Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 16:47

gebelin-chapeau.jpg

 

Jacques Gebelin 1848-1898.

       Natif de Nîmes, mort à Réalville.

       Professeur d’histoire et géographie à la Faculté de Bordeaux.

       Personnage oublié comme son fils François Gebelin qui fut pourtant un grand historien (voir sur ce blog).

       Son gendre était le peintre Jean-Gabriel Goulinat (voir sur ce blog).

       Nous reprenons ici une biographie et un article sur un sujet dont il note lui-même qu’il est peu étudié, et ça n’a pas changé depuis. Un article donc unique qui traite de l'industrie du chapeau de paille surtout à Septfonds et avec des éléments ouvrant sur les données internationales car Gebelin était surtout un géographe du monde plus que de la France.

       Après nous, d’autres publieront un hommage plus conséquent à la gloire de cet homme.

       Il le mérite cent fois.

 

La brochure : 50 pages, 5 euros ISBN : 978-2-917154-80-9

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 10:28

 couv-rosselli-copie-1.jpg

 

 

Avec cette modeste plaquette de 40 pages au prix de 5 euros, format A5, nous reprenons un texte fondamental de Carlo Rosselli que nous avons croisé en travaillant sur Maurice Rajaud mort sur le Front de Huesca et où Rosselli et ses amis sont intervenus. Nous donnons ci-dessous un extrait de la présentation. Autant dire que nous aurions aimé connaître cette famille italienne plus tôt.

 

Elles s’appelaient Amelia, je veux dire la fille et la mère se prénommaient Amélia, disons pour être plus précis que je parle de la mère et la fille de Carlo.

Leur première rencontre est entrée dans l’histoire, celle que la grand-mère a pu raconter cent fois et dans de multiples langues, à sa petite fille. Pour nous faciliter la tâche, l’une était née en 1870 et l’autre en 1930, exactement 60 ans d’écart. Une distance géographique les séparait tant que la première rencontre ne pouvait devenir qu’un événement. La grand-mère était née à Venise et sa petite-fille à Parigi, d’une mère anglaise !

 

Le 13 juin 1937 à 14 h 05, quand Amélia posa son pied gare de Lyon à Parigi, descendant du rapide venant de Florence, et qu’elle vit venir vers elle sa petite-fille de sept ans, elle pensait avoir fait le voyage pour retrouver ses fils blessés dans un accident de la route. Personne sur le télégramme n’avait osé écrire la vérité. « Un pieux mensonge » dira la presse.

 

Parmi les nombreux amis, le professeur Venturi et sa fille, l'emmenèrent rue Notre-Dame des-Champs, au domicile de son fils aîné et aimé. Pendant le trajet on la prépara à la dure nouvelle : ses deux fils avaient été victimes d’un terrible attentat et elle était à Paris pour leurs obsèques ! La mère des deux journalistes n'ira pas à Bagnoles de l'Orne ; les corps de ses deux enfants arriveront demain dans la journée ; leurs cercueils seront exposés dans leur appartement.

 

Quelques jours après la mort de Gramsci, Carlo et Nello Rosselli tombaient, à leur tour sous le coup des fascistes, faisant ainsi de l’année 1937, un tournant de l’histoire humaine et Amelia, la fille de Carlo grandira pour en témoigner indirectement.

 

Après l’enterrement au Père Lachaise, la vie d’Amelia au milieu des femmes de la famille, sous la direction de sa grand-mère Amelia, va devenir une vie d’exilée.

La France ne veut plus d’elles, elles partent en Suisse.

La Suisse ne veut plus d’elles, elles reviennent en France.

La France ne veut plus d’elles, elles partent en Angleterre.

L’Angleterre ne veut plus d’elles, elles partent aux USA.

Puis reviennent enfin en Italie.

 

La grand-mère, femme de légende qui, dès trente ans, avait eu les honneurs des revues littéraires françaises, va tenir debout jusqu’en 1954. Sa petite fille, devenue poète se suicide le 11 février 1996, date anniversaire du suicide de Sylvia Plath en 1963, au moment où Amelia est célébrée par Pasolini pour son premier recueil.

 

Amelia a supporté tant qu’elle a pu, ce boulet que tous les antifascistes traînent depuis 1937, en découvrant qu’au temps de son père, le fascisme tuait quand à présent, il se contente de faire l’inventaire des autodestructions.

Je sais, le suicide des poètes traverse toutes les époques de l’histoire, mais celui d’Amelia comme l’assassinat de Pasolini, prouve que notre époque traverse plus que les précédentes la vie de nous tous. L’homme a mangé la nature, puis il a mangé les autres hommes et en son stade ultime, il se mange lui-même. Amelia, je veux dire l’art d’Amelia comme l’oubli qui entoure la mort de son père, nous rappelle que l’humanité est sur la pente à la fois la plus dangereuse de son histoire, et la plus grandiose.

 

Il est peut-être temps que je parle de Carlo Rosselli (1899-1937) ce fils de gros producteurs de mercure, devenu un intellectuel marquant du socialisme, puis passé à l’authentique révolution un soir de juin 1924 quand il apprit l’assassinat de son maître Matteoti.

En ce mois de juin 1937, les deux frères étaient en villégiature, comme on disait alors. Sur une route normande, à Bagnoles de L’Orne (lieu de cure thermale), ils étaient heureux. Nello, jeune historien, venait d’arriver de Florence. Carlo revenait de se battre en Espagne. Ils se retrouvaient enfin.

L’engagement des antifascistes italiens aux côtés des républicains espagnols s’inscrivait, selon lui, dans une perspective de rédemption. L’appel lancé sur les ondes de Radio Barcelone que nous publions (un texte parmi tant d’autres aussi lucides), ne laissait aucun doute sur ses motivations.

Il s’agissait de laver, en quelque sorte, la « honte » de la défaite des antifascistes face à la montée vers le pouvoir du mouvement de Mussolini et l’instauration de son régime. À cet échec, consommé au début des années 1920, s’était ajouté l’aveu implicite d’impuissance des dirigeants de l’opposition qui, entre 1926 et 1927, avaient pris le chemin de l’exil. Carlo Rosselli avait alors été sans pitié pour ces antifascistes qui abandonnaient à l’ennemi le champ politique italien.

Il est arrêté en Italie mais avec Emilio Lussu et Fausto Nitti, ils s’évadent de l’île de Lipari, se réfugient à Paris et en 1929, ils ont créent Giustizia e Libertà.

En août 1930, dans un manifeste destiné à l’Italie, le mouvement affirme son opposition à la stratégie jusque-là conduite par la Concentrazione d’azione antifascista : « la libération de l’Italie doit être l’œuvre des Italiens eux-mêmes ».

Nous savons tous ce qu’il en sera : sans remettre en cause le courage des Résistants italiens, un débarquement en Sicile sonnera l’heure da la libération, comme un autre débarquement en Sicile sonna l’heure de l’unité italienne ! L’Italie s’est faite aussi par la Sicile !

 

Entre 1930 et 1934, les polémiques se succèdent, en particulier avec le parti socialiste. Avec l’article Orientations, Emilio Lussu ne fait pas dans la dentelle :

« Les masses furent brillamment conduites à la catastrophe. C’était du roi que notre parti socialiste attendait la république et de la bourgeoisie, le socialisme […]. [Les socialistes] étaient de doux agneaux qui paissaient et hurlaient au loup. Le loup prit le jeu au sérieux : il accourut et… mangea les agneaux. Quelques brigands mercenaires, rassemblés en peu de temps, ont suffi pour mettre en déroute le résultat de quarante ans d’organisation prolétaire. Il a suffi du seul bruit d’une charrette de laitier, et non de la rafale d’une mitrailleuse, pour disperser ce qui devait être l’armée révolutionnaire. »

 

Stéfanie Prezioso évoque Rosselli juste avant son exécution :

« C’était en novembre dernier [1936], à Paris, dans la demeure, pleine de livres rares, d’un savant italien. Il y avait Modigliani, vétéran d’un socialisme persécuté, il y avait l’historien de Botticelli, Jacques Mesnil… Il y avait aussi Carlo Rosselli et sa femme, tous les deux souriants avec l’assurance intérieure des êtres chez lesquels le drame de toute destinée humaine a fini par aboutir à un équilibre de forces. Ensemble, se ressemblant presque, ils donnaient au premier abord une impression de plénitude et de sécurité. On les sentait sûrs d’eux-mêmes ; dignes d’une confiance totale. Simples dans leur vie, loyaux, mettant des intelligences nettes et souples au service d’une grande cause, ayant trouvé leur voie, capables d’y marcher jusqu’au bout. Nous parlâmes des choses tragiques de Russie. Puis des choses tragiques d’Italie. Enfin, des choses tragiques d’Espagne… C’est l’époque qui est ainsi et elle exige qu’on la regarde en face. Nous étions là des rescapés de plusieurs dictatures totalitaires, et pourtant pleins de confiance en l’avenir des hommes.

Carlo Rosselli, bien bâti, corpulent, dans la force de l’âge, le visage plein, le teint sanguin, des cheveux châtain clair, un regard bleu ou vert aiguisé par les lorgnons – regard d’observateur –, avenant, parole attentive, d’une très grande courtoisie, mais révélant tout à coup, par la réplique directe ou le jugement sans merci l’âme ardente du militant. Il revenait du front d’Aragon ; un jour encore auprès de sa femme et il repartirait pour les tranchées d’Huesca, tenues par la colonne Durruti, les bataillons du POUM, les volontaires italiens. Il appartenait à cette formation qui, rassemblant des socialistes, des maximalistes [une tendance interne au PSI], des syndicalistes, des anarchistes, des trotskistes, a donné beaucoup de sang généreux à la classe ouvrière d’Espagne. » [1]

Si l’on écrivait sa vie – et il faut souhaiter qu’on l’écrive –, il en resterait un beau livre où l’énergie apparaîtrait sans cesse au service d’un socialisme de liberté.»

L’Espagne se présente, dans cette perspective, comme une occasion unique. La volonté de constituer une colonne spécifiquement italienne en est la première résultante. Avec l’intervention de l’Italie fasciste, l’Espagne devenait l’occasion du premier combat en armes contre le fascisme. Les conditions mêmes dans lesquelles s’inscrivait le conflit démontraient qu’il s’agissait bien d’une lutte entre deux conceptions du monde radicalement opposées, divisant les Italiens entre eux. Le républicain Randolfo Pacciardi, commandant du bataillon Garibaldi, en rend compte dans le discours qu’il prononce à la suite de la victoire de Guadalajara :

« La bataille du Front populaire a été éminemment défensive. L’enjeu consistait dans le sauvetage de la république et des institutions démocratiques menacées par l’attaque réactionnaire et la corruption de la bourgeoisie sénile du régime […]. Étant données les prémices, on ne pouvait donc s’attendre à aucun renouvellement effectif du gouvernement de Front populaire, incapable de s’attaquer hardiment à ces réformes de structures, sans lesquelles toute tentative de transformation s’abat contre l’équilibre interne du régime capitaliste et les inerties d’une lourde majorité de coalition. »

 

En cette époque de 1937, le mensonge devenant industriel, des journaux ont laissé entendre que les Rosselli étaient tombés sous les coups d’anarchistes espagnols ! Or Carlo Rosselli fut l’ami du philosophe anarchiste Camillo Berneri, autre grand Italien, assassiné – pour d’autres raisons… ! – à Barcelone dans les premiers jours de mai 1937. Oui, 1937, année fatale !

 

Une partie des assassins furent arrêtés dès janvier 1938 (le commando de la Cagoule comprenait huit personnes !), un procès eut lieu en France en 1948, un autre en Italie mais dans l’ensemble les coupables eurent bien peu d’ennuis ! JPD



[1] Stéfanie Prezioso « Aujourd'hui en Espagne, demain en Italie», Vingtième Siècle. Revue d'histoire 1/2007 (no 93), p. 79-91.

 

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 19:58

vasilieres.jpg

 

Comme me l’indiqua un ami sur le salon de Nègrepelisse : « Ce livre aurait dû être publié depuis longtemps et par d’autres que la Brochure. » Et j’en suis tout à fait d’accord.

Les Editions la Brochure souhaitent toujours à ses auteurs un autre éditeur, plus spécialisé, plus diffusé, plus important etc. Nous ne cherchons pas les bénéfices mais à rendre service. Mais pourquoi ce livre n’a jamais été publié à ce jour ?

Sa qualité historique serait-elle douteuse ? Non. Alors ?

Depuis longtemps le Tarn-et-Garonne est le lieu d’une grande liberté d’expression sous contrôle et Paul Vasilières n’était pas un Castelsarrasinois classable dans les normes attendues.

Sa biographie que Bernard Ouardes prépare sera une autre page d’histoire très utile.

 

De plus notez le titre : recherches historiques… Il ne s’agit pas d’une Histoire de Castelsarrasin mais modestement de simples recherches. Paul Vasilières était assez riche pour passer sa vie dans des recherches, et pourtant en même temps assez modeste pour ne pas tirer gloire de ses travaux !

 

Ce livre est le plus cher de nos éditions. Notre principe était de ne pas dépasser le 20 euros mais là il s’agit de 300 pages en format A4 (et non A5 comme d’habitude) avec beaucoup de photos couleur. La présentation est très soignée. Un autre éditeur aurait eu normalement des aides financières du Conseil général pour le rendre plus accessible mais les efforts ayant permis sa sortie sont seulement de deux ordres : le travail de l’association de sauvegarde du patrimoine castelsarrasinois et la mairie de cette ville qui a promis d’en acheter quelques exemplaires.

 

Quelques mots sur le contenu

Pour ma part je suis allé d’abord au chapitre sur les hommes illustres.

Le premier Lamothe-Cadillac. Depuis les recherches de Paul Vasilières, pionnier en la matière, nous en avons appris beaucoup plus. Cette partie devient-elle inutile ? Non. Les Editions la Brochure ont publié des écrits anciens sur Olympe de Gouges qui permettent de voir comment son cas était traité à l’époque. Le texte de Vasilières sur Cadillac c’est une façon de revenir aux sources.

Pour les autres, religieux, militaires ou littérateurs je n’ai pas les mêmes références que Vasilières, mais j’y retrouve avec plaisir Charles de Mazade ou Jean-Baptiste de Furgole.

A suivre. Jean-Paul Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 17:23

couv schalchli

Article 2001 de ce blogue (pour l'écrire comme les québécois) :

donc un article crucial....

 

François Schalchli débattant avec Salah Amokrane sur les divers chemins pour constituer la politique en bien commun, mon esprit vagabondait sur les pentes adversaires, celles des assassins du politique. Le politique en tant qu’invention des Grecs s’est appelée démocratie car il n’y a de POUVOIR politique possible que dans les LIMITES du pouvoir, des limites qui ne sont pas négation du pouvoir mais bien au contraire, moyens d’exercice du pouvoir.

Cette idée de démocratie n’est pas née abstraitement mais d’un constat simple : le pouvoir politique appelle logiquement l’excès de pouvoir, car ce pouvoir peut intervenir sur TOUS les éléments du social ! Surtout, bien sûr, le pouvoir qui veut le bien du peuple, qu’il soit sincère ou un effet de rhétorique : pour le bien que ne ferait-on pas !

 

Pendant des siècles les assassins du politique poussèrent à l’excès de pouvoir politique pour des intérêts de classe sociale. Ils affrontèrent ou s’allièrent avec les deux autres excès de pouvoir possibles : le pouvoir religieux et le pouvoir milita           ire. Le premier, parce que comme le politique, le religieux, au nom de sa conception du spirituel, veut tout se permettre sur les corps et sur les âmes (pour le bien de tous, évidemment !) ; le second, totalement matérialiste, parce que la contrainte de corps conditionne souvent la vie des âmes !

 

Les nouveautés du XXème siècle ont inversé les positions des assassins du politique. Ils ne poussent plus à l’excès de ce pouvoir mais à sa disparition ! La démocratie ne pourrait plus être la démocratie car en fait, il n’y a plus à limiter un pouvoir politique qu’il s’agit de balayer. Au profit de quel autre pouvoir ? Au profit d’une nouvelle alliance de l’économique, du religieux et du militaire sous les auspices du règne de la marchandise. Même les plus grands présidents des démocraties sont devenus des VRP de leurs propres multinationales !

 

Je ne prétends pas que cette inversion (cette révolution) est définitivement victorieuse (rien n’est jamais acquis même pour l’adversaire) mais que pour la combattre, les démocrates ne constitueront enfin la politique en bien commun, que si on désigne clairement les lignes de force de cet adversaire d’un nouveau genre.

Et tout d’abord : nommer cet adversaire que j’appelle capitalisme féodal. L’époque féodale n’a pas été une négation du politique mais au contraire une constitution de ce pouvoir sur des bases nouvelles où le militaire était là pour jouer la sécurité des paysans et des autres forces économiques au bénéfice des seigneurs. Ce pouvoir avait ses excès et ses limites qui s’appelaient « guerres féodales ».  Comme toujours, le peuple n’était que le sujet et non l’objet de ce pouvoir politique.

 

A l’âge du capitalisme féodal, ce n’est plus le féodal qui conduit au capitalisme mais le capitalisme qui se sert du féodal : le dieu marchandise dominant le monde il rend alors le politique vénal, et suscite par la même, une double réaction, car le politique a horreur du vide : retour d’un pouvoir religieux et retour d’un pouvoir militaire (des milliers de têtes nucléaires seraient perdues dans la nature). Cet assassinat du politique est le plus fou de tous les temps, car le capitalisme en est arrivé à un stade où il peut tout se payer.

Son ennemi le plus redoutable reste alors l’utopie de ceux qui persistent dans l’idée de constituer à nouveau le politique en bien commun.

Etrangement, et c’est là le signe d’optimisme, ces assassins du politique travaille pour des intérêts privés très précis mais leur pouvoir global devient tel, qu’en retour, ils fabriquent enfin ce bien commun si peu visible jusqu’à présent. Plus les mondialisateurs mondialisent et plus le bien commun devient évident.

Exemple : ils veulent faire de l’eau une marchandise or c’est d’autant plus une évidence, l’eau est un bien commun. Mais l’eau ne trouvera un statut de bien commun, que par la reconstitution du politique, qui ne doit en aucun cas le transformer en bien d’une classe politique, car alors on l’arracherait au pouvoir des uns pour le glisser dans celui des autres.

 

Une fois de plus, dans l’histoire du monde moderne depuis 1492, le Mexique est le lieu crucial de cet affrontement actuel. Le Mexique a été fabriqué par les deux révolutions constitutives du monde moderne, celle de France et celle des USA. La première, par l’intervention inattendue du peuple a poussé la démocratie jusqu’à l’excès de pouvoir symbolisé par Napoléon 1er ; la deuxième a poussé sa démocratie jusqu’à l’absence de pouvoir politique symbolisée par la guerre de sécession. La première s’est faite au nom du peuple et la deuxième au nom d’une indépendance qui n’était que l’indépendance des nouveaux maîtres par rapport aux anciens, d’où l’épine de l’esclavage.

La Révolution de 1848 en France tenta au nom de la fraternité une réconciliation des deux révolutions sous les auspices pratiques de Tocqueville. Réconciliation impossible qui a conduit à cette hérésie qui s’appelle « élection du président de la république au suffrage universel direct », hérésie pour la France que Tocqueville a aussitôt tenté de tempérer en limitant le mandat au nombre d’un ! D’où Napoléon III qui pour tuer la tentative de réconciliation entre les deux révolutions est allé, par son excès de pouvoir, narguer les USA en envahissant le Mexique !

Le pouvoir du président des USA ne pouvait virer en dictature d’un homme car la pente était celle de la disparition du politique. Obama vient de déclarer qu’il était pour le mariage des homosexuels juste après l’élection en France de Hollande. La différence est connue : encore aujourd’hui en France si la loi est votée, elle est pour tous ; aux USA Obama a précisé que la décision resterait entre les mains des Etats des USA, comme la peine de mort etc. Le président des USA est là pour le symbole face au monde ; aux USA même il représente bien peu de choses. Lui, mais pas le pouvoir dont il est le symbole ! Ce pouvoir économique que l’on cache pudiquement sous le nom de marché !

 

Ceci étant, pour que tienne un pays où se meurt le politique, il faut que vivent des formes de démocratie secondaires très utiles à étudier pour, contre les destructeurs du politique reconstituer ce pouvoir au nom du bien commun. Voilà pourquoi le Mexique est au carrefour. Des millions de Mexicains vivent aux USA, souvent en clandestins, et savent donc que loin des caricatures que nous connaissons en France de la vie sociale nord-américaine, ils mesurent que d’autres mondes sont possibles, y compris avec des pratiques atomisées importées des USA, mais reconstruites dans le cadre d’une perspective plus globale, plus solide, plus sociale et plus démocratique : le bien commun.

 

Le chemin sera long pour constituer enfin le politique en bien commun, pas à pas mais fermement, par hésitations mais lucidement.

13 mai 2012 Jean-Paul Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 20:56

couv-schalchli.jpg

 

A l’initiative de l’association toulousaine Solidarité ville un débat a été organisé à Terra Nova autour du livre de François Schalchli, constituer le politique en bien commun et l’acteur de la vie locale Salah Amokrane qui, en effet, était tout désigné pour réagir et répondre aux questions. De l’exposé de François je retiens cette formule que je reprends de mémoire : « Le politique s’énonce plus que là où il s’annonce. » Pour lui « l’espace public » qui n’est pas une institution mais un intermédiaire entre le politique et les citoyens est le lieu fondamentale où s’énonce le politique.

La pluralité des légitimités démocratiques de l’espace public repose sur trois piliers :

- l’inclusion à la politique des premiers concernés par les questions qui s’y posent

- le lieu de l’argumentation pour ensuite la délibération

- la transparence.

C’est là qu’on peut s’extraire du cadre et sortir de la gestion pour bifurquer sur d’autres directions.

Contre l’idée que la politique nous surplombe avec des militants comme intermédiaires, cet espace public révèle à l’inverse des mutations de questions individuelles vers des problématiques collectives. Bref, le lecteur le devine, il s’agit de comprendre que face au pouvoir il faut des contre-pouvoirs que le pouvoir lui-même doit aider car il lui faut des limites. La puissance d’agir du citoyen ne se concentre pas seulement dans le bulletin de vote.

Les enjeux de pouvoir ne sont pas seulement au niveau du pouvoir central. Y compris le mouvement associatif en est traversé aussi la réflexion est globale.

 

Cette introduction que malheureusement je résume sans doute maladroitement (je renvoie au livre) ne pouvait que susciter de multiples réactions chez Salah Amokrane qui a tout de suite évoqué l’expérience des Motivé-e-s dont plusieurs personnes de la salle avait été (au vu des questions) partie prenante. Qu’est ce qui est le plus efficace : le travail du conseiller municipal ou celui de l’acteur culturel de son quartier qui n’est pas noyé dans la question ? Salah retient de son passage au conseil municipal que c’est le maire qui décide de tout et que les conseillers sont face à des tonnes de votes à formuler sans avoir les moyens de bien maitriser les questions. D’où le débat dans la salle entre questions techniques et questions politiques qui le plus souvent sont très liées.

Quelqu’un pense qu’il ne faut pas opposer le politique et l’associatif mais a-t-on les moyens d’être partout ? Et l’associatif ne contient-il pas ses propres pièges ? A l’invitation à se battre avec les Indignés un intervenant répond que depuis dix ans il a participé à divers collectifs qui ne débouchent sur rien. Mais qu’est ce que déboucher ? Salah considère que l’important c’est « d’en sortir différent de quand on y est rentré. » Il donne l’expérience des Motivé-e-s qui à construire une liste ont dû appliquer la parité ce qui l’a conduit à repenser bien des idées qu’il avait sur le féminisme. Il se souvient que bien sûr écrire les Motivé-é-s avec des traits d’union, ce fut l’objet de multiples discussions, discussions aussi sur la stratégie de second tour. Il le disait, pour autre chose, mais je suis d’accord pour penser que ça serait important de le dire pour les Motivé-e-s : « ce qui est pénible c’est qu’ensuite on raconte une histoire qui n’est pas l’histoire vécue mais une histoire bidon et alors on oublie comment on a fait pour gagner ! » Dans son exposé François avait débuté par la parole d’un historien et en effet à vouloir constituer la politique en bien commun, l’histoire est centrale sauf que l’histoire est surtout écrite par les vainqueurs et que de toute façon quand les vaincus réussissent à glisser leur point de vue c’est sous une énorme pression des classes dominantes.

 

La discussion a bien sûr porté sur les rapports entre le grand centre face aux réseaux, sur les nouvelles pratiques possibles souvent rassemblées sous le vocable « démocratie participative » qui est un peu en perte de vitesse car de toute façon il n’y a de démocratie que participative. Une autre forme pour le sénat, une place pour les conférences citoyennes, le non cumul des mandats, l’assemblée constituante...

Face à une tonalité un peu anti-élus, un élu est intervenu pour là aussi rétablir un équilibre. Il est indispensable d’avoir aussi des élus qui accèdent aux informations, qui donnent des clefs pour comprendre, des élus qui sont du côté des citoyens et non du côté des autorités. Le maire du village comme l’instituteur sont pris entre deux feux : porter la parole venue d’en haut ou entendre celle venue d’en bas. Il n’y a pas de fatalité dans un sens ou dans l’autre.

 

A la fin on est un peu frustré que ça s’achève déjà car d’une part on a répété des « rêves » connus, et de l’autre on sent que des pistes concrètes sont là à portée de la main. Donc à suivre.JPD

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 13:58

politique-bien-commun-blog.jpg

François Schalchli a repris une thèse d'ATTAC pour mettre en forme une recherche qui l'habite depuis longtemps. C'est un professeur de philosophie toulousain qui a suivi l'évolution des pratiques politiques dans sa ville et les environs, et qui confronte cette pratique aux théories philosophiques présentes actuellement (il n'oubliepersonne). Il est connu en Tarn-et-Garonne pour ses interventions à la prison et son animation de rencontres philosophiques.

Le livre de 150 pages vaut 12 euros. Il sera présenté à la librairie Terra Nova à Toulouse le 9 mai. Nous y reviendrons. Pour le moment voici le dos de couverture qui résume l'esprit de ce travail. J-P Damaggio

 

 

Constituer la politique en bien commun, permet aux citoyens de la redécouvrir et de se la faire « leur ».
Ils le feront en y développant leur puissance de réinvention de ses finalités et de ses formes. A vivre cette expérience, la politique pourrait alors retrouver ses lettres de noblesse et l'objectif de transformation sociale se compléter par la recherche individuelle et collective d'une véritable dimension d'existence.
Où sont les obstacles ? :  hors de nous (la réduction de la politique à peu de chose ; l'oubli de la continuité entre le social, le civique et le politique notamment), mais aussi en nous (car il n'est pas sûr que nous soyons « spontanément politiques », même si nous pouvons toujours le devenir).
Comment penser, si l'on veut favoriser le fait que la politique devienne chose de tous, la pluralité des chemins de citoyenneté ? Cette pluralité peut-elle nous délivrer, au moins partiellement, des effets aliénants de la course incessante et monolithique vers le pouvoir ? En quoi est-elle finalement, en plus de son intérêt propre d'enrichissement, « comme une force de contestation » ?

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 13:51

rajaud-blog.jpg

 

Le livre sur Rajaud, qui a sa catégorie sur ce blog, est publié aux Editions La Brochure au prix de 10 euros. En voici le sommaire. J-P Damaggio

La couverture est un montage réalisé par Etienne Poussou. Il a habillé une photo de Rajaud militaire (la seule disponible), comme il avait l'habitude de paraître en civil. JPD

 

Le Discours de Joseph Gonzalez, p. 5
Introduction, p. 9
1) Qui est Maurice Rajaud ? , p. 11
2 ) Un accident spectaculaire, p. 17
3 ) Maurice devient soldat, p. 19
4 ) Son engagement dans le Secours Rouge, p. 21
5 ) Les élections municipales de 1935, p. 27
6 ) Le départ pour Barcelone en Espagne, p. 31
7 ) La situation de l’Espagne à ce moment-là, p. 35
8 ) L’importance du Front d’Aragon, p. 37
9 ) La forte et diverse présence anarchiste, p. 39
10 ) Maurice Rajaud quitte Barcelone, p. 45
11 ) La situation à Vicién où arrive Maurice, p. 53
12 ) Le fascisme tue le jeune volontaire, p. 59
13 ) Les efforts pour retrouver sa mémoire, p. 77
14 ) Le voyage jusqu’à Vicién, p. 79
15 ) Comment en arriver là ? , p. 85
16 ) Le fascisme est-il mort à jamais ? , p. 89

Annexe
Le témoignage de Martin Armingol, p. 92

Sources, p. 94

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 20:45

couv 101 femmes

 

Le livres est paru.

Voici dans l’ordre chronologique les 101 femmes du livre.
Rappel : format 16x24 ; 256 pages ; 20 euros. Nombreuses illustrations.

Hypatie, Aliénor d’Aquitaine, Christine de Pisan, Jeanne d’Arc, Jeanne d’Albret
Olympe de Gouges, Marie-Jeanne Roland, Mary Wollstonecraft
Claire Lacombe, Pauline Léon, Henriette d’Angeville, Eugénie Niboyet
Manuela Sáenz,  Clémentine de Como, Flora Tristán, Aurore Dupin (G. Sand)
Jeanne Deroin, María-Felicia García, Ernestine Rose, Athénaïs Mialaret
Louise Michel, Pauline Kergomard, Hubertine Auclert, Séverine
Clara Zetkin, Nellie Melba, Jeanne Chauvin, Robertine Barry
Marguerite Durand, Citoyenne Sorgue, Camille Claudel, Jeanne Bouvier
Maria Curie, Gabrielle Duchêne, Maria Montessori
Rosa Luxemburg, Alexandra Kollontaï, Judith Cladel, Madeleine Pelletier
Magdeleine Paz, Dolores Ibarruri, Tina Modotti
Martha Desrumaux, May Picqueray, Gabriela Mistral
Oum Kalthoum, Isolina Carillo, María Zambrano Alarcón
Henriette Alphen-Nizan, Simone de Beauvoir, Danielle Casanova
Rosa Parks, Dominique Rolin, Violeta Parra, Madeleine Parent
Eliane Victor, Benoîte Groult, Idea Vilariño, Rossana Rossanda
Rosario Castellanos, Colette Magny, Frédérique Hébrard
Gisèle Halimi, Simone Veil, Pauline Julien, Agnès Varda
Hebe de Bonafini, Christa Wolf, Anna Walentynowicz, Luce Irigaray
M. L. Rivara de Tuesta, Esther Chávez Cano, Francesca Solleville, Anne Zelensky
Dacia Maraini, Fatima Mernissi, Wassyla Tamzali, Ellen Jane Willis
Angela Davis, Marie-Victoire Louis, Susana Baca, Michèle Riot-Sarcey
Maria Rosa Cutrufelli, Isabelle Stengers, Latifa Ben Mansour
Pascale Froment, María Téllez Dora, Ramona, Chahla Chafiq
Nadia El Fani, Nina Pacari, Sara Beatriz Guardia, Juliette Noureddine
Talisma Nasreen, May Chidiac, , Lila Downs, Darina Al Joundi
Lori Berenson, Michela Marzano, Camilla Vallejo

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 20:06

couv-101-femmes.jpg

 

En 250 pages, beaucoup de photos, 101 femmes sont présentées suivant le principe expliqué dans l'introduction publiée ci-dessous.

Le livre est en format 16x24 et au prix de 20 euros.

 

Introduction

Une majorité de Françaises dans ce livre ?
Inévitable pour un Français.
Une large majorité d’intellectuelles et d’artistes ?
Inévitable pour un livre s’appuyant sur les traces.
Une large majorité de bourgeoises ?
Inévitable vu le contexte des temps passés.
Une majorité de gauche ? Sans doute mais le féminisme de droite n’est pas moins précieux !

Ayant participé à un travail sur l’histoire de la Résistance communiste en Tarn-et-Garonne, un ami m’indiqua alors : « C’est bien votre travail, mais n’oublie jamais, que des Résistants et des Collaborateurs il y en a eu dans TOUS les partis. De droite comme de gauche ! Au PS comme au PCF.»
J’ai vérifié par la suite qu’il avait raison et les résistants de droite n’étaient pas moins méritants que ceux du PCF. Même si elles sont rares, les féministes de droite ont leurs états de service !

Les majorités démocratiques induisent des minorités non moins importantes. Les ouvrières, les paysannes, les étran-gères, les syndicalistes, toutes sont là, et pour compenser leur faible impact peut-être faut-il lire deux fois la note qui leur est consacrée ! L’idée n’est pas de chercher dans ce livre, un équilibre. J’ai évoqué seulement les femmes qui ont croisé mes pas là où je suis passé et qui ont arrêté un temps ma soif d’apprendre.

En sahant que le combat essentiel des femmes n’est pas dans ces lignes, mais au quotidien, dans chaque acte de la vie. Je me souviens d’une pharmacienne, sur les hauteurs d’Alger, qui, en 1991, a été «priée» par les Barbus, de laisser la place à son mari car la maison devait être son seul horizon. Les Barbus pensaient sans doute, dans leur ignorance rance, qu’on pouvait vendre des médicaments comme des bombes ! Le mari n’ayant rien d’un pharmacien… Et de toute façon… Malgré la peur au ventre de chaque matin, elle ne céda à aucune pression, à aucune menace – pourtant de plus en plus sévères – et elle était fière en 2001 de montrer sa boutique toujours au service des malades. J’ai connu aussi, en France, au début des années 60, des femmes, les premières à passer le permis de conduire – malgré les sarcasmes – et qui servirent ensuite de modèles.

Les cent une présentes ici ont seulement le mérite d’avoir donné une voix, une écriture, un cri à la vie réelle. Un mérite doublement méritoire car il s’agit de femmes. Et les absentes, les évidentes oubliées ? Loin de l’idée d’un dictionnaire qui arrête la vie, vous ne lisez dans ces pages, qu’un temps qui passe, le mien. Des individualités au croisement de ma propre individualité. Loin de toute hiérarchie ! Bien sûr, on va me reprocher telle ou telle absente incontournable et je peux donner des noms… mais n’ayant aucun lien avec le Japon, vous ne trouverez aucune japonaise… Parmi les oubliées je pense à l’Italienne Chiara Ingrao, à la Guatémaltèque Rigoberta Menchu, à la Péruvienne Arredondo Sybilla, à la Française Elisabeth Badinter, pourtant en bonne place dans ma bibliothèque, à la Mexicaine Angeles Mastretta, et à la philosophe de partout Hannah Arendt. Des zones du monde sont aussi totalement négligées car je ne suis pas allé partout.

Vont-elles se reconnaître celles qui peuvent me lire ? Même si les fragments d’un puzzle, ne disent rien du puzzle, j’ai préféré les fragments. Je les espère significatifs ; en lui-même, le fragment n’autorise pas plus le mensonge que le tableau général, même s’il est un terrain favorable au mensonge par omission !

Si vous pouviez reconstituer l’ensemble, en déceler une vérité heureuse, en faire surgir un champ de coquelicots, alors j’en goûterais mieux mon silence que j’appelle de mes vœux.

25-12-2011 Jean-Paul Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:16

Vivre au pays est un nouveau site internet très bien fait, très actif et qui mêle à la fois informations économiques et culturelles. Un travail de titan. Il y existe une rubrique biographie qui vient de présenter André Laban que nous avons édité deux fois. Voici la présentation faite sur le site. Nous vous encourageons à aller sur le site avec le lien. JPD

http://www.vivreaupays.pro/Professionnels/tabid/63/ProdID/2709/CatID/4/Default.aspx

SAINT ANTONIN NOBLE VAL - QUERCY (82)
LABAN ANDRE "LA PASSION DU BLEU"

André Laban est un pionnier de l’équipe Cousteau, il est aujourd’hui peintre sous-marin de renommée internationale.


Né à Marseille le 19 octobre 1928, il a embarqué en 1952 en tant qu'ingénieur chimiste à bord de la Calypso.
« Je retrouve la solidarité des gens de mer dans le comportement des gens de terre » A. Laban
 
Il a travaillé durant plus de 20 ans avec Jacques-Yves Cousteau.
Dès 1953, il utilisa une caméra sous-marine de télévision pour l'émission "En direct du fond des mers", en eurovision.
En 1955, c'est 'Le Monde du silence Palme d’or au Festival de Cannes de 1956 avec l'étude et la fabrication de caméras de cinéma 35 mm.
De 1956 à 1966, il a été Directeur de l'Office français de recherches sous-marines, d'où provient, par exemple la soucoupe plongeante.
André Laban s'est ensuite lancé dans le tournage des films de la série Odysée de l'équipe Cousteau. Il en coréalisera trois.
En octobre 1965, il a passé trois semaines à 100 mètres de profondeur dans l'Expérience Précontinent 3 au Cap Ferrat. Six hommes y subissent la pression qu’exige cette expérience scientifique menée par l’équipe Cousteau. Première mondiale, aventure comparable par sa hardiesse aux vols habités dans l’espace, elle reste pour André Laban le moment fort de sa vie de technicien des profondeurs.
Chef de cette mission, il jouait dans la maison sous-marine un rôle aux multiples facettes, à la fois scientifique et humain. Il leur arrivait souvent de sortir de cet habitacle d’acier pour visiter les alentours d’eaux glacées, baignés dans une lumière bleu sombre.
C’est à la suite de cette expérience qu’André Laban va éprouver en 1966 le besoin de peindre ses tableaux sous l’eau. Pour retrouver l’ambiance, la palette sourde des couleurs noyées, « avoir » pour reprendre sa formule « le paysage sous les yeux ». Il a commencé alors ses séances, entre 15 et 25 m de fond.
Mais au-delà des huiles, c’est à nouveau avec une caméra qu’il a remporté en 1996 la Palme d’or du festival mondial de l’image sous-marine d’Antibes pour son film « Iris et Oniris ».
André Laban a publié "La Passion du Bleu" ainsi qu'un album de dessins "Des lames de fond au fond de l'âme". "One Man Chauve" sorti en 2007 est un clin d'œil aux photographies humoristiques qu'il a réalisé de 1973 à 1983.
Son dernier film "Neptunia" a remporté le prix de l'humour au festival d'Antibes 2007. Filmé en Méditerranée, un capitaine malheureux croise sous la mer des personnages insolites.
André Laban a élaboré en 2010 un "Dictionnaire des petits mots logiques". Cette nouvelle étymologie des mots est à l'image du Maître, drôle et surprenante. Son dernier ouvrage est intitulé 'On ne radine pas avec l'humour".
Filmographie
 • Iris et Oniris
• L'apprenti alchimiste
• La jeune fille et la mer
• Neptunia
 
Livres
 • La Passion du Bleu
• Des lames de fond au fond de l'âme
• One Man Chauve
• Dictionnaire des petits mots logiques (La Brochure, Angeville, 2010, 78 p, 10€)
•On ne badine pas avec l'humour (La Brochure, Angeville, 2010, 74p, 10€)
 

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog des Editions la Brochure editions.labrochure@nordnet.fr
  • Le blog des Editions la Brochure editions.labrochure@nordnet.fr
  • : Rendre compte de livres publiés et de commentaires à propos de ces livres
  • Contact

Activités de La Brochure

 

La pub sur ce blog n'est bien sûr en aucun cas de mon fait. Le seul bénéficiare financier est l'hébergeur. En conséquence ce blog va servir exclusivement aux productions de La Brochure. Pour les autres infos se reporter sur un autre blog :

 VIE DE LA BROCHURE

 

BON DE COMMANDE EXPRESS en cliquant ICI      

___________________________________________________________

 Les Editions La Brochure publient des livres, des rééditions, des présentations de livres. Ils peuvent être commandés à notre adresse ou demandés dans toutes les librairies (voir liste avec lesquelles nous avons travaillé  ici      ) :

Editions La Brochure, 124 route de Lavit, 82210 ANGEVILLE

Téléphone : 05 63 95 95 30

Adresse mèl :                          editions.labrochure@nordnet.fr

Catalogue de nos éditions :                                       catalogue

Catalogue 2011 :                                                                   ici

Présentation des livres :                                          livres édités

Bon de commande :                                             bon de commande

Nos livres sont disponibles chez tous les libraires

indépendants en dépôt ou sur commande

 

Nouveau blog RENAUD JEAN et LIVRES GRATUITS

Vous pouvez nous demander de recevoir la lettre trimestrielle que nous publions et nous aider avec les 10 euros de la cotisation à notre association. Merci de nous écrire pour toute information. Les Editions La Brochure.      

Articles sur la LGV: seulement sur cet autre blog:

Alternative LGV 82     

 

 

Nouveautés de 2013

 Elections municipales à Montauban (1904-2008) ICI :

Moissac 1935, Cayla assassiné : ICI

Tant de sang ouvrier dans le nitrate chilien ICI  

Révolution/contre-révolution le cas du 10 mai 1790 à Montauban ICI

 ADÍOS GUERRILLERO  ici

J’ai vu mourir sa LGV ici

Derniers titres :

Portraits de 101 femmes pour 20 euros. ici

Karl Marx, sur Bolivar ici

Ducoudray-Holstein Histoire de Bolivar ici

Jean-Pierre Frutos, Refondation de l’école ici

Jean Jaurès : Articles de 1906 dans La Dépêche et dans l’Humanité ici

Recherche