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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 15:30

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Je retrouve cette feuille volante dans mes archives qui fait référence à un projet resté lettre morte (à ce qu’il me semble).

Benedetto à Montauban : Mise en chantier du XXIe Festival d’Occitanie

André Benedetto le dramaturge metteur en scène et comédien avignonnais participera en 1978 pour la quatrième fois au Festival d’Occitanie. Il y présentera un spectacle ayant pour thème la mise en parallèle des villes de Montauban et d’Avignon. Spectacle bi-face qui sera repris au Festival d’Avignon. En prélude au travail d’une année vous viendrez voir la pièce de Benedetto sur les problèmes de la ville : Villeà Vif / C’est plein de gens.

Hors des salles traditionnelles, cette pièce sera donnée trois fois, à 21 heures précises : Lundi 24 octobre 21 h Salle Notre-Dame de la Paix ; 25 octobre 21 h salle de la FOL ; 26 octobre 21h salle église réformée de France (côte de Sapiac)

Vous participerez à l’élaboration du futur spectacle du Festival au corus de la discussion qui suivra.

P.S. : Mercredi 26 octobre 18 h . Rendez-vous avec André Benedetto et le Comité salle de l’Ancien Collège.

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 15:28

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Dessin de Mars 1991 publié par le journal Tr’oc.

J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour les dessinateurs et ici en quelques lignes Frédéric Figeac tente une minute de provocation que je mets en français.

Le complexe de Blanquette

Elle tient ferme pour dire non au pouvoir franchimand. L’Occitanie s’est tournée vers le mythe plutôt que choisir l’histoire… au risque d’apparaître réactionnaire (au moins au niveau épidermique de l’idéologie). Ainsi, aujourd’hui la Provence se lève contre le TGV. Mais… ne faudrait-il pas sortir de ce « syndrome de la croisade » ?

Commentaire 2010 : Depuis mars 91 les temps ont bien changé. D’une part la LGV ne traverse pas encore la Provence. D’autre part cette LGV n’est plus une volonté étatique mais la volonté de notables provençaux qui ont du mal à s’entendre. D’autre part le sens de l’histoire n’est plus seulement celui de la vitesse. Cependant,  la réflexion mérite de rester ouverte. J’en profite  pour rappeler que le débat TGV ne date pas d’aujourd’hui. A l’époque un lecteur du journal avait répondu à F.Figeac.

Pour ma part, j’ai écrit un texte repris page suivante du blog sur la symbolique de la Chèvre de Monsieur Seguin qui n’est pas à mon sens l’Occitanie toute entière mais Daudet lui-même, déçu par sa chère Provence.

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 15:27

En 1989 un éditeur nîmois "Editions Notre-Dame" accepte de publier le travail de deux personnes, Mireille Bosqui et Vincent Clap, qui s'intitule Alphonse Daudet dans son Midi.

Ce libre, à la présentation soignée et aux multiples illustrations n'oublie pas de chercher le "vrai" paysage de la Chèvre de Monsieur Seguin : « Il serait tentant de mettre cette histoire sur le compte d’une réminiscence cévenole de la famille Daudet et d’en localiser la scène sur le territoire de Concoules. » Ce ne serait donc ni les Alpes ni le Jura ? Sans détours, je vous "troque" mon idée contre votre incrédulité. Laissons cette "recherche" sur le réalisme du lieu pour une autre : qui sont la chèvre, le loup et M. Seguin ?

Je pense qu’il s’agit respectivement : d’Alphonse Daudet, de Paris et de la Provence (je n'avance pas mon hypothèse comme une vérité, cela va de soi).

Cette nouvelle de Daudet est célèbre car fondamentale. Elle nous annonce la vie de chèvre de Daudet, vie qu'il passa consciemment dans le ventre d'un loup, parce que sa chère Provence de M. Seguin ne fut jamais capable de se secouer les puces pour libérer la montagne de la bête immonde. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, Daudet, eut seulement la chance de ne pas connaître le suivant. Même dans le ventre d'un loup on peut enfanter et il eut un fils qui crut bon de le continuer. Conséquence beaucoup de personnes créèrent pour Daudet le dicton suivant :  tel fils, tel père. Le père a dû payer les erreurs de Léon ! C'est-à-dire que le père a été encore plus mal lu après sa mort que de son vivant !

Daudet Alphonse, en bon méridional, aurait aimé faire de la politique (on sait comment le fils interpréta le rêve du père en s’engagent à l’extrême droite), aurait aimé révéler à elle-même sa Provence et lui rendre ainsi service, mais, en tant que Petit Chose, il accepta, d'être la chèvre qui se fait manger assumant les conséquences qui suivirent : se plier à la politique des autres, subir le mépris de ceux là même qu'il voulait aider, aimer une femme qui était son contraire. (Je pense au Petit Garçon du Montalbanais Philippe Labro qui est lui une vraie leçon d'arrivisme).

Reste tout de même les plaisirs du succès tant espéré ! Le succès, il l’a eu : n'oublions pas que comme pour Hugo ou Vallès, le peuple -pas le monde officiel - était présent en masse à son enterrement (on parle de 100.000 personnes). Le succès il l’a cherché dès 1857 et il l’a eu : n'oublions pas cependant qu'il n'entra pas à l’Académie Française. Daudet savait que ce succès n'était que celui autorisé à quelqu'un qui vivait dans le ventre du loup. Non pas le succès d'un homme debout, mais celui d'un homme malade. Le fils n'eut pas la conscience du père et donc ni son humour, ni son sens de l’autodérision (mais qui, a aujourd'hui, ces deux qualités si vitales pour Alphonse ?). Léon ne comprit jamais que dans l’histoire de la Chèvre de Monsieur Seguin, le désir secret d'Alphonse aurait été de rester Gringoire !

 

Que suis-je en train de faire ? De défendre Daudet ? Revenons à la Chèvre de Monsieur Seguin et posons-nous une nouvelle question : où est le peuple ?

Le peuple est abord chez Pierre Gringoire à qui est dédiée l’histoire, un homme qui « a l’aplomb de refuser » une place de chroniqueur dans un beau journal de Paris, car il veut rester libre... mais pauvre. (gare à ceux qui oublient ce début de l’histoire).

Puis le peuple, « c’est le troupeau qu'on ramenait » c'est-à-dire les paysans. Et surtout le peuple (les ménagers) est là par sa langue. D'abord la chèvre qui parle patois à son propriétaire et enfin cette dernière phrase : « Tu m’entends bien, Gringoire . E piei lo matin lou loup la mangé» [Tu m’entends bien Gégroire : Et puis le matin le loup l’a mangea.]

Insistance décisive non parce qu'elle tend à faire peur au "pauvre Gringoire" mais parce qu'elle est en "patois". Que fait en effet "le patois" dans cette conclusion ?

A poser la question du peuple, il faut rappeler qu'elle est essentielle pour comprendre la littérature du 19e siècle. Le peuple de la "Chèvre" est double. Celui qui travaille sagement avec le troupeau. Celui qui tout seul se défend contre l’esprit bourgeois. Et Daudet fidèle à lui-même ne se prononce pas. Dans son réalisme, Daudet savait que le succès était au prix de ce silence ! Au lecteur donc d'imaginer si son histoire fait rentrer ou pas Gringoire dans le troupeau.

Imaginons donc les réactions de Gringoire : face au loup, le mieux est d'être capable de se faire lion. Pour réussir, inutile de compter sur la clémence du loup, l’intelligence de Seguin ou la force des chèvres. Pour réussir un seul moyen : compter sur ses propres forces.

Si la fonction de la nouvelle est de mettre en garde Gringoire contre les dangers qui l’attendent à vouloir être "libre", elle n’est pas de le décourager dans ses actions. En fait, nous avons une chance de gagner à condition de ne pas demander à Daudet ce que nous ne savons pas faire nous-mêmes, « être libre » !

Je ne veux pas faire dire à La chèvre de M. Seguin ce qu'elle ne dit pas. Je veux la lire avec ce qui a fait la vie de Daudet, l’homme malade, malade comme l’était le Midi, une vie qui l’a conduit à l’art de l’autodérision. Comprenons Daudet avant de courir le juger ... ou le classer. Ne le réduisons pas à un cliché. Jean-Paul Damaggio

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 15:18

Tr’oc n°14 Février 1992

A l’occasion des élections de Mars 1992, les animateurs de Tr'oc ont posé à des personnalités politiques (du PS, PCF, Verts, LCR, ADS ...) qui nous ont semblé intéressées les trois questions suivantes :

1) Quelle visions(s) avez-vous de la (des) culture(s) et de la langue occitanes ? (entre musée et création...)

2 - Comment concevez-vous son rôle (sa place), son développement ?

3 - Quels moyens politiques et institutionnels vous apparaissent adaptés (souhaitables) ?

 

Voici la réponse de Daniel Bensaïd, décédé récemment, un dirigeant de la LCR à l'accent du Sud-Ouest : Du vécu à l’autogestion

 

 Je vous remercie d'avoir pensé à moi pour votre enquête. Malheureusement, bien que natif de Toulouse, je dois avouer mon incompétence sur les questions que vous posez. En réalite, depuis les débats animés des années 70 (lorsque nous publiions les Cahiers Occitanie rouge à Montpellier), je n'y ai guère réfléchi. Aussi ai-je pensé dans un premier mouvement décliner votre proposition. Mais je craindrais de faire preuve ainsi de mauvaise volonté envers votre projet. C'est pourquoi je vous communique brièvement mes "réactions" spontanées au questionnaire, tout en précisant que je ne serais nullement choqué, si ces quelques lignes devaient aller au panier.

1 ) Plutôt qu'une vision de la culture et de la langue occitane, j’en ai d'abord un vécu. Celui de mon enfance. Autrement dit la mémoire d'un étonnement devant les irruptions de mots et d'expressions qui venaient trouer soudain, de leur étrangeté musicale, la monotonie de la langue ordinaire. Il y avait là le parfum de l’enchantement, de quelque chose qui résistait à la perte et à l’oubli. Une réminiscence d'authenticité rebelle à la marchandisation galopante de la culture et des mots.

Une langue est aussi un concentré d'histoire. Il fallait être Staline et ne rien comprendre, ni au langage ni à l’internationalisme, pour passer ses années de prison à apprendre l’espéranto ! C'était prétendre remplacer l’échange vivant par le cosmopolitisme abstrait d'un vocabulaire sans histoire. La langue vit de métissage. Que le gascon ou l’occitan aillent donc où le français ne peut aller.

Quant à savoir si son sort relève du musée ou de la création ... Qui sait ? L'histoire récente nous a appris à nous méfier de l’illusion du sens unique et des tendances dites inéluctables. Dans les années cinquante, l’euskera semblait voué à dépérir. Il revit. Je connais mal le mouvement culturel occitan, mais il me semble que des expériences, comme celle du théâtre de la Carriera témoignent d'une possible vitalité.

2) Ici commence le problème et, je le reconnais, mes contradictions. Un mouvement culturel ne suffirait pas à faire revivre une langue sans fonctionnalité sociale. Si l’euskera ou le catalan ont repris leur souffle, c'est en rapport avec un mouvement social, une revendication nationale, une redéfinition de l’espace étatique (statuts d'autonomie), une politique scolaire, etc. Est-il possible de faire vivre l’occitan sans une revendication politique et sociale ? Qui le parlera dans ce cas, en dehors de certaines populations universitaires ou rurales ?

Inversement, comment faire en ces temps de particularismes exclusifs et de nationalisme sectaires, pour qu'une revendication nationale ne bascule pas dans la pétrification étatique et la définition des frontières ? Peut-il exister un mouvement d'autonomie culturelle (avec des revendications spécifiques sur le terrain de l’école et des médias), sans visées étatiques. Je le souhaite. Mais c'est surtout à vous d'y répondre.

3) Quant aux moyens politiques et institutionnels, il me paraîtrait vain et quelque peu démagogique de ma part, de faire de grandes proclamations décentralisatrices, sur les moyens budgétaires ou les programmes scolaires. C'est au mouvement d'en-bas de définir ses objectifs. Quant à leur satisfaction, elle nous entraînerait sur un terrain plus vaste, difficilement abordable dans l’espace de votre tribune : celui d'une démocratie effective, décentralisée, autogestionnaire, dont la crise actuelle des institutions et de la représentation parlementaire atteste le manque. Daniel Bensaïd, 75 - Paris

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 22:12

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Parmi les efforts importants de la Maison de la Culture de Larrazet pour faire connaître l’œuvre de Félix Castan il y a la publication des actes des journées de 2008 (20 euros pour 400 pages) qui vont bien au-delà des journées elles-mêmes. J’y découvre ainsi un document de 1974 qui présente l’expérience du siège de Montauban qui m’oblige à ces quelques mots. De la page 63 à 67 est repris un article de dominique wahiche et pierre bodin intitulé : Un spectacle, une population et publié par la revue  Travail théâtral n°7.

Je n’ai jamais écrit sur cette expérience à laquelle j’ai participé et je ne compte pas le faire (elle est une part cruciale de moi-même et c’est suffisant) mais la présentation plutôt sociologique que proposent les deux auteurs est pleine de contre-sens au milieu de quelques justes propos. L’article repose dès le départ sur un clivage ridicule : « Il nous est apparu plus important de rendre compte des étapes du travail et des réactions du public que d’analyser le spectacle en tant que produit fini. »

Sur cette lancée les auteurs en arrivent à ce constat : « Peut-être des sociologues auraient-ils pu servir de médiateurs entre le poète et la ville. » (sans point d’interrogation) et cety autre contat : « Pour monter le spectacle Benedetto fit appel à des comédiens amateurs.» Il fit appel à plusieurs citoyens qui, de leur vie ne jouèrent que dans cette pièce (ils n’étaient ni comédiens, ni amateurs, ni comédiens amateurs). Ne souhaitant pas faire l’inventaire des contre-sens, je vais simplement rappeler ceci : l’expérience unique, car les énergies rassemblées furent phénoménales, constitua un gigantesque carrefour qui par définition ne pouvait pas être un produit fini. J’entends par carrefour une rencontre humaine, culturelle, sociale, politique, populaire, comique, festive, heureuse, inquiète, musicale, historique, actuelle… Du premier au dernier jour Benedetto se plaça autant en spectateur que créateur de la pièce, autant en auditeur qu’acteur, autant en jouisseur que victime de son propre envol, et par cette position chacun entra dans la danse à sa manière sans se soucier du fini mais pour le plaisir de marcher. Je sais à être bref, j’en deviens schématique.

16-05-2010

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 22:09

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Aux Journées de Larrazet, le Samedi, je n’avais qu’une petite heure à consacrer à la rencontre. J’ai pu écouter Roland Garrigues (Conseiller général PS) et Frances Ashley (de l’équipe Bendetto) parler de Benedetto. Cette dernière braqua le projecteur sur le travail de l’artiste avignonnais autour de la peinture de Léon Cadène déjà évoquée sur ce blog : Pique-nique au moulin d’Ardus. Avec à la tribune l’ancien maire de Montauban, je n’ai pas résisté au devoir de rappeler la trajectoire suivie par la peinture après sa consécration par André Benedetto.

Du hall d’entrée de la Maison du Peuple, elle fut promue, au débute des années 80, à la décoration de la salle de réunion la plus importante de la Maison de la Culture, pour finir vingt ans plus tard au Musée Ingres.

En guise d’explication Roland Garrigues donna des raisons techniques à cette trajectoire pour conclure : « il n’y a là rien d’indigne » ou « on a vu des choses plus indignes ».

Je n’avais pas évoqué la question en termes de dignité ou d’indignité mais en termes de symbolique, une symbolique que je considère renforcée par les explications techniques.

Roland Garrigues a rappelé de façon précise que la peinture avait été réalisée pour la Maison du Peuple (les portiques devant la scène aussi sont œuvre de Cadène et il y a une frise d’Abbal). Peu de villes en France ont une Maison du Peuple (à ne pas confondre avec une Bourse du travail) et cette conquête du mouvement ouvrier (les premières réclamations datent de 1920 et la construction se décida juste après 1930) a donc été conçue en lien avec des créations d’artistes. La pièce de Benedetto a mis en valeur les richesses de cette œuvre prémonitoire. Elle symbolise l’esprit de fête populaire de 1936 alors qu’elle fut pensée et crée autour de 1933.

Après la pièce, tout d’un coup, les élus considèrent qu’elle est en danger dans le hall de la Maison du Peuple. Roland Garrigues indique même que Félix Castan était d’accord pour ce déplacement à la Maison de la Culture. Pour moi ça reste une double trahison : vis-à-vis du créateur et vis-à-vis du mouvement ouvrier. Je rappelle qu’à la Maison du Peuple, il y a un concierge toujours présent, que la peinture avait traversé des époques plus dramatiques et que s’il y avait danger il y a des moyens de protection autre que le déplacement. Une peinture de Rosendo Li est à l’hôpital de Montauban, endroit cent fois plus fragile, mais Rosendo est heureux qu’elle puisse être là (et moi aussi car en entrant dans le bâtiment en question elle est comme un signe d’apaisement qui pousse vers l’observation de l’oeuvre). Elle a été dégradée à un moment : il n’a pas été question de la déplacer mais de la réparer.

Par le déplacement à la Maison de la Culture c’est en plus le travail de Benedetto lui-même qui était balayée. La symbolique des temps « modernes » la voici : aux cultureux la belle peinture de Cadène, et aux travailleurs le « dérisoire » que l’on a mis en remplacement et que personne ne voit.

La symbolique a continué quand la peinture est entrée au Musée. Explication technique : il fallait au fond de la salle pouvoir mettre un écran cinéma, donc la peinture n’y avait plus sa place. Et sur le côté mur, n’aurait-elle pas été mieux qu’au Musée ? Ce peuple en fête, ce peuple heureux ne méritait rien de mieux que l’assurance que donne le musée ? Ce n’est pas indigne, rien n’est indigne dans un musée. C’est pour moi un résumé d’un siècle qui voit passer la lutte pour l’éducation populaire, à l’éducation sans populaire, et au populaire débarrassé de l’éducation. Pour justifier ou accompagner cette mutation les explications techniques ne manquent pas. J’ai toujours pensé que la lutte artistique d’André Benedetto c’était pour aller contre cette mutation mais peut-être que je me trompe. Je continue d’espérer en une lutte sociale qui ramènerait le Pique-nique à sa place. C’est moins considérable que le retour de Guernica à Madrid, c’est juste à la dimension de Montauban.

Je ne vais pas cesser de présenter cette réclamation. 16-05-2010 J-P Damaggio

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 20:11

Christian Le Bars parme de Pasolini dans (Mostra n° 25 1988)

Dès l’âge de 17 ans, Pasolini (né en 1922) choisit d'écrire des poèmes en langue frioulane, le Frioul étant la région du Nord-Est de l’Italie dont sa mère était originaire. S'il écrivit en frioulan, c'était avant tout pour s'opposer à ce qu'il refusait alors et par intérêt pour la poésie populaire et dialectale, dont la tradition était encore vivace.

D'une part, le frioulan était un "parler inférieur", un "dialecte" méprisé par l’Etat fasciste de surcroît, et par son père, officier nationaliste.

D'autre part, le goût du secret et d’« une quête archaïque » entraînèrent une passion pour "cette vieille langue terrienne". Par cette langue populaire, il échappait à la langue officielle, à la langue du père et de l’Etat réprouvé ; il était dans "La Résistance et sa lumière", ou son frère était engagé et fut tué en 1944.

".. il a, douloureuse, et qui brille dans son sourire, la lumière qui lui fit voir, obscur partisan, qui n'avait pas vingt ans encore, en quel sens il fallait choisir avec une dignité vraie, avec une fureur exempte de haine, notre nouvelle histoire..."

(Comice, in "Les cendres de Gramsci")

Par cette langue il choisissait la clandestinité d'un nouveau peuple et d'une autre histoire. Il gagnait une liberté héroïque et tragique.

Cette langue lui donna, dira-t-il, le goût de la vie et du réalisme, par une approche charnelle des paysans et de la terre.

"... et s'il m'advient

d'aimer le monde, ce n'est que d'un violent

et naïf amour sensuel,

tout comme, adolescent, incertain,

autrefois

je l’ai haï..."

Dès lors que les combats cessèrent, la nouvelle histoire continua à l’échelle de la reconstruction de l’Italie. Et bien qu'il continuât de s'exprimer en frioulan, il écrivit aussi en italien, "le code qui permet la fraternité"

(Entretiens : p. 57)

La dédicace de son premier recueil La meilleure jeunesse, 1954, est accompagnée de quelques vers en occitan, du troubadour Peire Vidal.

"Ab l’alen tir vas me l’aire

qu'eu sen venir de Proensa

tot quant es de lai m'agensa".

"En respirant, j'attire vers moi l’air

que je sens venir de Provence :

tout ce qui est de là me plaît".

 

A la fin de sa vie, Pasolini a repris ce recueil des premiers poèmes en frioulan et il l’a en quelque sorte profané, en supprimant son horizon d’espoir, utopique au regard de l’histoire, et en le marquant des désillusions et de l’amertume d'un homme déçu. Mais toujours en frioulan. Ce point est décisif.

La nouvelle jeunesse est paru en 1975, l’année même de sa mort.

Il me semble qu'en dépit de ce que pouvait comporter d'illusoire (de trop grande subjectivité) le projet initial de Pasolini (autonomie du Frioul), le temps en révèle la profondeur et l’acuité. Car la question essentielle était pour lui celle qui est au centre de toute philosophie de l’art . la question de la mimèsis, du modèle ou de la forme.

La poésie moderne a rompu, à la fin du siècle dernier, avec toute imitation, avec tout modèle, suivant en cela la peinture qui l’avait précédée sur cette voie, et l’absence de tout travail formel lui fait courir le risque de se dissoudre dans la banalité et l’insignifiance.

La question de la forme et celle de la langue sont liées.

Si, en poésie, Pasolini a éprouve le besoin d'un modèle du passé, ce qui à l’époque paraissait tout à fait désuet, il ne l’a cependant pas problématisé. Mais la "désacralisation" finale éclaire la démarche initiale et lui donne un sens nouveau.

C'est dans le domaine de la création cinématographique qu'il a transporté la question de la langue :

le cinéma conçu comme langue de la réalité, langue universelle, et dans ce domaine il a inventé une forme qu'il a appelée cinéma de poésie.

Mais Pasolini a peut-être inventé une nouvelle forme en poésie, celle qu'il a écrite en langue italienne, tout comme les Troubadours qui n'avaient pas de modèles, ont inventé une forme nouvelle.

Si, comme le dit Jacques Roubaud, membre du groupe OULIPO et auteur d'un essai sur l’art poétique des Troubadours (La fleur inverse), "la poésie la plus contemporaine, pour survivre, doit se défendre de l’effacement, de l'oubli, de la dérision par le choix d'un archaïsme" (lui-même choisissant l’archaïsme du Trobar), alors la démarche de Pasolini, qui avait implicitement repris cet archaïsme-là, devient inaugurale, si l'on admet qu'il a inventé une forme poétique nouvelle.

Christina Le Bars

 

Commentaire JP Damaggio : Avec l’ami René Merle combien de fois avons-nous partagé sur Pasolini ? Et combien de contre-sens sur le sujet chez les occitanistes ? Un jour je parlerais des paysans et de Castan.

http://www.rene-merle.com/article.php3?id_article=363

 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 20:02

 

 

Edito du n°21 de Mostra , tribune anti-centraliste

 

"La Culture occitane, c'est le premier grand espace culturel unifie qui s'installe a l’ouest de l’Europe. La culture occitane est une expression riche et originale, capable de constituer un pôle de dialogue au sein des cultures de France...

Le Carrefour d’Occitanie est un exemple pour les autres régions occitanes, il devrait permettre de mener à bien la Décentralisation Culturelle qui est souhaitée par tous."

Pierre Dassau Inspecteur Général au Ministère de la Culture

 

Soyons concrets...

LE ROMAN DUNE ACTION MULTIPLE

On inventorie, dans cette livraison spéciale de Mostra, neuf structures de travail collectif, également productrices de faits et d'idées.

Tout a commencé en 1953, à l’occasion d'une exposition de Lucien Andrieu, au Musée Ingres. Première grande exposition rétrospective d'un peintre de 78 ans, deux ans avant sa mort. On m'avait demandé une conférence à la Maison du Peuple, sur son oeuvre, qui avait fasciné toute une génération de jeunes intellectuels, d'écrivains et de peintres montalbanais.

Andrieu, c'était notre identité commune, notre raison de n’être pas dépaysés dans Montauban.

La même année, un groupe pictural s'est formé dans la foulée, et le premier Ciné-Club de cette ville a été organise de manière très large.

Des Comités se sont créés un à un, dans les divers secteurs de la vie intellectuelle, qui peu à peu prirent figure d'expériences de laboratoire, confirmant leur orientation et élaborant par étapes leur ligne et leurs thèses. Il faut, un tiers de siècle plus tard, apprendre à lire ces expériences distinctes et éclairer leur développement, au travers de textes datés, qui ont jalonné leur histoire. Elles entretiennent un rapport avec le même milieu urbain, quoiqu'elles se nourrissent en ordre dispersé des questions qui agitent chaque secteur particulier.

Le Carrefour d'Occitanie qui les relie, en respectant leur indépendance, (une structure de service et d'impulsion mise en place en 1984) se situe au point d’intersection de la politique nationale de décentralisation culturelle et du mouvement de renaissance culturelle occitane, considérées dans leur solidarité essentielle, dans leur réciprocité indissociable, dans leur conditionnement mutuel.

14.06.87 Felix-Marcel Castan

Terminologie : les structures ont parfois changé de nom au cours de leur histoire, notamment le Festival de Montauban qui s'est successivement appelé Festival du Languedoc, Festival de Montauban, Festival d'Occitanie, avant de revenir à son nom le plus naturel.

 

Commentaire J-P Damaggio :

Un travail d’analyse critique autour de l’oeuvre de Félix Castan pourrait prendre comme base, les raisons de ce changement de terminologie dont il est aisé de convenir qu’il n’a rien d’accidentel à partir du moment où Castan lui-même en est à l’origine. Et que dire de cette boucle bouclée sous l’appellation « nom le plus naturel » ? Dans le numéro en question de Mostra, parmi les textes historiques Castan publie justement une biographie du dit festival écrite en 1977. Pour résumer, cette histoire renvoie à une conception de l’urbain, de la ville, de la capitale et de la contre-capitale. Et il y aurait beaucoup en dire en lien avec les travaux d’un des trois philosophes de référence de Félix Castan : Henri Lefebvre.

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 16:57

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Voici la présentation que Félix Castan fait du Festival d’Occitanie de 1974 où nous trouvons la photo ci-dessus de Castan et Benedetto par Frances Ashley

SANS PREJUGER DES CONCLUSIONS…

Mettre en question l’espace et les grandes manoeuvres de l’art et de la pensée, l’espace inerte, un éther d'avant Einstein et l’ère relativiste : espace sans espace ! On voudrait respirer.

Pas de lieu neutre, ni de point de vue de Sirius pour observer, disserter et juger, on est toujours de quelque part, non seulement d'aujourd'hui, mais encore d'ici, hic et nunc. Toute activité créatrice sécrète, érige son propre observatoire. L'espace de la conscience humaine sera plural ou il sera illusoire.

Au pôle cosmopolite qui désoriente la boussole, il s'agit d'opposer des tensions réelles, multilatérales, spécifiques et structurantes. Chacun regarde de sa fenêtre, de son hublot : construire une société des regards..

Montauban, Lodève et le Larzac, Avignon, nos références.

Vilar avait fait la moitie du chemin quand il s'installa à Avignon. Reste l’autre moitié : non point débarquer un jour dans des murs étrangers, mais se mettre à l’écoute d’une autre humanité et d'un autre univers, le nôtre simplement, sachant que ce n'est pas politique de l’autruche et que l’expérience sera vue de tous côtés et jugée.

Condamnée peut-être, alors il faudra savoir par qui.

Il y va du statut de la classe intellectuelle dans le monde de tous : le but de l’œuvre n’est pas la compétition, - rouler à la manière d’une boule de billard sur une table de jeu ! Elle se présente comme un effort toujours recommencé pour mobiliser l’inconscient collectif, pour édifier les architectures dans le paysage et pour justifier les droits de propriété du premier occupant.

La technique de l’écoute varie selon les niveaux et les domaines. C'est une entreprise de longue haleine d'arracher à la parole quand elle sourd, les significations qu'elle véhicule, de les additionner, de les évaluer et de les engranger en forme théorique. A ce prix émerge du chaos un pays de langage, notre Occitanie, un pays imprévisible et qui doit étonner pour être.

L'Occitanie ne peut se réaliser sans déranger l’acquis de pensée comme les lignes d'action. Impossible de savoir à l’avance de point en point comment : il faut décider d'aller ou mène le discours, sans jamais préjuger de ses conclusions.

Felix Castan Mostra del Larzac 9- IV-1974

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 14:25

Félix-Marcel Castan et les contre-capitales

 

Les journées de Larrazet ont décidé cette année de balayer toute l’action de Félix-Marcel Castan. Je ne retiens que  son analyse et son combat contre le centralisme évoqué par Claude Sicre à partir de la notion de « contre-capitales.»

L’idée est la suivante : face à Paris (où à côté de Paris) il s’agit de construire des contre-capitales capables de synthétiser des démarches culturelles originales et authentiques (qui ne seraient pas une sous-traitance de la culture nationale ou internationale). Castan serait l’inventeur de cette stratégie géniale qu’il suffirait de généraliser à la France entière pour enfin la transformer en profondeur. Comme Castan aurait voulu que la démarche du Trait d’Union, journal de Larrazet, se généralise, alors qu’à Larrazet même, elle a changé de nature : si au départ c’était la jeunesse, comme il le souhaitait, qui dirigeait le journal, Félix a ensuite eu du mal à admettre que la Maison des Jeunes devienne Maison de la Culture (vu la difficulté de passer le témoin aux générations suivantes).

Dans les carnets de route (n°5) F-M Castan rappelle ce principe de contre-capitale à partir de cette clef de son système : « Le champ culturel est peut-être le seul champ d’action qui ne soit le prolongement QUE de lui-même ». Il s’agit ici de la création-action culturelle à ne pas confondre avec l’animation culturelle. Les contre-capitales sont donc des lieux capables de ravir à Paris, qui a confisqué la nation française, le rôle de pôle culturel authentique sur la scène du monde. J’ai souhaité intervenir brièvement dans les débats car, tout en mesurant l’importance du combat anti-centraliste, j’ai des doutes sur le prolongement pratique avancé. D’où mes trois observations :

1 ) Des pays avec des contre-capitales authentiques, il n’en manque pas. Le plus connu est l’Italie où par exemple, en ce qui concerne la presse quotidienne, Rome, Milan, Turin publient des quotidiens de portée nationale et internationale. Il n’y a pas comme en France les journaux nationaux venant de Paris et à côté les journaux provinciaux, mais des identités fortes liées à l’histoire. Est-ce que le phénomène contre-capitale a résolu les problèmes culturels de l’Italie ? Le pays n’est pas centraliste mais la culture dominante y est très puissante (je laisse d’autres le soin d’analyser cette culture dominante).

2 ) Claude Sicre, grand admirateur des USA, pourrait-il établir un pont entre la stratégie des capitales version USA (qui fait que New York est capitale de rien aux USA) et la version Castan qu’il défend avec ardeur ? New York se veut en fait la capitale du monde !

3 ) Pourquoi, en se changeant en capitales multiples, la capitale unique qui désertifie le pays, ne répercuterait pas le problème dans les régions? D’autant que dans notre région, Toulouse est déjà un facteur grave de désertification, et culturellement de mépris envers les villes environnantes !

 

Pour toute réponse j’ai retenu que les cas étrangers n’ont rien à voir, que pour les USA il suffit d’y aller pour changer de point de vue à l’égard de ce pays, et qu’en faisant échouer les expériences toulousaines comme le Marathon des mots, tout ira mieux ! Or, j’entends les mêmes dire que, quand par Marseille capitale européenne de la culture, le Massilia Sound System peut récupérer de l’argent des « centres » les plus divers, c’est une bonne chose ; mais que quand Toulouse reçoit de l’argent des différents « centres » pour le Marathon des mots, c’est Paris qui descend à Toulouse et il est regrettable que des Occitanistes par exemple, aillent cautionner le système en demandant des aides financières ! Pour le moment, au Marathon des mots, je suis allé écouter l’an dernier des écrivains algériens, et l’année avant des écrivains latino-américains qui n’étaient pas la parole de la culture parisienne ! C’est le moins qu’on puisse dire !

Mais, va-t-on me répondre, le problème c’est que cette initiative détruit les initiatives locales vu l’argent englouti ! J’entends l’argument mais les sommes colossales pour Marseille capitale européenne de la culture n’ont pas en principe le même but, le même effet ?

 

Dans un monde où se développe le féodalisme, je maintiens que la notion de contre-capitale ne règle rien pour combattre le centralisme. Pas plus d’ailleurs que la notion de réseau, le plus grand des réseaux du nom d’internet n’ayant pour vocation essentielle que de renforcer les pouvoirs des centres (ça nécessiterait un article en soi). Quelqu’un a parlé de « démocratie culturelle » une notion qui a été incapable elle aussi de résoudre le problème. Alors que proposer ? Sortir des affirmations péremptoires, en revenir au réel sans chercher à le faire entrer de force dans une théorie établie (l’autonomie de la création culturelle), et faire chacun ce qu’il peut, là où il peut. A ce titre, l’existence atypique des Editions La Brochure que j’anime, comme d’autres actions, doit beaucoup au combat de Félix-Marcel Castan. A une différence prêt : à tirer les leçons de cette expérience, nous n’aurons pas l’occasion de nous plaindre des subventions non reçues. 15-11-2008 Jean-Paul Damaggio

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