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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 15:48

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 158 pages, format A5, 15 euros, ISBN : 978-2-917154-87-8

En rééditant le court texte de Marx où il présente Simon Bolivar nous avons souhaité l’accompagner des diverses interprétations auxquelles l'action de cet homme a donné lieu.

De Mussolini à Franco en passant par Chavez et tant d’autres, les combats de Bolivar ont été mis à toutes les sauces. Après Washington pour le Nord, Bolivar pour le Sud ? Deux libérateurs du continent américain ? Sauf que Washington a gagné avec l’appui des Français et Bolivar avec celui des Anglais. Dans les deux cas, un appui extérieur qu’il n’est pas bon de rappeler pour la gloire des deux militaires. Et pourtant…

Bolivar a laissé une œuvre inachevée que la gauche latino-américaine doit reprendre ? Un Bolivar qui aurait eu comme adversaire inévitable les USA, pourtant très heureux de voir les Espagnols chassés de « leur » continent ?

Qu’est-ce que la liberté en 1815 ? La liberté des Bourgeois contre les féodaux ? Marx plaide pour une autre révolution, celle de la classe ouvrière qui est enfantée par la Bourgeoisie comme la Féodalité a enfanté la dite Bourgeoisie. Pour Marx, le cas Bolivar le renvoie à cette vision du futur explicité dans Luttes des classes en France :

« La révolution sociale du XIXème siècle ne peut pas tirer sa poésie du passé, mais seulement de l’avenir. Elle ne peut pas commencer avec elle-même avant d’avoir liquidé complètement toute superstition à l’égard du passé. Les révolutions antérieures avaient besoin de réminiscences historiques pour se dissimuler à elles-mêmes leur propre contenu. La révolution sociale du XIXème siècle doit laisser les morts enterrer leurs morts pour réaliser son propre objet. Autrefois la phrase débordait le contenu, maintenant [avec la révolution sociale], c’est le contenu qui déborde la phrase. »

 Que dirait Marx quand aujourd’hui encore la révolution sociale prétend s’appuyer sur des réminiscences historiques ? Quand la phrase "révolutionnaire" déborde si souvent le contenu ! La vision de Marx est toujours une vision historique CONTRE toutes les visions abstraites qui traitent de la liberté, de la guerre, de la dictature etc. comme des entités en soi. La révolution elle-même ne peut pas être entendue comme la répétition des révolutions passées. Pourquoi ? Parce qu’avant celle de la classe ouvrière la révolution se faisait pour des intérêts particuliers qui devaient être masqués sous le voile de l’intérêt général. Avec la révolution sociale, la classe ouvrière ouvre l’ère d’une révolution qui en faisant le bien pour le travail ouvrier fait le bien pour toute la société. La guerre contre les illusions qui pouvaient être néfastes en 1789 quand il fallait trouver tous les moyens pour en finir avec l’aristocratie, devient une guerre salutaire pour construire l’avenir. Bolivar devient sous la plume de Marx, l’archétype de l’illusion néfaste !

Si je partage ce point de vue de Marx, je conteste le suivant qui lui fait penser qu’à construire un Etat impossible, Bolivar aurait joué la comédie du pouvoir, à l’heure où l’Etat est sans avenir. Pour Marx l’heure est à l’internationalisme –une des forces de la classe ouvrière – et Bolivar aurait pu trouver grâce à ses yeux puisqu’il veut construire un vaste Etat contre les divisions nationalistes de l’Hispano-Amérique. En fait Marx est enfermé dans sa propre théorie juste économiquement, mais bancale politiquement. Oui, le capital s’est internationalisé et a pris les commandes sur toute la planète mais la révolution ne pouvait faire de même !

Contre Bolivar, les nationalismes de l’Hispano-Amérique vont fleurir et qui peut s’en étonner quand on pense à l’écart entre le paysan des Andes péruviennes et celui des llanos vénézuéliens. Aujourd’hui encore, contre toute attente, les Nations Unis enregistrent un nombre toujours plus grand d’Etats ! Si ces Etats s’appuient parfois sur des replis nationalistes, ce n’est pas toujours le cas et le démantèlement de l’URSS est source d’interrogations.

Le cas de Bolivar continue et continuera d’être source de réflexions… pour qui veut faire reculer le mythe au profit de l’histoire. Aujourd’hui, il arrive souvent qu’au nom des transformations technologiques on veuille effacer l’histoire et au nom du libéralisme, effacer la société, mais dans les deux cas, c’est peine perdue. L’histoire humaine revient par la fenêtre quand on la chasse par la porte.

J-P Damaggio

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 17:05

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66 pages, 5 euros, format A5, brochure

Les promoteurs et concepteurs de la ligne à grande vitesse n'ont que faire de la vie sur le tracé. Alors pour les éclairer à la vitesse d'une tortue...

JP Damaggio

 

 

Sommaire :

 Dunes : Le pont romain, Pont du Diable ?

Donzac : La sociabilité des cornières

Saint-Loup : L’astronome Perrotin (1845-1904)

Saint-Cirice : La cloche d’une église (1523)

Auvillar : Marcabrun, un des premiers troubadours

Saint-Michel : Une église phénoménale

Merles : Le chêne de Henri IV

Le Pin : Le Château Saint Roch

Saint-Nicolas : La voiture Cadillac n’est pas pour Vitalis

Caumont : La Blonde d’Aquitaine

Castelmayran : Une merveille du futur ?

Angeville : Un nom de rêve

Saint-Aignan : Le royaume du peuplier

Castelferrus : Tour de l’horloge extraordinaire

Garganvillar : Une merveille d’instituteur

Cordes-Tolosannes : Belleperche

Castelsarrasin : L’usine inoubliable

Saint-Porquier : La beauté du canal latéral

Escatalens : Plaine, ma plaine…

La Villedieu du Temple : A l’heure des oiseleurs

Lacourt Saint-Pierre : Un lavoir sur le canal

Montbeton : Adeline Lombrail (1858-1891)

Bressols : Pigeonnier comme patrimoine

Montauban : Une gare historique

Labastide-Saint-Pierre : Le plaisir de l’histoire

Montbartier : Grand Sud Logistique

Campsas : Etienne Salers, l’art du vin

Canals : Une héroïne de la Résistance

Fabas : Un sénateur-maire

Grisolles : Le génie de la fabrication des balais

Pompignan : Le château de la famille Pompignan

Dieupentale : L’amour pour une gare

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 17:33

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En ce 8 mars 2013 nous avons eu une pensée active pour Judith Cladel pour l'année de son 140 anniversaire. En publiant son premier livre sous forme de brochure nous pouvons la lire enfin.

Pour ce portrait du poète Rollinat Maurice (1846-1903), la jeune Judith Cladel (1873-1958) s’appuie sur des souvenirs d’enfance.

Elle témoigne d’une époque fin de siècle quand le satanisme, les névroses occupaient des esprits qui avaient osé s’affranchir de la tutelle religieuse.

 Rollinat, en pleine gloire parisienne décida de revenir vers sa Creuse natale où il avait acquis le prénom de Maurice sur demande de George Sand. Rollinat devient alors le poète des paysans.

 Grâce à Judith Cladel le personnage lui-même se fait œuvre !

Les deux études complémentaires donnent deux visions contradictoires du personnage.

La  brochure : 50 pages, 5 euros.

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 21:11

 

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Brochure de 50 pages, 5 euros.

Voici Razoua vu par un anti-communard

Le pilori des communeux Henry Morel 1871

 RAZOUA

Tony Révillon, flânant au café de Madrid, découvrit un jour dans un coin de la petite salle réservée au « monde littéraire » ... un homme caché par l'abondante fumée produite par la pipe, qu'il fumait lentement.

Ce personnage mystérieux était de taille moyenne. On devinait à ses brusques façons qu'il avait été militaire ; son teint bruni, ses cheveux en brosse, sa longue barbe, indiquaient aux regards de l'observateur qu'il avait servi dans les régiments d'Afrique.

C'était Eugène Razoua.

Révillon causa quelques instants avec ce soldat. Les mots de révolution, socialisme, république, dont celui-ci émaillait ses discours, lui valurent l'amitié du chroniqueur de la Petite Presse.

Le journalisme est une chose contagieuse. La fréquentation continuelle des gens de lettres dont Tony-Révillon était entouré donnèrent au spahi retraité, la pensée de prendre la plume pour livrer à la publicité ses impressions et souvenirs (1).

C'est alors qu'il publia à la librairie Achille Faure un superbe volume, à couverture rouge, sous le titre de Souvenirs d'un spahi.

Ce volume, tiré à quinze cents exemplaires, quatorze cent vingt de trop, disait l'éditeur, éleva Razoua au rang des habitués du café de Madrid, son domicile régulier.

Chaque jour, de quatre à sept heures, l'auteur des Souvenirs d'un spahi venait s'asseoir dans la petite salle réservée, faisant de la politique avec Delescluze, Ranc, Révillon, etc, etc., s'interrompant de cinq minutes en cinq minutes pour absorber lentement une gorgée d'absinthe savamment préparée.

En 1867, Razoua publia dans le Pilori de Victor .Noir quelques articles violents, parmi lesquels nous citerons l'Homme aux quatre femmes.

Puis Delescluze le prit avec lui au Réveil, où il affirma ses opinions révolutionnaires.

Au mois de février enfin, l'élève surpassant le maître, Eugène Razoua fut élu membre de l'Assemblée nationale par les électeurs de Paris, qui n'accordèrent à Réveillon qu'un nombre de voix insuffisant.

Après avoir siégé, sans bruit, aux séances de Bordeaux, Razoua donna sa démission de député pour accepter, à l'instar de son ami Delescluze, le mandat de conseiller communal.

Le rôle de Razoua sous la Commune est presque un rôle de comparse.

Nommé gouverneur de l'Ecole-Militaire, il invita ses amis à déjeûner et à dîner à l'hôtel du Champ-de-Mars, où il leur fit servir les mets les plus exquis par des valets en habit noir, gants et cravate blanche.

C'est là ce qu'il fit de plus marquant, je crois.

Toutefois, les hautes fonctions que remplit l'ex-spahi ne lui firent pas rompre ses vieilles habitudes avec le café de Madrid.

Il y vint chaque jour, comme à son ordinaire ; seulement il y vint à cheval et suivi d'une ordonnance qui, pendant une, deux, quelque fois trois heures, gardait sa monture. Malheureuse ordonnance !

 

(1) Note JPD. Dès 1863 La Petite revue publie :

UN SPAHIS. — Tour à tour marin et spahis, après avoir fait le tour du monde et séjourné dix ans en Afrique, Ernest Razoua est venu planter sa tente à Paris, jeune encore. Il a publié sous ce pseudonyme, et sous son nom au Jockey, une série d articles militaires très-originale et fort remarquée. (Dans le numéro suivant la revue rectifiera : Eugène Razoua)

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 18:30

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Ducoudray-Holstein est un militaire atypique !

     Acteur de la Révolution française, il se retrouve à Caracas.

     Il quittera les armes pour devenir professeur !

     Et qui plus est, professeur de piano.

     Aussi son livre est atypique !

     Il est écrit en anglais, du vivant de Bolivar en 1828.

     Il a été traduit en français et complété en 1831.

     Il sera traduit en espagnol seulement en 2010 !

     Il est absent des bibliographies.

     Or il sert de base à la bio de Bolivar présentée par Marx !

     En fait ce texte descend Bolivar de son piédestal !

     Cependant ce n’est pas un pamphlet mais une étude.

     A l’heure du « bolivarisme » il mérite le détour.

     Pour réfléchir y compris au culte de la personnalité.

     En Amérique latine on dirait plutôt au caudillo !

 

Ci-dessus le dos de couverture du livre : 212 pages, 15 euros, ISBN : 978-2-917154-86-1

 Il était indispensable de rééditer ce livre avant de reprendre et commenter le texte de Marx sur Bolivar. A suivre.

Ci-dessous la présentation de l'auteur. 

 Ducoudray-Holstein effacé de l’histoire

 Henri Louis Ducoudray Holstein (Heinrich Ludwig Villaume) est né en Allemagne le 23 septembre 1772 (ou en 1763 disent d’autres sources), à Holstein, colonie allemande, disputée pendant les années 1800 entre Autriche, Prusse et Danemark. Son père Peter Villaume (1746-1825) serait un réfugié français protestant.

 Avec son livre “Mémoires de Gilbert M. Lafayette”, nous apprenons qu’il s’est fait passer pour un noble danois sous le nom de Baron Peter Feldmann, pour aider Lafayette à s’échapper de la prison d’Olmutz en Autriche.

En 1793 il rentre dans l’armée de Napoléon. En 1811, il est dans l’état-major du militaire français Etienne Jacques MacDonald. En 1813 il est fait prisonnier par les Espagnols à Cádiz mais deux mois après grâce à l’aide d’un officiel espagnol et d’amis mexicains il part pour Philadelphie où on lui refuse l’entre dans l’armée des USA..

Il embarque alors pour Cartagena, Nouvelle Grenade (Colombie actuelle), où il devient commandant du fort de Boca Chica. Il raconte cette partie de sa vie qui l’unit à celle de Bolivar jusqu’en 1816 quand il demande de quitter cette armée.

Il s’installe à Los Cayos, Haití puis à Curazao, avec son épouse originaire de Nouvelle Grenade, Maria del Carmen Gravette (1800 - 1855 Albany, NY) où il devient professeur de piano. Il a eu deux enfants.

Sa passion militaire n’était cependant pas éteinte. A la fin de 1821 il est incité à participer à la révolution à Puerto-Rico. Il refuse puis finalement accepte. Il constitue sa troupe aux USA et en route vers Puerto Rico il est obligé à cause d’une tempête de se réfugier à Curazao. Mais l’ile est neutre aussi il est arrêté et condamnée à mort mais gracié par le roi de Hollande.

En 1823 il peut s’installer avec son épouse à New-York puis à Albany, où il devient professeur de lettres modernes. En 1824 il va recevoir son ami Lafayette. Il se met à écrire des textes en français et il édite même un journal : le Zodiac. C’est à Boston qu’en 1828 est publié son livre sur Bolivar et les guerres d’indépendance puis en 1834, celui sur Lafayette.

Il est mort en 1839.

 Dans le livre Simon Bolivar, le Libertador de Gilette Saurat publié chez Grasset, il y a une importante bibliographie mais pas le livre de Ducoudray sur Bolivar et dans le livre lui-même y compris à un moment clef, quand Bolivar prend le commandement en chef à Haïti, la biographe ne mentionne pas la présence pourtant importante de Ducoudray.

 J’en ai déduit alors que le livre de Ducoudray n’existait pas en français. Par bonheur, l’ami René Merle m’a donné la version en anglais du texte de Marx sur Bolivar qui lui mentionne, avec titre en français, le livre de Ducoudray.

 Sa lecture m’a incité à rééditer au moins le premier tome.

Ce travail n’est pas un pamphlet contre Bolivar mais bien une étude colossale, avec certes quelques erreurs factuelles mais pas sur le fond.

31-01-2013 Jean-Paul Damaggio

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 16:03

 

frutos blog

En choisissant « Le maître » comme titre de sa chronique, Michel Veyres a ainsi pointé ce qui fait le cœur du livre et qui peut renvoyer à de la nostalgie, celle de l’école de la république dont les mérites avaient aussi des limites. Et qui plus est, Michel Veyres termine également d'un mot très juste  "la passion" de Jean-Pierre Frutos pour son métier. JPD

 Le maître

Jean-Pierre FRUTOS, instituteur à Montauban comme l'indique le sous-titre de son ouvrage (1), préféré à celui de « professeur des écoles » est arrivé non loin du terme de sa carrière. Un choix du mot qui n'est pas sans signification quant au sens et qui a toute sa résonance à travers ce journal d'une année de classe. A travers ce dernier, nous sommes invités à tenir compagnie, à participer à la vie de l'entité classe, à celle de l'école, à partager le questionnement de l'auteur.

Voici donc un certain nombre de réflexions au-delà de la mise en bouche provocatrice, jaillie de l'arc de la pensée tendue : sur l'individualisme, la chose publique (« en pleine implosion), sur la nouvelle féodalité, l'identité, la culture, le naufrage de l'école républicaine qui nous conduit à ce « nous sommes tous responsables » (vraiment ?). Mais ce sont aussi le savoir, un projet de société commune des pays du sud autour de la Méditerranée (l'auteur est fils de réfugié espagnol de la guerre franquiste),... la dette souveraine à laquelle répond « l'emprunt et la dette ne sont- ils pas à la base du mouvement économique ? ».

Et puis, il y a des responsables comme « ces néo-seigneurs féodaux... uniquement animés par la quête éternelle du profit », les enfants de familles modestes placés dans les écoles privées, révélateurs « d'une suspicion à l'encontre de la chose publique »... « La chose publique », préoccupation lancinante de notre enseignant. Après une éruption non exhaustive de questions vient le journal de l'année : la quotidienneté des tâches, des observations, donne à penser sur les enfants turbulents, l'institution, les parents, le travail... L'objectif (« l'enfant au centre du dispositif ») donne lieu à discussion, après chahut l'annulation de l'atelier d'art dramatique pose question. Un problème récurrent, c'est le bruit : « un rien et c'est l'explosion sonore ». Mais peut-on enseigner dans le vacarme, le chahut ?

La vie de la classe, de l'école, du quartier est en lien avec ce qui se passe ailleurs : celui-ci est large et embrasse le monde (la dette grecque, l'affaire Karachi, la Libye...) sans oublier le fonctionnement administratif, les évaluations, le programme cité à titre d'exemple en ses différentes matières... Concentrer les élèves, l'unité classe sur son travail n'est pas chose facile.

Cependant il y a des satisfactions à découvrir même si la République d'aujourd'hui s'avère de plus en plus frileuse Il est un lien qui apparaît très fort : école et république. N'y a- t-il pas alors la nécessité d'une refondation comme le laisse entendre le titre : une république de progrès avec une école porteuse d'avenir ?

Jean-Pierre FRUTOS nous offre là, à travers ce témoignage, un ouvrage original : celui du vécu au long de l'année d'un instituteur soucieux de la chose publique. Avec passion Un maître et ses élèves, au bout l'école...

Michel VEYRES

(1) « Refondation : école ou société ? Journal 2011-2012 d'un instituteur à Montauban » Essai de Jean-Pierre FRUTOS — Ed. La Brochure — 2012 (276 p. — 20 euros)

Jean-Pierre Frutos

Refondation : école ou société ? Journal 2011-2012 d'un instituteur à Montauban

 

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 15:29

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270 pages, format A5, 20 euros

Le livre de Jean-Pierre Frutos

 Ce livre, comme l’indique le sous-titre est un journal écrit presque au jour le jour qui évoque surtout sa vie professionnelle avec quelques clins d’œil à l’actualité. Le risque du journal c’est de se perdre dans un détail que le temps va effacer. L’avantage c’est la spontanéité de ce temps arrêté.

Jean-Pierre Frutos a accepté de jouer le jeu de la sincérité et même si, comme chacun le sait, on ne peut pas tout écrire, le portrait qu’il nous trace de la vie scolaire dans son école est d’une grande importance.

Je viens d’apprendre que dans la cantine de mon petit-fils la surveillance vient d’être assurée par un policier municipal. Je n’en suis pas étonné en lisant le livre de Jean-Pierre. Les autorités laissent pourrir les situations et quand il est trop tard on fait appel à la police dont la peur de l’uniforme ne jouera qu’un temps.

Il me semble qu’à travers la question de l’école il serait tant, pour chercher des solutions, de faire face aux évolutions qui vont de l’effet télévision, à l’effet crise sociale, de l’effet angoisses personnelles à l’effet angoisses générales.

Voici ma postface au livre :

 Jean-Pierre Frutos a déjà travaillé tant de formes d’écriture qu’il sait parfaitement que même un « journal » c’est une part de fiction. Pourtant, si l’école qu’il nous présente est surtout la sienne (dans le même contexte j’aurais écrit un tout autre livre), elle nous dit plus que son face à face personnel avec le métier d’enseigner.

Son témoignage sortant des sentiers battus, des propos convenus, des dogmes en place à droite ou à gauche, a une valeur générale, humaine, exceptionnelle même.

Fait de sincérité, il oscille entre une école rêvée et une école réelle, et la distance est de plus en plus immense de la coupe aux lèvres.

 Mon métier d’instit m’a conduit dans des dizaines et des dizaines d’écoles, me révélant chaque fois davantage, que l’école « centralisée » française, n’est qu’un mythe commode. Dans cette diversité qui tient à la vie de chacun (enfants, école, village etc.), attention aux classifications sociologiques entre école rurale et école urbaine, entre école en milieu difficile et école de quartier plus riche. Dans une maternelle de Montauban, depuis des décennies, quand les enfants sont au bac à sable (y sont-ils encore ?) ils passent du sable, et c’est du « fin-doux ». Le terme passe, des uns aux autres et ça constitue une tradition.

 J’ai beaucoup aimé un instit, Jean Pralong qui avait une classe de CM1-CM2, car ainsi, à la rentrée de septembre, il n’avait pas besoin d’expliquer aux nouveaux sa façon de travailler, les élèves de l’année d’avant s’en chargeant au quotidien. Pour dire qu’une école c’est une histoire authentique… mais, à lire ce journal, j’ai l’impression que j’arrive sur une autre planète.

 Et sur cette planète, l’école est le meilleur des sismographes pour comprendre le monde, surtout que le journal n’est pas « scolaire » mais mêle (inévitablement pour tout enseignant ayant à cœur son métier) vie sociale, locale, nationale et même internationale. Si l’école primaire marque le récit de son empreinte, à chaque page nous sentons poindre une société portée par la douleur, en quête de solutions, et partant parfois à la dérive. Que le ministre lise ce livre et peut-être, saisi par la modestie, conviendra-t-il qu’il est temps de quitter les grandes déclarations…

 Pour corser l’aventure, il a fallu que l’école soit proche d’une tuerie sans nom, qui a marqué l’actualité nationale. Cette proximité avec une caserne fait le quotidien des enseignants de cette école construite autrefois en école annexe de l’Ecole normale, mais là un beau matin, ce fut l’exceptionnel. Alors la vie dans tout ça…

 Pour calmer l’émotion du lecteur, il y a, dans le texte, des pauses, avec le temps des évaluations - autrefois on disait, compositions - mais l’emprise étasunienne est là aussi telle, que le projet d’école vient effacer l’école comme projet social. Jean-Paul Damaggio

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 15:26

livre sur le chili blog

Le Chili du Nord, 27 septembre-24 octobre 2012, 160 pages, 35 pages couleur.

10 euros (port compris) pour toute commande directe à la maison d’édition. 15 euros en librairie.

ISBN : 9782917154847

 Une partie du contenu du livre est accessible sur ce blog mais l’ouvrage permet, au jour le jour, de saisir l’ensemble du carnet de voyage.

Santiago, Arica, Putre, Iquique, Humberstone, San Pedro d’Atacama, Valparaiso, Isla Negra, Quitay, autant de lieux visités grâce à des escales de cinq jours par ville-étape.

 

Au « guide » de voyage s’ajoute des compléments d’informations plus généraux sur la vie chilienne. 

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 20:46

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Nouvelle brochure :

 

Pour ce travail autour de l’hôtel Marceillac de Castelsarrasin, les Editions La Brochure n’ont servi que d’appui technique pour l’impression. La préparation et la maquette ont été réalisées par l’Association de Sauvegarde du Patrimoine de Castelsarrasin et les services des archives départementales avec le soutien financier des institutions dont la mairie de la ville.

Sur papier luxe, tout en couleur, format 21/11, 24 pages, 2 euros, ISBN 978-2-917154-83-0

 

La raison de ce travail repose sur un élément surprenant pour le Sud-Ouest, la présence d’un style art nouveau voulu la le propriétaire, quand il y a cent ans, après un séjour à Vienne, il fit construire cet hôtel.

 

Et comme l’hôtel est resté dans la famille, une famille qui a décidé de rester fidèle à l’initiateur de cette richesse artistique, nous avons donc la surprise encore en 2012 de pousser la porte d’une demeure fabuleuse. J-P Damaggio

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 14:38

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Après avoir réfléchi au refrain bizarre de la chanson du bouvier : a-e-i-o-u, ce qui l’avait conduit en terres cathares, Alain Mariet offre son témoignage sur la fonction des quatre religions monothéistes. En 28 pages il résume les dites religions, il ne méconnaît pas leur fonction de consolation, il pense cependant que par le dialogue on peut échapper à l’enfermement qu’elles produisent.

Il y a vingt ans, cette brochure ne serait sans doute pas née sous sa plume mais nous assistons à une offensive des religions – dans leurs différences – qui incite à réagir.

Alain Mariet montre clairement que sans être un connaisseur de tous les textes religieux, il a cherché à comprendre les liens et différences existantes entre elles.

Pour le christianisme il n’entre pas cependant dans l’écart entre catholiques et protestants, de même qu’il ne cherche pas à analyser les extrémistes de chaque camp : « de plus je ne prendrais pas en compte les expressions intégristes de ces religions. Elles sont totalitaires et extrémistes, irrationnelles et anachroniques, incompatibles avec les réalités du XXIe siècle. »

Il s’agit donc d’interroger le fait religieux en lui-même.

28 pages, 4 euros, format A5, port comppris

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