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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 18:35

Renzo_umberto_bossi640.jpg

Les juges de Milan viennent de décider de poursuivre Umberto Bossi, dirigeant de la Ligue du Nord pour avoir volé dans les caisses de son parti 40 millions d'euros. En Italie une telle corruption devient monnaie courante mais avec Bossi elle prend une tonalité plus comique. L'homme qui s'est fait pendant des années une popularité pour dénoncer "Rome la voleuse", la capitale qui prendrait l'argent de la riche Italie du Nord, voilà qu'il vole dans les caisses de son parti l'argent venu… de Rome puisqu'il s'agit d'une part du financement public des partis politiques ! Dans sa grande générosité le vieil Umberto avait tenu à faire bénéficier de sa générosité, ses deux fils Renzo et Riccardo. Finalement la Padanie est bien en Italie ! J-P Damaggio

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 22:45

napolitano-berlusconi-640.jpg

Quatre longs mois pour appliquer une décision de justice. Mais bon c'est fait. Il reste 7 à 8 millions d'électeurs à convaincre que le géant est à terre. Car ils ont pris l'euro en grippe et ils pensent toujours que leur chef était leur protecteur. La bataille serait gagnée si le pouvoir actuel répondait aux problèmes du pays or une interminable discussion sur la réforme électorale (comment se partager le gâteau) a de quoi inquiéter le citoyen qui rame.

Berlusconi a été "trahi" par une partie des siens et ce n'est pas le première fois. A chaque fois les "traîtres" disparurent ensuite de l'échiquier politique. Pensons au cas de Fini. Donc à suivre. JPD

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 21:49

Un peu plus d'un an après Planète, la chaîne LCP vient de diffuser le documentaire sur le résistant à la mafia Roberto Saviano. Je donne ci-dessous la présentation qu'en fait Le Figaro. Si je regarde du côté de L'Humanité je trouve seulement lea présenrtation du film précédent de la même réalisatrice et qui concerne Salman Rushdie, film qui lui a eu les honneurs d'une chaîne de plus grande diffusion France 3. L'Italie de Roberto Saviano ce n'est pas leur Italie et elle mérite toute notre attention car comme le rappelle le film, la mafia n'est pas seulement à Naples ou à Palerme. Roberto se souvient de ses heures heureuses : quand il pouvait rouler avec sa vespa, celle qui fait le film de Moretti, Journal intime. JPD

  Le Figaro : Elisa Mantin: «Roberto Saviano est une rock star»

Planète+ diffuse Roberto Saviano, un écrivain menacé de mort par la Camorra, réalisé par Elisa Mantin Publié le 09/03/2012

La réalisatrice y rencontre l'auteur de Gomorra, best-seller qui dénonce la mainmise de la mafia napolitaine sur l'économie italienne et mondiale.

Elisa Mantin affiche un goût prononcé pour les personnalités charismatiques et controversées. Après avoir réalisé deux documentaires sur le romancier Salman Rushdie, menacé d'une fatwa depuis la publication de ses Versets Sataniques, elle consacre un film à Roberto Saviano. « En Italie, c'est un héros, une rock star, un prêtre. Il attire les foules et présente un nouvel espoir pour une jeunesse qui ne se reconnait pas dans les partis politiques d'aujourd'hui. Il est vraiment animé par son combat » affirme la réalisatrice. Et pour cause : Roberto Saviano est condamné à mort par le clan Casalesi depuis la sortie en 2007 de Gomorra, livre dans lequel il décrit minutieusement la Camorra, ses crimes organisés, ses ramifications internationales et sa mainmise sur l'économie italienne et mondiale. A cela s'ajoute les trafics de drogue, de prostituées, d'armes ou encore de déchets toxiques orchestrés par le redoutable clan Casalesi, dont le chiffre d'affaire serait de 30 milliards d'euros par an.

Défenseur inconditionnel de la liberté d'expression, Saviano est une des rares personnes à avoir osé briser l'omerta autour de la mafia napolitaine : « Par orgueil, le clan ne lui pardonnera jamais. Si le livre n'avait jamais eu de succès, l'histoire aurait peut-être été enterrée. Mais comme c'est devenu un best-seller, il a jeté la lumière sur leurs activités crapuleuses. Or les Camorristes souhaitent rester dans l'ombre. Pour eux, c'est impardonnable. La mafia n'oublie pas », explique Elisa Mantin. Victime malgré lui du succès de son roman, vendu à plusieurs millions d'exemplaires et traduit dans 42 langues, "le condamné" poursuit malgré tout sa lutte contre la mafia, accumulant conférences de presse et one man shows. Pendant plus de trois semaines de tournage en Italie, Elisa Mantin l'a accompagné dans tous ses déplacements, traversant jusqu'à mille kilomètres par jour. Au cours de ce voyage « épuisant », elle a également recueilli de nombreux témoignages des proches de Saviano, dont son ancien professeur d'université qui continue de mettre en garde son petit protégé : « Une balle, ça ne leur coûte rien ».

 

L'Humanité : le 4 Novembre 1999

L'écrivain

Le film d'Elisa Mantin, diffusé sur France 3 lors de la dernière livraison d'Un siècle d'écrivains, s'ouvre par un écran blanc - ou une page blanche - dans un coin duquel est épinglé une photographie en noir et blanc de Salman Rushdie, genre photomaton, suggérant un avis de recherche ou un avis de décès ; si ce n'est que Rushdie sourit, le regard fendu, les sourcils en escabeau, le front chauve et rond, les cheveux qui lui sont tombés sur la barbe. La phrase du film est la première phrase du septième roman de Salman Rushdie : " Le jour de la Saint Valentin 1989, le dernier jour de sa vie, la chanteuse légendaire et populaire, Vina Aspara, se réveilla en sanglots d'un cauchemar de sacrifice humain, dans lequel elle était la victime désignée " (1). Le roman débute précisément le jour où les ayatollahs iraniens prononcèrent la fatwa.

Ainsi donc, le roman comme le film doivent commencer à cet endroit. Et quand bien même n'y commenceraient-ils pas que nous les y ramènerions. Rushdie a été dépossédé de lui-même par cette " célébrité noire " ainsi qu'il nomme " ce qui m'est arrivé ". Et toujours, alors que la menace est moins aiguë, le commentaire nous avertit que c'est en secret que Rushdie est venu à New York tourner le film. " Tu étais celui qui a sa photo dans le journal ", lui dit un ami. " Je n'étais plus qu'une carcasse ouverte à tous les préjugés ", dit-il. " Sans parler du danger, de la violence, de la douleur, cela détournait surtout l'attention de la seule chose qui m'intéressait. Dans ce débat sur les Versets sataniques, les seules questions interdites étaient d'ordre littéraire : le livre est-il bon ou mauvais ? Drôle, sérieux ? Trop long, trop court ? " Il dit encore : " Quand j'étais enfant, je disais " je veux être écrivain " et pas " je veux être connu". Rushdie est vivant, mais on comprend qu'une partie du crime a été perpétrée, un crime contre l'esprit, qui visait l'artiste, mais auquel il a précisément survécu en refusant de concéder l'artiste au péril, en continuant à écrire, en y parvenant. " Comment va le jour ? " demande Shakespeare. " Il lutte pied à pied avec la nuit. " Pareillement, Rushdie, l'écrivain, reconquiert le terrain. Son nouveau roman commence le jour de la fatwa : " Une façon de s'approprier la date dans un autre but ", confie-t-il à Paul Auster. Et voilà donc que l'écrivain l'emporte, ce dont finalement personne ne doutait, mais il l'emporte de son vivant, ce qui pour un grand écrivain - car Rushdie est un grand écrivain - n'est quand même pas si fréquent.

(1) La Terre sous ses pieds (Plon).

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 20:02

Le Courrier international ou Libération découvrent que Grillo ne fait plus recette en Italie. Une élection municipale partielle a suffi pour enterrer un phénomène que les mêmes ont porté au plus haut trois mois avant ! Incontestablement l’histoire ne se déroule pas comme Grillo l’avait prévue : l’union Napolitano-Berlusconi devait porter les électeurs en masse vers Grillo qui avait annoncé cette alliance d’une classe politique pourri. Des élections régionales dans le Frioul avaient déjà indiqué la tendance : des électeurs font porter sur Grillo la responsabilité de cette alliance ! A prétendre vouloir arriver à 50% pour gouverner seul, à prétendre tout diriger, Grillo découvre que le 25% des élections législatives n’était pas un premier pas vers la victoire mais le sommet d’où il allait descendre sauf à prendre des décisions « constructives ». Cependant les problèmes de l’Italie demeurent, autant que les raisons de son succès en conséquence même à 15% de parti reste bel et bien présent et Grillo a entrepris des revirements dans sa stratégie. En particulier il vient de décider que les membres du mouvement pourraient intervenir à la télévision, après une formation qui leur a été dispensé. Ce point technique est en fait une grande question politique qui va obliger le mouvement à sortir de l’écran d’internet pour entrer dans la vie. Dans cette réflexion le philosophe Paolo Flores d'Arcais a souhaité intervenir. Plutôt que mes bavardages voici le document. JPD

 

Lettre ouverte à Grillo, Casaleggio et aux parlementaires du M5S

par Paolo Flores d'Arcais | 1er juin 2013

 Chers parlementaires da M5S (et, pour des raisons évidentes, cher Grillo et Casaleggio), à quel titre je vous écris ?

 Tout d'abord, parce que vous êtes mes « représentants ». Je suis un des 9 millions de citoyens qui ont voté pour vous aux précédentes élections. Selon le lexique en vogue de Grillo vous seriez un des « dépendants » de nous que vous avons élu, mais à ce terme de « dépendants », je préfère cependant celui plus traditionnel de « représentants », car vous siégez au Parlement « à ma place » et parce que le terme de «dépendant » évoque la subordination (même avec une nuance de mépris), alors que chacun d'entre vous représente la nation et exercer ses fonctions sans contrainte de mandat « (art. 67).

Deuxièmement parce que je fais partie de ceux que Beppe Grillo dans son blog le 28 mai, a remercié publiquement parce qu’ils ont pris des risques en donnant leur vote au M5S même au premier tour des municipales. À Rome, seulement une personne sur trois de ceux qui avaient voté M5S aux législatives ont confirmé leur vote.

Il semble donc évident de converser avec vous, d’échanger des arguments, des propositions, des analyses, avec une écoute réciproque, pour que moi, à travers vous mes délégués, je puisse concourir aux décisions politiques.

En tant qu’électeur de la M5S je suis très préoccupé par la forte baisse des votes. Même si je voulais prendre pour bonne l’analyse de Grillo sur les deux Italie, l'Italie non privilégiée qui, il y a trois mois, a exprimé sa condamnation du système en votant M5S, et qui cette fois a décidé en masse (au moins un électeur sur deux, et deux sur trois à Rome) de se réfugier dans l’abstention (certains allant jusqu'à voter pour un parti traditionnel).

Dire que c'est la faute des électeurs ne signifie rien : c'est toujours « la faute des électeurs », si vous gagnez ou vous perdez, car ce sont eux qui votent. Ceux qui participent aux élections doit inversement s’interroger sur pourquoi les électeurs les ont soutenu ou puni. Il y a trois mois une mer de gens a identifiée le M5S comme étant un instrument pour un changement radical, condamnant la politique de métier, la spéculation, la corruption, les intrigues, les liens avec la criminalité (et tout le reste que nous savons) au nom de l’espérance en une politique du bien public, de la passion désintéressée, des réformes de la Justice, de la liberté, l’efficacité, le travail (et le reste de la « politique vertueuse » ce que nous savons aussi). Aujourd'hui la politique traditionnelle reste et s’accentue encore, et pourtant plus d'un ex-électeur sur deux juge que le M5S n’est plus l'instrument crédible des mêmes espoirs.

Pourquoi ?

Parce que les espoirs que citoyens accordent à une force politique s’alimente à l’action et la M5S, qui est entré en force au Parlement, n'a pas agi, bien qu'il comprenne le caractère crucial des deux questions : élection du Président de la République et inéligibilité de Berlusconi, et ils ont fait des propositions les plus cohérentes. Voter Rodotà et demander l'application de la loi 361 de 1957 c’était les sacro-saints choix compatibles avec les valeurs pour lesquelles les citoyens avaient voté massivement M5S. Mais ce fut (c’est) le lancement d'une action, qui n'a pas eu de suite et qui même est devenu inaction (avec la déception qui en découle).

Prenons la question de «l'inéligibilité de Berlusconi ». Il ne suffit pas de la proclamer comme un devoir : en face de la caste et la désinformation unifiée qui monopolisent les écrans pour empêcher même qu’on en discute (renvoyant aux calendes grecques les réunions des commissions), vous pouviez (et, plus que jamais vous pouvez) développer une campagne systématique, allié à des initiatives au Parlement et en dehors, symboliques et de masse, peut-être en étant présents à la TV uniquement sur ce thème (la présence de M5S sur la TV serait en elle-même une « nouvelle », le faire seulement sur ce thème serait une « nouvelle » à la place et en rupture avec le mur du silence sur ce thème, en sachant les 250 000 signatures recueillies sur le web par MicroMega, et les sondages sur les orientations de l'électeur (près de 100 % de la M5S mais aussi près de 90 % du Pd en faveur de la suspension) qui font que les divisions internes au Pd sur ce point assurent d’énormes marges évidentes d'action.

Mais rien de tout ça n’est advenu et au contraire toute les grandes énergies de la M5S ont porté sur le sujet «qui dit que x est exclu », « celui qui ne fait pas y

est exclu » et autres autoréférences aux "questions disciplinaires », ce qui a facilité la désinformation de l’establishment mettant en cause du leadership ne faisant plus autorité au M5S incapable d'actions positives allant au-delà de la dénonciation des lacunes des autres.

Passons au cas du vote pour Rodotà. Un bon choix, je le répète, qui n’a pas été suivi d'actions. Confrontés au scandale du seconde septennat Napolitano, avec le gouvernement Napolitano -Berlusconi qui a suivi (Alfano-Letta), la M5S aurait pu répondre par un «gouvernement de l’ombre » dirigé par Rodotà il aurait marqué (en un seul coup) les esprits de plusieurs façons : il aurait battu en brèche toute accusation « d’extrémisme », puisque le « gouvernement de l’ombre » est institution anglo-saxonne, libérale par excellence, il aurait détruit tout accusation de manque de propositions parce qu'un « cabinet fantôme » de par sa nature répond à toute proposition du gouvernement par une alternative, par des contre-propositions concrètes et il élargit les consentements au-delà du M5S pouvant démontrer une capacité hégémonique, une capacité de donner vie à un « gouvernement fantôme » qui plaira même à ceux qui n'ont pas voté et aux électeurs des autres partis. Enfin le «gouvernement fantôme» aurait eu pour le M5S un avantage-corollaire : élargir les fissures et les divisions dans les partis de centre-gauche, Pd et SEL.

Je suis convaincu que le « gouvernement fantôme » Rodotà est encore une action politique que le M5S ferait bien de prendre en compte rapidement. Et aujourd'hui il aurait une valeur supplémentaire pour contrecarrer la sortie absurde par laquelle Grillo  a traité Rodotà «d’octogénaire miraculé des médias, décongelé fraichement du mausolée où il était détenu par les siens » après avoir entonné ses louanges pendant des semaines dans chaque meeting (tout aussi absurde la volte-face sur Gabanelli, qui enlève la crédibilité à celui qui se comporte ainsi, non à celui qui la subit).

Autour du « gouvernement fantôme » dans un ensemble cohérent et articulé d’initiatives sur l'inéligibilité, je suis sûr que la M5S peut se mettre au centre de la scène politique, déterminer l’« agenda » plutôt que de le subir, imposer la question sociale du «salaire de la citoyenneté» en synergie avec la Fiom, relancer la question de la laïcité en synergie avec les comités de Bologne qui ont remporté le référendum sur l'école, ce qui en fait une question nationale (et peut-être avec le « centro Coscioni » sur la question de la fin de vie), proposer une alternative à la démagogie de Berlusconi sur la question de l'IMU  et des scandales des maisons saisies et vendues aux enchères par les banques. Mais je n'entrerai pas ici sur le bien-fondé des nombreuses autres initiatives qui pourraient être prises, face au « bavardages » du gouvernement Napolitano-Berlusconi.

[…]

Il s’agit de choisir entre autisme et action, en s’adressant aux millions et millions de citoyens par des gestes concrets et occasionnels, avec une stratégie qu’il serait absurde de prétendre quelle ne peut se discuter ensemble, vous élus et nous les citoyens qui vous avons élus.

 [1] Micro Mega est la revue de Flores D’Arcais où il a lancé la pétition pour demander l’inéligibilité de Berlusconi.

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 21:32

LO STRANIERO

Con questa faccia da straniero
sono soltanto un uomo vero
anche se a voi non sembrerà.
Ho gli occhi chiari come il mare
capaci solo di sognare
mentre ormai non sogno più.
Metà pirata, metà artista
un vagabondo un musicista
che ruba quasi quanto dà
con questa bocca che berrà
a ogni fontana che vedrà
e forse mai si fermerà.

Con questa faccia da straniero
ho attraversato la mia vita
senza sapere dove andar
è stato il sole dell'estate
e mille donne innamorate
a maturare la mia età.
Ho fatto male a viso aperto
e qualche volta ho anche sofferto
senza però piangere mai,
e la mia anima si sa
in purgatorio finirà
salvo un miracolo oramai.

Con questa faccia da straniero
sopra una nave abbandonata
sono arrivato fino a te
e adesso tu sei prigioniera
di questa splendida chimera
di questo amore senza età.
Sarai regina e regnerai,
le cose che tu sognerai
diventeranno realtà,
il nostro amore durerà
per una breve eternità
finché la morte non verrà.

Sarai regina e regnerai,
le cose che tu sognerai
diventeranno realtà
il nostro amore durerà
per una breve eternità
finché la morte non verrà.
Il nostro amore durerà
per una breve eternità
finché la morte non verrà.

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 21:05

Enrico Letta 12 juin 2012 :

« Je préfère que les votes aillent au PdL plutôt que de se disperser vers Grillo. »*

Enrico Letta 18 septembre 2005 :« Cela semblera absurde mais pour ceux qui ne l’auraient pas compris je suis un grand fan de Berlusconi… »

(les citations où Letta annonce qu'il ne gouvernera jamais avec Berlusconi sont aussi très claires..)

 

En cet anniversaire de la Libération de l’Italie, pouvait-il y avoir pire situation que cette complicité affichée au sein de la classe politique, complicité qui horripile tellement l’électorat qu’il a été conduit à voter à 25% pour Belle Grillo ?

 Dans son blog du 24 avril Jacopo Fo emploie le mot : « Il governo inciucissimo farà le riforme (un minimo di riforme, tanto da diventare un paese europeo) perché lo vogliono i poteri forti, lo vuole confindustria, gli americani e la triade cinese. ». Bling, le traducteur de Microsoft ne le peut que dire : « L'inciucissimo gouvernement fera des réformes (un minimum de réformes, afin de devenir un pays européen) parce qu'ils veulent ses pouvoirs forts, la confindustria les veut, comme les américains et la triade chinoise. »

Heureusement nous avons René Merle qui dans son blog nous explique ce mot : incuiso. « Inciucio, ce mot venu du dialecte napolitain (onomatopée semblable à notre "chut chut), et que vous pouvez toujours chercher dans les dictionnaires, est la désignation relativement récente (on le fait remonter à une rencontre discrète entre D'Alema (PD) et Berlusconi en 1995) du mal qui a rongé la politique italienne : l'entente occulte entre hommes politiques soi-disant opposés, le compromis sous la table, pour continuer à se partager le gâteau... »

 Jacopo, le fils de Dario Fo avait pensé qu’il existait 80% de chances pour qu’on n’ait pas une entente gouvernementale Pdl-PD. Il a perdu et il le reconnaît ! Il n’avait pas osé imaginer que le neveu de Berlusconi qui est devenu le n°2 du PD pourrait, avec l’aide de 101 députés de son parti, trahir les décisions claires de ce même parti.

Berlusconi a perdu le pouvoir car trahi par le siens (Fini surtout, puis Bossi un peu et le syndicat des patrons beaucoup). En conséquence, pour les candidatures aux dernières élections législatives il a fait le ménage.

Inversement du côté du PD, malgré quelques truands dans la place, les candidatures se sont faites sans vérification politique.

Je ne défends pas Bersani, mais les électeurs du PD qui, c’est certain, ne voulaient pas d’une telle alliance, sinon le PD en aurait fait un argument de campagne électorale.

Je ne défends pas Bersani qui connaît bien son parti et qui savait parfaitement qu’il était pris en tenaille pour préparer sa chute. On peut même imaginer que pendant la campagne électorale son aile droite a dû tout tenter pour le faire perdre. L’homme qui joua cette carte s’appelle Renzi, maire de Florence, auteur d’une rencontre personnelle avec Berlusconi. Bersani a tenté une alliance avec des éléments du M5S pour former un gouvernement mais sans succès. Comment ne pas voir venir le mauvais coup de Letta, choisi par Berlusconi pour diriger le pays ? (pour mieux préparer une autre alternative avec Renzi, il vient de mettre un véto à sa présence lui donnant ainsi une image acceptable pour diriger le PD… et trahir plus tard !).

 Mais laissons les combinaisons politiciennes pour aller au plus près de la réalité.

Jacopo rappelle que depuis 50 ans l’Italie a une part de ressources financières qui lui vient de sa fonction de plaque centrale des mafias du monde :

«L’Italie a vu passer le commerce contre nature entre la Russie et les Usa, entre Israël et les pays arabes, entre l'Afrique du Sud et l'Angleterre. L'argent des mafias du monde, les caisses noires, grises et brunes dans les banques du Vatican et de Saint-Marin. Notre système judiciaire ne fonctionne pas. L’Italie, l’entrée des paradis fiscaux, la porte arrière de la Suisse. Nous en avons beaucoup profité. Tellement que les Italiens sont au monde, les personnes qui vivent plus longtemps ! (théoriquement comme les Japonais, mais ils vivent très mal, donc il n'y a pas de comparaison.) »

 Puis tout ce réseau s’est diversifié, s’est asséché et le pays manque de finances. Alors il faut préparer la méthode forte… Bien sûr, il existe aussi la crise économique globale du système mais je pense avec Jacopo que chaque pays (car les pays existent aussi) en supporte les effets de manière particulière. En plus du crime organisé, il est fait mention de la bureaucratie dont on croit que la France est la championne mais qui est très largement battu par l’Italie.

 Que va faire  le nouveau gouvernement ? La catastrophe organisée… JP Damaggio

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 14:39

http://la-brochure.over-blog.com/article-italie-je-crois-rever-117250873.html

Nous l'avions déjà annoncé voici quelques jours, Letta est invité à former un gouvernement en Italie. Voir le lien.

Attendons de voir s'il réussit, lui et les membres de la droite du PD (dont il est le vice-président !) qui ont été achetés par Berlusconi. Avec Monti ministre des affaires étrangères. A suivre. JPD

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:11

 

 serracchiani interna-nuova

Les résultats des élections régionales au Frioul (Italie) ne sont pas définitifs  mais le PD l’emporterait de justesse, sur le PdL sortant, et c’est sûr le M5S qui pensait gagner subit une défaite impressionnante. Grillo va-t-il démissionner pour une perte de la moitié de son électorat en deux mois !

Oui, mais quel PD a a gagné ?

Debora Serracchiani est la dirigeante du PD mais tendance de gauche, tendance Stefano Rodota, tendance affichée. Il existe toujours une autre Italie que celle qui fait la Une, que celle qui trahit les idéaux démocratiques, que celle qui veut tuer l’espoir non de la « gauche » terme perdue, mais de la vie. JPD

P.S. Ce résultat est à présent confirmé. Le camper de Grillo qui a sillonné le Frioul a été sans efficacité. L'élu PD a été aussitôt félicité par Bersani, le secrétaire général démissionnaire, mais aussi par les arrivistes de haut vol, le fameux D'Alema et le futur fameux Matteo Rinzi dont le jeune âge n'empêche en rien la longueur des dents. Tous savent que l'élu du Frioul les a fortement critiqués pour avoir refusé de soutenir Rodota mais les opportunistes ne manquent pas d'applomb.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 15:51

Ce ne fut pas un rêve, juste un référendum, un référendum que le peuple italien a gagné contre les dirigeants de la classe politique, un référendum pour rappeler que les idéaux démocratiques faisaient le cœur de l’Italie. Parmi ceux qui se sont mis au travail il y avait le juge di Pietro dirigeant du petit parti, Italie des Valeurs. Aujourd’hui ce parti est au bord du gouffre, au bord de la disparition. Comment les temps peuvent-ils changer si vite ? Parmi les dirigeants il y avait Stefano Rodota, figure emblématique de la politique honnête, il y avait…

Parmi les dirigeants de la classe politique, il y avait la colère de Berlusconi, colère mémorable, un Berlusconi qui perdait pied, même le syndicat patronal lui préparait un cercueil, et son allié Fini pensait que son heure était venue.  Aujourd’hui le parti de Fini, président sortant de l’Assemblée nationale, est au bord du gouffre, au bord de la disparition. Comment les temps peuvent-ils changer si vite ?

Parmi les dirigeants de la classe politique, il y avait la gêne de Bersani, le dirigeant du parti démocratique. Il ne pouvait que se féliciter du résultat… auquel il avait cependant pris une modeste part. Bersani, c’est le premier dirigeant politique d’un parti élu par un appel au vote de TOUS les citoyens ! C’était en 2009. Sa victoire a surpris surtout Massimo d’Alema, l’homme qui tire les ficèles du parti, dans l’ombre, l’homme de toutes les ouvertures à droite or Bersani penchait pour les ouvertures à gauche. Aujourd’hui Bersani vient de démissionner de son poste, aujourd’hui l’homme qui, pour la première fois, a proposé que comme lui, les candidats aux législatives soient choisis par des primaires, se trouve avec une vague d’élus nouveaux, dont une bonne partie est pire que les précédents ! Les formes de la démocratie ne font pas la démocratie ! Déjà suite à un voyage en 2011 j’étais plus que pessimiste.

En 2009 Beppe Grillo voulait tenter sa chance comme candidat au poste de secrétaire général du parti démocratique et Bersani lui a dit : « crée d’abord ton propre parti et on verra ce que tu pèses ! ». Aujourd’hui, des millions d’Italiens ont vu Beppe Grillo s’exciter sur une estrade, exultant, levant le point à l’annonce de la démission de Bersani, et criant : « L’abbiamo fatto fuori. ». Oui, Bersani est au tapis et Berlusconi chante victoire ! Le cri de joie de Grillo ne trahit-il pas le fond de son projet : écraser le PD pour être seul face à Berlusconi ? Sauf que face à Berlusconi, le M5S ne suffira jamais, sauf à continuer sa politique !

Le parti démocratique paie aujourd’hui le prix lourd, très lourd, d’une dérive constante depuis vingt ans. Cette dérive n’est pas celle du parti lui-même puisque nous savons à présent que même son secrétaire général Bersani n’était qu’une marionnette ! Entre les mains de qui ? Pour Bersani, tout était possible même après les élections de février. Après avoir marqué des points pour élire le président du Sénat, il proposa un accord impossible à Berlusconi avec le candidat Marini, puis Romano Prodi allait devenir président de la République au quatrième tour, le seul tour sérieux car à la majorité simple. Sur le papier il lui manquait 8 voix… et il lui en manqua… plus de cent, comme si tout d’un coup Romano Prodi était devenu un révolutionnaire à arrêter ! Un député PD sur quatre n’a pas suivi la consigne ! (voir en note la démission de Bersani). Massimo d’Alema pensait pouvoir obtenir le poste et il a peut-être fait jouer quelques ficèles ! Non, ce n’est pas une guerre interne au parti car celui-là, comme les autres, n’est plus que le décor de la politique. Le M5S a gagné les élections sans être un parti ! Mais alors la démocratie citoyenne c’est quoi : de voter aux primaires, aux secondaires et aux tertiaires ?

Depuis 50 ans, pour la première fois un président sortant est réélu à la présidence de la république italienne, un président qui a promulgué sans broncher toutes les lois berlusconiennes, un président dont tout le monde comprend qu’il va faire de la figuration jusqu’à sa prochaine démission quand le gouvernement se sera stabilisé. Une union entre le parti de Berlusconi et une frange du PD ce n’est pas une stabilisation, c’est un rapt quand on se souvient qu’en février, tout d’un coup, 25% des votants ont mis en avant Beppe Grillo pour dire non aux combines. Aujourd’hui même, les électeurs du Frioul sont convoqués pour élire le président de la région. Le M5S espère que ça sera la première région italienne à devenir 5 étoiles. A suivre. Pendant ce temps l’Italie patauge dans la crise sociale.

Jean-Paul Damaggio

1°Sur le site du PD la démission de Bersani : « Pour moi, trop c'est trop. Je remets ma démission à l'Assemblée. Elle prendra effet une minute après l’élection du Président de la République ». C'est ce qui a été annoncé par le Secrétaire du parti démocratique, Pier Luigi Bersani, à l’assemblée des grands électeurs du PD.

"Nous avons provoqué un événement d’une gravité absolue, les mécanismes de responsabilité et de solidarité, ont été bafoués, ce fut une journée nettement pire que celle d'hier ».

« Nous avons pris une personne, Romano Prodi, fondateur de l'Olive, ancien Président du Conseil envoyé au Mali et nous l’avons mis dans de telles conditions. Je ne peux l'accepter. Je ne peux pas accepter que mon parti ait empêché cette solution. C'est trop ».

« Parmi nous, une personne sur quatre a trahi. Il existe des instincts de destruction du Pd »

« Au scrutin de demain matin pour l'élection du Président de la République, le parti démocratique votera blanc » a dévoilé Bersani.

« Après la situation qui a été créée, nous devons reprendre contacts avec d'autres forces politiques pour définir la solution pour l'élection du Président de la République ».

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 21:28

Enrico Letta, né en 1966 à Pise, est passé de la droite au parti démocratique et en 2007 il a tenté d’être le président de ce parti au cours de primaires où Bersanti a été élu, Bersanti le président d’un parti qui vient de démissionner après le coup de force de gens troubles, très troubles. Enrico Letta avait eu 11% ; j’étais en Italie à ce moment là.

Il a tout pour devenir premier ministre d’un gouvernement effarant.

Avec lui, il va y avoir, Angelino Alfano le bras droit de Berlusconi.

Et Monti sera de l’aventure !

Le Parti démocratique est suicidé et s’il y a des élections aujourd’hui, il est balayé.

Beppe Grillo peut se frotter les mains.

L’Italie a un président né en 1925 et est au bord du gouffre. Napolitano va faire un peu de figuration le temps que Berlusconi retrouve ses marques.

L’heure est grave, très grave.

Pourtant une autre Italie était là presque majoritaire avec Stefano Rodota qui était comme un président possible. Pourtant une autre Italie existe. JPD

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