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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 18:12

Jean Malrieu

Poète, romancier, critique, fondateur des revues Action Poétique (en 1951puis il s'en éloigne en 1956 ne supportant plus son obédience stalinienne) et Sud (en 1970), auteur du chef-d’œuvre qu’est Préface à l’amour (Cahiers du Sud, 1953), Jean Malrieu est né le 29 août 1915, à Montauban, ville où il est décédé le 24 avril 1976. Jean Malrieu repose dans le petit cimetière du Ségala, face au rocher du château de Penne-de-Tarn : « Mon pays préféré est cette gorge de montagne – Que dévalent les arbres grêles, maladifs, - Où la bruyère croît, où l’ombre, - Quand le soleil s’en va derrière les sommets, - Tombe avec le bruit de l’ombre. – À mourir, autant que ce soit là (in La Vallée des Rois) ». Jean Malrieu, qui fut instituteur à Marseille, a élevé une œuvre à l’écoute des hommes, des choses, des battements de cœur de la femme aimée et de la terre nourricière. Chez lui, l’hymne à l’été cache un exorcisme, une conjuration, mais ne saurait être une fuite. Chez Malrieu, l’acte d’écrire n’est pas une fin en soi : « Nous ne sommes pas au monde pour mieux écrire, mais pour mieux réaliser ce que nous sommes. »

Demeure cette voix inaltérable, dès les premiers recueils ; celle de l’homme aux merveilles, de l’homme ébloui, du héros solaire, qui manifeste sa confiance et son osmose avec la nature. La noce de l’être et de la terre conduit vers une noblesse et une sagesse autant subversives que concrètes, et qui se déploient dans une langue simple, charnelle, aux images sensuelles : « Tu deviens ce poème qui se renverse, ouvre sa gorge ». Le lyrisme de Jean Malrieu est rigoureux. Il n’est jamais hautain. Il s’inscrit autant dans l’influence surréaliste, que dans celle des grands troubadours : « Tu dors, tu as pris le sommeil avec ma main et tu l’emportes dans le rêve ». À lire : Dans les terres inconnues et quotidiennes  (Sud, 1983), Un temps éternel pour aimer  (Sud, 1985), Chronique du temps qu’il fait (La Table Rase/Écrits des Forges, 1987), Lettres à Jean Ballard (L’Arrière-Pays, 1992), Avec armes et bagages (Le Castor Astral, 1992), Une ferveur brûlée - anthologie - (L’Arrière-Pays, 1995), Libre comme une maison en flammes, œuvre poétique 1935-1976 (le cherche midi éditeur, 2004).

Christophe DAUPHIN

Voir n°12 de la revue Les  hommes sans épaules

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 16:15

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 Une fois, n’est pas coutume, voici un élément de vie familiale. Le 25 janvier j’ai fait un transport de plaque de placo-plâtre avec mon fils installé à Bagnères, au cœur des Pyrénées. Je n’étais pas passé dans la petite ville depuis quarante ans et je l’ai retrouvée toujours aussi belle. Sous la halle, la famille Begnini vend encore des légumes.

Ville thermale, ville au pied du Pic du Midi de Bigorre, j’ai fait le voyage car je savais que la journée serait ensoleillée et nous avons pu ainsi passer un bon moment. Après l’effort quel réconfort ?

Marie-France a fait pendant la journée le tour de la ville et repéré qu’au cinéma, ils jouaient le soir même, un vieux film de Dino Rizzi en VO. Belle occasion de découvrir In nome del popolo italiano (au nom du peuple italien), un film de 1971 qui fit du bruit en 1991.

La salle de cinéma est superbe et le film le fut tout autant, révélant avec le sens de la comédie propre au réalisateur, des réalités qui feront chronique vingt ans après. Le juge instructeur Mariano Bonifazi joué par Ugo Tognazzi fait face au gros entrepreneur mafieux Lorenzo Santenocito joué par Vittorio Gassman.

Depuis nous avons eu Berlusconi opposé aux juges et la prochaine élection législative confirme avec l’entrée en compétition d’Ingroia l’importance du rôle des juges.

Le parti pris du film est de rester au-dessus de la mêlée. Le mafieux est déjà avec ses problèmes de prostitués mais le juge révèle à la fin qu’il est prêt à tout pour condamner l’entrepreneur. Et quant au peuple Italien, le réalisateur lui invente une victoire dans un match de foot contre l’Angleterre pour montrer que sa bêtise n’est pas moindre que la corruption, d’ailleurs, la corruption n’est peut-être que la conjonction de l’ensemble des trois phénomènes.  Pas de corrompus sans corrupteurs mais l’inverse est vrai.

La comédie vient de la caricature mais la réalité a ensuite dépassé la caricature !

 Ce film pourrait nous faire tomber dans le relativisme que je combats par ailleurs mais ne lui faisons pas dire plus que ne peut le faire un film.

 La balade nous ayant fait passer par Nérac, le lendemain repas du soir dans un sympathique resto espagnol : Los Murcianos. A ne pas rater.

Jean-Paul Damaggio

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:03

Un rendez-vous à ne pas manquer :

Le 19 janvier à 10 h à l’Ancien Collège, la Compagnie des écrivains invite Christian Laborde à parler de Nougaro. Nous avons déjà évoqué son livre ancien sur le sujet. Nous y reviendrons. JPD

Nougaro, poète, humanité, 1981

Article - 08/01/12 - Nougaro, poète, Humanité, 1981 - Photo : La couverture du livre écrit par Christian Laborde en 1989 chez Hidalgo Editeur au sujet de Claude Nougaro. C’est avec Claude Nougaro, l’homme…

http://la-brochure.over-blog.com/article-nougaro-poete-humanite-1981-96597404.html

 Hivernales, nougaro, sicre

Article - 08/01/12 - Hivernales, Nougaro, Sicre - Sur la photo : Béatrice Amiel, animatrice des Hivernales, Claude Sicre et Hélène Nougaro. Après le film sur Brassens…

http://la-brochure.over-blog.com/article-hivernales-nougaro-sicre-96596652.html

 Eté 77 avec claude nougaro

Article - 23/08/12 - Eté 77 avec Claude Nougaro - Pour cause de quelques soucis j’ai l’impression que l’été 2012 est déjà passé depuis quelques semaines. Alors je…

http://la-brochure.over-blog.com/article-ete-77-avec-claude-nougaro-

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 14:50

Le 16 décembre 1888 La Feuille villageoise reprend cette information surprenante. Mais attention les femmes qui votent sont seulement les veuves et les fills, pas les femmes mariées... JPD

 

Le Midi toujours à la tête du Progrès

C’est du Midi que nous vient toujours la lumière. Et il n’y va pas de main morte dans cette contrée là !

La timidité, du reste, n’y a jamais, que nous sachions, eu droit de cité.

Ce pays ne serait pas l’initiateur par excellence, si ce défaut s’y rencontrait.

Bagnols, dans le Gard, est la ville à laquelle, pour cette fois nous devons d’être éclairés… et pas avec des quinquets, mais avec tout ce qu’il y a de plus Edison et Jablockoff.

Bagnols dans le Gard, a décidé tout à la fois de mettre en pratique le référendum et de faire voter les femmes, les filles et les étrangers.

Cette combinaison électorale a été imaginée à propos du déplacement d’un marché. La municipalité qui a précédé celle qui légifère actuellement avait échoué aux élections à cause de cette question sur laquelle les avis étaient très partagés. Celle-ci a résolu la question pour éviter de tomber dans le même écueil.

Voici le texte de la délibération dont il s’agit et par laquelle les habitants et habitantes de Bagnols ont été informés du bonheur qui les attendait :

« Avis aux électeurs

La municipalité à l’honneur d’informer les électeurs de la commune de Bagnols que le dimanche 23 décembre courant dans une des salles du collège, de neuf heures du matin à quatre heures du soir, il sera procédé au vote, au scrutin secret, sur le point de savoir si le marché au blé sera réintégré sur la Grand Place du Marché.

Des cartes et bulletins seront distribués à tous les électeurs inscrits au 31 mars dernier et aux veuves, filles et étrangers admis à domicile, patentés dans la commune.

Les électeurs qui voudront le rétablissement du marché au blé sur la Grand Place, voteront : oui.

Les électeurs qui ne le voudront pas, voteront : non.

Bagnols, décembre 1888. »

Cette proclamation contient en postscriptum, une note informant les électeurs et les électrices - à moins que ce ne soit les électeuses - qu’ils seront appelés à voter sur la question du collège.

Un nouvel avis indiquera la date du vote.

La municipalité bagnolaise n’a pas sans doute voulu procurer trop de jouissances à ses administrés, c’est ce qui explique la remise du vote relatif au collège, pour une autre occasion.

Et maintenant aux urnes, bienheureux résidents et résidentes de Bagnols !

L. Sourdillon

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 16:35

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Oui, il existe une Eurorégion comme l'indique le journal de propagande du Consel régional. Mais voilà, à la dernière assemblée plénière Martin Malvy s'est laissé aller à une confidence : la Catalogne n'a pas les moyen de payer 500 000 euros pour l'adhésion à cette usine à gaz (voir le compte-rendu filmé de la séance sur le site du conseil régional).

Sous la façade, les fondations craquent... JPD 

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 21:54

J’étais jeune et parmi les journalistes qui m’ont appris à lire j’ai toujours compté Michel Naudy. Il était au cœur de la presse du PCF, et avait une plume trempée dans une encre fabuleuse. Après 1981 je l’a vu passer à la télé comme Michel Cardoze, au parcours assez similaire, mais à la nature moins rebelle.

C’était le temps de la crise du PCF et du PS ce qui donna la naissance en 1988 à un nouvel hebdomadaire appelé Politis. Parce que Michel Naudy était de la partie, je me suis mobilisé comme jamais je ne l’ai fait pour un journal dont les lecteurs étaient «propriétaires ». J’ai attendu avec impatience le premier numéro (21 janvier 1988) sans imaginer que 40 numéros plus tard ça serait la douche froide. Le 9 décembre 1988, voici exactement 24 ans, j’ai lu le dernier article de Michel Naudy et la semaine suivante voici le petit mot de Bernard  Langlois :

«Une crise de direction couvait à Politis, qui a fini par éclater. Des démissions s’en sont suivies, dont certains journaux ont paré. Une mission du Conseil de surveillance a souhaité tenter une médiation et permettre certains démissionnaires de revenir sur leur décision. Nos actionnaires seront informés plus en détail sur la situation dès que cette mission aura accompli la tâche qu’elle s’est fixée. En attendant Politis continue et entend rester le journal libre et engagé qu’il a toujours été. En allant dans le sens d’une plus grande ouverture d’esprit et d’une qualité professionnelle plus grande. Les lecteurs seront juges. » B. L.

 Les lecteurs-actionnaires ne seront jamais juges car ils ne seront jamais informés. J’ai envoyé un mot à Bernard Langlois qui m’a répondu comme si j’étais un chien ! C’est seulement aujourd’hui 9 décembre 2012 que j’apprends, sous la plume de Michel Soudais, la raison de cette crise que Bernard Langlois a refusé d’expliquer.

« Cette collaboration [entre Soudais et Naudy] a duré une dizaine mois. Car, fin 1988, une vilaine crise interne est venue se greffer sur les difficultés financières que Politis affrontait comme toute entreprise de presse naissante. Pour faire simple, la querelle portait sur le positionnement du journal. Fallait-il le recentrer vers l’ensemble des courants et des cultures de gauche ? Ou renforcer son côté rebelle ? Ce dernier choix était celui de Michel Naudy. Au sein du directoire de quatre membres qui assumait la direction collégiale de Politis, et dont il faisait partie, les deux options étaient à égalité, deux contre deux. Dans la rédaction, cela se jouait à douze contre douze. Les statuts de l’entreprise avaient donné une voix prépondérante au président du directoire, Bernard Langlois, qui en usa. C’est ainsi que Michel Naudy a quitté Politis avec Rémy Galland, autre rédacteur en chef membre du directoire, suivi par dix journalistes, après une ultime AG, particulièrement houleuse. »

 Depuis j’ai appris que Michel Naudy vivait en Ariège et j’aurais aimé le rencontrer mais ça ne se fera pas. Etrangement il entrera puis quittera le Parti de Gauche dans les mêmes conditions que pour Politis : dans le silence. Je n’avais pas été attristé par la crise de Politis mais par la façon de la présenter. Il existe toujours une gauche qui demande le débat démocratique à mille occasions sauf pour parler d’elle-même réduisant ainsi un débat de fond à une querelle de personnes. De ce fait le communiqué du Parti de Gauche est un morceau d’anthologie d’un siècle que je voudrais oublier :

« Michel Naudy a mis fin à ses jours dimanche dernier. Michel a eu plusieurs vies militantes. Il a été successivement, et tout à la fois, communiste, même après être parti du PCF, et profondément républicain, d’esprit libertaire également. Il a été en réalité un résistant au sens premier du terme. Sa carrière de journaliste a d’ailleurs profondément pâti de son engagement sans fard ni calcul. Le communiqué du SNC-CGT que nous reproduisons ci-après, le dit : sa liberté de ton, ses qualités d’investigation, son indépendance vis-à-vis du pouvoir et du monde de l’argent, l’ont conduit à être mis sur la touche par France 3. Il a profondément souffert de ne plus pouvoir exercer ce métier au sein du service public, mais il a sans cesse poursuivi son travail d’enquêtes journalistiques, qu’on pouvait retrouver dans les livres, dont il a été l’auteur.

En tant que responsable du MARS (Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale), Michel a également été l’un des fondateurs du Parti de Gauche. Nos chemins se sont séparés sans que nous puissions y remédier, ni parfois le comprendre vraiment. Mais l’homme était entier, avec les immenses qualités que cela suppose et le côté tranchant et définitif que cela implique parfois. Nous avons regretté de ne pas avoir poursuivi ce chemin ensemble. Surtout, Michel souffrait. Sans doute trop puisqu’il nous a quittés. Sa voix, son humour, sa culture immense, son tempérament manqueront à beaucoup de monde en Ariège, où il vivait, et ailleurs. Le Parti de Gauche lui rend hommage et adresse ses condoléances sincères et fraternelles à ses deux fils Jean-Baptiste et Martin, ainsi qu’à sa famille et ses amis. » (le gras est de moi)

 Ne pas pouvoir le comprendre ? Un habitant à l'acent rocailleux de son Ariège natale est difficile à comprendre quand Paris est aux commandes… JP Damaggio

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 12:04

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Je ne sais si j’ai déjà mis sur ce blog quelque chose de Lucien Bonnafé mais, au contact de ses écrits j’ai appris la radicalité. Ce texte court me semble symbolique de sa démarche. Comme toujours la quête du sens impose une cassure dans la syntaxe classique qui est malheureusement la mienne, ce qui rend la lecture de Bonnafé un peu ardue. Il ne se bat pas pour le plaisir de la forme, mais pour le plaisir de la dialectique qui globalise la pensée quand de phrases en phrases nous la saucissonnons. JP Damaggio

 A propos d'électrochoc (22 février 1999, L'Humanité)

Par LUCIEN BONNAFÉ Psychiatre.

« N'oubliez pas l'oubli » Sigmund Freud

 ON lit dans «l'Humanité» du 13 février une curieuse intervention, signée d'un médecin qui n’est sûrement pas d'âge à parler d'électrochoc autrement que par ouï-dire. Il s'agit d'un modèle exemplaire de « parole déversoir», quand on parle de ce que l'on connaît le moins avec le plus d'autorité pour sortir ce qu'on a sur le cœur et l'estomac. L'électrochoc atteint le «Moyen Age» dans l'illustration de ce modèle mental. Comme il est d'usage de parler du «Moyen âge» pour esquiver les barbaries de notre âge, il est devenu ordinaire de parler de l'électrochoc comme «barbarie» quand ça sert à esquiver une réalité historique troublante, les carences de relation humaine dans trop de pratiques contemporaines.

L'OUÏ-DIRE dont il s'agit porte un sens : c'est d'esquiver la vérité historique qui domine l'histoire de l'électrochoc. Cette technique, si efficace qu'elle inspira le premier triomphalisme psychiatrique, fut très ordinairement utilisée dans les renfermeries garderies qu'étaient les hôpitaux psychiatriques français avec une barbarie qui est ce qu'il s'agit d'effacer des mémoires, avec le déplacement sur une «barbarie» attribuée à l'électrochoc lui-même. Il est plus convenable de masquer que de voir les convulsivothérapies en série dans un contexte traumatisant qui fut un des plus puissants motifs pour nous pousser à « détruire ce système pour bâtir son contraire sur ses ruines ». Ce fut un grand moteur de notre passion d'innovation. Ça empirait sur l'inhumanité avec laquelle les «chocs» précédents, qui consistaient en traitement par la fièvre, avaient perdu leur efficacité en se routinisant, dans la méconnaissance du grand principe que la psychiatrie est par définition corrélation de toute autre activité thérapeutique, biologique, électrique ou chimique, avec science et art de l'écoute et de l'écho aussi raffinés que possible.

MAIS le fait est que la pauvreté contemporaine dans l'application de ce principe mène à appliquer à un enfant sur six une thérapeutique chimique contre les cris et les larmes ; et qu'il y a là, côté concurrence avec la chimie, de quoi éclairer les motifs pour lesquels il faut faire précéder par une anesthésie chimique l'application de l'électrochoc, qui est lui-même un fort anesthésiste ; ce qui va avec le fait qu'il est tout à fait indolore, réalité « oubliée» dans les manipulations émotionnelles par la « parole-déversoir ».La vérité historique est que cette technique efficace qui engendra le premier triomphalisme psychiatrique, fut presque abandonnée à partir du moderne triomphalisme, résultant du progrès que furent les chimiothérapies modernes, en 1952 ; et que ce fut bien longtemps avant l'émergence du climat antipsychiatrique. Elle était si efficace que, quand on l'appliquait correctement, dans une relation très épanouissante avec le patient à son réveil, notre problème était de pallier les demandes excessives des patients, qui en demandaient trop, tant ça leur faisait du bien. Mais se servir de l'effet émotionnel du mot «électrochoc» pour ne pas poser le grand problème contemporain d'une chimiothérapie qui pose d'une façon plus préoccupante, parce que plus subtile, le même problème, l'inépuisable question de l'écoute et de l'écho, dans le contexte relationnel, n'est pas fait pour cultiver les aptitudes des patients à une efficace relation médecin-malade.

Il vaut mieux que les usagers de la médecine sachent que, dans toute thérapeutique, la manière de s'en servir est toujours très déterminante, vérité qui a son comble en psychiatrie, où les drogues modernes ont une efficacité variable de façon spectaculaire, selon le contexte. C'est le même problème que celui de l'électrochoc.

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 11:03

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L’ASEP est née, à Angeville comme dans les environs, pour s’opposer au projet de LGV. En tant qu’association de sauvegarde de l’environnement et du patrimoine, elle a décidé le 13 novembre de donner la parole aux personnes âgées de la commune, en réponse aux questions des enfants de l’école, pour analyser le patrimoine local.

Même une petite commune de moins de 200 habitants a un riche patrimoine. Des anciens moulins (à vent et à eau), des lavoirs (pour témoigner d’une vie pas si ancienne), des chemins, une vie sociale…

Par exemple, sous Vichy le gouvernement a décidé de donner des subventions aux communes soucieuses de favoriser le développement d’une activité sportive comme la natation. Pour la première fois en Tarn-et-Garonne, le maire a pris au sérieux la proposition : il a fait acheter un terrain en bordure de rivière, il a fait construire un petit barrage et voilà, la piscine était prête. Des aménagements furent construits : vestiaires et salle de bal avec un phonographe à manivelle. Pendant quelques années, le lieu est devenu le point de rencontre estival de la jeunesse locale.

 

Commune agricole, chaque famille avait sa vigne et faisait son vin, le bouilleur de cru passant ensuite pour, avec les déchets de la vendange, produire l’indispensable eau-de-vie. On parle aujourd’hui de « retraitement des déchets » mais avant l’ère du gaspillage imposée par la société industrielle du formica, rien ne se perdait, pas même le verre cassé par inadvertance.

 

Les enfants de l’école ont surtout posé des questions sur la vie autrefois dans la classe unique du village. Les anecdotes ne manquaient pas mais face à l’importante assistance, chacun n’avait pas envie de les rappeler. D’abord pour le trajet. Le soir, une personne rappelle qu’elle utilisait les services de la boulangère rentrant sur Caumont (un village propre) qui avait son chariot vide et était bien contente de rendre service aux enfants.

 

Des photos étaient là pour signifier les retrouvailles. Surtout des photos d’école justement !

 

Sur l’une d’elle, l’enterrement d’un soldat de la commune mort en Algérie.

Sur une autre, plus gaie, l’inauguration d’un nouveau chemin, dit chemin de l’amitié qui unissait deux communes mais qui auparavant n’étaient reliées que par un chemin faisant un vaste détour. Le passage de la LGV risque fort d’en finir avec ce chemin de l’amitié.

 

Un moment agréable autour d’un goûter, pour les enfants comme pour les grands. Certains diraient cependant : un bel exemple de « résidus » de la société. Je pense à cette conversation autour des ânes devenus animaux de compagnie. Une des personnes est passionnée par cet animal et à la question : « que faire quand un âne se bloque sur une voie ferrée ne voulant ni avancer ni reculer ? » Le phénomène s’est produit et l’âne s’est fait faucher par le train.

Inutile de le tirer dans un sens ou dans un autre car un âne qui refuse d’avancer, personne n’est assez fort seul pour le faire changer d’idée. Il faut le prendre par les sentiments, en essayant de le faire tourner à droite ou à gauche et peut-être là seulement on pourra le sauver.

Une autre personne à deux ânes, dont l’un à qui lui a refusé le licol. Depuis, cet âne, à le voir arriver s’écarte ! Que faire ? Lui mettre une chaîne à tirer avec un bâton au bout et petit à petit lui imposer sa présence. Il ne faut jamais se laisser dominer par un animal, ce qui ne passe pas par la violence.

Un débat du siècle d’aujourd’hui depuis que l’âne est devenu animal de compagnie mais aussi un débat d’hier pour comprendre ce qu’était le métier de paysan.

 

Mais bon, il y aurait tant à dire sur la vie réelle qui se trouve toujours dans les mémoires à confronter cependant avec les documents d’archives, mais lesquels parlent des ânes ?

Jean-Paul Damaggio

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 19:59

brassens.jpgMalheureusement je n’ai pas noté la date de cet article des Lettres Françaises. Sans doute autour des années 50. J’avais été ému, j’avais conservé ce texte. Alors je viens de le recopier. JPD

(Un ami vient de me donner la réponse : dans Les Lettres françaises n° 1061 du 31/12/1964.)

 

CELA fait une bonne quinzaine d'années que je connais et pratique Jean-Pierre. Je l'ai vu sans barbe. Je l'ai lu avant son premier roman. Je sais comment il parle. Il parle comme il pense. Il parle comme il vit.

A Berlin-Est par exemple, une nuit de janvier 1956, comme il rentrait de Berlin-Ouest où il avait assisté pour L'Humanité à un championnat d'Europe de boxe, mi-lourds si j'ai bonne mémoire, Stock contre je ne sais plus qui, et que ce reportage l’avait mis en retard, nos hôtes de l'Union des Ecrivains lui ayant fait observer ce manquement à l'horaire, Jean-Pierre se lança dans une histoire de cow-boys qui dura une bonne demi-heure. L'interprète en fut si dérouté — et si captivé — qu'il en oublia de traduire. Il en résulta de nombreux quiproquos. Je crois, après toutes ces années que l'histoire était bonne. Elle n'avait aucun rapport avec ce qui nous amenait à Berlin, Elle avait en revanche bien occupé le temps, détruit jusqu'à la notion même de ce retard qu'on avait reproché à Jean-Pierre.

Je pensais à cela jeudi soir. Sitôt que Claude Santelli eu commis l'imprudence de donner la parole à Jean-Pierre, j'ai su que Jean-Pierre la prendrait, cette parole, pas comme on prend la parole, sous entendu pour la rendre, mais comme on prend un cadeau, mais comme on prend son bien. Et après, bien sûr, Jean-Pierre l'a cultivée, cette parole, et nourrie, et soignée. Il se l'est économisée, gardée, fait durer, cette parole. L'a reprise, portée, accaparée, possédée, mesurée. Reprise encore le temps d'un second souffle. Il n'y avait plus que Jean- Pierre et sa parole, ce cadeau définitivement donné par Claude Santelli, Jean-Pierre dédoublé, montreur, mentor, mémoire, miroir, conteur maîtrisant son auditeur auditoire, aussi tranquillement lui-même en face de quelques millions d'auditeurs et de spectateurs qu'en face d'un copain, ou de deux, ou lorsque je le rencontre par hasard, comme l'autre soir, dans la rue.

Pour vous qui le lisez ici chaque semaine, j'atteste que c'était lui, bien lui, lui tout cru, tout craché, tout entier. Jean- Pierre Chabrol, ce soir-là, passait à la télévision. Il a bien passé l'écran à mon idée du moins.

 

Samedi soir, il y avait Brassens chez Chabrol. La caméra sur Chabrol. La caméra sur Brassens. Sur les tisons. Sur Santelli qui fume un cigare dans son fauteuil. Sur Chabrol. Sur Brassens. Sur les bûches. Les bûches n'ont pas l'air vrai. C'est de la télé-vérité. Comme le cinéma du même nom qui n'est pas du cinéma. Quant à la vérité ?

Qu'est-ce qui leur a pris ? Comme si la vérité était une fille qu'on débusquait par hasard au coin d'une rue et qu'il fallait violer en vitesse. D'abord on a peigné Chabrol. Enfin, on a trafiqué quelque chose dans sa tignasse. Il n'a pas cette mèche au naturel, comme si on avait voulu faire plaisir à la corporation des coiffeurs.

La vérité, il faut la surprendre, la séduire. Il y faut tricher, se mettre à l'affût. Savoir mentir. Jeudi soir, Chabrol était vrai, était Jean-Pierre. Il assurait lui-même sa mise en place, sa mise en scène, ses éclairages, ses arrières, ses percées. Sa voix. Homme orchestre. Chef d'orchestre de sa voix, auteur de son texte, improvisateur, comédien, public, le monde entier à lui tout seul. Mais là, ils sont deux, Brassens chez Chabrol. Et le metteur en scène a cru qu'il lui suffisait d'écouter. D'écouter qui ? Chabrol n'est pas le chef d'orchestre de Brassens. Brassens n'a pas besoin de chef' d'orchestre. On a l'impression qu'ils font ça en duplex. En triplex, avec, ailleurs, les tisons. Avec ailleurs encore, Santelli. Plus de coin du feu. Plus artifices, de communication. Chez moi mes amis guettent les défauts voyants des play-back (t) de Brassens. C'est cassé. En direct, avec les mensonges qu'il faut pour que ça soit vrai ça marcherait sans doute à merveille. Là, on sent l'étude, le retardement. Il y manque l'art. Oh, pas l'art de Chabrol, ni l'art de Brassens ! L'art de la télévision. Qu'est-ce que c'est la télévision, si ce n'est pas de l’art ?

 

 

D’OU sais-je, au fait, que ce n'est pas le vrai Brassens ? Qu'est-ce que c'est la vérité de Brassens ? Quand je l'entends chanter la fille qui fut, à la Libération, tondue, ça me semble une très vieille histoire familière, Une histoire presque enterrée, qu'il faut sortir, gratter, épousseter. Une histoire que j'avais, jusqu'à Hiroshima mon amour oubliée. Peut-être voulu oublier.

C'était aux tout premiers jours de mai 45. Je débarquais de Mauthausen. On guettait l'heure où la guerre finirait, Il faisait nuit, une nuit sans beaucoup de lumières. Je connaissais mal ce quartier de Paris. J'allais de lumière en lumière et, brusquement, dans une sorte de place assez éclairée, j'ai croisé une fille plutôt jeune, pas laide, aux petits cheveux.

Je sortais de diverses prisons et bagnes. On m'avait tondu tous les quarante-cinq jours, puis on m'avait s laissé mes cheveux, puis à Mauthausen, on m'avait à nouveau tondu, J'avais connu, là-bas, le coup de tondeuse au milieu du crâne, puis finalement acquis le privilège d'avoir le crâne uniformément rasé au rasoir. L'exode allemand avait envoyé des convois de milliers de prisonnières dans notre camp. Bref, j'avais l'œil exercé. Je distinguais ce que, dans le jargon des taulards, on appelait alors les « petits cheveux », quels que fussent les artifices, les coups de fion des merlans pour dissimuler la tonte, qu'il s'agisse d'hommes, ou de femmes, Celle-là ne cachait guère ses « petits cheveux ». On l'avait tondue six, peut-être huit mois plus tôt. Je l'arrêtai par le bras: « Tu as été déportée ? » Elle se dégagea. « Laisse-moi, salaud ! » Je la lâchai. J'expliquai : « C'est à cause de tes cheveux. » Les miens étaient encore ras. J’étais tête nue. Il me semblait qu’elle devait comprendre. Elle me toisa. Son visage exprimait la colère, peut-être la haine. Elle répéta « Ordure ». Sans « Moi aussi, j'ai été déporté ! » Elle répéta « Ordure. » Sans crier. J'ai cru qu'elle allait me cracher au visage. Elle a seulement haussé les épaules et s'est en allée.

Beaucoup plus tard — en fait quelques jours, mais ces premières journées de liberté et de victoire étaient longues — à force de raconter cette histoire, quelqu'un m'en a donné la clef. Il n'y avait pas que les déportées à avoir été tondues par représailles. A la Libération, on avait...

 

JE suis retourné rôder dans ce quartier inconnu dans l'espoir de retrouver la fille. Je voulais m'excuser auprès d'elle. Lui dire que je ne voulais pas l'offenser, que je n'avais pas demandé aux femmes tondues de mon camp si la raison de leur déportation était noble ou pas. Lui préciser... Je ne savais pas au juste. Ça dépendrait. Elle n'habitait peut-être pas ce quartier, Je ne l'ai jamais revue.

Ai-je saisi tant soit peu de la vérité de Brassens en racontant cela ? Quand il chante, il me reconduit aux Auberges et aux prisons de ma jeunesse. Qu'y puis-je ? Quand je me défends contre lui, c'est parce que j'ai l'impression qu'il me rend ancien combattant. Je ne porte pas mes décorations. Bizarrement, Brassens me ramène à mes copains morts —'qui n'ont pas de décorations, eux, parce qu'ils sont morts. Qui n'ont pas non plus de place ni dans les histoires, ni dans les chansons. Fussent-elles de Brassens.

Brassens, il y a des moments où je me demande si ce n'est pas la Madelon qu'il chante. Question âge, je dois me situer exactement à mi-chemin entre Jean-Pierre et lui.

Alors, notre, Madelon ? Une Madelon qu'on aurait lâchement tondue ?

POINT de vue d'un mauvais juge. Je l'avoue. Et je résume. Jeudi soir, Jean- Pierre passait à la télévision. Samedi soir, la télévision était chez Jean-Pierre Chabrol. Avec Georges Brassens.

Pierre Daix

(1) Si Etiemble connait un équivalent français, je l'en remercie d'avance. Moi je n'ai pas trouvé.

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 22:07

Photo : premier plan Renat Pautal, au fond le béret légendaire de Jacme Serbat et entre les deux Mme Rey.

En toile de fond le dessin qui dans le livre la Croisade des Albigeois représente le siège de Moissac.

 

conference-moissac.JPG

Date fatale. Date majeure. Pour la fin d’un siège. Vous l’avez reconnu, le siège d’une croisade, celle contre les albigeois.

L’association Moissac Occitania a décidé de réveiller nos mémoires en consacrant trois journées à l’histoire de cet événement. Dans la ville de la puissante abbaye, la Croisade prenait une dimension encore plus énorme.

Je n’ai pu assister qu’à la conférence du samedi l’après-midi pour y retrouver les amis Pautal et Serbat grands connaisseurs de l’histoire de Moissac.

Une belle conférence-lecture rappelant les faits à partir des documents qui nous sont parvenus.

Je craignais un peu la lecture du vieil occitan de la Chanson de la Croisade, mais la voix sonore de Pautal, la traduction de Rolande Rey, et un texte particulièrement vivant ont permis de rendre le moment délicieux.

La Chanson de la Croisade existe en édition de poche avec texte en occitan et traduction d’Henri Gougaud, celle retenue par Rolande Rey même si parfois, tout en gardant l’esprit, elle s’éloigne de la lettre du texte.

Il s’agit là d’une œuvre littéraire majeure de l’histoire de France dont Mary-Lafon a été un des traducteurs sans que jamais il ne soit cité pour une raison que j’ignore.

Jacme Serbat a bien rendu les enjeux de cette croisade où Louis IX (« pour nous c’est Louis IX quand pour d’autres c’est Saint Louis » dit-il) gagnera ses galons de roi et où le comte de Toulouse perdra ses galons de comte.

 

Pour le cas de Moissac, à partir du témoignage de Guilhem de Tudela, le siège s’est terminé par la victoire de Simon de Monfort de sinistre mémoire après un accord se concluant par l’exécution des 300 « rouliers » (mercenaires) qui avaient aidé la ville. Il est surprenant qu’une ville aux ordres d’une telle abbaye ait réussi à tenir un long siège. La mort pour les soldats et de l’or pour les bourgeois.

Serbat rappellera qu’à Marmande ce furent des milliers d’habitants exécutés, fait que je ne connaissais pas, et conclura en disant que de cette hérésie il est resté un « esprit frondeur » dans nos régions.

 

Tout ceci m’a renvoyé vers mon cher Mary-Lafon dont je vais donner le point e vue dans un prochain article. Jean-Paul Damaggio

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