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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 16:44

Maximilien Reynès-Dupleix a des archives bien rangées si bien qu'après la référence au Bordeaux-Vintimille publiée sur ce blog, il a pu nous communiquer un de ses poèmes de l'époque, il y a 30 ans. JPD

 

Un train

Roule, roule, roule, dans la nuit

L’insulte suffisante

Des nervis, des barbares

Roule, roule, roule, dans la nuit

Et les coups, et l’indifférence

Roule, roule, coule, le sang

Le racisme dans la nuit

Roule, roule, coule, ton sang.

Un train

Que monte notre colère

Le cauchemar de l’innocence

L’infecte emprise de la force

Coule, coule, rouge et sang

Le crime, la haine

Pour ta couleur, toi, Habib

Bordeaux-Vintimille

L’horreur brise le rêve.

Coule, roule ton sang

ton corps sur le talus

coule, roule ton âme

et ta vie…Brisée.

Maximilien Reynès-Dupleix

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 13:06

Gérard Tartanac, paysan communiste de Sérignac (82) aimait l’écriture. Ici il raconte en vers, un match de rugby, du temps où le modeste club de Beaumont de Lomagne avait une équipe de premier plan et un demi de mêlée international (ah ! la famille Barrau !). Le rugby de « village » était la règle. Ce texte a été publié sur les Nouvelles du Tarn-et-Garonne, l’hebdo communiste, pour un spécial Beaumont de Lomagne. Je ne sais ce qu’en pensèrent les lecteurs mais je crains que beaucoup aient trouvé prétentieux de vouloir écrire en vers, et déplacé de le faire dans un hebdo dont la fonction était la politique. Souvent en France on aime que chacun reste à sa place… J’ai la sensation qu’aujourd’hui on a perdu bien des audaces d’hier… J-P Damaggio

 

Gérard Tartanac, poème repris dans le N° 66 23 décembre 1973.

 

Le match fut d'abord difficile

Les adversaires étaient habiles

Et ils surent jouer du pied

Pour pouvoir marquer les premiers.

 

Guillas a bu jusqu'à la lie

Un vin trop fort de Malvoisie

Mais des quarante cinq a passé

Trois points qui ont beaucoup comptée.

 

Pourquoi fallut-il que Bonastre

Connut un si profond désastre

Pour avoir entre des Barrau

Levé la jambe un peu trop haut.

 

C'était pour monter bien plus vite

Il cogna sur un satellite

Et deux astres se rencontrant

Font un coup de sifflet strident.

 

Les quatorze qui demeuraient

Pondirent sans lui un essai

Le talonneur ratissait

Et le coq concrétisait.

 

L'arrière, calme, transformait

Et le score s'égalisait

Les quinze avaient livré l'assaut

Blancs comme la neige d'en haut.

 

C'était du travail collectif

Obscur ou non, tout constructif

Que l’on soit sur le banc de touche

Ou bien que la gloire vous touche.

 

L'arbitre prit pour un baudet

Un joueur de Lavelanet

Le soleil jaune se couchait

Et dans le noir, LANNES ruait?

 

Les Beaumontois sautèrent si haut

Au second essai de Barrau,

Qu'ils respirèrent l'air des cimes

Ils avaient côtoyé l’abîme.

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 12:18

Pinel-Marianne.jpgTG-Marianne.jpg

Quand j’ai vu sur le Marianne n°820 du 5 janvier le titre : « Ces ministres qui ne servent à rien » j’ai compris tout de suite que j’allais y trouver la députée du Tarn et Garonne, Sylvia Pinel. Et en effet, elle est au premier plan sur la photo, en veste blanche.

Plus sérieusement, j’ai découvert ensuite la photo d’une page du quotidien cher à Sylvia Pinel, La Dépêche du Midi. Jean-Baptiste Harang vient de publier chez Grasset Bordeaux-Vintimille. Dans la nuit du 13 au 14 novembre des hommes ont balancé du train le jeune algérien Habib Grimzi et le procès des tueurs a eu lieu à Montauban. D’où la référence au journal local. Peut-être reviendrons nous sur cette infamie qui mérite qu’on s’en souvienne. JPD

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:10

30 juillet 1914 dans le Midi socialiste

L'ultime moyen

Il est encore temps de parler de la Grève générale. Ses adversaires, qu'ils soient de nos amis ou de nos ennemis, n'ont pas fini d'en parler et la situation extérieure est telle qu'elle lui donne comme un regain d'actualité. La grève générale est destinée à empêcher la guerre et la guerre gronde pour le moment à nos pertes...

J'ai suivi avec attention les débats-du dernier congrès du Parti. J'ai écouté sans parti-pris, n'appartenant et ne voulant appartenir à aucune tendance, Guesde, Compère-Morel, Lucien Deslinières et tous les camarades qui ont combattu la grève générale que derrière Vaillant et Jaurès, nous soutenions.

Les arguments qu’ils nous ont opposés et que j'ai eu l'occasion dans mon dernier article du Midi de discuter ne m'ont pas convaincu, pas plus qu'ils n'ont convaincu la majorité du Congrès. Le seul qui ait une apparence de valeur est le suivant : « Si vous faites la grève générale en cas de guerre, vous livrez le pays le plus socialiste au pays le moins socialiste et vous faites le jeu des gouvernements d'autocratie. »

Cela serait exact s'il y avait action unilatérale et grève dans un seul pays.

Mais la motion Keir-Hardie-Vaillant, amendée par la commission des résolutions est formelle : la grève devra être déclenchée internationalement et simultanément.

Et qu'on ne vienne pas nous dire qu'il n'est pas possible d'affirmer qu'il y aura simultanéité de mouvement et identité- d’efforts. En douter, c'est douter de l'Internationale elle-même, c'est nier son esprit de discipline et son socialisme lui-même et si le bureau socialiste international ne parvient pas à faire exécuter des décisions prises solennellement en Congrès par toutes les sections je me demande à quoi il sert et je réclame sa suppression,

En admettant qu'il n'y ait pas, de part et d'autre - et cela ne dépendrait pas du bureau international mais de la force d'organisation des diverses sections - identité d'effort, cela ne prouve rien. Cette identité n'est pas nécessaire.

Il n'est pas nécessaire que la grève atteigne partout le même développement.

C'est à souhaiter, mais ce n'est pas indispensable. La grève dans un service public seulement paralyserait ou gênerait à tel point la mobilisa lion qu'il suffirait qu'elle se produisit dans les deux pays pour empêcher la guerre. Et peu importerait dans ce cas que la grève s'étendit, dans une nation, et d'autres services alors que, dans la nation voisine, elle se limiterait à se service seul. Le même résultat serait atteint dans les deux nations. Il y a là de quoi rassurer la conscience républicaine et un tant soit peu nationaliste de certains de nos camarades, ceux précisément - et ce n'est pas le côté le moins plaisant de la chose - ceux qui professent en temps ordinaire, pour la forme politique de gouvernement une indifférence proche du mépris et qui voient avec raison dans l'humanité non pas des patries mais des classes et des classes irréductiblement ennemies.

Car il faudrait bien aussi parler de ce point de vue. On nous dit : « Vous allez livrer la France à l'Allemagne ». O oublie qu'en Allemagne il n y a pas qu'un empereur, que des hobereaux, qu'une caste militaire et que des pangermanistes.

Il ya aussi des ouvriers et des paysans, des travailleurs comme nous, qui triment tout comme nous, qui souffrent tout comme nous ; des socialistes tout comme nous, ont assez d’être des miséreux et des esclaves et poursuivent la même transformation sociale, le même idéal de bien-être, de liberté, de fraternité et de justice. Il faudrait en parler de ceux-là et il ne faudrait pas cacher que c'est contre ceux-là, contre ces frères de souffrance et de lutte que la guerre nous dresserait et nous jetterait dans une effroyable crise d'aberration et de bestialité. Je me refuse pour ma part –et je prétends être dans la plus pure tradition socialiste - à commettre ce crime. La haute  trahison contre le socialisme, citoyen Deslinières, ne consiste pas à empêcher ce crime, même par la grève générale et l'insurrection si c'est nécessaire, mais à le commettre en refusant de recourir à ces moyens même s'ils sont reconnus indispensables. Car je pose ici la question que j'ai posé à Compère-Morel eu cours de mon intervention au Congrès National et à laquelle il n’a pas répondu : « Si tous les moyens légaux, si je puis dire, que vous préconisez pour empêcher la guerres que tous nous redoutons comme le pire des fléaux, sont de toute évidence, insuffisants; si, malgré les campagnes de presse et de réunion, les meetings, les manifestations, les discours et les obstructions parlementaires; si, malgré tout cela, la guerre est sur le point d'éclater, voulue à tout prix par les gouvernants, que ferez-vous ? »

Nous vous offrons le dernier moyen, l'ultime, le seul qui puisse détourner de nos têtes l'orage et prévenir la catastrophe. C'est la grève générale.

Il ne s'agit pas de savoir quel est son degré plus ou moins grand d'efficacité.

Vous n'avez -plus le choix. Vous avez tout épuisé. Il ne vous reste plus que cette arme. Allez-vous la repousser ou la dédaigner ? Alors c'est l'abattoir. Êtes-vous assez « moutons » pour vous y laisser conduire ? Vous le pouvez. Vous pouvez aller vous battre contre des camarades-de la veille, que vous aurez salués, avec qui vous aurez fraternisé dans un congrès, à Stuttgart, à Copenhague, à Bâle ou à Vienne et en compagnie desquels vous aurez décidé de vous opposer à la guerre r « par tous les moyens », quitte à ne pas utiliser le meilleur. Vous le pouvez, mais alors ne vous dites plus socialistes.

Vous êtes des nationalistes qui s'ignorent...

Vous placez l'idée de patrie au-dessus de l'idée de classe et, que vous le vouliez ou non, les intérêts nationaux, c'est-à-dire, en définitive, capitalistes, au-dessus des intérêts prolétariens. Pour nous, notre patrie, c'est l'internationale ouvrière.

Le hasard de la naissance nous a faits Français; le cœur et la raison nous ont fait socialistes. Nous ne commettrons pas ce crime monstrueux et « de haute trahison » contre le socialisme, celui-là, de porter les armes contre d'autres socialistes, de quelque nom qu'ils s'appellent.

Vous nous dites qu'on nous traitera de sans-patrie ? La belle affaire ! On nous traitait bien jadis de partageux et de pétroleurs. Ces calomnies ne nous ont pas empêchés de progresser, d'avoir cent élus à la Chambre et près de cent mille cotisants. La motion du Congrès de Paris, si elle est acceptée à Vienne par l'Internationale, au lieu de gêner notre recrutement le facilitera. Ce qui le gêne, ce recrutement, dans une certaine mesure, ce n'est pas notre prétendu verbalisme révolutionnaire : c'est, sur le terrain antimilitariste, l'attitude trop imprécise de la social-démocratie allemande. Si, une fois pour toutes, nos camarades allemands déclarent avec nous. catégoriquement cette fois, qu'ils ne marcheront pas en cas de guerre, on aura fini de nous opposer les uns aux autres et la grève générale, au lieu d'apparaître à de nombreux esprits timorés ou inquiets comme un épouvantail, apparaîtra comme l’ultime moyen de salut, accepté et utilisé par tous.

Il ne suffit pas de proclamer qu'on ne veut pas la guerre. Il faut prendre toutes les mesures propres à l'empêcher et tenter, dans ce but, les efforts les plus héroïques et les plus désespérés. Contre un tel fléau, tous les remèdes sont bons et doivent être employés.

Raoul VERFEUIL.

N. B. - A l'argumentation de notre camarade - dont l'opinion n'engage que lui. - nous répondions un seul mot : Verfeuil ne veut pas porter les armes contre d'autres socialistes, C'est donc que les autres socialistes marcheraient à la bataille ?.., Dans ces conditions, on se demande pourquoi nous n'irions pas nous-mêmes.

Par ailleurs, Verfeuil nous dit que dans une nation il y a deux classes et que, en luttant contre elle, on lutte contre la classe ouvrière. Mais notre ami sait bien que c'est la classe bourgeoise qui détient le pouvoir et qu'en nous inclinant devant un pays étranger c'est devant des capitalistes que nous capitulons. L. H.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:05

Verfeuil se fait critique des députés socialistes. Nous n'avons pas l'article mais cette réponse donne un aperçu des positions de Verfeuil qui a 24 ans. JPD

25-12-1911 Midi socialiste

REPONSE A VERFEUIL

Verfeuil est un censeur sévère, il est même sans pitié.

Il me reproche de ne lui avoir pas répondu à certaines critiques qu’il avait formulé sur l’attitude résignée, pas du tout, révolutionnaire, du groupe socialiste à la Chambre.

Le saboteur en chambre Verfeuil, qui pourra se livrer au Congrès de Lyon s’il y est délégué, à la chasse aux renards contre Compère-Morel et moi, reproche au groupe socialiste de ne pas continuer à la Chambre, pour les cheminots révoqués, le sabotage auquel nous nous livrâmes contre Brian, et à certains, de s’être refusé à signer le manifeste du Parti contre la vie chère.

Verfeuil a cependant tort de faire état de pareilles critiques qui relèvent du Parti.

Il s'agit simplement d'en revenir au sujet même de notre polémique. Or, le principal grief que fait, Verfeuil à mes Discours, c'est d'avoir été applaudi par les réactionnaires de toutes les espèces, parmi lesquels presque tous les députés socialistes qui se trouvaient dans la matinée du 2 décembre sur les bancs de l'extrême-gauche.

Verfeuil serait bien plus inquiet s'il voulait se rendre compte que les deux élus qui font actuellement l'objet de ses foudres ont associé leurs votes à ceux des droitiers et du centre et de certains radicaux sur l'amendement Betoulle tendant à la suppression des contributions ouvrière et patronale en matière de retraites ouvrières.

N'est-ce pas que cette nouvelle manifestation de ces élus prouve bien qu'ils sont les suppôts de la réaction ? Hé bien ! ô douleur cruelle ! ces deux jaunes ont fait des petits : ils ont corrompu une vingtaine de leurs camarades socialistes qui les ont imités.

Il est grand temps, citoyen Verfeuil, si vous ne voulez pas assister à ce triste spectacle d'un groupe socialiste qui s'enlise et s'avachit, que vous vous prépariez à venir prendre place le plus tôt possible, parmi ces Quinze Mille qui préfèrent passer à la caisse que de casser leurs pupitres.

Verfeuil m'a lu et relu et le malheur pour moi, c'est qu'il est Un des rares privilégiés en l’espèce, car ils sont nombreux les lecteurs du Midi Socialiste qui n'ont pu me lire.

Et, remarquez que j'ai le droit de le regretter, car mes juges plus impartiaux que Verfeuil auraient pu se rendre compte que je n'ai pas entendu donner raison aux mesures répressives employées par le gouvernement de notre République bourgeoise et il suffit pour en être convaincu de lire la fin de mon discours.

Je n'aurais jamais cru que pour se défendre du reproche que je lui ai fait de m'avoir mal lu, Verfeuil aurait eu la mauvaise foi d'exploiter un mot qui n’a pas le sens qu'on veut lui donner.

Agir ainsi avec ses frères d'armes ce n'est pas de la plus grande loyauté et ce n’est pas du tout le moyen d'amener la concorde sinon entre le Parti et la C. G. T. au moins entre les camarades du Parti.

H. GHESQUIERE.

Député du Nord.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:03

Un rendez-vous à ne pas manquer :

Le 19 janvier à 10 h à l’Ancien Collège, la Compagnie des écrivains invite Christian Laborde à parler de Nougaro. Nous avons déjà évoqué son livre ancien sur le sujet. Nous y reviendrons. JPD

Nougaro, poète, humanité, 1981

Article - 08/01/12 - Nougaro, poète, Humanité, 1981 - Photo : La couverture du livre écrit par Christian Laborde en 1989 chez Hidalgo Editeur au sujet de Claude Nougaro. C’est avec Claude Nougaro, l’homme…

http://la-brochure.over-blog.com/article-nougaro-poete-humanite-1981-96597404.html

 Hivernales, nougaro, sicre

Article - 08/01/12 - Hivernales, Nougaro, Sicre - Sur la photo : Béatrice Amiel, animatrice des Hivernales, Claude Sicre et Hélène Nougaro. Après le film sur Brassens…

http://la-brochure.over-blog.com/article-hivernales-nougaro-sicre-96596652.html

 Eté 77 avec claude nougaro

Article - 23/08/12 - Eté 77 avec Claude Nougaro - Pour cause de quelques soucis j’ai l’impression que l’été 2012 est déjà passé depuis quelques semaines. Alors je…

http://la-brochure.over-blog.com/article-ete-77-avec-claude-nougaro-

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 23:25

Publico est un quotidien espagnol intéressant et à le visiter je découvre un article avec la photo classique de Gramsci. J'ai eu du mal à le traduire, d'abord à cause de l'ironie et ensuite à cause du style. Il témoigne d'un état de la situation qui me semble important de noter. JPD

Aníbal Malvar

 http://blogs.publico.es/rosa-espinas/2013/01/09/la-tuitera-asesina/

 La Rose et les épines

Il semble que, voici deux jours, au petit matin, une tuitera [personne qui fait des twits] a été appelé à témoigner dans une caserne, sur ordre de l'Audiencia Nacional, sous l’accusation de diffusion de twits presque violents et meurtriers. Elle a tout raconté sur les réseaux sociaux. Almudena Montero - écrivaine, journaliste et scénariste-, a été quelque peu stupéfaite lorsque le procureur lui a montré le corps du crime. C'est - toujours selon la version de cette dangereuse « nínfula » du réseau - de citations textuelles du philosophe marxiste Antonio Gramsci, mort en 1937 après avoir fait six ans de prison sur un caprice de Benito Mussolini.

L'histoire de l’Almudena est fondamentalement triste. Qu’une dictature lettrée te coffre pour citer Gramsci est encore supportable. C’est la preuve que tes ravisseurs ont lu quelque chose. La répression d'analphabètes est plus douloureuse. Et plus de répression. Une justice ignorante est une loterie. Et, par coïncidence, la graisse a tendance à nous toucher toujours à eux. La culture ne donne pas la liberté lorsque les juges n'ont pas de culture. Mais bien au contraire.

La justice espagnole a toujours été très pittoresque. Nous maintenons dans la légalité et dans les votes une phalange espagnole qui marche un jour oui, et un autre qui se dénommait le coup d'État militaire sur leurs sites Web, nous permettons à des anciens ministres comme Mayor Oreja de faire l’apologie du fascisme de Franco dans les médias ("c’était une situation de sérénité extraordinaire"), nous gracions des tortionnaires de la police catalane et nous coffrons une fille qui diffuse sur le réseau les travaux du pauvre Gramsci, ce tuberculeux si violent. Très pittoresque, tout ça, je l’ai dit.

C’est sûr, ce cas d’Almudena éveille l'imagination de chacun. Il n'est pas facile de contrôler le contenu dans le réseau de près de 50 millions d'espagnols. Combien de policiers à l'Etat à l’intérieur de son taudis, collée à l'ordinateur, afin d'identifier et de capturer des lecteurs de Gramsci ? Combien ça nous coûte ? Gramsci, je crois, n’est pas si cher que ça. Mieux vaut qu’ils interdisent ses livres, que nous les brûlions sur les places. Total, j'entrevois que nous sommes en chemin pour aller d'une « situation d’une sérénité extraordinaire » à la sérénité extraordinaire qui consiste à brûler les livres.

 

Un fascisme au verbe pudique survole l’Espagne, parce qu'il n'ose pas dire son nom, mais qu’il est décidé à l’être, puisqu'il agit avec plaisir varié. Nous, nous sommes tombés amoureux. Nous aimons nous-mêmes. De notre audace à occuper les rues et assiéger le Congrès. De nos citations de Gramsci. De notre pacifisme désobéissant. Mais à la fin nous ne désobéissons pas. Parce qu'il n'y a aucune désobéissance possible à un appel de l'Audiencia Nacional. Devant une amende au hasard qui coûterait si on refusait de la payer. Devant une fraude bancaire, ce qui fait passer à la caisse ceux qui n'ont même pas un compte en banque.

 

Et là-bas, du ciel de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, l’Europe kidnappée nous donne rien de la feinte indifférence.

 

Au risque qu’on me mette dans la prison, accusé d'un crime de détournement culturel, ou quelques autres, absurde, d'importance similaire, je me souviendrai de la plus célèbre phrase d’Antonio Gramsci : "Le vieux monde se meurt. Le nouveau tarde à apparaître. Et dans ce clair-obscur des monstres surgissent". C'est sûr qu’il tarde, camarade Antonio. Quelle liberté et il semble que le mot n’est pas assez large. Ici, la fascisterie continue installée dans le clair-obscur de la sérénité extraordinaire, tandis que nous, comme je l'ai dit plus haut, nous nous aimons.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 21:00

Le prix ne dit pas la provenance de l’eau, sa qualité, le type de service et bien d’autre chose, donc c’est seulement un indicateur, tout comme le fait de ne prendre que l’eau consommée et pas l’eau de l’assainissement.

Dans tous les cas, l’eau va devenir un enjeu majeur et certaines autorités s’y préparent, y compris en TetG. On parle avec insistance d’un rachat de Véolia. Donc déjà avec ce tableau imparfait, incomplet et seulement suggestif, il y a moyen à pas mal d’observations. (j’ai parfois inclus le 5,5% de TVA en arrondissant)

 

 

Prix m3

Abonnement

Par semestre

Adour

Garonne

Redevance pollution

Structure

Montbeton

1,77

42,18

 

 

Veolia

Auvillar

1,20

30

0,072

0,29

Syndicat

Caussade

0,7+0,24+023*

12,4+23 = 35,4

 

 

Saur

Grisolles

1,02+ 0,6 = 1,62

18 + 3= 21

0,09

 

Véolia

Montauban

1 + 1,06 = 2,06

13,6+ (*)= 13,6

0,09

 

Véolia

Mas Grenier

1+0,8= 1, 8

24+11= 35

0,097

0,29

Véolia

Castelsarrasin1

0,97

16,88

 

 

Syndicat

Castelsarrasin2

1,05

18,57

 

 

Saur

Garganvillar

1,84

35,5

0,12

0,29

syndicat

Nègrepelisse

1,79

 

 

 

Véolia

Moissac

0,7+0,4=1,1

13,4

0,7

 

Véolia

Auch

3,52

12,66

 

 

Véolia

 Commençons par le détail :

Préservation des ressources (agence de l’eau).

Il s’agit pour nous de l’Agence Adour Garonne, organisation qui couvre tout le Sud-ouest. Jean Cambon y siège pour le 82 mais n’a plus les responsabilités d’hier. Le directeur assurait la présence du camp Baylet (1). J’ai eu le plaisir d’écouter un Gersois Chevallier, grand connaisseur du sujet qui a présenté dans une réunion les merveilles de cette usine à gaz. Il s’agit en fait d’un lobby pro-barrages qui donc fabrique de la ressource en eau. Jusqu’à présent, l’eau est gratuite et on paie seulement son traitement et son acheminement plus les gains annexes. Mais déjà un problème est apparu : quelqu’un qui n’est pas connecté à l’eau car il puise la ressource dans son puits, pose problème. Ce qui est sûr, c’est que si vous êtes connecté au service des eaux vous ne pouvez pas revenir en arrière et dire : « maintenant j’ai un puits et je m’en contente ». Il faut payer l’abonnement mais par contre, vous n’êtes pas obligé de consommer.

 L’abonnement par semestre (à Garganvillar on dit Prime)

Comme la consommation, l’abonnement est généralement en deux opérations quand il y a un privé : part distributeur et part syndicale. On constate généralement un montant de 35 euros avec des anomalies. L’énorme 42 à Montbeton et les très faibles 13,6 à Montauban et même 13,4 à Moissac. Sur le principe de l’abonnement, il est clair que c’est faire payer proportionnellement plus, à ceux qui consomment moins. Dans la privatisation à Montauban comme à Moissac, la mairie a donc décidé de ne pas faire payer d’abonnement mais seulement une part de facturation de l’eau. Qui y gagne ? C’est pas simple. Cette étude, je l’ai lancée après que le préfet ait tenté de faire entrer Montauban dans le syndicat des eaux de Montbeton (cher à Baylet) sous prétexte que d’une part dans les deux cas c’est Véolia, et que de l’autre, ils sont dans la même agglo et Madame Barèges a répondu qu’à Montauban l’eau est moins chère que dans le secteur de Montbeton. Vrai côté abonnement mais pas vrai côté prix du m3.

 Il est donc double pour les secteurs où il y a privatisation. J’ai mis en premier la part du privé et en 2 la part du syndicat ou de la ville. Il faut en effet rappeler le fonctionnement. Le maire délègue à un syndicat, le syndicat distribue ou délègue une partie à un privé. Il n’y a donc pas privatisation et pour preuve les négociations régulières des conventions. Généralement, comme pour les cantines scolaires, les collectivités ou syndicats gèrent l’infrastructure et le privé la circulation. Je n’ai pas le détail partout mais généralement le privé prend une part plus importante. Il y a le cas de Castelsarrasin avec les deux organismes l’un sur le rural (avec syndicat) et l’autre sur l’urbain (avec la Saur). Mes indications ne disent pas le détail. Il est sûr qu’avec Caussade on est face au plus compliqué car il y a trois parts (commune, syndicat, Saur !). Qui plus est à Caussade il y a une originalité dont j’aimerais connaître l’initiateur : le prix change de peu au-dessus de 40 m3par an (il semble qu’on passe d’un total de 1,17 à 1,15 HT).

Une mesure de gauche propose que l’eau indispensable (et la quantité retenue est correcte pour une famille ordinaire) soit un peu moins chère (voire gratuite) que l’eau en surplus. Dans un cas avec trois recettes qu’elle est ensuite la part de chacun dans les dépenses ?

 La surprise est du côté de Moissac où en effet on est au prix le plus bas sur TOUS les plans. La dernière négociation avait été présentée comme une bonne négociation ce qui ne signifie pas qu’en 2005 le choix de la régie municipale ne soit pas plus juste. A toutes ces données très incomplètes il manque celle que j’aime le plus, l’évolution du prix de l’abonnement et de l’eau. Qu’est-ce qui augmente le plus ? Quand je regarde mes factures très simples, j’avoue que je suis sidéré : 15% au total sur 3 ans pour le prix de l’eau ! Quant à l’abonnement il augmente de 2009 à 2012 de 18 % !

Année

Prix

%

2012

1, 84

2,2%

2011

1, 80

4,6%

2010

1, 72

7,5%

2009

1, 60

5,3%

2008

1,52

 

 L’actualité : un syndicat départemental de l’eau ?

Il existe dans le Gers. Levons une ambiguïté que certains ne comprennent pas : un syndicat départemental ne signifie pas un développement de l’eau en régie. Il s’agit plus exactement de regrouper des chantiers d’importance pour demain : refaire les canalisations (il faut moins de 20% de perte d’eau) et travailler aux assainissements. Le débat entre délégation à une régie ou à une entreprise privée est un élément mais dès aujourd’hui il faudrait imposer une transparence à TOUS avec d’abord des données plus claires sur les factures (montant de l’augmentation par exemple ?). Par exemple, il y a un problème classique de fuites : à Nègrepelisse les autorités en tiennent compte et aussitôt rectifient la facture en tenant compte des moyennes des années précédentes. Jean-Paul Damaggio

P.S.

1) Le Directeur Général d’Adour-Garonne c’était de 2008 à aujourd’hui, M. Marc Abadie dont voici le cursus :

Directeur général de l’Agence est inspecteur général de l’administration. Directeur de cabinet de Jean-Michel Baylet de 89 à 90 (secrétariat d’Etat chargé des collectivités territoriales), de 92 à 93 (ministère délégué chargé du Tourisme), puis d’Emile Zuccarelli de 97 à 99 (ministère de la Fonction Publique). DRH de la Dépêche du Midi de 95 à 97 Directeur des affaires politiques, administratives et financières, ministère de l’outre-mer de 99 à 2002 DGS adjoint Conseil régional d’Ile de France de 2002 à 2005 DG de Saint-Gobain Développement en 2005 Chef de la délégation française à la commission intergouvernementale franco-britannique du tunnel sous la manche (2006-2008). Professeur associé à l’IEP de Toulouse.

Il vient de quitter la direction l’agence de l’eau Adour-Garonne, l’établissement public pour être nommé chef du Service de l’inspection générale de l’administration au ministère de l’Intérieur. Sa succession à Adour-Garonne va être un bras de fer. N’oubliez pas de postuler. Quant à Manuel Valls il semble se lier fortement au pRG.

2 ) Les Editions La Brochure ont publié une brochure sur L’eau à Condom un double texte à la fois historique et sur l’actualité d’une association de défense de l’eau dans cette ville, association qui participe à un regroupement interrégional où j’ai découvert la complexité du sujet (15 associations ayant beaucoup de luttes et quelques succès à leur actif)
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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 18:57

SILHOUETTES LÉON CLADEL (revue Scapin 1886)

Par les midis de soleil doux, quand il pleut des aménités chaudes, il joue avec sa nichée de fillettes dans le grand jardin de la Villa D’Aigremont à Sèvres. Les branches des coudriers et des néfliers s’emmêlent dans sa chevelure clodionesque, aux rires joyeux de l'escouade blonde. C’est un patriarche. Ce fut et c'est encore un fier lutteur. Barbey d'Aurevilly, dans un article demeuré célèbre, le dénomma  « un rural écarlate », et, certes, l'homme porte bien le surnom.

Rural et écarlate, Cladel l'a toujours été dans sa vie comme dans ses livres. C'est un simple et un brave, resté, par le cœur et par les costumes, un paysan de son Quercy, un de ceux qu'il a si bien chantés dans ses magnifiques épopées rustiques. Haut de stature, semblable aux gravures qui représentent l’Abraham biblique ou les aëdes antique, il réalise le type rêvé des poètes légendaires et des penseurs à qui, l’histoire fait paître le troupeau humain.

Malgré les luttes et les veilles, Léon Cladel, bâti comme un chêne de son pays, robuste et fort, a de nombreux midis de soleils doux, à couler en jouant à cache-cache dans les coudriers et les néfliers de son jardin, et beaucoup de grandes et belles œuvres à écrire là-haut dans son immense atelier de travail, car ce Rubens des lettres a un atelier pour confectionner ses livres, qui sont des tableaux immenses et parfaits comme ceux de son voisin de Meudon, qui avait nom Rabelais.

Léo D’Orfer

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 18:45

 

 chavez11355023952.jpg  couv chavez

Voici 6 ans déjà les Editions La Brochure débutaient leur activité en publiant un document historique : le discours de Chavez du 15 décembre 2006 (il concernait la création du nouveau parti le PSUV). Aujourd'hui dans le même esprit nous publions ce qui sera peut-être son dernier discours celui du 8 décembre 2006. Un passage est utilisé par ses adversaires pour mettre en difficulté le pouvoir en place. Je vous laisse deviner lequel.. JPD

A l'adresse ci-dessous vous avez la vidéo. J'ai traduit le texte écrit du discours qui est sur le même cite (la traduction du langage oral n'est pas simple aussi profitez de la vidéo si vous connaissez un peu l'espagnol).

http://www.aporrea.org/actualidad/n219603.html

 Chaîne nationale Palacio de Miraflores Samedi 8 décembre 2012

Hugo Chávez : Samedi 08 décembre, neuf heures et demie du soir, un peu plus n’est-ce pas ? neuf heures trente-trois, trente-quatre...

Le président de l'Assemblée nationale, Diosdado Cabello : neuf heures trente-trois.

Chávez : Bonsoir le Venezuela, Bonsoir à tout le peuple vénézuélien, de ce lieu bien-aimé, appelé Despacho Uno, de la présidence de la République, je suis ici, aux côtés du vice-président Nicolas Maduro, àux côtés du président de l'Assemblée nationale, Diosdado Cabello, la Vice-présidente du Conseil des ministres pour tout le secteur social, Yadira Córdova ; le vice-président du Conseil des ministres pour tout ce qui est de l'espace économique des finances Jorge Giordani ; le vice-président du Conseil de ministres pour tout ce qui est des terres et du logement, Rafael Ramírez ; leVice-président du Conseil des ministres pour le développement économique, productif, Ricardo Menéndez ; le ministre de la science et de technologie, Jorge Arreaza , le ministre de la défense, l'amiral Diego Molero Bellavia. Là, le ministre de la communication et l'information, le Cabinet du ministre, le général Chef de la maison militaire, l'adjoint et le bataillon de Teresita, comment allez-vous muchachos ?

Les assistants : Bien

Chávez : Bonsoir à tous, bonne soirée à tous. Voilà, je me vois contraint par les circonstances, vous le savez, mes chers amis, chers amis vénézuéliens et tous les Vénézuéliens, que ce n'est pas mon style [de m’adresser à vous], un samedi soir et à cette heure, à neuf heures et demie du soir ! Tu te souviens de ce film Diosdado ?

Diosdado Cabello : Lequel ?

Chávez : Samedi... Comment est-ce ?

Diosdado Cabello: Saturday night fever.

Chávez : Fièvre du samedi soir, John Travolta, j'ai dansé la lambada compadre [rires] Yadira elle aussi elle la dansait. Les assistants [rires].

Chávez [rires] Nous avons dansé la lambada, je me souviens de ce film, il a eu beaucoup d'impact. Récemment j’ai vu un film avec Travolta, portant quelques années de plus, mais bon acteur, un excellent acteur, John Travolta est-ce que c’est le nom de l'acteur ? N'est-ce pas ?

Les assistants   : Oui

Chávez :Olivia Newton et John ne vous souvenez-vous pas ? Ah ! Il y a eu l'impact de ces années, les années 80, les années 1970, 1980, Teresa Maniglia a dansé la lambada, mais divine, je l'ai vu une fois.

Les assistants  [rires].

Chávez : Bref ce pas mon style sur une chaîne nationale, un samedi soir, mais contraint par les circonstances, je m'adresse à vous, peuple vénézuélien, nation vénézuélienne, à tous les amis, compatriotes et aux amis et amies d’autres latitudes. Vous, vous savez, c’est bien connu, nous avons été conduit en plus de toutes les batailles politiques, économiques, sociales, cette bataille historique, historique, que bon, nous avons conduit, que nous avons eu à conduire et Dieu merci nous avons eu à reprendre le drapeau deBolívar, les drapeaux déchirés, les drapeaux entachés, le drapeau du pays qui est ici, jaune, bleu et rouge et ses huit étoiles comme Bolívar l’a ordonné dans son discours d'Angostura, huit étoiles et bien plus encore, les drapeaux du Peuple, les drapeaux tâchés, déchirés, piétinés, pendant presque tout le XIXe siècle, après l'épopée, et presque tout le XXe siècle et c’est nous qui, à fin du XXe siècle et au début du XXIe, avons commencé ici une nouvelle ère, il m'a dit Fidel avant-hier au moment où nous nous séparions à la Havane « Bon Chávez cette flambée... » la flambée s’est faite, s’est faite continent, la flambée, le feu sacré. Ce fut comme une résurrection, ce que nous avons vu, ce que nous avons vécu. Ici un continent endormi, une ville qui dormait comme morte et il arriva un Lazare collectif et il se leva, à la fin des années 80, pendant les années 90, années qui furent la fin du XXe siècle, s’est levé ici, au Venezuela, une révolution, un peuple a surgi, un peuple et ce fut à nous, à certains d'entre nous, à bon nombre d'entre nous, femmes, hommes, à assumer les responsabilités, à assumer la fonction d'avant-garde, à assumer des rôles de direction, direction pour diverses raisons, civiles, militaires et nous avons convergé, diverses tendances, en terminant le siècle et le début du nouveau siècle.

Au Venezuela s’est déclenché la dernière révolution du XXe siècle et la première du XXIe siècle, la révolution - qui peut en douter ? – qui a eu de nombreuses répercussions en Amérique latine, aux Caraïbes et au-delà et continuera d'en avoir. En plus de toutes ces batailles, une supplémentaire s’est présentée, imprévue, soudaine pour moi et pas que pour moi, mais pour tout le monde, pour nous tous parce que j'ai la joie de me sentir accompagnée hein ? De ne pas être un solitaire, de ne pas un être solitaire, nous avons été confrontés au problème de la santé avec beaucoup de mystique, avec beaucoup de foi, avec beaucoup d'espoir, avec beaucoup de dévouement individuel, famillial, dans le collectif qui est comme une grande faille. Nous avons été confronté à de la manipulation, nous avons été confronté… comment ça s’appelle ?

Diosdado Cabello : La misère

Chávez : Misère ! Eh bien, les misères "Rien d’humain m'est étrange..." a dit quelqu'un, misère, etc., mais surtout avec au-dessus de tout, la tête haute, dans la dignité sans relâche hein ? Comme un peuple, une nation, et moi comme un individu, comme un de plus, un de plus de ce grand courant bolivarienqu'ici a éclaté. Au début de l'année j’ai eu une rechute qui a été affrontée avec succès, sans doute avec beaucoup de succès, un grand succès jusqu’à ce que se termine... letraitement de radiothérapie en mai et quelques jours plus tard, nous déposions la candidature à la présidence de la République, comme vous vous en souvenez, j'étais celui qui a insisté et donc nous l’avons fait, j'ai insisté, j'ai insisté pour me faire tout examen médical indispensable avant de signer la proposition d'inscription ici au Venezuela, et à Cuba tous les résultats ont été favorables, si un résultat négatif sur ces tests avait émergé, vous avez la garantie que je n'aurais pas enregistré et accepté la candidature. Heureusement, cette révolution ne dépend pas d'un homme, nous avons passé cette étape et aujourd'hui nous avons une direction collégiale qui s’est déployée partout, pour moi ça m'a donné beaucoup de plaisir depuis notre arrivée hier presque à l'aube et déjà de la Havane, ces derniers dix jours, j’ai pu vérifier, constater - une fois de plus - que le leadership collectif, que la campagne pour les élections des gouverneurs, a confirmé nos dirigeants, nos cadres, les hommes, les femmes avec une grande ferveur patriotique, et je tiens à les féliciter, et je suis sûr que nous allons écrire une autre page grandiose dimanche prochain, l'autre, le 16 décembre, non ?

Diosdado Cabello : Le 16 !

Chávez : Une ferveur participative, organisée, avec des propositions, des idées, à la hauteur du débat hein ? Une ferveur organisée par les bases populaires, cette participation, jamais elle n’a été vu à ce point ici jamais ! Elle a été vue voici longtemps. Je pense qu'elle ne fut jamais vraiment à ce point depuis près de 200 ans. Il m’a aussi été donné de vérifier et de constater avec plaisir comment nous fermons les cycles non ? Nous avons fait un gros effort pour assurer le paiement des primes, bonus pour tous les employés, les travailleurs, les travailleuses et pas seulement de l'administration centrale, des gouvernorats, des maires. Et bien, il y a une ferveur, en plus de la ferveur politique électorale, vers le 16 décembre, une ferveur familliale, de Noël, qui se révèle partout. Comment marchent les projets fondamentaux du gouvernement, la mission de logement, ont a donné le logement numéro 300 mille, dans de Zulia ; pour la question économique, l’entrée au Mercosur, la présence au sommet du Mercosur, tout ça marche et marche très bien. Bien sûr, toujours, comme je l'ai dit ici, il y a la question des inspections, des inspecteurs, pour corriger dans les temps, avec une main forte, des orientations. Il y a l'amiral Carmen, ils l'appellent « l'inspectrice », n'est ce pas ? Et les inspecteurs sont déployés. J'ai déjà plusieurs rapports et des mesures correctives sont prises, et vous devez les suivre, dans tous les domaines. Eh bien, maintenant, pour revenir au thème central, comme je l'ai dit, la campagne électorale a commencé, ma récupération était réussie, tous les mois de juin, juillet, le mois de juillet très bien ; tous les événements militaires que nous avons réalisé, puis la campagne, la tournée à travers le pays ; ensuite, nous avons été confrontés aux inondations de Cumanacoa, puis la tragédie de Amuay, fin août ; en septembre, la partie finale de la campagne électorale, les visites, la dernière avalanche de Sabaneta, à Miraflores, le déluge qui nous est tombé dans les sept avenues, avenida Bolivar et sept de plus, ou six de plus, qui ont débordé de : Patrie, le Plan de la patrie, les discussions.Eh bien, si je n'avais pas été... Je dis cela parce qu'il y a eu des versions comme quoi tout n'était qu’un canular. Non, non, non. J'ai fait face à cette bonne campagne avec toute ma ferveur, comme toujours et accompagné du peuple fervent aussi et en faisant un effort, comme toujours nous l’avons fait. Immédiatement après, à la fin, au couronnement de la victoire du 7 octobre, le grande victoire du 7 octobre, quelques jours après, j'ai repris les examens à La havane et tout était bon, tout était bon.

Toutefois, une inflammation, quelques douleurs, sûrement le produit de l'effort de la campagne et du traitement de radiothérapie, dans une région qui est très sensible, donc nous avons commencé à porter beaucoup d'attention à cela. J'ai réduit mes apparitions publiques pour faire face au problème, avec les médecins, le traitement pout diminuer l'inflammation et l'inconfort.Dans ce processus sur recommandation médicale j’ai été soumis à un traitement « hyperbare » (1), caisson « hyperbare ». Motivé par cette recommandation, afin d'accélérer la récupération, j'ai demandé à l'Assemblée nationale, c’était le 27 novembre, si je me souviens bien, dans une lettre qui est là, j'ai demandé l'autorisation d’absence pour sortir du pays, et aller dans la République sœur de Cuba, où depuis tout ce processus, j’ai été conduit à suivre le traitement « hyperbare ». Je suis parti le 27 et 28, et j’ai commencé dans la chambre hyperbare. Après plusieurs jours de traitement, de suivi, à cause de certains autres symptômes nous avons décidé avec l’équipe médicale, d’autres examens pour accélerer la guérison, et un nouvel examen approfondi, mais malheureusement, je le dis au pays, de la présente analyse approfondie, il est résulté la présence dans la même zone de certaines cellules malignes ce qui nous a obligé à réviser le diagnostic, l'évolution du traitement, à consulter des experts, et il a été décidé, qu'il m'est nécessaire, qu’il m’est absolument nécessaire, qu'il m’est absolument essentiel de subir une nouvelle intervention chirurgicale. Ce qui devrait arriver dans les prochains jours. J’indique même que les médecins ont recommandé que ce soit hier, hier ; au plus tard hier ou ce week-end. J'ai dit: non, non, vraiment, j'ai demandé l'autorisation avant le traitement hyperbare, de revenir au Venezuela.Et je suis venu, vous voyez ? Nous sommes arrivés hier matin, Fidel a été très remarquable, avec Raul, que nous avons rencontré, nous avons évalué la situation. Hier nous nous sommes reposé un peu, à passer en revue les documents, là-bas j'ai signé des lettres qui étaient en cours, quelques nominations d'ambassadeurs, les ressources du fonds chinois, le rapport du Mercosur, du voyage que Rafael Ramírez Menendez a fait à la réunion du Mercosur ; la Commission mixte à Pékin, qui fut un grand succès aussi, il y avait Giordani avec Rafael et Edmée y était également, une équipe ; Asdrubal ? Et aussi Asdrubal… En Chine, il y avait Asdrubal (rires), voyez-vous ? Eh bien, tout ce qui touche au processus d'alliances stratégiques, c'est une autre réalité qu'il n’y avait pas ici, et le Venezuela dans le Mercosur, imaginez ça. Le Venezuela dans une alliance stratégique avec la Chine, la Russie et d'autres pays du monde. L'ALBA, Celac, ce sont ces choses qui sont arrivées, qui se sont produites, étape par étape, comme un produit de cette révolution qui a éclaté en Amérique latine.Eh bien, j'ai décidé de venir, de faire un effort supplémentaire en vérité, parce que les douleurs sont d'une certaine importance non? Mais, bon, avec le traitement, les calmants, nous sommes dans une phase préopératoire. J'ai besoin, je dois retourner à la Havane demain, donc j'ai ici la lettre de demande à l'Assemblée nationale, au Président ici présent, au camarade Diosdado Cabello, j'en profite pour la signer, pour que, s'il vous plaît, la souveraine Assemblée nationale m’autorise à m’absenter - ici tout est expliqué - avec l'objectif d’une nouvelle intervention chirurgicale.Donnez-moi une minute, s'il vous plaît, quelques secondes. Elle est déjà signée. Je vous transmets la demande, Monsieur le Président, pour aller affronter cette nouvelle bataille. Par la grâce de Dieu, comme auparavant, nous en sortirons victorieux, nous évoluerons. J'ai pleine confiance dans le présent et bien, comme nous avons le temps je m’accroche [baisers au Christ] au Christ, le Christ... On a toujours vécu de miracle en miracle, je l'ai toujours dit. Nous sommes arrivés au 4 février comme par miracle. Ah !, Molero, ce fut comme un miracle. Après tant d'années, après de nombreuses allées et venues ? Ouf!, combien d'années et combien... Je me souviens du temps où j’étais lieutenant, déjà, nous étions dans les blindés de Maracay, niché dans la Polygone, nous réunissant entre les chars et les soldats. Et là avec les parachutistes, à San Jacinto, dans La Placera, nous allions faire du jogging, nous étions lieutenants, lieutenants. 25 ou 26 ans. Et bien, c'était comme faire un miracle que d’arriver au 4 février. Et ce fut comme un miracle d’arriver ici. Puis, le 27 novembre et ici dans cette maison du peuple. C'est un miracle le 11 avril, le 12 avril, le 13 avril. C'était comme un miracle, un miracle. Je suis toujours accroché à ce miracle. Maintenant, en tout cas, en tout état de cause, alors que tout est bien planifié, les détails de cette nouvelle bataille, comme dans tous les processus, il y a des risques, qui peut le nier, dans toute opération de type il y a un risque, pas vrai ? et contre ce fléau ça implique un risque, ça comporte des risques ; c'est indéniable. Et nous avons la chance, je l'ai dit voici peu de temps et hier à l'aube, je pense que c'était l'amiral Molero qui m'a dit, à Maiquetía, il y a la patrie dont nous disposons aujourd'hui, nous avons une patrie. Aujourd'hui le Venezuela n'est pas le même que voici vingt ans, quarante ans.Non, non, non. Nous avons un peuple, nous avons une flotte forte, l'unité nationale. S’il y a quelque chose sur quoi je doive insister dans ce nouveau scénario, dans cette nouvelle bataille dans cette nouvelle trance - dirait un llanero – c’est de renforcer l'unité nationale, l'unité des forces populaires, l'unité de toutes les forces révolutionnaires, l'unité des forces armées, mes chers soldats, camarades, compagnons ; l'unité de l'armée, mon armée, ma bien-aimée armée. L'armée, la marine. Je le dis parce que les adversaires, les ennemis du pays ne cessent et ne cesseront, par l'intrigue, de nous diviser et surtout en profitant des circonstances comme celles-ci. Alors, quelle est notre réponse ? Unité, unité, unité ! Cela doit être notre devise ! Ma bien-aimée force aérienne, ma bien-aimée garde nationale, ma milice bien-aimée. L'unité, l'unité, l'unité !

Le parti socialiste uni du Venezuela, les partis alliés, le grand pôle patriotique, les courants populaires révolutionnaires, les courants nationalistes. L'unité, l'unité, l'unité ! Unité !

Bolivar a dit: "Unissons-nous où l'anarchie nous dévorera, seule l’unité nous manque – a-t- il dit plus tard et avant il avait dit – pour achever les travaux de notre génération...".

A ce sujet, parce que je ne veux pas beaucoup allonger cette intervention, c’est presque dix heures du soir, à ce sujet, comme le prévoit la Constitution, là tout est prévu, après avoir eu l’autorisation de quitter le pays, c'est alors le vice-président, le camarade Nicolas Maduro, un révolutionnaire, un homme d'une grande expérience, malgré son jeune âge ; un grand dévouement au travail, une grande capacité de travail, et pour la conduite de groupes, pour gérer des situations difficiles ; je l'ai vu, nous l'avons vu. Combien d'années avez-vous été chancelier, Nicolas ?

Nicolas Maduro : Six ans et trois mois.

Chávez : Six ans et trois mois. Combien, combien... ! Dans bien des cas, dans de nombreux cas, nous l'avons vu, et j'ai vu personnellement, Nicolas, m'accompagner dans cette tâche difficile, là sur des fronts de bataille différents. Il reste donc à la tête de l'exécutif de la vice-présidence de la République, comme nous l'avons toujours fait nous sommes en contact permanent. Mais je veux dire quelque chose, je veux dire quelque chose bien que cela puisse paraître dur, mais je veux et je dois le dire, je dois le dire. Si comme le dit la Constitution, comme ce qu’elle dit, si se présentait une circonstance soudaine, la Constitution dit, que si je suis incapable, écoutez-bien, de pouvoir continuer à la tête de la Présidence de la République bolivarienne du Venezuela, pour les jours qui restent, Combien ? un mois ? Oui un mois, un mois…

Diosdado Cabello : Trente-deux jours.

Chávez : Et surtout pour assumer la nouvelle période, pour laquelle j'ai été élu par vous, pour la grande majorité d'entre vous, si quelque chose arrive, je le répète, si j’étais dans l’incapacité d’une quelconque manière, Nicolas Maduro non seulement dans cette situation doit conclure la période, comme l'exige la Constitution ; mon opinion ferme et entière comme la pleine lune, irrévocable, absolu, totale, - dans ce scénario qui obligerait à convoquer comme requis par la Constitution l'élection présidentielle – je veux que vous choisissiez Nicolas Maduro comme président de la République bolivarienne du Venezuela. Je vous le demande de tout mon coeur. Il est l'un des jeunes leaders à la plus grande capacité pour continuer - si je ne pouvais pas - Dieu sait ce qu’il fait, -d’une main ferme, avec sa vision, avec son cœur d'homme du peuple, avec son don de personne, avec son intelligence, avec la reconnaissance internationale qu’il s’est gagnée, avec son leadership - à la tête de la présidence de la République, pour diriger - en s'adressant toujours au peuple en se subordonnant aux intérêts du peuple - le destin de ce pays.

Certains de mes collègues m'ont dit qu'il n'était pas nécessaire, ou en pensant à ces dernières heures, qu'il était inutile de le dire. Mais en vérité j’ai demandé de la Havane de pouvoir dire presque tout ce que j'ai dit ce soir, dans cette demi-heure presque, mais je pense que la chose la plus importante, qui provient de mon âme, de mon coeur et que me dicte ma conscience, la chose la plus importante, ou une des plus importante qui fait que je suis venu ici, en faisant l'effort du voyage, avec le retour demain, après qu’on m’en ait accordé la permission, ça a été de dire cela, Nicolas, c’était le plus important, le plus important. En toute circonstance nous devons garantir la marche de la révolution bolivarienne, la marche victorieuse de cette révolution, en construisant une nouvelle démocratie, qui ici est commandée par le peuple en Assemblée constituante ; en construisant la voie vénézuélienne au socialisme, avec une large participation, de larges libertés, qui ont été démontrées une fois de plus par cette campagne électorale pour les gouverneurs, avec des candidatures d’un camp et d’un autre. Libertés. Libertés complétes. Dans le cadre de ce message, que bien sûr je n’aurais jamais voulu vous transmettre, car il me donne beaucoup de douleur vraiment, cette situation engendre de la douleur, elle cause de la détresse à des millions d'entre vous, mais nous avons façonné un solide... une seule entité, car comme nous l'avons dit et nous le disons, Chávez n'est plus seulement un être humain, Chávez est un grand collectif, comme le disait le slogan de la campagne : Chávez, cœur de peuple ! Et le peuple est là dans le cœur de Chávez. Et [ce message j’aurais voulu le faire] moins encore en ces jours de Noël. Mais, bon, ce sont les circonstances de la vie. Moi, cependant, m'accrochant au Christ, m'accrochant à notre Seigneur, m'accrochant à l'espérance et la foi, j'espère – ainsi je le demande à Dieu - vous donner de bonnes nouvelles dans les jours qui viennent et que nous puissions continuer ensemble à construire ce qui maintenant nous avons fait et que nous continuerons de bâtir. Nous avons une Patrie, nous avons une patrie -quel coût, quel prix pour la récupérer ! – A revivre cela, à nous élever avec elle entre douleurs, entre chagrin, nous nous rappelons ce qu’il nous en a coûté, des millions et des millions. Je n'oublierai jamais, ou pour mieux dire, je me souviens en ce moment de cette phrase de Simón Bolívar, du Père Bolívar lorsqu’au cours des derniers jours de sa bataille physique en ce monde il disait à Urdaneta, au général Urdaneta « Je n'ai aucune patrie à laquelle je peux offrir mon sacrifice... », vous voyez ? Et ils jetèrent et vilipendièrent en le harcelant « mes ennemis m’ont enlevé la patrie... » a-t-il dit ! ah ! Grâce à Dieu, Père Bolivar, que la situation est différente aujourd’hui pour nous tous, hommes et femmes. Oui, nous avons une patrie aujourd'hui et c’est la tienne, Bolívar, c’est celle que tu as commencé à travailler, à travailler avec des millions d'hommes et de femmes, il y a 200 ans et avant ils avaient également commencé à la travailler - aujourd'hui c’est le jour de Guaicaipuro - nos frères autochtones par leur lutte, leur résistance, 500 années de lutte. Aujourd'hui, enfin, après tant de luttes nous avons une Patrie pour laquelle il faut continuer de se sacrifier - de mon cœur de patriote je réitère mon appel à tous les patriotes du Venezuela et à toutes les patriotes du Venezuela, parce que,bon, nous sommes révolutionnaires, socialistes, humains, nous sommes beaucoup de choses mais essentiellement patriotes et chaque fois que je parle de patriote je me souviens de cette chanson, de cette vieille chanson de soldats tanquistes du Venezuela que j’ai apprise enfant et que je porte dans mon cœur.

[il chante] Au son des clairons guerriers, survient le blindé, rapidement, avec des dragons en acier jaloux qui ont sauvé la patrie, que le ciel nous a donné, patrie, patrie, patrie chérie tu es mon ciel, tu es mon soleil, patrie, tu es ma vie, tu es mon âme, tu es mon amour.Ta patrie, la patrie aujourd'hui nous avons une Patrie ! Et quoi qu'il arrive dans tous les cas, nous continuerons d’avoir une Patrie, Patrie perpétuelle - dit Borges - patrie pour toujours, patrie pour nos enfants, pour nos filles, Patrie, Patrie Patrie la mère patrie. Patriotes du Venezuela, hommes et femmes : à genou, Unité, unité, unité des patriotes.

Ils ne manquent pas ceux qui essaient de tirer parti des circonstances difficiles, pour, Eh bien, garder cet engagement de la restauration du capitalisme, de néolibéralisme, pour en finir avec la mère patrie. Non, ils ne pourront pas, face à de telles circonstances faites de nouvelles difficultés – qu’elles qu’en soient la taille - la réponse de chacun et de tous lesPatriotes, révolutionnaires, ceux qui sentent la patrie même dans les viscères comme disait Augusto Mijares, c’est l'unité, le combat, la bataille et la victoire.

Nicolas là-bas est l'épée de Bolivar, pour voir, tu peux me l’apporter, hein ? L'épée de Bolivar, l'épée du Pérou, celle qu’ils ont donné à Bolívar au Pérou en 1824, bon, devant cette épée jurons hein ? devant cette épée jurons, devant ce drapeau jurons, devant Dieu, devant notre peuple.Nous serons très attentifs et je voudrai demander tout le soutien, le soutien du peuple et de tous les courants et tous les secteurs des hommes de la vie nationale, les patriotes du Venezuela, civil, militaire, les hommes et les femmes hein ? En ces circonstances, tout le soutien, bon, tout d'abord pour le gouvernement révolutionnaire en ces circonstances, à continuer la marche en avant en direction de ce qui est déjà à l'horizon, la grande victoire de 16 n'est pas ? le 16 décembre, les gouvernorats dans le pays, et le soutien, l'unité avant les décisions que nous devons prendre dans les prochains jours, au cours des prochaines semaines, dans les prochains mois. Quel qu’en soit le terme, aujourd'hui nous avons une Patrie, que personne n’en doute. Aujourd'hui, nous avons une Peuple, ne vous méprenez pas.Aujourd'hui, nous avons la Patrie plus vivante que jamais, brûlant dans le feu sacré, dans le feu sacré. Il me reste à vous dire, avec bonne nuit, à 10 heures 10 de ce samedi soir, jusqu'à la victoire toujours !

L’assistance : Toujours !

Chávez : Indépendence et patrie socialiste, vivante...

Les assistants : Et nous allons gagner.

Chávez : Et nous allons gagner. Viva Venezuela

Je ne sais traduire le mot

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