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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 17:38

Une amie de Toulouse m’envoie un article du Point pour me signaler que Jean-Michel Baylet est envoyé en correctionnelle par le juge Gentil. Je cherche alors sur google qui mentionne le fait et je tombe le 14 avril 2013 à 14 : 14 sur cette liste imposante :

 Ouest-France, gbessay le blog, 20 minutes, Franceinfo il y a 2 jours, dna, direct matin, gazette de paris, Le Point, boursorama, nordlittoral, lyonne.fr, France-news, lamontagne il y a 9 heures, l’express il y a 22 heures, lepopulaire, carredinfo, républicain-lorrain, leparisien.fr,

 Etrangement, Sud-Ouest qui a annoncé la décision n’est pas parmi les premières références. A un autre moment les résultats de google changent du tout au tout. L’Express arrive en tête.

Comment google hiérarchise l’information ? La question est d’importance quand on sait que les premières références sont plus massivement choisies : indirectement google décide du marché publicitaire e

 Non, tout ça n’est pas secondaire par rapport à « l’affaire » pour un blog comme celui de La Brochure. Il nous est inutile de rappeler les faits puisqu’ils sont déjà connus. Donc il faut pointer une autre information. Je voulais savoir à quelle place sur google, on allait trouver, sur ce sujet La Dépêche, le journal de… J-M Baylet.

 Nulle part bien sûr puisque sur La Dépêche le fait n’a jamais existé même si nous sommes après plusieurs rebondissements. Allez sur le site de ce journal, tapez dans le moteur de recherche « Baylet correctionnelle » et je vous assure les résultats ne sont pas tristes.

 Bref, le président du Conseil général publie un journal édité par une entreprise du président mais il n’en savait rien et je suis prêt à croire le président, car il n’y a là qu’affaire de routine. Malheureusement un conseiller général de droite a voulu en faire… une affaire… pour 25 000 euros !

 Ce conseiller général a été éliminé de l’institution avec l’aide des électeurs et il est maire de Caussade. Comme pour tous les sujets qui fâchent, comme par exemple Baylet en correctionnelle, il n’existe pas sur La Dépêche. Pour ce journal la stratégie est connue : on efface ce qui fâche. En ce moment c’est le maire PS de Moissac qui subit ce traitement (avec en plus des médisances) pour préparer le terrain des municipales à la ministre Sylvia Pinel.

Et parmi les blogs qui reprennent l’affaire celui de Pompigne-Mognard se distingue avec cette question : comment Sylvia Pinel pouvait-elle ignorer cette situation, elle qui était au moment des faits une très proche collaboratrice de Baylet ?

La Dépêche peut-elle être poursuivie pour non information de ses lecteurs mais peut-être que là aussi la rédaction est ignorante du dossier ? J-P Damaggio

P.S. En Tarn et Garonne le fait est évoqué sur le blog de MAC, et de la Gauche anticapitaliste (je ne sais leur classement sur google)

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 16:50

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190 pages, 15 euros ISBN : 978-2-917154-88-5

Ce livre est un quasi point final au travail des éditions La Brochure. En 190 pages les textes de Jaurès rassemblent ce que nous avons cherché à faire vivre : la lutte pour la révolution sociale et démocratique.

En choisissant l’année 1906 nous avons choisi un moment historique où la contre-révolution cléricale s’affronte à l’offensive de la révolution sociale. Rappelons les grands événements de l’année qui prouvent contrairement à quelques lieux communs que l’histoire ne s’accélère pas aujourd’hui :

7 janvier : Elections sénatoriales.

Janvier : Campagne pour les retraites ouvrières.

1er février : Affrontement crucial au sujet des Inventaires à Sainte-Clothilde Paris car il donne le départ de la révolte cléricale.

18 février : A. Fallières prend ses fonctions de nouveau Président de la République.

11 février : Encyclique du pape Pie X : Vehementer nos

24 février : Loi sur les retraites ouvrières votée à l’Assemblée mais le Sénat la refusera.

10 mars : Catastrophe de Courrières (plus de 1000 morts).

14 mars : Pour remplacer le Ministère Rouvier, Ministère Sarrien avec Clemenceau à l’Intérieur et Briand à l’Instruction publique et aux Cultes.

8 avril : Fin de la Conférence d’Algésiras sur le Maroc.

1er mai : Echec de la Grève générale : répression féroce de Clemenceau.

6 mai : Premier tour des élections législatives.

20 mai : Deuxième tour, Jaurès est élu de justesse avec 51,1%.

30 mai : Première assemblée des évêques de France.

9 juillet : Décès de la mère de Jaurès qui ne peut être présent à l’enterrement.

12 juillet : Dreyfus est réhabilité et réintégré dans l’armée.

13 juillet : Loi sur le repos hebdomadaire débutant le 31 août.

10 août : Encyclique du pape Pie X : Gravissimo officii

25 octobre : Début des négociations pour le Ministère Clemenceau.

1 4 novembre : Congrès d’Amiens de la CGT avec la rédaction de la fameuse Charte.

2 janvier 1907 : Nouvelle loi sur l’exercice public des cultes.

6 janvier : Encyclique du pape Pie X : Une fois encore.

 

La Charte d’Amiens, les premières législatives du Parti socialiste nouveau car unifié, les débuts des lois sur les retraites et sur la limitation du temps de travail et en même temps, contre la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, l’offensive papale.

L’année où le parti radical-socialiste cumule tous les pouvoirs et s’en sert pour massacrer les ouvriers en lutte. Sur le plan international, les suites de la Révolution russe de 1905.

Que pouvait dire Jaurès ?

Il joue la modération et la fermeté, la critique et la proposition, le témoignage et l’histoire. Et au total une clairvoyance impressionnante !

22 janvier : « Le suffrage universel n’aura qu’à souffler sur cette bande vacillante. » Et en effet les élections législatives suivantes même difficiles confortent son parti.

13 février : « Ô travailleurs, si vous aviez seulement le sentiment de votre force, si vous saviez vous unir et appliquer résolument vos volontés concordantes, à un plan de réformes conduisant à la propriété collective, la race humaine s’élèverait d’un mouvement rapide et certain dans la lumière et la justice. » Toujours la réforme… pour faire la révolution !

Jaurès contre l’emprunt russe, pour le droit de vote des femmes, et pour remettre à leur place les Eglises. Jaurès sur tous les terrains avec détermination mais avec patience. Cette patience m’impressionne à toutes les pages, et ne pourrait fonctionner aujourd’hui où l’Internet permet (et impose parfois) une réaction immédiate parfois superficielle.

Cette patience était possible car le cap était clair : réformes sociales, réformes sociales et encore réformes sociales.

Jean-Paul Damaggio

P.S. Notre catégorie Jaurès de ce blog est enfin honorée d'un livre.

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 16:42

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Juste un mot (2) ORDINATEUR

Cette fois, c'est le mot "ordinateur" qui me fait sourire. Les anglais disent computer, les allemands "Computer", les italiens, "calculatore" mais dans les journaux : "computer". Face à cet unanimisme la France se distingue avec le mot "ordinateur". Elle a emporté dans son sillage, avec l'aide sans doute des catalans, les espagnols qui sont passés de computadora à computador puis à ordenador. Au niveau occitan, comme d'habitude, le débat est vif mais dans l'ensemble "ordinator" est le mot retenu. Voir Occitans ! et L'Occitan. Pourquoi cet état de fait me fait-il sourire ?

Parce que face aux pays européens qui ont préféré, au sujet de cette machine-symbole de notre époque, adopter un mot plein de sens, la France a voulu se distinguer mal à propos pour lutter contre les anglicismes (IBM France voulait imposer computeur). En effet, "computer" comme le dit clairement la traduction italienne, ne signifie rien d'autre que "calculatrice" et un ordinateur, en son cœur, ne fait que calculer. Les espagnols ne disent- ils pas "computar" pour calculer ? Preuve que les Anglais sont parfois des latins…

En France on aurait donc pu opter pour le mot "calculateur" qui faisait la différence avec la modeste calculatrice. Mais au pays de l'ordre, de la hiérarchie indispensable au bon fonctionnement de la centralisation, on a préféré insister sur un autre aspect de l'ordinateur, sa capacité à classer donc à ordonner.

Le malheur c'est que le mot ordonateur si proche d’ordinateur s'employait déjà et surtout au niveau des pompes funèbres. La modernité à la sauce française ne sera qu'un grand enterrement. Vous pouvez demander à Thomson (1). Jean-Paul Damaggio

 (1) Thomson est une entreprise qui se lança avec l’aide de l’Etat dans la production d’ordinateurs mais sans lendemain…

 

Ce petit article oublié que j’ai croisé en fouillant mes archives m’a conduit à retrouver les trois exemplaires d’un des nombreux journaux que j’ai contribué à faire naître et vivre.

La Question Occitane était un projet avec Félix Castan dans le cadre du travail de l’Institut de Recherche Marxiste sur le sujet. D’où l’idée de retrouver de mémoire les journaux que j’ai initié plus ou moins longtemps :

- Journal à l’Ecole normale de la Jeunesse communiste (1972)

- Nouvelles de Monclar, trimestriel, journal de la cellule du PCF de Monclar qui a été relancé en 1977 jusqu’en 1985

- Vivre et lutter, trimestriel, journal de la section de Nègrepelisse du PCF qui existait auparavant sous le nom de De la Tauge à l’Aveyron (1980-1985)

- Le Gyrophare, trimestriel, journal d’une tendance syndicale originale du SNI-PEGC : le SAMU, qui dura de 1986 à 1990

- la Question Occitane (1986-1987)

- Vivre et lutter, mensuel, nouvelle formule de 1990 à 1992

- Point-Gauche ! bimestriel, de 1992 à 2007 (il a continué ensuite pendant trois ans)

- TR’OC, tribune occitaniste avec René Merle de 1991 à 1993

- Journal Intercommunal, 2007-2008

- Lire Libre, le journal actuel des éditions la brochure

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 12:38

En 1961 au club français du livre Georges Tersen a proposé une biographie de Bolivar qui, fait exceptionnel a été présentée dans la revue la Pensée n°106 de décembre 1962, grâce à un compte-rendu de Jean Dautry. Je dis fait exceptionnel car à ma connaissance, le marxisme français s’est très peu penché sur le cas de Bolivar et encore moins sur le texte de Marx à ce sujet.

 Ce livre de Tersen me semble très utile, en particulier la dernière partie qui tente un bilan.

« Ne pensant pas à modifier la structure sociale de son pays, malgré son intense patriotisme, Bolivar ne s’intéresse guère à l’économie, même sur le plan national. On pourrait lui faire grief de ce fait puisque c’est en quelque sorte lui qui fit de l’Amérique équinoxiale un fief économique anglo-saxon pendant la période immédiatement postérieure.»

Et ce désintérêt pour l’économie s’explique clairement :

« Homme du XVIIIe siècle, il l’est par bien des points. Tout d’abord c’est un notable et qui plus est un notable colonial. A cette date plus qu’à tout autre, la naissance marque l’individu pour tel ou tel avenir, puisque tout est question de castes. Malgré tous ses efforts, Bolivar restera toute sa vie ce qu’il était en naissant : un très riche créole propriétaire de vastes domaines et de nombreux esclaves. »

 Marx ne pouvait découvrir dans le personnage, que les vestiges de ces aristocrates d’autrefois surtout Espagnols (que le Quichotte n’a pas effacé… au contraire) et pour qui le travail était déchoir et la fortune telle, que l’argent n’avait aucun intérêt. Bolivar n’a jamais travaillé et n’a jamais eu aucun souci d’argent même si finalement il a tout donné à la révolution.

 Tersen pointe le second caractère de Bolivar : « Notre Bolivar classique est aussi un romantique. » et il y voit une contradiction.

Pour moi le romantisme n’est que la contestation de droite du capitalisme, une façon de digérer la révolution dans le monde de la petite bourgeoisie, le romantisme c’est le refuge des nostalgiques des grandeurs aristocrates qu’ils ne célèbrent qu’en tant que « grandeur », et non plus en tant que classe sociale dominante. Sans oublier la grandeur de l’aristocratie ouvrière… les compagnons du Tour de France.

Les romantiques vont cracher sur l’argent pour dénoncer l’infâme montée du capitalisme qui est ainsi condamné non pour ce qu’il est (une révolution) mais pour ce qu’il détruit.

Politiquement Bolivar est un jacobin mais ses projets de constitution ne seront que lettres mortes quand en France ils bouleversent les structures politiques. Et j’ose écrire que cette tradition est pour une bonne part restée aux Amériques d’autant qu’en Europe les constitutions elles-mêmes, sont souvent devenues de phrases creuses.

 Bref, le livre de Tersen nous renvoie vers un Bolivar qui reste peu connu et Jean Dautry dans le compte-rendu de La Pensée insistera sur le fait que les conditions sociales de son pays ayant fait l’objet de peu d’études, il est d’autant plus difficile de capter la place de cet homme sauf à tomber dans l’idée que l’homme est au dessus des conditions sociales qui le portent. Jean Dautry commence ainsi son compte-rendu :

« Il est encore difficile d'écrire sur Bolívar autre chose qu'un roman héroïque. La société coloniale hispano-américaine, dans le sein de laquelle naquit le 24 juillet 1783 le bébé créole « Simónetto », n'a pas été assez étudiée en profondeur par les érudits pour qu'il soit possible de replacer dans son vrai cadre une existence qui contribua plus qu'aucune autre à briser ce cadre. »

Pour conclure j’indique qu’aujourd’hui le Venezuela se prépare à voter pour remplacer Chavez. Le comité de campagne de l’opposant Capriles s’appelle…. Simon Bolivar.

Jean-Paul Damaggio

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 15:48

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 158 pages, format A5, 15 euros, ISBN : 978-2-917154-87-8

En rééditant le court texte de Marx où il présente Simon Bolivar nous avons souhaité l’accompagner des diverses interprétations auxquelles l'action de cet homme a donné lieu.

De Mussolini à Franco en passant par Chavez et tant d’autres, les combats de Bolivar ont été mis à toutes les sauces. Après Washington pour le Nord, Bolivar pour le Sud ? Deux libérateurs du continent américain ? Sauf que Washington a gagné avec l’appui des Français et Bolivar avec celui des Anglais. Dans les deux cas, un appui extérieur qu’il n’est pas bon de rappeler pour la gloire des deux militaires. Et pourtant…

Bolivar a laissé une œuvre inachevée que la gauche latino-américaine doit reprendre ? Un Bolivar qui aurait eu comme adversaire inévitable les USA, pourtant très heureux de voir les Espagnols chassés de « leur » continent ?

Qu’est-ce que la liberté en 1815 ? La liberté des Bourgeois contre les féodaux ? Marx plaide pour une autre révolution, celle de la classe ouvrière qui est enfantée par la Bourgeoisie comme la Féodalité a enfanté la dite Bourgeoisie. Pour Marx, le cas Bolivar le renvoie à cette vision du futur explicité dans Luttes des classes en France :

« La révolution sociale du XIXème siècle ne peut pas tirer sa poésie du passé, mais seulement de l’avenir. Elle ne peut pas commencer avec elle-même avant d’avoir liquidé complètement toute superstition à l’égard du passé. Les révolutions antérieures avaient besoin de réminiscences historiques pour se dissimuler à elles-mêmes leur propre contenu. La révolution sociale du XIXème siècle doit laisser les morts enterrer leurs morts pour réaliser son propre objet. Autrefois la phrase débordait le contenu, maintenant [avec la révolution sociale], c’est le contenu qui déborde la phrase. »

 Que dirait Marx quand aujourd’hui encore la révolution sociale prétend s’appuyer sur des réminiscences historiques ? Quand la phrase "révolutionnaire" déborde si souvent le contenu ! La vision de Marx est toujours une vision historique CONTRE toutes les visions abstraites qui traitent de la liberté, de la guerre, de la dictature etc. comme des entités en soi. La révolution elle-même ne peut pas être entendue comme la répétition des révolutions passées. Pourquoi ? Parce qu’avant celle de la classe ouvrière la révolution se faisait pour des intérêts particuliers qui devaient être masqués sous le voile de l’intérêt général. Avec la révolution sociale, la classe ouvrière ouvre l’ère d’une révolution qui en faisant le bien pour le travail ouvrier fait le bien pour toute la société. La guerre contre les illusions qui pouvaient être néfastes en 1789 quand il fallait trouver tous les moyens pour en finir avec l’aristocratie, devient une guerre salutaire pour construire l’avenir. Bolivar devient sous la plume de Marx, l’archétype de l’illusion néfaste !

Si je partage ce point de vue de Marx, je conteste le suivant qui lui fait penser qu’à construire un Etat impossible, Bolivar aurait joué la comédie du pouvoir, à l’heure où l’Etat est sans avenir. Pour Marx l’heure est à l’internationalisme –une des forces de la classe ouvrière – et Bolivar aurait pu trouver grâce à ses yeux puisqu’il veut construire un vaste Etat contre les divisions nationalistes de l’Hispano-Amérique. En fait Marx est enfermé dans sa propre théorie juste économiquement, mais bancale politiquement. Oui, le capital s’est internationalisé et a pris les commandes sur toute la planète mais la révolution ne pouvait faire de même !

Contre Bolivar, les nationalismes de l’Hispano-Amérique vont fleurir et qui peut s’en étonner quand on pense à l’écart entre le paysan des Andes péruviennes et celui des llanos vénézuéliens. Aujourd’hui encore, contre toute attente, les Nations Unis enregistrent un nombre toujours plus grand d’Etats ! Si ces Etats s’appuient parfois sur des replis nationalistes, ce n’est pas toujours le cas et le démantèlement de l’URSS est source d’interrogations.

Le cas de Bolivar continue et continuera d’être source de réflexions… pour qui veut faire reculer le mythe au profit de l’histoire. Aujourd’hui, il arrive souvent qu’au nom des transformations technologiques on veuille effacer l’histoire et au nom du libéralisme, effacer la société, mais dans les deux cas, c’est peine perdue. L’histoire humaine revient par la fenêtre quand on la chasse par la porte.

J-P Damaggio

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 11:21

Les Amis de Renaud JEANviennent de diffuser un nouvel article de Renaud Jean. Nous sommes en 1933, au cœur de la grande crise et la révolte gronde. Pour empêcher la résistance le gouvernement propose une loi contre l’organisation collective de la grève de l’impôt. Nous sommes à un moment où le PCF dénonce avec force le PS et Doriot est encore en première ligne. Nous savons qu’en peu de temps le paysage va changer après les émeutes de 1934.

Voici donc une « photo » d’un moment d’histoire qui nous rappelle que les riches fraudeurs sont des professionnels de ce gendre d’exploit ! J-P Damaggio

 

Reproduction fidèle d’un article du journal l’Humanité du 3 Mars 1933

Socialistes, soutanes et coffres-forts.

Nous avons raconté, il y a quelques semaines, de quelle manière la rédaction parlementaire du «Populaire», surmonte les difficultés qu’il éprouvait à expliquer à ses lecteurs le vote du groupe socialiste en faveur de l’article de la loi scélérate proposée par M. CHERON.

« La Chambre, se borna à écrire Mr P. LAINE, venait seulement d’en finir avec les dispositions concernant la répression des manœuvres contre le paiement de l’impôt, qui avaient provoqué une discussion de près de quatre heures, dispositions qui, par suite de la chute du gouvernement, se trouvent sans effet... ».

Dans ces quelques lignes, Mr P. LAINE battait tout les records d’escamotage. Il cachait à ses lecteurs la gravité du texte voté ! Il leur cachait aussi que ce texte était né de la collaboration de CHERON, BLUM, RENAUDEL et BONNEVAY. Il leur cachait enfin que la chute du gouvernement ne tranchait pas du tout la question, et qu’il était probable que le Sénat reviendrait à la charge. C’était tellement probable, que c’est, en effet, arrivé !

Et la résurrection du texte scélérat a permis de saisir, une fois de plus, sur le vif, l’étroite solidarité qui unit la politique du Parti Socialiste, les intérêts des puissances financières, et même à l’occasion, ceux de l’Eglise.

Nous le montrerons, très simplement, par un rappel des faits. Mais ces faits, nous demanderons à tous les lecteurs de l’Humanité de les soumettre à leurs camarades de travail socialistes.

En premier lieu, de quoi s’agissait-il ?

« Sera puni d’une peine de trois mois à trois ans de prison, et d’une amende de 1 000 à 20 000 frs quiconque, par voie de fait, menaces ou manœuvres concertées, aura organisé ou tenté d’organiser, le refus collectif de l’impôt ».

Telle est la signification de l’article 79 bis dont la commission et le gouvernement demandaient le vote à La Chambre. Nous rappelons plus haut que, ce texte est le résultat de la collaboration de Mr CHERON, qui prît l’initiative de leur demander des mesures d’exception contre les grévistes éventuels de l’impôt, et de Messieurs BLUM, RENAUDEL et BONNEVAY qui, au sein de la Commission des Finances, firent assaut de connaissances juridiques pour aboutir à «la meilleure formule». La paternité – partielle – de la loi scélérate ne saurait être reniée par le Parti Socialiste.

Contre qui ce texte était-il dirigé ?

Pas contre les fraudeurs de l’impôt ! Les clients des banques de Bâle restent en liberté ! Et cependant, l’importance des sommes dont ils ont frustré le Trésor est telle, que trois d’entre-eux, pour obtenir un non-lieu, auraient offert respectivement de rembourser 4, 5 et 25 millions de francs. Ces chiffres ont été donnés par l’Organisation Confédérée des Fonctionnaires. Nous les avons cités à La Chambre le 25 Février : le gouvernement n’a pas démenti...

D’autre part, chacun sait que les valeurs au porteur permettent, même sans l’interruption des banques suisses, des fraudes considérables. Récemment, Monsieur BERGERY évaluait, devant La Chambre, à 20 milliards le total des revenus de cette nature qui échappaient à l’impôt général.

Et cependant, contre cette fraude considérable qui est une des causes principales du déficit, et par conséquent des aggravations de charges que le gouvernement inflige à tous les travailleurs, contre cette fraude, le projet de douzième (augmentation des impôts) ne dressait pas le moindre obstacle. Et les socialistes, eux-mêmes, sacrifiant les intérêts des travailleurs au maintien de leurs alliances avec les partis bourgeois de « gauche », ont renoncé à la combattre par le titre à endos.

Par conséquent, l’article 79 bis n’est pas dirigé contre les fraudeurs. Il ne l’est pas davantage, contrairement aux affirmations du « Populaire », contre le baron d’ANTHOUARD, contre les chefs du Parti Agraire et autres politiciens qui tentent de mobiliser le mécontentement, cent fois justifié, des petits commerçants et des paysans travailleurs, au profit de leurs intérêts capitalistes et de leur politique fasciste.

Lorsque Monsieur le baron d’ANTHOUARD, ou Monsieur FLEURANT AGRICOLA, ou même Monsieur GUILLON – l’unique député agraire – seront enfermés à La Santé, ou dans quelques autres bâtiments hospitaliers de la Troisième République, vous nous le ferez savoir ... !

Le texte rédigé partiellement par les socialistes, voté par eux et par les «Gauches», menace uniquement les travailleurs. Supposons que demain, - l’hypothèse n’en est pas exclue -, le gouvernement songe à augmenter l’impôt sur les salaires, et que les ouvriers résistent : l’article de loi socialiste et radical jouera à plein contre eux !

En attendant, il peut jouer sans délai contre les vignerons champenois en difficultés avec le fisc. Sa menace plane aussi sur tous les paysans qui songent à la grève de l’impôt pour signifier leur colère à une organisation sociale qui les affame ou qui, plus simplement, ne paient pas l’impôt parce qu’ils ne peuvent pas payer.

On conçoit qu’une partie du groupe socialiste parlementaire se soit demandé, avec quelque inquiétude, si le vote d’un pareil texte ne constituerait pas un morceau un peu trop gros à avaler pour les bons bourgeois qui font confiance à la S.F.I.O. Cette inquiétude explique la diversion tentée par Monsieur BARTHELEMY, député socialiste de Puteaux.

Ici encore nous nous bornerons à résumer les faits :

Non contente de ne pas causer la moindre peine aux grands fraudeurs, la majorité «de gauche» accorde à l’Eglise catholique de singuliers privilèges fiscaux.

Des deux lettres lues à la tribune par le représentant du Parti Communiste, il résulte :

1°) Que le ministre des finances a dispensé les associations diocésaines de payer la contribution foncière et les taxes sur les biens de mainmorte, et que l’Etat se subsiste à ces associations pour payer aux communes la part de ces taxes leur revenant.

2°) Que lesdites associations ne font aucune difficulté pour recevoir de pareils cadeaux de l’Etat soi-disant laïque et même, par-dessus le marché, elles se proposent d’obtenir à brefs délais de pareilles exemptions pour les presbytères.

La lecture de la première de ces lettres, produisît sur l’Assemblée une impression telle, que l’abbé DESGRANGES et le ministre LAMOUREUX durent tour à tour donner des explications piteuses : « Il ne s’agit là que d’avantages momentanés », ergota péniblement le ministre du budget.

Et la situation était visiblement telle, que compte tenu d’une part, de l’absence dans l’article 79 bis de toute disposition contre les fraudeurs, d’autre part, du privilège fiscal accordé aux associations diocésaines, il devenait impossible à La Chambre le vote du texte frappant la grève de l’impôt. C’est ce moment précis que le socialiste BARTHELEMY, volant au secours du gouvernement, du coffre-fort et de la soutane, choisît pour tenter, en l’absence de notre camarade DORIOT, la misérable diversion que l’Humanité a rapporté.

Quelques heures plus tard, sous les rires des représentants de tous les partis – sauf ceux du Parti Socialiste qui faisait plutôt triste figure -, DORIOT, exécutait de mains de maître, le député de Puteaux.

Mais, le tour était joué. Le ministre LAMOUREUX demande le renvoi de la séance. Dans l’intervalle, les négociations marchèrent bon train. MARQUET, grand chef présent du groupe socialiste parlementaire, pût ramener dans le chemin de la discipline ses troupes en partie révoltées. Et à cinq heures, le gouvernement avait sa nouvelle loi scélérate.

Tels sont, rigoureusement exacts, les faits. Grâce aux socialistes, les grévistes de l’impôt iront en prison ! Grâce aux socialistes aussi, les curés continueront à ne pas payer, cependant que les fraudeurs resteront en liberté.

Renaud JEAN

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 15:16

Journal d'une semaine 

Le 5 avril, direction Toulouse puis Tarbes. Intervention à Tarbes puis direction Bagnères.

Le lendemain 6 avril, retour par le Gers, j’aime bien le Gers un département sans véritable capitale où chaque ville semble suivre son chemin avec le jazz à Marciac, les bandas à Condom, les latinos à Vic-Fezensac, la Country à Mirande et j’en passe. Un modèle de «république au village» suivant la formule de Maurice Agulhon.

Le 7 avril, avec Marie-France nous devons rapporter le rétroprojecteur qu’on nous avait prêté pour la présentation à Saint-Nicolas de La Grave donc direction Caussade.

Sympathique discussion puis quelques pas dans le centre ville. Des restaurations importantes. J’avais dû voir cent fois la maison du Caiffa sans mesurer son originalité. Il s'agissait d'une société ayant des points de vente un peu partout pour offrir du café et autres produits. Sur un carnet les acheteurs avaient des timbres à coller et le carnet une fois plein, ils gagnaient quelque chose.

Petit tour jusqu’à Septfonds pour découvrir au printemps le mémorial du Camp de Judes puis les restes du cimetière espagnol.

Le mémorial donne une toute petite idée de ce camp construit à la hâte pour recevoir des milliers et des milliers de réfugiés espagnols fuyant la guerre civile.

Au cimetière les noms des décédés de 1939-1940.

De là, direction Montpalach sur la commune de Saint-Antonin Noble Val. Un hameau qui domine le paysage. Le début du causse. Je me souviens de la quête de truffes juste à côté à Servanac mais je ne me souviens pas être passé jusqu’ici.

En descendant de voitures, je tombe sur un ancien collège sympathique. On parle cinq minutes de lieu, du patus communal, de la maison de Rolande Trempé une historienne que j’ai croisé quelque fois, avec qui j’ai correspondu une fois, mais avec qui je n’ai pas travaillé. Elle a vendu sa maison de Montpalach et vit, je crois, à Paris.

De là, nous passons chez mes parents pour un repas familial. Ils viennent de passer deux jours avec les enfants du docteur Urbac, un médecin juif que mon grand-père a caché avec sa famille, pendant l’Occupation.

Le 8 avril, aujourd’hui, je termine une lettre de la Brochure, je me prépare à porter le tirage de La Communication à Alain Mariet qui habite à Bourret, sur la route vers Verdun et Grenade sur Garonne destination de ma nouvelle intervention sur la LGV le soir même.

Les 9 et 10 avril je garde mes petits-enfants.

Le 11 avril on va penser aux cinémas russes mais avant j’ai une rencontre LGV…

Le 12 avril à Donzac à 18 h 30 Maurice Cuquel expose sur les Saharaouis et ensuite, conseil d’administration de l’association Alternative LGV.

Bref, un emploi du temps qui va me faire oublier le blog sauf à y présenter les dernières publications récupérées chez l’imprimeur le 5 avril.

Jean-Paul Damaggio

la-voiture-du-caiffa.jpg

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 10:32

Au moment où, dans les préfectures, il y a quelque agitation au sujet d'inondations possibles et graves en ce mois d'avril, La Brochure publie "Quête d'une tortue sur la balabre d'une LGV" où vous trouverez, au cas Escatalens, le portrait de la crue de 1875. Nous nous l'offrons ici.

J-P Damaggio

 

 

"Quand on passe sur la 113, juste après Saint-Porquier on arrive à Escatalens et dans aucun des deux cas on ne s’imagine si près de la Garonne. La plaine est magnifique et j’imagine que du point de vue de Cordes-Tolosannes le spectacle doit être imprenable. Sauf qu’une plaine si belle, ce sont des inondations assurées comme en témoigne la hauteur de la voie ferrée Castelsarrasin-Beaumont, quand elle l’a traverse. La LGV devrait faire de même ce qui projetterait encore plus haut la vieille ligne qui devra enjamber la nouvelle. Parmi les inondations, celle de 1875, est entrée dans l’histoire. Dans une riche brochure, Melle Pozzi nous présente la situation :

« La route départementale qui va de Montech à Castelsarrasin passe au bord de la dernière assise de la vallée. La Garonne arrivait jusqu'au pied des villages d'Escatalens, de Saint-Porquier et de Saint-Martin de Belcassé. On apercevait toute la plaine basse inondée entièrement. Quelques pans de murs émergeaient ça et là ; deux ou trois maisons paraissaient seules avoir résisté à l'effroyable désastre. Partout la tristesse et la désolation se lisaient sur tous les visages. Les malheureux inondés qui avaient pu être sauvés contemplaient dans une morne attitude ce spectacle navrant de leur ruine, ou s'efforçaient, à travers les arbres, d'apercevoir au loin ceux qu'ils savaient être en détresse. Partout, autant que possible, des barques montées par de hardis sauveteurs cherchaient, malgré les plus grands périls, à ramener quelques malheureux.

On signalait à la même heure une maison restée débout à cause de sa position relativement élevée, celle de M. Fontanié, dans la Rivière haute de Castelsarrasin, dans laquelle s'étaient réfugiées plus de cent personnes. Ajoutons que les vivres devaient leur faire défaut, car ce n'est que dans la soirée de jeudi qu'on a pu leur en expédier.

Le niveau de l'eau ayant considérablement baissé, il est à présumer que, grâce à ce secours, personne n'a péri ».

 Les tortues seraient allées de l’eau vers la terre mais sur terre elles finissent par craindre l’eau aussi les inondations sont souvent leurs cauchemars car comment résister ? Et celle de 1875, c’en est une parmi tant d’autres !"

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 16:47

A ce moment là Grousset est député socialiste. Ce texte témoigne parfaitement de l'engagement du personnage. Il a été publié, dix jours après, sur le journal de Camille Delthil, à Moissac. La Feuille villageoise a publié deux autres éléments sur Grousset en cette année 1893. JPD

 

UNE LETTRE DE PASCHAL GROUSSET

 

M. Paschal Grousset, député de la Seine, a adressé la lettre suivante à M. Dupuy, président du conseil, ministre de l’intérieur :

Lens, 30 octobre 1893

Monsieur le ministre

Je suis venu à Lens sur cette idée que quarante mille ouvriers n’arrêtent pas, sans de sérieux motifs, le travail d’où dépend la paix de leurs familles. Je n’ai pris à la grève aucune part directe ou indirecte. J’ai simplement voulu voir de mes yeux ce qui se passe ici, comme c’est mon droit de citoyen et peut-être mon devoir de député.

J’ai trouvé le bassin houiller militairement occupé, les soldats parcourant les rues le fusil en bandoulière, les officiers arpentant tristement le quai des gares, tout l’appareil de la guerre civile au sein de la population la plus calme, la plus sage et la plus douce qu'il m’ait jamais été donné d'approcher. J’ai vu un membre du Sénat, maire de la commune, brutalisé par un capitaine de dragons qui avait envahi, sans billet de logement, le domicile de son choix et s'y était installé. J’ai vu la force publique lacérer des affiches et interdisant des réunions civiques, au mépris du Code.

J'ai vu les tribunaux siégeant en permanence pour frapper de peines rigoureuses des délits de grève purement véniels, quand ils ne sont pas imaginaires. J'ai vu quatre témoins sommairement condamnés pour faux témoignage, parce que leur déposition se trouvait en désaccord, sur un détail sans importance, avec celle d'un seul agent de police. J'ai vu la gendarmerie procédant, avant le jour, à des tournées domiciliaires, pour exercer sur les grévistes une pression directe, en leur intimant, au nom de l'ingénieur, que les fosses allaient être fermées à six heures.

Et je me suis demandé pourquoi la liberté du travail est ainsi ouvertement violée au profit des sociétés minières ; pourquoi les pouvoirs publics semblent prendre à tâche de cultiver dans le Pas-de-Calais le mépris de la justice républicaine ; pourquoi ils assument la responsabilité des tragédies qui peuvent naître de ces provocations ; pourquoi ils laissent durer depuis sept semaines un état de choses qui menace pour tout l'hiver, au moins sous la forme de grèves partielles, la paix et la prospérité du pays ; pourquoi ils mettent en péril la défense nationale elle-même, s'il est vrai, (comme le gouvernement seul peut le vérifier par une inspection immédiate) que certaines compagnies de chemins de fer, pressées par la cherté croissante de la houille, aient déjà entamé leurs réserves de mobilisation.

En un mot, je me suis demandé pourquoi le gouvernement de la République ayant à sa disposition la loi sur l'arbitrage, n'a pas encore mis les parties face à face, pour les contraindre à s'expliquer de leur différend, ainsi qu'il l'a fait naguère, avec un plein succès, dans la grève de Carmaux et dans celle des Omnibus parisiens.

Monsieur le ministre, si la représentation nationale avait été associée par une session spéciale aux fêtes franco-russes, comme les convenances élémentaires l’exigeaient assurément, c'est à la tribune de la Chambre que j'apporterais aujourd'hui ces questions.

Dans le silence forcé où l’on persiste à tenir le Parlement, au cours d’une crise aussi redoutable, c’est à la presse que je dois avoir recours, pour vous les adresser publiquement.

Paschal Grousset, député

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 16:09

Avec d'autres nous avons essayé de faire revivre Paschal Grousset. Pour ceux qui le peuvent une émission télé pour aborder une part du personnage. Je propose rapidement un article de Grousset. JPD

Ci-dessous la présentation média de l'émission

 

France 3 Corse > Paschal Grousset Benedetti, itinéraire d'un oublié

 07/04/2013 à 08H55 sur France 3

Durée : 55min. ( 08H55 - 09H50 )

 Cryptage : En clair

 Genre : Docu-info - Société

 Réalisation : Dominique Maestrati

 RÉSUMÉ

Il naquit sur une île, fut déporté sur une seconde, se réfugia sur une troisième jusqu'où les îles le hantèrent pour qu'il écrive son roman : «Atlantis» ? Pourquoi cet «illustre inconnu» , au talent protéiforme, personnage éclectique, médecin devenu journaliste, écrivain aux multiples pseudos, qui écrivit 2 romans, signés ensuite par Jules Verne, Ministre de la Commune de Paris à 27 ans, déporté en Nouvelle Calédonie, évadé dans des conditions rocambolesques, traducteur de : «Lîle au Trésor», théoricien de l'Éducation Physique pour tous.

"Paschal Grousset Benedetti"

 Qui était l’homme qui fut le véritable inventeur des Jeux Olympiques modernes ? Celui qui eut dès 1888 et avant le Baron Pierre de Coubertin l’idée de recréer la fameuse compétition antique ? Paschal Grousset Benedetti est longtemps resté dans les oubliettes de l’Histoire de France. Ce film répare cette injustice en  dressant le portrait de ce personnage complexe, aux multiples facettes et pseudonymes, exemplaire de la fin d’un siècle fourmillant d’idées nouvelles et d’inventions. A la fois Corse de cœur et membre actif de la vie politique française, il fût en effet communard, bagnard en Nouvelle Calédonie, écrivain de science-fiction, collaborateur de Jules Verne, député socialiste, dreyfusard et enfin un précurseur et  un fervent défenseur de l’éducation physique et sportive.

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