le peuple sort vainqueur de l’affaire tandis que les autorités ne sont pas très à l’honneur à cause de leur hypocrisie, de leur puissance mal placée, de leur corruption, toutes choses communes à travers l’histoire.

 

L’important groupe de musicien et les voix des artistes rendent l’ensemble féérique.

Nous n’étions pas assez bien placés pour pouvoir, comme l’an dernier, offrir quelques photos du spectacle mais quel bon moment. Jean-Paul Damaggio

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article