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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 11:23

Avec notre publication des Poèmes cannibales, les Editions la Brochure avaient mis un pied au Québec. Avec le livre Histoire authentique de la Casamance (les 200 exemplaires sont déjà épuisés), nous avons un pied au Sénégal. Avec le cas Rajaud nous sommes sur le blog du Cercle républicain de Huesca et nous avons donc un pied en Espagne. Prochaine étape l’Italie. JPD


http://republicahuesca.blogspot.com/2012/01/texto-oscar-isarre-diario-del.html

http://www.republicahuesca.blogspot.com/2012/01/jean-paul-dimaggio-historiador.html

 

Pour le Sénégal :

http://www.diamonotv.net/diamonotv/index.php?option=com_content&view=article&id=308%3Apresentation-de-louvrage-qhistoire-authentique-de-la-casamance-de-bertrand-bassene-au-restaurant-qle-dibiq&catid=34%3Asenegal&Itemid=54

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 21:25

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Les Editions La Brochure publient l’ouvrage de Bernard Ouardes sur l’Hôtel Cadillac et pour ce faire pour la première fois, un CD accompagne la brochure de 28 pages, le tout pour 7 euros. Le journaliste de La Dépêche a devancé le compte-rendu que nous pouvions en faire. Comme il est parfait, le voici. Ajoutons l’autre brochure qui détaille la chaire de l’église, toute en couleur, pour 7 euros aussi. Nous y reviendrons. JPD

C'est devant la dernière demeure d'Antoine Laumet, alias Lamothe-Cadillac, le plus illustre gouverneur de place d'arme de Castelsarrasin, que Bernard Ouardes nous a donné rendez-vous, hier matin. L'historien castelsarrasinois sort, en effet, ce mercredi, en librairie, un ouvrage inédit sur ce lieu emblématique de la ville sous-préfecture où s'exerça durant des siècles le pouvoir local des gouverneurs, les représentants directs du Roi de France. Un hôtel particulier aujourd'hui propriété privée du pharmacien Jacques Duchène qui nous a exceptionnellement permis de faire une visite des lieux. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard, si l’ex- professeur d'histoire mue en agent d'assurances a choisi de s'intéresser à la plus ancienne demeure bourgeoise de la cité.
«C'est vrai que, pendant plus de 25 ans, mon cabinet était installé au rez-de-chaussée qui donne sur la place Lamothe-Cadillac», se remémore, non sans nostalgie, Bemard Ouardes. Cette aile, qui ne paye pas de mine, est la seule partie visible de l'hôtel et n'est d'ailleurs pas d'origine. Elle date en, effet, du XVIIIe alors que le bâtiment est du XVIe siècle. Du temps de Cadillac, l'hôtel qui a la particularité d'être construit entre cour et jardin donne directement sur la place du Château. «La mention la plus ancienne que j'ai pu trouver date de 1584», certifie le président de l'Association de sauvegarde du patrimoine castelsarrasinois (ASPC). Une archive qui bat en brèche l'idée que la maison D’Espagne (actuellement en réhabilitation, rue du Collège) serait la plus vieille bâtisse de la commune. Ce n'est d'ailleurs pas le seul mythe que l'érudit anéantit dans sa publication. «Certains ont voulu croire qu'Ingres père avait peint une partie des décorations de l'aile du XVIIIe siècle, d'autres pensaient avoir trouvé le squelette de Cadillac,.. Tout cela, bien entendu, n'est qu'une fable», lâche avec un sourire ironique Bernard. C'est sous la voûte croisée parée d’une croix de Malte dans la chapelle privée des Gouverneurs, si minuscule qu'il est bien difficile de la photographier, que le chercheur castelsarrasinois nous dévoile l'un des lieux les plus secrets de l'édifice. «Cet oratoire est une rareté ! Construit dans une tour d'angle, symbole de la noblesse, il a été miraculeusement épargné durant la Révolution française.» Cachée dans la cour, cette tour en brique rose doit, sans doute, son salut à la vente de l'hôtel quelques mois avant la prise de la bastille. Le dernier gouverneur de la ville, Pierre de Saint-Sardos, qui avait senti le vent tourner, a vendu le bâtiment à celui qui devint le premier maire de Castelsarrasin, M. Carrère-Pechel. «Celui-ci a finalement évité que l'hôtel ne soit saccagé.» Le tour du propriétaire se poursuit avec son escalier noble monumental, son lit en alcôve, ses cheminées en marbre et ses trumeaux qui défient près de cinq siècles d'histoire. Une visite, pas à pas, que les lecteurs de l'hôtel des Gouverneurs pourront aussi faire virtuellement, Bernard Ouardes ayant souhaité qu'un CD photos de 150 clichés soit associé à son ouvrage. Mais ce qui tient finalement le plus à cœur à cet infatigable conteur d'histoires, c'est d'être au plus près de la réalité historique. «C'est navrant que l'on ait qualifié cette bâtisse, maison de Cadillac. Il n'a vécu ici que deux ans et n'a guère marqué la vie publique de Castelsarrasin alors que bien d'autres gouverneurs ont défilé dans cet hôtel, Le titre le plus légitime serait bel est bien celui-là d'hôtel des Gouverneurs.»
Max Lagarrigue.

LES CONFÉRENCES DÉSORMAIS PUBLIÉES
Nouveauté de cette rentrée: l'association de sauvegarde (ASPC) publiera désormais ses principales conférences aux éditions La Brochure, basée à Angeville. Les deux premiers opus «Les vitraux de l'église» et «L'orfèvrerie de Saint-Sauveur» sont parus sous la plume de la Belge Geneviève Quiriny-Duckerts. Dès mercredi, c'est la recherche de Bernard Ouardes sur l'hôtel des Gouverneurs qui paraîtra (23 pages + un CD, 7€). Suivra, dans la foulée, la dernière conférence de l'historienne belge sur «La chaire à prêcher de l'église Saint-Sauveur».

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 14:27

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Les Editions La Brochure sont heureuses d'avoir pu aider à la publication de ce livre dont nous donnons pour le moment la quatrième de couverture. Ce livre vous coûtera 20 euros frais de port gratuit. Il est de 302 pages

ISBN : 978-2-9540626-0-0

 

 

L’histoire du Pays Ajamaat diffère de l’histoire postcoloniale de la Sénégambie. Pour une fois, voici une réflexion qui révèle la société à grands secrets communément appelée « Diola » jusqu’ici écartée de l’histoire de la sous-région. Cette étude qui découle de la problématique de la souveraineté des peuples colonisés propose les résultats d’une dialectique entre les différentes sources étudiées, traditions initiatiques et données archivistiques.

En outre, l’histoire authentique de la Casamance, région où sévit un conflit armé de « basse intensité » depuis plus d’un quart de siècle, n’a encore jamais été écrite du point de vue des traditions de ses peuples ancestraux : les peuples ajamaat (1500 av. J.-C.), réputés pour leur désobéissance à tout ordre impérialiste ; la présence coloniale française y fut d’ailleurs tardive et ne fut jamais réellement effective (1828 – 1946) là où les Portugais avaient laissé une identification héraldique avec la devise « Invicta Felix » dont ses élites formées à l’école coloniale allèrent se réapproprier pour jeter dès 1947 les bases d’un mouvement autonomiste avant même l’indépendance de la fédération du Mali qui précéda celle du Sénégal en 1960.

Cette contribution, proposée dans le but qu’enfin l’histoire de la Casamance cesse d’être utilisée à des fins politiques au cœur des enjeux électoralistes, offre au lecteur la preuve historique que « le colonisateur n’avait pas intégré la Casamance dans le Sénégal ». C’est une étude critique de l’historiographie sénégambienne dominante qui vient enrichir la réflexion relative à l’histoire des peuples de la Casamance.

 

Akandijack Bassène est Docteur en Histoire, Diplômé des Universités Laval Québec et Européenne de Bretagne Sud, chercheur indépendant membre d’Imagine Africa Paris et du CELAT Ulaval. 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 09:35

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Les Editions La Brochure viennent de rééditer deux poèmes de Camille Delthil.

Le premier est un des premiers écrits un poème en prose qui est une satire de trois silhouettes provinciales : les femmes, les journalistes, les poètes.

Le second, sous-titré poème parisien, trace le portrait, à travers le cas d’une femme, Angélique, de la fin du Second Empire. D’un texte à l’autre on découvre un Camille Delthil hésitant entre plusieurs formes d’écriture, mais ferme quant à ses positions politiques à gauche, dans la lignée des révolutionnaires de 1792. Les deux poésies sont précédées de la note suivante :

 

 

Camille Delthil (Moissac, 1834 – Paris, 1902)

La mort à Paris de Delthil pourrait laisser croire que l’éternel provincial s’est enfin laissé tenter par la vie de la capitale. Il n’en est rien. Tout nouveau sénateur, c’est cette fonction qui l’écarte de sa chère ville de Moissac juste au moment où son cœur lâche ! Un peu comme si le destin avait tenu à rappeler les contradictions profondes qui ont habité Camille Delthil et que nous retrouvons avec les deux textes ici réédités, des écrits de jeunesse qui établissent un lien étrange avec Paris.

Plutôt qu’un choix représentant le meilleur Delthil cette publication donne à voir les douleurs qui durent habiter ce personnage.

 

Jean Depaule[1] nous indique :

« Delthil a souvent cherché son originalité sans la découvrir, parce qu'il la cherchait obstinément où elle n'était pas ; et cela lui a fait commettre quelques erreurs esthétiques. »

 

Les silhouettes provinciales sont peut-être la pire des erreurs esthétiques puisque Jean Depaule n’en dit rien dans son étude. Sauf que les trois personnages dont Delthil fait la satire sont les trois personnages au cœur de sa vie : sa passion pour les femmes, le journalisme et la poésie !

 

Delthil est traversé par les contradictions suivantes : religieux il devient libre-penseur ; provincial affiché il admire tout de même Paris ; sous influence littéraire il écrit en fait sous influence de la vie. Des contradictions qui pourraient se résumer ainsi : le français (langue de son art) contre l’occitan (langue de sa vie). L’optimisme avec le français, le pessimisme avec l’occitan qu’il voit mourir.

Voici une contradiction bien présentée par Jean Depaule : « Les appels des cloches et les chants accompagnés par les sons harmonieux de l'orgue, que le poète avait entendus si souvent autrefois dans la maison de l'abbaye, avaient fait éclore en son être le sentiment religieux. Vinrent ensuite les années de collège, l'enseignement rationaliste par les professeurs et par les livres. Ce que le cœur disait tout bas d'accepter, l'esprit maintenant le rejetait au nom de la raison. Il y eut, sans doute, pour le jeune homme, des moments de crise douloureuse. »[2]

 

Pour résoudre ces contradictions qui risquent de le bloquer voici comment il opère :

« C'est pourquoi Delthil, philosophe idéaliste, poursuivra le Vrai, le Beau et le Bien dans les institutions destinées à régir les hommes. Est-il rien de plus idéalement vrai, rien de .plus beau, rien de meilleur que la devise : Liberté, Egalité, Fraternité ? Ainsi, Delthil sera démocrate et républicain. »[3]

 

La juxtaposition des deux textes est une démonstration de cette double vie qui a fait, le modeste Delthil. D’un côté, il raille les poètes de province sans se douter peut-être qu’il en deviendra un, et de l’autre, presque au même moment, il se plaint d’un pays qui méprise ses poètes ! C’est sans doute qu’il y avait poètes… et poètes.

Jean-Paul Damaggio

 

Camille Delthil, Angélique, Poème parisien – 1869 et Silhouettes provinciales 1861, 45 pages, couverture couleur, brochure, 5 euros.



[1] UN POETE PARNASSIEN : Camille DELTHIL ; Jean Depaule, Revue des Pyrénées 1911

[2] idem

[3] idem

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 09:22

Michel Veyres a lu Les Maisons roses

 

Dans le dernier numéro des Nouvelles du Tarn et Garonne, Michel Veyres consacre sa chronique habituelle au livre de Jacky Lagrois. Bonne lecture. JPD

 

Au bout d’un chemin gris… le soleil ?

 

Un récit, particulièrement dense, c'est celui que nous offre Jacky LAGROIS qui vit à Montauban, le récit (1) d'une vie entre passé et futur. Un trait a été tiré, semble- t-il, avec l'écriture de celui-ci... Le hasard d'une rencontre à Montreuil, lors d'une fête, fait découvrir à l'auteur, avec la belle, 1'Occitanie. Il se sépare de la première comme il a quitté les précédentes et renoue avec le sud, autre hasard, à Moissac où le mène une invitation. Là, il y fait la découverte de Françoise... mais ce n'est pas facile pour un Parisien de quitter sa ville... Il y parvient et finit par s'installer « à Montauban à l'ombre d'Olympe de Gouges ».

Une entreprise d'ingénierie l'embauche à Toulouse. Le directeur général y fait la pluie et le beau temps s'exerçant pleinement à accomplir la seconde partie de son titre... L'auteur, délégué du personnel, va finir par démissionner. Il est devenu le mouton noir du patron dans l'univers de l'exploitation capitaliste : c'est la « descente en enfer » du salarié qui, par solidarité, défend les autres, autres n'est pas loin d'autrui et l'altruisme se porte mal dans ce monde-là. Vient la lente description de la « mise à mort et l'attitude du directeur lors du décès d'une salariée, l'inhumanité d'un « patron professant le libéralisme mais vivant.., des marchés d'État ». Jacky connaît alors l'angoisse à chaque moment passé dans l'entreprise, l'isolement «Il y avait une meute, et un chef » avec « le règne du chacun pour soi ». La déprime est au bout. On peut s'interroger à juste titre sur la validité de ce système qui écrase l'humain.

Françoise est là qui apporte ses mots, insuffle de l'avenir, compréhensive. Un jour de juin. c'est une sortie en vélo pour un tour à Verdun-sur-Garonne à la fête de l'Huma tarn-et­garonnaise, ses stands, la camaraderie retrouvée.., le tiroir des souvenirs s'ouvre à travers un aller et retour entre passé et présent. Nous découvrons une enfance dans un vieil immeuble du XIème à Paris, une sœur plus âgée, le père ouvrier dans une usine de Péchiney, la Résistance et son militantisme au P.C.F., plus tard l'H.L.M.. Le paradis ou presque mais va apparaître la crainte, l'angoisse des différents moments de la journée, la mère du matin et la mère du soir pour l'enfant « j'ai dix ans et je suis le fils d'un héros ». L'histoire du temps imprègne celui-ci avec la fin de la guerre d'Algérie et l'OAS, Charonne... Un temps où l'on souhaite que la vie ne soit faite que de samedis et de dimanches.., les drames familiaux, la découverte de la Corse avec les colos. La guerre du Vietnam crée les circonstances de l'adhésion aux Jeunesses Communistes et mai 68 apporte les rêves évanouis ; l'apprentissage dans une imprimerie en tandem avec l'école afférente... « Un jour le diable s'invite ».

Avec ce récit où se mêlent les joies et les bonheurs, la vie parisienne, les expériences libertaires, la découverte des autres et les voyages, les plongées dans les pays du Tiers- Monde, l'auteur « fait aussi de valeurs et de sentiments » trace un chemin où apparaît le soleil, au bout de la densité de l'écriture. De la vie.

Michel VEYRES

(1) « Les maisons roses » récit de Jacques HUIBAN LAGROIS. Ed. La Brochure. 2011 (287 p. — 19 €)

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 16:00

1935 : Elie Cayla, assassiné à Moissac

 

Elie entra pour la dernière fois dans le cinéma le 13 juin 1935. Avec des amis communistes il avait répondu favorablement à une invitation peu ordinaire. Habitant de Moissac, ouvrier, marié, en ce jour de Juin 1935 ses deux fillettes de 6 et 10 ans allaient perdre leur père

Au cinéma aucun film n'était programmé ce jour-là puisque la salle avait été réservée par les Croix de Feu. Les responsables de la réunion avaient invités les quatre communistes à ce rendez-vous et ceux-ci décidèrent de répondre présent. C'était encore l'époque des réunions publiques et contradictoires.

L'histoire étant déjà très ancienne, des ombres manquent au tableau. Concernant les municipales de 1935 à Moissac par exemple. La bataille avait été rude mais le maire radical avait fini par l'emporter. Il ne voulait pas se laisser impressionner par les perdants qui menacèrent de faire, sans le bulletin de vote, la politique qu'ils souhaitaient. Dans cet état d'esprit, en ce 13 juin, le scénario du drame était en place.

 

L'entrée des orateurs se fit au pas cadencé «ce qui affirma une force et une volonté qui a produit sur la population une forte impression » dit l'Express du Midi. Aussitôt après, sur le «pick-up» les organisateurs lancèrent la Marseillaise. La salle se leva mais cinq récalcitrants restèrent assis. La provocation marchait à merveille pour les Croix de Feu. De la tribune, un officiel fit alors un signe à ses «gros bras» pour qu'ils fassent une démonstration de force. Les cinq hommes furent jetés dehors et l'Express du Midi put annoncer tranquillement que la réunion s'était ainsi terminée dans le calme. Mais de quel calme s'agissait-il ?

 

Quelques jours après Elie Cayla succombera à ses blessures ! En fait il y eut une bagarre telle, en ce 13 juin, que les Croix de Feu se payèrent même le luxe de frapper ... les policiers L'Express du Midi déplore cette mort car on est humain au journal et il affirme très haut que les responsables ne sont pas les Croix de Feu mais les politiciens qui n'assurent pas le maintien de l'ordre. Ces derniers veulent se servir de la mort de Cayla comme «réclame» électorale quand meurent pas dizaines ceux du Front national qui veulent exprimer leur pensée sans courir le risque de se voir inquiété et menacé dans leur vie.

 

L'union des fascistes s'appelait déjà le Front national, terme qui fut repris ensuite par la Résistance. Depuis, il est des coupables qui savent se présenter comme des victimes : c'est «le parler-vrai» de l'extrême-droite

On annonça suite à ces événements dramatiques la venue de Charles Maurras à Montauban pour le 30 juin 1935. Ce dimanche-là, vers 10h. treize cars arrivèrent en ville venant de Mazamet, du Gers, de Cahors., de Quilhan, de Carcassonne ... soit au total 2000 personnes. Tout s'est déroulé dans le calme et leur procès de la démocratie et de la république put se passer sans complexes. La Dépêche nous apprend : « A Midi et demi la caravane quitte Montauban pour aller déjeuner dans le parc du Château de Boutarv sur la commune de Montech ». La réunion, organisée par l’Action Française, donna le nom de roi au «sauveur » éventuel de la France. La réponse des démocrates se fera le 14 juillet 1935 dans le cadre d'un énorme rassemblement populaire unitaire à Montauban. La base de cette unité s'appelait la République. Toute ressemblance avec des événements actuels ne peut nous tromper sur leur nature : si le fascisme reste le même, les moyens de le combattre doivent évoluer. J.P. D.

 

(Cet article est la reprise d’un texte publié dans le spécial René Bouquet de Point gauche ! en 1994)

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 15:11

pequins-blog.jpgPéquins en 68 à l’E.N. de Montauban, 208 pages, 8 photos couleur, 15 euros frais de port compris. Voici le sommaire.

 

 

Sommaire :

Mise en garde, p.7

 

Récit

Détour par un brin d’histoire, p. 24

 

La vie non scolaire

La visite en 1968, p. 37

L’entrée et le dortoir, p. 42

Le réfectoire, p. 47

La salle d’études, p. 50

Le foyer, p. 53

La salle de cinéma, p. 56

La bibliothèque, p. 63

L’école annexe, p. 66

 

Comprendre le miracle école normale,p.68

 

La vie scolaire, p. 77

Les portraits de professeurs, p. 81

Le prof de gym : Bertuel, p. 83

L’histoire et la géographie : Ombret, p. 89

Le prof de français : Dinguirard, p. 93

Les mathématiques : Boubila, p. 101

Les langues : Mme Germain, M. Carranza, p. 107

Bâtiment scientifique: Cavaillé et Physicou, p. 110

La musique : Mme Vallespir, p. 115

Le dessin : Dautry, p. 118

Appartements : directeur et intendant, p. 124

Le lieu ultime, p. 126

Conclusion, p. 129

Documents : Voir sommaire page : p. 137

Sources, p. 204

Documents

 

 

 

Ces documents nous écartent de l’année 68. Ils sont là pour donner une épaisseur surtout amusée au témoignage du livre.

 

1 ) L’E.N. dans l’Ecole libératrice p. 134

2 ) A la mémoire de Bertuel, p. 143

3 ) Extraits du livre de J-P Damaggio,

Des paysans sont de sortie, (1994), p. 148

4 ) Alain Buffon, mon frère !, p. 154

5 ) Visite aux archives, par un enfant, p. 157

6 ) La Dépêche 6 septembre 1990,

Article de Martine Cassan, p. 159

7 ) Les instits et leurs mérites, p. 164

8 ) De l’EN à la retraite, p. 173

9 ) 50 noms d’enseignants, p. 188

10 ) Récit de retrouvailles en 2009, p. 191

11 ) Le miracle laïque, p. 194

12 ) Caricatures de problèmes, p. 199

13 ) Les risques du métier, p. 201

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 14:33

La Brochure va prendre des vacances pendant au moins un an, le temps de faire un bilan. Pour le moment nous nous arrêtons sur le livre édité qui a le plus voyagé, de Berlin à Lima, de Pékin à Béthanie et qui s’appelle Poèmes cannibales de Jacques Desmarais. Un grand bonjour à l’ami Jacques. Des références pour en savoir plus ! JPD

 

Train de nuit: Poèmes cannibales contre Berliner Mauer

13 août 2011

Les doigts de fée du Poète au milieu de la page ensevelie. Les mots qui le caractérisent. L'espoir la nuit qui le guette du coin de son oeil magique. - * Fenêtres ouvertes au creux des carrefours* *des villes* *On voulait voir ...

Train de nuit: Les Poèmes cannibales à Tokyo

12 août 2011

L'idée originale était de prendre la photo avec les Poèmes cannibales dans le milieu de l'Intersection, or ça n'a jamais adonné. » Publié par Jack à l'adresse 8/11/2011 07:40:00 PM · Envoyer par e-mail

Train de nuit: Les poèmes Cannibales au Pérou

25 jan. 2011

Les poèmes Cannibales au Pérou. Pas tuables ces Cannibales! Photo : Renaud. Publié par Jack à l'adresse 1/24/2011 09:24:00 PM ·

Train de nuit: Poèmes cannibales à Béthanie

24 sept. 2010

Train de nuit: Les Poèmes cannibales saluent Liu Xiaobo!

19 oct. 2010

Vrai comme j'te dis! Par les bons soins de l'ami Réjean qui doit faire attention à son cœur, les Poèmes cannibales ont foulé de la gueule la place Tian'anmen à Pékin! C'est assez touchant merci! Comme vous le savez, ...

Train de nuit: Les Poèmes cannibales prennent l'air

24 juil. 2009

Déjà plus tôt, le collègue, voisin & ami Réjean Bertrand m'avait envoyé une photo où l'on voit un exemplaire des Poèmes cannibales appuyé contre un rocher bleu gris « sauvage » du Bic, là où se trouve son chalet familial ...

Train de nuit: Plogue des Poèmes Cannibales

25 sept. 2009

Plogue des Poèmes Cannibales. Noticias. Poèmes cannibales : Loin dans ma campagne. Jacques Desmarais Éditeur : BROCHURE ISBN : 9782917154311. Parution : 2008. Code produit : 777902. Catégorisation : Livres / Littérature ...

Les poèmes cannibales à Budapest

18 août 2010

poèmes cannibales : les photos!

25 oct. 2008

michel vincent, le poète en vacances. nina louve, du souffle. jean-paul, l'ami à l'accent de soleil. carol, thérèse, huguette... parmi l'assistance il se trouvait plusieurs de mes collègues... michèle poisson & yves boisseau, ...

Train de nuit: Les Poèmes cannibales se promènent encore

10 oct. 2009

Les Poèmes cannibales lancés il y a tout juste un an au In Vivo continuent de se promener ici et là. J'ai reçu de Louise cette photo prise à Notre-Dame-de-la-Merci. Après le Bic, la Matapédia, Foix en France, ...

Train de nuit: Lancement Poèmes cannibales

06 oct. 2008

Les doigts de fée du Poète au milieu de la page ensevelie. Les mots qui le caractérisent. L'espoir la nuit qui le guette du coin de son oeil magique. - * Fenêtres ouvertes au creux des carrefours* *des villes* *On voulait voir une ...

Train de nuit: Les Poèmes cannibales ont faim!

01 oct. 2008

Les Éditions de la Brochure, en collaboration avec les Productions Train de Nuit (Jack), lance un recueil de récits-poèmes de Jacques Desmarais qui sont précédés par un « mot pour Jacques » de Michel Garneau. ...

les cannibales en france

29 août 2009

ceci étant dit, tout québécois qu'ils puissent être dans leur âme écrivaillante, les poèmes cannibales n'existeraient pas dans leur forme publique actuelle n'eût été du coup de pouce déterminant de la france, plus précisément des ...

Train de nuit: Les Cannibales vont bien

17 oct. 2008

Poèmes cannibales / 14 $, Coop Uqam ou bien icitte (cf. courriel in profil). Poèmes cannibales / 14 $, Coop Uqam ou bien icitte (cf. courriel in. Ed. de la Brochure ...

coup de blogue sur les cannibales

04 nov. 2008

en l'espace de trois semaines, le tirage confidentiel (j'insiste) des poèmes cannibales est quasi épuisé. on va donc préparer une nouvelle impression en corrigeant ici et là quelques virgules qui méritent une claque sur la gueule. pour ...

Train de nuit: Tout cela révèle l'essentiel lecteur

22 déc. 2009

« Le Prélude des Cannibales »

31 oct. 2008

Mais le poète est aussi quelqu'un qui fait des choses fortunées arriver, car sa vie est un destin ou une destination. Irving Layton (Foreword The Gucci Bag, 1983). Le Prélude des Cannibales Surprenances pour Jack ...

Journée de la culture à Béthanie

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 17:32

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Jacky Lagrois s’est livré à un exercice difficile : plonger dans ses souvenirs, en détailler les petits et grands moments, les joies et les douleurs, ces dernières plus souvent présentes au triste rendez-vous. Le titre fait référence à un moment de son enfance, quand, à Paris, sa famille s’installe dans un HLM nouveau dans le XIe arrondissement, près de la Place Voltaire :

 

« Ce sont « les Maisons Roses ». Du moins c’est ainsi que les nomment les gens du quartier, avec un certain dédain. Il est vrai que dans cet environnement de bâtiments de pierres de taille, ces deux immeubles ne semblent pas tout à fait à leur place. Ils émergent de terre comme deux monolithes étrangers à l’architecture du lieu. La population des rues avoisinantes est plutôt de classe moyenne, à part peut être celle d’un autre ensemble HLM, plus ancien celui-là, que l’on nomme « la strass », la rue Henri Ranvier. Il n’y a pas de ségrégation à proprement parler, mais comme dit le proverbe: « chacun chez soi et les vaches seront bien gardées ». Il n’est pas certain que les habitants des lieux voient d’un bon œil arriver cette population pauvre, encombrée d’une tripotée de marmots en bas âge. L’ensemble immobilier est neuf, mais les matériaux utilisés sont ceux que l’on réserve à l’époque aux habitations sans recherche d’architecture destinées à ne tenir qu’un temps limité. La couleur rose finit par donner ce ton qui n’a rien à voir avec les immeubles avoisinants. L’on disait à ce moment que cette construction était prévue pour durer vingt ans, elle y est encore. Les escaliers sont couleur béton, un crépi ton pierre couvre les murs intérieurs, tout au moins les premières années. Il s’agit de deux cubes percés de fenêtres. »

 

Les souvenirs viennent sous la plume au fil de l’actualité, pour contrer même l’actualité de l’écriture, pour s’évader et se retrouver.

Il retrouve ainsi le nom de sa mère qu’il décide alors d’inclure dans son  nom d’écriture.

Il retrouve…

 

Les souvenirs ne sont pas seulement les siens, ils sont ceux d’une génération qui a plus ou moins vingt ans en 68. Celle qui est née avec une Libération… En conséquence en France, comme en Amérique latine, à Paris comme dans le Sud-Ouest, ce roman est plus que le récit d’une vie. Certains penseront s’y re-connaître or rien n’est moins sûr. L’essentiel ne tient pas au jeu des miroirs, il tient au rêve de toute une époque où l’utopie quitte les rives du communisme (le père est permanente du PCF) pour plonger dans les méandres de la drogue et naviguer ainsi jusqu’où ?

 

Les maisons vertes, 288 pages, 19 euros ISBN 978 2 917154 73 1

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 17:29

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Voici donc le livre annoncé sur Jean-André Poumarède, écrit par Jean-Paul Damaggio après que Pierre Caors puis d’autres, l’aient mis sur la piste. Le livre, tout en évoquant des aspects de la vie du personnage n’est pas une biographie vu le manque de documents. Il reprend surtout les éléments de ses livres et ceux de son oncle sur le dictionnaire pratique.

Le plus simple est de donner le sommaire :

Sommaire

 

Avant-propos, P. 7.

Le cas Jean-Baptiste Poumarède, P. 9.

Le cas André-Germain Poumarède, P. 13.

Le cas Jean-André Poumarède, P. 19.

Le scaphandre, P. 22.

L’homme généreux : les filtres, P. 23.

Le Mexicain, P. 26.

La découverte du phosphate, P. 39.

De Poumarède à Trutat, P. 48.

 

Documents, P. 51

1) Manuel de Jean-Baptiste Poumarède : la présentation et un passage sur la vigne, P. 53.

2) Au pays du phosphate par M. MILLIES-LACROIX, Académie de Montauban 1872, P. 91.

3) Mémoire sur le nouveau gisement de phosphorite et sur la composition de cette substance minérale par M. J.-A. POUMARÈDE (texte publié à titre posthume), Académie de Montauban 1872. P. 109.

4) Analyse des eaux (ferro-manganésiennes) de Cransac (Aveyron), les deux premiers chapitres du livre de J-A Poumarède, P. 123.

5 ) Bibliographie J-A Poumarède, p. 131.

 

Illustrations

1 ) Acte d’Etat civil de J-A Poumarède, P. 4.

2 ) Documents archives départementales TetG sur Félix et Jean Poumarède, P. 14, 15, 17.

3 ) Couverture du livre sur le Mexique, P. 26.

4 ) Couverture du livre sur le Mexique en espagnol, P. 39.

5 ) Dépliant du PNR Causses du Quercy, P. 53.

6 ) Couverture livre sur Cransac, P. 108.

7 ) Dessin livre sur Cransac, P. 122.

 

Au total, 134 pages, 15 euros, ISBN 978 2 917154 72 4

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