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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 17:17

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Publication de la Compagnie des Ecrivains avec le soutien technique des Editions La Brochure.

 

Sommaire des Actes des Journées Cladel

 

Cladel un illustre inconnu, éléments biographiques

par Fabrice Michaux, p. 5

Les Auryentys in Va-Nu-pieds par Norbert Sabatié, p. 31

Correspondance de Léon Cladel par André Serres, p.35

A propos de N’a-qu’un-œil par Fabrice Michaux, p.47

Prends ton sac ! par Jean-Paul Damaggio, p. 64

Cladel, témoin et écrivain de la Commune à redécouvrir

par Thanh-Vân TON THAT, p. 67

Victor Hugo et Léon Cladel par Michel Veyres, p. 71

Judith Cladel, éléments d’un parcours par Jean-Paul Damaggio, p. 79

Importante iconographie fournie par Norbert Sabatié

ISBN : 978-2-917154-60-1    84 pages,                  Prix : 10 euros

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 10:58

marketing-politique.jpg

Aujourd’hui J-L Mélenchon est à Montauban puis à Toulouse alors j'ai une pensée pour lui. Lui et ses « lieutenants » ont proposé une série d’arguments utiles visant à disqualifier les sondages. Mais pour être convaincant, il faut commencer par balayer devant sa porte. Est-ce que ce ne sont pas les sondages qui lui servent d’outils pour convaincre le Front de Gauche que J-L Mélenchon est le meilleur candidat à la présidentielle ? Sondages qui tiennent à son passage dans les médias, passages qui tiennent non à sa propre personne (dont je ne sous-estime pas les qualités) mais à la stratégie des médias eux-mêmes qui l’utilisent aujourd’hui comme ils le jetteront demain.

Dans une brochure (voir présentation à la fin), j’ai démontré, à partir du cas USA, comment les sondages entraient dans un phénomène plus vaste, le marketing politique, avec ce paradoxe : si le marketing peut avoir quelques légitimités pour faire vendre un produit réel, la politique n’étant pas un produit, réussir à la vendre par le marketing c’est prouver qu’il peut tout… donc assurer la vente de produits réels ! Et le marketing a réussi à vendre avec succès Obama qui chaque matin travaillait à partir de… sondages multiples ! (la brochure a été écrite après un séjour aux USA à la fin de la campagne d’Obama)

Toute analyse des sondages suppose d’abord une distinction entre le sondage privé et le sondage rendu public. Le sondage privé c’est l’équivalent du secret industriel ! Le commanditaire ne rend public que ce qui l’intéresse (voire rien du tout). En 1992 comme en 1993, à l’approche d’élections régionales et législatives, j’ai eu accès à des sondages privés qui donnaient exactement les résultats pour toutes les forces politiques, et à la virgule près !

Ces sondages privés sont l’outil majeur de la manipulation des citoyens car ce sont eux qui décident des candidats… pour lesquels ensuite électrices et électeurs peuvent voter !

Ce sont de tels sondages qui feront ou non de Borloo et Hulot des candidats.

La candidature de José Bové en 2007 a été portée par les sondages et Le Monde puis elle s’est dégonflée aussi vite qu’elle avait gonflé. Pourquoi ? Dans une présidentielle les vedettes n’entrent en piste qu’au dernier moment et de ce point de vue le phénomène DSK aujourd’hui n’a rien à envier au phénomène Mitterrand en 81 ou 88 ! Comme au rugby, pour faire attendre le public, il y a d’abord le lever de rideau où les candidats de seconde zone servent à occuper le terrain. Tous les sondages indiquent pour TOUS ces candidats là une baisse régulière de leurs sondages alors qu’ils pensent généralement que la campagne qu’ils vont conduire, porteuse d’idées novatrices, ne peut qu’élargir leur audience.

 

La fonction cruciale des sondages privés est aussi importante quant au choix des candidats qu’aux thèmes de campagne. Moins qu’une manipulation de l’opinion ils m’apparaissent plutôt comme un miroir de l’opinion, un miroir entre les mains des puissants qui seuls peuvent se payer les sondages en question.

 

Passons maintenant à la version publique des sondages. Il est facile de constater qu’en matière de politique ils évacuent la majorité des sondés : ceux qui vont s’abstenir. Avant les élections on a les sondages sur les exprimés et après les résultats par rapport aux exprimés.

Le sondage est ensuite soit utilisé accidentellement (pour un scoop) soit utilisé régulièrement comme dans Paris-Match. Il n’y a pas le sondage en soi. Des questions sont biaisées, d’autres sont évidentes. Pour faire avaliser la LGV Bordeaux-Toulouse, RFF a fini par recourir à un sondage dont les résultats ont été bidonnés. Ce n’est pas parce que le lait de la vache est devenu un produit commercial qu’il est inutile pour autant. Le sondage est un produit à utiliser avec précaution mais un produit rendu incontournable dans nos sociétés.

 

Etrangement un seul parti politique a préféré utiliser le marketing plutôt que de se faire utiliser par lui, c’est le FN ! Il peut se permettre ce tour de force car aujourd’hui la société fonctionne de plus en plus comme la société à laquelle aspire le FN… Le présidentialisme est pain béni pour lui ! Et tant d’autres phénomènes ! Si un parti est le mieux à même de convaincre les abstentionnistes dégoûtés par la politique, c’est encore le FN ! Le débat sur les sondages doit prendre en compte, non les problèmes techniques, les coups bas entre instituts, mais les fondations de la machine made in USA et qui, en particulier en Amérique latine a démontré qu’elle peut tout et son contraire. 16-03-2011 Jean-Paul Damaggio

 

Voici le dos de couverture de la brochure :

Au départ le marketing continuait la classique et ancestrale réclame mais à partir de 1960, aux USA d’abord, il fit concurrence à la propagande en se changeant en marketing politique.

Qui pouvait prévoir que ce changement transformerait le marketing lui-même jusqu’au point de révéler sa véritable nature : vendre des illusions ? Comme les religions vendent de la consolation.

Normalement le marketing établit un lien entre un produit et son consommateur potentiel. Le marketing politique ne fait qu’établir un lien entre un candidat et ses électeurs potentiels. Sauf qu’en transformant le candidat en produit, le marketing politique vend seulement du rêve, la politique du candidat passant au second plan (elle devient plus hypothétique que jamais). A partir de là, TOUT le grand marketing a compris qu’il pouvait oublier le produit pour le rêve. C’est l’invention des « marques ». Citroën était une marque qui vendait des voitures. Nike a d’abord vendu des chaussures puis le logo est devenu signe d’excellence et une virgule suffit à Nike. C’est la griffe !

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 17:57

Henri ChevallierFlora Tristan

En France ce sont les élus de droite qui se sont battus pendant cinquante ans pour le droit de vote de femmes car ils pensaient ainsi renforcer leur pouvoir. Puis le féminisme a été de gauche. Pour le nucléaire, ils ont été nombreux en France à lutter contre l’installation des centrales japonaises sur des failles sismiques d’importance. Ils n’étaient ni de droite ni de gauche, les deux courants étant à la remorque du lobby nucléaire.

Les Editions la Brochure ne courent pas derrière l’actualité comme la journée du 8 mars ou la triste catastrophe d’aujourd’hui. Elles font leur chemin. La brochure d’Henry Chevallier est le témoignage honnête d’un militant anti-nucléaire. La brochure d’Eléonore Blanc est le témoignage honnête d’une féministe qui côtoya Flora Tristan, nom qu’Anne Tristan a repris, Tristan-Zelensky celle qui vient d’être interdite de parole à Toulouse car son féminisme serait passé à droite. Franchement, de tels rappels sont-ils utiles ?

Le rouleau compresseur de l’histoire nous écraserait-il sans nous laisser le droit d’apprendre du passé ? Ici, nous ferons notre travail au rythme normal d’une association sans moyen.

La liberté de penser nous imposera sa loi. 15-03-2011 Jean-Paul Damaggio

P.S. Les deux brochures peuvent nous être commandées au prix de 5 euros avec 1 euro de frais de port

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 15:45

Histoire de Réalville

 

Franchement, pourquoi un s à Lastoursville ? Car le nom de cette ville du Gabon est en hommage à un Français qui s’appelait de Lastours. Un natif de Montauban mais en fait un homme qui passa son enfance dans le château familial à Réalville. Et hier soir, au débat que j’ai animé à Cayrac on a fait, entres autres vagabondages, ce chemin de Réalville jusqu’à Lastoursville car un des participant, dont le grand-père a travaillé pour le château de Lastours se retrouve avec un fils marié à une Gabonaise qui, comme ceux de l’endroit où elle habite, voue une admiration pour l’explorateur de Lastours ! N’est ce pas génial de retrouver ainsi l’histoire ?

C’est par un texte d’internet que nous apprenons :

http://www.annales.org/archives/x/rigail/rigail.html

 

Rigail-de-lastours-3

 

« La vie de François Rigail de Lastours, compagnon de Savorgnan de Brazza. par le Dr Joseph Vassal

Ce texte a été publié dans La Géographie, 1931, LVI, pp. 310-329

En descendant l'Ogooué, je me suis arrêté devant la tombe de François Rigail de Lastours, au poste d'honneur où il est mort et qui porte son nom. Devant ces tuiles disjointes que la brousse envahit, j'avais pensé qu'il fallait rendre hommage à sa mémoire. Il fut un collaborateur de Pierre Savorgnan de Brazza dans la conquête et l'organisation du Congo français.

Pour m'acquitter, je n'avais trouvé, dans les bibliothèques que des traces insignifiantes. Mais la piété d'une sœur veillait. Des documents, des lettres étaient conservés comme des « reliques ». Mme Dupré de Pomarède les a mis à ma disposition pour rédiger cet article.

Jacques-Marie-François Rigail de Lastours était né le 26 mai 1855, à Montauban, de Antoine-Paul-Léonce et de Laure-Pauline- Antoinette Delort. Il appartenait à une ancienne famille protestante du pays. Ainsi qu'en témoigne le « livre de raison », que les familles de religion réformée tiennent à jour et conservent de père en fils, la généalogie des de Lastours se poursuit pendant dix générations. La ville de Montauban, aux annales glorieuses, qui compte tant de fils célèbres, a tenu à revendiquer François de Lastours parmi les siens.. Une plaque commémorative a été apposée sur la maison natale, aux allées Mortarieu, le 3 décembre 1912.

Il passa son enfance au château de Lastours, à Réalville, proche de Montauban, partageant ses jeux avec ses trois sœurs, Charlotte, Marguerite et Suzanne. Les parents moururent de bonne heure, François fut élevé par son oncle maternel, M. Delort, officier de marine en retraite, dont l'influence fut prépondérante et détermina sa vocation coloniale. »Cette rencontre à Cayrac qui a rassemblé dix-huit personnes a permis un échange tous azimuts, sur le chemin entre Réalville et Lastoursville. Un échange émouvant pour moi car Cayrac et Réalville sont le paysage de mon enfance. Un échange qui dépassa largement le thème, la Troisième République, pour aller du moyen-âge à l’actualité. Un échange qui rassembla l’ouvrier et le noble, le paysan et l’autodidacte, la spécialiste et le curieux, une diversité assez unique. J’en ai acquis la certitude qu’à nos portes il y a partout des choses magnifiques à étudier, à creuser, à partager… ce qui n’interdit pas d’aller loin !

 

Pourquoi faut-il que sur cette famille, il soit si difficile d’arriver à trouver des documents ?Debat-Cayrac.JPG

 

La commune de Cayrac a un axe « noble », la rivière Aveyron mais c’est une commune sans village. La commune de Réalville a un axe « minable » la rivière La Lère mais c’est un beau village. La Lère ressemble à un modeste ruisseau or ce fut un axe de communication nord-sud de longue date comme le confirma le débat. Du temps des romain, au Moyen-âge, pendant et après la révolution, puis une route nationale, une voie ferrée, une autoroute… comme si l’histoire se répétait. Peut-on écrite l’histoire de la Lère ?

 

Pas loin de la Lère, le jeune François a beaucoup joué, il lui est venu des rêves d’explorateur et un explorateur ce n’était pas forcément un colonisateur. Il va mourir très jeune de maladie comme son père va mourir jeune d’un accident de chemin de fer. Ces hommes voués à la connaissance seront tués par leur passion !

 

Pourquoi chercher très loin ce qu’on n’arrive pas à voir sous nos yeux ? Il est évident que le jeune Réalvillois qui arrive à Lastoursville sans connaître l’histoire… ne la verra pas, il se demandera simplement : pourquoi ne pas écrire simplement Lastourville ?

De Réalville à Caylus

Parce que le hasard fait bien les choses, l’ami Pierre Caors évoqua au détour d’une phrase un autre des natifs du village épris par les mêmes passions, Pommarède qui, ayant observé les sols aux alentours de Caylus comprit la présence de phosphates.

Les phosphorites du Quercy comprennent les gisements de phosphate de chaux exploités entre 1870 et 1914 dans le Tarn-et-Garonne, principalement les cantons de Caylus, de Caussade, de Saint-Antonin qui possèdent quatre types de dépôts de phosphorites, souvent en masse concrétionnée, parfois en masse compacte dite ostéotite. Un article nous éclaire :

http://www.annales.org/archives/cofrhigeo/phosphate-midi.html

Nous apprenons : « 1.- Découverte et exploitation. A. Thévenin, qui publia en 1903 une thèse de Doctorat-ès-Sciences sur la bordure sud-ouest du Massif Central, excellente pour son époque, dit que c'est "vers 1865" que M. Pommarède avait découvert le premier gisement à Cos, aux environs de Caylus. La "Statistique" mentionnée ci-dessus dit que M. Poumarède fit sa découverte en 1869 à la ferme de Pendaré (qui est aussi dans la commune de Caylus, à 2 km de Cos). Enfin des recherches récentes ont fait apparaître que Jean-André Poumarède, pharmacien, médecin et chimiste à Caussade écrivit le 4 janvier 1867 au Préfet du Tarn-et-Garonne : "J'ai l'honneur de vous communiquer que je viens de faire une découverte qui peut avoir une certaine importance pour l'agriculture et la paléontologie" »

Une fille de Lastours s’est mariée avec un Pomarède qui n’est donc pas Poumarède.

Ci-dessous : phosphatière à Caylus.

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De Réalville à Caussade

La question des chapeaux de paille mériterait elle aussi une étude ample, précise pour voir par exemple comment Réalville où elle se développa quelques temps rata, sans doute pas désintérêt de ses élus hobereaux, le développement de cette industrie phare à Caussade et Septfonds. J’ai déjà étudié une partie du dossier dans une brochure sur Miss Cantecor et les chapeaux, en constatant que comme pour les minières de Bruniquel ou les phosphates de Caylus, le monde des travailleurs n’a pas la côte dans l’histoire locale.

En conclusion, il n’y a rien de tel que ce type de dialogues pour avoir envie d’aller plus loin… même si parfois on n’y arrive pas.

Si la soirée avait été enregistrée j’aurais pu écrire un livre sur le sujet.

19-02-2011 Jean-Paul Damaggio

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 20:07

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Sommaire du livre

Napoléon III et Victor Hugo : sur l’expédition de Napoléon III au Mexique

De Gaulle, Mitterrand, Sarkozy : sur les interventions de trois présidents français au Mexique (jemlaisse deviner lequel a pmlacé Victor Hugo en première place)

Lettre au Mexique (I) (la première lettre de Victor Hugo aux habitants de Puebla)

Lettre au Mexique (II) (la deuxième lettre de Victor Hugo demandant au président du Mexique de ne pas appliquer la peine de mort à l’Empereur Maximilien).

54 pages, 6 euros, ISBN : 978 2 917154 632

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 18:14

 

maxbabel

Max Biro habite un hameau de la commune de Condom qui s'appelle Herret. Et chez lui c'est Babel et le hameau est tellement devenu Babel que son co-éditeur habite Herret. Et il n'est pas le seul phénomène du "quartier".

Magnifiquement édité, ce roman ne ressemble en rien aux précédents sauf que si j'écris que les juifs y sont absents vous n'êtes pas tenu de me croire.

Magnifiquement édité, ce roman est un ancien manuscrit qui se lit d'un trait.

 

ISBN 978 2-84659-071-6 124 pages 14 euros

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 18:08

  labanhumourjpg

L’humour d’André Laban est de retour. Quand je lui ai porté le livre il était en train de couper du bois. Il a noté une coquille sur le dos de couverture : né en 1922 au lieu de 1928. Il l’avait eu à relire, moi aussi mais il faut l’impression définitive pour découvrir de tels phénomènes.

Cette fois l’humour de cet homme-humour (la photo de couverture entre dans une série d’autoportraits qu’il a composé) est plus varié que dans la stricte forme du dictionnaire que nous avons déjà publié.

Exemple :

"Si Victor Hugo avait été canadien il aurait intitulé une de ses œuvres : Les Miss Erables ».

"L’Allemagne nazie devait durer 2000 ans. Plus modeste, Mussolini se limita à Milan."

 

ISBN 9782977154595 Prix 10 euros, 80 pages.

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 18:57

maxbabel.jpglabanhumourjpg.jpg

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 11:11

couvBenedetto 

Ce livre est imprévu. Il fait suite à un spectacle du Festival d'Avignon 2010 qui m'a obligé à revisiter ma mémoire sous-réaliste. Il est bref, 136 pages mais quinze illustrations. Sa sortie c'est pour le 1er septembre (12 euros). Benedetto en est le pilier d'où une préface de l'ami René Merle pour permettre au lecteur de se repérer dans mes propos fragmentaires. Un lexique donne à la fin de quoi éclairer un peu plus un sujet traité plus sur le plan émotionnel que raisonné. JPD

 

Sommaire

Avertissement page 7

Préface de René Merle, page 9

 

A qui appartiennent-ils ?, page.15

Marthaler out, Mouawad in, page. 25

Et maintenant Benedetto, page. 31

 

Sur un spectacle de Benedetto

Le pique-nique au moulin d’Ardus, page 46

Double suite à Larrazet, page 51

En 1979 pour le même pique-nique, page 55

 

Léonardini : Mouawad ; la mort de Benedetto, p. 61

 

Et Olivier Cadiot, page 65

 

Sur un autre spectacle de Benedetto, page 68

Castan-Benedetto, Le siège de Montauban, 1974

 

Benedetto en 68, page 75

 

Le cas Bernard Lubat-d’Uzeste, page 79

 

Le cas Ernest Pignon Ernest, page 87

 

Le cas Philippe Caubère, page 106

 

La Commune de Paris, page 109

 

Point de rencontre : L’humour heureux et autre, p.115

 

Point de divergences : La contradiction heureuse et autre, page 120

 

Lexique, page 127 ;  Sources, page 133

 

 

 

 

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 11:04

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Pour poursuivre nos efforts en faveur des textes féministes, nous avions ce projet dans les cartons depuis des mois. Le voici réalisé. Nous vous offrons en prime à la présentation et au texte d'Hubertine Auclair en 1879, le texte d'une autre intervenante à ce congrès ouvrier qui est moins connue car ouvrière. La brochure en comporte un autre. JPD

(elle est au prix de 5 euros pour 46 pages)

 

 

Louise Tardif, délégué de la chambre syndicale de Marseille

Délégué de la chambre syndicale de Marseille pour traiter la question de la femme pour son amélioration morale er physique, j’ai cru, étant ouvrière moi-même, ne m’occuper que de la femme appartenant à cette classe. Je considèrerai les considérations les causes de l’infériorité de la femme et les moyens de la mettre au niveau de l’homme.

La femme, jusqu’à ce jour, n’a pas occupé dans la société la place qui lui est due ; elle est regardée comme inférieure à l’homme dans toutes les circonstances de la vie. Cette habitude d’être traitée en enfant, fait qu’elle-même, n’a pas conscience de sa valeur réelle, ni du rôle sublime qu’elle est appelée à jouer dans le monde. Ce qui prouve ce que j’avance, c’est que presque toutes les femmes élèvent leurs enfants comme elles ont été élevées.

Prenons la jeune fille de la classe ouvrière, et suivons-là pas à pas : dès l’âge de 7 ans à 8 ans, la pauvre enfant est obligée de rester à la maison pour garder ses jeunes frères et sœurs, et leur donner, tant bien que mal, les soins que la mère ne peut pas leur prodiguer, étant forcée d’aller à l’atelier ; le salaire du père ne suffisant pas pour élever sa famille (conséquence fatale de l’état social actuel). A 10 ans, la mère s’arrange de façon à l’envoyer à l’école, afin que la fillette fasse sa première communion. Et à quelle école ? le plus souvent à une école congréganiste faute d’autre.

A quoi se passent ces deux années ? ) à l’étude du catéchisme !... Mais bref, laissons la question religieuse. Cet acte accompli, l’enfant rentre de nouveau à la maison, pour reprendre ses occupations premières, ou elle est placée dans un atelier. Son instruction se borne donc à savoir à peine lire et écrire.

Pour les garçons, c’est différent : dès l’âge de 6 ans, ils fréquentent régulièrement l’école et n’en sortent qu’à 13 ou 14 ans.

Cette manière d’élever la jeune fille commence son infériorité morale, puisqu’elle la prive de moyens de s’instruire, et est cause de son infériorité physique, en l’obligeant à accomplir des travaux au-dessus de son, âge et de ses forces, ce qui la rend frêle et maladive.

Les préjugés de la Société et la licence accordée aux hommes, sont encore des causes d’infériorité pour la femme.

En général, quels sont les conseils qu’une mère ignorante donne à son fils ? Au lieu de lui apprendre à respecter la femme, elle rit de ses fredaines, et même quelquefois, de ses basses actions. Tu es un homme, lui dit-elle, ton chapeau va toujours bien de quelque côté que tu le tournes. Si cette mère avait reçu de l’instruction, elle n’oserait pas parler de la sorte ; elle penserait qu’elle a été jeune fille, qu’elle est femme, et qu’elle a ou qu’elle peut avoir des jeunes filles ; et qu’au moment où elle encourage son fils à porter la désolation au sein d’un pauvre et honnête famille, une mère semblable à elle, peut ternir le même langage au sien.

Ne vaudrait-il pas mieux que la mère de famille apprit à son fils à respecter les jeunes filles, de n’importe qu’elle classe ; à les protéger, étant physiquement plus fort, et, pour le moment, plus instruit ? N’y-a-t-il pas assez de désœuvrés de l’aristocratie et de la bourgeoisie qui viennent insulter vos femmes, vos filles et vos sœurs, et conter, à leur crédule naïveté, leurs ignobles mensonges. Au lieu de les imiter, faites-vous les gardiens et les défenseurs de l’honneur de vos foyers. Si l’homme était animé de ces nobles sentiments, la mère de famille n’aurait plus à exercer cette surveillance assidue, et la jeune fille pourrait vaquer plus librement à son travail.

La jeune fille confiante dans les promesses d’un infâme suborneur, tombe quelquefois. Quelle est alors sa situation ? Ses soutiens naturels lui font même défaut ; elle est chassée de la maison paternelle ; rebutée par tous, incapable de gagner sa vie et celle de son enfant, que devient-elle ? Elle roule d’abîme en abîme jusque dans le gouffre de la prostitution. Et son séducteur, celui qui est cause de tant de malheur, hélas ! c’est triste à dire, vit honoré, et raconte ses lâchetés comme des prouesses. Cependant, quel est le plus coupable ? La jeune fille ignorante, ou son vil séducteur ? O préjugés de notre pauvre Société quand disparaîtrez-vous ?

Arrivons à la jeune fille devenue femme : elle passe alors de la tutelle maternelle  sous le joug conjugal. C’est à ce moment qu’apparaît, dans tout son jour, son infériorité physique ou morale. Infériorité physique si elle s’unit à un homme dur et brutal qui la considère comme son esclave. Infériorité morale, si elle s’unit à un homme qui, fier de la supériorité que lui donne son instruction, la traite en enfant. Il exige d’elle une confiance absolue et ne lui en accorde aucune ; au lieu de l’initier à ses affaires, de former son jugement, de l’élever jusqu’à lui, il la rebute. Et cependant comme l’a dit Michelet : « La femme française, plus qu’aucune autre femme, se prête à seconder l’homme, et peut devenir pour lui, non la compagne seulement, mais le compagnon, l’ami, l’associé. »

D’ailleurs, vous le savez, la femme a naturellement une nature active et une imagination ardente : il lui faut donc une occupation et un aliment. L’occupation elle l’a par son travail quotidien ; mais n’ayant pas d’instruction, elle ne pourra nourrir son esprit de choses sérieuses ; elle se créera alors des chimères qui l’entraîneront vers la pente fatale de l’immoralité, ou elle se jettera tête baissée dans le fanatisme.

On veut exclure la femme de tout ce qui est grand et beau ! Et pourtant que d’actes héroïques elle accomplit. On veut l’exclure de tout ce qui est sérieux ? Et pourtant elle est la mère de l’homme ! N’est-ce pas elle qui soutient ses premiers pas, qui lui fait bégayer les plus doux noms,  qui commence à développer son intelligence et à faire germer dans son cœur les plus nobles vertus ! Pourquoi lorsque vous allez en avant, vouloir être rétrograde ? Ne comprenez-vous pas que, si la femme recule, le progrès s’arrête. Non, il faut désormais que l’homme tende la main à la femme et qu’ensemble, ils marchent vers un avenir meilleur.

 

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