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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 11:11

couvBenedetto 

Ce livre est imprévu. Il fait suite à un spectacle du Festival d'Avignon 2010 qui m'a obligé à revisiter ma mémoire sous-réaliste. Il est bref, 136 pages mais quinze illustrations. Sa sortie c'est pour le 1er septembre (12 euros). Benedetto en est le pilier d'où une préface de l'ami René Merle pour permettre au lecteur de se repérer dans mes propos fragmentaires. Un lexique donne à la fin de quoi éclairer un peu plus un sujet traité plus sur le plan émotionnel que raisonné. JPD

 

Sommaire

Avertissement page 7

Préface de René Merle, page 9

 

A qui appartiennent-ils ?, page.15

Marthaler out, Mouawad in, page. 25

Et maintenant Benedetto, page. 31

 

Sur un spectacle de Benedetto

Le pique-nique au moulin d’Ardus, page 46

Double suite à Larrazet, page 51

En 1979 pour le même pique-nique, page 55

 

Léonardini : Mouawad ; la mort de Benedetto, p. 61

 

Et Olivier Cadiot, page 65

 

Sur un autre spectacle de Benedetto, page 68

Castan-Benedetto, Le siège de Montauban, 1974

 

Benedetto en 68, page 75

 

Le cas Bernard Lubat-d’Uzeste, page 79

 

Le cas Ernest Pignon Ernest, page 87

 

Le cas Philippe Caubère, page 106

 

La Commune de Paris, page 109

 

Point de rencontre : L’humour heureux et autre, p.115

 

Point de divergences : La contradiction heureuse et autre, page 120

 

Lexique, page 127 ;  Sources, page 133

 

 

 

 

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 11:04

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Pour poursuivre nos efforts en faveur des textes féministes, nous avions ce projet dans les cartons depuis des mois. Le voici réalisé. Nous vous offrons en prime à la présentation et au texte d'Hubertine Auclair en 1879, le texte d'une autre intervenante à ce congrès ouvrier qui est moins connue car ouvrière. La brochure en comporte un autre. JPD

(elle est au prix de 5 euros pour 46 pages)

 

 

Louise Tardif, délégué de la chambre syndicale de Marseille

Délégué de la chambre syndicale de Marseille pour traiter la question de la femme pour son amélioration morale er physique, j’ai cru, étant ouvrière moi-même, ne m’occuper que de la femme appartenant à cette classe. Je considèrerai les considérations les causes de l’infériorité de la femme et les moyens de la mettre au niveau de l’homme.

La femme, jusqu’à ce jour, n’a pas occupé dans la société la place qui lui est due ; elle est regardée comme inférieure à l’homme dans toutes les circonstances de la vie. Cette habitude d’être traitée en enfant, fait qu’elle-même, n’a pas conscience de sa valeur réelle, ni du rôle sublime qu’elle est appelée à jouer dans le monde. Ce qui prouve ce que j’avance, c’est que presque toutes les femmes élèvent leurs enfants comme elles ont été élevées.

Prenons la jeune fille de la classe ouvrière, et suivons-là pas à pas : dès l’âge de 7 ans à 8 ans, la pauvre enfant est obligée de rester à la maison pour garder ses jeunes frères et sœurs, et leur donner, tant bien que mal, les soins que la mère ne peut pas leur prodiguer, étant forcée d’aller à l’atelier ; le salaire du père ne suffisant pas pour élever sa famille (conséquence fatale de l’état social actuel). A 10 ans, la mère s’arrange de façon à l’envoyer à l’école, afin que la fillette fasse sa première communion. Et à quelle école ? le plus souvent à une école congréganiste faute d’autre.

A quoi se passent ces deux années ? ) à l’étude du catéchisme !... Mais bref, laissons la question religieuse. Cet acte accompli, l’enfant rentre de nouveau à la maison, pour reprendre ses occupations premières, ou elle est placée dans un atelier. Son instruction se borne donc à savoir à peine lire et écrire.

Pour les garçons, c’est différent : dès l’âge de 6 ans, ils fréquentent régulièrement l’école et n’en sortent qu’à 13 ou 14 ans.

Cette manière d’élever la jeune fille commence son infériorité morale, puisqu’elle la prive de moyens de s’instruire, et est cause de son infériorité physique, en l’obligeant à accomplir des travaux au-dessus de son, âge et de ses forces, ce qui la rend frêle et maladive.

Les préjugés de la Société et la licence accordée aux hommes, sont encore des causes d’infériorité pour la femme.

En général, quels sont les conseils qu’une mère ignorante donne à son fils ? Au lieu de lui apprendre à respecter la femme, elle rit de ses fredaines, et même quelquefois, de ses basses actions. Tu es un homme, lui dit-elle, ton chapeau va toujours bien de quelque côté que tu le tournes. Si cette mère avait reçu de l’instruction, elle n’oserait pas parler de la sorte ; elle penserait qu’elle a été jeune fille, qu’elle est femme, et qu’elle a ou qu’elle peut avoir des jeunes filles ; et qu’au moment où elle encourage son fils à porter la désolation au sein d’un pauvre et honnête famille, une mère semblable à elle, peut ternir le même langage au sien.

Ne vaudrait-il pas mieux que la mère de famille apprit à son fils à respecter les jeunes filles, de n’importe qu’elle classe ; à les protéger, étant physiquement plus fort, et, pour le moment, plus instruit ? N’y-a-t-il pas assez de désœuvrés de l’aristocratie et de la bourgeoisie qui viennent insulter vos femmes, vos filles et vos sœurs, et conter, à leur crédule naïveté, leurs ignobles mensonges. Au lieu de les imiter, faites-vous les gardiens et les défenseurs de l’honneur de vos foyers. Si l’homme était animé de ces nobles sentiments, la mère de famille n’aurait plus à exercer cette surveillance assidue, et la jeune fille pourrait vaquer plus librement à son travail.

La jeune fille confiante dans les promesses d’un infâme suborneur, tombe quelquefois. Quelle est alors sa situation ? Ses soutiens naturels lui font même défaut ; elle est chassée de la maison paternelle ; rebutée par tous, incapable de gagner sa vie et celle de son enfant, que devient-elle ? Elle roule d’abîme en abîme jusque dans le gouffre de la prostitution. Et son séducteur, celui qui est cause de tant de malheur, hélas ! c’est triste à dire, vit honoré, et raconte ses lâchetés comme des prouesses. Cependant, quel est le plus coupable ? La jeune fille ignorante, ou son vil séducteur ? O préjugés de notre pauvre Société quand disparaîtrez-vous ?

Arrivons à la jeune fille devenue femme : elle passe alors de la tutelle maternelle  sous le joug conjugal. C’est à ce moment qu’apparaît, dans tout son jour, son infériorité physique ou morale. Infériorité physique si elle s’unit à un homme dur et brutal qui la considère comme son esclave. Infériorité morale, si elle s’unit à un homme qui, fier de la supériorité que lui donne son instruction, la traite en enfant. Il exige d’elle une confiance absolue et ne lui en accorde aucune ; au lieu de l’initier à ses affaires, de former son jugement, de l’élever jusqu’à lui, il la rebute. Et cependant comme l’a dit Michelet : « La femme française, plus qu’aucune autre femme, se prête à seconder l’homme, et peut devenir pour lui, non la compagne seulement, mais le compagnon, l’ami, l’associé. »

D’ailleurs, vous le savez, la femme a naturellement une nature active et une imagination ardente : il lui faut donc une occupation et un aliment. L’occupation elle l’a par son travail quotidien ; mais n’ayant pas d’instruction, elle ne pourra nourrir son esprit de choses sérieuses ; elle se créera alors des chimères qui l’entraîneront vers la pente fatale de l’immoralité, ou elle se jettera tête baissée dans le fanatisme.

On veut exclure la femme de tout ce qui est grand et beau ! Et pourtant que d’actes héroïques elle accomplit. On veut l’exclure de tout ce qui est sérieux ? Et pourtant elle est la mère de l’homme ! N’est-ce pas elle qui soutient ses premiers pas, qui lui fait bégayer les plus doux noms,  qui commence à développer son intelligence et à faire germer dans son cœur les plus nobles vertus ! Pourquoi lorsque vous allez en avant, vouloir être rétrograde ? Ne comprenez-vous pas que, si la femme recule, le progrès s’arrête. Non, il faut désormais que l’homme tende la main à la femme et qu’ensemble, ils marchent vers un avenir meilleur.

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 16:20

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Photo d'André Laban où l'on voit André Laban peintre un modèle qui n'est autre qu'André Laban.

 

Le Mardi 8 juin à 10 h, comme promis, je pris le chemin de terre qui conduit à un pâté de maison nommé Gautier sur la commune de Saint Antonin Noble Val. A l’entrée de quatre bâtisses anciennes, Monsieur Laban m’attendait : son plan dessiné avait été parfait et nous nous retrouvions à l’heure dite. Avant qu’il ne parte rendre hommage au Commandant Cousteau dans sa chère Provence, il souhaitait récupérer 50 exemplaires de son Dictionnaire des petits mots logiques que je me suis fait un plaisir de lui porter, joignant ainsi l’utile à l’agréable. André Laban a déjà été présent sur ce blog mais je n’avais jamais eu l’occasion de le rencontrer en sa demeure pour pouvoir vous faire partager son chantier intellectuel.

L’homme est-il peintre avant tout ? Dans sa galerie, au bout du vieil escalier qui monte au premier étage, le bleu domine comme prévu, un bleu dense, un bleu nuancé, un bleu sous-marin mais celui d’une mer paisible comme est paisible l’habitant du lieu. Un bleu sans poisson sauf exception car les poissons bougent et la peinture de Monsieur Laban arrête le temps. Les poissons bougent et il faudrait rendre le mouvement, ce qu’il a fait dans quelques compositions plus géométriques, or le peintre est plus tourné vers ce qu’on appelle des natures mortes. En une occasion, il a refait surface : pour peintre la montagne Sainte Victoire. Il aime Cézanne mais ne retrouve pas cette montagne dans le regard qu’il nous en renvoie.

Non, l’homme n’est pas peintre avant tout. A Wajdi Mouawad qui se demandait à qui il appartient, je répondrai que, pour André Laban, j’ai une proposition : il appartient à la sérénité. Peindre, écrire, photographier, marcher, tout est pour cet homme des profondeurs aquatiques une même chose. J’en conviens mon jugement est superficiel car la lecture de ses quatre livres et nos trois rencontres ne peuvent donner corps à une approche globale. Pourtant c’est ainsi, il exprime une sérénité pleine d’humour qui semble inoxydable.

14-06-2010 Jean-Paul Damaggio

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 20:43

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Article et photo de La Dépêche du Midi 5-5-2010

Jean-Paul Damaggio, né à Bioule en 1951, est venu à l'écriture par l'histoire locale, d'où les premières publications: «Les Démocrates de Tarn-et-Garonne en 1848-1851» (1982), «Biographie de Mary Lafon» (1985), puis «Léon Cladel» (1990). Les travaux de ces deux écrivains l'ont porté vers les questions littéraires, d'où un livre sur Vazquez-Montalban, édité en 2008. Instituteur à la retraite depuis 2007, Jean-Paul Damaggio a pu devenir éditeur et développer des publications réalisées auparavant sous forme de brochures, comme le livre sur l'usine à fer de Bruniquel. Il s'intéresse aussi à des personnages qui dépassent le Tarn-et-Garonne en publiant un livre sur le féminisme de Flora Tristan et un autre sur le premier député communiste, Renaud Jean, un paysan de Lot-et-Garonne. Il a participé aux publications du bicentenaire de Tarn-et-Garonne avec un livre intitulé «J'ai eu 15 ans en Tarn-et-Garonne» où divers personnages, autant féminins que masculins, racontent, à travers les époques, comment ils ont vécu leurs 15 ans dans le département. Il a, par ailleurs, réalisé des monographies sur plusieurs communes et des brochures sur des thèmes divers.Son livre «Traces de Réalvillois», qu'il a dédicacé à la Maison de la presse, lundi dernier, part à la recherche de Réalvillois ayant vécu entre 1870 et 1940. Ayant passé son enfance dans la bastide, il souhaitait y retrouver la vie communale dans toute sa diversité. La vie des écoles, la construction d'une voie ferrée, l'évolution de la population, autant de pistes qui conduisent sur les routes de la commune. «Traces de Réalvillois» est disponible à la Maison de la presse de Caussade.

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 17:19

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Cette brochure ne reprend que les deux premiers chapitres du livre en espérant que quelqu’un prendra la décision de tout publier. Nos moyens sont réduits et parfois il faut faire les choses à moitié. Ces 52 pages (5 euros plus un pour les frais de port) permettent de découvrir les premiers pas dans la vie tels qu’ils surgissent dans les souvenirs du vieux Mary-Lafon, un homme dont je défends la mémoire depuis 1985 et à qui j’ai consacré plus de quatre années d’études. Avec le temps je ne le regrette pas car cet écrivain se trouve au carrefour de tant d’autres histoires : celle de l’occitanisme, celle d’Olympe de Gouges, celle de la laïcité, celle de la démocratie et celle de l’Europe latine comme il aimait la nommer.

Voici le début de l’œuvre :

« Je suis né le 26 mai 1810, dans une petite ville perchée sur le versant méridional du Bas-Quercy, aujourd'hui département du Tarn-et-Garonne. Notre maison s'élevait à l'extrémité de cette bourgade appelée La Française, parce que sa fondation remontait aux guerres albigeoises, et qu'elle tenait son nom d'une bastille ou fort, en bois, construite par les soldats de Philippe-Auguste. Il est impossible de trouver un site plus pittoresque et un plus magnifique point de vue. Des fenêtres de la maison paternelle, séparée de la ville par un grand jardin, on découvrait une plaine immense bornée seulement par les Pyrénées, dont on voit, par temps clair, briller, à trois cents kilomètres de distance, les arêtes d'argent. C'est dans cette demeure, ombragée d'arbres séculaires, que s'écoulèrent, comme les flots d'un ruisseau perdu au milieu des bois, les quinze années premières de ma vie. Malheureux en naissant, car on ne remplace pas celle qui nous a donné le jour, j'avais été confié aux soins d'une étrangère qui, par un singulier bonheur, ne vit pas en moi une occasion de lucre, mais un nouvel enfant. Je dois beaucoup, et la vie peut-être, à cette excellente femme, qui m'aimait d'un amour véritablement maternel ; aussi n'oublierai-je jamais son humble toit couvert de tuiles rouges, et la chambrette où je me réveillais avec tant de joie au chant joyeux du coq. »

Le 26 mai 2010, Mary-Lafon aurait eu 200 ans. 04-05-2010 Jean-Paul Damaggio

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 17:17

couverture-Grousset.jpg

Le texte est bref (27 pages, 5 euros frais d’envoi inclus) mais si prenant. Dans une première brochure nous rééditions son récit du séjour qu’il passa en Nouvelle-Calédonie en tant que condamné pour cause de participation à la Commune. Dans ce texte où l’homme raconte un rêve, nous retrouvons plus qu’un rêve, une utopie. Juste avant la Commune, en 1869, le jeune Paschal Grousset essaie sa plume de journaliste à décrire une république qu’il verra naître.

04-05-2010 Jean-Paul Damaggio

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 10:48

Un extrait du livre sur Réalville à propos de la construction de la voie ferrée Montauban-Brive :

Ce fut l’événement de la fin du siècle. Par cette construction la commune est coupée en deux, socialement les habitants vont changer, économiquement l’activité est relancée. Mais la construction ne pouvait pas se faire sans susciter quelques problèmes. Le 18 février 1880 le préfet s’adresse aux communes pour l’établissement des stations (on reprenait alors le mot anglais) Albias, Réalville, Caussade, Borredon. La commune de Réalville voudrait la gare plus près du village.

« La commission fait observer que la station projetée serait établie à 700 m au-delà de Réalville. Le conseil municipal et le maire de Réaville ainsi que le conseil municipal de Bioule ont exprimé le vœu que la station soit placée sur la promenade de Réalville dont le sol serait abandonné gratuitement comme compensation au sup-plément de dépenses que pourrait occasionner l’adoption de ce déplacement. »

L’ingénieur explique « qu’il n’a pas été possible de mettre la station à Réalville parce que la promenade est au milieu de la rampe destinée à monter sur le plateau où est située cette ville et qu’il fallait dès lors mettre la gare ou en haut ou en bas. On l’a mise en haut au point le plus rapproché. De plus le terrain de la promenade n’a pas une valeur ni une étendue suffisante pour compenser le supplément de dépenses ni même pour établir une station. »

La commission départementale retient pourtant la proposition de Réalville mais les techniciens l’emportent, la gare sera à l’extérieur du village.

Il faudra six ans avant la fin des travaux et à ce moment-là, le 7 février 1886 la municipalité de Réalville intervient à nouveau. Elle demande qu’un portillon soit réalisé pour que les habitants de St Vincent n’aient pas besoin de faire le tour de la gare pour y pénétrer.

L’établissement de ce portillon dans la clôture de la gare en face du bâtiment des voyageurs sera refusé.

« Ce nouvel accès serait une cause perpétuelle de dangers pour les voyageurs et de trouble pour le service de la station, nous estimons qu’il y a lieu de repousser la demande de la commune de Réalville. »

 

Un an avant, la municipalité avait obtenu gain de cause sur un autre point : « Le 15 février 1885 le Conseil municipal demande que les barrières n° 430 sur le chemin de fer de Montauban à Brive restent constam-ment ouvertes dans l’intervalle du passage des trains. » Généralement les barrières restaient fermées sauf à l’arrivée de quelqu’un voulant traverser. Pour celle de Réalville l’ingénieur indique : « Cette réclamation est justifiée par la grande circulation qui a lieu sur le chemin de grande communication n°40 de Réalville à la Française. La Compagnie apprécie cette demande mais fait observer qu’il y aura lieu de couvrir le passage par des signaux dont la dépense atteindra 2700 F.»

J-P Damaggio

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 10:46

Histoire de Réalville

Nos éditions artisanales sont friandes de critiques car c’est la seule condition pour s’améliorer mais les critiques ne sont pas toujours justifiées. Concernant la couverture ci-dessus certains pensent que pour honorer Réalville il était beaucoup plus simple d’y présenter son joyau appelait Place des Arcades ou Place Royale ou Place Nationale. Comment oser utiliser une borne de signalisation ? Permettez trois justifications :

Qu’est-ce qu’une commune ?

Fondamentalement une commune est une contradiction plus ou moins affichée entre sa partie rurale et sa partie agglomérée. Or la représentation des cartes postales par exemple, montre essentiellement la partie agglomérée. Dire Montauban c’est dire le plus souvent « la ville de Montauban » et non « la commune de Montauban ». Voilà comment le monde urbain occupe le devant de la scène.

Or, à Réalville, pour la période historique étudiée (1870-1940) le village a été dominé par la partie rurale dotée de châteaux puissants. En conséquence j’aurais pu choisir une photo du château de Granès ou de celui de Saint Marcel qui abrita la famille qui dirigea si longtemps la vie du village. Mais c’était donner la priorité à la noblesse au détriment du peuple.

Traces de Réalvillois

Pour le livre j’ai évité le titre prétentieux « Histoire de Réalville » car pour moi aucune commune n’a d’histoire mais appartient seulement à l’histoire de France. L’essentiel devient alors le règlement du rapport entre la commune et l’histoire globale. L’histoire des protestants de Réalville n’a rien de réalvillois par exemple mais tout d’une histoire globale. Je me suis contenté de relever quelques traces laissées sur un chemin et quoi de mieux qu’une telle borne pour évoquer le chemin ?

Une borne historique

Cette borne renvoie à une signalétique aujourd’hui disparue, et à ce titre elle fait office de vestige. Elle a survécu car elle est sur un rond point d’avant la mode des ronds points. Et le lecteur attentif note les initiales TCF pour Touring Club de France. Le TCF c’était une forme de tourisme de la fin de la Troisième République qui avait un pied à terre très près de la borne, au château de Saint Marcel.

4-05-2010 Jean-Paul Damaggio

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 19:59

Wajdi MouawadParmi les 76 livres vendus cette semaine par nos éditions j’avoue un faible pour trois commandes d’origine très différentes (une librairie parisienne, une autre de Rennes et un Montalbanais) qui concernent le livre sur Wajdi Mouawad. Non que je le juge meilleur que les autres, mais tout simplement parce qu’il fait son chemin quasiment seul. D’où l’idée d’offrir ici en ce printemps qui revient, une autre page du livre, une page qui n’est pas sans rapport avec l’article suivant de ce blog sur un sujet dont certains penseront qu’il est devenu chez moi une obsession quand il s’agit seulement d’une aventure. JPD

squaw mot issu de l’algonquin

Et le rire alors ?

Spectateur se demande si toute cette aventure ne pourrait pas tenir dans un nez rouge de clown ! Il s’agirait d’un jeune couple follement amoureux, dont l’homme, après un spectacle d’un théâtre ambulant, irait jusqu’à voler le nez rouge du clown pour l’offrir à sa squaw qui avait tant ri. Leur amour, contrarié par les parents, ayant donné lieu à une naissance, la mère aurait glissé dans les langes du bébé, avant qu’on ne le lui vole, ce nez-souvenir, ce nez qui ensuite fut le seul lien de l’orphelin avec ses parents inconnus. L’enfant chercha un jour à retrouver sa mère, mais en vain, alors il se mit à rire à propos de rien, car n’ayant plus de cause, plus rien n’avait de sens. Et le non-sens serait devenu tel que l’homme pouvait être chanteur d’amour et tueur chaque jour. Et quand le procès du criminel verrait enfin le jour, avant de rendre son nez de clown, il aurait cette phrase : « Ce procès est un ennui ! Sans rythme et sans aucun sens du spectacle. Le spectacle, moi, c’est ma dignité. »

Par le rire aux multiples tiroirs s’agirait-il alors de mettre le spectacle à distance, celui dont Spectateur craint qu’il soit un non-sens ? Dans cette même histoire, la grand-mère dirait à sa petite fille, « apprends à lire à écrire et à compter » et la petite fille suivrait ce conseil, dont elle ferait bénéficier sa propre fille qui, devenue prof de maths, constaterait à un moment : « J’ai appris à écrire et à compter, à lire et à parler. Tout cela ne sert plus à rien. » Un grand retournement de plus ?

Loin de l’avenue « Arts des Amériques » serions-nous avec Wajdi - les évocations précédentes viennent d’Incendies - face à une question plus globale : « Et si le vernis culture n’était rien d’autre qu’un art d’oublier la vie ? » Dans la pièce Littoral, le chevalier joue celui qui tourne un film ridicule, comme dans Incendies le tueur est aussi un chanteur ridicule. Pour certains, le film serait l’écho de l’enfance chez Wilfrid. Pourquoi pas une remise en cause de la vie MISE en spectacle, quand, pour créer, tout doit être physiquement mis en œuvre pour que la vie SOIT spectacle ?

Pirandello indique : « Si nous souhaitons voir au théâtre, non pas une traduction plus ou moins fidèle, mais vraiment l’original, ce qui fera l’affaire n’est rien d’autre que la Commedia dell’arte : un schéma embryonnaire et la libre création de l’acteur. »

La méthode de Wajdi c’est aujourd’hui celle de la Commedia dell’arte, aussi bien vis à vis des acteurs, de lui-même, que de la création.

Et le rire alors ? Le 1er juillet 2009, Michel Arseneault rencontre Mouawad dans la ville qu’il a adoptée depuis trois ans, Toulouse, et constatant qu’il « portait même une chemise fleurie où s’entremêlaient pétales jaunâtres et rougeâtres », lui fait remarquer que c’était la première fois qu’il le voyait porter des couleurs aussi vives. Le journaliste ajoute : « Non sans ironie, j’ai hasardé un : « Y a quelque chose qui ne va pas ? » Le beau ténébreux a éclaté de rire. »[1] Puis, le journaliste conclut que Wajdi est « sûrement plus Québécois qu’il ne le pense » ! Et pourquoi pas alors : plus Américain, qu’il ne le pense ?  juillet 2009 J-P Damaggio


 



[1] Lactualité.com 2 juillet 2009, Pas de vacances pour Monsieur Mouawad.

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 19:55

Histoire de RéalvillePartir à la recherche de traces de Réalvillois entre 1870 et 1940 peut conduire le chercheur dans mille directions. L’auteur du livre ayant passé son enfance dans la bastide, souhaite y retrouver la vie communale dans toute sa diversité, un effort qui garde un goût d’inachevé car chaque fait est un univers à lui tout seul. La vie des écoles, la construction d’une voie ferrée, l’évolution de la population, le cas des nobles et des moins nobles, les charmes d’une Place des Arcades, la gestion municipale, autant de pistes plus ou moins balisées, qui conduisent les pas du lecteur sur les routes de la commune de Réalville.

180 pages, 15 euros

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