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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 17:05

Liste Ensemble  conduite par Gilles Valette

  Gilles Valette,  / Daniel Belon,  / Sébastien Bertrand,

André Bonamour, /  Michel Canihac, /  Jean-Claude Cavaillé,

 Frédéric Demontfaucon, /  Jacqueline Depierre, /  Alain Deurveilher,

Séverine Guglielmet, /  Evelyne Laval, /  Emmanuelle Mannela,

 Catherine Murillo, / Claude Perdriau, / Marie-France Prieur.

 

Liste Tous pour Puylaroque conduite par Pierre Birmes maire sortant

  Pierre Birmes, / Fatime Beggari, /  Béatrice Biollaz,

 Colin Dehoux, /  Eliane Lagneau, / Christine Lamerand

 Martine Lewis, /  Rolf Passedat, Bernard Pierlot,

 Mickaël Robert,/  Christian Salingardes, /  Huguette Vergnet,

Roger Vergnet, / Richard Vilers, / Nadia Yermani.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 11:23

Nous reprenons le communiqué des acteurs de Faire Front à gauche pour Castelsarrasin et Moissac. JPD

 

« FAIRE FRONT A GAUCHE »

A CASTELSARRASIN ET A MOISSAC

Mouvement de gauche, écologiste et citoyen pour donner la parole au peuple Malgré l'accueil très favorable et encourageant des personnes rencontrées sur les marchés ou dans la rue, Véronique MALANGE à Moissac et Christian DELZERS à Castelsarrasin n'ont pas pu, à ce jour, réunir les candidatures nécessaires pour se présenter aux élections municipales du 23 mars prochain.

Mais la détermination de celles et ceux qui se sont engagés à leur côté reste intacte. C'est pourquoi ils solliciteront les futurs élus, quels qu'ils soient, pour que Castelsarrasin et Moissac soient gérées au cours des six prochaines années dans l'intérêt général des populations.

Rappelons ici quels sont nos objectifs essentiels :

*Donner la parole à la population sur les projets d'investissement des deux communes.

*Faire des besoins fondamentaux notre priorité : Education, logement, accès aux soins, transports collectifs...

*Favoriser les économies d'énergie et développer les énergies renouvelables.

*Engager la gestion en régie municipale ou intercommunale des biens communs indispensables : eau, assainissement, transports collectifs, restauration collective, énergie, et aller progressivement vers des formes de gratuité (ça existe déjà ailleurs).

*Revendiquer la modernisation de la ligne ferroviaire Bordeaux-Toulouse actuelle, qui permet un usage quotidien du train, et s'opposer au projet de Ligne à Grande Vitesse, gourmande de centaines d'hectares de terre agricole et gouffre financier inutile.

*Relancer une véritable action intercommunale entre les deux villes et les communes environnantes afin de réaliser de grands projets économiques, culturels et sportifs au bénéfice des populations des deux nouveaux cantons de Castelsarrasin et Moissac.

Demain, gérer une municipalité dans un contexte politique d'austérité, imposera des choix courageux de résistance.

Les listes en présence aujourd'hui ne semblent pas, hélas, s'orienter vers ce type de projet que nous nous efforcerons de faire prendre en compte ;

Nous ne donnerons pas de consigne de vote, ce serait inutile et prétentieux ; Les électrices et les électeurs sont à même de se déterminer pour choisir telle ou telle liste dont le programme leur paraîtra le moins éloigné de celui qui leur aurait convenu ;

Mais la pire des solutions est de ne pas aller voter, ce qui laisse croire aux candidats que les citoyens se désintéressent de la vie communale et que les élus peuvent faire ce qu'ils veulent sans être inquiétés ; Le vote blanc ou nul indique au contraire que la population insatisfaite des listes en présence ne signe pas un chèque en blanc aux futurs élus Sur chaque commune, un débat public entre les prétendants, répondant aux questions des personnes présentes dans la salle, serait un excellent moyen, pour les électrices et les électeurs, de se forger une opinion sur les projets et la volonté des candidats d'agir pour le bien commun et l'amélioration des conditions de vie dans un contexte difficile Faire Front à Gauche à Castelsarrasin et Moissac, demain et dans les prochaines années avec Véronique MALANGE, Christian DELZERS et leur équipe

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 21:23

 

Agir ensemble pour Larrazet   

J.-Louis Coureau, directeur d’école, 54 ans, ex-adjoint au maire,

André Barlier, aide médico-psychologique, 48 ans;

 Francis Bessou, retraité agricole, 61 ans;

 Claire Buffo, mère au foyer, 38 ans;

Armand Curcio, retraité de la fonction publique, 64 ans;

 M.-Thérèse Delpeyroux, retraitée de la fonction publique hospitalière 60 ans;

Hayat Eddeguesse, agent d’accueil, 37 ans;

 Sébastien Falga, aviculteur, 33 ans;

 J.-Claude Faurie, retraité, 67 ans;

Anne-Sophie Fayemendy, bibliothécaire, 29 ans;

Henri Guillot, chauffeur-livreur, 40 ans;

 Dominique Guiraud, 55 ans agriculteur;

Hélène Mezziane, informaticienne, 59 ans;

 Christelle Ramon, factrice, 36 ans;      

 Didier Thau, contremaître, 47 ans.

 

Liste maire sortant

Éric Dulac, 46 ans, cadre de secteur agroalimentaire.

Marie-Christine Carrette, 52 ans, brigadier-chef police municipale, adjointe sortante.

Sébastien Guiraud, 33 ans, agriculteur, conseiller sortant.

Pierrette Cayrou-Sobol, 59 ans, secrétaire-interprète.

Delphine Dupont, 43 ans, enseignante, conseillère sortante.

Arlette Guffroy, 63 ans, secrétaire juridique retraitée, conseillère sortante.

André Weber, 42 ans, agriculteur. Ghislain Dangas, 55 ans, architecte, maire sortant.

Max Clau, 50 ans, graphiste PAO.

Laurence Tedetti, 53 ans, éducatrice jeunes enfants, adjointe sortante.

Jean- Pierre Dutouron, 54 ans, agriculteur, conseiller sortant.

Carole Ouvrié-Ferret, 40 ans, agent administratif MSA.

Anne-Sophie Peron, 26 ans, secrétaire-comptable, conseillère sortante.

Michel Momesso,  58 ans, kinésithérapeute, conseiller sortant.

Mohamed Sghir, 61 ans, retraité agricole.

 

 

 

 

 

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 21:22

CANALS      Liste conduite par Patrick Biancolin

David Allasia, conducteur d’engins de travaux publics.

 éric Quarcy, préparateur de commandes

. Stéphane Carbonnel, boulanger-pâtissier.

 Karen Salomon, conseillère emploi-formation.

 Vincent Guillaume, tonnelier.

 Nicole Cristin, agent de service hospitalier.

 Alexandrine Morzelle, technicienne laboratoire.

 Yves Boucharechas, peintre en bâtiment.

 Patrick Biancolin, fonctionnaire territorial. Sylvie Jallois, fonctionnaire à la Poste.

 Marie-Andrée Lambert, retraitée de l’éducation nationale.

 Michel Loubradou, technicien aéronautique.

 Marie Niek, comptable.

 Vladimir Bjelica, aide médico-psychologique.

 Julien Marezza, dessinateur industriel 

 

  CAMPSAS     Agir et vivre ensemble 

Marie Claude Negre  Maire sortante  

  Patricia Laplace, cadre instructeur avion.

 Jean Astoul, directeur honoraire.

 Séverine Lacrampe, clerc de notaire, conseillère municipale sortante.

 Laure Braini, secrétaire administrative, conseillère municipale sortante.

 Gérard Feuga, retraité, maire adjoint sortant.

 Luc Flores, gérant de société, maire adjoint sortant.

 Laurence Tabotta, gérante de société.

 Marie-Claude Nègre, inspectrice du travail, maire sortant.

Patricia Felipe, assistante maternelle, conseillère municipale sortante.

 Philippe Bardou, agent de maîtrise, conseiller municipal sortant.

 Christian Oliveros, technicien aéronautique, maire adjoint sortant.

 Philippe Selle, vigneron, maire adjoint sortant.

Sandra Fouchat, responsable des ventes, conseillère municipale sortante.

 Pierre-Yves Genet, gestionnaire de patrimoine, conseiller municipal sortant.

 Marlène Richard, assistante de direction.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 21:20

LAUZERTE : Liste UNIS pour DEMAIN

Jean-Claude Giordana  premier adjoint sortant,

Thomas Béz, vendeur;

 Jean-Pierre Maître, retraité de l’Education nationale;

 Jean-MarcContios, retraité de l’Education Nationale;

Joëlle Delteil, serveuse;

Christine Tauran, secrétaire médicale;

Olivier Combelle, chargé d’affaires EDF;

 Jean-Claude Giordana, retraité de l’Education nationale, premier adjoint sortant;

Catherine Boillon, infirmière libérale, adjointe sortante;

 Claire Guichard, conseillère en insertion professionnelle;

 Cindy Pardo, co-gérante de sociétés;

 Dominique Denis, enseignante du premier degré;

 Jacques Jofre, retraité des travaux publics, conseiller sortant;

Amanda Mills, retraité de l’enseignement, conseillère sortante;

Jean-Luc Aunac, employé de coopérative agricole, conseiller sortant,

et Jean-Franck Pierasco, technicien, responsable de station agricole, adjoint sortant.

 Liste des candidats au conseil communautaire: Jean-Claude Giordana, premier vice-président communautaire sortant; Catherine Boillon, conseillère communautaire sortante; Jacques Jofre, conseiller communautaire sortant; Joëlle Delteil; Jean- Franck Pierasco, conseiller communautaire sortant; Amanda Mills; Jean-Pierre Maître et Dominique Denis.

 

CAZES- MONDENARD    La liste Cazes ensemble

Dominique Parcellier pharmacienne

Jean-Pierre Sicard, agriculteur-éleveur;

 Annick Lafon, attaché de communication au Crédit agricole;

 François Chesneau, potier-céramiste;

Joëlle Le Jeune, conseil en entreprise;

 Thierry Hérault, comptable, gestionnaire d’un centre de loisirs;

 Aurélie GrandCamp, infirmière libérale;

 Olivier Lescoul, courtier négociant en vin;

 Carine Dauphin, bénévole à l’association Plume;

 Jérôme Caumon, agriculteur;

 Marie-Thérèse Rice, retraitée;

 Quentin Godard, chevrier fromager bio;

 Clare Brigstocke, formatrice de cadres et coach de dirigeants;

 Alain Moles, paysan;

Jeanne Gay, étudiante en orthophonie.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 13:50

 La Dépêche du Midi annonce l'existence de la réunion Lutte ouvrière à Montauban mais sans plus. Sur le portail de ce parti, voici ce que nous apprenons :

Les listes Lutte Ouvrière en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon

« Des listes Lutte Ouvrière pour faire entendre le camp des travailleurs »

 En Languedoc-Roussillon :

Dpt      Commune     Tête de liste  Profession

66       Perpignan      Liberto Plana Employé d’hypermarché

En Midi-Pyrénées :

Dpt      Commune     Tête de liste  Profession

31        Colomiers      Michèle Puel  Technicienne dans l’aéronautique

31        Cugnaux        Anne-Marie Laflorentie       Ouvrière montage câblage retraitée

31        Muret Malena Adrada         institutrice

31        Toulouse        Sandra Torremocha Professeur d’espagnol en collège

65        Tarbes            François Meunier     Instituteur

82        Montauban    Richard Blanco         Employé au ministère du Travail

Lutte ouvrière sera présente aux élections municipales en Midi-Pyrénées et en Languedoc-Roussillon afin d’affirmer une opposition ouvrière au gouvernement, de le sanctionner clairement en faisant entendre les exigences des travailleurs, cela face à la bourgeoisie, aux industriels, aux financiers et face à leurs serviteurs politiques qu’ils soient de gauche, de droite ou d’extrême droite.

Ces exigences des travailleurs sont celles dictées par la situation dramatique du monde du travail et les attaques sans précédent du patronat, bien servi par le gouvernement. Ainsi, nous dirons que face aux licenciements et fermetures d’usines, il est vital d’interdire les licenciements et de répartir le travail entre tous pour mettre fin au chômage.

Nous dirons qu’il est urgent d’indexer les salaires, les pensions, les allocations sur la hausse réelle des prix qui n’en finissent pas de laminer le pouvoir d’achat des classes populaires.

Nous affirmerons qu’il faut abolir le secret des affaires qui permet aux grandes entreprises et à la finance de préparer leurs sales coups dans l’ombre et de masquer les bénéfices éhontés des capitalistes même en période de crise économique.

L’enjeu de ces élections est politique. Ce seront les premières depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, il y a près de deux ans, et il est important de ne pas laisser à la droite et à l’extrême droite le monopole de l’opposition.

Les travailleurs doivent voter pour leur camp en montrant toute la méfiance que méritent ceux qui se prétendent aujourd’hui critiques de Hollande sur sa gauche mais qui avaient cautionné sa prétention à incarner le changement.

Le vote pour les candidats de Lutte ouvrière sera un vote contre le gouvernement, contre le patronat, un vote qui affirmera que les travailleurs ont leurs propres intérêts à défendre et que, pour cela, « il n’y a pas de sauveur suprême », ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 13:23

(le tête de liste a été présenté quelque part sur ce blog)

Thierry Viallon (36 ans) négociateur immobilier ;

Marie-Dominique Bagur (60) conseillère bibliothécaire ; Hubert Lobre (47) employé ;

Aude Lambin-Bernot (31) auxiliaire de vie ; Sébastien Rodriguez (39) vendeur ;

Stéphanie Surdeau (39) secrétaire médicale; Denis Forestier (39) opérateur de distribution ;

Ingrid Hainaut (41) assistante maternelle ; Luigi Piccino (71) commerçant retraité ;

Bénédicte Bertier (28) infirmière ; Norbert Robin (52) chef d’entreprise ;

Béatrice Huguet (41) agent de production ; Georges Germaine-Terrasse (55), commerçant ;

Sandy Simon (37), serveuse ; Jean-Claude Bru (75) retraité ;

Sylvie Leray (51) commerçante ; Luc Porcellini (54) artisan ;

Annick Collon (51) conjoint collaborateur ; Dominique Gallo (49) chef d’entreprise ;

Catherine Palka (43) employée ; Francis Azem (59) agent administratif ;

Colette Dazols (57) mère au foyer ; Pascal Orliac (51) commercial ;

Daniela Stadnicova (51) a gent de service ; Francis Dazols (62) retraité SNCF ;

Monique Bals (72) retraitée ; Marc Benoit (56) commerçant ;

Anne-Marie Pignaud (65) esthéticienne ; José Sanchez-Rodriguez (62) mécanicien ;

Béatrice Arbus (51) secrétaire ; Jean-Philippe Lacaille (51) commercial ;

Dominique Fleury (71) retraitée ; Christophe Détroit (31) mécanicien ;

Viridiana Soustre (25), sans emploi ; Emmanuel Murador (46) ouvrier agricole ;

Nicole Franceries (69) commerçante retraitée ; Jean-Maurice Pringault (72) retraité ;

Laurence Affolter (49) employée ; Marcel Guinepain (77) retraité de l’armée ;

Gisèle Ruéda (74) retraitée ; Jonathan Guye (23) demandeur d’emploi ;

Hortense Gilbert (72) retraitée ; Michel Cote (74) retraité ;

Marcelle Rohan (84) retraitée ; Henri Vellutini (83) retraité.

 

Les autres listes à Montauban

Barèges, Garrigues, Bouyssi

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 13:26

Beaucoup d’historiens ont fait ce constat : l’élection municipale de 1790 n’a pas fondamentalement changé le personnel politique du pays et en conséquence ce n’est pas là qu’il faut chercher la révolution.

L’historien anglais Edmund Burke qui en 1790 a publié le pamphlet antirévolutionnaire le plus conséquent, le plus génial vit les choses bien autrement (1). Cet homme qui fut un défenseur de la révolution de 1776 aux USA et de la révolution de 1688 en Angleterre découvre l’horreur dans l’action de l’Assemblée nationale de 1789 et une des preuves concrètes, c’est l’invention territoriale.

Face au découpage en provinces, en parlements, en sénéchaussées, en  généralités et j’en passe, la révolution veut en effet imposer une clarté nouvelle et radicale, un ordre contre le désordre. Et Burke réduit le découpage à trois règles mathématiques : l’une géométrique (le territoire), l’autre arithmétique (la population) et la troisième financière (l’impôt).

Pour le dire autrement, justement dans le domaine des unités de mesure, d’un côté le système de mesure anglais et son labyrinthe, et de l’autre le système métrique de la Révolution et sa simplicité (qui viendra après l'invention municipale).

Pour Burke, se placer du côté des hommes, c’était en conserver les "inconvénients" nés de l’histoire et qui les faisaient hommes. Il constate d’ailleurs que les arpenteurs ne pouvaient cependant pas appliquer leur machine égalitaire : « Ce grand principe métaphysique de l’égalité, auquel tout devait céder – la loi, la coutume, la sagesse politique et la raison – voici qu’ils le font céder à leur bon plaisir. Il faut ménager entre l’électeur et son député, bien des gradations bien des écrans. » Et en effet pour l’invention municipale, l’électeur est soumis à la règle de l’impôt ! Donc les professions d’égalité n’étaient que pure forme ?

Or l’explication était clairement politique : pour élire les députés aux Etats Généraux c’était le suffrage universel par ORDRE et sans les domestiques. Si en 1790 la barrière de l’impôt est imposée c’est parce que les plus pauvres étaient sous la coupe de la classe dominante la plus riche (d’où l’exclusion des domestiques du vote aux Etats Généraux).

 Une institution politique

Pour comprendre ce qui se passe, il suffit de regarder les cahiers de délibérations des municipalités. Pas plutôt l’élection réalisée, tous les maires sont confrontés à une action unique en son genre : faire l’inventaire des biens du clergé pour préparer leur nationalisation ! Et en fait, si Burke se moque d’une institution découpée au couteau c’est parce qu’il crie à « l’athéisme » de la révolution ! Le problème de la dette de la France aurait pu être solutionné autrement que par la nationalisation des biens du clergé (entre 7 et 11% de la richesse nationale) mais c’est la voie choisie et le maire est le premier échelon de l’édifice. Tout naturellement, quand le clergé sera mis en cause, non plus seulement pour sa richesse, mais pour son contrôle social, c’est le maire qui aura en charge l’Etat civil.

Bien sûr Burke a raison quand il constate que l’appel à l’égalité (1 élu pour 200 électeurs qui en fait, du point de vue municipal est 1 pour 100) se trouve face à des contradictions d’autant qu’il n’a pas eu l’occasion d’apprendre que les communes seront plus découpées en fonction du passé (les paroisses) que du futur. Il va y avoir en effet un décalage entre le nombre d’habitants et le nombre d’électeurs : un département riche aura plus d’imposables qu’un département pauvre même si le nombre d’habitants est identique. Mais les exceptions au principe ne changent pas le fond de la règle : la transparence et le pouvoir nouveau.

 Quel pouvoir ?

Edmund Burke désigne clairement ce pouvoir : « Vous ne manquerez pas d’apercevoir que ce plan tend de façon directe et immédiate, à diviser la France en un grand nombre de républiques entièrement indépendantes les unes des autres, sans autre lien constitutionnel direct que ce qui pourra résulter de leur acceptation des décisions prises par le congrès de leurs ambassadeurs respectifs [l’assemblée nationale.] »

C’est « une fragmentation de manière barbare » ajoute-t-il. Et il complète :

« Il est impossible de ne pas remarquer que des prétendus citoyens qui découpent géométriquement leur pays et l’organisent arithmétiquement traitent la France exactement comme un pays conquis et se conforment à l’exemple donné par les plus impitoyables des conquérants de jadis. »

Puis il insiste :

« Les auteurs des constitutions des républiques d’autrefois savaient que leur tâche exigeait d’autres moyens qu’une métaphysique de collégien ou des mathématiques d’un agent des gabelles. Ils avaient à faire aux hommes, ils se crurent donc obligés d’étudier la nature humaine. »

Preuve que déjà en 1790 on pouvait mettre sous le vocable « homme » tout et son contraire.

Pour Burke, l’homme est concret et porte une histoire. Pour les auteurs de la déclaration des droits de l’homme, il s’agit d’une abstraction que Burke juge assassine.

Une fois effacées les contraintes du passé, les maires ne vont-ils pas devenir les nouveaux despotes ? Burke a raison de pointer ce danger sauf qu’il oublie qu’en 1790, une règle a été imposée : pas plus de deux mandats donc pas plus de deux ans au pouvoir !

Règle il est vrai qui va très vite être abolie pour permettre la formation d’une nouvelle oligarchie politique. Règle qu’il faut cependant bien comprendre dans le contexte d’une séparation claire du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. La limitation du mandat (comme aux USA encore aujourd’hui et l’inspiration venait de là-bas) concerne le pouvoir exécutif seulement.

Pas la suite la municipalité française va évoluer de manière significative :

- le maire détenteur du pouvoir exécutif va être nommé par le pouvoir central

- les conseillers municipaux en tant que pouvoir législatif continueront d’être élu par des citoyens plus ou moins riches, puis par le suffrage universel  masculin et même depuis 1945 par les femmes.

 Centralisation et Centralisme

Oui, la municipalité a été conçue comme une république indépendante et à chaque étape républicaine, cet objectif est revenu en force. Pour établir un lien entre les dites républiques l’Etat central a régulièrement évolué vers le centralisme surtout par le contrôle financier, provoquant un clientélisme de la subvention clairement revendiqué encore aujourd’hui (votez pour moi car je suis l’ami du président du conseil général) et qui est une forme « démocratique » de la corruption.

Le système depuis les années 2000 a donc mis en œuvre une stratégie pour en finir en même temps avec la république indépendante et avec la centralisme coupable afin de vider le pouvoir municipal de toute réalité démocratique ! Un vide qui est valable pour l’institution régionale, nationale et européenne (là ce fut facile puisque de démocratie il n’y a jamais eu). Jean-Paul Damaggio

(1) Réflexions sur la Révolution en France

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 13:20

Cet article du Devoir permet d'aller à l'essentiel : le maire est élu directement et seul par l'électeur et l'électrice. Le système clairement nord-américain qui est l'inverse du nôtre qui apparaît plus démocratique car moins présidentialiste, puisque le maire est élu par les conseillers municipaux. Mais l'évidence n'est pas toujours l'évidence comme le démontre d'autres articles de ce blog. Jean-Paul Damaggio.

 

8 novembre 2013 | Vincent Boutet-Lehouillier - L’auteur est étudiant à la Faculté de droit de l’Université de Montréal. Il détient une maîtrise en science politique de l’Université du Wisconsin. | Montréal

Le 3 novembre dernier, les électeurs sont retournés aux urnes. Ayant suscité des luttes particulièrement âpres dans la région montréalaise, le dernier scrutin a mis un terme à l’incertitude qui prévalait jusqu’alors, confiant les rênes du pouvoir à de nouveaux dirigeants.

Alors que les luttes partisanes d’hier se sont tues mais que celles de demain n’ont pas encore débuté, rare moment où il est possible pour tous de prendre un certain recul par rapport au processus électoral, on doit se demander si le mode de scrutin en place est bien optimal.

Le maire de Montréal, figure dominante de l’administration municipale, est élu en vertu d’un scrutin dit « pluralitaire » par les politologues. Terme peu élégant signifiant simplement que, d’entre tous les candidats, c’est celui qui obtient le plus de voix qui l’emporte. Système simple et intuitif il est vrai.

Ce qui fonctionne adéquatement à l’ordre provincial (bien que cela soit sujet à débat) n’est pas nécessairement des mieux adaptés au municipal, les réalités politiques y étant fort différentes. D’abord, distinction fondamentale, les institutions provinciales sont régies par les règles du système parlementaire, alors que le maire est élu à la manière d’un président. En d’autres termes, le premier ministre est le chef du groupe parlementaire comptant le plus de députés au sein de la législature, alors que le maire est élu directement par la population au suffrage universel, sans égard au nombre de conseillers municipaux membres de sa formation politique.

Autre distinction majeure : les missions et responsabilités des administrations provinciales et municipales ne sauraient être plus distinctes. Alors que la politique provinciale est définie par des clivages idéologiques marqués (fédéraliste-souverainiste, droite-gauche), la politique municipale, bien que d’une grande importance, ne saurait susciter le même degré de polarisation. Les pouvoirs et responsabilités délégués aux municipalités ne se prêtent que peu à ce type d’enjeux. On peut même poser l’hypothèse selon laquelle c’est justement en raison de ce caractère peu idéologiquement controversé que la législature provinciale a délégué aux administrations municipales les responsabilités qui sont les leurs.

Maire pivot du parti au municipal

Il en résulte des dynamiques politiques divergentes qui ont peu en commun. Au niveau provincial, l’électeur, même sans lire quelque programme électoral que ce soit, peut connaître les principales orientations d’un candidat simplement par son appartenance partisane. Sans aucune surprise, le Parti québécois est souverainiste et de centre gauche, alors que le Parti libéral est fédéraliste et de centre droit. Québec solidaire est bien connu pour ses positions fermement à gauche.

La majorité des candidats au poste de premier ministre ont d’abord dû gravir les échelons de ces partis. En conséquence, leurs actions passées ont laissé des traces. Pour se trouver à la tête de l’un ou l’autre de ces partis, il faut avoir été passé au crible par les militants, gardiens d’une certaine pureté idéologique, lors de courses à la chefferie.

Au contraire, les élections municipales sont caractérisées par leur fluidité idéologique et par le pragmatisme politique marqué des candidats. Alors que le parti est le pivot du système partisan provincial, le maire lui-même est le centre de gravité de la politique municipale. Celui-ci accède rarement au pouvoir par la promotion d’orientations idéologiques. Au contraire, c’est la personnalité du maire qui définit son administration. Le parti, si parti il y a, suit l’individu qui contrôle la mairie : les « partis » municipaux sont des véhicules électoraux rattachés aux candidats. Le cycle politique oscille entre le règne de maires bien connus des électeurs et des périodes de grande fragmentation caractérisées par l’incertitude.

En témoigne la faible durée de vie des partis municipaux. Qui, hors des milieux politiques et journalistiques, se souvient encore du RCM ? D’Équipe Montréal ? De même, tous ont souvenir de Jean Drapeau, mais, outre les historiens, peu ont en mémoire la Ligue d’action civique. Au provincial, le dernier changement majeur du système électoral date de la fondation du Parti québécois, il y a de cela plusieurs décennies, et de l’extinction parallèle de l’Union nationale, parti fondé durant l’avant-guerre. Le Parti libéral, lui, a des racines encore plus anciennes.

Élection importante

La dernière élection représentait justement l’une de ces périodes de fragmentation où les électeurs ont à effectuer un choix réel parmi plusieurs candidats crédibles. Pour le meilleur et pour le pire, ils ont maintenant fait leur choix. Ce choix était conditionné par un mode de scrutin, dit pluralitaire, et le résultat est tout à fait légitime en vertu des règles établies.

Il est cependant tout aussi légitime de se questionner à savoir si le mode de scrutin actuel est bien adapté à la vie municipale.

Le mode de scrutin pluralitaire ne pose pas de problèmes particuliers lors des couronnements électoraux. Mais le propre d’un bon mode de scrutin est de gérer efficacement la compétition politique, et non pas les couronnements.

Ainsi, dans une élection à quatre candidats crédibles, il est tout à fait possible de l’emporter avec à peine plus du quart des votes, et même moins en théorie. Cela, on l’a vu, dans un contexte où les orientations de chacun sont beaucoup moins clairement définies et où les candidats ne sont pas passés par un processus de sélection au sein de partis établis. Sachant qu’une fois en place, un maire occupe un rôle prépondérant, et ce, pour longtemps, la question s’impose.

Les options viables ne manquent pas. Il suffit de penser au scrutin majoritaire, qui exige d’un candidat qu’il obtienne l’appui d’une majorité absolue d’électeurs, ainsi qu’au vote transférable, qui permet aux électeurs de classer les candidats par ordre de préférence. Un tel débat ne pourrait qu’être bénéfique.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 11:25

 

 

(les communes dont je retiens les listes, c'est toujours pour une raison personnelle : ici c'est ma commune de naissance.)

Bioule pour tous

Gabriel Serra, 64 ans, retraité France Telecom, maire sortant;

Florence Danthez, 52 ans, retraitée de l’Education Nationale, adjointe;

Jean-Pierre Salacroux, 43 ans, agriculteur, adjoint;

Nadine Becaïs, 47 ans, secrétaire, conseillère municipale;

Léon Semille, 65 ans, retraité de la restauration, conseiller municipal;

Etienne Prunes, 19 ans, étudiant BTS agricole;

Jérôme Pélissié, 42 ans, employé du secteur agricole, conseiller municipal;

Jeanine Astorg, 66 ans, retraitée banque-assurance;

Guy Flaujac, 61 ans, retraité mécanicien, conseiller municipal;

Jean-Michel Debeda, 46 ans, agriculteur;

Valérie Ricard, 37 ans, mandataire judiciaire;

Thierry Ricard, 44 ans, électricien réseau, conseiller municipal;

Laetitia Bluteau, 35 ans, éducatrice spécialisée;

Amandine Sperandio, 29 ans, animatrice en centre de loisirs;

Sylvie Blanche, 49 ans, mère au foyer.

 

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