Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 17:33

                                                 couv-rollinat.jpg

En ce 8 mars 2013 nous avons eu une pensée active pour Judith Cladel pour l'année de son 140 anniversaire. En publiant son premier livre sous forme de brochure nous pouvons la lire enfin.

Pour ce portrait du poète Rollinat Maurice (1846-1903), la jeune Judith Cladel (1873-1958) s’appuie sur des souvenirs d’enfance.

Elle témoigne d’une époque fin de siècle quand le satanisme, les névroses occupaient des esprits qui avaient osé s’affranchir de la tutelle religieuse.

 Rollinat, en pleine gloire parisienne décida de revenir vers sa Creuse natale où il avait acquis le prénom de Maurice sur demande de George Sand. Rollinat devient alors le poète des paysans.

 Grâce à Judith Cladel le personnage lui-même se fait œuvre !

Les deux études complémentaires donnent deux visions contradictoires du personnage.

La  brochure : 50 pages, 5 euros.

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 21:11

 

hommage-razoua-blog.jpg

Brochure de 50 pages, 5 euros.

Voici Razoua vu par un anti-communard

Le pilori des communeux Henry Morel 1871

 RAZOUA

Tony Révillon, flânant au café de Madrid, découvrit un jour dans un coin de la petite salle réservée au « monde littéraire » ... un homme caché par l'abondante fumée produite par la pipe, qu'il fumait lentement.

Ce personnage mystérieux était de taille moyenne. On devinait à ses brusques façons qu'il avait été militaire ; son teint bruni, ses cheveux en brosse, sa longue barbe, indiquaient aux regards de l'observateur qu'il avait servi dans les régiments d'Afrique.

C'était Eugène Razoua.

Révillon causa quelques instants avec ce soldat. Les mots de révolution, socialisme, république, dont celui-ci émaillait ses discours, lui valurent l'amitié du chroniqueur de la Petite Presse.

Le journalisme est une chose contagieuse. La fréquentation continuelle des gens de lettres dont Tony-Révillon était entouré donnèrent au spahi retraité, la pensée de prendre la plume pour livrer à la publicité ses impressions et souvenirs (1).

C'est alors qu'il publia à la librairie Achille Faure un superbe volume, à couverture rouge, sous le titre de Souvenirs d'un spahi.

Ce volume, tiré à quinze cents exemplaires, quatorze cent vingt de trop, disait l'éditeur, éleva Razoua au rang des habitués du café de Madrid, son domicile régulier.

Chaque jour, de quatre à sept heures, l'auteur des Souvenirs d'un spahi venait s'asseoir dans la petite salle réservée, faisant de la politique avec Delescluze, Ranc, Révillon, etc, etc., s'interrompant de cinq minutes en cinq minutes pour absorber lentement une gorgée d'absinthe savamment préparée.

En 1867, Razoua publia dans le Pilori de Victor .Noir quelques articles violents, parmi lesquels nous citerons l'Homme aux quatre femmes.

Puis Delescluze le prit avec lui au Réveil, où il affirma ses opinions révolutionnaires.

Au mois de février enfin, l'élève surpassant le maître, Eugène Razoua fut élu membre de l'Assemblée nationale par les électeurs de Paris, qui n'accordèrent à Réveillon qu'un nombre de voix insuffisant.

Après avoir siégé, sans bruit, aux séances de Bordeaux, Razoua donna sa démission de député pour accepter, à l'instar de son ami Delescluze, le mandat de conseiller communal.

Le rôle de Razoua sous la Commune est presque un rôle de comparse.

Nommé gouverneur de l'Ecole-Militaire, il invita ses amis à déjeûner et à dîner à l'hôtel du Champ-de-Mars, où il leur fit servir les mets les plus exquis par des valets en habit noir, gants et cravate blanche.

C'est là ce qu'il fit de plus marquant, je crois.

Toutefois, les hautes fonctions que remplit l'ex-spahi ne lui firent pas rompre ses vieilles habitudes avec le café de Madrid.

Il y vint chaque jour, comme à son ordinaire ; seulement il y vint à cheval et suivi d'une ordonnance qui, pendant une, deux, quelque fois trois heures, gardait sa monture. Malheureuse ordonnance !

 

(1) Note JPD. Dès 1863 La Petite revue publie :

UN SPAHIS. — Tour à tour marin et spahis, après avoir fait le tour du monde et séjourné dix ans en Afrique, Ernest Razoua est venu planter sa tente à Paris, jeune encore. Il a publié sous ce pseudonyme, et sous son nom au Jockey, une série d articles militaires très-originale et fort remarquée. (Dans le numéro suivant la revue rectifiera : Eugène Razoua)

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 18:30

couv-ducoudrayjpg.jpg

Ducoudray-Holstein est un militaire atypique !

     Acteur de la Révolution française, il se retrouve à Caracas.

     Il quittera les armes pour devenir professeur !

     Et qui plus est, professeur de piano.

     Aussi son livre est atypique !

     Il est écrit en anglais, du vivant de Bolivar en 1828.

     Il a été traduit en français et complété en 1831.

     Il sera traduit en espagnol seulement en 2010 !

     Il est absent des bibliographies.

     Or il sert de base à la bio de Bolivar présentée par Marx !

     En fait ce texte descend Bolivar de son piédestal !

     Cependant ce n’est pas un pamphlet mais une étude.

     A l’heure du « bolivarisme » il mérite le détour.

     Pour réfléchir y compris au culte de la personnalité.

     En Amérique latine on dirait plutôt au caudillo !

 

Ci-dessus le dos de couverture du livre : 212 pages, 15 euros, ISBN : 978-2-917154-86-1

 Il était indispensable de rééditer ce livre avant de reprendre et commenter le texte de Marx sur Bolivar. A suivre.

Ci-dessous la présentation de l'auteur. 

 Ducoudray-Holstein effacé de l’histoire

 Henri Louis Ducoudray Holstein (Heinrich Ludwig Villaume) est né en Allemagne le 23 septembre 1772 (ou en 1763 disent d’autres sources), à Holstein, colonie allemande, disputée pendant les années 1800 entre Autriche, Prusse et Danemark. Son père Peter Villaume (1746-1825) serait un réfugié français protestant.

 Avec son livre “Mémoires de Gilbert M. Lafayette”, nous apprenons qu’il s’est fait passer pour un noble danois sous le nom de Baron Peter Feldmann, pour aider Lafayette à s’échapper de la prison d’Olmutz en Autriche.

En 1793 il rentre dans l’armée de Napoléon. En 1811, il est dans l’état-major du militaire français Etienne Jacques MacDonald. En 1813 il est fait prisonnier par les Espagnols à Cádiz mais deux mois après grâce à l’aide d’un officiel espagnol et d’amis mexicains il part pour Philadelphie où on lui refuse l’entre dans l’armée des USA..

Il embarque alors pour Cartagena, Nouvelle Grenade (Colombie actuelle), où il devient commandant du fort de Boca Chica. Il raconte cette partie de sa vie qui l’unit à celle de Bolivar jusqu’en 1816 quand il demande de quitter cette armée.

Il s’installe à Los Cayos, Haití puis à Curazao, avec son épouse originaire de Nouvelle Grenade, Maria del Carmen Gravette (1800 - 1855 Albany, NY) où il devient professeur de piano. Il a eu deux enfants.

Sa passion militaire n’était cependant pas éteinte. A la fin de 1821 il est incité à participer à la révolution à Puerto-Rico. Il refuse puis finalement accepte. Il constitue sa troupe aux USA et en route vers Puerto Rico il est obligé à cause d’une tempête de se réfugier à Curazao. Mais l’ile est neutre aussi il est arrêté et condamnée à mort mais gracié par le roi de Hollande.

En 1823 il peut s’installer avec son épouse à New-York puis à Albany, où il devient professeur de lettres modernes. En 1824 il va recevoir son ami Lafayette. Il se met à écrire des textes en français et il édite même un journal : le Zodiac. C’est à Boston qu’en 1828 est publié son livre sur Bolivar et les guerres d’indépendance puis en 1834, celui sur Lafayette.

Il est mort en 1839.

 Dans le livre Simon Bolivar, le Libertador de Gilette Saurat publié chez Grasset, il y a une importante bibliographie mais pas le livre de Ducoudray sur Bolivar et dans le livre lui-même y compris à un moment clef, quand Bolivar prend le commandement en chef à Haïti, la biographe ne mentionne pas la présence pourtant importante de Ducoudray.

 J’en ai déduit alors que le livre de Ducoudray n’existait pas en français. Par bonheur, l’ami René Merle m’a donné la version en anglais du texte de Marx sur Bolivar qui lui mentionne, avec titre en français, le livre de Ducoudray.

 Sa lecture m’a incité à rééditer au moins le premier tome.

Ce travail n’est pas un pamphlet contre Bolivar mais bien une étude colossale, avec certes quelques erreurs factuelles mais pas sur le fond.

31-01-2013 Jean-Paul Damaggio

 

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 16:03

 

frutos blog

En choisissant « Le maître » comme titre de sa chronique, Michel Veyres a ainsi pointé ce qui fait le cœur du livre et qui peut renvoyer à de la nostalgie, celle de l’école de la république dont les mérites avaient aussi des limites. Et qui plus est, Michel Veyres termine également d'un mot très juste  "la passion" de Jean-Pierre Frutos pour son métier. JPD

 Le maître

Jean-Pierre FRUTOS, instituteur à Montauban comme l'indique le sous-titre de son ouvrage (1), préféré à celui de « professeur des écoles » est arrivé non loin du terme de sa carrière. Un choix du mot qui n'est pas sans signification quant au sens et qui a toute sa résonance à travers ce journal d'une année de classe. A travers ce dernier, nous sommes invités à tenir compagnie, à participer à la vie de l'entité classe, à celle de l'école, à partager le questionnement de l'auteur.

Voici donc un certain nombre de réflexions au-delà de la mise en bouche provocatrice, jaillie de l'arc de la pensée tendue : sur l'individualisme, la chose publique (« en pleine implosion), sur la nouvelle féodalité, l'identité, la culture, le naufrage de l'école républicaine qui nous conduit à ce « nous sommes tous responsables » (vraiment ?). Mais ce sont aussi le savoir, un projet de société commune des pays du sud autour de la Méditerranée (l'auteur est fils de réfugié espagnol de la guerre franquiste),... la dette souveraine à laquelle répond « l'emprunt et la dette ne sont- ils pas à la base du mouvement économique ? ».

Et puis, il y a des responsables comme « ces néo-seigneurs féodaux... uniquement animés par la quête éternelle du profit », les enfants de familles modestes placés dans les écoles privées, révélateurs « d'une suspicion à l'encontre de la chose publique »... « La chose publique », préoccupation lancinante de notre enseignant. Après une éruption non exhaustive de questions vient le journal de l'année : la quotidienneté des tâches, des observations, donne à penser sur les enfants turbulents, l'institution, les parents, le travail... L'objectif (« l'enfant au centre du dispositif ») donne lieu à discussion, après chahut l'annulation de l'atelier d'art dramatique pose question. Un problème récurrent, c'est le bruit : « un rien et c'est l'explosion sonore ». Mais peut-on enseigner dans le vacarme, le chahut ?

La vie de la classe, de l'école, du quartier est en lien avec ce qui se passe ailleurs : celui-ci est large et embrasse le monde (la dette grecque, l'affaire Karachi, la Libye...) sans oublier le fonctionnement administratif, les évaluations, le programme cité à titre d'exemple en ses différentes matières... Concentrer les élèves, l'unité classe sur son travail n'est pas chose facile.

Cependant il y a des satisfactions à découvrir même si la République d'aujourd'hui s'avère de plus en plus frileuse Il est un lien qui apparaît très fort : école et république. N'y a- t-il pas alors la nécessité d'une refondation comme le laisse entendre le titre : une république de progrès avec une école porteuse d'avenir ?

Jean-Pierre FRUTOS nous offre là, à travers ce témoignage, un ouvrage original : celui du vécu au long de l'année d'un instituteur soucieux de la chose publique. Avec passion Un maître et ses élèves, au bout l'école...

Michel VEYRES

(1) « Refondation : école ou société ? Journal 2011-2012 d'un instituteur à Montauban » Essai de Jean-Pierre FRUTOS — Ed. La Brochure — 2012 (276 p. — 20 euros)

Jean-Pierre Frutos

Refondation : école ou société ? Journal 2011-2012 d'un instituteur à Montauban

 

 

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 15:29

frutos-blog.jpg

270 pages, format A5, 20 euros

Le livre de Jean-Pierre Frutos

 Ce livre, comme l’indique le sous-titre est un journal écrit presque au jour le jour qui évoque surtout sa vie professionnelle avec quelques clins d’œil à l’actualité. Le risque du journal c’est de se perdre dans un détail que le temps va effacer. L’avantage c’est la spontanéité de ce temps arrêté.

Jean-Pierre Frutos a accepté de jouer le jeu de la sincérité et même si, comme chacun le sait, on ne peut pas tout écrire, le portrait qu’il nous trace de la vie scolaire dans son école est d’une grande importance.

Je viens d’apprendre que dans la cantine de mon petit-fils la surveillance vient d’être assurée par un policier municipal. Je n’en suis pas étonné en lisant le livre de Jean-Pierre. Les autorités laissent pourrir les situations et quand il est trop tard on fait appel à la police dont la peur de l’uniforme ne jouera qu’un temps.

Il me semble qu’à travers la question de l’école il serait tant, pour chercher des solutions, de faire face aux évolutions qui vont de l’effet télévision, à l’effet crise sociale, de l’effet angoisses personnelles à l’effet angoisses générales.

Voici ma postface au livre :

 Jean-Pierre Frutos a déjà travaillé tant de formes d’écriture qu’il sait parfaitement que même un « journal » c’est une part de fiction. Pourtant, si l’école qu’il nous présente est surtout la sienne (dans le même contexte j’aurais écrit un tout autre livre), elle nous dit plus que son face à face personnel avec le métier d’enseigner.

Son témoignage sortant des sentiers battus, des propos convenus, des dogmes en place à droite ou à gauche, a une valeur générale, humaine, exceptionnelle même.

Fait de sincérité, il oscille entre une école rêvée et une école réelle, et la distance est de plus en plus immense de la coupe aux lèvres.

 Mon métier d’instit m’a conduit dans des dizaines et des dizaines d’écoles, me révélant chaque fois davantage, que l’école « centralisée » française, n’est qu’un mythe commode. Dans cette diversité qui tient à la vie de chacun (enfants, école, village etc.), attention aux classifications sociologiques entre école rurale et école urbaine, entre école en milieu difficile et école de quartier plus riche. Dans une maternelle de Montauban, depuis des décennies, quand les enfants sont au bac à sable (y sont-ils encore ?) ils passent du sable, et c’est du « fin-doux ». Le terme passe, des uns aux autres et ça constitue une tradition.

 J’ai beaucoup aimé un instit, Jean Pralong qui avait une classe de CM1-CM2, car ainsi, à la rentrée de septembre, il n’avait pas besoin d’expliquer aux nouveaux sa façon de travailler, les élèves de l’année d’avant s’en chargeant au quotidien. Pour dire qu’une école c’est une histoire authentique… mais, à lire ce journal, j’ai l’impression que j’arrive sur une autre planète.

 Et sur cette planète, l’école est le meilleur des sismographes pour comprendre le monde, surtout que le journal n’est pas « scolaire » mais mêle (inévitablement pour tout enseignant ayant à cœur son métier) vie sociale, locale, nationale et même internationale. Si l’école primaire marque le récit de son empreinte, à chaque page nous sentons poindre une société portée par la douleur, en quête de solutions, et partant parfois à la dérive. Que le ministre lise ce livre et peut-être, saisi par la modestie, conviendra-t-il qu’il est temps de quitter les grandes déclarations…

 Pour corser l’aventure, il a fallu que l’école soit proche d’une tuerie sans nom, qui a marqué l’actualité nationale. Cette proximité avec une caserne fait le quotidien des enseignants de cette école construite autrefois en école annexe de l’Ecole normale, mais là un beau matin, ce fut l’exceptionnel. Alors la vie dans tout ça…

 Pour calmer l’émotion du lecteur, il y a, dans le texte, des pauses, avec le temps des évaluations - autrefois on disait, compositions - mais l’emprise étasunienne est là aussi telle, que le projet d’école vient effacer l’école comme projet social. Jean-Paul Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 15:26

livre sur le chili blog

Le Chili du Nord, 27 septembre-24 octobre 2012, 160 pages, 35 pages couleur.

10 euros (port compris) pour toute commande directe à la maison d’édition. 15 euros en librairie.

ISBN : 9782917154847

 Une partie du contenu du livre est accessible sur ce blog mais l’ouvrage permet, au jour le jour, de saisir l’ensemble du carnet de voyage.

Santiago, Arica, Putre, Iquique, Humberstone, San Pedro d’Atacama, Valparaiso, Isla Negra, Quitay, autant de lieux visités grâce à des escales de cinq jours par ville-étape.

 

Au « guide » de voyage s’ajoute des compléments d’informations plus généraux sur la vie chilienne. 

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 20:46

hotel-castelsarrasin.jpg

 

Nouvelle brochure :

 

Pour ce travail autour de l’hôtel Marceillac de Castelsarrasin, les Editions La Brochure n’ont servi que d’appui technique pour l’impression. La préparation et la maquette ont été réalisées par l’Association de Sauvegarde du Patrimoine de Castelsarrasin et les services des archives départementales avec le soutien financier des institutions dont la mairie de la ville.

Sur papier luxe, tout en couleur, format 21/11, 24 pages, 2 euros, ISBN 978-2-917154-83-0

 

La raison de ce travail repose sur un élément surprenant pour le Sud-Ouest, la présence d’un style art nouveau voulu la le propriétaire, quand il y a cent ans, après un séjour à Vienne, il fit construire cet hôtel.

 

Et comme l’hôtel est resté dans la famille, une famille qui a décidé de rester fidèle à l’initiateur de cette richesse artistique, nous avons donc la surprise encore en 2012 de pousser la porte d’une demeure fabuleuse. J-P Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 14:38

couv-religion.jpg

Après avoir réfléchi au refrain bizarre de la chanson du bouvier : a-e-i-o-u, ce qui l’avait conduit en terres cathares, Alain Mariet offre son témoignage sur la fonction des quatre religions monothéistes. En 28 pages il résume les dites religions, il ne méconnaît pas leur fonction de consolation, il pense cependant que par le dialogue on peut échapper à l’enfermement qu’elles produisent.

Il y a vingt ans, cette brochure ne serait sans doute pas née sous sa plume mais nous assistons à une offensive des religions – dans leurs différences – qui incite à réagir.

Alain Mariet montre clairement que sans être un connaisseur de tous les textes religieux, il a cherché à comprendre les liens et différences existantes entre elles.

Pour le christianisme il n’entre pas cependant dans l’écart entre catholiques et protestants, de même qu’il ne cherche pas à analyser les extrémistes de chaque camp : « de plus je ne prendrais pas en compte les expressions intégristes de ces religions. Elles sont totalitaires et extrémistes, irrationnelles et anachroniques, incompatibles avec les réalités du XXIe siècle. »

Il s’agit donc d’interroger le fait religieux en lui-même.

28 pages, 4 euros, format A5, port comppris

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 16:47

gebelin-chapeau.jpg

 

Jacques Gebelin 1848-1898.

       Natif de Nîmes, mort à Réalville.

       Professeur d’histoire et géographie à la Faculté de Bordeaux.

       Personnage oublié comme son fils François Gebelin qui fut pourtant un grand historien (voir sur ce blog).

       Son gendre était le peintre Jean-Gabriel Goulinat (voir sur ce blog).

       Nous reprenons ici une biographie et un article sur un sujet dont il note lui-même qu’il est peu étudié, et ça n’a pas changé depuis. Un article donc unique qui traite de l'industrie du chapeau de paille surtout à Septfonds et avec des éléments ouvrant sur les données internationales car Gebelin était surtout un géographe du monde plus que de la France.

       Après nous, d’autres publieront un hommage plus conséquent à la gloire de cet homme.

       Il le mérite cent fois.

 

La brochure : 50 pages, 5 euros ISBN : 978-2-917154-80-9

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 10:28

 couv-rosselli-copie-1.jpg

 

 

Avec cette modeste plaquette de 40 pages au prix de 5 euros, format A5, nous reprenons un texte fondamental de Carlo Rosselli que nous avons croisé en travaillant sur Maurice Rajaud mort sur le Front de Huesca et où Rosselli et ses amis sont intervenus. Nous donnons ci-dessous un extrait de la présentation. Autant dire que nous aurions aimé connaître cette famille italienne plus tôt.

 

Elles s’appelaient Amelia, je veux dire la fille et la mère se prénommaient Amélia, disons pour être plus précis que je parle de la mère et la fille de Carlo.

Leur première rencontre est entrée dans l’histoire, celle que la grand-mère a pu raconter cent fois et dans de multiples langues, à sa petite fille. Pour nous faciliter la tâche, l’une était née en 1870 et l’autre en 1930, exactement 60 ans d’écart. Une distance géographique les séparait tant que la première rencontre ne pouvait devenir qu’un événement. La grand-mère était née à Venise et sa petite-fille à Parigi, d’une mère anglaise !

 

Le 13 juin 1937 à 14 h 05, quand Amélia posa son pied gare de Lyon à Parigi, descendant du rapide venant de Florence, et qu’elle vit venir vers elle sa petite-fille de sept ans, elle pensait avoir fait le voyage pour retrouver ses fils blessés dans un accident de la route. Personne sur le télégramme n’avait osé écrire la vérité. « Un pieux mensonge » dira la presse.

 

Parmi les nombreux amis, le professeur Venturi et sa fille, l'emmenèrent rue Notre-Dame des-Champs, au domicile de son fils aîné et aimé. Pendant le trajet on la prépara à la dure nouvelle : ses deux fils avaient été victimes d’un terrible attentat et elle était à Paris pour leurs obsèques ! La mère des deux journalistes n'ira pas à Bagnoles de l'Orne ; les corps de ses deux enfants arriveront demain dans la journée ; leurs cercueils seront exposés dans leur appartement.

 

Quelques jours après la mort de Gramsci, Carlo et Nello Rosselli tombaient, à leur tour sous le coup des fascistes, faisant ainsi de l’année 1937, un tournant de l’histoire humaine et Amelia, la fille de Carlo grandira pour en témoigner indirectement.

 

Après l’enterrement au Père Lachaise, la vie d’Amelia au milieu des femmes de la famille, sous la direction de sa grand-mère Amelia, va devenir une vie d’exilée.

La France ne veut plus d’elles, elles partent en Suisse.

La Suisse ne veut plus d’elles, elles reviennent en France.

La France ne veut plus d’elles, elles partent en Angleterre.

L’Angleterre ne veut plus d’elles, elles partent aux USA.

Puis reviennent enfin en Italie.

 

La grand-mère, femme de légende qui, dès trente ans, avait eu les honneurs des revues littéraires françaises, va tenir debout jusqu’en 1954. Sa petite fille, devenue poète se suicide le 11 février 1996, date anniversaire du suicide de Sylvia Plath en 1963, au moment où Amelia est célébrée par Pasolini pour son premier recueil.

 

Amelia a supporté tant qu’elle a pu, ce boulet que tous les antifascistes traînent depuis 1937, en découvrant qu’au temps de son père, le fascisme tuait quand à présent, il se contente de faire l’inventaire des autodestructions.

Je sais, le suicide des poètes traverse toutes les époques de l’histoire, mais celui d’Amelia comme l’assassinat de Pasolini, prouve que notre époque traverse plus que les précédentes la vie de nous tous. L’homme a mangé la nature, puis il a mangé les autres hommes et en son stade ultime, il se mange lui-même. Amelia, je veux dire l’art d’Amelia comme l’oubli qui entoure la mort de son père, nous rappelle que l’humanité est sur la pente à la fois la plus dangereuse de son histoire, et la plus grandiose.

 

Il est peut-être temps que je parle de Carlo Rosselli (1899-1937) ce fils de gros producteurs de mercure, devenu un intellectuel marquant du socialisme, puis passé à l’authentique révolution un soir de juin 1924 quand il apprit l’assassinat de son maître Matteoti.

En ce mois de juin 1937, les deux frères étaient en villégiature, comme on disait alors. Sur une route normande, à Bagnoles de L’Orne (lieu de cure thermale), ils étaient heureux. Nello, jeune historien, venait d’arriver de Florence. Carlo revenait de se battre en Espagne. Ils se retrouvaient enfin.

L’engagement des antifascistes italiens aux côtés des républicains espagnols s’inscrivait, selon lui, dans une perspective de rédemption. L’appel lancé sur les ondes de Radio Barcelone que nous publions (un texte parmi tant d’autres aussi lucides), ne laissait aucun doute sur ses motivations.

Il s’agissait de laver, en quelque sorte, la « honte » de la défaite des antifascistes face à la montée vers le pouvoir du mouvement de Mussolini et l’instauration de son régime. À cet échec, consommé au début des années 1920, s’était ajouté l’aveu implicite d’impuissance des dirigeants de l’opposition qui, entre 1926 et 1927, avaient pris le chemin de l’exil. Carlo Rosselli avait alors été sans pitié pour ces antifascistes qui abandonnaient à l’ennemi le champ politique italien.

Il est arrêté en Italie mais avec Emilio Lussu et Fausto Nitti, ils s’évadent de l’île de Lipari, se réfugient à Paris et en 1929, ils ont créent Giustizia e Libertà.

En août 1930, dans un manifeste destiné à l’Italie, le mouvement affirme son opposition à la stratégie jusque-là conduite par la Concentrazione d’azione antifascista : « la libération de l’Italie doit être l’œuvre des Italiens eux-mêmes ».

Nous savons tous ce qu’il en sera : sans remettre en cause le courage des Résistants italiens, un débarquement en Sicile sonnera l’heure da la libération, comme un autre débarquement en Sicile sonna l’heure de l’unité italienne ! L’Italie s’est faite aussi par la Sicile !

 

Entre 1930 et 1934, les polémiques se succèdent, en particulier avec le parti socialiste. Avec l’article Orientations, Emilio Lussu ne fait pas dans la dentelle :

« Les masses furent brillamment conduites à la catastrophe. C’était du roi que notre parti socialiste attendait la république et de la bourgeoisie, le socialisme […]. [Les socialistes] étaient de doux agneaux qui paissaient et hurlaient au loup. Le loup prit le jeu au sérieux : il accourut et… mangea les agneaux. Quelques brigands mercenaires, rassemblés en peu de temps, ont suffi pour mettre en déroute le résultat de quarante ans d’organisation prolétaire. Il a suffi du seul bruit d’une charrette de laitier, et non de la rafale d’une mitrailleuse, pour disperser ce qui devait être l’armée révolutionnaire. »

 

Stéfanie Prezioso évoque Rosselli juste avant son exécution :

« C’était en novembre dernier [1936], à Paris, dans la demeure, pleine de livres rares, d’un savant italien. Il y avait Modigliani, vétéran d’un socialisme persécuté, il y avait l’historien de Botticelli, Jacques Mesnil… Il y avait aussi Carlo Rosselli et sa femme, tous les deux souriants avec l’assurance intérieure des êtres chez lesquels le drame de toute destinée humaine a fini par aboutir à un équilibre de forces. Ensemble, se ressemblant presque, ils donnaient au premier abord une impression de plénitude et de sécurité. On les sentait sûrs d’eux-mêmes ; dignes d’une confiance totale. Simples dans leur vie, loyaux, mettant des intelligences nettes et souples au service d’une grande cause, ayant trouvé leur voie, capables d’y marcher jusqu’au bout. Nous parlâmes des choses tragiques de Russie. Puis des choses tragiques d’Italie. Enfin, des choses tragiques d’Espagne… C’est l’époque qui est ainsi et elle exige qu’on la regarde en face. Nous étions là des rescapés de plusieurs dictatures totalitaires, et pourtant pleins de confiance en l’avenir des hommes.

Carlo Rosselli, bien bâti, corpulent, dans la force de l’âge, le visage plein, le teint sanguin, des cheveux châtain clair, un regard bleu ou vert aiguisé par les lorgnons – regard d’observateur –, avenant, parole attentive, d’une très grande courtoisie, mais révélant tout à coup, par la réplique directe ou le jugement sans merci l’âme ardente du militant. Il revenait du front d’Aragon ; un jour encore auprès de sa femme et il repartirait pour les tranchées d’Huesca, tenues par la colonne Durruti, les bataillons du POUM, les volontaires italiens. Il appartenait à cette formation qui, rassemblant des socialistes, des maximalistes [une tendance interne au PSI], des syndicalistes, des anarchistes, des trotskistes, a donné beaucoup de sang généreux à la classe ouvrière d’Espagne. » [1]

Si l’on écrivait sa vie – et il faut souhaiter qu’on l’écrive –, il en resterait un beau livre où l’énergie apparaîtrait sans cesse au service d’un socialisme de liberté.»

L’Espagne se présente, dans cette perspective, comme une occasion unique. La volonté de constituer une colonne spécifiquement italienne en est la première résultante. Avec l’intervention de l’Italie fasciste, l’Espagne devenait l’occasion du premier combat en armes contre le fascisme. Les conditions mêmes dans lesquelles s’inscrivait le conflit démontraient qu’il s’agissait bien d’une lutte entre deux conceptions du monde radicalement opposées, divisant les Italiens entre eux. Le républicain Randolfo Pacciardi, commandant du bataillon Garibaldi, en rend compte dans le discours qu’il prononce à la suite de la victoire de Guadalajara :

« La bataille du Front populaire a été éminemment défensive. L’enjeu consistait dans le sauvetage de la république et des institutions démocratiques menacées par l’attaque réactionnaire et la corruption de la bourgeoisie sénile du régime […]. Étant données les prémices, on ne pouvait donc s’attendre à aucun renouvellement effectif du gouvernement de Front populaire, incapable de s’attaquer hardiment à ces réformes de structures, sans lesquelles toute tentative de transformation s’abat contre l’équilibre interne du régime capitaliste et les inerties d’une lourde majorité de coalition. »

 

En cette époque de 1937, le mensonge devenant industriel, des journaux ont laissé entendre que les Rosselli étaient tombés sous les coups d’anarchistes espagnols ! Or Carlo Rosselli fut l’ami du philosophe anarchiste Camillo Berneri, autre grand Italien, assassiné – pour d’autres raisons… ! – à Barcelone dans les premiers jours de mai 1937. Oui, 1937, année fatale !

 

Une partie des assassins furent arrêtés dès janvier 1938 (le commando de la Cagoule comprenait huit personnes !), un procès eut lieu en France en 1948, un autre en Italie mais dans l’ensemble les coupables eurent bien peu d’ennuis ! JPD



[1] Stéfanie Prezioso « Aujourd'hui en Espagne, demain en Italie», Vingtième Siècle. Revue d'histoire 1/2007 (no 93), p. 79-91.

 

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog des Editions la Brochure editions.labrochure@nordnet.fr
  • Le blog des Editions la Brochure editions.labrochure@nordnet.fr
  • : Rendre compte de livres publiés et de commentaires à propos de ces livres
  • Contact

Activités de La Brochure

 

La pub sur ce blog n'est bien sûr en aucun cas de mon fait. Le seul bénéficiare financier est l'hébergeur. En conséquence ce blog va servir exclusivement aux productions de La Brochure. Pour les autres infos se reporter sur un autre blog :

 VIE DE LA BROCHURE

 

BON DE COMMANDE EXPRESS en cliquant ICI      

___________________________________________________________

 Les Editions La Brochure publient des livres, des rééditions, des présentations de livres. Ils peuvent être commandés à notre adresse ou demandés dans toutes les librairies (voir liste avec lesquelles nous avons travaillé  ici      ) :

Editions La Brochure, 124 route de Lavit, 82210 ANGEVILLE

Téléphone : 05 63 95 95 30

Adresse mèl :                          editions.labrochure@nordnet.fr

Catalogue de nos éditions :                                       catalogue

Catalogue 2011 :                                                                   ici

Présentation des livres :                                          livres édités

Bon de commande :                                             bon de commande

Nos livres sont disponibles chez tous les libraires

indépendants en dépôt ou sur commande

 

Nouveau blog RENAUD JEAN et LIVRES GRATUITS

Vous pouvez nous demander de recevoir la lettre trimestrielle que nous publions et nous aider avec les 10 euros de la cotisation à notre association. Merci de nous écrire pour toute information. Les Editions La Brochure.      

Articles sur la LGV: seulement sur cet autre blog:

Alternative LGV 82     

 

 

Nouveautés de 2013

 Elections municipales à Montauban (1904-2008) ICI :

Moissac 1935, Cayla assassiné : ICI

Tant de sang ouvrier dans le nitrate chilien ICI  

Révolution/contre-révolution le cas du 10 mai 1790 à Montauban ICI

 ADÍOS GUERRILLERO  ici

J’ai vu mourir sa LGV ici

Derniers titres :

Portraits de 101 femmes pour 20 euros. ici

Karl Marx, sur Bolivar ici

Ducoudray-Holstein Histoire de Bolivar ici

Jean-Pierre Frutos, Refondation de l’école ici

Jean Jaurès : Articles de 1906 dans La Dépêche et dans l’Humanité ici

Recherche