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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 18:46

carte-conseil-general.jpg

 

Cette nouvelle carte des quinze cantons n'a qu'UNE seule fonction : fabriquer des Conseillers départementaux qu'on appelait autrefois généraux ! Donc elle ne se regarde qu'avec la règle à calcul politicienne et rien d'autre !

Les cantons anciens avaient un chef-lieu où il y avait la gendarmerie, où les jeunes allaient passer le certificat d'études où... C'était ce qu'on appelait une entité politique. Quand le politique régresse à l'électoral comment s'étonner que le citoyen perde tout intérêt... pour le politique !

A partir du moment où seul l'électoral est la règle alors tout devient triste à mourir ! Bien sûr il y avait un écart considérable entre le petit canton et le gros canton donc il fallait harmoniser ! Pourquoi ne pas décider en cette occasion que la circonscription soit le département lui-même avec liste à la proportionnelle partielle comme pour les régionales et les municipales ?

Pourquoi ne pas décider en cette occasion de coupler la nouvelle carte cantonale et celle des intercommunalités pour donner plus de visibilité à cette institution fantôme ?

En fait on diminue de moitié le nombre de cantons pour permettre à des femmes d'être élues. Mais alors prenons le département comme référence !

Mais non, notre pays fait des réformes qui nous laissent au milieu d'un pont prêt à s'écrouler ! Alors un exemple de ce qui se passe maintenant que la carte est faite.

Montauban avait six cantons, il en reste trois.

Les sortants :

Ghislain DESCAZEAUX, Vice-Président

Roland GARRIGUES, Président de la Commission Éducation, sport et culture

José GONZALEZ, Vice-Président

Michel MARTY,

Claude MOUCHARD, Président de la Commission Environnement et aménagement rural

Jean-Pierre QUÉREILHAC

 Trois sortants vont devoir partir avant même l'élection, lesquels ? Les trois sortants socialistes ne peuvent espérer occuper toute la place car le PRG va demander le maintien de son sortant à moins qu'il ne présente Dominique Salomon avec un complément PS mais alors le PS devra présenter un complément PRG. Est-ce que d'autres partis vont pouvoir être associés à l'union ? Tout ça va se discuter en préparant les municipales d'où la pression du PRG ! Les candidatures dissidentes ne vont pas manquer. Bilan :

Garrigues, Mouchard, Gonzalez peuvent espérer atteindre la candidature avec des femmes inconnus comme compléments. Mais c'est un simple exemple du casse-tête... JPD

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 15:20

Travaillant sur le cas de Moissac en 1935 voici à titre documentaire le résultat des municipales de cette année là (en gras les nouveaux élus).

 

Liste d’Union des Gauches

Roger Delthil 1293,

docteur Villeneuve 1228

Urbain Delthil 1291

Armand Bach 1272

Pédro Badens 1286

Germain Biarc 1201

Armand Briaut 1106

Pierre Capgras 1228

Maximilien Cazeneuve 1227

Auguste Couzy 1270

Pierre Daulan 1173

Louis Franceries 1275

Marcel Garric 1228

Alban Lacoste 1174

Germain Lagriffe 1246

Etienne Maurel 1248

docteur Louis Moles 1319

Raymond Pentecôte 1239

Elie Polycarpe 1203

Etienne Ressayré 1277

Raoul Rességuier 1263

François Rigail 1218

 

Liste d’Union des Français

Victor Tapon 686

Albert Baylet 632

Gustave Boissy 652

Joseph Boué 649

Louis Breton 682

François Capayrou 650

Louis Castagné 650

Adrien Dazols 645

Jean Delpech 653

Ernest Desmons 651

Marius Durand 678

Eugène Esquirol 685

Jacques Fraunié 638

Philippe Gausserand 639

Etienne Goulard 640

Charles Itaria 646

Adrien Jean 641

Edouard Laborie 640

Célestin Lacombe 638

Noël Monin 636

Antonin Périès 649

Célestin Roquefort 657

Claude Théry 638

 

Liste communiste

Jean Delfau 80 voix,

Louis Manet 75,

Georges Roques 78.

 

 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 13:50

Castel-PS-MRG-89.JPG

Dans cette sous-préfecture du Tarn-et-Garonne les élections municipales sont, depuis l’arrivée de la Cinquième république, un imbroglio. Il suffit d’aller voir sur Wikipédia où on lit deux erreurs énormes. Imbroglio pour une raison simple : les radicaux qui furent longtemps les maîtres de la ville n’arrivent plus à s’y imposer clairement.

En 1989, un tournant puisque l’élection voit la victoire du maire centriste encore en place et qui espère faire un nouveau mandat.

Voici la liste PS-MRG sous la direction d’Antoine Molina maire sortant… mais dans quelles conditions ! Malgré le fort soutien de La Dépêche cette liste sera donc battue car l’entente avec le PCF, relativement fort dans la ville, a été impossible.

 Candidats de la liste Molina présentés par La Dépêche :

Antoine Molina ; Daniel Davesnes ; Michel Bésiers ; Patrick Malphettes ; Christian Pech (adjoint sortant)  ; Jean-Jacques Blanc ; René Villeneuve (adjoint sortant) ; Chérubin Massola conseiller sortant ; André Assémat (adjoint sortant) ; Jean Bourgarel conseiller sortnt ; Roland Dimon ; Robert Duffau ; Robert Bénech (adjoint sortant) ; Marlène Moretti ; Jacques Leparc ; Muriel Lassagne ; Robert Sarremejane conseiller sortant ; Jenry Jany ; Maurice Clabaut ; Evelyne Billes ; Christian Belzers (1) ; Michèle Irissou ; Pierre Méric conseiller sortant ; Roger Polastron ; Lucien Panouillère ; René Cransac ; Pierre Merce conseiller sortant ; Jacques Bourgon ; Jacques Macabiau conseiller sortant ; Emile Baudel conseiller sortant ; Yves Martin ; Maurice Gabarre ; Jean Bigourdan.

(1) La mauvaise orthographe de Delzers est sans nul doute accidentelle.

      Voici les résultats du premier tour :

Inscrits : 8266 ; Votants : 6291 ; Exprimés : 6091

Molina (PS-PRG) : 1365 (22,4%)

Dagen (divers droite) : 2817 (46,2%)

Laffont (RPR-UDF) : 721 (11,8%)

Guiche (PCF) : 805 (13,2%)

Averous (écolo) : 383 (6,2%)

 

Deuxième tour

Dagen 3824 (62,9%) 27 élus

Molina 1439 (23,6%) 4 élus

Guiche 810 (13,3%) 2 élus

Faute d’entente pour le second tour la liste PCF s’est maintenue.

 

Que va-t-il se passer en 2014 ?

Toujours la même musique puis Bernard Dagen malgré ses annonces de 2008 est toujours là. Que Monsieur Bésiers devenu depuis conseiller général est toujours là.

Et la troisième liste de gauche ? Comme partout nous en sommes aux discussions de couloir qui cependant intéressent tout le monde. Elles renvoient aux dernières cantonales de 2011 ?

Normalement Castelsarrasin devait devenir la ville de Sylvia Pinel mais elle fut alors battu par Monsieur Bésiers tout aussi radical qu’elle mais qui s’est présenté en dissident. Sylvia Pinel a continué sa carrière devenant ministre, en étant réélue député, mais Castelsarrasin reste un trop mauvais souvenir pour s’y relancer dans la bataille.

Jean-Michel Baylet qui surveille les municipales comme le lait sur le feu a trouvé une idée : assurer la promotion d’un assureur maire en exercice de Lafitte où sa gestion n’a pas suscité l’enthousiasme. L’ayant observé, après son élection, à l’intercommunalité, il n’est pas apparu comme un élu mobilisé. Mais devenir maire de Castelsarrasin… ou du moins se servir de cette élection pour avoir un tremplin en vu de l’accès au Conseil général c’st tout autre chose.

Le Front de gauche est donc face à un dilemme : où servir de marche pied à ce radical, ou affronter seul la difficile élection car s’il y a la liste Bésiers et celle de M. Granier, une autre liste c’est plutôt difficile à mettre en place. L’ennui dans cette affaire, c’est que pour le moment pas question d’afficher une entente avec le radical dissident et pourtant si peu dissident. Bref, Jean-Michel Baylet qui n’est pas totalement mécontent du maire sortant à qui il a toujours fait une place d’honneur au conseil général pense gagner dans tous les cas.

 

J-P Damaggio

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 16:19

En 1959, les municipales à Moissac prennent une tournure étrange. Deux listes qui se réclament du radicalisme, s’affrontent.

Celle du docteur Villeneuve et celle du Conseiller général M. Tardis.

Jean Baylet annonce alors dans La Dépêche, en donnant la parole aux deux listes radicales :

« Il n’a pas dépendu de moi que l’union se réalise à Moissac. Des querelles de personne ne l’ont pas permis. Le différend est maintenant porté devant les électeurs. C’est à eux et à eux seuls qu’il appartient de le trancher. A eux et à eux seuls de choisir ceux qu’ils estimeront les plus dignes, les plus qualifiés pour administrer la ville.

Le Parti radical est suffisamment fort à Moissac pour que la victoire ne puisse lui échapper. C’est peut-être là, la seule excuse, si excuse il y a, à la bataille fratricide qui s’engage. »

 Comme à Montauban, le Parti radical même fort, ne va pas s’imposer à Moissac en 1959. Jean Delvolvé, une haute personnalité, membre du Conseil d’Etat, va devenir maire.

 Dans le texte de Jean Baylet je pointe son regret : « à eux et à eux seuls de choisir » car généralement en effet, il préfère, lui comme tant d’autres dirigeants, choisir avant l’élection, le candidat qui ensuite sera plébiscité.

Le PCF présente également sa liste évoquée ci-dessous. JPD

  

Liste d’union ouvrière paysanne et démocratique

 Demeurs Jean-Louis, instituteur, avenue Cayrou

Desseaux Elis, chauffeur, cité du Maroc

Quercy Léo, pépiniériste rue Gambetta

Cancel Jean-Marie, ébéniste, rue Gambetta

Bonhomme Marie-Louise, sage-femme, rue du Pont

Bastit Albert, capitaine en retraite, cité du Maroc

Capot Ernest, métallurgiste, rue du Pont

Lespinasse Elie agriculteur, à La Madeleine

Andre Yvonne, commerçante, allées Montebello

Arcis Auguste, géomètre principal du cadastre, rue Gambetta

Campanini Bruno, métallurgiste, boulevard Camille Delthil, ancien déporté de Buchenwald

Merle Gaston, maraîcher, à Saint-Benoît

Lapèze René, artisan rural à Saint Julien

Arpaillance Alice, professeur honoraire, avenue Cayrou

Dreuilhe Omer employé EDF, côte Saint-Laurent, ancien prisonnier de guerre

Fay Louis, arboriculteur, à Sainte-Livrade

Deray Albertine, ménagère, rue Général-Gras

Lagarde Edmond, ouvrier à Saint-Julien

Bonafous Hervé, ouvrier, rue Dérua

Maury Achille, distributeur de journaux, rue du Pont

Borderies Ernest, agriculteur, côté des Lièvres

Lestrade Pierre, employé EDF, allées Montebello

 

Bireau Jean, retraité SNCF, allées Montebello.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 10:06

Depuis 1945, La Dépêche Tarn-et-Garonne est obsédée par le problème des municipales à Montauban :

-Impossibilité malgré toutes les combinaisons de faire élire un maire radical.

-Méfiance permanente vis-à-vis du maire PS

-Surveillance difficile de la droite.

 Pour 2014 le quotidien a décidé de se lancer très tôt dans la manipulation par l’utilisation de « la démocratie des sondages ».

Je ne suis ni pour ni contre les sondages mais celui que La Dépêche nous présente le 8 juin, réalisé à la demande du PS, au sujet des municipales de Montauban, est un des plus grands chefs d’œuvre du genre.

Vu qu’il n’y a aucun risque qu’il soit contesté publiquement par un autre sondage car l’opération est trop chère, il est plus facile de dire n’importe quoi. Je dis « publiquement » car je ne doute pas un instant que les services des « renseignements généraux » ne soit tenu de faire part de quelques enquêtes…

Bref on nous offre une donnée : Barèges-Garrigues, 48% contre 52%.

Il faudrait connaître un sondé pour vérifier si ce fut la seule question en terme électoral.

Par exemple rien sur le premier tour avec une éventuelle liste radicale, une liste Front de Gauche, et une éventuelle liste FN. Or pour les radicaux nous savons que chaque élection se fait sous la menace d’une liste radicale au premier tour qui, cette fois, serait conduite par Monsieur Berrier (la dernière tentative du genre remonte à 1983 avec Monsieur Hamecher.

 Le sondage est surtout là pour prouver aux citoyens que Roland Garrigues est le mieux placé pour battre Barèges. Au sein du PS la bataille fait rage entre l’ancien maire battu et l’ancien tête de liste battue. Claude Mouchard se voyait bien repartir à l’assaut de la mairie mais le commentateur du Petit Journala fait observer qu’au dernier conseil municipal Mouchard a semblé avoir un « garrigue en travers de la gorge » ce que le sondage confirme. Et à présent c'est clair il a La Dépêche en travers de la gorge car le journal n'était pas tenu à publier ce sondage d'où il est absent. Le même journal, en 2001, n'avait pas été du plus grand secours pour Roland Garrigues mais depuis, le conseiller général et député suppléant semble avoir obtenu la confiance de Baylet.

 La tête de liste étant choisie, le journal fixe la ligne de conduite :  

« Les Montalbanais veulent rester maîtres de leur destin, préférant indexer la vie de la cité sur les profils qu’ils côtoient, porteurs de projets de proximité, et pas à l’aune des joutes politiciennes du carreau parisien. »

Donc attention, faisons de cette élection une élection locale ! Or depuis plus d'un siècle les élections à Montauban sont aussi marquées par les tendances nationales, Brigitte Barèges ayant cependant résisté à la vague rose de 2008 !

 Et enfin le journal dénigre l’adversaire Brigitte Barèges avec l’élégance qui lui est chère :

« la Ville de Montauban reste son dernier os à ronger ». Gérer une ville c’est un os à ronger ? La députée PS qui est seulement députée a un seul os à ronger ? Quant à Baylet c’est vrai, à ce jeu, il doit friser l’indigestion !

 Terminons par cette phrase alambiquée : « Parmi les élus de gauche qui récoltent un taux de notoriété important, le radical José Gonzalez est celui qui essuie le moins de mauvaises opinions (11 %). »

Donc les données concernant les autres sont dans le sondage mais pas sur le journal ?

 De tels articles font très mal débuter une élection qui mérite mieux que les petites manœuvres. JPD

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 13:12

                                  changer-la-vie-blog.jpg

 

La Une du mensuel du PS en 1986 qui indique le soutien militant

mais n'indique pas que 98% des dirigeants nationaux du PS soutiennent JMB.  

 

En Tarn-et-Garonne toute élection se fait sous l’œil attentif de La Dépêche qui est la propriété du président du Conseil général radical (JMB). Pour 2014 le point chaud est manifestement la ville de Moissac. Pour comprendre revenons en arrière.

1981 : le PS à l’Elysée, JMB est ministre. 1982 : le PS grâce à Louis Delmas remporte la présidence du Conseil général. 1983 : la guerre commence entre radicaux et socialistes mais continue de tourner au bénéfice du PS. Malgré la primaire imposée au PS à Montauban, le PS conserve Montauban et gagne Castelsarrasin et Moissac (JPN = Jean-Paul Nunzi).

La contre-offensive de La Dépêche débute alors et va être terrible. Le maire PS de Castelsarrasin est éliminé au profit des radicaux mais l’essentiel c’est la préparation de la lutte au sommet en 1986 : élections législatives et régionales à la proportionnelle.

Sur toute la ligne, le PS local sort gagnant de l’épreuve mais au prix d’une guerre totale avec le PS national… et d’une perte de la présidence du Conseil général gagnée par JMB.

JMB et la Dépêche tiennent leur pouvoir de leur ancrage local, du lien construit pas à pas avec les élus et les citoyens du Tarn-et-Garonne, mais la nouvelle ère capitaliste lancée avec les années 80 fait que le pouvoir local n’est rien par rapport au pouvoir central, au pouvoir de la finance. La contre-offensive de JMB n’est plus locale, elle est nationale. L’avenir du 82 se jouera donc dans les couloirs du siège de La Dépêche à Toulouse et le pouvoir national dictera aussi sa loi au PS local.

Pour les municipales de 1989 Castelsarrasin tombe entre les mains d’un élu sans étiquette, le PS étant au bord de la disparition dans cette ville. Pour Moissac, le maire PS JPN a accepté de se soumettre à JMB dont il est le député suppléant. Donc les radicaux qui plus que jamais ont pris le contrôle du Conseil général marquent des points.

1992, les élections régionales : crise au sein du PS car JMB y impose sa loi aussi le secrétaire fédéral décide alors de quitter ce parti et de proposer sa propre liste.

C’est le moment crucial, c’est là que le PS local a vendu son histoire passée, sans comprendre qu’il ne se relèverait plus jamais de cette soumission. A Moissac JPN continue d’être maire mais il n’a pas su, pas pu ou pas voulu faire émerger une autre personnalité socialiste pour l’épauler. Il lui est arrivé d’occuper les fonctions de maire, conseiller régional, conseiller général et député. Conseiller général : JMB fera tout pour le faire battre jusque dans la façon de distribuer les subventions dans les deux cantons de la ville. Conseiller régional : là c’est encore plus simple vu que ce sont les partis, grâce à la proportionnelle, qui décident des candidats élus suivant la place sur les listes. Député : élimination encore plus facile car pour sauver le député PS de Montauban, il ne pouvait compter sur le soutien de son parti.

Bref, il reste le poste de maire.

Pour reprendre ce poste La Dépêche n’a rien fait d’autre qu’envoyer sur la commune de Moissac un éditorialiste du journal devenant retraité : G-M Empociello = GME.

Celui est devenu conseiller général où il va occuper des fonctions stratégiques, il va mettre en place un ami pour occuper l’autre poste de conseiller général. En 2014, c’est décidé, les radicaux reprennent la ville aussi la page Moissac de La Dépêche oblige JPN à réagir dans le journal de droite Le Petit Journal.

Ils veulent reprendre la ville au bénéfice de qui ?

Là intervient une troisième personne, la nouvelle génération car il faut observer que les radicaux ont tiré les leçons de leur défaite de 1982 : JMB dans le 82 comme ailleurs assure la promotion de la nouvelle génération. En 1982 Louis Delmas a gagné le poste de président du Conseil général au bénéfice de l’âge sauf que l’âge n’est que très temporairement un bénéfice.

La députée de la circonscription, Sylvia Pinel, est pour le moment ministre. En 2010, elle a essayé de s’implanter à Castelsarrasin dans une élection cantonale, mais elle a été battue… par un radical dissident ! S’implanter à Moissac, à un moment ou à un autre, serait alors la solution de rechange.

      Qu’on s’entende bien, je n’évoque ici en aucun cas les qualités des uns et des autres mais un processus politique, une distribution des pouvoirs et un échec de la démocratie. Ensuite ce qui est fait du pouvoir en question est un autre débat. JP Damaggio

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 11:29

Voici quelques constats sans commentaire pour compléter un article précédent.

Castelsarrasin : Inscrits : 9219 ; Exprimés 5993

Dagen (SE) : 2865 (47,8%) ; Bésiers (divers-gauche) 1974 (32,9%) ; Malphettes (socialistes+communistes + plus autres) 1154 (19,26%).

Au second tour les mêmes listes se représentent : le nombre de votants est presque le même soit 6009. Dagen arrive à 3032 voix ; Besiers à 2013 ; et Malphettes tombe à 869 voix soit 14%.

Des électeurs de la liste de gauche ont semble-t-il préféré Dagen à Bésiers.

Dans le cadre d’une union avec la liste Bésiers le maire sortant pouvait être mis en difficulté. Les électeurs de la liste Malphettes sanctionnent l’impossible union.

2ème tour des présidentielles de 2007 : Sarkozy 52,2%

 

Moissac : Inscrits 8913 ; Exprimés : 5758

Le maire PS est réélu dès le premier tour avec 3115 vois soit 54,10%

La liste UMP de M. Roquefort fait seulement 2015 voix soit 34,9%

Une liste divers drotie de P. Charles se contente de 628 voix soir 10,9%

L’abstention 31,4 % est moins forte qu’à Castelsarrasin 32,3 mais plus qu’à Montauban 30,3%.

2ème tour des présidentielles de 2007 : Sarkozy

 

Montauban : I : 37 605, E. 25 264

UMP 11074 (43,83) ; Gauche 8467 (33,5) ; Montauban citoyenne 2644 (10,4) ; Modem 1702 (6,74) et Soulié 1377 (5,45).

Deuxième tour : E. 26 672

UMP : 13 419 ; Gauche : 13 253 

2ème tour des présidentielles de 2007 : Sarkozy 51,47%.

JPD

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 11:53

Avec le nouveau mode de scrutin les villes au-dessus de 1000 habitants vont devoir appliquer celui des villes qui hier étaient au-dessus de 3500 habitants. En prenant les données légales applicables aujourd’hui, voici les villes concernées pour le Tarn-et-Garonne :

Albias, Aucamville, Auvillar, Beaumont, Bressols, Campsas, Castelmayran, Castelsarrasin, Caussade, Caylus, Cazes-Mondenard, Corbarieu, Dieupentale, Donzac, Dunes, Escatalens, Finhan, Grisolles, L’Honor-de-Cos, Labastide-du-Temple, Labastide-St-Pierre, Lacourt St Pierre, Lafrançaise, Lamagistère, Lamothe Capdeville, Lauzerte, Lavit, Léojac, Malause, Mas-Grenier, Meauzac, Mirabel, Moissac, Molières, Monclar, Montaigu, Montauban, Montbartier, Montbeton, Montech, Monteils, Montpezat, Montricoux, Nègrepelisse, Nohic, Orgueil, Pompignan, Réalville, Saint-Antonin, Saint-Etienne, St Nauphrary, St-Nicolas, St Porquier, Septfonds, Valence, Verdun, Lavilledieu, Villebrumier.

 Rappelons pour ceux qui ne connaissent pas ce mode de scrutin les principes qui le gouvernent :

1 ) Seule possibilité : présenter des listes entières paritaires sans panachage possible (rayer des candidats comme le droit va rester pour les autres communes).

2 ) Election à deux tours si nécessaire. S’il y a deux listes, l’élection se joue en un tour. Dans le cas contraire si aucune liste n’a la majorité, il faut un second tour. Possibilité de maintien avec 10% des exprimés et de fusion avec 5% des exprimés. Au second tour la liste en tête prend 50% des postes et le reste des postes est distribué à la proportionnelle au plus fort reste entre toutes les listes en compétition. Les élus sont choisis en fonction de la place sur la liste.

Ce mode de scrutin inventé en 1981, assure une place à la minorité perdante.

3 ) Ajoutons que l’élection décide des élus à l’intercommunalité qui doivent être mentionnés sur les listes.

 Il est important de prendre en compte cette nouveauté pour préparer les élections municipales dans les communes concernées. JPD

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 12:49

Riches et révolutionnaires

 Dans l’article sur Flamens et Delthil j’évoque cette question d’élus riches et qui pourtant proposent l’impôt progressif sur le revenu dès 1890.

Voici le contexte municipal à Castelsarrasin en 1876 avec les élus, leur nombre de voix et le montant de l’imposition. Cette municipalité sera deux fois dissoute par les autorités nationales mais toujours réélu. Elle sera menacé de dissolution au moment du boulangisme mais restera en place. Voici les données avec les résultats issus du journal Le Républicain du 3 / 10 / 1876 et j’ajoute l’adresse puis le montant de la cote des contributions sans les centimes tel qu’il apparaît dans le document 1 D 14 des Archives communales de Castelsarrasin pour les données connues (il est entre parenthèse).

  

Voici le résultat du scrutin

Flamens, avocat, maire, 1092.                         Rue nationale (1211)

De Mauvoisin avocat, cons. gén., Toulouse, 1051, ( ?)

Laborde, notaire, 1073                                 Place St Sauveur (1701).

Cabandié, notaire, 1053

Gimat, négociant, 1057,                                        rue St Louis (216)

Lannes père, marchand de chaussures, 1045,       rue St jean    (218)

Mézamat, propriétaire ancien administrateur, 1085

Laffont père, vétérinaire, 1079,                            rue St Louis (249)

Langlade, usinier, 1076, à Prades                                             (1978)

Boscredon, pharmacien, 1071

Carbonnet, négociant, 1045

Macabiau, Jean, propriétaire à Courbieu 1045                              (191)

Claverie, Guillaume, propriétaire, 1063,                    rue St Louis (244)

Doumerc, négociant limonadier, 1036,                    rue Nationale (223)

Solleville aîné (Jean), forgeron, 1070,                Faubourg St Louis (68)

Verdier, négociant en vins, 1064,                        Faubourg St Jean  (236).

Roches, Aug., marchand chapelier, 1066

Frizac, docteur en médecine ou juge de paix, 1088 Faubourg Garonne (490).

Monié Antonin, négociant, 1054,                            Grand Rue St Jean (229).

Gasc Guillaume, propriétaire à Labourgade, 1074,                                (227).

Ailhas Jean propriétaire à Laronne 1079.

Gouze vétérinaire, 1072, route de Moissac                                         (93)

Girot J.B. propriétaire aux Dantous, 1072                                            (157)

 

Globalement nous avons trois cas en matière de richesse :

Les deux plus riches qui sont au-dessus de 1000 frs d’imposition.

La très grande majorité qui tourne autour de 200 frs.

Les deux plus pauvres en dessous de 100 frs.

 Dans la liste des plus imposés de la commune le maire Pierre Flamens arrive en neuvième position. Celui qui est en tête est le tout nouveau propriétaire de l’usine Eugène Secretan avec 5968 frs. Le second est aussi lié à l’usine et est élu municipal : Jean Langlade.

 Jean-Paul Damaggio

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 12:47

A travers l’histoire, en Tarn-et-Garonne, avec ces trois villes nous avons trois cas de figure politique.

Si on regarde du côté de Montauban, pendant la III ème République la liste des maires donne une domination radicale mais cette domination masque un affrontement toujours très dur avec la droite, obligeant les radicaux à s’allier sur leur gauche.

Après 1945, les radicaux refusent de laisser la place aux socialistes qui s’allient sur leur gauche avec les communistes, en conséquence en 1947 ils s’allient sur leur droite le temps de faire émerger en centre-droit en 1956. Mais la Cinquième République change tout.

De Gaulle voulait en finir avec la France radicale donc il élabore des modes de scrutin qui pousse à l’affrontement droite-gauche. Les radicaux du Tarn-et-Garonne conscients que cette situation va les défavoriser proposent aux socialistes un partage du département. Contre toute logique politique, le secteur de Montauban est réservé aux socialistes et celui de Castelsarrasin aux radicaux. Je dis contre toute logique politique puisque le secteur de Castelsarrasin est le secteur le plus à gauche. La logique qui l’emporte est la logique humaine : la famille Baylet veut préserver son pouvoir sur le secteur de Castelsarrasin. Conséquence : en 1962 un socialiste est élu député sur Montauban et il devient maire de la ville en 1965. Le radicalisme est effacé dans le secteur. La droite reste très active et renverse la tendance en 2001.

 

Pour Castelsarrasin dès les années 1876 un radicalisme très ancré à gauche s’impose. Mais la domination nationale d’un radicalisme modéré va offrir un espace politique important à la montée socialiste. Conséquence simple : si à Montauban dès 1919 nous trouvons huit conseillers municipaux socialistes (dont trois passeront au communisme en 1920) avec pourtant des radicaux très modérés, à Castelsarrasin les radicaux pour éviter la concurrence socialiste vont s’allier au centre. La Cinquième République comme on vient de le voir avec les accords PS-Radicaux, va défavoriser le PS dans ce secteur ce qui va fortement bénéficier au PCF devenant le lieu de référence de ce parti dans le département. Or de 1920 à 1940 ce même parti avait été puissant surtout sur Montauban et absent sur Castelsarrasin.

 

Moissac sera une ville plus centriste que les deux autres. Non que Montauban n’ait pas cette tendance là mais la force de la droite a poussé à l’union à gauche. La droite quasi absente à Moissac, le radicalisme suit une pente modérée en laissant peu de place au développement du socialisme puis du communisme. Avec la Cinquième République l’union de la gauche s’y lettra en place paisiblement mais une question de personne fait qu’un socialiste arrive à la tête de la ville voici trente ans.

 

Aujourd’hui Montauban a une maire clairement à droite, Castelsarrasin un maire sans étiquette pour être ainsi lié au radicalisme (il est un pilier du Conseil général) et à la droite, et Moissac un maire socialiste en indélicatesse avec les responsables de son parti car il refuse de laisser la place à un retour du radicalisme à la tête de la mairie.

 

L’histoire maintient trois trajectoires très différentes que l’évolution sociologique n’a fait qu’accentuer. Castelsarrasin à partir des années 1880 devient une cité ouvrière ; Moissac reste surtout une ville agricole et Montauban au riche passé industriel devient la ville administrative et de services, ville dortoir de Toulouse en même temps.

 

Tout ce paysage est cependant sous l’œil attentif d’une seule entité : le journal La Dépêche du Midi. Le maître des finances départementales et de la communication locale peut ainsi jouer une ville contre une autre dans le cas d’échanges de services et pas seulement avec le parti socialiste. Une loi devrait interdire non seulement le cumul des mandats mais aussi le cumul de fonctions contradictoires comme celle de président d’un Conseil général et de maître des médias. Tout comme celle de maître d’un secteur hospitalier privé et de maire là où le maire préside le Conseil de l’administration de l’hôpital. Des décisions plus simples que la création d’une Sixième république.

Jean-Paul Damaggio

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