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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 21:51

Voici quelques années j’ai écouté tout Battiato et l’ami Merle en profita pour un clin d’œil dans un de ses polars.

Voilà que Le Monde consacre un très long article à cet artiste totalement atypique, à ce cantautore hors norme et je replonge ainsi dans quelques souvenirs.

Le hasard veut que ce soit au moment même où Beppe Grillo est à Londres… pour suivre un concert de Franco Battiato. Jusque là rien d’extraordinaire.

La suite, le titre de l’article vous aide à la deviner. Beppe Grillo va pouvoir parler politique avec Battiato qui vit à Milan et à travers le monde, mais qui n’oublie pas qu’il est Sicilien et ce retrouve responsable du tourisme de l’île ! Oui, je sais « ministre » c’est une exagération mais le fait est là : Battiato défend auprès de Grillo le modèle sicilien, c’est-à-dire l’alliance entre le M5S et la gauche. Sauf que le mentor de Grillo, Casaleggio, l’a dit clairement : s’il y a alliance, il quitte le M5S et comme il est le maître du système internet, il peut tout boucler.

 Oui mais qu’est ce que le modèle sicilien ? Le responsable M5S insiste pour dire qu’il n’y a pas de modèle sicilien, mais seulement une gauche qui accepte les bonnes idées du M5S. Le chef du groupe M5S sicilien Giancarlo Cancelleri, est celui qui a permis l’élection d’un président du Sénat. Mais personne ne connaît la suite... sauf que l’effondrement de l’Italie est en marche. La Grèce, c’est le département des Hauts de Seine, Chypre c’est le département de la Corrèze. Et demain ? J-P Damaggio

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 17:22

Les dernières événements italiens mettent Gramsci au coeur des débats.

En attendant de pouvoir revenir sur le sujet je renvoie à cet article de Moissac Au Coeur :

Gramsci

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 15:09

Il est frappant de constater que chez les grands commentateurs le Front de Gauche a disparu comme si c’était quantité négligeable.

Voici une phrase du communiqué des candidats FdeG, Pierre Ripart et Anthony Auger au sujet de leur score : « Dans ces conditions, le score en progrès du Front de Gauche apparaît comme le seul signe d’espoir. » Un optimisme raisonné ?

 Sur le site PG Midi-Pyrénées je trouve ENFIN les résultats de tous les partis donnés par Jacques Sérieys :

« Le Front de Gauche connaît une progression (de 5,25% à 6,64%) de même que la candidate de Lutte Ouvrière (de 0,73% à 1,57%). ».

Mais il faut observer que par rapport à 2012, il manque deux "petits" candidats écolos et un candidat d’extrême-gauche.

 Bref, au premier tour le PS perd 9% que le Front de Gauche ne récupère pas. Donc je suis d’accord avec l’analyse de Jacques Sérieys : « L’énorme abstention de l’électorat de gauche marque plus une profonde désillusion vis à vis de la politique menée par François Hollande et le gouvernement, qu’une politisation vers les solutions que nous proposons. »

 Donc que faire ? Les candidats FdeG répondent : on continue pareil...

 Or les résultats du second tour, une fois de plus, créent l’événement. Ni le candidat FdeG, ni la candidate socialiste n’ont voulu relayer l’appel national du PS à faire barrage au FN en votant UMP.

Martine Billard explique pour le PG : « Il est hors de question d’appeler nos électeurs à voter pour un candidat UMP qui en d’autres occasions (cantonales et régionales de 1998) n’a pas hésité à pratiquer des désistements réciproques avec le FN et qui a été condamné par la justice notamment pour conflits d’intérêts. »

De son côté le candidat FdeG a déclaré :

« Entre Jean-François Mancel, représentant d’une droite extrême et Florence Italiani de l’extrême droite, il n’y a aucun choix possible pour les électeurs de gauche. »

 Le candidat de l'UMP Jean-François Mancel a remporté la législative partielle dans la 2e circonscription de l'Oise avec 51,41% des voix, contre 48,59% pour la candidate FN Florence Italiani. Comment le FN passe de 26, 5% à 48,5% ? Ce qui correspond à une augmentation de 6000 voix !

Une analyse est proposée :

Que s’est-il passé dans la 2e circonscription de l’Oise ?

Je ne connais pas son auteur Joël Gombin qui vient par ailleurs de travailler au vote FN dans le Vaucluse. Après son étude minutieuse bureau par bureau et avec des instruments précis, j’en partage les conclusions, qui tiennent en ces deux phrases :

1 - « Entre 40 et 45 % des électeurs socialistes ont voté pour Florence Italiani – et il faut remarquer que cela semble se vérifier dans toutes les communes de la circonscription. Pour le reste, ces électeurs socialistes se sont répartis équitablement entre abstention, vote blanc ou nul et vote Mancel (environ 20 % pour chaque). »

 2 – Et il faut en effet tenir compte de cette autre donnée :

« À l’inverse, il convient de noter que Florence Italiani ne fixe qu’une part relativement médiocre de son électorat de premier tour au deuxième (environ 65 %). Pour le reste, les électeurs ayant choisi le FN au premier tour se sont notamment portés sur Jean-François Mancel (environ 1800 voix) : il s’agit sans doute là d’une fraction « radicalisée » de la droite qui a voulu donner un avertissement à l’UMP (et au gouvernement) au premier tour, mais a rejoint son candidat naturel au second tour. Toujours est-il que, si tous ses électeurs de premier tour l’avaient soutenue au second tour, Florence Italiani serait la nouvelle députée de la seconde circonscription de l’Oise… »

Ce phénomène était classique autrefois y compris au deuxième tour de la présidentielle Chirac/ Le Pen : au second tour des électeurs FN volent tout de même au secours de la droite tout comme à l’époque où les candidats PCF se maintenaient au second tour, 40% de leur électorat soutenait la gauche au second.

 Autant dire que cette situation du FN est inquiétante. Très rares sont les électeurs PS mécontents qui au premier tour se portent sur le FdG, et quand leur parti est absent alors c’est la dispersion totale vers les aventures !

Mélenchon semble vouloir résoudre le problème en durcissant le ton contre le PS. Mais faut-il alors être sûr d’apparaître comme une alternative, sinon c’est le FN qui tire les marrons du feu car lui, il joue électoralement dans la cour des grands !

Même s’il est impossible de tirer des leçons générales d’une élection partielle très particulière, il me semble urgent d’engager une réflexion autour des leviers disponibles pour sortir des impasses qui sont celles de TOUTE le gauche, les responsabilités étant différentes pour ceux qui sont au pouvoir et ceux qui sont sur le bord de la route. JP Damaggio

 PS Analyse d’avril 2011 ; La gauche vote FN

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 07:57

La Feuille Villageoise de Moissac du 24 août 1899 annonce en ces termes l’arrivée du confetto au Québec :

« D’après ce que disent les journaux canadiens, c’est le 24 juin dernier, jour de la Saint-Jean Baptiste, fête nationale des Canadiens français, que les colons du Nouveau-Monde ont vu apparaître les si désagréables petits bouts de papier nommés confetti. C’est Valleyfield, une toute petit ville, qui a vu ce progrès de civilisation la première.Les Canadiens non plus, n’y échapperont pas ! Quand ils rentreront chez eux, ils verront la mine de leurs femmes devenir maussades :

- Qu’est-ce que tu nous rapportes encore là ! Tu sais bien que ça se fourre partout, que c’est impossible à enlever !

Le progrès marche vite ! »

Le progrès marche d’autant plus vite que dès cette époque à Moissac comme à Castelsarrasin, « la bataille de confetti » est une des activités annoncées pour certaines fêtes.

 Un confetto, des confetti, comme on dit un spaghetto des spaghetti. Ainsi se marque le pluriel en italien car en effet qui dit confetti dit Italie.

 Cette petite anecdote glanée sur un journal de 1899 me renvoie à cette image «étrange» de l’Italie, le pays du rire, de la comédie, du carnaval.

 En France le nez rouge célèbre par excellence, s’appelle Achille (lire aquile) Zavatta né à la Goulette en Tunisie, de parents italiens.

Le comique par excellence s’appelle Coluche, né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris de Honorio Colucci (originaire d'un petit village italien de la région de Frosinone, Casalvieri) et de Simone Bouyer.

Fatalité du comique italien ? Permanence étrange à travers les siècles de la commedia dell arte ?

En Italie les Prix Nobel sont rares. 1997 : Dario Fo ; 1975 : Eugenio Montale ; 1959 : Salvatore Quasimodo ; 1934 : Luigi Pirandello ; 1926 : Grazia Deledda ; 1906 : Giosuè Carducci.

Le plus souvent les choix n’ont donné que peu de postérité à des tels écrivains. Leonardi est plus fort aujourd’hui que Carducci. Il semble que pour l’Italie le tragique de Primo Levi n’était pas de saison à l’heure du Prix Nobel. A moins que comme Pasolini, il ne soit mort trop vite ?

Le grand nom qui domine s’appelle Pirandello et pour aujourd’hui Dario Fo, deux auteurs de grandes comédies. Fatalité du comique italien ?

Comme nous aurions la fatalité du comique marseillais portée par Pagnol et Fernandel ? Fernandel qui fera une carrière marquante avec la série de films italiens où il joue DonCamillo ?

 Rien n’est aussi simple, pourtant le succès de Grillo relance les interrogations. L’Italie, destinée à ne pas se prendre au sérieux, face au sérieux qui prend de haut l’Allemagne ? Pas question ici d’énumérer des généralités sans intérêt, mais de pointer des contradictions à l’œuvre.

Jean-Paul Damaggio

P.S. Impossible de rêver que cet article ne se perde dans la mer d’internet

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 07:38

                                              diaporama-chili.jpg

 L’association « les artistes du kiosque » de Saint-Nicolas nous a proposé à Marie-France et moi-même, d’innover en nous suggérant de présenter un diaporama sur le Chili. Ils ont assuré un gros travail de communication dans la cité, par le journal local et de notre côté nous avons choisi une centaine de photos parmi le millier que nous avons rapporté pour une projection de 40 minutes afin de donner une image vivante et concrète du voyage. Une rencontre totalement différente de celle de Montauban centrée sur Violetta Parra et sans diaporama.

Nous faisions nos débuts dans l’utilisation du retro-projecteur prêté par un ami et c’est avec plaisir que nous avons refait ce parcours d’il y a déjà six mois en découvrant ainsi nos photos sur grand écran.

La quarantaine de personnes étaient au rendez-vous, nous avons essayé d’être vivants avec quelques anecdotes avant de laisser la parole à la salle pour quelques questions. Entre vouloir tout dire et se centrer sur l’essentiel, ce n’est pas simple.

 Quels contacts avec les Chiliens ?

Derrière les photos qui montrent seulement quelques Chiliens ou Chiliennes comment imaginer le contact avec les habitants ? Par exemple, je n’ai pas commenté une photo de deux jeunes chiliennes en costume scolaire qui à elle seule pouvait prendre cinq minutes d’explication. Comment fonctionne l’école ? Quels rapports chez les jeunes entre le costume traditionnel jupe-chandail, et la vie ordinaire ? Indiquons en passant que le costume scolaire n’est pas propre au Chili : il va jusqu’aux USA.

                                  les-deux-jeunes-filles.jpg

Comme nous n’étions pas dans une famille les contacts concernaient les personnels des hôtels, des restaurants, des magasins. Des personnes présentent firent cette observation : « quand vous demandez un renseignement, le Chilien a toujours une réponse ; il ne sait pas dire « je ne sais pas », donc ensuite il faut redemander. Par exemple à San Pedro d’Atacama il est difficile de trouver la seule station service qui existe. »

Mais dans l’ensemble l’accueil est très agréable, très sympathique ce qui ne dispense pas de veiller à sa propre sécurité.

 Et comment est vécu le souvenir de l’ère Pinochet ?

C’est bien sûr une question qui nous tarabustait. Par quelques signes nous avons eu la sensation que les habitants tentaient de privilégier le regard sur l’avenir plus que sur le passé. Les Chiliens se considèrent comme le pays d’Amérique latine où il fait le mieux vivre : le moins de chômage, de misère, le plus de services publics en état de fonctionnement et ils espèrent que ce développement va continuer fondé sur l’augmentation du prix des minerais, et masquer ainsi la mauvaise image internationale donnée par l’ère Pinochet. La transition paisible fait que contrairement à d’autres dictatures, on ne peut pas dire « c’était mieux avant » mais les idées d’une droite forte restent présentes sans nécessité de l’usage de la violence, du meurtre.

En découvrant le film No, j’ai pu indiquer comment au Chili un dictateur a pu perdre une élection… et mourir tranquille en toute impunité.

 Les conditions pratiques du voyage : le Guide du routard pour l’hébergement, les moyens de déplacement ?

Pour nous, par ce diaporama nous souhaitions encourager les voyageurs à faire ce grand saut jusqu’au Chili et donc une telle question concrète était essentielle. Le service hôtelier est fiable, plus cher que dans les autres pays de la région, mais totalement sérieux. Tout comme l’ensemble des relations avec les commerçants qui sont tenus à donner un justificatif d’achat. Il est donc facile par internet de réserver dans un hôtel un ou deux jours avant, il est facile d’utiliser les bus avec achat à l’avance du billet qui donne une place numérotée, bref les conditions du voyage sont un plaisir. Bien sûr les distances sont immenses donc les trajets en bus peuvent être longs. Les lignes d’avion intérieures sont disponibles mais nettement plus chères.

On a appris que les Chiliens de Toulouse savent eux aussi fêter dignement leur Fête nationale et donc localement c'est un bon moyen de rencontrer ce pays du bout du monde.

 Juste un regret, en parlant d’Arica j’avais promis d’expliquer pourquoi la ville est devenue chilienne mais en arrivant à la présentation d’Humberstone j’ai oublié d’indiquer que si le Chili a fait la guerre à la Bolivie et au Pérou, c’était sur demande des Compagnies anglaises du Nitrate qui voulaient éviter la nationalisation décidée par le Pérou et l’augmentation des taxes votées par la Bolivie. JPD

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 07:25

 

 

Je me souviens très bien de cette divine surprise d’octobre 1988 : Pinochet obligé de laisser le pouvoir ! Mais je n’avais jamais eu l’occasion d’aller voir comment une telle opération avait été possible. Au cours du voyage au Chili, au Musée de la mémoire, une salle est consacrée à cette victoire de l’opposition et on y voit une petite vidéo montrant la joie de la population. Mais sans plus d’explication.

Par un film largement projeté dans le cadre du Festival cinéma latino-américain de Toulouse et qui est ce soir à Verdun sur Garonne, film au titre simple, NO, le réalisateur Pablo Larrain décortique ce moment surprenant à travers le portrait du jeune et talentueux publicitaire qui, dans une claire entreprise de marketing va aider à cette victoire.

 Etant sensible à la question essentielle du marketing politique (j’ai publié une brochure sur ce sujet) j’aurais dû être au fait de cet exemple. Des dirigeants du NO ont donc demandé à ce jeune son aide pour gagner. Sa démarche est celle de tout publicitaire : « quelle est la cible ? » Des dirigeants politiques répondent : il s’agit de diffuer des idées, d’élever le niveau de conscience etc. Lui répond : « Il s’agit de gagner, donc de chercher les électeurs et électrices susceptibles de voter non et qui risquent fort de ne pas le faire. » Il ne s’agit pas de s’adresser aux convaincus pour qu’ils soient plus convaincus…

Découverte d'une étude : la cible ce sont les gens qui ont encore peur en conséquence toute campagne basée sur la dénonciation des crimes de Pinochet (premier réflexe des militants du NON qui veulent pouvoir dire à la télé ce qu'ils n'ont jamais pu dire) c’est se tirer une balle dans le pied : elle ne fera que conforter dans la peur… ceux qui ont peur !

Il faut donc chercher un autre angle d’attaque d’où la mise au point du spot publicitaire qui est repris en tête de cet article et qui est au coeur du film (Que la joie vienne !). Même pour qui ne comprend pas l’espagnol, le message passe, un message de joie ! Le langage de la pub est international !

Ainsi, dira un défenseur du No, « on blanchit Pinochet » et il a raison, sauf qu’en même temps il est possible d’écarter Pinochet du pouvoir ! 

L'émission télé est mise à une heure tardive et défenseurs et opposants pensent qu'elle ne sera pas regardée. Là aussi, erreur d'appréciation : la télé jouera un rôle central d'où l'importance du message diffusé.

Le langage du marketing est un langage de l’optimisme car sans lui aucune bataille ne vaut la peine d’être lancée.

Le langage du révolutionnaire est un langage du pessimisme car il analyse les contradictions de la réalité, et il s’étonne que le peuple soit si léthargique face à des crimes aussi horribles ! La victoire est pour demain mais pas pour ce matin.

Si le NO ne l’avait pas emporté, la bande de jeunes qui lancèrent cette campagne qui « blanchissait Pinochet » aurait perdu professionnellement mais aussi personnellement car les hommes de Pinochet allaient s’occuper d’eux.

 Ils ont gagné et ne soyons pas naïf cette victoire n’est pas seulement celle du marketing mais celle de l’argent pour le marketing : les USA avaient décidé de lâcher Pinochet et le coup de pouce n’a pas été sans incidence.

Mais certains diront : "le NON a gagné mais le système Pinochet est resté, certes, sans le crime et la violence, mais est resté tout de même, Pinochet n'est-il pas mort dans son lit comme Franco ?" Le jeune publicitaire répondrait qu'en effet en octobre 1988 il ne s'agissait pas de pousser le Chili dans les bras du socialisme mais d'abord d'en finir avec la dictature. La révolution n'est-ce pas de se fixer la tâche possible du moment ?  

 Ceci étant le film est trop centré sur le petit monde de Santiago qui s’affronte, par caméras de télévision interposées. Comment dans une ville rebelle comme Antofogasta les citoyens recevaient cette campagne télé ? Ce spot publicitaire ? Ce n’est pas parce que dans le secteur le NO fait son meilleur score (60%) qu’on peut dire que le message est le mieux passé : ce meilleur score témoigne surtout d’un passé révolutionnaire.

 Sauf que pour le marketing l’essentiel n’est pas le vote global, mais le vote de la petite marge qui fait basculer un résultat ! Du moins dans le cadre de ce premier marketing.

 Aujourd’hui, 25 ans après, le marketing politique réussit en Italie à faire presque basculer une société toute entière car au fil des ans, la politique est plus que jamais devenue une marchandise. En 1988 la télé était au cœur de la bataille. Aujourd’hui c’est Internet. Dans l’un on pouvait clairement différencier « les maîtres et les esclaves » : le pouvoir d’Etat était le maître et les téléspectateurs les esclaves. Qui est le maître sur Internet ? Et qui est l’esclave là où il faut agir pour y entrer ? Le téléspectateur reçoit et l’internaute cherche. Il cherche parfois son auto-exploitation…

J’invite les lecteurs qui après avoir pianoté sur le clavier sont tombés sur cet article à lutter pour démasquer les maîtres d’internet (les publicitaires qui étaient hier de simples outils) et nos comportements d’esclaves de la machine. JPD

P.S : autre article d'annette merle borgniet

Sur le même sujet, Annette Merle propose un regard qui, sous le marketing, continue de voir l'humain : le héros restant un enfant avec son train électrique et se déplaçant en roller. Article important qui me fait dire, avec optimisme, que le marketing travaille à la marge sans pouvoir effacer le fond qui est en chaque être.

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 18:40

A en croire La Dépêche de ce jour, l’élu socialiste Claude Mouchard n’est pas content du Partenariat Public Privé que Brigitte Barèges vient de mettre au point pour la gestion de la piscine. Il déclare : « Le recours au PPP pour la construction de la piscine va coûter cher à la commune, 3 fois l’investissement initial. »

Comme il a cent fois raison !

Sauf que…

Sauf qu’en tant que Conseil général il a voté sans état d’âme un PPP pour construire le pont de Verdun qui, après étude d’un économiste, va coûter 4 fois plus au Conseil général que s’il en avait assumé la mis en œuvre ! Bien sûr les gestionnaires précisent qu’ils ne font pas que construire mais pendant la durée de la concession ils entretiennent.

Quant au PPP pour la construction de la LGV Tours-Bordeaux les élus de tout bord, du PCF à la droite, ont dit oui.

 

Bref, un PPP Barèges c’est nul ; un PPP Baylet c’est bien !

La cohérence en politique a encore de gros progrès à faire. JPD

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 18:40

A en croire La Dépêche de ce jour, l’élu socialiste Claude Mouchard n’est pas content du Partenariat Public Privé que Brigitte Barèges vient de mettre au point pour la gestion de la piscine. Il déclare : « Le recours au PPP pour la construction de la piscine va coûter cher à la commune, 3 fois l’investissement initial. »

Comme il a cent fois raison !

Sauf que…

Sauf qu’en tant que Conseil général il a voté sans état d’âme un PPP pour construire le pont de Verdun qui, après étude d’un économiste, va coûter 4 fois plus au Conseil général que s’il en avait assumé la mis en œuvre ! Bien sûr les gestionnaires précisent qu’ils ne font pas que construire mais pendant la durée de la concession ils entretiennent.

Quant au PPP pour la construction de la LGV Tours-Bordeaux les élus de tout bord, du PCF à la droite, ont dit oui.

 

Bref, un PPP Barèges c’est nul ; un PPP Baylet c’est bien !

La cohérence en politique a encore de gros progrès à faire. JPD

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 14:01

Nous reprenons avec plaisir cet article de Libération sur une manifestation que nous défendons depuis… 25 ans ! JPD

 

Libération 13/03/2013 Ciné Latino souffle ses vingt cinq bougies

 

 CINÉMA. La fibre militante des débuts est toujours là. Du 15 au 24 mars le festival CinéLatino fêtera son 25e anniversaire avec un retour aux sources autour du thème «Cinéma et politique».

Un quart de siècle après son lancement par un collectif d’associations, ce panorama des cinémas et des documentaires d’Amérique latine est devenu une référence dans le circuit professionnel  tout en restant fidèle à ses engagements. La solidarité cinématographique initiée dans les années quatre vingt ne s’est jamais démentie. Hasta siempre (« pour toujours ») serait-on tenté d’affirmer.

 Autant connues en Amérique latine qu’en France ces Rencontres de Toulouse ont en effet permis à des cinéastes menacés dans leur propres pays (Argentine, Chili, Mexique, Uruguay, Colombie) de continuer à travailler et de construire une œuvre. 118 longs métrages, 42 courts métrages, 26 documentaires, pour la plupart inédits en France, sont au  programme de cette édition 2013 de CinéLatino dans laquelle LibeToulouse est allé se promener. 

« Calle Santé Fé»  le remarquable  documentaire  de Carmen Castillo  revient sur les années de plomb dans le Chili des années 1970. Comme bon nombre de cinéastes et de documentaristes sud-américains, cette réalisatrice chilienne s’inspire des dictatures militaires des années 1960 et 1970 en Amérique latine.

Réalisé en 2007, ce film sur l’engagement politique, s'arrête sur la mort de son compagnon Miquel Enriquez, chef du MIR, abattu le 5 octobre 1974 rue Santa Fe dans les faubourgs de Santiago du Chili lors d’un affrontement avec la Dina, la police militaire de Pinochet. Trente après, elle revient sur les lieux du drame et s’interroge sur la lutte armée. En valait-elle la peine ? Miquel et les autres résistants chiliens sont-ils morts pour rien ? Du passé au présent la quête de mémoire résonne avec les aspirations de la jeunesse chilienne d’aujourd’hui.

A voir ou à revoir, dans le même programme, les longs métrages Buenos Aires 1977 du réalisateur Adrian Caetano présenté à Cannes en 2006 et Garage Olimpo de l’argentin Marco Bechi. Ce dernier présentera aussi La terre des hommes rouges, une fiction sur la lutte des indiens Guaranis au Brésil pour récupérer les territoires dont ils on été spoliés.

Repéré dans cette édition 2013  le vidéaste mexicain Edgardo Aragon. Ce jeune artiste ultra réaliste présentera ses récits filmés de narco trafiquants  et d’échappés de pelotons d’exécutions dans l’auditorium des Abattoirs. A ne pas rater comme la totalité de ces Rencontres Ciné Latino.

 

J-M.E

Ciné Latino 25 emes rencontres de Toulouse du 15 au 24 mars.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 13:43

Le propos qui va suivre s’appuie sur la lecture du livre qui me paraît fondamental pour prendre la mesure sur le long terme du phénomène Beppe Grillo : Il latto oscuro delle stelle, la dittatura digitale di Grillo e Casaleggio, Testimonianze, documenti e retroscena inediti, Federico Mello, janvier 2013, Imprimatur Editore. Ce livre publié avant les résultats spectaculaires des élections de février 2013 est l’œuvre d’un jeune journaliste qui travaille depuis longtemps sur les questions de la planète internet. Il est conçu en deux parties : une sur le fonctionnement du système internet et l’autre sur l’usage que Beppe Grillo et Casaleggio (le propriétaire de l’entreprise marketing qui contrôle son site) en font. Ce commentaire est le denrier sur ce livre.

 

 

1 - Beppe Grillo et le Mouvement des 5 étoiles (M5S) dénonce le système médiatique, le système des partis, le système capitaliste, l’Europe et, s’il lui arriva une fois de déclarer que la question des sans papiers est surtout posée pour nous écarter des grands enjeux de société, il a très vite évité le sujet par la suite. Comme des millions d’Italiens je partage pour l’essentiel ses dénonciations.

2 – Pour quelles alternatives ? Et c’est là tout de suite qu’on passe à la mauvaise question, une question classique pour tout parti politique, mais impossible pour un mouvement qui CONCRETEMENT n’est pas un parti. Le propos – que je ne partage pas - disant du FN qu’il pose les bonnes questions mais donne les mauvaises réponses, n’est pas de mise. Et quant à ceux qui utilisent les justes critiques qui je vais évoquer, pour des solutions plus à droite encore, ils sont la pire source de la catastrophe.

3 – Dénoncer le M5S pour ce qu’il n’est pas, c’est renforcer sa dynamique. A déclarer, pour prendre une parabole, que c’est un train avec des ailes, Beppe Grillo peut aisément démontrer qu’il est un train ordinaire, et il gagne en crédibilité.

4 – Beppe Grillo n’existe politiquement que grâce à une entreprise de marketing aux ordres de Gianroberto Casaleggio. La question n’est donc pas celle des alternatives mais celle du comment s’élaborent les alternatives. Il ne s’agit pas seulement de dénoncer le fait que c’est un parti-entreprise, mais que c’est un parti-digital ! Le Front de Gauche est une marque déposée par un parti qui en est propriétaire, mais la «gestion» de cette marque n’appartient pas à une petite équipe de quatre ou cinq individus.

5 – Pour Beppe Grillo et son mentor, la seule alternative c’est internet, la seule victoire possible c’est la victoire d’internet, la seule démocratie possible, c’est internet etc. Son mouvement démontre qu’avec internet il est possible de cerner les maux de la société, qu’il est possible de les dénoncer clairement mais rien ne démontre jusqu’à ce jour, que le réseau peut se supplanter aux luttes politiques. Pour dénoncer, Beppe Grillo bénéficie de l’appui de personnalités reconnues comme Ricardo Petrella, Dario Fo, mais quand il s’agit de proposer c’est l’œuvre d’un homme Casaleggio !

6 – Beppe Grillo peut facilement me répondre que si quelqu’un a participé aux luttes sociales, c’est bien lui et son site, fait totalement incontestable qui est d’ailleurs la source majeure de sa popularité. Le problème c’est justement que, de ce rôle largement assumé, il n’est pas possible de passer mécaniquement à l’action politique ! Faire croire à un tel passage mécanique est une tartufferie très dangereuse. En politique, le M5S a beau être contre le système des partis, en participant aux élections il entre dans le système des partis ! Et s’il veut faire exploser le système, c’est bien pour installer un parti à sa place, le sien ! Or nous savons à présent qu’il ne suffit pas d’avoir de bonnes intentions pour devenir un bon gestionnaire !

7 – Tout effort visant à contester les propositions alternatives du M5S détourne l’acteur social de la contestation majeure, celle qui touche au fonctionnement réel du mouvement. Sauf que depuis sa création de nombreux militants historiques du mouvement ont conduit cette contestation sans le moindre succès car ils sont minuscules par rapport à l’énorme machine marketing ! Comme dit Casaleggio a Dario Fo : « Ils n’ont pas été exclus car au M5S on ne peut exclure. Ils ont simplement perdu le droit d’utiliser le sigle pour ne pas avoir respecté le Non-statut du mouvement ! »

L’échec des contestataires est la justification du bien fondé de leur contestation. Sauf que, eux aussi, sont sans solution !

8 – Comme le courant communiste de 1945 qui pouvait exclure sans broncher, car il savait que chaque matin une vague nouvelle, sans mémoire, effacerait toutes les critiques, le développement sans précédent du M5S fait apparaître les esprits critiques comme des mauvais joueurs. D’autant que quand ils se tournent vers un regroupement comme Rivoluzione civile, ils échouent lamentablement.

9 – Le succès phénoménal du M5S impose donc aux démocrates des devoirs inédits. Tout démocrate basant la démocratie sur le système électoral apporte de l’eau au moulin du M5S car ce système est discrédité en tant que représentant de la démocratie. Il est impératif de retrouver des liens innovants entre mouvements sociaux et représentation politique. A conserver, à gauche, des candidats issus de la technocratie plutôt que de la lutte sociale, on continue d’aggraver la crise politique. La discussion sur le non-cumul des mandats par exemple a des mérites mais seulement techniques : si la même classe politique cesse de cumuler ça ne change pas mécaniquement le contenu de cette classe !

10 – Le fond du débat devient le suivant : comment empêcher que la politique devienne une marchandise ? comment empêcher que la propagande-marketing devienne le passage obligé du débat démocratique ? Le phénomène Beppe Grillo ne peut se répéter nulle part mais nous savons tous que déjà en 1981 beaucoup évoquèrent le rôle majeur de Seguela dans le succès de Mitterrand, et que depuis les conseillers en communication font plus directement la politique que les députés élus ! L’Italie est un verre grossissant de l’histoire européenne, sachons en tirer quelques enseignements. Jean-Paul Damaggio

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