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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 11:58

L'écart considérable entre les estimations sortie des urnes et résultats finaux me semble également un élément de la réalité à analyser. A suivre. JPD

 

Résultats italiens définitifs en pourcentage et en sièges :

A la Chambre :

Pd-Sel :29,5%, 340 sièges (292 Pd, 37 SEL, 6 centristes, 5 parti du Tyrol)

Pdl-Lega : 29,1%, 124 sièges (97 PdL, 18 Ligue, 9 Fratelli d'Italia)

Grillo : 25,5%, 108 sièges.

Monti : 10,5%, 45 sièges (37 Monti, 8 UDC)

Ingroia : 2,2% - 0 sièges (Les élus de IDV sont donc exclus du parlement)

(Majorité 309)

 

Au Sénat :

Bersani : 28,1%, 120 sièges

Berlusconi : 29,6%, 117 sièges

Monti : 7,5%, 18 sièges

Grillo : 28,4%, 54 sièges

(Majorité 158)

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 22:51

Grillo premier parti d’Italie car les autres sont des coalitions et le PD comme le PDL font moins que Grillo qui est un seul parti.

 

Résultats quasi réels :

Sénat

PDL/Ligue 29,6% 123 sièges

Grillo 28,3% 57 sièges

PD-SEL 28,1%  104 sièges

Monti 7,6% 17 sièges

 (Pout le Sénat la prime majoritaire pour le gagnant est donné par région d'où la différence entre Grillo et PD-SEL qui ont le même résultat en voix et pourtant en siège il y a une grosse différence)

Chambre :

PDL/Ligue 28,9%

Grillo 25,5%

PD-SEL 29,7%  

Monti 10,6%

 Pour la Chambre le gagnant a 50% des sièges au niveau de toutr l'Italie donc PD-SEL sont majoritaires mais pas au Sénat sauf entente avec des élus Grillo.

Donc contrairement aux sondages sorties des urnes le pays est ingouvernable.

Mais il reste quelques bureaux...

Dans tous les cas quand Grillo appella sa campagne le Tsunami tour il prouve qu'il avait raison. Et il annonce "la victoire de l'honnêteté". A suivre. JPD

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 18:54

C’est en 2005 dans le numéro 78 de Point Gauche ! que j’ai proposé mon premier article sur le communard natif de Beaumont de Lomagne (82) et mort en exil à Genève, Eugène Razoua. Par la suite, surtout en 2011 j’ai proposé sur ce blog, quelques éléments pour le faire connaître. J’ai annoncé la réédition de son livre émouvant de la première à la dernière page : Les Grands jours de la République. Cette fois promesse sera tenue d’ici la fin du mois d’avril 2013. En attendant revisitait les articles disponibles.

J-P Damaggio

 

11 février 2009 Razoua présenté par Cladel

http://la-brochure.over-blog.com/article-27800162.html

 

2 juin 2011 : un texte d’Edmond Campagnac

http://la-brochure.over-blog.com/article-cladel-le-communard-avec-kinceler-et-razoua-75535619.html

 

4 juin 2011

http://la-brochure.over-blog.com/article-razoua-a-la-commune-de-toulouse-75683026.html

 

7 juin 2011

http://la-brochure.over-blog.com/article-razoua-et-le-monde-arabe-75921466.html

 

8 juin 2011

http://la-brochure.over-blog.com/article-razoua-les-grands-jours-de-la-republique-76121074.html

 

10 juin 2011

http://la-brochure.over-blog.com/article-cladel-razoua-grousset-kinceler-76319976.html

 

10 juin 2011

http://la-brochure.over-blog.com/article-la-commune-a-debute-le-6-mars-1871-76246093.html

 

10 juin 2011

http://la-brochure.over-blog.com/article-guerre-en-algerie-en-1855-76319585.html

 

15 juin 2011

http://la-brochure.over-blog.com/article-la-mort-de-dussoubs-vue-par-razoua-76794635.html

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 17:28

 

Mélenchon interrogé par le journal algérien El Watan.

propos recueillis par Samir Ghezlaoui - El Watan

Jean-Luc Mélenchon est le leader du Front de gauche en France qui regroupe 9 partis politiques de la gauche radicale. Lors de l’élection présidentielle française de 2012, il termine quatrième derrière Hollande, Sarkozy et sa première rivale politique Marine Le Pen, en totalisant 11,10% des voix. Né à Tanger en 1951, de parents originaires d’Oran et de Staouéli, ce philosophe de formation fait entendre la voix de la gauche radicale dans ses combats contre l’austérité en Europe. Au plan politique, sa philosophie est de privilégier les relations bilatérales franco-maghrébines. Ce qu’il nous explique dans ce long entretien, à la veille de la tournée maghrébine qu’il va entamer en Tunisie aujourd’hui, le 11 février, et qui le conduira au Maroc le 15 février. Demain (aujourd'hui lundi) il sera à Alger pour animer une conférence à l’Institut français. Avec une grande diplomatie et son franc-parler habituel, il défend ses positions politiques et appelle la gauche radicale algérienne et maghrébine à s’unifier autour d’un idéal commun.

  - Le peuple algérien, notamment sa communauté établie en France, a découvert et admiré vos positions politiques lors de la présidentielle 2012. Plus de six mois après, quels enseignements tirez-vous de cette élection ?

 La campagne présidentielle du Front de gauche a fait émerger une nouvelle grande force politique en France, éduquée, autonome, disciplinée et conquérante. Pour la première fois depuis 30 ans, en rassemblant 4 millions de voix, une deuxième force politique de gauche a réalisé un score à deux chiffres. Au-delà de ce résultat électoral, notre campagne a lancé un processus d’implication populaire qui se prolonge et s’élargit aujourd’hui dans la résistance aux politiques d’austérité. Nous incarnons une alternative concrète aux politiques libérales qui détruisent le pays et appauvrissent le peuple. Cette alternative s’appuie sur une nouvelle synthèse politique que nous nommons éco-socialisme. Et sur la méthode de la révolution citoyenne qui veut que le peuple reprenne le pouvoir pour imposer l’intérêt général partout où règnent aujourd’hui les intérêts marchands et financiers. Notre programme sera au pouvoir en France avant dix ans.

  - Vous avez déclaré que vous vous sentiez, humainement et socialement, plus proche des Maghrébins que de certains Européens. Et que l’Algérie serait le premier pays où vous vous rendriez en tant que président de la République française. Pouvez-vous nous expliquer le fondement intellectuel de ce positionnement en faveur de relations et de partenariat exceptionnels entre la France et l’Algérie ?

 Je veux donner un signal humain fort qui percute les routines. Nous constituons par bien des aspects une seule famille humaine, sociale et culturelle des deux côtés de la Méditerranée. Aucun autre pays européen n’est humainement aussi lié que la France aux peuples du Maghreb. Combien d’enfants, de parentèles en commun ? Des dizaines de milliers ! On ne peut en dire autant ni des Lettons ni des Croates pourtant membres de l’Union européenne ! De plus, nos sociétés sont confrontées à de nombreux défis communs, comme l’appauvrissement des travailleurs lié aux politiques libérales ou la précarité rencontrée par une jeunesse de plus en plus éduquée. En partageant la mer Méditerranée, nous affrontons aussi les mêmes défis écologiques vitaux pour nos peuples puisque plus de la moitié des habitants de nos pays vivent au bord de la mer. Les solutions éco-socialistes que je défends offrent des perspectives de politiques communes pour résoudre des problèmes aussi concrets que le développement des énergies de la mer ou la lutte contre les pollutions qui menacent la biodiversité sur laquelle repose notre écosystème commun. Il n’y a pas d’avenir utile sans que nos peuples s’imbriquent davantage.

 - Comptez-vous faire de votre visite en Algérie une occasion pour expliquer votre vision des relations bilatérales franco-algériennes ?

 Je me rends en Algérie, ce 12 février, pour proposer au débat de la gauche, avec l’éco-socialisme, un nouveau chemin partagé de progrès humain entre nos peuples. Nous avons d’immenses chantiers à traiter en commun, en pleine égalité, en s’appuyant sur la souveraineté et l’énergie de nos peuples.

 - Lors de sa visite en Algérie, François Hollande a complètement ignoré le combat quotidien de l’opposition démocratique en Algérie, des syndicats autonomes et des défenseurs des droits de l’homme. Que pensez-vous de cette attitude ?

 C’est très curieux, car la tradition veut que le chef de l’Etat français, en déplacement à l’étranger, rencontre naturellement les représentants du pouvoir légitime en place, mais aussi ceux de l’opposition. Je pense que c’est une mauvaise appréciation, faite par le président de la République. Et, franchement, je ne pense pas que les autorités algériennes lui ont demandé ça. Pourquoi l’auraient-elles fait ?

 - En ce qui vous concerne, allez-vous donc rencontrer tous ces acteurs de la lutte démocratique en Algérie ?

  Ma visite est très limitée par le temps. Ce sera dans le cadre d’une seule conférence organisée à l’Institut français d’Alger. Mon objectif est de partager mes réflexions politiques et de sensibiliser la jeunesse maghrébine aux nouveaux enjeux de ce que j’appelle l’éco-socialisme. Je n’ai pas l’intention de m’impliquer dans les questions politiques des pays qui me reçoivent. D’abord ce n’est pas mon rôle. Puis, je ne veux pas paraître arrogant ou imbu de paternalisme politique. Je viens pour faire état de ma pensée politique laquelle, je sais, est estimée et peut contribuer aux débats de la gauche maghrébine.

 - En parlant plutôt de la gauche algérienne, la jeunesse militante de plusieurs partis politiques, comme le FFS, le PST, le PT et le RCD, se retrouve dans l’esprit de revendications communes de la gauche radicale et démocratique. En revanche, ces formations préfèrent faire cavalier seul. Avec votre expérience au sein du Front de gauche, que pensez-vous de cette division qui perdure dans les rangs de la gauche radicale algérienne ?

 Je ne suis pas en mesure de donner des leçons. Je fais confiance à l’intelligence de l’élite politique de la gauche algérienne. Ce que je peux recommander modestement à tous nos camarades algériens, sans exception, c’est de mesurer l’importance et l’intérêt qu’il y a, à savoir se regrouper. Non seulement du point de vue de l’efficacité électorale mais pour déclencher des dynamiques refondatrices pour chaque partenaire. Regardez, c’est comme ça que nous, fronts de gauche radicale, sommes devenus, en tout cas dans les enquêtes d’opinion, la première force politique en Grèce. C’est comme ça qu’en France, nous sommes ressortis des catacombes. C’est comme ça que nos camarades en Espagne ont franchi la barre des 10% des voix et actuellement dans les enquêtes sont entre 14 et 16%. En Tunisie, la constitution du Front Populaire a créé une alarme chez les adversaires de la gauche tunisienne. Ce front représente dorénavant une alternative crédible à la disposition du peuple tunisien.

 - Mais en Algérie, chacun de ces partis campe sur ses positions et refuse d’aller vers les autres…

  Il faut que nos camarades algériens regardent comment nous fonctionnons au Front de gauche français. Aucun de nous n’a renoncé à ce qu’il est. Les 9 partis qui constituent notre union ne sont pas, pour autant, dissous. Ils agissent toujours, chacun de son côté. En Grèce, il y a 16 partis qui ont unifié leurs efforts pour la défense et la promotion des idées de notre gauche. En revanche, cette union ne doit pas être seulement un cartel électoral. Elle doit partir d’un programme partagé qui soit constructif. Il ne faut pas s’enfermer dans l’espoir vain d’une convergence doctrinale. Cette politique de fronts est une stratégie de gauche qui a prouvé son efficacité. En Amérique latine, nous n’avons perdu aucune élection depuis 13 ans ! Aucune au Venezuela, en Equateur, en Argentine, en Uruguay, au Brésil, etc. Je ne veux pas présenter cela comme un modèle. L’idée du modèle est dépassée. Par contre, ces expériences peuvent être des sources d’inspiration efficaces, puisque la recette fonctionne malgré la diversité des situations de ces pays. L’opinion populaire juge positivement les efforts d’entente au profit de l’intérêt général. Je crois que la gauche radicale algérienne pourrait être plus facilement une proposition crédible, raisonnée et raisonnable aux yeux du peuple algérien, si elle parvenait comme nous l’avons fait à s’accorder. Nous au Front de gauche, nous ne sommes mis aucune limite à gauche pour nous rassembler. Il ne faut jamais se dire qu’il y a quelqu’un de trop. Dans ce genre de combats, nous avons besoin de tout le monde, de toutes les intelligences, de toutes les énergies et de toutes les capacités de réseaux dans la société. Notre méthode est rassemblement et radicalité concrète.

 - Après la reconnaissance des massacres du 17 Octobre 1961, François Hollande a reconnu les souffrances infligées au peuple algérien par la colonisation, lors de sa visite à Alger, sans présenter réellement des excuses. Ne pensez-vous pas que la réconciliation entre les deux pays passe forcément par une vraie repentance de la France officielle pour ses crimes, commis tout au long de 132 ans d’occupation violente de la terre algérienne ?

 Non. Pas du tout. Ce serait produire une confusion de plus ! Le peuple français n’a pas décidé l’invasion de 1830. C’est la monarchie qui l’a fait. Quand il a été consulté démocratiquement, le peuple français a toujours opté pour la solution la plus avancée. Le peuple français n’est pas davantage responsable de la colonisation que de l’esclavage ou de la déportation des juifs ! Allons au bout du devoir de mémoire, car, à ceux qui ont souffert, à ceux qui ont perdu, à ceux qui sont morts, à ceux qui ont été blessés, à tous ceux qui aiment l’Algérie, nous ne devons pas que de bonnes paroles ; nous leur devons la vérité, la vérité qui est politique et qui permet à la nation, épreuve après épreuve, de renforcer son expérience et de savoir ce qu’elle doit, pour l’avenir, éviter à jamais. J’ai dit devant le Sénat français que nos armes ont combattu pour un ordre injuste, celui de la colonisation et qu’il était juste qu’elles perdent ce combat. Le peuple algérien et l’Algérie se sont constitués dans la guerre d’indépendance. Cette guerre il l’a gagnée. Quel genre de vainqueur a besoin des excuses du vaincu ? En avons-nous jamais demandé, après les avoir vaincus, aux Allemands qui nous ont envahis trois fois en un siècle ? Maintenant La guerre est finie. Nous vivons ensemble. Offrons sans barguigner à nos enfants communs, à nos familles communes les bienfaits de la paix et de l’effort commun sans regarder sans cesse par-dessus nos épaules.

 - Vos rivaux politiques directs — le Front National dont le fondateur a «du sang jusqu’aux coudes, le sang d’un tortureur pendant la guerre d’Algérie», selon votre propre expression, ainsi que plusieurs cadres de l’UMP comme Gérard Longuet et, plus récemment, Michèle Tabarot qui, entre autres, refuse de condamner le terrorisme de l’OAS cofondée par son père et ses acolytes — persistent dans la défense des bienfaits de la colonisation et maintiennent leurs discours hostiles vis-à-vis de l’Algérie indépendante. Quel objectif politique stratégique à élucider se cacherait derrière cette position troublante de l’extrême droite et d’une grande partie de la droite?

 Dans ce cas, l’Algérie est un prétexte ! C’est une autre façon de formuler un projet politique pour la France. Marine Le Pen et ses relais à l’UMP veulent justifier la violence la plus abjecte pour défendre un ordre injuste. La figure du musulman occupe la place de celle du juif avant-guerre pour cette droite. Il s’agit de faire croire que les musulmans ne peuvent pas être nos compatriotes et que les Français peuvent être inégaux en droits du fait de leur prétendues racines. Ce déni justifie l’usage de tous les moyens politiques de discrimination et de ségrégation sociale. Et j’affirme haut et fort que cela suffit pour exiger des immigrés et des citoyens français issus de l’immigration de se justifier ou de rendre des comptes. Qu’on leur permette de vivre tranquilles. Moi je veux faire France de tout bois !

 - Puisque vous évoquez la question de l’islam, des récentes études d’opinion montrent qu’une grande partie des Français adhère aux idées du Front National et une quasi-majorité d’entre-eux, 74% selon Ipsos, pense que l’islam est incompatible avec les lois de la République. Quelle analyse faites-vous sur ce sujet ?

 Ces études sont totalement biaisées ! Elles illustrent bien ce harcèlement médiatique qui vise en fait à produire ce qu’il fait mine de dénoncer. Je veux rappeler que l’islam n’est pas un fait lié seulement à l’immigration. De nombreux Français sont musulmans. L’islam est la deuxième religion pratiquée en France. N’oubliez jamais le nombre considérable des binationaux magrébins. Telle est la France contemporaine ! C’est là un point de départ de ma pensée sur la construction de l’identité dans mon pays. Le camp auquel j’appartiens pense que la France est en train de se reformuler à travers ce mélange qui succède à bien d’autres dans l’histoire. L’autre camp voit cela comme une opportunité politicienne. La xénophobie ne tombe pas du ciel ; elle résulte de stratégies politiques, de moyens et d’un terrain favorable. Il y a, en France, un courant qui a fait de l’immigration un prétexte pour créer une division dans le monde du travail et entre les citoyens français pour des fins électoralistes et sociales. Voyez comment cela s’est passé durant la présidentielle, par exemple ! Est arrivé le texte sur la stabilité financière en Europe qui oblige la France à une austérité sans fin, mais les médias n’ont pas trouvé mieux que de mettre en avant les délires de Marine Le Pen pour imposer un débat sur la viande halal et la manière dont les bêtes sont abattues dans les abattoirs. Ce sujet a occupé l’espace public des scènes médiatiques pendant plusieurs jours à la place des vraies questions d’intérêt public. Quel honte ! Quel abaissement ! Finalement, on nous crée des faux débats pour éviter les vrais. - Que faire alors pour lutter contre cette islamophobie qui se banalise et menace la cohésion sociale en France ? C’est vrai que ce genre de campagne menace la cohésion républicaine et sociale. Comprenons qu’il s’agit de manipulations et non de faits objectifs. Luttons pour la défense du fondement politique universaliste de la France depuis les Lumières et la Révolution française. Il faut mener la lutte idéologique tous azimuts. La religion musulmane, pas plus que la catholique ou la judaïque, n’ont de droits dans le champ politique. Notre République a été fondée sur la séparation entre les églises et l’Etat. J’assume cette laïcité ; elle protège notre liberté de conscience et notre liberté de pratiquer ou non notre religion. Il ne faut pas confondre cela avec la laïcité-prétexte de Mme Le Pen qui s’est emparée du thème pour s’en prendre aux musulmans et, en même temps, met en avant dans ses discours les prétendues racines chrétiennes de la nation française. Moi je le réaffirme, il n’y a aucune incompatibilité entre l’islam et la République. D’ailleurs, selon ce que je crois savoir, il est ordonné dans le Coran de se conformer aux lois des pays où l’on se trouve. Par conséquent, ici c’est la loi laïque qui n’interdit, je le rappelle, aucun aspect de la pratique religieuse. L’interdiction des prières de rues s’adresse à toutes les religions comme problème de circulation et d’appropriation de l’espace public. De même, le voile intégral est interdit car considéré par notre société comme une maltraitance faite aux femmes et une privation du droit de dévisager. Cela n’a rien à voir avec une appréciation sur la religion. Mais il est vrai qu’il y a une minorité d’extrémistes qui abusent. Ils tombent sous le coup de la loi. Ce n’est pas spécifique aux musulmans. Je rappelle quand même que le seul bâtiment public occupé de force par une religion est l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet et que c’est l’œuvre d’intégristes catholiques. La République n’est pas un régime neutre. C’est un régime de liberté de conscience et d’égalité humaine. Sur cette base, on peut gérer pacifiquement une vie commune harmonieuse et contenir le sectarisme et l’intolérance.

 - Toujours sur la question de l’immigration, vous vous démarquez complètement du reste de la classe politique française en appelant à la régularisation de tous les sans-papiers. Cette démarche est-elle réaliste vu les conséquences qu’elle pourrait engendrer ?

 Ceux qui refusent la régularisation des sans-papiers qui vivent et travaillent sur notre territoire sont soit des hypocrites soit des menteurs. Les travailleurs et les familles de sans-papiers participent à la vie de notre pays. Leur traque est un gigantesque gâchis et leur expulsion globale est concrètement impraticable. L’appel d’air que provoqueraient les régularisations est un fantasme. Cela méconnaît complètement les causes de l’immigration des sans-papiers. La misère ne vous fait pas quitter votre pays de bon cœur. C’est un arrachement violent. Les pays du Nord et en particulier l’Union européenne en sont directement responsables en raison des politiques d’ouverture forcée des marchés qu’ils imposent aux pays du Sud. Entre l’Europe et l’Afrique, nous devons passer du règne actuel de la libre-concurrence et de la compétition à la coopération et la protection sociale et écologique de nos économies. Là se trouve la clé des défis migratoires.

 - Les visas de circulation et la loi régissant les titres de séjour des immigrés algériens restent des points sensibles à régler entre les deux pays. A titre d’exemple, les étudiants algériens souffrent le martyre en France pour trouver du travail ou des stages pratiques. Quelles sont les bonnes formules, à votre avis, pour résoudre les problèmes des expatriés des deux pays et instaurer une réciprocité ?

 Il faut partir de l’intérêt commun à agir. Dans le cadre des projets communs éco-socialistes que je propose pour nos deux pays, des programmes communs d’enseignement professionnel et d’enseignement supérieur devraient être mis en chantier pour affronter avec des savoir-faire communs, les défis écologiques auxquels nous sommes pareillement confrontés dans la Méditerranée. En tirant le meilleur parti de la science et de la technologie, nous donnerions ainsi à un nombre croissant de jeunes des deux rives la possibilité d’acquérir une qualification dans un autre pays. C’est un besoin urgent pour résoudre ensemble les défis de la transition écologique qu’il faut conduire.

 - Sur un autre registre, malgré tout ce qu’on dit sur les relations économiques entre les deux pays, la réalité des chiffres et des statistiques prouve que l’Algérie ne représente pour la France qu’un marché juteux. Selon vous, quel est le meilleur partenariat économique gagnant-gagnant qui pourrait exister entre Alger et Paris ?

 D’abord je vous rappelle que l’Algérie est maître de ses choix, non ? Commencez par balayer devant votre porte, ensuite cessez d’appeler «la France» les capitalistes de mon pays ! C’est un cliché très pénible ! Je suis aussi la France, nos enfants communs sont la France. Nous ne pillons pas l’Algérie et nous ne sommes pas d’accord pour qu’elle le soit. Est-ce que je dis, moi, «l’Algérie» pour parler des Algériens qui s’entendent avec les capitalistes de mon pays ? Ces sortes de confort de langage permettent trop souvent de ne pas identifier l’adversaire réel ce qui est une autre façon de le protéger ! Et ils nous empêchent de fraterniser quand il le faudrait ! Pour reconstruire un partenariat économique sur des bases égalitaires, nous devons d’abord tourner le dos aux politiques d’ouverture forcée des marchés et de libéralisation des échanges. Ces politiques ont conduit à une économie de jungle et de pillage qui ne profite ni aux travailleurs français ni aux travailleurs algériens. En rompant avec ce modèle libéral périmé, nous pourrions travailler ensemble à de grands projets de développement commun, au service de l’intérêt général humain que la crise écologique fait apparaître. Nos deux pays ayant une tradition forte d’intervention économique de l’Etat, des axes communs de planification écologique pourraient nous permettre de réorienter nos systèmes productifs et de consommation au service des besoins réels des populations et de l’emploi, dans le respect des écosystèmes. Voilà le point de vue qui fait d’un Français un Algérien comme un autre. 

 - La lutte anti-terroriste est l’une des priorités suprêmes de la coopération algéro-française. Ceci s’est traduit récemment par l’ouverture de l’espace aérien algérien aux avions français menant une guerre au Mali. Comme la quasi-totalité de l’opinion publique algérienne, vous avez exprimé des réserves sur l’utilité de l’intervention française et émis des doutes sur ses vrais objectifs. Pourquoi pensez-vous que la solution militaire n’est pas la bonne au Mali ?

  J’ai réagi en citoyen d’un pays démocratique. En démocratie, le respect du droit international, la clarté des buts de guerre, la soutenabilité d’une stratégie militaire sont des questions préalables au recours à la force. L’argument de l’urgence est une imposture. La guerre a un concept ; le terrorisme est une sottise. Je trouve désolant que l’on n’ait tiré aucune leçon des interventions militaires successives en Afghanistan, en Irak et en Libye. Toutes ont prétendu apporter une solution militaire au terrorisme. Toutes se sont soldées par un désastre, à tel point qu’elles ont même fait fructifier le terrorisme qu’elles étaient censées combattre. Ainsi, la déstabilisation du Mali est en partie une conséquence de l’intervention militaire en Libye. Quant aux autres problèmes profonds du Mali que cache la question du terrorisme, à commencer par l’insurrection touareg, la solution militaire ne peut que les envenimer au détriment de la paix civile et de la reconstruction de ce pays.

 - Que proposez-vous comme alternative afin d’éradiquer le terrorisme international ?

 Le terrorisme international est un concept fourre-tout, sans signification géopolitique ni militaire. Les interventions militaires impériales et la bienveillante cécité à l’égard de bailleurs de fonds aggravent le mal qu’elles prétendent combattre. Ensuite, elles évitent de s’attaquer à ses causes qui n’ont souvent rien de vraiment religieux ou culturel. Les guerres d’Etats ont tendance à suivre les pipelines ! Les guerres privées que mènent les bandes armées terroristes sont surtout une des modalités, parmi les plus rentables, des trafics dont la mondialisation libérale de l’économie a permis l’explosion. L’affaiblissement des Etats et l’appauvrissement des populations engendrés par les politiques du FMI et de l’OMC sont le terreau profond du «terrorisme» contemporain. Le djihadisme n’est ainsi bien souvent que l’emballage médiatique d’un banditisme qui prospère dans les sociétés désertées par l’Etat. Les mêmes phénomènes s’observent sous d’autres emballages jusqu’au cœur de l’empire nord-américain. C’est en permettant aux économies des pays du Sud de se protéger socialement et écologiquement et en s’appuyant sur la souveraineté populaire des peuples pour reconstruire des Etats forts et légitimes que l’on fera reculer le retour des «guerres privées».

 - Cela nous amène à évoquer le Printemps arabe. Que pensez-vous des conséquences engendrées par ces évènements ?

 Déjà, je suis méfiant vis-à-vis de cette appellation de Printemps «arabe». Veut-on sous-entendre qu’il est enfermé d’avance dans un cadre ethnique, voire religieux ? Je n’ai vu dans l’exemple de la révolution tunisienne que des revendications universalistes. On y réclamait la paix, la démocratie et le respect des droits de l’homme. Cette révolution reste un prototype d’un extrême intérêt universel. Le peuple tunisien est héritier des avancées considérables de ses droits civiques, comme l’égalité des sexes, grâce à un cumul de luttes dans le temps. La révolution tunisienne est notre enfant chéri à tous. C’est une révolution sociale. Et, en tant que telle, elle défend les questions sur lesquelles est constituée la modernité. Aussi, c’est une révolution pacifique malgré certains épisodes violents. Son intérêt est de poursuivre sur ce chemin pacifique. Car si les armes s’en mêlent, le dernier mot reviendra au mieux armé et cela n’est pas une garantie de démocratie pour le futur. Voilà pourquoi je pense que les révolutions libyenne et syrienne sont mal parties à causes des violences qui les ont défigurées. Je sais que la révolution tunisienne va s’arc-bouter pour ne pas basculer dans le chaos de la violence après l’infâme assassinat de Chokri Belaïd.

 - A ce propos, qu’est-ce que vous inspire le combat de cette grande figure de la gauche radicale tunisienne ?

 La foule grandiose qui a accompagné la dépouille du défunt à sa dernière demeure prouve que l’émotion a dépassé les rangs partisans qu’il a influencés. Il y a une perception nationale commune du rôle important qu’il jouait dans le processus démocratique en Tunisie du fait de sa participation au Front populaire auquel appartient son parti. Je ne partage pas seulement la cravate rouge avec ce grand monsieur, mais aussi une compréhension commune du rôle tribunicien. Il était un grand tribun, le tribun des pauvres, des ouvriers et des femmes. Il nous a donné une leçon de courage. Il n’a provoqué personne, il a juste dit ce qu’il y avait à dire. Il l’a dit haut et fort. Je suis persuadé qu’au Maghreb, il y a beaucoup de femmes et d’hommes qui ont cette même conscience politique exigeante. Ils ne sont pas seulement utiles à leurs idées, mais à leur peuple tout entier. 

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 16:20

Le dépouillement est long vu le nombre de partis mais voici les données de Repubblica à la sortie des urnes.

Elles correspondent aux derniers sondages avec un polarisation de l'opinion qui a sanctionné le "sauveur" Monti. Berlusconi dans l'opposition, il ne va pas tenir en place. La liste Ingroia ne passerait pas la barre fatidique de 4%. Et le mystère reste entier sur le comportement des élus de Grillo. Quoi qu'il en soit, vu le mode de scrutin, la majorité de "gauche" est solide. Mais que va-t-elle faire? Une donnée reste incertaine, la victoire de la gauche en Lombardie alors qu'elle est évidente pour les régionales de Rome. JPD 

Résultats italiens sortie des urnes :

A la Chambre :

Pd-Sel :34,5%,
Pdl-Lega : 29%,

Grillo : 19,5%.

Monti : 9,5%

Ingroia : 3,5%

Au Sénat :

Bersani : 37%,

Berlusconi : 31%,
Monti : 9%

Grillo : 16,5%

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 18:12

Jean Malrieu

Poète, romancier, critique, fondateur des revues Action Poétique (en 1951puis il s'en éloigne en 1956 ne supportant plus son obédience stalinienne) et Sud (en 1970), auteur du chef-d’œuvre qu’est Préface à l’amour (Cahiers du Sud, 1953), Jean Malrieu est né le 29 août 1915, à Montauban, ville où il est décédé le 24 avril 1976. Jean Malrieu repose dans le petit cimetière du Ségala, face au rocher du château de Penne-de-Tarn : « Mon pays préféré est cette gorge de montagne – Que dévalent les arbres grêles, maladifs, - Où la bruyère croît, où l’ombre, - Quand le soleil s’en va derrière les sommets, - Tombe avec le bruit de l’ombre. – À mourir, autant que ce soit là (in La Vallée des Rois) ». Jean Malrieu, qui fut instituteur à Marseille, a élevé une œuvre à l’écoute des hommes, des choses, des battements de cœur de la femme aimée et de la terre nourricière. Chez lui, l’hymne à l’été cache un exorcisme, une conjuration, mais ne saurait être une fuite. Chez Malrieu, l’acte d’écrire n’est pas une fin en soi : « Nous ne sommes pas au monde pour mieux écrire, mais pour mieux réaliser ce que nous sommes. »

Demeure cette voix inaltérable, dès les premiers recueils ; celle de l’homme aux merveilles, de l’homme ébloui, du héros solaire, qui manifeste sa confiance et son osmose avec la nature. La noce de l’être et de la terre conduit vers une noblesse et une sagesse autant subversives que concrètes, et qui se déploient dans une langue simple, charnelle, aux images sensuelles : « Tu deviens ce poème qui se renverse, ouvre sa gorge ». Le lyrisme de Jean Malrieu est rigoureux. Il n’est jamais hautain. Il s’inscrit autant dans l’influence surréaliste, que dans celle des grands troubadours : « Tu dors, tu as pris le sommeil avec ma main et tu l’emportes dans le rêve ». À lire : Dans les terres inconnues et quotidiennes  (Sud, 1983), Un temps éternel pour aimer  (Sud, 1985), Chronique du temps qu’il fait (La Table Rase/Écrits des Forges, 1987), Lettres à Jean Ballard (L’Arrière-Pays, 1992), Avec armes et bagages (Le Castor Astral, 1992), Une ferveur brûlée - anthologie - (L’Arrière-Pays, 1995), Libre comme une maison en flammes, œuvre poétique 1935-1976 (le cherche midi éditeur, 2004).

Christophe DAUPHIN

Voir n°12 de la revue Les  hommes sans épaules

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 15:45

Une modeste maison d'édition comme la notre fonctionne grâce au soutien de quelques personnes qui commandent directement et grâce surtout au soutien de libraires qui font l'effort de nous contacter. Nous les en remercions. JPD

 Tarn et Garonne

Librairie Deloche Montauban

Librairie la femme renard Montauban

Maison de la presse Réalville

Maison de la presse Montricoux

Maison de la presse Caussade

Maison de la presse Caylus

Maison de la presse Montauban (mais il y a longtemps)

Librairie Lecreux Castelsarrasin

Librairie Le Parchemin Castelsarrasin

Librairie Chaumerliac Moissac

 Midi Pyrénées

Gers : Librairie de Sarrant

Haute Garonne

Librairie L’Autre Rive

Librairie Ellypse

Librairie Terra Nova 18 rue Gambetta 31000 Toulouse

Librairie de la Renaissance 1, Allée Marc Saint-Saëns B.P 73 657 31 036 Toulouse Cedex 1

Librairie Victor-Hugo 31, rue Victor-Hugo 31800 St-Gaudens

Librairie Privat Chapitre- 14 rue des Arts - 31000 Toulouse

Librairie Ombres blanches 50 Rue Gambetta 31000 TOULOUSE

Ariège : EURL Roudoudou & Culottes Courtes 1 rue de l'Avenir 09700 SAVERDUN

Hautes-PyrénéesLibrairie CHAPITRE, 56, rue du Maréchal Foch 65000 TARBES

 Ile de France

Appel du livre 99, rue de Charonne - 75011 Paris

Librairie le Rideau Rouge 42 rue de Torcy 75018 Paris

SIDE Parc d'Activités des Petits Carreaux 1-3 avenue du Bouton d'Or 94386 SUCY-EN-BRIE

AUX AMATEURS DE LIVRES 62 AVENUE DE SUFFREN 75015 PARIS

GENERALE LIBR'EST 513 240 705 00014 128bis, avenue Jean Jaurès. Parc Mure. Bat 3.6 94200 IVRY-SUR-SEINE

Librairie L'îlot Pages 75 avenue Pierre Larousse 92240 MALAKOFF

Librairie internationale Harmattan 16, rue des Ecoles 75005 Paris

Librairie L'Humeur vagabonde 44 rue du Poteau 75018 Paris

JEAN TOUZOT LIBRAIRIE INTERNATIONALE 38 RUE SAINT SULPICE

75278 PARIS CEDEX 06

LIBR COUPE PAPIER 19 RUE DE L ODEON 75006 PARIS

Librairie Le Grand Cercle Eragny, Val d'Oise

LIBRAIRIE FOLIES D'ENCRE 41 BD DE STRASBOURG 93600 AULNAY SOUS BOIS

Librairie Tschann, 125 boulevard du montparnasse. 75006 paris.

Librairie de l'IMA 1 rue des Fossés Saint Bernard 75236 PARIS Cedex 05

Librairie ERASMUS 28, Rue Basfroi 75011 PARIS

 Le reste de la France

LIBRAIRIE MAUPETIT 142 LA CANEBIERE 13232 MARSEILLE CEDEX 1

Librairie Prado Paradis 19 Avenue de mazargues 13008 Marseille

Jacques Aubergy L’atinoir 4, rue Barbaroux 13001 – Marseille

PAGE ET PLUME 2/4 place de la Motte87000 LIMOGES

LIBRAIRIE SAURAMPS MAS DES CAVALIERS 154, RUE GUYNEMER 34130 MAUGUIO

Librairie Diderot 2 rue Emile Jamais 30900 Nîmes

LIBRAIRIE GOYARD 34 BD VICTOR HUGO 30000 NIMES

Librairie vent d'ouest / 5 place du bon pasteur / bp 31626 / 44.016 nantes cedex 1

HORIZON EDUCATION / Bâtiment "Le Beaupré"5 et 6 Quai du Confluent 78700 Conflans-Sainte-Honorine –France

Lib Le Failler 8-14 rue St Georges 35000 Rennes

Librairie Gibert, 9 rue Gambetta, 86000 Poitiers

MONTBARBON S.A.S.  14 place Carriat B.P. 126 01004 BOURG EN BRESSE CEDEX

Librairie Camponovo 16 rue Gay Lussac 25000 Besançon

LIBRAIRIE ETRE ET CONNAITRE 4 RUE DES CLOUTIERS 17000 LA ROCHELLE

LIBRAIRIE RURALE 46 RUE DU BON SECOURS – 15300 MURAT

Librairie l'Imaginaire 1 rue de la Patrie 56100 Lorient

Librairie KLEBER 1 rue des Francs-Bourgeois 67000 STRASBOURG

Lydie Zannini Librairie du Théâtre 8 Cours de Verdun 01000 Bourg-en-Bresse

Librairie CLIMAT 5, rue Vallon 74200 THONON-LES-BAINS

 Librairies pays étrangers :

Librairie Calligrammes Rue Charles Sambon, 7 B-1300 Wavre

Librairie Graffiti Chaussée de Bruxelles 129-131 1410 Waterloo – Belgique

LLIBRERIA LAIE PAU CLARIS, 85 08010 – BARCELONA

DOKUMENTE-VERLAG GmbH Librairie Hildastrasse 4 D-77654 Offenburg Allemagne

Librairies La Fontaine SA Rue du Lac 47 CH-1800 VEVEY Suisse

Librairie du Boulevard 34, rue de Carouge CH - 1205 Genève

Librairie le Fureteur 25, rue Webster Saint-Lambert (Québec) CANADA J4P 1W9

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 11:49

bulletin-de-vote-i.jpg

 

Voici le facsimilé du bulletin de vote qui permet de comprendre les conditions pratiques du vote.

Conditions pratiques du vote

Aujourd’hui de 8 h à 22 h et demain de 7 h à 15 h les Italiens vont pouvoir déposer dans l’urne un bulletin avec 27 sigles de parti, où ils peuvent en cocher un. C’est le même bulletin dans tout le pays sauf en Val d’Aoste qui a droit à un représentant à part. Toutes les cases ne sont pas de même valeur car certaines sont liées entre elles, il s’agit de trois coalitions.

Les coalitions

Celle de droite rassemble à elle seule 6 partis avec le plus important le PLP de Berlusconi. On y trouve aussi la Ligue du Nord.

Celle de gauche rassemble quatre partis avec le plus important le PD.

Une autre coalition rassemble trois partis dont un s’appelle « Ne pas fermer les hôpitaux ».

La coalition gagnante prend aussitôt 340 sièges sur 640. En son sein il y a répartition des sièges à la proportionnelle.

Les autres 300 sièges sont distribués à la proportionnelle pour les partis perdant mais dans certaines conditions. Dans la coalition le parti doit faire plus de 2%. Si la coalition des petits partis n’arrive pas à 10% chaque parti doit alors atteindre 4% pour accéder à une représentation.

Les coalisés

La liste Monti pour une raison que je ne connais pas entre dans la famille des coalisés c'est-à-dire que les partis internes à se regroupement sont candidats sous la même étiquette. Soit cette liste arrive à 10% et les partis internes ont une représentation dès 2% soit elle est en dessous et alors il faut le 4%.

Les sigles seuls comme la liste Ingroia et là il faut 4% pour accéder à une représentation. On y trouve le Mouvement des 5 étoiles.

 Voici la liste des sigles : Révolution civile Ingroia, Flamme tricolore, Tous ensemble pour l’Italie, Mouvement pour les handicapés, FN, Amnistie justice liberté, Parti communiste des travailleurs, Avec Monti pour l’Italie, Parti du Sud, Arrêtons les banques et les taxes, parti féministe, Mouvement cinq étoiles, Arrêter le déclin.

 Conditions politiques du vote

Les élections précédentes ont vu la victoire de la coalition Berlusconi mais en chemin cette coalition s’est fracturée et elle a été mise en minorité d’où l’arrivée au pouvoir du gouvernement Monti. La fracture est venue d’abord du parti de Fini qui se retrouve à présent dans la liste Monti mais qui en fait a perdu toute influence. La fracture est venue ensuite des divisions dans la Ligue du Nord où Bossi, le chef historique a été obligé de passer la main, avec des scandales financiers à l’appui. Ce parti né avec le slogan « Roma ladrona » (Rome voleuse) a été prise la main dans le sac. Ce parti, repris en main par Maroni reste très fragile. Malgré ce passif Berlusconi a marqué des points pendant la campagne avec des propositions et des idées toujours plus à droite. C’est un peu la stratégie Sarkozy.

Monti l’expert, est finalement entré en campagne. Son échec est cuisant et là aussi, tout en me méfiant des comparaisons avec la France, on assiste à la déroute de Bayrou.

En fait si chaque pays a sa classe politique et ses règles politiques, les peuples étant confrontés aux mêmes situations, ils produisent des phénomènes équivalents.

On peut ainsi constater le tassement pendant la campagne du PD (le PS local) qui fait que comme Sarkozy donna l’impression de rattraper Hollande, Berlusconi s’est rapproché de Bersani.

Quant au phénomène Grillo, il y a dans la mobilisation sur les places publiques un équivalent avec Mélenchon pour qui la circulation de l’info sur internet toucha également beaucoup de jeunes qu’on ne retrouva pas aux législatives.

 Conditions de l’après vote

Déjà je profile l’autre bataille, celle qui doit remplacer le président de la république Napolitano mais elle reste secondaire par rapport à la constitution du gouvernement. Au sein des coalitions les partis dominants sont si forts que la stabilité sera moins difficile à atteindre mais pour quelle politique ? La gauche a fait campagne sur le thème de la justice sociale mais et c’est là le succès de Grillo, la grande majorité doute d’une possible traduction pratique. Parmi les scandales en cours le plus colossal touche le MPS (Mont de Piété de Sienne) qui est en fait la plus vieille banque du monde. Le lien entre une partie du PD (nous sommes là en Emilie Romagne la zone rouge du pays) et une partie du PDL… JP Damaggio

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 14:14

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 Voilà que La Feuille (journal du Lot et Garonne) fait sa Une et compose presque tout un numéro (10 pages sur 20) à partir d’un événement tarn-et-garonnais ! En réalité c’est le journal qui fait ainsi événement car sans lui, un élevage de chiens de Montaigu de Quercy serait resté un élevage ordinaire. Sans lui et plus exactement sans l’ouvrier agricole qui décida d’informer. A la différence du journaliste de La Dépêche qui dans l’édition du 26 février alla surtout voir le maire, La Feuille donne la parole à un ouvrier qui, documents à l’appui, dénonce la double maltraitance existant dans cet élevage : maltraitance en direction des ouvriers et des animaux. Le dossier est d’autant plus impressionnant qu’il existe des lois manifestement pas prises en considération par un homme qui sans doute se sent au-dessus des lois, car il sait que ceux qui doivent les appliquer ont peu de moyens à leur disposition.

Je note dans le propos du maire : « J’ai visité l’élevage il y a une dizaine d’années depuis son propriétaire Yvec Poncellin de Raucourt a acquis le chemin public qui dessert sa propriété. » Mais qui a vendu ce chemin public de 2 km qui permet au propriétaire de tenir les curieux loin de son élevage de 700 chiens ?

Un affaire d’autant plus étrange que la veille le même journal La Dépêche fait un gros titre sur un autre élevage de chiens douteux mais beaucoup moins que celui de Montaigu ! A suivre Jean-Paul Damaggio

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 13:52

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 Quand on prétend analyser les phénomènes sociaux sous l’angle de la lutte des classes, à quoi bon s’intéresser à des comiques qui réduisent la politique à un spectacle ? Comme de simples révélateurs ? Non, vu que je me propose d’aller, par ce biais, au fondement de quelques réalités universelles !

 Les pays existent toujours

L’Italie et la France sont deux sœurs si proches que les comparaisons ne manquent pas et le lien entre Coluche et Grillo vient spontanément par le fait qu’ils utilisent le comique pour parler au peuple. Mais le parallèle s’arrête là : malgré l’existence de l’Union européenne, le phénomène Grillo démontre que l’Italie reste l’Italie et que le monde d’aujourd’hui n’est plus celui de Coluche point qui me servira de conclusion. Coluche tenta d’être candidat à la présidence de la république, Grillo conduit un mouvement pour des élections législatives car là-bas le président est élu au second degré… si bien qu’en fait Grillo… n’est même pas candidat ! Aucun Italien ne pourra voter pour lui ! Ils vont voter sur un bulletin doté de 27 partis en faisant une croix sur le sigle M5S (Mouvement 5 étoiles) donc pour des candidats totalement inconnus à l’exception de quelques uns. Le lecteur pense qu’il s’agit là d’un point de détail or il se souvient peut-être qu’en France pour voter Mélenchon le Front de Gauche trouva presque 12% alors qu’un mois après pour les législatives le score de ce parti est tombé de moitié ! Mais bon allons à l’essentiel.

 Grillo l’anti-Berlusconi ?

Avec le début des années 90, toute la classe au pouvoir a été balayée sans que l’opposition puisse briller car un phénomène est arrivé, celui du géant des médias, Berlusconi, qui a promis en 2013, ne plus revendiquer le titre de futur premier ministre, mais qui cependant est toujours là, et avec un appui populaire conséquent malgré les multiples échecs de sa politique. Cette télévision, qu’elle soit de gauche, de droite ou du centre, a décidé depuis plusieurs années d’effacer Beppe Grillo des écrans : c’est la première observation que me fait le chauffeur de taxi que j’interroge sur le phénomène Grillo. En réponse le parti M5S a décidé qu’une des conditions pour en être candidat, c’était de refuser toute présence sur les plateaux télé ! Lui-même refusa toute invitation ! Ainsi, à des journalistes qui se sont précipités pour interroger les rares distributeurs de tacts de ce parti, les militants ont simplement répondu : on n’a rien à vous dire ! Sur ce point Grillo est bien l’anti-Berlusconi et en choisissant de fuir la télé il a encaissé la critique classique : « c’est qu’il a peur de répondre aux questions ». J’ai connu les succès télé de Georges Marchais, puis ceux d’Olivier Besancenot et enfin le cas Mélenchon et dans les trois cas j’ai considéré que de tels succès ne pouvaient que conduire à l’échec, à défaut d’une claire analyse du rôle de la télé. La réponse de Besancenot est connue : « Il faut utiliser les failles de l’adversaire de classe quand on le peut… ». Mélenchon a joué une autre partition : je veux passer à la télé mais en me montrant agressif vis-à-vis des journalistes. Grillo réplique qu’il parle au peuple dans des meetings immenses : 40 000 à Milan (chiffre de la police 35 000) soit 10 000 présents de plus que pour la coalition de gauche, deux jours avant ! Et Milan c’est un emblème ! Et il n’est pas allé que dans les grandes villes… Même si tout le monde sait que les présents sont souvent des curieux et que Grillo sera victime du vote utile car l’écart devenant plus serré entre le centre-gauche et la droite, pour battre la droite certains vont voter Parti démocratique.

 Grillo le démolisseur ?

Grillo dit non à la télé, non aux partis, non aux syndicats et un reproche classique pointe son nez dans le rang des maîtres du monde : « il a un rôle facile car il détruit alors qu’il faut reconstruire l’Italie ». Il ne suffirait pas de dire NON, il faudrait aussi proposer des ALTERNATIVES. N’oublions pas que ce mode de pensée a été concocté aux USA par des savants en communication qui, pour contrôler les opposants, veulent d’abord les tirer sur le terrain qui est le leur. Or, il suffit d’écouter Grillo et de lire son programme : dire NON c’est proposer ! Ce fut la deuxième remarque du chauffeur de taxi qui visiblement ne votait pas Grillo mais qui m’indiqua : « Ce que dit Grillo, il le dit depuis vingt ans et depuis vingt ans tout le monde sait qu’il a raison. » Je savais que le mouvement avait commencé à naître autour de 2005, puis a été formalisé en 2009 mais je n’imaginais pas un antécédent aussi lointain et là aussi les médias jouent un rôle majeur en tuant « l’histoire » au profit de la « génération spontanée » que Pasteur, pour d’autres raisons, mis à mal. Si Grillo peut rassembler 15% des suffrages c’est que le mouvement vient de loin ! Avec Marx, c’est comme avec Pasteur, tout point de vue de classe détruit le phénomène « génération spontanée » en politique ! Grillo est l’effet de courants puissants et ce n’est pas seulement l’effet d’une farce d’un jour ! Et Grillo lui-même aime le rappeler : « il y a vingt ans, je suis allé devant les usines Fiat pour dire aux ouvriers qu’il était possible de produire une voiture qui consomme 1 litre au 100 et les syndicats m’ont ri au nez. » Parce que ce n’est là que le problème des patrons ? Et le plus gros NON de Grillo concerne l’Europe actuelle ! N’oublions pas que l’Italie a été, dans toute ses composantes, fortement favorable d’où le premier traité signé à Rome ! En proposant un référendum afin de savoir si les populations veulent sortir de l’Europe et retrouver leur propre monnaie, Grillo va à contre sens même si à présent Berlusconi reprend ce discours. Fondamentalement Grillo n’est pas un démolisseur et la présence sur la tribune de Milan de Dario Fo invoquant l’histoire : « Je me retrouve en 1945, nous retrouvons l’aspiration à une révolution », nous confirme dans ce constat. Le fils de Dario Fo, Jacopo Fo indiquera de son côté que s’il a des amis sincères dans le M5S comme dans le regroupement Rivoluzione Civile, il appelle à voter SEL de Vendola (la gauche du centre-gauche).

 Mais qu’en pensent les révolutionnaires ?

Tous les partis sans exception ont d’abord ridiculisé le M5S mais devant son succès populaire les positions ont évolué à gauche. Que dit par exemple Ingroia qui avec « l’extrême-gauche » (terme impropre) conduit Rivoluzione civile qui replace l’échec de 2007 avec Gauche arc-en-ciel ? Dans Il manifesto du 22 février il répond à cette question : « Grillo fait » peur » a titré Il corriere. Il vole des votes à tout le monde. Il vous fait peur à vous aussi ? »

Antonio Ingroia : « Non. Je participe pour gagner et l’objectif est de changer la politique. De ce fait le phénomène Grillo me préoccupe plus qu’il ne me fait peur : d’un côté il intercepte des poussées de rénovation mais de l’autre il n’a pas une proposition pour la transformation positive de ces poussées. Il ne fait que protester, sauf quelques arguments avec lesquels nous sommes d’accord : moralisation de la politique et de l’environnement. De plus, et c’est la faute de la politique, il représente l’échec de la démocratie : avec une série de spectacles sur les places auxquels les Italiens vont comme spectateurs et non comme acteurs, il attire les soutiens de quelques-uns qui voteront pour lui car il les représente hors il ne les représentera pas car il n’est pas candidat. Ses candidats sont personne (signori nessuno), je le dis avec respect, que les électeurs ne connaissent même pas. » Par un tel propos, qui reprend le discours de la classe dominante sur Grillo, Ingroia est décevant : il n’a rien compris !

 L’heure du marketing politique

La différence entre Coluche et Grillo s’appelle internet. Je ne vais pas ressortir le discours tant entendu sur les révolutions arabes produites par facebook, qui sert à masquer les enjeux sociaux réels, mais en Italie plus qu’en Tunisie l’outil internet joue un vrai rôle et particulièrement dans la façon dont il a été manœuvré par l’équipe de Grillo. Il m’est arrivé de produire une brochure sur l’histoire du marketing politique conçu aux USA pour valider le marketing en général, et j’ai pu observer que la question ne passionne pas les chercheurs en sciences sociales. Le marketing n’est pas réductible à la manipulation (son but est pratique : organiser la rencontre entre un produit et son client potentiel) mais, en son fond, il fait de la politique une marchandise. Il n’existe pas pour tromper l’électeur mais pour le changer en client ! Pour bien comprendre il faut lire le livre de Federico Mello sur « la face obscure des étoiles ». Pas traduit en français, je tenterais de donner quelques éléments dans de futurs articles. Pour le moment vous pouvez vous reporter à cet article de l’Espresso. Grillo est né à la politique par son blog car sa façon d'écrire et ce qu'il écrivait allait à la rencontre de réalités précises et largement partagées. Face au monde d'aujourd'hui le retour au politique sera un parcours très difficile. Jean-Paul Damaggio

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