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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 20:38

                                          jaures-1919.jpg

Affiche de la SFIO en 1919

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 20:33

Voici un article de l’Humanité, peu de temps après la naissance du PCF. Il permet de voir l’usage qui est fait de Jaurès (le pacifiste) et celui fait de Vaillant (le communard). Et il témoigne d’un grand moment d’optimisme, l’URSS devenant la patrie des communistes. JPD

 

L’Humanité lundi 13 juin 1921

Le privilège m'a été accordé, de participer chaque dimanche, depuis trois semaines, à d'admirables manifestations populaires organisées en commun par notre Parti Communiste et les organisations syndicalistes révolutionnaires.

Le 29 mai, au Mur des Fédérés, le 3 juin, dans la forêt d'Algrange, au milieu de milliers de mineurs lorrains, hier dans la banlieue parisienne, parmi les prolétaires d'Aubervilliers, de Pantin et de la région nord du département de la Seine.

Ces trois manifestations, de nature et de but différents, ont fourni les unes et les autres la preuve de la puissance croissante de nos idées dans les régions les plus diverses du pays. Aucun autre parti, aucune autre organisation ne peut, à l'heure actuelle, offrir un semblable, spectacle de vigueur, de force, d'unité et de discipline.

Hier des dizaines de milliers de travailleurs ont traversé les deux grandes cités ouvrières définitivement conquises par les communistes.

Ils venaient communier dans le souvenir de deux hommes qui furent parmi les plus glorieux précurseurs de notre mouvement révolutionnaire.

Ce sera l'éternelle gloire d'Edouard Vaillant de symboliser aux yeux des prolétaires de notre génération l'héroïsme des insurgés de 71 et leur tragique martyrologe. Et de plus l'histoire à venir lui saura un gré infini d'avoir redressé il y a vingt années avec Guesde, le socialisme français glissant vers le réformisme corrupteur où les Millerand, les Briand, les Viviani avaient résolu de l'enliser.

Les deux municipalités de Pantin et d'Aubervilliers avaient voulu joindre la commémoration de Jaurès celle de Vaillant. Si l'ancien député lu 20° représente avec un relief unique la Commune vaincue, le nom immortel de Jaurès dominera toute notre époque et nos luttes sociales en raison de ses campagnes pour la paix du monde. Il est mort frappé par la bestialité chauvine qu'il avait dénoncée sans trêve et contre laquelle il n'avait pas hésité à demander, au prolétariat international de se dresser par les moyens les plus violents.

L'hommage pieux et recueilli rendu hier à ces grands militants disparus a été digne de leur mémoire. Et les orateurs chargés de traduire les sentiments communs de l'immense foule qui les entourait ont relié, comme ils en avaient le droit, et le devoir, l'action leurs aînés à celle de notre Parti Communistes, héritier, direct de tout le: passé révolutionnaire français, seul porte-drapeau de; notre fier prolétariat en bataille.

Marcel Cachin.

La manifestation d'hier à Pantin et Àubervilliers, dont l'objet était l’inauguration des rues Edouard-Vaillant et Jaurès, a eu un succès si énorme, dont on peut dire qu'il était inattendu.

Trente mille communistes ont sacrifié la promenade à la campagne à laquelle invitait ce beau dimanche, pour honorer la mémoire de deux hommes d'une intelligence et d'un caractère hors pair, qui ont bien aimé le peuple et ont su bien le servir.

Cette manifestation succédant à celle de dimanche au cimetière du Montparnasse et à celle du Mur des fédérés, il, y a 15 jours, témoigne du crédit dont jouit la section française de l'Internationale communiste auprès des masses travailleuses de l'agglomération parisienne.

La formation du cortège

Vers 14 heures, un grand nombre de drapeaux rouges, entourés de petits groupes de militants, étaient rangés au long des boulevards qui, de chaque côté de la porte, Jean-Jaurès, longent extérieurement les fortifications. On  n'aurait pas pu prévoir à ce moment que la manifestation prendrait l'ampleur, qu'on devait lui voir. Pourtant la police, prévoyante, avait massé dans les abattoirs, tout a côté de paisibles bestiaux, plusieurs brigades d'agents.

Cependant les tramways amenaient constamment de nouveaux manifestants. Tant et si bien que, vers 14 h 45, lorsque les organisateurs firent serrer les groupes dans la rue de Paris, l'importance du cortège apparut. Il y avait en tête des fonctionnaires municipaux et des pompiers des communes socialistes. Les pupilles de Pantin admirablement habillés de blanc avec un col marin rouge - et tous jolis et d'une ravissante santé, - suivaient, précédent Auray, maire d'Aubervilliers ; Marsay, Mounard et plusieurs autres maires ou conseillers municipaux communistes de la banlieue. Les sections de Paris et de la Seine, .plusieurs sections de Seine-et-Oise et de quelques syndicats venaient à la suite. Diverses musiques jouèrent pendant tout le défilé,

Inauguration de la rue Edouard-Vaillant

Le cortège quitta la rue de Paris pour se diriger vers la mairie de Pantin en traversant le canal Saint-Martin. La chaussée et les trottoirs étaient occupés par les manifestants.

On s'était formé par quatre ; on se trouvait maintenant huit sur la même ligne, car de nombreux camarades qui semblaient être seulement des curieux avaient pris leur rang.

A la mairie, de Pantin commence la route d'Aubervilliers qui, depuis hier, s'appelle rue Edouard-Vaillant. Le cortège la suivit, passant devant la belle salle des fêtes où se tint une des séances du dernier Congrès fédéral de la Seine, et atteignit les Quatre-Chemins. C'est là surtout que la manifestation devait grossir : beaucoup de camarades arrivés par la porte de la Villette se mêlèrent à elle.

Aux Quatre Chemins

La route de Flandre mène de la porte de la Villette aux Quatre-Chemins : cette voie s'appellera désormais avenue Jean Jaurès. Aussi à l'angle qu'elle fait avec la nouvelle rue Edouard-Vaillant une tribune avait été dressée, ornée de velours et de plantes vertes sur laquelle les pupilles du 12°, -qu'on dénomme « les Enfants de Jaurès » - entourant le buste du grand orateur et le portrait du citoyen Vaillant, étaient installés et chantaient.

A partir des Quatre-Chemins jusqu'à la mairie d'Aubervilliers le défilé fut très lent ; le cortège se trouvait constamment coupé à cause du passage fréquent des 'tramways de l'avenue Jaurès. Afin de donner une idée de la densité de la foule, disons que les rangées comptaient, en moyenne 32 personnes, et que le cortège avait plus de 1.500 mètres de longueur.

Les meetings

On passa devant le square d'Aubervilliers. Une large banderole qui en barrait l'entrée portait les mots : « C'est en poussant à bout le mouvement économique que le prolétariat s'affranchira et deviendra l'humanité. »

Enfin, on arriva la place de la mairie. La manifestation fut coupée en deux tronçons ; l'un qui se rendit sur un terrain sis en face de la coopérative Le Progrès, l'autre, qui se répandit sur les terrains voisins de l'hôtel de ville, autour de trois tribunes. Il y eut alors deux brefs meetings en plein air ; avec cinq tribunes.

Nous n'avons pu entendre tous les discours mais nous avons reconnu sur les tribunes : L.-O. Frossard, Marcel Cachin, Georges Pioch, Clamamus, Ch. Joly et Nelly Roussel. Les orateurs se bornèrent à tirer la leçon de la manifestation que Cachin notamment formula ainsi :

- Nous avons honoré Jaurès et Vaillant. Le souvenir du Premier évoque l’idée de la guerre qu'il combattit, toute sa vie et que nous empêcherons bien de se réaliser nouveau.

La mémoire du second est inséparable de l’idée de cette Commune de 1871 dont la république des Soviets qui est notre vraie patrie, est une réalisation agrandie.

La dislocation

Les militants se séparèrent dans le plus grand calme vers 17 h 45. Nos camarades Pierre Dormoy, député: communiste de Paris, et Garchery, conseiller municipal de Picpus, stationnèrent à la porte de la Villette pour parer aux incidents éventuel.

Comme à l'ordinaire plusieurs militants ont été victimes de brutalités policières En particulier, signalons, qu'à la station de la Villette, quatre brutes se sont précipités sur des jeunes gens qui chantaient et ont meurtris l'un d'eux, âgé de dix-sept ans, de la plus déplorable façon.

(pas de signature)

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 20:30

Marianne 28 février au 5 mars 2000

Jaurès, derrière l’homme politique, le grand écrivain

 

Ce n'est pas seulement pour s'être dressé, tel l'inconnu de la place Tian'anmen, en travers du chemin de la guerre, que Jean Jaurès mérite les avenues et les rues qui, partout en France, portent son nom. Ce n'est pas seulement pour avoir été assassiné alors qu'il s'obstinait à lutter contre la plus bête et la plus sanglante des fatalités qu'il mérite de rester vivant dans la mémoire collective.

Tout au long d'un parcours tragiquement interrompu avant d'avoir atteint son apogée - Matignon, plutôt que le Panthéon, en était le terme logique -, Jaurès apparaît comme l'homme politique complet tel que le modèle s'en est perdu ou au moins démodé. Imprégné d'une doctrine, porteur d'une vision, servi par son intelligence, appuyé sur sa culture, il était capable de donner à une pensée structurée une forme à la fois claire, logique et belle. Classé premier au concours d'entrée de la rue d'Ulm, il ne s'était incliné à l'agrégation de philosophie que devant Bergson. Orateur hors pair, journaliste incisif, historien, philosophe, critique, il parlait et écrivait la même langue, il utilisait les mêmes instruments dialectiques, il professait la même idéologie et la même morale, que ses auditeurs ou ses lecteurs fussent ses élèves d'Albi, les mineurs de Carmaux, les militants socialistes et syndicalistes alors divisés, les abonnés de la Dépêche, de la Petite République, de l'Humanité, ses collègues de la Chambre ou ses camarades normaliens. A une époque où le fossé n'a jamais été aussi grand entre la littérature, éperdue de raffinements antiréalistes ou de réactions nationalistes, et le peuple abruti de labeur, il assure que la beauté appartient à tout le monde, faisant avancer du même pas utopie de la littérature et utopie sociale.

En inaugurant la publication savante, pour partie chronologique, pour partie thématique, des œuvres  de Jaurès (1), un bloc de 18 volumes qui ne représente pourtant que le cinquième ou le sixième des écrits de l'infatigable travailleur, par des textes littéraires et philosophiques, les éditions Fayard mettent en apparence l'accent sur la multiplicité des talents, donc les diverses facettes d'une personnalité qui excellait dans tout ce qu'elle entreprenait. A la réflexion, ce qui frappe davantage est l’unité d'une pensée qui a, si l’on ose dire, les pieds sur terre, solidement campée dans les sabots du réalisme, et la tête au ciel, perdue dans un grand rêve rustique. Jaurès croyait en l'existence et au triomphe inéluctable des forces de l'esprit.

Deus sive Natura Dieu, autrement dit la nature, écrivait Spinoza. Jaurès annonçait le règne de l'amour, de la raison, de la douceur, autrement dit un nouvel âge celui de la conscience, qui ferait de l'humanité une sorte de Dieu collectif. Le socialisme était humain et même humaniste quand il avait le visage de cet homme... Dominique Jamet

Œuvres de Jean Jaurès, en particulier, tome XVI: Critique littéraire et critique d'art, édition établie par Michel Launay, Camille Grousselas et Françoise Laurent-Prigent. Fayard, 550 p., 150F

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 13:15

 

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Pourquoi les roses ont-elles autant de succès ? Car on peut faire mille croisements, mille variétés ? Parce qu’elles poussent partout ? C’est l’inverse : on peut faire mille variétés car elles fleurissent tout l’été. Le long temps de floraison donne à la plante une certaine rentabilité ou productivité pour parler le langage à la mode.

En conséquence pourquoi planter des iris qui sont si éphémères ? Ils sont là, immobiles toute l’année, dans des parterres sans intérêt puis vient le printemps et juste le temps de se retourner surgissent des fleurs de toutes les couleurs.

Alors il faut saisir au vol ce plaisir d’un instant… puis passer à autre chose. JPD

 

 

                                   iris-2.jpg

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 13:11

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 La Brochure : 64 pages, 5 euros

Pour avoir un avant-goût de la présentation de ces deux personnages le 15 mai à Castelsarrasin, voici deux faits extraits de la brochure qui reprend un certain nombre de documets les concernant :

 Candidat au poste de sénateur à plusieurs reprises, Camille Delthil (1835-1902) indique son programme très à gauche en 1897 :

« Il faut donc réviser la Constitution dans un sens nettement démocratique et arriver soit à la suppression du Sénat, soit à sa nomination par le suffrage universel direct.

La deuxième réforme réclamée par la Démocratie française c’est l’impôt sur le Revenu.

L’impôt actuel est injustement réparti et, par certains côtés, il est même d’une iniquité révoltante. Nous devons sans tarder davantage, en corriger les défauts en en appliquant l'IMPOT PROGRESSIF SUR LE REVENU.

Ce mot de progressif, nous le savons, sonne mal aux oreilles de quelques privilégiés de la fortune, et cependant, ne l’avons-nous pas la progression ?... Si nous l'avons, mais à rebours ! Elle est en faveur des gros contre les petits, et ne serait-ce pas un acte de justice sociale de l'établir à l'inverse de ce qu'elle est : car, selon le mot du marquis de Mirabeau : « les grandes fortunes sont dans un Etat ce que les brochets sont dans un étang. »

Dans une Société bien organisée, celui qui possède beaucoup doit payer beaucoup et celui qui a peu payer peu.

Voilà les deux principales réformes de notre programme, que nous complétons par le scrutin de liste, la loi sur les associations, la réforme administrative et le crédit agricole. »

Demander la suppression du sénat pour un candidat aux sénatoriales c’est une audace qui depuis n’a pas été atteinte. Remercions de Gaulle pour avoir osé faire la moitié du chemin en mettant le sénat à la remorque de l’assemblée nationale !

 

De son côté, Pierre Flamens (1825-1893) propose cet amendement au Conseil général du 82 en 1883 :

M. Flamens dépose l'amendement suivant :

« Le soussigné,

«Vu la nécessité de munir les 24 bibliothèques cantonales pédagogiques des livres indispensables aux instituteurs ;

« Vu le défaut de justification et même d'allégation d'insuffisance de revenus fait pour la maîtrise de la cathédrale et pour l'évêché,

« Demande la suppression de la somme de 5,000 francs portée au budget des cultes, sous-chapitre VIII, article 2 :

Art. 2. — Secours pour concourir aux frais du culte. :.. 4,000 F

Art. 3. — Secours à la maîtrise de la cathédrale          1,000 F

Total                                                                     5,000 F

et d'affecter cette somme aux besoins de bibliothèques pédagogiques cantonales, en l'inscrivant à ce titre au budget de 1883.

« Signé : P. FLAMENS. »

L'amendement de M. Flamens est mis aux voix et n'est pas adopté. »

 

Nous étions trente ans avant la loi de séparation des églises et de l’Etat que Flamens demandait déjà avec énergie.

 Une question surgit : comment et pourquoi deux hommes faisant partie de la classe sociale la plus riche de Moissac et Castelsarrasin pouvaient-ils se placer aussi clairement du côté de la classe pauvre ?

Une question fondamentale pour comprendre la Troisième République et qui sera abordée plus tard. JPD

 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 13:09

J’ai grandi au milieu des odeurs des légumes ce qui fait que j’ai mis du temps pour comprendre… qu’il y avait des odeurs ! C’est seulement sur le tard que mes parents cultivèrent du tabac, donc j’ai compris que, l’odeur étant nouvelle, elle entrait dans mon paysage olfactif, mais pour celles présentes depuis toujours, il n’y avait pas d’odeur.

En oubliant les plantes, je les ai retrouvées petit à petit. Pour le pêcher, j’ai par exemple croisé des amis faisant du vin de pêche, avec seulement les feuilles, et à ma grande surprise, les feuilles de pêche ont la même odeur… que les pêches ! Mais revenons aux légumes.

 Comment qualifier l’odeur de céleri ? Certains diront qu’elle vous fait tomber à la renverse si bien qu’autrefois elle servait à réanimer les malades évanouis ! Mais quel adjectif ? Forte vient très vite mais ne dit pas grand-chose. Et la forte odeur vient autant avec les feuilles qu’avec les raves.

 Cette ombellifère aux fleurs jaunes, originaire du sud de l'Europe, aujourd'hui cultivée partout a été améliorée par sélection horticole pour donner les diverses variétés. L’odeur a-t-elle évoluée avec les variétés ? J’en doute.

 Des jardiniers italiens ont réussi, il y a quatre siècles, à en atténuer l'amertume grâce à des croisements successifs et ont obtenu du céleri à côtes pleines, le céleri branche, par la méthode de l'étiolement en faisant grossir ses feuilles et ses pétioles. Pour le céleri-rave, la sélection a porté sur la racine devenue très grosse. Les différentes variétés sont appréciées comme aromate et comme légume qu'il s'agisse de céleri en branches, dit aussi céleri à côtes, aux pétioles charnus, utilisé comme condiment, ou du céleri rave apparu en 1530. Le céleri rave a été l'objet des soins attentifs des horticulteurs allemands qui l'ont perfectionné, mais il n'est devenu de consommation courante en France qu'au milieu du 19e siècle.

Pour le goût, « atténuer l’amertume », mais pour l’odeur ?

 Tout ceci ne me dit rien de l’adjectif pouvant décrire l’odeur du cèleri. Quant à l’étymologie du nom scientifique elle confirme que la plante a été désignée… par son odeur : apium graviolens (odeur intense) et son nom commun était « ache des marais ».

Les plantes de la même famille ne manquent pas d’odeurs comme la carotte, la coriandre, le fenouil ou le cerfeuil. Quant à la confusion avec le persil elle a duré longtemps.

 Par contre le nom ordinaire vient de Selene, déesse de la lune en grec ancien : selenon, seleno (au pluriel seleni), puis cèleri. Sélinante en Sicile était un lieu où le cèleri pouvait fortement à l’état sauvage.

 Mais l’odeur, quel adjectif lui donner ? Je reste… sur ma faim… JPD

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 18:05

                                 patrice michaud blog

Pourquoi faut-il que tout chanteur québécois raconte sa vie sur scène ? Pour moi cette pédagogie me convient et pas seulement pour faire comprendre en France, le Québec mais aussi pour suivre les chemins de la création.

Patrice Michaud a donc laissé un peu son guitare pour conter une paire d’histoire. Il est de Gaspésie, d’un village où la vie commerciale ne pouvait que se centrer sur le catalogue Sears. Déjà un peu habitué à la France il donne l’équivalence : le catalogue de La Redoute. Par contre pour la Gaspésie il n’y a pas d’équivalence ! Vivant au village loin de tout, même en 1980, le catalogue avait pour le gamin de 8 ans deux avantages : il contenait le cadeau de noël dont il rêvait, un guitare électrique, et des corps de femmes presque dénudés dans la section que chacun imagine.

Car Patrice Michaud raconte en laissant à l’imagination des auditeurs leur part de chemin à parcourir. Bref, sa mère a compris et pour noël il a eu la fameuse guitare électrique mais le fil ne pouvait pas se brancher ! Et le gamin n’a fait ni une ni deux, il a acheté seul la bonne prise pour remplacer le plot, il a branché comme tout appareil ménager… et la guitare a fait un bruit unique et définitif…

Patrice Michaud chante aussi, d’où sa présence au Festival Alors Chante ! à Montauban. Pas d’effets spéciaux, juste de la tendresse tranquille, tranquille, juste de la poésie à sa manière et un peu de country quand il faut. « J’essaie de faire le plus beau possible avec le plus simple possible. » Un projet audacieux car il me semble que l’art pour réussir en 2013, tente plutôt de faire le plus poche possible avec le plus compliqué possible…

Naturellement comme tout québécois poète il aime se référer à Gaston Miron mais aussi à Patrice Desbiens et Gibert Langevin. Il aime aussi Georges Pérec.

Avec sa vie de famille « j’ai un petit bébé, potentiellement d’autres qui s’en viennent », comment Patrice Michaud et son complice peuvent-ils courir la scène ? En France il a découvert qu’il n’est pas bon de mettre du super dans le moteur diesel de sa voiture de location, car il est déjà venu au Festival tout proche, celui d’Astaffort cher à Francis Cabrel.

J’ai aimé sa phrase : « La chanson au Québec même si elle est hybridée de toutes sortes de manières, se tient sur deux pattes, une française er une américaine. »

Et en conclusion je donne la phrase que mon ami Rosendo Li a noté en croquant l’artiste :

« Jamais je n’ai étudié le solfège, je suis autodidacte… J’aurais bien voulu avoir ces outils mais comme un éternel lâche je ne me suis pas appliqué à les avoir. Peut-être un jour… Finalement le plus essentiel, c’est l’amour des mots…et de la musique. »

A la prochaine, Patrice Michaud…  JPD

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 18:02

Sur la grande scène d’Eurythmie à Montauban, un moment émouvant. Olivia appelle son père, Didier Blanc, pour chanter avec elle. Olivia est une enfant de l’Aude (Marseillette) et donc la famille est venue à Montauban au rendez-vous. Belle occasion de chanter une nostalgie espagnole que je donne ici. JPD

 Paroles Malagueña

  Que bonitos ojos tienes

 Debajo de tus dos cejas

 Debajo de tus dos cejas

 Que bonitos ojos tienes

 

Ellos me quieren mirar

 Pero si tu no los dejas

 Pero si tu nos los dejas

 Ni si quiera parpadear

 

Malagueña salerosa

 Besar tus labios quisiera

 Besar tus labios quisiera

 Malagueña salerosa

 

Y decirte niña hermosa

 Qu'eres linda y hechisera

 Qu'eres linda y hechisera

 Como el candor de una rosa

 

Si por pobre me desprecias

 Yo te concedo razòn

 Yo te concedo razòn

 Si por pobre me desprecias

 

No te ofrezco riquezas

 Te ofrezco mi corazòn

 Te ofrezco mi corazòn

 En cambio de mi pobreza

 

Malagueña salerosa

 Besar tus labios quisiera

 Besar tus labios quisiera

 Malagueña salerosa

 

Y decirte niña hermosa

 Qu'eres linda y hechisera

 Qu'eres linda y hechisera

 Como el candor de una rosa

 

Malagueña salerosa

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 17:52

Voici un coordination nationale du Front de Gauche comme si vous y étiez et que je dédie à ceux qui pensent que j’écris sans m’informer !

Le 22 avril, pour la journée, les 9 composantes du FDG sont donc en coordination nationale, en présence également de Janette Habel et Pierre Khalfa. Neuf composantes, c’est une sacrée organisation même si seulement deux pèsent vraiment : le PCF et le PG. Cette coordination est-elle là pour prendre des décisions ? Par quel type de vote ? Pour quelles réalisations ? Comme pour toute coordination, il s’agit d’un flou artistique puisqu’il s’agit plus de coordonner que de décider.

En ce 22 avril, une décision il importante a été prise ailleurs, devant les caméras de télévision, par une intervention surprise de Jean-Luc Mélenchon. La manifestation du 5 mai est ainsi sur les rails et autour de la table les participants… peuvent parler de l’essentiel…

Où en est la France en ce 22 avril ? La politique a un inconvénient majeur par rapport à la vie associative : on peut y discuter de tout et donc de rien… en attendant l’élection suivante ! Une association a un objectif précis donc elle se perd moins en bavardages. Mais l'association a des limites, elle ne peut tout changer...

En ce 22 avril, les participants se perdront tellement en bavardages que sur deux points à l’ordre du jour, un seul sera traité ! Mais pas de souci… le point en question sera confié à une commission.

 Les constats se sont enfilés comme les perles d’un collier sans fin : la crise si grave, la droite si dure, l’extrême-droite prête à s’allier avec la droite et le FDG que peut-il faire ?

Pour avoir participé à trop de réunions de ce genre, je peux toutes les raconter comme si j’y étais. En fait, il faudrait prendre un seul point, le travailler, l’analyser pour de bon, et proposer, si de l’analyse, une proposition commune émergeait, ce qui est le plus difficile.

C’est d’ailleurs pour cette raison que Jean-Luc Mélenchon a préféré utiliser les médias pour lancer la manif du 5 mai. Une telle proposition mise en discussion, et trois jours après rien n’aurait été décidé ! Etait-elle opportune quatre jours après le 1er mai ? Et pourquoi une manif à Paris et pas dans dix villes de France ? Le thème de la sixième république était-il approprié quand le chômage est la première préoccupation ? Une nouvelle république pourrait réduire le chômage ? Chacun discute plutôt de la situation de la France, c’est plus simple

En ce 22 avril, le match qui doit se jouer entre le PG et le PCF va cependant continuer, et tout le monde se prépare à compter les points. Un match dont chaque coordination nationale est un épisode.

Du côté du PG, il s’agit de rappeler qu’aux Européennes le FDG peut passer devant le PS si le FDG est clairement perçu comme opposé au gouvernement. Il faut oser cet espoir ! Qu’entretemps, il y ait les municipales où les alliances FDG, PS, EELV, PRG vont se réaliser au premier ou au deuxième tour, c’est sans doute un autre problème… d’ailleurs c’est le deuxième point à l’ordre du jour de la réunion, celui dont le temps manquera pour le traiter !

Pierre Laurent pour le PCF préfère ouvrir un débat sur la nouvelle majorité à construire en élargissant la base sociale et politique de FDG, plutôt que de faire acte de candidature au poste de premier ministre, comme le revendique Jean-Luc Mélenchon de manière répétitive.

En fait Pierre Laurent n’a pas compris ce que signifie une stratégie de communication ! En se présentant comme premier ministre possible Mélenchon veut ancrer dans les têtes que le FDG peut gouverner, qu’il n’est pas seulement là pour jouer les seconds rôles, ou la force d’appoint. Le FDG est né pour mettre le PS au pas… Que cette proposition soit sans rapport avec la réalité du rapport de forces, est secondaire pour un JLM décidé à foncer droit devant.

 Un autre point fait discussion. Pour ne pas être en reste, le PCF a décidé la tenue d’assises de la refondation sociale et démocratique le 16 juin... Elles sont bien sûr ouvertes à tous.

 Dans ce match, JLM reste silencieux, modeste, en retrait, et il finira par dire quelques mots au cours d’une seule intervention brève. Il rappelle que le projet politique est l'éco-socialisme, que la méthode est la révolution citoyenne et qu’il faut donc avancer sur ces bases. Il admet que sa stratégie-communication a suscité des critiques parmi beaucoup de composantes du FDG, mais tournons la page car passer son temps à se justifier c’est du temps perdu. Observons plutôt que les sondages placent déjà le FDG à 11 % ! Comme chacun sait, et c’est moi qui le rappelle, les résultats du FDG ce sont les résultats de JLM à la présidentielle et non les résultats du même FDG aux législatives. Et insistons : les sondages ont un intérêt quand ils sont bons, et ceux concernant le FN sont toujours mauvais (pour rappel le même sondage donne le FN à 23%).

Citons JLM pour conclure : « La masse du peuple n'est pas déterminée et on doit mettre ce dernier en mouvement.» Et comme le FDG va réussir à créer ce mouvement… En avant le peuple…

 Sur les Municipales, faute de temps, seul Pierre Laurent avancera son analyse. Il est important de garder des positions au cours de municipales aussi importantes que les européennes, car une victoire de la droite en mars, ce n’est pas une victoire du FDG aux européennes de juin. Je note que parler de l’extrême-droite c’est trop tôt, sans doute.

En fait  le PCF a 800 maires, 6 à 8000 élus municipaux et gouverne 30 villes de plus de 20 ou 30000 habitants. Si la ligne prônée par le PG, autonomie partout, est adoptée les maires communistes des 30 grandes villes qu’il dirige verront au premier tour la concurrence de listes PS-EELV qui peuvent passer en tête obligeant au second tour à une alliance derrière le PS !

Depuis toujours le PCF a conclu, avant les élections, des pactes avec le PS pour sauver ses maires sortants. En 2007, Dominique Voynet n’a pas respecté le pacte et a réussi à battre le sortant apparenté PCF, Jean-Pierre Brard. Les batailles municipales sont de toute façon diverses… mais la grosse question est la suivante : est-ce que l’échec prévisible du PS peut bénéficier assez au FDG, pour qu’il ne s’effondre pas avec le dit PS ? Si le FDG perd 50% de ses élus municipaux comment peut-il gagner quelques mois après aux européennes ?

La prochaine réunion de la coordination du FDG sera donc une nouvelle étape du match PG/PCF, un match au niveau des directions nationales. Sur ce point des municipales, je doute qu’au sein du PG tout le monde soit d’accord avec JLM, et qu’au sein du PCF tout le mode soit d’accord avec Pierre Laurent

Qu’on ne vienne pas me dire qu’en présentant cette réalité, je fais le jeu des médias qui veulent enfoncer un clou entre PCF et PG pour les diviser, les mêmes médias dont JLM se fait fort de tirer profit contre leurs propres objectifs. En fait, le problème posé concerne tous les citoyens et surtout ceux qui envisagent une révolution citoyenne… JPD

Il m’est arrivé d’écrire un article sur Mélenchon à cette adresse :

http://la-sociale.viabloga.com/news/melenchon-aime-citer-jaures

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 13:24

Ils sont cinq sur la scène du Théâtre Olympe de Gouges à Montauban, pour jouer et chanter Leprest.

Vieux débat en France (ou peut-être ailleurs aussi) que celui de savoir si on peut, ou pas, faire mieux que l’interprète premier d’une chanson. Une chanson de Leprest dans la bouche d’Yves Jamait, est-ce possible ?

Avec Yves Jamait nous avions aussi Romain Didier et Jean Guidoni et à la fin le public s’est levé spontanément pour applaudir. Les chansons de Carlos Gardel peuvent-elle sortir de la bouche de quelqu’un d’autre ? Bien sûr, pour la postérité du tango ! La mort d’un interprète ne peut pas être la mort d’une chanson ! Ce qui ne signifie pas que tout le répertoire de l’interprète puisse passer l’épreuve. Tout dépend de la chanson et de celui qui la chante et les trois interprètes du jour étaient artistes avec dans la bouche des paroles d’Allain Leprest. Et j'ose l'écrire, ils firent toujours autrement qu'Allain Leprest, mais parfois mieux que lui !

Depuis combien de temps n’avais-je pas entendu Jean Guidoni ? Romain Didier est plus présent sur ma route. Mais les deux étaient, sur la scène montalbanaise, bien différents de d’habitude. Même Yves Jamait avait abandonné son immanquable casquette et le style qui va avec.

Pour l’hommage à Allain Leprest.

D’un tel spectacle il est difficile de retenir une émotion parmi d’autres mais allons-y pour une chanson que je donne à la fin.

C’est peut-être… et jamais on le saura !

Mozart, Colette, Le Grand Jacques, Van Gogh, Cerdan et Jésus unis dans une chanson comme des possibles ratés pour certains enfants, c’est la musique, la littérature, la chanson, la peinture, le sport et un certain sens de la religion (Leprest a écrit une chanson à la gloire de l’athéisme) qui ne sont pas mis à la portée de toutes les intelligences. Parmi les noms j’y aurai mis Zavata mais bon…

Tout simplement parce qu’en septembre 1972, pour mes premiers trois mois devant des enfants, j’ai découvert en classe de CP un gamin qui était un clown né. Je ne sais ce qu’il est devenu mais en entendant Jean Guidoni lancer « C’est peut-être Mozart le gosse qui tambourine… » j’ai pensé à ce gamin, un génie comme je n’en ai plus jamais croisé. Il pouvait transformer n’importe quelle « récitation » comme on disait alors, pour faire rire toute la classe ! Je n’étais pas dérangé par ce talent mais je savais parfaitement qu’il n’avait pas d’avenir. Pas parce qu’il faut adopter le ton d’une poésie à la poésie mais parce que dans la vie le rire est un mauvais conseiller.

J’ai pensé à lui parce que le spectacle était marqué par des voix d’enfants racontant la vie de Leprest. Ce n’était pas joué d’avance, de telles coupures, et pourtant elles auraient manqué.

Bravo les artistes. Jean-Paul Damaggio

 

C’est peut-être d’Allain Leprest

 C´est peut-être Mozart le gosse qui tambourine

Des deux poings sur l´bazar des batteries de cuisine

Jamais on le saura, l´autocar du collège

Passe pas par Opéra, râpé pour le solfège.

 

C´est peut-être Colette la gamine penchée

Qui recompte en cachette le fruit de ses péchés

Jamais on le saura, elle aura avant l´heure

Un torchon dans les bras pour se torcher le coeur

 

C´est peut-être Grand Jacques le petit au rire bête

Qui pousse dans la flaque sa boîte d´allumettes

Jamais on le saura, on le fera maçon

Râpé Bora Bora, un mur sur l´horizon

 

C´est peut-être Van Gogh le p´tit qui grave des ailes

Sur la porte des gogues avec son opinel

Jamais on le saura, râpé les tubes de bleu

Il fera ses choux gras dans l´épicerie d´ses vieux

 

C´est peut-être Cerdan le môme devant l´école

Qui recolle ses dents à coup de Limpidol

Jamais on le saura, KO pour ses vingt piges

Dans le ring de ses draps en serrant son vertige

 

C´est peut-être Jésus le gosse de la tour neuf

Qu´a volé au Prisu un gros œuf et un bœuf

On le saura jamais pauvre flocon de neige

Pour un bon Dieu qui naît, cent millions font cortège

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