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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 21:51

Voici quelques années j’ai écouté tout Battiato et l’ami Merle en profita pour un clin d’œil dans un de ses polars.

Voilà que Le Monde consacre un très long article à cet artiste totalement atypique, à ce cantautore hors norme et je replonge ainsi dans quelques souvenirs.

Le hasard veut que ce soit au moment même où Beppe Grillo est à Londres… pour suivre un concert de Franco Battiato. Jusque là rien d’extraordinaire.

La suite, le titre de l’article vous aide à la deviner. Beppe Grillo va pouvoir parler politique avec Battiato qui vit à Milan et à travers le monde, mais qui n’oublie pas qu’il est Sicilien et ce retrouve responsable du tourisme de l’île ! Oui, je sais « ministre » c’est une exagération mais le fait est là : Battiato défend auprès de Grillo le modèle sicilien, c’est-à-dire l’alliance entre le M5S et la gauche. Sauf que le mentor de Grillo, Casaleggio, l’a dit clairement : s’il y a alliance, il quitte le M5S et comme il est le maître du système internet, il peut tout boucler.

 Oui mais qu’est ce que le modèle sicilien ? Le responsable M5S insiste pour dire qu’il n’y a pas de modèle sicilien, mais seulement une gauche qui accepte les bonnes idées du M5S. Le chef du groupe M5S sicilien Giancarlo Cancelleri, est celui qui a permis l’élection d’un président du Sénat. Mais personne ne connaît la suite... sauf que l’effondrement de l’Italie est en marche. La Grèce, c’est le département des Hauts de Seine, Chypre c’est le département de la Corrèze. Et demain ? J-P Damaggio

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 17:22

Les dernières événements italiens mettent Gramsci au coeur des débats.

En attendant de pouvoir revenir sur le sujet je renvoie à cet article de Moissac Au Coeur :

Gramsci

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 07:57

La Feuille Villageoise de Moissac du 24 août 1899 annonce en ces termes l’arrivée du confetto au Québec :

« D’après ce que disent les journaux canadiens, c’est le 24 juin dernier, jour de la Saint-Jean Baptiste, fête nationale des Canadiens français, que les colons du Nouveau-Monde ont vu apparaître les si désagréables petits bouts de papier nommés confetti. C’est Valleyfield, une toute petit ville, qui a vu ce progrès de civilisation la première.Les Canadiens non plus, n’y échapperont pas ! Quand ils rentreront chez eux, ils verront la mine de leurs femmes devenir maussades :

- Qu’est-ce que tu nous rapportes encore là ! Tu sais bien que ça se fourre partout, que c’est impossible à enlever !

Le progrès marche vite ! »

Le progrès marche d’autant plus vite que dès cette époque à Moissac comme à Castelsarrasin, « la bataille de confetti » est une des activités annoncées pour certaines fêtes.

 Un confetto, des confetti, comme on dit un spaghetto des spaghetti. Ainsi se marque le pluriel en italien car en effet qui dit confetti dit Italie.

 Cette petite anecdote glanée sur un journal de 1899 me renvoie à cette image «étrange» de l’Italie, le pays du rire, de la comédie, du carnaval.

 En France le nez rouge célèbre par excellence, s’appelle Achille (lire aquile) Zavatta né à la Goulette en Tunisie, de parents italiens.

Le comique par excellence s’appelle Coluche, né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris de Honorio Colucci (originaire d'un petit village italien de la région de Frosinone, Casalvieri) et de Simone Bouyer.

Fatalité du comique italien ? Permanence étrange à travers les siècles de la commedia dell arte ?

En Italie les Prix Nobel sont rares. 1997 : Dario Fo ; 1975 : Eugenio Montale ; 1959 : Salvatore Quasimodo ; 1934 : Luigi Pirandello ; 1926 : Grazia Deledda ; 1906 : Giosuè Carducci.

Le plus souvent les choix n’ont donné que peu de postérité à des tels écrivains. Leonardi est plus fort aujourd’hui que Carducci. Il semble que pour l’Italie le tragique de Primo Levi n’était pas de saison à l’heure du Prix Nobel. A moins que comme Pasolini, il ne soit mort trop vite ?

Le grand nom qui domine s’appelle Pirandello et pour aujourd’hui Dario Fo, deux auteurs de grandes comédies. Fatalité du comique italien ?

Comme nous aurions la fatalité du comique marseillais portée par Pagnol et Fernandel ? Fernandel qui fera une carrière marquante avec la série de films italiens où il joue DonCamillo ?

 Rien n’est aussi simple, pourtant le succès de Grillo relance les interrogations. L’Italie, destinée à ne pas se prendre au sérieux, face au sérieux qui prend de haut l’Allemagne ? Pas question ici d’énumérer des généralités sans intérêt, mais de pointer des contradictions à l’œuvre.

Jean-Paul Damaggio

P.S. Impossible de rêver que cet article ne se perde dans la mer d’internet

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 13:43

Le propos qui va suivre s’appuie sur la lecture du livre qui me paraît fondamental pour prendre la mesure sur le long terme du phénomène Beppe Grillo : Il latto oscuro delle stelle, la dittatura digitale di Grillo e Casaleggio, Testimonianze, documenti e retroscena inediti, Federico Mello, janvier 2013, Imprimatur Editore. Ce livre publié avant les résultats spectaculaires des élections de février 2013 est l’œuvre d’un jeune journaliste qui travaille depuis longtemps sur les questions de la planète internet. Il est conçu en deux parties : une sur le fonctionnement du système internet et l’autre sur l’usage que Beppe Grillo et Casaleggio (le propriétaire de l’entreprise marketing qui contrôle son site) en font. Ce commentaire est le denrier sur ce livre.

 

 

1 - Beppe Grillo et le Mouvement des 5 étoiles (M5S) dénonce le système médiatique, le système des partis, le système capitaliste, l’Europe et, s’il lui arriva une fois de déclarer que la question des sans papiers est surtout posée pour nous écarter des grands enjeux de société, il a très vite évité le sujet par la suite. Comme des millions d’Italiens je partage pour l’essentiel ses dénonciations.

2 – Pour quelles alternatives ? Et c’est là tout de suite qu’on passe à la mauvaise question, une question classique pour tout parti politique, mais impossible pour un mouvement qui CONCRETEMENT n’est pas un parti. Le propos – que je ne partage pas - disant du FN qu’il pose les bonnes questions mais donne les mauvaises réponses, n’est pas de mise. Et quant à ceux qui utilisent les justes critiques qui je vais évoquer, pour des solutions plus à droite encore, ils sont la pire source de la catastrophe.

3 – Dénoncer le M5S pour ce qu’il n’est pas, c’est renforcer sa dynamique. A déclarer, pour prendre une parabole, que c’est un train avec des ailes, Beppe Grillo peut aisément démontrer qu’il est un train ordinaire, et il gagne en crédibilité.

4 – Beppe Grillo n’existe politiquement que grâce à une entreprise de marketing aux ordres de Gianroberto Casaleggio. La question n’est donc pas celle des alternatives mais celle du comment s’élaborent les alternatives. Il ne s’agit pas seulement de dénoncer le fait que c’est un parti-entreprise, mais que c’est un parti-digital ! Le Front de Gauche est une marque déposée par un parti qui en est propriétaire, mais la «gestion» de cette marque n’appartient pas à une petite équipe de quatre ou cinq individus.

5 – Pour Beppe Grillo et son mentor, la seule alternative c’est internet, la seule victoire possible c’est la victoire d’internet, la seule démocratie possible, c’est internet etc. Son mouvement démontre qu’avec internet il est possible de cerner les maux de la société, qu’il est possible de les dénoncer clairement mais rien ne démontre jusqu’à ce jour, que le réseau peut se supplanter aux luttes politiques. Pour dénoncer, Beppe Grillo bénéficie de l’appui de personnalités reconnues comme Ricardo Petrella, Dario Fo, mais quand il s’agit de proposer c’est l’œuvre d’un homme Casaleggio !

6 – Beppe Grillo peut facilement me répondre que si quelqu’un a participé aux luttes sociales, c’est bien lui et son site, fait totalement incontestable qui est d’ailleurs la source majeure de sa popularité. Le problème c’est justement que, de ce rôle largement assumé, il n’est pas possible de passer mécaniquement à l’action politique ! Faire croire à un tel passage mécanique est une tartufferie très dangereuse. En politique, le M5S a beau être contre le système des partis, en participant aux élections il entre dans le système des partis ! Et s’il veut faire exploser le système, c’est bien pour installer un parti à sa place, le sien ! Or nous savons à présent qu’il ne suffit pas d’avoir de bonnes intentions pour devenir un bon gestionnaire !

7 – Tout effort visant à contester les propositions alternatives du M5S détourne l’acteur social de la contestation majeure, celle qui touche au fonctionnement réel du mouvement. Sauf que depuis sa création de nombreux militants historiques du mouvement ont conduit cette contestation sans le moindre succès car ils sont minuscules par rapport à l’énorme machine marketing ! Comme dit Casaleggio a Dario Fo : « Ils n’ont pas été exclus car au M5S on ne peut exclure. Ils ont simplement perdu le droit d’utiliser le sigle pour ne pas avoir respecté le Non-statut du mouvement ! »

L’échec des contestataires est la justification du bien fondé de leur contestation. Sauf que, eux aussi, sont sans solution !

8 – Comme le courant communiste de 1945 qui pouvait exclure sans broncher, car il savait que chaque matin une vague nouvelle, sans mémoire, effacerait toutes les critiques, le développement sans précédent du M5S fait apparaître les esprits critiques comme des mauvais joueurs. D’autant que quand ils se tournent vers un regroupement comme Rivoluzione civile, ils échouent lamentablement.

9 – Le succès phénoménal du M5S impose donc aux démocrates des devoirs inédits. Tout démocrate basant la démocratie sur le système électoral apporte de l’eau au moulin du M5S car ce système est discrédité en tant que représentant de la démocratie. Il est impératif de retrouver des liens innovants entre mouvements sociaux et représentation politique. A conserver, à gauche, des candidats issus de la technocratie plutôt que de la lutte sociale, on continue d’aggraver la crise politique. La discussion sur le non-cumul des mandats par exemple a des mérites mais seulement techniques : si la même classe politique cesse de cumuler ça ne change pas mécaniquement le contenu de cette classe !

10 – Le fond du débat devient le suivant : comment empêcher que la politique devienne une marchandise ? comment empêcher que la propagande-marketing devienne le passage obligé du débat démocratique ? Le phénomène Beppe Grillo ne peut se répéter nulle part mais nous savons tous que déjà en 1981 beaucoup évoquèrent le rôle majeur de Seguela dans le succès de Mitterrand, et que depuis les conseillers en communication font plus directement la politique que les députés élus ! L’Italie est un verre grossissant de l’histoire européenne, sachons en tirer quelques enseignements. Jean-Paul Damaggio

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 11:49

                                         il latto

 

Pour le deuxième article sur ce livre je souhaite dire qu’il mériterait une traduction immédiate dans tous les pays du monde. Il faudrait quelques notes pour préciser le contexte italien en ce qui concerne la deuxième partie, mais dans l’ensemble son apport est fondamental. Je vais pointer encore un seul élément parmi cent qui en font la richesse.

L’Italie ne rime pas seulement avec Berlusconi. Pendant le règne de sa coalition de nombreux phénomènes se sont produits qui convergent aujourd’hui dans le succès du Mouvement 5 étoiles (M5S) mais qu’il faut saisir sur le long terme pour en mesurer le sens. Et l’un des phénomènes s’appelle Di Pietro.

Avant la création en 2009 du M5S, le juge anti mafia Di Pietro a créé l’Italie des Valeurs (IdV) un parti qui crée la surprise en 2007 en obtenant d’un coup 7% des voix, nettement plus que la Ligue du Nord pourtant fortement médiatisée. Avec le livre de Federico Mello, j’apprends que le lien Di Pietro-Grillo est quasi organique. Les deux s’appuient sur un blog qui est sous contrôle du même homme et son entreprise de marketing : Casaleggio ! Quand on demande à Grillo ce qu’il pense du fait que des vidéos peuvent se retrouver sur son blog et celui de Di Pietro en même temps, il botte en touche : la question n’est pas de sa compétence. Et pas n’importe quelles vidéos : celles de Marco Travaglio, Passaparola, qui ont un succès considérable (les droits sont vendus, par Casaleggio, à la télé satellitaire Current, pour 100 mille euros par an) question qui devrait nous renvoyer à ce quotidien étrange dont j’ai déjà parlé Il Fatto quotidiano. Mais pour le moment restons à Di Pietro. Dès 2006 il travaille avec le même Casaleggio qui prend en charge son blog pour le promouvoir mais pour des sommes qui défient l’entendement : 305 mille euros dans le bilan 2007, 469 mille l’année d’après, 539 mille en 2009. Or dans la philosophie de Casaleggio la politique doit se faire sans argent !

 Cette collaboration entre Di Pietro et Grillo va atteindre un sommet au moment des Européennes de 2009. Le M5S n’est pas encore né mais le combat de Grillo l’incite à obtenir des députés européens pour avoir quelqu’un dans la place, à Strasbourg, qui puisse l’aider à affiner son combat contre les mafias. Depuis 2008 l’idée est de présenter des candidats aux élections communales avec une apparition des 5 étoiles mais sans organisation cadenacée comme va l’être au fil des mois le M5S. Parmi les candidats Grillo met en valeur deux noms : Sonia Alfano fille du journaliste Beppe Alfano assassiné par la mafia au début des années 90 et Luigi de Magistris un avocat anti mafia célèbre (un de plus après Di Pietro et Ingroia). Ces deux personnes vont obtenir un succès majeur sur la liste par le système des préférences. Mais très vite les deux élus et Grillo vont se fâcher.

De Magistris va adhérer à l’IdV et en appelle à la création d’un regroupement plus large que les 5 Etoiles. On comprend qu’il devient une cheville ouvrière de ce qui finalement s’appellera Rivoluzione Civile dont l’échec électoral en 2013 sera sans appel.

Pour Sonia Alfano la coupure se produira quand elle refusera que Casaleggio prenne en charge son blog pour… 1 million d’euros !

 Luigi de Magistris deviendra maire de Naples mais pas plus lui que les dirigeants du Pd n’imagineront que Grillo puisse lancer son propre mouvement politique. Et ils imagineront encore moins que ce parti puisse devenir électoralement, en une élection, le premier parti d’Italie. Ils auraient pourtant pu regarder du côté de la naissance d’IdV et constater qu’en Italie, la situation était telle qu’un parti atypique peut émerger rapidement. Après la gestion Monti, Grillo a pourtant choisi un cheval de bataille qui, contrairement aux commentaires français, n’était pas populiste pour l’Italie. En appeler à la sortie de l’Euro, ça pouvait heurter une tradition pro-européenne profondé-ment ancrée dans le pays, à cause de son histoire propre. Bien sûr, à partir de 2010 il y a rupture entre Di Pietro et Grillo chacun défendant son parti.

 C’est une évidence aujourd’hui : ce qui a fait le succès du M5S peut demain en faire son tombeau. Tout dépendra de l’évolution de son électorat. Ce qui a fait son succès c’est la dictature interne mise en place qui a fait avancer le bulldozer le temps d’une bataille électorale. A l’heure de la gestion et de la durée politique, l’électorat peut se détourner d’un mouvement qui finalement n’aspire qu’à un pouvoir totalitaire où il serait seul à gouverner pour mettre en place des projets plutôt flous même s'ils sont généreux. Inversement, cet électorat peut considérer que la seule sortie possible de la crise passe par un pouvoir dictatorial ! Face à cette hésitation les autres forces politiques ont donc une responsabilité énorme : soit elles rejettent le M5S et justifient la fracture, soit elles mettent au pied du mur les élus qui, comme De Magistris et Sonia Alfano, peuvent alors considérer qu’il faut accepter la discussion avec les partenaires à gauche. Mais de tels élus savent qu’ils ne tiennent leur place que de la volonté du chef puisque les deux élus du parlement européen sont balayés sans le sigle M5S ! L’heure est grave pour l’Italie et dans la foulée pour l’Europe dans son ensemble.

Le chanteur Adriano Celentano qui soutient à la fois Grillo et la gauche a envoyé une lettre publique au dirigeant du Pd, Bersani, pour l’inciter à s’unir avec le M5S. Celui-ci a répondu dans le même journal une lettre très courte pour indiquer qu’en effet, il avait proposé un plan en huit points au M5S, à partir de positions acceptables pour les deux partis mais le M5S refuse tout pour le moment ! Casaleggio a averti : « S’il y a union avec un parti je quitte le M5S ! ». Le livre de Federico Mello le démontre de belle manière : dans le M5S le pouvoir est entre les mains de Casallegio, Grillo n’est que le faire valoir. Casaleggio est un illuminé prêt à tout pour imposer ses vues géniales sur l’avenir de la planète. Une troisième guerre mondiale ne lui fait pas peur : elle permettrait enfin la victoire totale d’Internet ! J-P Damaggio

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 11:26

Analyser le succès de Beppe Grillo pour ce qu’il n’est pas, me semblerait une erreur grave de conséquence, y compris pour notre analyse de l’évolution en France. Donc je me suis lancé dans la lecture de ce livre publié en janvier 2013 donc avant la surprise électorale, par un jeune journaliste qui en est tout de même à son quatrième livre, tous étant centrés sur l’étude des nouveaux moyens de communication. Rappelons que les sondages ont donné au maximum 20% au Mouvement 5 Etoiles, ce qui paraissait déjà énorme, et qu’il a fait 25% et est devenu le parti le plus voté d’Italie.

En guise de première lecture, je reviens sur la stratégie anti-télé et anti-média du duo Grillo-Casallegio qui déjà le 25 avril 2008 avait organisé une journée Vaffanculo [va te faire enculer] contre la presse. Grillo a déclaré en 2010 pendant une grève des journalistes :

« Pour publier un article dans un journal il faut mettre d’accord les intérêts des actionnaires qui expriment les lobby, le conseil d’administration, la direction, le comité de rédaction, le chef de la rédaction, et ensuite ont tape sur le clavier une nullité ou un texte promotionnel. Où est la liberté d’expression ? »

Dans l’Italie de Berlusconi où le géant de Médiaset vient de s’offrir une nouvelle chaîne, mais chez nous aussi, cette critique ne peut que passer aisément, même si elle semble un peu exagérée. Grillo précise cependant qu’il dénonce au même titre la presse de Berlusconi et celle des partis qui est soutenue par l’argent public.

 A la grande journée Vaffanculo (un grand rassemblement qui pour la deuxième fois se tenait à Turin) du 25 avril 2008 voici comme se présentait l’objectif de la journée ;

«Le V2 Day veut restituer l’information à ses légitimes propriétaires : aux citoyens italiens. Nos pères et grands-pères ont nettoyé l’Italie mais ils n’ont pas fini le travail. Le nouveau fascisme c’est le contrôle de l’information. Les nouveaux fascistes sont ceux qui contrôlent l’information. »

 Comme chacun sait, la critique est aisé mais l’art est difficile en conséquence à prendre pour argent comptant la critique, il reste tout de même à voir : quelle proposition alternative ? Toute la réponse tient en un mot : Internet. Et tout le livre de Federico Mello c’est pour analyser « internet » et y vérifier que le remède est peut-être pire que le mal !

Grillo dit : «Les journaux sont supplantés par le Réseau comme autre fois le pony express par le télégraphe.» Or si le télégraphe a changé les conditions techniques de la circulation de l’information, il n’a en rien changé les conditions sociales de la dite information. Il ne faut jamais confondre le tuyau et ce qui circule dedans. D’autant qu’à suivre l’argumentation de Grillo-Casaleggio on arrive à ce constat : la bonne information c’est sur le blog de Beppe Grillo, là où par ailleurs la contradiction n’est pas de saison !

Les journalistes la bête noire ? Car tous nous pouvons être journalistes ? Car journaliste ce n'est pas un métier ? Prendre une caméra, filmer une scène, ce n'est pas du journalise, c'est du témoignage. Tout le monde peut témoigner. Et ensuite... Qu'est-ce qui est le plus regardé sur le net ? Un film porno ou une enquête très étudée ? En tant que tel Internet est devenu une part de nous-mêmes (et le premier chapitre du livre le démontre à souhait) mais l'autre part, celle de l'invention d'un futur démocratique, reste face à des obstacles équivalents. La lutte continue. JPD 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 11:16

                                         il-latto.jpg

Il latto oscuro delle stelle, La dittatura digitale di Grillo Casaleggio, Testimonianze, documente, e retroscena inediti, 286 pages, 16 euros, Imprimatur editore

 

Voici la traduction de la conclusion du livre qui se lit facilement et qui dénonce Grillo pour ce qu’il est, avec des propositions qui tiennent en cette conclusion. Ne pas confondre le Grillo artiste et Grillo politique, et face au Grillo politique conserver tout son sens critique. A suivre. JPD

 

"En arrivant à la fin de ce parcours je dois faire une confession. Beppe Grillo me plaît. Sincèrement. Vraiment. Il me fait rire, et parfois, il me fait réfléchir. Sa présence m’est depuis toujours familière. Un de mes premiers souvenirs le concerne – c’est un souvenir (hélas) de télévision. J’étais encore un bambin, je devais avoir six ou sept ans, et dans un "Fantastico" ou une émission de ce genre je me souviens de Beppe qui marchait sur une... pizza. Oui, exactement ça ! Une énorme pizza longue au moins de cinq mètres et fumante. Il marchait dessus pied nus, comme il aurait pu le faire sur des charbons ardents. Les gens tout autour l’applaudissaient et l’encourageaient: «Gnam, gnam» scandait avec lui le public dans le studio.

 Et pas seulement ça. Quand je vois, je lis ou j’écoute Beppe Grillo, encore aujourd’hui je sens parfois qu’il exprime des concepts qui se partagent, qu’il se fait l’interprète de quelques batailles qui me sont chères. Tant qu'on n’arrive pas à l’insulte gratuite, l'humiliation de l'adversaire, ses suggestions stimulent, font réfléchir. Et on ne peut pas dire que son action, tant qu’elle est restée dans l’alvéole « culturelle" et sociale, n’a rien apporté de bon.

Si en Italie on a recommencé à parler d’honnêteté et de moralité en politique et dans la vie publique, de ce qui est imprésentable au Parlement, des gaspillages et des privilèges, on le doit aussi à ses campagnes. Un ami cher, historiquement de gauche, juste avant les élections de 2013 m’a fait une confidence : « Je voterai Pd, grâce à Grillo». Una phrase sibylline, qui en dit beaucoup : si le Mouvement 5 Etoiles ne s’était pas imposé à l'agenda médiatique avec ses classiques thèmes grillini, probablement toute la politique — et quelques partis comme celui de Bersani en particulier – n’auraient pas réussi à faire un pas en avant dans le sens d’une proposition "meilleure" à offrir aux citoyens.

 Et pas seulement ça : chez Beppe Grillo, j’ai toujours aimé la figure du "dissident". Le vocabulaire de Sabatini-Colletti explique que le "dissident" est celui qui «ne se laisse pas uniformiser aux idées et aux pratiques de la majorité, manifestant sa propre dissidence». Dans ce propos, j’ai toujours vu le sens de la modernité, d’un point de vue historique. Après la révolution française, un homme est libre quand il peut dire NON. Un homme est libre quand il peut exprimer ses idées sur un pouvoir qui l’opprime et voudrait uniformiser les personnes et les pensées ; il est libre quand il a la possibilité d’exposer ses critiques et ses doutes sur une proposition politique, sur un système de pouvoir ou sur un credo religieux. Là où un dissident peut dire ce qu’il pense, et se comporter en conséquence, sans prendre le risque d’être discrédité ou accusé, là on a la vraie démocratie. Ce n’est pas ainsi pour le Mouvement.

Sur le Réseau, nous l’avons compris, nous ne sommes pas tous égaux, nous n’avons pas tous la même visibilité, le même impact, la même occasion de dire son opinion. Voilà pourquoi il était juste qu’une « autre histoire » du Mouvement 5 étoiles soit racontée, et que les raisons des dissidents qui ne se sont pas uniformisés aux pratiques imposées par Gianroberto Casaleggio, viennent s’exposer dans un cadre général non soumis aux manipulations du blog.

La lutte entre le bien et le mal est et sera toujours à la base de l'existence des êtres humains. Il est ingénu de penser qu’un jour, sur cette terre, nous aboutirons à un monde nouveau, qui s’appellera Gaia ou Pandora, dans lequel nous vivrons tous en paix, dans la justice, dans lequel les conflits seront éliminés. La dialectique, la confrontation, les doutes c’est ce qui fait avancer l’humanité. Le raisonnement, l'approfondissement, l’échange des idées, c’est ce qui fait avancer. Les côtés obscurs, là où ils sont, seront toujours racontés.

 [L’auteur termine par une référence à la Guerre des Etoiles]. Toujours, quelque soit l’époque, des cavaliers Yedi seront nécessaires pour combattre tout côté obscur, partout où ils se cachent.

Federico Mello

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 23:00

 Le chef de la CIA à Rome a rencontré Clemente Mastella pendant l’été 2007 pour lui annoncer quelques reconnaissances s’il réussissait à faire tomber le gouvernement Prodi. Incroyable ! Ministre de la Justice du gouvernement Romano Prodi II du 17 mai 2006 au 17 janvier 2008, cet homme issu de monde démocrate-chrétien de centre-gauche est passé au centre-droit. Sa sortie du gouvernement puis de la majorité a accéléré la chute du gouvernement Prodi, en février 2008. En 2009, il se fait élire député européen sur une liste du Peuple de la liberté.

La révélation vient de Sergio De Gregorio interrogé sur une affaire de corruption.

Les USA restent au cœur des événements du monde. En Egypte les amis des USA s’étonnent du soutien apporté au président et aux Frères Musulmans.

 

Sur un autre point le journal L’Espresso vient de révéler que l’entourage de Beppe Grillo a investi au Costa Rica, un paradis fiscal, dans un projet immobilier. La riposte est classique : puisque c’est la guerre entre Beppe Grillo et le groupe de Benedetti qui possède L’Espresso, Beppe considère qu'il n'y a là que mensonge et compagnie.

 Difficile pour le moment d’entrer dans le détail. C’est juste un point d’ambiance. J-P Damaggio

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 13:20

Ce qui est insupportable dans nos journaux télévisés c’est la façon insidieuse qu’ils ont de tuer l’histoire, au nom des évidences du présent. Une élection devient alors la photographie d’un instant sans référence, même brève, à quelques éléments du passé. Tout devient une étoile filante avec chaque fois un homme qui brille dans le firmament : hier Berlusconi, aujourd’hui Grillo.

En conséquence les liens en bleus font références à des articles de ce blog, sur les quelques événements italiens depuis 2008.

L’élection anticipée de février 2013 (généralement les élections sont au printemps) est en effet la suite naturelle de quelques autres, et en premier lieu de trois référendums de juin 2011 où le peuple italien a désarçonné la classe politique. Il est d’ailleurs frappant de constater la capacité de certains à oublier de tels choix populaires !

Sans entrer ici dans le détail, rappelons donc que les petits partis réussirent un double exploit : mobiliser pour accéder au droit d’organiser les référendums en question, et mobiliser enfin pour les gagner. Depuis vingt ans et la loi qui oblige à une participation de 50% pour valider de tels référendums d’initiative populaire, les forces sociales avaient délaissé cet outil car l’adversaire réussissait à gagner par l’abstention.

En 2011 nous avons donc un changement de décor issu en fait des réactions à la réélection de Berlusconi en 2008 qui ne doit jamais faire oublier l’autre Italie. Le Parti Démocratique décida alors de changer de direction en faisant élire son responsable national par tous les Italiens désireux de voter à de telles primaires. Le gagnant fut Bersani positionné plutôt à la gauche de son parti contre les caciques D’Alema et Veltroni obsédés par l’alliance au centre. Grillo avait souhaité participer à cette élection mais il fut rejeté avec un argument qu’il a entendu : « crée ton parti et on verra la suite » !

Au sein de l’échec de la gauche de 2008, était né un mouvement nouveau l’Italie des Valeurs (IdV) conduit par le juge Di Pietro et ce mouvement avait décidé de faire de ce référendum un test majeur de son ancrage militant.

Enfin, au moment même où Bersani obtient son titre de secrétaire national du PD, une nouvelle formation voit le jour, le SEL (Socialisme Ecologie Liberté), sous la direction de Nicki Vendola venu de l’extrême-gauche, un autre petit parti qui a conduit avec énergie la bataille du référendum.

Bilan d’étape : face au peuple attaché aux basques de Berlusconi, un autre peuple a pu se manifester avec les référendums, le peuple de gauche qui a demandé que l’eau soit en gestion publique et il a gagné !

Ce référendum a été un tournant dans l’histoire actuelle de l’Italie, et il s’est produit au moment même où le Mouvement 5 étoiles (M5S) entrait dans l’action.

 D’un côté, des partis politiques dominants, peu désireux de faire avancer la démocratie, et de l’autre un mouvement social gagnant enfin en visibilité politique.

C’est cette contradiction qui a émergé en cet hiver 2013, après que des élections partielles de 2012 en aient déjà annoncé la nature par les scores surprises du M5S.

 Tout indique en conséquence, à prendre du recul, que sous une forme ou sous une autre, une partie importante des citoyens refuse d’être prise pour des pigeons. Et la classe politique ne peut plus user des combinaisons classiques !

La droite du PD soucieuse d’entente au centre découvre que le centre est balayé ! Si elle avait eu la direction de son parti, son échec aurait été encore plus énorme.

Pour Berlusconi qui, jusqu’à présent, avait dû composer avec Fini et la Ligue, il vient de démontrer qu’avec un discours plus à droite que jamais, il peut mieux rassembler ses fidèles. Sauf que sans lui (et il est vieux) la droite est au bord de l’atomisation en mille chapelles (bien pire qu’en France sans Sarkozy).

 A lire le programme du M5S, à prendre en compte les résultats du référendum, tout indique que son électorat est plutôt marqué à gauche (les sondages disent qu'il est autant marqué à droite mais la partie droite doit être moins active pour le moment). Dans une situation floue comme celle d’aujourd’hui, les dérives sont aisément possibles, surtout si le PD n’assume pas ses responsabilités : construire enfin une politique de gauche.

 L’Italie est bloquée. Le PD s’est divisé entre ceux qui veulent négocier avec Grillo pour accéder au modèle sicilien (dans cette région le centre-gauche gouverne avec l’appui tacite du M5S) et ceux qui préfèrent unir les partis en place pour une grande coalition, ce que souhaite Grillo pour montrer qu’il est bien seul contre tous. Sa coalition est donc fragile : la droite du parti veut se saisir de l’occasion pour éliminer Bersani.

L’avenir est très sombre, non pas seulement à cause de la crise économique, mais aussi à cause de la crise politique, les deux pouvant s’alimenter.

Certains en appellent au Gramsci prémonitoire de 1921 dans un beau texte que j'ai traduit mais que je ne retrouve pas... JPD

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 13:09

 

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Depuis 1992 je suis un admirateur de la presse italienne. A ce moment là j’ai découvert chez mon marchand de journaux montalbanais La Stampa publiant un feuilleton de Vazquez Montalban. Puis je me suis abonné à L’Espresso qui témoigne d’un autre univers. Au cos de mes voyages j’ai pu parcourir Il Manifesto, L’Unita, Liberazione. A Montauban Repubblica a supplanté La Stampa. Une richesse, une diversité à nulle autre pareille du moins, bien sûr, à ma connaissance. Les quatre quotidiens nationaux français n’arrivent pas, en contenu, à la cheville des huit quotidiens italiens.

Puis est venu internet qui permet d’accéder directement, chez soi, à cette presse. Malheureusement les versions internet sont très loin des versions papiers. Il Manifesto a changé souvent de stratégie entre accès gratuit et payant (comme d’autres d’ailleurs).

Aussi, au cours de mon dernier voyage, j’ai pu revenir au concret du papier avec plaisir et dans le contexte nouveau de l’Italie de Grillo. Dans la rue, les kiosques romains n’ont plus la forte présence des kiosques parisiens. J’écris « non plus » alors que c’est mon premier voyage dans la ville, car ils vendent souvent tout autre chose, alors que l’inscription dit bien qu’auparavant leur fonction était exclusivement la presse.

D’Internet au papier ? Internet ne vous dire presque jamais le nombre de pages du journal que vous consultez car les articles qui s’affichent peuvent être du jour d’avant, car on y trouve des vidéos (Repubblica internet a sa propre télévision et présente surtout des vidéos). L’exemple est frappant avec Il Manifesto papier (avec toujours l’inscription : quotidien communiste) qui est devenu squelettique et les animateurs me diront que c’est déjà pas mal vu la crise traversée. Il reste moins de 5000 abonnés et le journal semble en fin de vie. L’Unita garde l’inscription, journal fondé par Gramsci (comme L’Humanité garde journal fondé par Jaurès) et reste le journal d’une tendance du Parti démocratique. A peine plus solide que Il Manifesto sa présentation est agréable mais le journal reste totalement orienté comme si le fait d’avoir été l’organe d’un parti lui collait toujours à la peau.

En fait, j’ai eu droit à une surprise, l’existence d’un nouveau quotidien qui existe depuis 5 ans. J’ai repensé aussitôt au très courageux El Publico qui en Espagne a eu le même courage. Lancer un nouveau quotidien en 2008, à l’heure de la crise de la presse c’est presque de la folie surtout quand nous lisons en sous-titre : « Il ne reçoit aucun financement public ». Il Fatto Quotidiano est aussi sur internet avec une présentation agréable. La version papier me semble une réussite. Comment font-ils ?

Comme le titre l’indique, le journal tente de privilégier les faits, non pas les faits contre les idées par exemple, mais les faits contre la propagande. Repubblica a saisi l’importance de ce concurrent avec qui il est un peu en guerre (me semble-t-il). En effet Repubblica-L’Espresso, puissant groupe de presse de la gauche intellectuelle est devenu un journal de propagande dont l’âme est le journaliste Eugenio Scalfari. Je n’en conteste pas quelques qualités mais je préfère La Stampa (du groupe Fiat à Turin) parlant de Grillo, que Repubblica. Scalfari se veut à présent faiseur de rois comme la version du Monde chère à Plenel. Depuis que Napolitano est président de la république il a ses entrées au plus sommet de l’Etat. Il y a bien sûr une guerre entre Scalfari et Berlusconi mais c’est clair : Scalfari préfère encore Berlusconi à Grillo !

Il Fatto quotidiano peut à la fois proposer des écrits clairement favorables à Grillo et d’autres tout aussi clairement opposés au phénomène. C’est le fait qui est privilégié. On y sent un esprit de liberté qui incite le lecteur à se faire sa propre opinion plutôt que la proposition d’une opinion toute faite par avance. Un peu comme si Le Monde donnait à égalité la parole aux défenseurs de l’UMP, du PS et du Front de gauche. J’en conviens cependant, mon analyse est sommaire car elle ne repose par sur une étude globale. J’ai mis Il Fatto Quotidiano dans les favoris de mon ordinateur. J’ai commandé le seul livre critique sur le fond, de Grillo, rédigé par un jeune journaliste qui a travaillé avec ce quotidien. Il ressort en effet du journal une forte présence des jeunes. Sur la version internet les commentaires sont nombreux et à ce sujet j’ai découvert les argumentations expéditives de défenseurs de Grillo quand ils répondent aux arguments qui critiquent leur chef. Il y a sans doute là une autre Italie en gestation. JPD

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