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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 16:03

 

frutos blog

En choisissant « Le maître » comme titre de sa chronique, Michel Veyres a ainsi pointé ce qui fait le cœur du livre et qui peut renvoyer à de la nostalgie, celle de l’école de la république dont les mérites avaient aussi des limites. Et qui plus est, Michel Veyres termine également d'un mot très juste  "la passion" de Jean-Pierre Frutos pour son métier. JPD

 Le maître

Jean-Pierre FRUTOS, instituteur à Montauban comme l'indique le sous-titre de son ouvrage (1), préféré à celui de « professeur des écoles » est arrivé non loin du terme de sa carrière. Un choix du mot qui n'est pas sans signification quant au sens et qui a toute sa résonance à travers ce journal d'une année de classe. A travers ce dernier, nous sommes invités à tenir compagnie, à participer à la vie de l'entité classe, à celle de l'école, à partager le questionnement de l'auteur.

Voici donc un certain nombre de réflexions au-delà de la mise en bouche provocatrice, jaillie de l'arc de la pensée tendue : sur l'individualisme, la chose publique (« en pleine implosion), sur la nouvelle féodalité, l'identité, la culture, le naufrage de l'école républicaine qui nous conduit à ce « nous sommes tous responsables » (vraiment ?). Mais ce sont aussi le savoir, un projet de société commune des pays du sud autour de la Méditerranée (l'auteur est fils de réfugié espagnol de la guerre franquiste),... la dette souveraine à laquelle répond « l'emprunt et la dette ne sont- ils pas à la base du mouvement économique ? ».

Et puis, il y a des responsables comme « ces néo-seigneurs féodaux... uniquement animés par la quête éternelle du profit », les enfants de familles modestes placés dans les écoles privées, révélateurs « d'une suspicion à l'encontre de la chose publique »... « La chose publique », préoccupation lancinante de notre enseignant. Après une éruption non exhaustive de questions vient le journal de l'année : la quotidienneté des tâches, des observations, donne à penser sur les enfants turbulents, l'institution, les parents, le travail... L'objectif (« l'enfant au centre du dispositif ») donne lieu à discussion, après chahut l'annulation de l'atelier d'art dramatique pose question. Un problème récurrent, c'est le bruit : « un rien et c'est l'explosion sonore ». Mais peut-on enseigner dans le vacarme, le chahut ?

La vie de la classe, de l'école, du quartier est en lien avec ce qui se passe ailleurs : celui-ci est large et embrasse le monde (la dette grecque, l'affaire Karachi, la Libye...) sans oublier le fonctionnement administratif, les évaluations, le programme cité à titre d'exemple en ses différentes matières... Concentrer les élèves, l'unité classe sur son travail n'est pas chose facile.

Cependant il y a des satisfactions à découvrir même si la République d'aujourd'hui s'avère de plus en plus frileuse Il est un lien qui apparaît très fort : école et république. N'y a- t-il pas alors la nécessité d'une refondation comme le laisse entendre le titre : une république de progrès avec une école porteuse d'avenir ?

Jean-Pierre FRUTOS nous offre là, à travers ce témoignage, un ouvrage original : celui du vécu au long de l'année d'un instituteur soucieux de la chose publique. Avec passion Un maître et ses élèves, au bout l'école...

Michel VEYRES

(1) « Refondation : école ou société ? Journal 2011-2012 d'un instituteur à Montauban » Essai de Jean-Pierre FRUTOS — Ed. La Brochure — 2012 (276 p. — 20 euros)

Jean-Pierre Frutos

Refondation : école ou société ? Journal 2011-2012 d'un instituteur à Montauban

 

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 15:52

la-feulle.jpg

 

Depuis longtemps je suis un admirateur de l’hebdo atypique de Villeune-sur-Lot, La Feuille (admirateur ne veut pas dire que je sois d’accord avec) aussi j’étais impatient de savoir comment sa directrice Anne Carpentier allait rendre compte de « l’affaire Cahuzac », l’homme de Villeneuve-sur-Lot. Et je n’ai pas été déçu.

Ce journal n’a jamais été du genre à vendre de la pommade, la directrice ne confondant pas, comme c’est souvent le cas dans la presse régionale actuelle, le métier de journaliste et celui de pharmacienne. Elle ouvre des plaies mais quand on parle en direct avec les malades, on le fait avec esprit de responsabilité. Anne Carpentier a été dès le début une abonnée de Médiapart, même si Edwy Plenel lui paraissait déjà douteux. Aujourd’hui elle est bien placée pour vérifier les méthodes louches du personnage.

Cahuzac n’est pas blanc comme neige et si quelqu’un le sait très bien c’est la Feuille qui en a parlé depuis longtemps. Mais pas pour organiser une chasse à l’homme !

La Feuille a défendu et défend encore dans ce numéro, le cas du journaliste Denis Robert qui après une enquête minutieuse a révélé l’affaire Clearstream. A l’époque ce courageux journaliste a essuyé les foudres d’Edwy Plenel et des foudres qui font mal. Il a fallu des années pour que justice lui soit rendue mais Edwy Plenel continue de le regarder avec suspicion. Edwy Plenel a en fait un seul souci : la notoriété d’Edwy Plenel et en l’affaire, la survie de Médiapart fortement soutenu par des groupes financiers mais jusqu’à un certain point. Plenel a même décrété qu’il n’avait pas besoin d’appliquer la loi en s’imposant une TVA à 2,1% alors qu’il devrait payer 19,6 ! Il est sûr que le fisc devrait agir…

La Feuille a donc décidé, en cette affaire, de proposer plus le procès de Médiapart que de Cahuzac. On peut dénoncer des malversations sans, par la méthode employée, la changer en chasse à l’homme. La méthode, c’est de distiller l’information, voire le manque d’information.

A.C. termine son article ainsi : « Nous pensons à Rémy Garnier, l’inspecteur injustement appelé « Columbo », qui a été manipulé et cramé par tout ce qui s’est abattu sur lui alors qu’il était déjà fragilisé par sa propre affaire. Pendant plus de dix ans, avec Sud-Ouest, nous avons écouté cet homme blessé dans son honneur. Plenel et sa bande se sont servis de lui et le lâcheront. En attendant il s’est coupé de ses amis. La presse, quand elle se fait cannibale ne pense pas à ces choses là. Nous si, parce qu’on peut tuer avec une plume et qu’on ne doit pas jouer avec cela. »

      Villeneuve-sur-Lot a, en plus, le très médiatique juge Bruguière pour corser l’ambiance ! A-t-il communiqué la cassette à Médiapart ? Un beau roman feuilleton qui va durer pendant que de grands drames sociaux se vivent, y compris à Villeneuve-sur-Lot.

      En fait pour Plenel, le journalisme est du spectacle. Le peuple est invité à compter les points au cours de règlement de compte entre les pouvoirs en place, et que Cahuzac soit condamné ou pas, ça ne fera pas avancer un brin la connaissance de notre société. Il s’agit là d’un leurre donné en pâture à la presse, aux citoyens, pendant que les scandales de fond de notre société sont oubliés. Comment fonctionne Véolia, Vinci, … ? Et je ne défends pas Cahuzac : il possède des secrets bien plus considérables que j’aimerais connaître ! JP Damaggio

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 16:44

Maximilien Reynès-Dupleix a des archives bien rangées si bien qu'après la référence au Bordeaux-Vintimille publiée sur ce blog, il a pu nous communiquer un de ses poèmes de l'époque, il y a 30 ans. JPD

 

Un train

Roule, roule, roule, dans la nuit

L’insulte suffisante

Des nervis, des barbares

Roule, roule, roule, dans la nuit

Et les coups, et l’indifférence

Roule, roule, coule, le sang

Le racisme dans la nuit

Roule, roule, coule, ton sang.

Un train

Que monte notre colère

Le cauchemar de l’innocence

L’infecte emprise de la force

Coule, coule, rouge et sang

Le crime, la haine

Pour ta couleur, toi, Habib

Bordeaux-Vintimille

L’horreur brise le rêve.

Coule, roule ton sang

ton corps sur le talus

coule, roule ton âme

et ta vie…Brisée.

Maximilien Reynès-Dupleix

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 13:06

Gérard Tartanac, paysan communiste de Sérignac (82) aimait l’écriture. Ici il raconte en vers, un match de rugby, du temps où le modeste club de Beaumont de Lomagne avait une équipe de premier plan et un demi de mêlée international (ah ! la famille Barrau !). Le rugby de « village » était la règle. Ce texte a été publié sur les Nouvelles du Tarn-et-Garonne, l’hebdo communiste, pour un spécial Beaumont de Lomagne. Je ne sais ce qu’en pensèrent les lecteurs mais je crains que beaucoup aient trouvé prétentieux de vouloir écrire en vers, et déplacé de le faire dans un hebdo dont la fonction était la politique. Souvent en France on aime que chacun reste à sa place… J’ai la sensation qu’aujourd’hui on a perdu bien des audaces d’hier… J-P Damaggio

 

Gérard Tartanac, poème repris dans le N° 66 23 décembre 1973.

 

Le match fut d'abord difficile

Les adversaires étaient habiles

Et ils surent jouer du pied

Pour pouvoir marquer les premiers.

 

Guillas a bu jusqu'à la lie

Un vin trop fort de Malvoisie

Mais des quarante cinq a passé

Trois points qui ont beaucoup comptée.

 

Pourquoi fallut-il que Bonastre

Connut un si profond désastre

Pour avoir entre des Barrau

Levé la jambe un peu trop haut.

 

C'était pour monter bien plus vite

Il cogna sur un satellite

Et deux astres se rencontrant

Font un coup de sifflet strident.

 

Les quatorze qui demeuraient

Pondirent sans lui un essai

Le talonneur ratissait

Et le coq concrétisait.

 

L'arrière, calme, transformait

Et le score s'égalisait

Les quinze avaient livré l'assaut

Blancs comme la neige d'en haut.

 

C'était du travail collectif

Obscur ou non, tout constructif

Que l’on soit sur le banc de touche

Ou bien que la gloire vous touche.

 

L'arbitre prit pour un baudet

Un joueur de Lavelanet

Le soleil jaune se couchait

Et dans le noir, LANNES ruait?

 

Les Beaumontois sautèrent si haut

Au second essai de Barrau,

Qu'ils respirèrent l'air des cimes

Ils avaient côtoyé l’abîme.

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 12:18

Pinel-Marianne.jpgTG-Marianne.jpg

Quand j’ai vu sur le Marianne n°820 du 5 janvier le titre : « Ces ministres qui ne servent à rien » j’ai compris tout de suite que j’allais y trouver la députée du Tarn et Garonne, Sylvia Pinel. Et en effet, elle est au premier plan sur la photo, en veste blanche.

Plus sérieusement, j’ai découvert ensuite la photo d’une page du quotidien cher à Sylvia Pinel, La Dépêche du Midi. Jean-Baptiste Harang vient de publier chez Grasset Bordeaux-Vintimille. Dans la nuit du 13 au 14 novembre des hommes ont balancé du train le jeune algérien Habib Grimzi et le procès des tueurs a eu lieu à Montauban. D’où la référence au journal local. Peut-être reviendrons nous sur cette infamie qui mérite qu’on s’en souvienne. JPD

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:10

30 juillet 1914 dans le Midi socialiste

L'ultime moyen

Il est encore temps de parler de la Grève générale. Ses adversaires, qu'ils soient de nos amis ou de nos ennemis, n'ont pas fini d'en parler et la situation extérieure est telle qu'elle lui donne comme un regain d'actualité. La grève générale est destinée à empêcher la guerre et la guerre gronde pour le moment à nos pertes...

J'ai suivi avec attention les débats-du dernier congrès du Parti. J'ai écouté sans parti-pris, n'appartenant et ne voulant appartenir à aucune tendance, Guesde, Compère-Morel, Lucien Deslinières et tous les camarades qui ont combattu la grève générale que derrière Vaillant et Jaurès, nous soutenions.

Les arguments qu’ils nous ont opposés et que j'ai eu l'occasion dans mon dernier article du Midi de discuter ne m'ont pas convaincu, pas plus qu'ils n'ont convaincu la majorité du Congrès. Le seul qui ait une apparence de valeur est le suivant : « Si vous faites la grève générale en cas de guerre, vous livrez le pays le plus socialiste au pays le moins socialiste et vous faites le jeu des gouvernements d'autocratie. »

Cela serait exact s'il y avait action unilatérale et grève dans un seul pays.

Mais la motion Keir-Hardie-Vaillant, amendée par la commission des résolutions est formelle : la grève devra être déclenchée internationalement et simultanément.

Et qu'on ne vienne pas nous dire qu'il n'est pas possible d'affirmer qu'il y aura simultanéité de mouvement et identité- d’efforts. En douter, c'est douter de l'Internationale elle-même, c'est nier son esprit de discipline et son socialisme lui-même et si le bureau socialiste international ne parvient pas à faire exécuter des décisions prises solennellement en Congrès par toutes les sections je me demande à quoi il sert et je réclame sa suppression,

En admettant qu'il n'y ait pas, de part et d'autre - et cela ne dépendrait pas du bureau international mais de la force d'organisation des diverses sections - identité d'effort, cela ne prouve rien. Cette identité n'est pas nécessaire.

Il n'est pas nécessaire que la grève atteigne partout le même développement.

C'est à souhaiter, mais ce n'est pas indispensable. La grève dans un service public seulement paralyserait ou gênerait à tel point la mobilisa lion qu'il suffirait qu'elle se produisit dans les deux pays pour empêcher la guerre. Et peu importerait dans ce cas que la grève s'étendit, dans une nation, et d'autres services alors que, dans la nation voisine, elle se limiterait à se service seul. Le même résultat serait atteint dans les deux nations. Il y a là de quoi rassurer la conscience républicaine et un tant soit peu nationaliste de certains de nos camarades, ceux précisément - et ce n'est pas le côté le moins plaisant de la chose - ceux qui professent en temps ordinaire, pour la forme politique de gouvernement une indifférence proche du mépris et qui voient avec raison dans l'humanité non pas des patries mais des classes et des classes irréductiblement ennemies.

Car il faudrait bien aussi parler de ce point de vue. On nous dit : « Vous allez livrer la France à l'Allemagne ». O oublie qu'en Allemagne il n y a pas qu'un empereur, que des hobereaux, qu'une caste militaire et que des pangermanistes.

Il ya aussi des ouvriers et des paysans, des travailleurs comme nous, qui triment tout comme nous, qui souffrent tout comme nous ; des socialistes tout comme nous, ont assez d’être des miséreux et des esclaves et poursuivent la même transformation sociale, le même idéal de bien-être, de liberté, de fraternité et de justice. Il faudrait en parler de ceux-là et il ne faudrait pas cacher que c'est contre ceux-là, contre ces frères de souffrance et de lutte que la guerre nous dresserait et nous jetterait dans une effroyable crise d'aberration et de bestialité. Je me refuse pour ma part –et je prétends être dans la plus pure tradition socialiste - à commettre ce crime. La haute  trahison contre le socialisme, citoyen Deslinières, ne consiste pas à empêcher ce crime, même par la grève générale et l'insurrection si c'est nécessaire, mais à le commettre en refusant de recourir à ces moyens même s'ils sont reconnus indispensables. Car je pose ici la question que j'ai posé à Compère-Morel eu cours de mon intervention au Congrès National et à laquelle il n’a pas répondu : « Si tous les moyens légaux, si je puis dire, que vous préconisez pour empêcher la guerres que tous nous redoutons comme le pire des fléaux, sont de toute évidence, insuffisants; si, malgré les campagnes de presse et de réunion, les meetings, les manifestations, les discours et les obstructions parlementaires; si, malgré tout cela, la guerre est sur le point d'éclater, voulue à tout prix par les gouvernants, que ferez-vous ? »

Nous vous offrons le dernier moyen, l'ultime, le seul qui puisse détourner de nos têtes l'orage et prévenir la catastrophe. C'est la grève générale.

Il ne s'agit pas de savoir quel est son degré plus ou moins grand d'efficacité.

Vous n'avez -plus le choix. Vous avez tout épuisé. Il ne vous reste plus que cette arme. Allez-vous la repousser ou la dédaigner ? Alors c'est l'abattoir. Êtes-vous assez « moutons » pour vous y laisser conduire ? Vous le pouvez. Vous pouvez aller vous battre contre des camarades-de la veille, que vous aurez salués, avec qui vous aurez fraternisé dans un congrès, à Stuttgart, à Copenhague, à Bâle ou à Vienne et en compagnie desquels vous aurez décidé de vous opposer à la guerre r « par tous les moyens », quitte à ne pas utiliser le meilleur. Vous le pouvez, mais alors ne vous dites plus socialistes.

Vous êtes des nationalistes qui s'ignorent...

Vous placez l'idée de patrie au-dessus de l'idée de classe et, que vous le vouliez ou non, les intérêts nationaux, c'est-à-dire, en définitive, capitalistes, au-dessus des intérêts prolétariens. Pour nous, notre patrie, c'est l'internationale ouvrière.

Le hasard de la naissance nous a faits Français; le cœur et la raison nous ont fait socialistes. Nous ne commettrons pas ce crime monstrueux et « de haute trahison » contre le socialisme, celui-là, de porter les armes contre d'autres socialistes, de quelque nom qu'ils s'appellent.

Vous nous dites qu'on nous traitera de sans-patrie ? La belle affaire ! On nous traitait bien jadis de partageux et de pétroleurs. Ces calomnies ne nous ont pas empêchés de progresser, d'avoir cent élus à la Chambre et près de cent mille cotisants. La motion du Congrès de Paris, si elle est acceptée à Vienne par l'Internationale, au lieu de gêner notre recrutement le facilitera. Ce qui le gêne, ce recrutement, dans une certaine mesure, ce n'est pas notre prétendu verbalisme révolutionnaire : c'est, sur le terrain antimilitariste, l'attitude trop imprécise de la social-démocratie allemande. Si, une fois pour toutes, nos camarades allemands déclarent avec nous. catégoriquement cette fois, qu'ils ne marcheront pas en cas de guerre, on aura fini de nous opposer les uns aux autres et la grève générale, au lieu d'apparaître à de nombreux esprits timorés ou inquiets comme un épouvantail, apparaîtra comme l’ultime moyen de salut, accepté et utilisé par tous.

Il ne suffit pas de proclamer qu'on ne veut pas la guerre. Il faut prendre toutes les mesures propres à l'empêcher et tenter, dans ce but, les efforts les plus héroïques et les plus désespérés. Contre un tel fléau, tous les remèdes sont bons et doivent être employés.

Raoul VERFEUIL.

N. B. - A l'argumentation de notre camarade - dont l'opinion n'engage que lui. - nous répondions un seul mot : Verfeuil ne veut pas porter les armes contre d'autres socialistes, C'est donc que les autres socialistes marcheraient à la bataille ?.., Dans ces conditions, on se demande pourquoi nous n'irions pas nous-mêmes.

Par ailleurs, Verfeuil nous dit que dans une nation il y a deux classes et que, en luttant contre elle, on lutte contre la classe ouvrière. Mais notre ami sait bien que c'est la classe bourgeoise qui détient le pouvoir et qu'en nous inclinant devant un pays étranger c'est devant des capitalistes que nous capitulons. L. H.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:05

Verfeuil se fait critique des députés socialistes. Nous n'avons pas l'article mais cette réponse donne un aperçu des positions de Verfeuil qui a 24 ans. JPD

25-12-1911 Midi socialiste

REPONSE A VERFEUIL

Verfeuil est un censeur sévère, il est même sans pitié.

Il me reproche de ne lui avoir pas répondu à certaines critiques qu’il avait formulé sur l’attitude résignée, pas du tout, révolutionnaire, du groupe socialiste à la Chambre.

Le saboteur en chambre Verfeuil, qui pourra se livrer au Congrès de Lyon s’il y est délégué, à la chasse aux renards contre Compère-Morel et moi, reproche au groupe socialiste de ne pas continuer à la Chambre, pour les cheminots révoqués, le sabotage auquel nous nous livrâmes contre Brian, et à certains, de s’être refusé à signer le manifeste du Parti contre la vie chère.

Verfeuil a cependant tort de faire état de pareilles critiques qui relèvent du Parti.

Il s'agit simplement d'en revenir au sujet même de notre polémique. Or, le principal grief que fait, Verfeuil à mes Discours, c'est d'avoir été applaudi par les réactionnaires de toutes les espèces, parmi lesquels presque tous les députés socialistes qui se trouvaient dans la matinée du 2 décembre sur les bancs de l'extrême-gauche.

Verfeuil serait bien plus inquiet s'il voulait se rendre compte que les deux élus qui font actuellement l'objet de ses foudres ont associé leurs votes à ceux des droitiers et du centre et de certains radicaux sur l'amendement Betoulle tendant à la suppression des contributions ouvrière et patronale en matière de retraites ouvrières.

N'est-ce pas que cette nouvelle manifestation de ces élus prouve bien qu'ils sont les suppôts de la réaction ? Hé bien ! ô douleur cruelle ! ces deux jaunes ont fait des petits : ils ont corrompu une vingtaine de leurs camarades socialistes qui les ont imités.

Il est grand temps, citoyen Verfeuil, si vous ne voulez pas assister à ce triste spectacle d'un groupe socialiste qui s'enlise et s'avachit, que vous vous prépariez à venir prendre place le plus tôt possible, parmi ces Quinze Mille qui préfèrent passer à la caisse que de casser leurs pupitres.

Verfeuil m'a lu et relu et le malheur pour moi, c'est qu'il est Un des rares privilégiés en l’espèce, car ils sont nombreux les lecteurs du Midi Socialiste qui n'ont pu me lire.

Et, remarquez que j'ai le droit de le regretter, car mes juges plus impartiaux que Verfeuil auraient pu se rendre compte que je n'ai pas entendu donner raison aux mesures répressives employées par le gouvernement de notre République bourgeoise et il suffit pour en être convaincu de lire la fin de mon discours.

Je n'aurais jamais cru que pour se défendre du reproche que je lui ai fait de m'avoir mal lu, Verfeuil aurait eu la mauvaise foi d'exploiter un mot qui n’a pas le sens qu'on veut lui donner.

Agir ainsi avec ses frères d'armes ce n'est pas de la plus grande loyauté et ce n’est pas du tout le moyen d'amener la concorde sinon entre le Parti et la C. G. T. au moins entre les camarades du Parti.

H. GHESQUIERE.

Député du Nord.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:03

Un rendez-vous à ne pas manquer :

Le 19 janvier à 10 h à l’Ancien Collège, la Compagnie des écrivains invite Christian Laborde à parler de Nougaro. Nous avons déjà évoqué son livre ancien sur le sujet. Nous y reviendrons. JPD

Nougaro, poète, humanité, 1981

Article - 08/01/12 - Nougaro, poète, Humanité, 1981 - Photo : La couverture du livre écrit par Christian Laborde en 1989 chez Hidalgo Editeur au sujet de Claude Nougaro. C’est avec Claude Nougaro, l’homme…

http://la-brochure.over-blog.com/article-nougaro-poete-humanite-1981-96597404.html

 Hivernales, nougaro, sicre

Article - 08/01/12 - Hivernales, Nougaro, Sicre - Sur la photo : Béatrice Amiel, animatrice des Hivernales, Claude Sicre et Hélène Nougaro. Après le film sur Brassens…

http://la-brochure.over-blog.com/article-hivernales-nougaro-sicre-96596652.html

 Eté 77 avec claude nougaro

Article - 23/08/12 - Eté 77 avec Claude Nougaro - Pour cause de quelques soucis j’ai l’impression que l’été 2012 est déjà passé depuis quelques semaines. Alors je…

http://la-brochure.over-blog.com/article-ete-77-avec-claude-nougaro-

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 23:25

Publico est un quotidien espagnol intéressant et à le visiter je découvre un article avec la photo classique de Gramsci. J'ai eu du mal à le traduire, d'abord à cause de l'ironie et ensuite à cause du style. Il témoigne d'un état de la situation qui me semble important de noter. JPD

Aníbal Malvar

 http://blogs.publico.es/rosa-espinas/2013/01/09/la-tuitera-asesina/

 La Rose et les épines

Il semble que, voici deux jours, au petit matin, une tuitera [personne qui fait des twits] a été appelé à témoigner dans une caserne, sur ordre de l'Audiencia Nacional, sous l’accusation de diffusion de twits presque violents et meurtriers. Elle a tout raconté sur les réseaux sociaux. Almudena Montero - écrivaine, journaliste et scénariste-, a été quelque peu stupéfaite lorsque le procureur lui a montré le corps du crime. C'est - toujours selon la version de cette dangereuse « nínfula » du réseau - de citations textuelles du philosophe marxiste Antonio Gramsci, mort en 1937 après avoir fait six ans de prison sur un caprice de Benito Mussolini.

L'histoire de l’Almudena est fondamentalement triste. Qu’une dictature lettrée te coffre pour citer Gramsci est encore supportable. C’est la preuve que tes ravisseurs ont lu quelque chose. La répression d'analphabètes est plus douloureuse. Et plus de répression. Une justice ignorante est une loterie. Et, par coïncidence, la graisse a tendance à nous toucher toujours à eux. La culture ne donne pas la liberté lorsque les juges n'ont pas de culture. Mais bien au contraire.

La justice espagnole a toujours été très pittoresque. Nous maintenons dans la légalité et dans les votes une phalange espagnole qui marche un jour oui, et un autre qui se dénommait le coup d'État militaire sur leurs sites Web, nous permettons à des anciens ministres comme Mayor Oreja de faire l’apologie du fascisme de Franco dans les médias ("c’était une situation de sérénité extraordinaire"), nous gracions des tortionnaires de la police catalane et nous coffrons une fille qui diffuse sur le réseau les travaux du pauvre Gramsci, ce tuberculeux si violent. Très pittoresque, tout ça, je l’ai dit.

C’est sûr, ce cas d’Almudena éveille l'imagination de chacun. Il n'est pas facile de contrôler le contenu dans le réseau de près de 50 millions d'espagnols. Combien de policiers à l'Etat à l’intérieur de son taudis, collée à l'ordinateur, afin d'identifier et de capturer des lecteurs de Gramsci ? Combien ça nous coûte ? Gramsci, je crois, n’est pas si cher que ça. Mieux vaut qu’ils interdisent ses livres, que nous les brûlions sur les places. Total, j'entrevois que nous sommes en chemin pour aller d'une « situation d’une sérénité extraordinaire » à la sérénité extraordinaire qui consiste à brûler les livres.

 

Un fascisme au verbe pudique survole l’Espagne, parce qu'il n'ose pas dire son nom, mais qu’il est décidé à l’être, puisqu'il agit avec plaisir varié. Nous, nous sommes tombés amoureux. Nous aimons nous-mêmes. De notre audace à occuper les rues et assiéger le Congrès. De nos citations de Gramsci. De notre pacifisme désobéissant. Mais à la fin nous ne désobéissons pas. Parce qu'il n'y a aucune désobéissance possible à un appel de l'Audiencia Nacional. Devant une amende au hasard qui coûterait si on refusait de la payer. Devant une fraude bancaire, ce qui fait passer à la caisse ceux qui n'ont même pas un compte en banque.

 

Et là-bas, du ciel de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, l’Europe kidnappée nous donne rien de la feinte indifférence.

 

Au risque qu’on me mette dans la prison, accusé d'un crime de détournement culturel, ou quelques autres, absurde, d'importance similaire, je me souviendrai de la plus célèbre phrase d’Antonio Gramsci : "Le vieux monde se meurt. Le nouveau tarde à apparaître. Et dans ce clair-obscur des monstres surgissent". C'est sûr qu’il tarde, camarade Antonio. Quelle liberté et il semble que le mot n’est pas assez large. Ici, la fascisterie continue installée dans le clair-obscur de la sérénité extraordinaire, tandis que nous, comme je l'ai dit plus haut, nous nous aimons.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 21:00

Le prix ne dit pas la provenance de l’eau, sa qualité, le type de service et bien d’autre chose, donc c’est seulement un indicateur, tout comme le fait de ne prendre que l’eau consommée et pas l’eau de l’assainissement.

Dans tous les cas, l’eau va devenir un enjeu majeur et certaines autorités s’y préparent, y compris en TetG. On parle avec insistance d’un rachat de Véolia. Donc déjà avec ce tableau imparfait, incomplet et seulement suggestif, il y a moyen à pas mal d’observations. (j’ai parfois inclus le 5,5% de TVA en arrondissant)

 

 

Prix m3

Abonnement

Par semestre

Adour

Garonne

Redevance pollution

Structure

Montbeton

1,77

42,18

 

 

Veolia

Auvillar

1,20

30

0,072

0,29

Syndicat

Caussade

0,7+0,24+023*

12,4+23 = 35,4

 

 

Saur

Grisolles

1,02+ 0,6 = 1,62

18 + 3= 21

0,09

 

Véolia

Montauban

1 + 1,06 = 2,06

13,6+ (*)= 13,6

0,09

 

Véolia

Mas Grenier

1+0,8= 1, 8

24+11= 35

0,097

0,29

Véolia

Castelsarrasin1

0,97

16,88

 

 

Syndicat

Castelsarrasin2

1,05

18,57

 

 

Saur

Garganvillar

1,84

35,5

0,12

0,29

syndicat

Nègrepelisse

1,79

 

 

 

Véolia

Moissac

0,7+0,4=1,1

13,4

0,7

 

Véolia

Auch

3,52

12,66

 

 

Véolia

 Commençons par le détail :

Préservation des ressources (agence de l’eau).

Il s’agit pour nous de l’Agence Adour Garonne, organisation qui couvre tout le Sud-ouest. Jean Cambon y siège pour le 82 mais n’a plus les responsabilités d’hier. Le directeur assurait la présence du camp Baylet (1). J’ai eu le plaisir d’écouter un Gersois Chevallier, grand connaisseur du sujet qui a présenté dans une réunion les merveilles de cette usine à gaz. Il s’agit en fait d’un lobby pro-barrages qui donc fabrique de la ressource en eau. Jusqu’à présent, l’eau est gratuite et on paie seulement son traitement et son acheminement plus les gains annexes. Mais déjà un problème est apparu : quelqu’un qui n’est pas connecté à l’eau car il puise la ressource dans son puits, pose problème. Ce qui est sûr, c’est que si vous êtes connecté au service des eaux vous ne pouvez pas revenir en arrière et dire : « maintenant j’ai un puits et je m’en contente ». Il faut payer l’abonnement mais par contre, vous n’êtes pas obligé de consommer.

 L’abonnement par semestre (à Garganvillar on dit Prime)

Comme la consommation, l’abonnement est généralement en deux opérations quand il y a un privé : part distributeur et part syndicale. On constate généralement un montant de 35 euros avec des anomalies. L’énorme 42 à Montbeton et les très faibles 13,6 à Montauban et même 13,4 à Moissac. Sur le principe de l’abonnement, il est clair que c’est faire payer proportionnellement plus, à ceux qui consomment moins. Dans la privatisation à Montauban comme à Moissac, la mairie a donc décidé de ne pas faire payer d’abonnement mais seulement une part de facturation de l’eau. Qui y gagne ? C’est pas simple. Cette étude, je l’ai lancée après que le préfet ait tenté de faire entrer Montauban dans le syndicat des eaux de Montbeton (cher à Baylet) sous prétexte que d’une part dans les deux cas c’est Véolia, et que de l’autre, ils sont dans la même agglo et Madame Barèges a répondu qu’à Montauban l’eau est moins chère que dans le secteur de Montbeton. Vrai côté abonnement mais pas vrai côté prix du m3.

 Il est donc double pour les secteurs où il y a privatisation. J’ai mis en premier la part du privé et en 2 la part du syndicat ou de la ville. Il faut en effet rappeler le fonctionnement. Le maire délègue à un syndicat, le syndicat distribue ou délègue une partie à un privé. Il n’y a donc pas privatisation et pour preuve les négociations régulières des conventions. Généralement, comme pour les cantines scolaires, les collectivités ou syndicats gèrent l’infrastructure et le privé la circulation. Je n’ai pas le détail partout mais généralement le privé prend une part plus importante. Il y a le cas de Castelsarrasin avec les deux organismes l’un sur le rural (avec syndicat) et l’autre sur l’urbain (avec la Saur). Mes indications ne disent pas le détail. Il est sûr qu’avec Caussade on est face au plus compliqué car il y a trois parts (commune, syndicat, Saur !). Qui plus est à Caussade il y a une originalité dont j’aimerais connaître l’initiateur : le prix change de peu au-dessus de 40 m3par an (il semble qu’on passe d’un total de 1,17 à 1,15 HT).

Une mesure de gauche propose que l’eau indispensable (et la quantité retenue est correcte pour une famille ordinaire) soit un peu moins chère (voire gratuite) que l’eau en surplus. Dans un cas avec trois recettes qu’elle est ensuite la part de chacun dans les dépenses ?

 La surprise est du côté de Moissac où en effet on est au prix le plus bas sur TOUS les plans. La dernière négociation avait été présentée comme une bonne négociation ce qui ne signifie pas qu’en 2005 le choix de la régie municipale ne soit pas plus juste. A toutes ces données très incomplètes il manque celle que j’aime le plus, l’évolution du prix de l’abonnement et de l’eau. Qu’est-ce qui augmente le plus ? Quand je regarde mes factures très simples, j’avoue que je suis sidéré : 15% au total sur 3 ans pour le prix de l’eau ! Quant à l’abonnement il augmente de 2009 à 2012 de 18 % !

Année

Prix

%

2012

1, 84

2,2%

2011

1, 80

4,6%

2010

1, 72

7,5%

2009

1, 60

5,3%

2008

1,52

 

 L’actualité : un syndicat départemental de l’eau ?

Il existe dans le Gers. Levons une ambiguïté que certains ne comprennent pas : un syndicat départemental ne signifie pas un développement de l’eau en régie. Il s’agit plus exactement de regrouper des chantiers d’importance pour demain : refaire les canalisations (il faut moins de 20% de perte d’eau) et travailler aux assainissements. Le débat entre délégation à une régie ou à une entreprise privée est un élément mais dès aujourd’hui il faudrait imposer une transparence à TOUS avec d’abord des données plus claires sur les factures (montant de l’augmentation par exemple ?). Par exemple, il y a un problème classique de fuites : à Nègrepelisse les autorités en tiennent compte et aussitôt rectifient la facture en tenant compte des moyennes des années précédentes. Jean-Paul Damaggio

P.S.

1) Le Directeur Général d’Adour-Garonne c’était de 2008 à aujourd’hui, M. Marc Abadie dont voici le cursus :

Directeur général de l’Agence est inspecteur général de l’administration. Directeur de cabinet de Jean-Michel Baylet de 89 à 90 (secrétariat d’Etat chargé des collectivités territoriales), de 92 à 93 (ministère délégué chargé du Tourisme), puis d’Emile Zuccarelli de 97 à 99 (ministère de la Fonction Publique). DRH de la Dépêche du Midi de 95 à 97 Directeur des affaires politiques, administratives et financières, ministère de l’outre-mer de 99 à 2002 DGS adjoint Conseil régional d’Ile de France de 2002 à 2005 DG de Saint-Gobain Développement en 2005 Chef de la délégation française à la commission intergouvernementale franco-britannique du tunnel sous la manche (2006-2008). Professeur associé à l’IEP de Toulouse.

Il vient de quitter la direction l’agence de l’eau Adour-Garonne, l’établissement public pour être nommé chef du Service de l’inspection générale de l’administration au ministère de l’Intérieur. Sa succession à Adour-Garonne va être un bras de fer. N’oubliez pas de postuler. Quant à Manuel Valls il semble se lier fortement au pRG.

2 ) Les Editions La Brochure ont publié une brochure sur L’eau à Condom un double texte à la fois historique et sur l’actualité d’une association de défense de l’eau dans cette ville, association qui participe à un regroupement interrégional où j’ai découvert la complexité du sujet (15 associations ayant beaucoup de luttes et quelques succès à leur actif)
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