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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 20:28

Enrico Letta, né en 1966 à Pise, est passé de la droite au parti démocratique et en 2007 il a tenté d’être le président de ce parti au cours de primaires où Bersanti a été élu, Bersanti le président d’un parti qui vient de démissionner après le coup de force de gens troubles, très troubles. Enrico Letta avait eu 11% ; j’étais en Italie à ce moment là.

Il a tout pour devenir premier ministre d’un gouvernement effarant.

Avec lui, il va y avoir, Angelino Alfano le bras droit de Berlusconi.

Et Monti sera de l’aventure !

Le Parti démocratique est suicidé et s’il y a des élections aujourd’hui, il est balayé.

Beppe Grillo peut se frotter les mains.

L’Italie a un président né en 1925 et est au bord du gouffre. Napolitano va faire un peu de figuration le temps que Berlusconi retrouve ses marques.

L’heure est grave, très grave.

Pourtant une autre Italie était là presque majoritaire avec Stefano Rodota qui était comme un président possible. Pourtant une autre Italie existe. JPD

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 11:49

                                            ameriques.jpg

Les Amériques constituent à la fois, pour les Français, une usine à stéréotypes, à rêves et à nostalgie.

Quand, en 1975, dans une bibliothèque de Louisiane, j’ai découvert un livre me révélant que la majorité des légumes cultivés par mon père maraîcher venait des indiens des Amériques, j’ai compris définitivement qu’il fallait que je révise ma carte du monde. Ce fut un choc. Et pas seulement pour les légumes. Gamin, j’ai passé des heures dans de modestes champs de tabac et le tabac aussi venait de là-bas et gagna autant l’Europe que la Chine. Comble du paradoxe, j’ai appris ensuite qu’une culture comme la pomme de terre (venant aussi des Amériques) a renforcé fortement l’Europe qui a ainsi pu d’autant mieux coloniser le monde et donc l’Amérique ! Inversement les Européens ont fait débarquer, sans le savoir, des maladies qui détruisirent des peuples peu immunisés sur ce point.

Bref, je me suis alors mis à aimer les Amériques mais pas l’Amérique qui est autre chose.

 

J’appelle usine à stéréotypes cet Ancien Monde qu’on décida d’appeler Nouveau Monde du point de vue européen, avec des Indiens, pensant être aux Indes ! Le plus grand des stéréotypes s’est appelé « le bon sauvage » et comble du paradoxe, il est arrivé qu’aux Amériques, des colons croient plus le stéréotype que la réalité qu’ils avaient sous les yeux. Ceci étant les stéréotypes ont fait des ravages dans tous les secteurs de l’opinion (et ça continue).

Charles C. Mann, journaliste scientifique, a réussi dans un premier livre à démonter les stéréotypes et dans le deuxième il reprend et continue son exploit. Aujourd’hui on appelle « mondialisation » la volonté chez les Puissants, de tuer les nations et donc l’interNATIONnalisme. Or la mondialisation fut antérieure à l’internationalisme, c’est elle qui fait que la planète entière est bouleversée à partir de 1492 car c’est au quotidien que la vie et les rêves ont changé de dimension.

 

Il arrivait à ma grand-mère de recevoir des lettres avec un dollar à l’intérieur car elle avait une cousine italienne aux Amériques, une cousine qui ne l’oubliait  pas. Les Amériques ont alimenté les rêves d’El Dorado et souvent ça continue. Ce fut la ruée vers l’or en 1600 mais aussi en 1850. Ce fut la silicon valley, la vallée du « sable » changeant nos vies comme jamais. Pourquoi tant de rêves ? Parce que la vieille Europe, malgré ses révolutions, restait la vieille Europe, alors que là-bas tout était neuf ? Mais non, tout n’était pas neuf, tout était aussi vieux ou presque qu’en Europe ! Le neuf c’est que les Européens (et pas seulement les colonisateurs) ont pu être partout dans le monde quand chacun des autres mondes restait chez lui pour l’’essentiel, sauf des Africains envoyés de force dans le cauchemar américain.

 Les Amériques, le cauchemar de l’Afrique ? Mais à ce moment là, l’Amérique n’était que la destination et non le lieu du pouvoir. C’est le seul point réel étudié à l’école : le commerce était triangulaire, et les puissances européennes s’en mettaient plein les poches. D’où aujourd’hui la nostalgie : la grandeur actuelle des Amériques, c’est le reflet de la suprématie perdue par l’Europe ! Et il n’y aura pas de découverte d’un autre « nouveau monde » pour retrouver le prestige perdu !

 La Chine serait alors l’El Dorado imprévu ?

Les premiers à rêver fortement à la Chine sont aux Amériques car ce continent est plus proche de l’Asie que l’Europe. Avec la Chine, qui a su très vite profiter de la mondialisation de 1600, l’Europe s’enfonce dans ses handicaps ! Sera-t-elle alors au cœur de la révolution sociale ? 1848 comme 1968 ont démontré que les nations européennes pouvaient contribuer à la naissance de cet autre monde devenu indispensable : la démocratie sociale, une démocratie éloignée du stéréotype cher au célèbre Tocqueville. Charles C. Mann a peu enquêté sur ce point.

JPD

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 11:48

La centenaire Evelyne Baylet vient de rencontrer la centenaire Amicale laïque de Valence d’Agen. Dans l’article présentant cet heureux événement, il y a une énorme boulette du journaliste trop jeune sans doute pour connaître l’histoire du Tarn-et-Garonne. Il tient à préciser ceci : «(Evelyne Baylet fut la première femme présidente du conseil général, un poste qu’elle occupa de 1959 à 1985, N.D.L.R.)»

Cette erreur je l’ai même lu sur le Petit Journal…

En fait de 1982 à 1985 le président du Conseil général fut l’ancien maire PS de Montauban, Louis Delmas, souvent effacé de l’histoire. JPD

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 11:46

 La boue déversée sur Chavez a deux fonctions : détruire son image et interdire toute réflexion sérieuse sur le cas vénézuélien. La première leçon de la bataille c’est de pousser plus loin l’analyse du PUM (Pouvoir universel des médias). Le 17 avril José Steinsleger tente une approche de la question dans La Jornada. « 4 ) Le chroniqueur soutient que le PUM a fait des pas de géant mais en même temps il indique que la plus grande partie des théoriciens du socialisme (avec plumes d’oie ou tweets) continue de s'exprimer avec la langue idéologique et politique de la première révolution industrielle. » Donc regardons quelques faits.

 Le 26 janvier 2013, Maduro annonce que Chavez va beaucoup mieux et qu’il a pu lui donner des indications en matière de décisions économiques. Il s’agissait ainsi de préparer une nouvelle dévaluation du bolivar qui va intervenir en pleine campagne électorale car, en fait d’aller mieux, Chavez meurt quelques semaines après.

Pourquoi cette dévaluation ?

Jean Ortiz dans L’Humanité propose cette explication :

« Le gouvernement vénézuélien vient de dévaluer la monnaie, le "bolivar", en portant son taux de change à 6,30 bolivars pour un dollar, au lieu de 4,30 précédemment (plus 31,7%). C'est la cinquième dévaluation en dix ans, et sans doute pas la dernière, pour tenter d'assainir ponctuellement une situation monétaire très fluctuante et vulnérable. Le capital financier national et international multiplie ses "attaques spéculatives" contre la monnaie et l'économie d'un pays encore  majoritairement capitaliste. »

 Je ne suis pas expert monétaire mais je sais deux choses : le bolivar est une monnaie locale sans poids sur le marché financier international donc je vois mal les attaques spéculatives ; le but est clairement d’aider les exportations et d’augmenter ainsi les rentrées de la rente pétrolière, même si le prix du pétrole a été multiplié par sept depuis dix ans. La conséquence est connue : augmentation des denrées importées.

En trois mois, un kilo de viande est passé de 30 bolivar à 85 ; un kilo de fromage de 40 à 100 ; un kilo du poisson le moins cher de 40 à 150 ; une paire de chaussures ordinaires de 300 à 800. Et les salaires à ce jour n’ont pas suivi.

 Le processus bolivarien ne peut pas être un long fleuve tranquille et le quasi succès de Capriles suppose qu’en réponse on ne dise pas: « il suffit de continuer comme avant » ; « il suffit de dénoncer l’impérialisme US » ; « il suffit de dénoncer le fascisme de l’opposition » sauf à supposer que la victoire de toute transformation sociale se ferait pas abandon de l’adversaire. L’adversaire joue toujours son rôle, donc il reste au pouvoir en place qui au Venezuela ne manque pas d’atout, de jouer le sien.

 Dans le Monde Diplomatique Maurice Lemoine grand connaisseur du sujet après avoir réaffirmé son soutien à la révolution bolivarienne indique pour l’avenir :

« Sous réserve de mettre en œuvre avec succès le « Plan Patrie 2013-2019 », dont la présentation avait permis la large victoire de Chávez, d’approfondir son projet de transformation sociale et de s’attaquer vigoureusement aux dysfonctionnements du processus en cours — inflation, insécurité, production non pétrolière insuffisante, problèmes économiques (infiniment moins préoccupants que ceux de nombre de pays européens, soit dit en passant) —, la tendance peut parfaitement s’inverser (ou non) d’ici au 10 janvier 2019, terme du mandat de M. Maduro. »

 Des dysfonctionnements ?

Je viens d’évoquer la question de l’inflation. Je suis encore plus sensible à la question de la sécurité car elle est une question internationale. Le Mexique du PAN a tenté de répondre par la répression et ce fut l’échec. Le Mexique du PRI n’arrive pas à faire mieux. Le Venezuela de Chavez a tenté de répondre par des politiques sociales et ce fut l’échec tout aussi cuisant. Il s’agit d’abord de se demander : est-ce un piège tendu par l’adversaire ou une question sociale profonde ? Est-ce un problème réel surévalué pour masquer les autres ou un problème à prendre en compte ?

Maduro a voulu le prendre en compte tout au long de sa campagne électorale, donc il y a forcément autocritique car l’augmentation de la délinquance est telle que malgré la présence d’un militaire démocrate au pouvoir le problème a empiré.

Pour moi c’est comme le droit à l’avortement : il s’agit d’un problème surtout social. Au Venezuela les femmes riches n’ont aucun souci : elles prennent l’avion et Miami est à deux pas. Pour les femmes plus pauvres rien n’a changé en quinze ans de chavisme. Pour la sécurité, les riches sont dans des lieux super protégés et les pauvres sont donc les premières victimes humaines de la criminalité (les riches victimes d’enlèvement paient et sont plutôt frappés au porte-monnaie). Ce n’est pas parce que l’adversaire de droite ou d’extrême-droite s’empare de la question qu’il ne faut pas la traiter quand on défend la révolution sociale, mais au contraire, la responsabilité du pouvoir est double. Que faire ? Sortir du « modèle extractiviste » comme ils disent aux Amériques.

 Voici un témoignage de Raul Zibechi (1) défenseur de la révolution sociale :

« En politique le modèle extractif a besoin de gestionnaires qui aliment des gains immenses (soja, mines à ciel ouvert, et monocultures diverses) qui surveillent leurs intérêts (dans les universités, les gouvernements nationaux et locaux, dans les médias et auprès des intellectuels). En exagérant à peine, l’extractivisme joue un rôle aussi désintégrateur que le narcotrafic car il détruit le tissus social, il expulse les paysans de leurs terres, il gonfle les villes jusqu’à les rendre insupportables et il tue les gens, en particulier les plus pauvres qui n’ont pas accès à un système de santé de qualité. »

 

Le Venezuela est un immense producteur de pétrole… et un grand importateur de carburant !  Au Venezuela le carburant est vendu en dessous du coût d’importation et là-bas comme partout aux Amériques le lobby des transports interdit tout développement du rail par exemple. A quand une raffinerie au Venezuela ?

Cette question d’une économie reposant sur les matières premières est relancée ces dernières années… grâce à la juste augmentation du prix des matières premières ! Si le prix du soja d’effondre (plus fragile que le prix du cuivre) l’Argentine est dans le rouge !

 Cette question n’est pas nouvelle et l’Algérie y est confrontée depuis son indépendance mais le contexte est nouveau par l’ampleur des conséquences et la recomposition du capitalisme sous-jacente.

 Le même analyste indique :

« Dans tous les pays de notre région, paradis extractifs du capital spéculatif global ou des intérêts expansionnistes des pays émergents comme la Chine, la décennie de développement de l’extractivisme a favorisé les droites. Je ne me réfère pas seulement aux partis politiques conservateurs mais à une droite diffuse sociale et culturelle qui fait la promotion de l’individualisme, du consumérisme et de comportements quasi fascistes envers les pauvres ou contre les jeunes des quartiers populaires, gens de couleur ou venant de  la campagne. »

 Donc, l’observation de Maurice Lemoine est capitale pas seulement pour le Venezuela, mais aussi pour le Pérou, l’Equateur et la Bolivie. Le cas du Brésil est tout à fait différent car la bourgeoisie de ce pays investit depuis longtemps dans la diversité industrielle mais le problème est crucial en matière de monoculture agricoles. Le Chili pays extractiviste par excellence a inversement, une agriculture plus variée et une bourgeoisie plus globale.

 Mais pour en revenir au Venezuela, en plus de l’orientation économique du pays, il y a un problème de leader car il n’est pas possible de remplacer Chavez d’un coup de baguette magique. Deux erreurs sont reprochées à Maduro, par ses amis : avoir tenté de ressembler à Chavez, et ce faisant avoir oublié de relancer le débat politique de fond (celui qui concerne justement le cœur de la politique économique). Toute la question est là : comment investir dans une autre forme économique sans porter préjudice aux politiques sociales ?

Jean-Paul Damaggio

http://www.jornada.unam.mx/2013/04/19/opinion/025a1pol

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 18:44

P1090010.JPG

Pour La Dépêche Baylet n'a rien fait et ce renvoi en correctionnelle est un soulagement, il va pouvoir s'expliquer.

Inversement Le Petit Journal y voit la fin possible de l'empire Baylet.

Parfois on se demande à quoi servent les journaux ! J P D

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 18:05

moissac-lesjustes.jpg

 

Dans son livre, nous sommes en marche, chez Flammarion, Gabriel Cohn-Bendit témoigne de son passage à Moissac. Il était jeune mais se souvient. Son frère Dany naîtra plus tard à Montauban… J’offre ce témoignage pour m’associer ainsi aux rencontres de Moissac du 27 et 28 avril,Moissac, ville de Justes oubliée… Jean-Paul Damaggio

http://moissacjustes.wordpress.com

 

 « Schata, d'origine roumaine, et Bouli Simon, son mari, avaient ouvert en toute hâte un centre des Éclaireurs israélites à Moissac. Pour que les enfants errants, désemparés, privés de leurs parents, détenus dans les camps français, pourchassés par la police française lors des rafles, puissent se réfugier quelque part. En paix. Ma mère devint l'intendante de la maison. Elle y reçut le surnom de Tricoti, d'après le titre d'un album du Père Castor, Tricoti, Tricota. À Paris, une réfugiée hongroise antifasciste lui avait appris l'art du crochet. Elles avaient gagné leur vie ainsi, travaillant à façon toutes les deux pour la haute couture... Depuis, à chaque instant de tranquillité, ma mère sortait son crochet. Des centaines d'enfants et d'adolescents se souviennent toujours de Tricoti...

 

En 1942, les nazis étendirent leur terreur en envahissant la zone « nono ». La colonie de Moissac fut aussitôt dissoute et les enfants répartis un peu partout dans la région. Quelques-uns restèrent sur place, hébergés par de braves gens  — j'entends « brave » au sens de «courage exemplaire », celui des gens simples. J'ai moi-même été accueilli par une famille d'architectes, les Lassence. J'ai vécu, pardon : nous avons vécu ensemble jusqu'à la Libération. La fille unique de la famille, Camille, dix-huit ans, était fiancée à un jeune Juif alsacien, engagé dans la Résistance armée. Je fus préservé, gâté, car il ne fallait pas que « ce pauvre petit souffre de quoi que ce soit ». On lui cuisait du pain blanc, on allait quérir des œufs frais et du cochon clandestin dans les fermes des environs. J'ai vécu tranquille, bichonné même. Ce fut une période heureuse.

Comme un détachement de la Wehrmacht était caserné à Moissac, j'avais l'occasion de parler allemand. Quand je le racontai plus tard à ma mère, elle fut terrorisée « Ils ne t'ont pas demandé pourquoi tu savais l'allemand ? » « Si ! Je leur ai dit qu'une nurse allemande m'avait appris sa langue. » J'avais cinq ans et j'apprenais vite. N'avais-je pas, autre motif d'étonnement, changé de nom ? Désormais je m'appelais Jean Collet...

Je n'ai pas de mauvais souvenir de cette période, aucun relent de dureté où d'inquiétude. Une enfance simplement heureuse. De 1940 à 1945, j'ai reçu de hautes preuves d'amour de la part de mes familles hôtes, de ces éducateurs qui n'étaient même pas mes parents. Je découvris alors que même si les vôtres vous aiment, d'autres adultes peuvent vous donner tout autant d'affection. L'amour de ces anonymes aux mains grandes ouvertes me guide toujours. Elle eut valeur d'apprentissage. Pour moi, l'amour s'offre et se partage; il n'est pas seulement restreint à l'espace familial. De cette existence enfantine particulière, de l'amour partagé et des talents d'éducatrice de ma mère, je tiens cet esprit de contestation pédagogique qui anime mon existence.

En ces temps troublés, les parents naviguaient de fermes en lieux d'hébergement, se serrant dans des garnis en ville ou dans les campagnes généreuses. À Montauban, M. et Mme Cohn-Bendit se faisaient appeler M. et Mme Delpioux. Ils disposaient d'excellents vrais-faux papiers : des cartes d'identité provenant du pillage des armoires d'une mairie belge détruite par un bombardement.

Dans l'entrée de mon appartement, chez nous à Saint-Nazaire, je conserve dans un sous-verre l'étoile jaune de grand-mère et le certificat traduit copie-conforme de la déchéance de nationalité de notre père.

Conformément au Journal officiel du Reich et de Prusse, n° 41 du vendredi 17 février 1939; en vertu de l'article 2 de la loi sur l'annulation des naturalisations...

Cohn-Bendit Erich, né le 26 novembre 1902 à Berlin, était déchu de sa nationalité en vertu de la loi du 14 juillet 1933. Et c'était signé : le ministre de l'Intérieur du Reich, Pfunather. »

 

Le journal Le Parisien a aussi évoqué cette affaire :

Quand les Cohn-Bendit s'appelaient Delpioux

 Moissac (Tarn-et-Garonne) Publié le 16.06.2009

 Erich COHN-BENDIT, avocat de gauche juif et antinazi, fuit l'Allemagne avec son épouse Herta, alors étudiante en droit, en 1933, au lendemain de l'incendie du Reichstag. Le couple quitte Berlin et s'installe à Paris, où naîtra Jean-Gabriel, surnommé Gaby ou Gabriel, en 1936. Mais au début de la guerre, Erich, qui fréquente les milieux intellectuels de gauche parisiens, est placé dans un camp de prisonniers politiques en Bretagne.

Il s'en échappe et rejoint à pied Montauban, où sa femme et son fils se sont réfugiés en 1940. Dans le sud-ouest de la France, où est né Daniel en 1945, « le Parisien » et « Aujourd'hui en France » ont retrouvé les témoins de l'époque, la famille qui a hébergé les Cohn-Bendit et le prêtre qui délivrait aux juifs des certificats de catholicisme.

En 1941, dans la petite ville de Moissac (Tarn-et-Garonne), les destins des Cohn-Bendit et des Kauffmann se sont mêlés. Camille Kauffmann, née Lassence, avait tout juste 20 ans, et c'est dans sa famille que les parents de Dany le Rouge ont trouvé refuge.

Aujourd'hui âgée de 88 ans, Camille Kauffmann, derrière des lunettes en verre fumé, se souvient de cette époque avec émotion. « On a vécu une vraie histoire d'amour avec la famille Cohn-Bendit », lâche-t-elle. Tout commence par une proposition du réseau des Eclaireurs israélites de France faite à ses parents catholiques. « Monsieur Simon, le directeur du centre, a dit à ma mère : Voulez-vous garder un petit garçon de 5 ans ?

Elle a répondu sans hésiter : « Oui, c'est d'accord . » L'enfant et ses parents arrivent quelques jours plus tard. « Je les ai vus la première fois au siège des Eclaireurs israélites de France. La dame était blonde, de taille moyenne, et parlait bien le français. On l'appelait Tricotie, car elle avait toujours un tricot dans son sac. Le papa, plus discret, fatigué, s'exprimait en allemand. » Le petit Gaby Cohn-Bendit s'installe donc dans la famille de Camille, sous le faux nom de Jean Collet. « Quand j'allais le chercher à la sortie de l'école, je disais que c'était mon neveu », raconte la vieille femme qui se remémore aussi des risques qu'ils prenaient. « Comme il était blond, Gaby passait pour un petit aryen, on l'envoyait jouer aux billes devant la kommandantur, à Moissac, et au retour, avec sa maîtrise de la langue allemande, il nous traduisait ce qu'ils avaient dit. »

 

« Dany, le portrait de Tricotie, sa maman »

 

Les parents Cohn-Bendit emménagent sous le nom de Delpioux dans la grande maison de trois étages au 18, quai du Port, sur les bords du Tarn. La bâtisse appartient alors aux Eclaireurs israélites de France. « Dans la journée, la maman exerçait la profession d'intendante auprès des autres réfugiés. Elle réglait les problèmes pratiques des uns et des autres », se souvient Roger Kauffmann, le mari de Camille, lui aussi résistant à Moissac. « Le papa, Erich, ne disait presque rien. Il préférait rester dans son coin, tout seul, comme s'il ne se remettait pas des épreuves », ajoute Camille.

Dany naîtra quelques années plus tard, le 4 avril 1945, dans la ville voisine de Montauban, mais l'histoire des Kauffmann l'a lui aussi profondément marqué. « Ces gens ont été d'un courage extraordinaire, nous a-t-il confié. Ils ont sauvé mes parents et mon frère au péril de leur vie. » Camille, entre deux bouffées de cigarette, se souvient d'ailleurs du jour où Dany est venu leur rendre visite, en 1999 : « C'était pour une précédente élection européenne. Il était venu à Moissac pour rencontrer les agriculteurs. Lorsque je l'ai eu en face de moi, blond et vif d'esprit, j'ai vu ressurgir le portrait tout craché de sa maman Tricotie. » La vieille femme n'a pas oublié les mots prononcés ce jour-là par Daniel Cohn-Bendit : « On ne vous a jamais oubliés, vous êtes irremplaçables dans mon coeur. »

Le Parisien

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 20:57

A la mise en place du ministère L’Express avait mené l’enquête sur les patrimoines pour savoir qui payait l’impôt sur les grandes fortunes.

« Quels ministres paient l'ISF?

Par Anne Vidalie, publié le 06/06/2012 à 11:39, mis à jour le 08/08/2012 à 18:19

Laurent Fabius, Marisol Touraine, Jérôme Cahuzac et Michèle Delaunay sont assujettis à l'ISF. Sylvia Pinel, elle, a refusé de communiquer ses informations.

ISF - Quatre des ministres du gouvernement de Jean-Marc Ayrault payent l'impôt sur la fortune.

Avez-vous acquitté l'impôt sur la fortune (ISF) en 2011 au titre de votre patrimoine 2010? L'avez-vous payé l'une ou l'autre des années précédentes? L'Express a posé ces deux questions à chaque membre du nouveau gouvernement. 

Tous les ministres se sont pliés de bonne grâce à l'exercice, sauf Sylvia Pinel (Artisanat, Commerce et Tourisme). Quatre ministres sont assujettis à l'ISF: Laurent Fabius (Affaires étrangères), Marisol Touraine (Affaires sociales et Santé), Jérôme Cahuzac (Budget) et Michèle Delaunay (Personnes âgées et Dépendance). 

Deux autres ont été redevables de l'ISF, mais ne l'étaient plus l'an dernier: Michel Sapin (Travail, Formation professionnelle et Dialogue social) et le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault. Quant à Arnaud Montebourg (Redressement productif), il est sûr de ne pas avoir pas payé l'ISF depuis six ans, mais sa mémoire flanche pour les années précédentes. »

 

Sylvia Pinel s’était distingué en refusant de répondre. Aujourd’hui elle est contrainte d’indiquer qu’elle est célibataire sans enfant à charge.

Immeubles bâtis et non bâtis :

Par succession depuis le 21-01-2011, elle a une maison d’habitation avec des bâtiments ruraux et des terres de 18 hectares, le tout pour 144 000 euros.

Elle a un compte de dépôt de 66 095 euros, un compte épargne de 15 677 euros un livret développement durable de 12 160 euros, un plan d’épargne de 25 404 euros et des parts sociales pour 42 euros.

Elle a une Peugeot de 17 400 euros de 2010.

Biens mobiliers divers de 23 000 euros.

Et enfin elle a un emprunt qui lui coûte tous les mois 1088 euros.

Heureusement, Sylvia Pinel est jeune : elle peut espérer encore faire fortune et ça n’a pas grand intérêt. J-P Damaggio

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 10:18

Si au départ la victoire de Maduro apparaissait très large, au fil de la campagne l’avance fondait comme neige au soleil pour finalement lui assurer le succès avec 234 000 voix d’avance soit 50,6%.

Rappelons que paradoxalement on vote au Venezuela comme aux USA, par vote électronique donc les résultats ne peuvent être que faiblement contestés. Il y a cependant possibilité de vérifier de façon manuelle (ce qui va se faire aujourd'hui comme ça s'est produit aux USA pour Bush). Dans tous les cas, sur le long terme, l’avance électorale du Chavisme est à la baisse.

Il y a 650 000 suffrages qui sont passés de Chavez à Capriles.

Les leçons du scrutin viendront plus tard mais on peut parier que tout le monde va se dire gagnant : Maduro car il passe l’épreuve et Capriles car il frôle la victoire et vu sa jeunesse il reste le recours capable d’unifier l’opposition. A suivre. JP Damaggio

P.S. Infos, Ultimas Noticias

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 09:45

Dans le Tarn et Garonne quelques personnes tentent de lancer une nouvelle association politique dont voici le blog :

http://alternative-citoyenne-82.e-monsite.com/

Il se trouve cependant que sans nouveauté sur le blog depuis presque deux mois, l'asso semble avoir du mal à démarrer malgré des bases intéressantes. JP D.

P.S. Une asso équivalente est née dans le Tarn.

 

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 09:09

Une réaction à un Article de Merle   m’a incité à visiter à nouveau Michel Clouscard qui a tant compté dans ma réflexion. Paradoxalement, tout a commencé lors de ma première rencontre avec Claude Sicre, longtemps avant qu’il ne devienne un Fabulous Troobadors, rencontre marquée par sa distribution d’un numéro du journal VVAP (Volem Viure Al Pais) où il avait publié un article sur le livre de Clouscard : Capitalisme de la séduction. C’est le cas de le dire : j’ai été séduit par le titre et la présentation m’a poussé vers le livre dont la lecture n’est pas toujours facile mais fait référence à des données faciles à percevoir.

Par la suite je n’ai cessé de lire Clouscard : aussi bien les livres précédents que les suivants.

Le hasard a voulu que du côté de l’orthodoxie marxiste, le seul à avoir tenu compte de la publication de Capitalisme de la séduction, par les éditions de l’orthodoxie marxiste, s’appelle Claude Prévost qui dans Révolution du 27 septembre 1981 en fit un beau compte-rendu. Il se trouve que c’est un article de Claude Prévost qui m’envoya pour la première fois aux Archives départementales du Tarn et Garonne pour y étudier le coup d’Etat de 1851 et me poussa donc sur la pente de l’histoire locale. Claude Prévost n’était ni un théoricien, ni un philosophe, mais un simple critique littéraire dont la spécialité ne devait pas le pousser dans les pas de Clouscard.

Que m’a appris Clouscard ? Que les tartuffes de la Révolution avaient besoin de se servir de Marx ! A valoriser les contradictions internes au capitalisme, il s’agissait de mieux faire oublier les contradictions externes. Pour faire court : le producteur disparaissant au profit du consommateur ! N’est-ce pas génial ? Le consommateur devenant le révolutionnaire de circonstance car il peut orienter la production… Les gens ayant une envie folle de voitures individuelles suscitant la production à la chaîne de tels produits ! Une envie pas tellement partagée sur la planète mais il ne faut pas s’attarder à de tels détails.

Clouscard dans son beau livre De la modernité Rousseau ou Sartre, règle son compte aux deux auteurs phares de cette modernité qu’il combat.

Oui Clouscard n’a jamais été un moderne mais pas davantage un archaïque.

 

Mais moi, comment expliquer mon activité autour du féminisme, de l’écologie, thèmes qui pour Clouscard étaient là pour faire perdre de vue l’essentiel ? Etrangement, dans ce blog, je ne cite Clouscard que deux fois et seulement au sujet d’Olympe de Gouges ; en particulier dans un article proposé mais pas publié par le Sarkophage. Le féminisme n’a jamais été d’un blog et les luttes au sein de l’écologie ont toujours été aussi considérables qu’au sein du féminisme. Clouscard a habité à moins de 20 km de Vincent Labeyrie (marxiste écolo) et je ne peux rêver que d’une rencontre entre les deux hommes puisqu’elle n’a pas eu lieu.

      Comme l’indique Claude Sicre dans son article que je reprends, Clouscard ne faisait pas dans la dentelle mais il n’était pas pour autant un dogmatique. Il m’est arrivé de le rencontrer quatre fois et je me souviendrais toujours de ce moment où, quelqu’un frappant à ma porte à Bruniquel, il était venu me faire une visite surprise… pour discuter de la nature de la classe ouvrière en 1995. Sa pensée, toujours en mouvement, ne voulait pas rater ce qui apparaissait et ce qui disparaissait. Sa pensée était mouvement.

15-04-2013 Jean-Paul Damaggio

Olympe de Gouges : la révolution impossible

      Rééditer Olympe de Gouges

J’indiquais alors :

« Editer, pour notre minuscule maison d’édition, ce n’est pas toucher le grand nombre (défi qui a son utilité mais qui est hors de notre portée) mais toucher un point aveugle. Le réconfort révolutionnaire consiste alors à penser qu’on peut révolutionner la pensée, l’action, par un seul geste porté par le plaisir de l’exécuter. Généralement le discours des révolutionnaires c’est pour dire que tout va si mal qu’il faut changer le monde. Or tout ne va pas si mal quand il existe encore au moins une personne pour proposer des moyens capable de révolutionner le monde ! Les fabricants de réconforts révolutionnaires s’appellent alors, Luis Sepulveda, Vazquez Montalban, Flora Tristan, Gaston Miron et Olympe de Gouges. Léon Cladel tenta aussi cette alliance mais sans y réussir. 29-01-2009 Jean-Paul Damaggio

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