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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 12:27

decroissance-marchandisation-2.jpg

Un ami me demandant cette brochure, je m’y suis replongé et vu le débat sur le Mexique en préparation j’en propose un chapitre. Elle date de 2009 et témoigne d’une recherche sur la décroissance. JPD

 64 pages, 5 euros

 

Introduction :

De quelle croissance parle-t-on ?

Le cas de Carlos Slim : l’homme le plus riche du monde

La croissance aux Amériques

Le cas Lula et les agro-carburants

Un carrefour de civilisation

La décroissance de la marchandisation

Le cas Carlos Slim

 

En 2007 le roi Bill Gates a été détrôné de sa première place au classement de l’homme le plus riche du monde publié chaque année par la revue Fortunes. Qui a osé ce crime de lèse-majesté ?

Ni plus ni moins qu’un Mexicain !

Ceci étant de par son nom, on devine déjà que Carlos Slim puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’est qu’à moitié Mexicain. De famille aux origines libanaises, c’est cependant au Mexique qu’en peu de temps il a gravi les marches du podium. En 2006, il occupait la deuxième place mais cette fois c’est acquis, il est le premier ! Par quel mystère ? Par quel travail harassant ? L’étude de son cas pouvant nous éclairer sur la question de la croissance, nous allons nous y attarder.

A soixante sept ans, Carlos Slim est à la tête d’une fortune de cinquante trois mille millions de dollars qui lui permettent de gagner chaque seconde environ mille dollars. Calculez donc combien il aura à la fin 2008 ! Pour donner un autre ordre de grandeur, sa fortune représente 8% du PIB du Mexique.

Pour la légende les experts retiennent de son enfance qu’à l’âge de 12 ans, avec l’argent de son livret d’épargne, il acheta des actions de la Banque nationale de Mexico.

Il devint ingénieur d’où le surnom qu’il hérita de cette fonction qu’il abandonna, préférant simplement être ingénieux. Tout son travail consistera à gagner des parts de marché. Son mariage fut de ce point de vue une réussite, tout comme la joyeuse naissance de ses six enfants.

Les acquisitions de gros calibre commencèrent en 1981 avec l’achat de Cigatam qui, outre les gros cigares, est une entreprise qui produit la célèbre marque Malboro. Dans la lancée Carlos se spécialisa dans l’achat d’entreprises en déroute de n’importe quel secteur pourvu qu’elles soient bradées. L’histoire ne dit pas exactement ce qu’il advenait de tels achats sauf pour les Ciments mexicains (Cemex) achetés vingt-six millions de dollars et qui valent mille fois plus : vingt six mille millions de dollars.

En fait l’essentiel se produisit seulement en 1990. L’entrepreneur entreprenant, en accord avec le président du Mexique dont il n’est pas inutile de dire qu’il s’appelait Carlos Salinas de Gortari, acheta à bas prix la compagnie nationalisée de téléphone : Telmex. La Révolution française, par la vente des biens nationaux, construisit une bourgeoisie à sa mesure. La Contre-révolution conservatrice des années 80, par la vente des entreprises nationalisées, se fabriqua une bourgeoisie à sa mesure. La croissance de la fortune de Carlos Slim a un secret simple : la croissance de la marchandisation.

D’où vient, globalement dans le monde, l’existence d’entreprises nationalisées ? D’une coïncidence ! Le convergence des intérêts des forces progressistes et celles de forces capitalistes incita l’Etat à construire les infrastructures qui favorisaient le bien commun, et facilitaient le développement industriel. C’est vrai pour le téléphone même si ça l’est moins pour les transports puisque les voies ferrées construites souvent avec la forte aide des pouvoirs publics appartenaient au départ à des compagnies privées qui furent nationalisées.

Toujours est-il, au tournant des années 80-90, le privé se mit en chasse d’entreprises nationalisées. Carlos Slim accéda donc ainsi à son propre monopole : la téléphonie mexicaine qu’il compléta par un quasi monopole en matière de téléphonie mobile avec America Movil. Il contrôle 90% du marché et fixe des tarifs qui sont les plus hauts de la région.

A partir de cette force acquise sur le marché mexicain, Carlos Slim pouvait s’engager dans l’achat des entreprises nationalisées des autres pays d’Amérique latine. Il n’est absent que de deux pays de cette région : la Bolivie et le Venezuela ! (Au Pérou par exemple il est le propriétaire de Telmex et Claro)

Pendant que trois de ses enfants gèrent l’empire, le bon Carlos prend plaisir à voyager pour manger à la table d’illustres personnages. Il soigne tout particulièrement ses relations avec les présidents des diverses républiques. Pas plutôt en place Alan Garcia le Péruvien le reçoit à sa table. En Argentine on ne sait s’il soutient Nestor Kirchner ou s’il prépare l’élection de l’épouse du président, Cristina Fernandez. Cependant il n’oublie pas d’alimenter ses amitiés avec des intellectuels et Carlos Fuentes, par ailleurs ami du milliardaire vénézuélien Gustavo Cisneros, est un des membres notoires de sa cour.

Une telle puissance économique pourrait-elle, comme Berlusconi, aspirer à des fonctions politiques ? L’homme s’en défend : il préfère se présenter en soutien de TOUS les hommes politiques en vue, y compris au Mexique le candidat de gauche malheureux à la dernière présidentielle, Lopez Obrador. Et puis, il y a les trois fondations qu’il appuie et qui bénéficient de cinq mille millions !

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 15:17

couvFP-Castelsarrasin.jpg

6 euros, 60 pages,

Sommaire

 

Sports, loisirs, culture, p.5

- Rugby à Treize

- Musique

- Université populaire

- Cinéma

Elections en 1936, p.17

- présentation

- socialistes et radicaux

- les résultats

- les radicaux

- les communistes

- la droite

- la partielle du 21 juin 1936

Le mouvement social, p. 37

La question féministe p.46

La guerre d’Espagne, p. 49

 

Sources et portraits : Augé, Guerret, Presseq, p.50

Une anomalie racontée par Camparol

 

Le Front populaire est devenu une légende que l’historien doit analyser seulement à partir de faits. Se plonger sur le cas de Castelsarrasin permet d’interroger quelques idées reçues, car, une fois de plus, le miroir que renvoie cette ville est atypique. Comment expliquer que l’USINE si décisive n’ait pas connu le moindre mouvement de grève ? Comment expliquer que le député socialiste élu soit un adjoint au maire… de Montauban ?

Pour rester dans l’atypique je propose de commencer cette présentation par l’image qu’a véhiculé le Front populaire, celle des congés payés donc celle du loisir, du sport et de la culture.

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 17:17

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Publication de la Compagnie des Ecrivains avec le soutien technique des Editions La Brochure.

 

Sommaire des Actes des Journées Cladel

 

Cladel un illustre inconnu, éléments biographiques

par Fabrice Michaux, p. 5

Les Auryentys in Va-Nu-pieds par Norbert Sabatié, p. 31

Correspondance de Léon Cladel par André Serres, p.35

A propos de N’a-qu’un-œil par Fabrice Michaux, p.47

Prends ton sac ! par Jean-Paul Damaggio, p. 64

Cladel, témoin et écrivain de la Commune à redécouvrir

par Thanh-Vân TON THAT, p. 67

Victor Hugo et Léon Cladel par Michel Veyres, p. 71

Judith Cladel, éléments d’un parcours par Jean-Paul Damaggio, p. 79

Importante iconographie fournie par Norbert Sabatié

ISBN : 978-2-917154-60-1    84 pages,                  Prix : 10 euros

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 10:58

marketing-politique.jpg

Aujourd’hui J-L Mélenchon est à Montauban puis à Toulouse alors j'ai une pensée pour lui. Lui et ses « lieutenants » ont proposé une série d’arguments utiles visant à disqualifier les sondages. Mais pour être convaincant, il faut commencer par balayer devant sa porte. Est-ce que ce ne sont pas les sondages qui lui servent d’outils pour convaincre le Front de Gauche que J-L Mélenchon est le meilleur candidat à la présidentielle ? Sondages qui tiennent à son passage dans les médias, passages qui tiennent non à sa propre personne (dont je ne sous-estime pas les qualités) mais à la stratégie des médias eux-mêmes qui l’utilisent aujourd’hui comme ils le jetteront demain.

Dans une brochure (voir présentation à la fin), j’ai démontré, à partir du cas USA, comment les sondages entraient dans un phénomène plus vaste, le marketing politique, avec ce paradoxe : si le marketing peut avoir quelques légitimités pour faire vendre un produit réel, la politique n’étant pas un produit, réussir à la vendre par le marketing c’est prouver qu’il peut tout… donc assurer la vente de produits réels ! Et le marketing a réussi à vendre avec succès Obama qui chaque matin travaillait à partir de… sondages multiples ! (la brochure a été écrite après un séjour aux USA à la fin de la campagne d’Obama)

Toute analyse des sondages suppose d’abord une distinction entre le sondage privé et le sondage rendu public. Le sondage privé c’est l’équivalent du secret industriel ! Le commanditaire ne rend public que ce qui l’intéresse (voire rien du tout). En 1992 comme en 1993, à l’approche d’élections régionales et législatives, j’ai eu accès à des sondages privés qui donnaient exactement les résultats pour toutes les forces politiques, et à la virgule près !

Ces sondages privés sont l’outil majeur de la manipulation des citoyens car ce sont eux qui décident des candidats… pour lesquels ensuite électrices et électeurs peuvent voter !

Ce sont de tels sondages qui feront ou non de Borloo et Hulot des candidats.

La candidature de José Bové en 2007 a été portée par les sondages et Le Monde puis elle s’est dégonflée aussi vite qu’elle avait gonflé. Pourquoi ? Dans une présidentielle les vedettes n’entrent en piste qu’au dernier moment et de ce point de vue le phénomène DSK aujourd’hui n’a rien à envier au phénomène Mitterrand en 81 ou 88 ! Comme au rugby, pour faire attendre le public, il y a d’abord le lever de rideau où les candidats de seconde zone servent à occuper le terrain. Tous les sondages indiquent pour TOUS ces candidats là une baisse régulière de leurs sondages alors qu’ils pensent généralement que la campagne qu’ils vont conduire, porteuse d’idées novatrices, ne peut qu’élargir leur audience.

 

La fonction cruciale des sondages privés est aussi importante quant au choix des candidats qu’aux thèmes de campagne. Moins qu’une manipulation de l’opinion ils m’apparaissent plutôt comme un miroir de l’opinion, un miroir entre les mains des puissants qui seuls peuvent se payer les sondages en question.

 

Passons maintenant à la version publique des sondages. Il est facile de constater qu’en matière de politique ils évacuent la majorité des sondés : ceux qui vont s’abstenir. Avant les élections on a les sondages sur les exprimés et après les résultats par rapport aux exprimés.

Le sondage est ensuite soit utilisé accidentellement (pour un scoop) soit utilisé régulièrement comme dans Paris-Match. Il n’y a pas le sondage en soi. Des questions sont biaisées, d’autres sont évidentes. Pour faire avaliser la LGV Bordeaux-Toulouse, RFF a fini par recourir à un sondage dont les résultats ont été bidonnés. Ce n’est pas parce que le lait de la vache est devenu un produit commercial qu’il est inutile pour autant. Le sondage est un produit à utiliser avec précaution mais un produit rendu incontournable dans nos sociétés.

 

Etrangement un seul parti politique a préféré utiliser le marketing plutôt que de se faire utiliser par lui, c’est le FN ! Il peut se permettre ce tour de force car aujourd’hui la société fonctionne de plus en plus comme la société à laquelle aspire le FN… Le présidentialisme est pain béni pour lui ! Et tant d’autres phénomènes ! Si un parti est le mieux à même de convaincre les abstentionnistes dégoûtés par la politique, c’est encore le FN ! Le débat sur les sondages doit prendre en compte, non les problèmes techniques, les coups bas entre instituts, mais les fondations de la machine made in USA et qui, en particulier en Amérique latine a démontré qu’elle peut tout et son contraire. 16-03-2011 Jean-Paul Damaggio

 

Voici le dos de couverture de la brochure :

Au départ le marketing continuait la classique et ancestrale réclame mais à partir de 1960, aux USA d’abord, il fit concurrence à la propagande en se changeant en marketing politique.

Qui pouvait prévoir que ce changement transformerait le marketing lui-même jusqu’au point de révéler sa véritable nature : vendre des illusions ? Comme les religions vendent de la consolation.

Normalement le marketing établit un lien entre un produit et son consommateur potentiel. Le marketing politique ne fait qu’établir un lien entre un candidat et ses électeurs potentiels. Sauf qu’en transformant le candidat en produit, le marketing politique vend seulement du rêve, la politique du candidat passant au second plan (elle devient plus hypothétique que jamais). A partir de là, TOUT le grand marketing a compris qu’il pouvait oublier le produit pour le rêve. C’est l’invention des « marques ». Citroën était une marque qui vendait des voitures. Nike a d’abord vendu des chaussures puis le logo est devenu signe d’excellence et une virgule suffit à Nike. C’est la griffe !

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 17:57

Henri ChevallierFlora Tristan

En France ce sont les élus de droite qui se sont battus pendant cinquante ans pour le droit de vote de femmes car ils pensaient ainsi renforcer leur pouvoir. Puis le féminisme a été de gauche. Pour le nucléaire, ils ont été nombreux en France à lutter contre l’installation des centrales japonaises sur des failles sismiques d’importance. Ils n’étaient ni de droite ni de gauche, les deux courants étant à la remorque du lobby nucléaire.

Les Editions la Brochure ne courent pas derrière l’actualité comme la journée du 8 mars ou la triste catastrophe d’aujourd’hui. Elles font leur chemin. La brochure d’Henry Chevallier est le témoignage honnête d’un militant anti-nucléaire. La brochure d’Eléonore Blanc est le témoignage honnête d’une féministe qui côtoya Flora Tristan, nom qu’Anne Tristan a repris, Tristan-Zelensky celle qui vient d’être interdite de parole à Toulouse car son féminisme serait passé à droite. Franchement, de tels rappels sont-ils utiles ?

Le rouleau compresseur de l’histoire nous écraserait-il sans nous laisser le droit d’apprendre du passé ? Ici, nous ferons notre travail au rythme normal d’une association sans moyen.

La liberté de penser nous imposera sa loi. 15-03-2011 Jean-Paul Damaggio

P.S. Les deux brochures peuvent nous être commandées au prix de 5 euros avec 1 euro de frais de port

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 15:45

Histoire de Réalville

 

Franchement, pourquoi un s à Lastoursville ? Car le nom de cette ville du Gabon est en hommage à un Français qui s’appelait de Lastours. Un natif de Montauban mais en fait un homme qui passa son enfance dans le château familial à Réalville. Et hier soir, au débat que j’ai animé à Cayrac on a fait, entres autres vagabondages, ce chemin de Réalville jusqu’à Lastoursville car un des participant, dont le grand-père a travaillé pour le château de Lastours se retrouve avec un fils marié à une Gabonaise qui, comme ceux de l’endroit où elle habite, voue une admiration pour l’explorateur de Lastours ! N’est ce pas génial de retrouver ainsi l’histoire ?

C’est par un texte d’internet que nous apprenons :

http://www.annales.org/archives/x/rigail/rigail.html

 

Rigail-de-lastours-3

 

« La vie de François Rigail de Lastours, compagnon de Savorgnan de Brazza. par le Dr Joseph Vassal

Ce texte a été publié dans La Géographie, 1931, LVI, pp. 310-329

En descendant l'Ogooué, je me suis arrêté devant la tombe de François Rigail de Lastours, au poste d'honneur où il est mort et qui porte son nom. Devant ces tuiles disjointes que la brousse envahit, j'avais pensé qu'il fallait rendre hommage à sa mémoire. Il fut un collaborateur de Pierre Savorgnan de Brazza dans la conquête et l'organisation du Congo français.

Pour m'acquitter, je n'avais trouvé, dans les bibliothèques que des traces insignifiantes. Mais la piété d'une sœur veillait. Des documents, des lettres étaient conservés comme des « reliques ». Mme Dupré de Pomarède les a mis à ma disposition pour rédiger cet article.

Jacques-Marie-François Rigail de Lastours était né le 26 mai 1855, à Montauban, de Antoine-Paul-Léonce et de Laure-Pauline- Antoinette Delort. Il appartenait à une ancienne famille protestante du pays. Ainsi qu'en témoigne le « livre de raison », que les familles de religion réformée tiennent à jour et conservent de père en fils, la généalogie des de Lastours se poursuit pendant dix générations. La ville de Montauban, aux annales glorieuses, qui compte tant de fils célèbres, a tenu à revendiquer François de Lastours parmi les siens.. Une plaque commémorative a été apposée sur la maison natale, aux allées Mortarieu, le 3 décembre 1912.

Il passa son enfance au château de Lastours, à Réalville, proche de Montauban, partageant ses jeux avec ses trois sœurs, Charlotte, Marguerite et Suzanne. Les parents moururent de bonne heure, François fut élevé par son oncle maternel, M. Delort, officier de marine en retraite, dont l'influence fut prépondérante et détermina sa vocation coloniale. »Cette rencontre à Cayrac qui a rassemblé dix-huit personnes a permis un échange tous azimuts, sur le chemin entre Réalville et Lastoursville. Un échange émouvant pour moi car Cayrac et Réalville sont le paysage de mon enfance. Un échange qui dépassa largement le thème, la Troisième République, pour aller du moyen-âge à l’actualité. Un échange qui rassembla l’ouvrier et le noble, le paysan et l’autodidacte, la spécialiste et le curieux, une diversité assez unique. J’en ai acquis la certitude qu’à nos portes il y a partout des choses magnifiques à étudier, à creuser, à partager… ce qui n’interdit pas d’aller loin !

 

Pourquoi faut-il que sur cette famille, il soit si difficile d’arriver à trouver des documents ?Debat-Cayrac.JPG

 

La commune de Cayrac a un axe « noble », la rivière Aveyron mais c’est une commune sans village. La commune de Réalville a un axe « minable » la rivière La Lère mais c’est un beau village. La Lère ressemble à un modeste ruisseau or ce fut un axe de communication nord-sud de longue date comme le confirma le débat. Du temps des romain, au Moyen-âge, pendant et après la révolution, puis une route nationale, une voie ferrée, une autoroute… comme si l’histoire se répétait. Peut-on écrite l’histoire de la Lère ?

 

Pas loin de la Lère, le jeune François a beaucoup joué, il lui est venu des rêves d’explorateur et un explorateur ce n’était pas forcément un colonisateur. Il va mourir très jeune de maladie comme son père va mourir jeune d’un accident de chemin de fer. Ces hommes voués à la connaissance seront tués par leur passion !

 

Pourquoi chercher très loin ce qu’on n’arrive pas à voir sous nos yeux ? Il est évident que le jeune Réalvillois qui arrive à Lastoursville sans connaître l’histoire… ne la verra pas, il se demandera simplement : pourquoi ne pas écrire simplement Lastourville ?

De Réalville à Caylus

Parce que le hasard fait bien les choses, l’ami Pierre Caors évoqua au détour d’une phrase un autre des natifs du village épris par les mêmes passions, Pommarède qui, ayant observé les sols aux alentours de Caylus comprit la présence de phosphates.

Les phosphorites du Quercy comprennent les gisements de phosphate de chaux exploités entre 1870 et 1914 dans le Tarn-et-Garonne, principalement les cantons de Caylus, de Caussade, de Saint-Antonin qui possèdent quatre types de dépôts de phosphorites, souvent en masse concrétionnée, parfois en masse compacte dite ostéotite. Un article nous éclaire :

http://www.annales.org/archives/cofrhigeo/phosphate-midi.html

Nous apprenons : « 1.- Découverte et exploitation. A. Thévenin, qui publia en 1903 une thèse de Doctorat-ès-Sciences sur la bordure sud-ouest du Massif Central, excellente pour son époque, dit que c'est "vers 1865" que M. Pommarède avait découvert le premier gisement à Cos, aux environs de Caylus. La "Statistique" mentionnée ci-dessus dit que M. Poumarède fit sa découverte en 1869 à la ferme de Pendaré (qui est aussi dans la commune de Caylus, à 2 km de Cos). Enfin des recherches récentes ont fait apparaître que Jean-André Poumarède, pharmacien, médecin et chimiste à Caussade écrivit le 4 janvier 1867 au Préfet du Tarn-et-Garonne : "J'ai l'honneur de vous communiquer que je viens de faire une découverte qui peut avoir une certaine importance pour l'agriculture et la paléontologie" »

Une fille de Lastours s’est mariée avec un Pomarède qui n’est donc pas Poumarède.

Ci-dessous : phosphatière à Caylus.

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De Réalville à Caussade

La question des chapeaux de paille mériterait elle aussi une étude ample, précise pour voir par exemple comment Réalville où elle se développa quelques temps rata, sans doute pas désintérêt de ses élus hobereaux, le développement de cette industrie phare à Caussade et Septfonds. J’ai déjà étudié une partie du dossier dans une brochure sur Miss Cantecor et les chapeaux, en constatant que comme pour les minières de Bruniquel ou les phosphates de Caylus, le monde des travailleurs n’a pas la côte dans l’histoire locale.

En conclusion, il n’y a rien de tel que ce type de dialogues pour avoir envie d’aller plus loin… même si parfois on n’y arrive pas.

Si la soirée avait été enregistrée j’aurais pu écrire un livre sur le sujet.

19-02-2011 Jean-Paul Damaggio

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 20:07

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Sommaire du livre

Napoléon III et Victor Hugo : sur l’expédition de Napoléon III au Mexique

De Gaulle, Mitterrand, Sarkozy : sur les interventions de trois présidents français au Mexique (jemlaisse deviner lequel a pmlacé Victor Hugo en première place)

Lettre au Mexique (I) (la première lettre de Victor Hugo aux habitants de Puebla)

Lettre au Mexique (II) (la deuxième lettre de Victor Hugo demandant au président du Mexique de ne pas appliquer la peine de mort à l’Empereur Maximilien).

54 pages, 6 euros, ISBN : 978 2 917154 632

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 18:14

 

maxbabel

Max Biro habite un hameau de la commune de Condom qui s'appelle Herret. Et chez lui c'est Babel et le hameau est tellement devenu Babel que son co-éditeur habite Herret. Et il n'est pas le seul phénomène du "quartier".

Magnifiquement édité, ce roman ne ressemble en rien aux précédents sauf que si j'écris que les juifs y sont absents vous n'êtes pas tenu de me croire.

Magnifiquement édité, ce roman est un ancien manuscrit qui se lit d'un trait.

 

ISBN 978 2-84659-071-6 124 pages 14 euros

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 18:08

  labanhumourjpg

L’humour d’André Laban est de retour. Quand je lui ai porté le livre il était en train de couper du bois. Il a noté une coquille sur le dos de couverture : né en 1922 au lieu de 1928. Il l’avait eu à relire, moi aussi mais il faut l’impression définitive pour découvrir de tels phénomènes.

Cette fois l’humour de cet homme-humour (la photo de couverture entre dans une série d’autoportraits qu’il a composé) est plus varié que dans la stricte forme du dictionnaire que nous avons déjà publié.

Exemple :

"Si Victor Hugo avait été canadien il aurait intitulé une de ses œuvres : Les Miss Erables ».

"L’Allemagne nazie devait durer 2000 ans. Plus modeste, Mussolini se limita à Milan."

 

ISBN 9782977154595 Prix 10 euros, 80 pages.

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 18:57

maxbabel.jpglabanhumourjpg.jpg

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