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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 13:44

André Gros

Né et mort à Montauban à des dates inconnues, le cordonnier André Gros fut un pionnier du combat socialiste puis communiste en Tarn-et-Garonne.

 La première apparition politique d’André Gros date des élections législatives de 1919 car il est un des trois candidats de la liste socialiste. Dès ce moment là, le quotidien local radical, La Dépêche, évoque ainsi la liste socialiste :

"Elle représente la fraction la plus avancée du socialisme, la plus dangereuse, la plus nébuleuse, la plus antipathique au génie et à l’esprit français."

L’homme particulièrement visé car le plus actif est donc le cordonnier montalbanais Gros qui va partout porter la contradiction aux autres candidats. C’est l’unique moyen que nous avons pour juger de son action. Voici pour la réunion de Nègrepelisse :

« Un des candidats de la liste unifiée, M. Gros, répondant à une question de M. Pottevin, à la réunion publique de Nègrepelisse, déclara que pour lui : « Tout socialiste est bolcheviste ». Ce qui revient à dire que les candidats de la liste socialiste sont partisan non seulement de l’expropriation et de la mise en commun de tous les biens, mais encore de la tyrannie des soviets telle qu’elle est établie en Russie sous le régime de terreur instauré par Lénine et Trotsky. »

 Pour la réunion de Saint Nicolas :

« Le citoyen Gros, candidat socialiste révolutionnaire, a pris à son tour la parole et dès lors l’assemblée est devenue houleuse. Discutant avec une bonne foi douteuse et contant des « blagues » comme l’a fait ressortir M. Pottevin aux assistants mis en gaiété, parlant tantôt français, tantôt patois, il a suscité divers incidents fâcheux. Quelques-unes de ses paroles antipatriotiques ont soulevé l’indignation générale.»

 « Réunion de Verdun sur Garonne

Le citoyen Forgues, courtier, a présenté son ami Gros, candidat cordonnier-socio. Celui-ci, d’une voix tonitruante, s’est efforcé de «débourrer les crânes» par une critique incohérente et décousue de tout et de tous. Seul, dit-il, un candidat comme lui tout en défendant ses propres intérêts peut assurer le bonheur des autres. Il essaie bien un moment d’expliquer la théorie blochévico-collectiviste mais il est très aride et confus. Pour le moment sa conception collectiviste s’arrête à l’attribution des usines aux ouvriers et des terres non cultivées aux travailleurs.»

 Après les législatives vont venir les municipales et à Montauban, André Gros est un candidat en vue de la liste socialiste conduite par Pierre Terrieux. Au second tour, pour battre la droite, les radicaux l’acceptent sur la liste unitaire et il sera conseiller municipal avec sept autres socialistes : quatre passeront en 1920 au Parti communiste, dont André Gros. Comme première mesure proposée au Conseil municipal, ils demandent que Jaurès ait un nom de rue dans la ville.

 Voici le portrait que trace Gérard Roques dans son Mémoire :

« André Gros est cordonnier à Montauban. Il fait partie de ce corps de métier, il est secrétaire adjoint de la Fédération socialiste de TetG. L’originalité de ce personnage est qu’il fut moine. Il revint au civil et se consacra exclusivement à la défense de son idéal socialiste. Gros était un personnage fort intelligent. Sa voix barytonante résonnait souvent dans la Halle aux grains de Montauban. Les bourgeois montalbanais se pressaient toujours pour assister à ce « spectacle » car ils étaient convaincus que Gros jouait un double jeu et qu’il ne pensait pas un seul mot de ce qu’il lançait à la foule. En fait Gros était persuadé de ses idées. C’était un homme très pur, qui n’est pas oublié aujourd’hui puisqu’il a laissé son nom à une de cellules du PCF de Montauban. »

 

Sources :

La Dépêche du Midi décembre 1919.

Deux mémoires de maîtrise :

- Implantation de la gauche dans le Tarn et Garonne entre les deux guerres, Roques Gérard, mémoire de maitrise sous la direction de Rolande Trempé, 1974-1975

- Implantation du PCF en Tarn-et-Garonne 1920-1947, Max Lagarrigue

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 13:42

Je viens encore de relire ce roman si spécial de Vazquez Montalban et peut-être en ai-je enfin compris la philosophie. En attendant quelques commentaires voici la présentation qui en avait été faite dans le Monde diplomatique. JPD

 

MÉMOIRES D'UN ASSASSIN

Le bilan d'un monde malade

L'ÉTRANGLEUR, de Manuel Vazquez Montalban, traduit de l'espagnol par Bernard Cohen, Le Seuil, Paris, 1996, 265 pages, 120 F.

L'ÉTRANGLEUR, nouveau roman de l'écrivain espagnol Manuel Vazquez Montalban, naît de plusieurs douleurs. « L'autobiographie » de Franco (1), son précédent ouvrage, avait remué le couteau dans une plaie historique mal cicatrisée. La maladie lui avait laissé un arrière-goût d'amertume ; les Jeux olympiques de 1992, qui ont défiguré Barcelone, avaient englouti l'imaginaire de la ville natale de l'auteur. C'est donc Boston qui accueille la nouvelle fiction. Mais une Boston qui rappelle de manière obsédante Barcelone jusque dans « l'indispensable pan con tomate [pain frotté de tomate] sans lequel nous, les Bostoniens, ne saurions comment manger ». D'une ville à l'autre, d'une mégalomanie médiocre à une schizophrénie ordinaire, d'un contentieux avec l'histoire à un règlement de comptes avec les mythes de notre société, L'Etrangleur est le seul roman contemporain de Vazquez Montalban, si l'on exclut la série des Carvalho.

Albert Cerrato est un plombier au savoir encyclopédique qui se prend pour Albert de Salvo, « 1'étrangleur de Boston », sinistre héros du film de Richard Fleisher. Du fond de la cellule de l'infirmerie pénitentiaire où il croupit, il explique en détail ses relations avec ses victimes. Tous ses meurtres sont assumés, revendiqués et fondés. Il tue sans discrimination ceux qu'il aime et ceux qu'il n'aime pas, ceux qu'il aurait voulu épargner, congeler dans sa mémoire. Ses crimes répondent à une nécessité esthétique, à « une unité harmonique et vérifiable, un acte de géométrie et non de compassion envers soi-même ou envers autrui ». Parricide, assassin de ses maîtres et de ses maîtresses, il comptabilise au total trente-sept victimes, dont ses propres enfants. « J'étais terrorisé par la cruauté atmosphérique, absolue, d'un monde dans lequel je ne pourrais rien faire pour eux. »

MENACÉ de lobotomie par ses psychiatres, Albert Cerrato recourt « à ce cerveau possibiliste social-démocrate que nous possédons tous» en acceptant, comme on le lui enjoint, de consigner le flux de ses pensées négatives. Flairant le best-seller, un éditeur lui propose la publication de ses mémoires. Albert Cerrato, autiste prolixe, se prête au jeu, confronte ses fantasmes à la réalité, ressuscite ses victimes, qui retrouvent leur train-train d'obsessions et leurs rides indélébiles. Il ira même jusqu'à rédiger à la place de son psychiatre, un Argentin lacanien à peine caricatural, le rapport sur son propre cas, montrant ainsi sa parfaite maîtrise du jargon psychiatrique et livrant du même coup certaines clés de ce roman dense.

L'Etrangleur est un livre-somme qui réunit toutes les obsessions de Manuel Vazquez Montalban : la ville dans ses décombres comme microcosme de l'univers, « Boston est une furieuse cosmogonie... et Boston est le monde, le monde actuel, un monde austro-hongrois, un empire déchu, sans but apparent, que Cerrato perçoit à travers la décomposition du « moi » bourgeois, celle-là même qui nourrit la créativité de Klimt... », l'art dans ses avant-gardes et ses « installations post-conceptuelles, en langage de plombier », la culture dans ses ironies et dérisions, l'incommunicabilité au milieu de la cacophonie interactive, la solitude de l'individu acculé à la folie, la faillite des systèmes politiques, le nouveau désordre du monde.

Aux frontières de l'analyse et de la poésie, L'Etrangleur peut être appréhendé comme un long texte sarcastique à lire à haute voix pour que retentissent mieux ses échos subversifs, ses accents poétiques et sa respiration interne et que s'estompe le pédantisme de certains de ses passages. En connivence avec ses lecteurs, l'auteur dresse le bilan impitoyable et lucide d'un monde malade, en manque de références, souffrant d'un trop-plein de réseaux et de connexions, et d'une carence totale de repères véritables.

MARIE-CLAUDE DANA.

(1) Manuel Vazquez Montalban, Moi, Franco, Le Seuil, Paris, 1994.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 12:25

 

C’est mon oncle qui pour noël nous offrit, en 1970, un tourne-disque et un premier trente-trois tours de chants révolutionnaires français. Dans ma famille la musique était présente seulement par la radio (pendant un temps ma mère aima chanter Piaf) et cette nouveauté nous offrit une porte nouvelle vers le choix de nos idoles. Mon premier trente-trois tours a été celui de Moustaki qui étant le seul, passa en boucle sur la machine. Je ne savais pas que ce prénom signifait un hommage à Brasses et qu'il effaçait ainsi son vrai prénom Joseph en français (Giuseppe en italien et Youcef en arabe). Par la suite cette passion de jeunesse m’a suivi en permanence, atteignant son paroxysme un soir au Théâtre de Montauban (devenu Théâtre Olympe de Gouges), au cours d’un récital Moustaki.

C’était en 1992 et Moustaki égal à lui-même n’arrivait pas à quitter la scène. Je ne sais si d’autres spectateurs se souviennent de ce moment fabuleux. Il avait trimballé sa nonchalance pendant un tour de chant parfait, et les rappels suivaient les rappels. Les musiciens étaient partis mais lui et sa guitare revenaient puis revenaient encore. Pendant au moins une heure !

Moustaki était heureux dans la ville, dans le théâtre ; il était comme un complice parfait du public.

Moustaki m’a accompagné mais je n’ai jamais cherché à devenir un fan collectionnant ses disques ou ses entretiens, si bien que c’est seulement aujourd’hui que j’apprends qu’il a eu une vie amoureuse brève et tourmentée avec Edith Piaf.

Pourquoi Moustaki plus que Claude François ? Pourquoi Moustaki plus que Johnny ? Pourquoi Moustaki plus que … ?

Qu’importe, le fait est là et ce fait va me revenir en plein figure le jour où dans une soirée, mon ami Rosendo Li, invité à chanter quelque chose se mit à chanter la version espagnole du Métèque.

Jean-Paul Damaggio

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 10:36

                                        MVM-brochure.jpg

 Dans cette brochure ci-dessus, que je peux envoyer gratuitement à qui m’en fait la demande, je m’étais mis dans la peau d’un autre pour écrire une intervention présentée à La Librairie Deloche voici quelques années. Je viens de la reprendre comme si je ne l’avais jamais écrite et je découvre à la fin, ce texte qui est le deuxième d’une « biographie » littéraire de l’auteur, jamais traduite en France : El escriba sentado. Ce texte est le deuxième du livre où Sartre est cité dans 19 pages, un recors (il renvoie à un autre de ce blog). Rien ne dit qu’il ait été publié quelque part en 1978.

Dans son schématisme il est le squelette de ma façon de penser le monde. JPD

 Mai 68 : Dix ans après ce mai fleuri

 A l'Odéon, les étudiants du mai révolutionnaire citaient des idoles intellectuelles d'apparition récente : Marcuse leur octroyait un rôle inespéré d'avant-garde révolutionnaire ; Che Guevara récupérait le prestige des faits de conscience qui place la volonté révolutionnaire au-dessus du calcul des probabilités et de la corrélation des forces ; Franz Fanon apportait la dimension mondiale d'un système de domination capitaliste et offrait un horizon stimulant de révolution mondiale, impulsée par les pays colonisés contre les centres de l'Empire. Il y avait un règlement de comptes implicite avec les auteurs bibliques. Peu de références directes à Marx, Engels et Lénine. L'unique classique admis était Mao et encore réduit à sa condition de dispensateur de catéchisme avec le petit livre rouge. L'explosion du marxisme vulgarisé fut mise en scène et les mêmes hérésies se produisirent que celles surgies au sein du christianisme, quand la Bible cessa d'être un texte sacré soumis aux seules interprétations des hommes d'église. Des milliers, des millions d'étudiants du monde entier avaient accédé à leur quatre sous de marxisme qu'ils risquaient sur la table de jeu. Quand ils avaient perdu leur mise, ils la remplaçaient par l'imagination.

Sartre n'était pas cité. Sa condition de grand- père n'était pas claire pour de tels petits-fils en instance de tuer le père. Sartre n'était-il pas le responsable de l'impasse paralysante qui avait conduit à la Cinquième République et à la sensation d'impuissance et d'échec de l'intelligentsia établie ? Sartre n'appartenait-il pas à cette "intelligentsia établie" qui, avec ses critiques, enlevait toute épine au système en lui laissant une peau sans aucun besoin de chirurgie esthétique ? Sartre se lança sur les barricades par nécessité, mais quel vampire faustien démontrera que cette nécessité était celle d'un besoin de sang jeune, et une perpétuelle disponibilité à assumer l'obstination des faits, face à l'installation honteuse d'idées prometteuses de réalités perpétuellement différées. La manière de Sartre d'aller vers les barricades, comme celle de Monod ou d'autres membres de la caste intellectuelle, montrait un désir de récupération du discours des faits, mais aussi une violente volonté de récupérer leur propre jeunesse. Sartre confessera dix ans plus tard :

« Le fait d'avoir perdu l'utilisation réelle de la vue, de ne pouvoir marcher plus d'un kilomètre, c'est la vieillesse. Il y a effectivement des maux qui n'existent pas, avec lesquels on peut vivre, car ils viennent quand on est au bout du chemin A présent, telle est la vérité. D'un autre côté, cependant, je ne pense pas trop à ces maux. Je me vois, je me sens, je travaille comme quelqu'un qui a quarante cinq, cinquante ans. Je n'ai pas le sentiment de la vieillesse. Mais, à 70 ans, je sais, je suis un homme vieux. Je n'aime pas les hommes de mon âge. Tous les gens que je connais sont nettement plus jeunes que moi. Avec eux, je m'entends mieux ils ont les mêmes nécessités, les mêmes ignorances, les mêmes savoirs que moi. Les gens âgés ... oh, ils sont de la merde ! »

Peu de textes résument mieux, ce que Sartre allait chercher sur les barricades étudiantes du mai français, ou dans la ferveur hypercritique de ceux qui se réunissaient à l'Odéon, où il ne manquait pas de hurleurs, jusqu'à ce qu'ils se rendent compte du fait que Sartre était un père ni frustré ni frustrant, sinon un grand-père qui demandait pardon pour avoir été père et qui, de plus, était prêt à tuer son fils pour pouvoir communiquer avec ses petits-fils.

Et même s'il cherchait des prétextes idéologiques pour justifier son " mayisme ", on remarqua toujours qu'il fuyait la rhétorique, pas parce qu'il n'était pas un rhéteur comme tout intellectuel professionnalisé, mais parce qu'il ne voulait pas mourir en réduisant son être hors de son œuvre, à la condition de pétales secs cachés entre les pages de ses propres livres.

Il présenta le mai français en disant : « Pour moi ce fut le premier mouvement social d'envergure qui n'ait jamais été réalisé momentanément, quelque chose qui ressemble à la liberté et qui, à partir de là, a tenté de concevoir ce qu'était la liberté en acte ».

C'est impressionnant de constater qu'un homme aussi lucide que Sartre ait pu tomber dans cette " maximalisation " de l'acte d'être libre, dans ce contexte de révolution éminemment mise en scène avec tout autour les tanks du Général Massu en première ligne, et la connexion avec la classe ouvrière aux niveaux de conscience historique à ses yeux indiscutablement corrompus.

Le Sartre qui fait cette analyse a cessé de croire en l'Histoire comme science et est entré dans un passionnant et inutile effort mettant face à face sa conscience et la réalité.

Sa hâte de vieux passionné et intelligent s'affronte à la parcimonie de l'histoire qui ne tient pas compte du fait que Sartre va mourir sans voir la résolution du dilemme entre socialisme et barbarie.

Sartre a choisi un chemin entre socialisme et barbarie tendant vers un socialisme libertaire mis en scène par les groupes, quelque peu théâtraux, du mai français.

A partir de là, Sartre a assumé son rôle de grand-père du socialisme libertaire. Et quand la majorité de ses petit-fils recommença à mettre la cravate, y compris la cravate de la social- démocratie gestionnaire, ou à mettre la djellaba, réduisant le problème du monde au salut des âmes, quand elle ne reprenait pas le simple rôle dirigeant de reproducteur du système en maître de la force de frappe post-gaulliste, Sartre s'auto-déclara arrière-grand-père, pas parce qu'il mythifiait la jeunesse et la vie, mais parce qu'il sentait la panique l'envahir face à sa propre mort, une mort que lui imposaient les autres, cette mort que les autres t'imposent toujours en t'offrant le miroir de leur vieillesse pour que tu contemples la tienne.

Je suis conscient de faire une lecture réductrice du pourquoi Sartre assuma le mai français. C'est vrai, apparemment, la révolte donnait aussi raison à ses critiques contre l'artériosclérose de la gauche établie. La révolte révélait la fatale contradiction entre le contenant et le contenu qui affectait le parti communiste français lui-même, dont l'orientation le poussait vers un assaut du Palais d'Hiver, et qui était exclusivement organisé pour faire pression politiquement avec ses 20% d'électeurs, aujourd'hui réduits de moitié.

Dans son discours aux étudiants de la Sorbonne, en ce 20 mai situé entre le retour de Roumanie du général de Gaulle et la généralisation des grèves qui traduisaient un spontanéisme ouvrier débordant les contrôles des partis et des syndicats, Sartre réglait ses comptes avec la gauche artériosclérosique qui passait ses journées à lire Lénine afin d'y découvrir ce qu'aurait fait Lénine dans une telle situation. Vladimir avait laissé une loi écrite terrible, une loi de plomb qui pesait sur le spontanéisme révolutionnaire comme pèsent les dalles de l'évidence. Il ne suffit pas — dit plus ou moins cette loi que je me permets de citer de mémoire car je ne crois ni dans les bibles ni dans les saints pères de l'Eglise — que la classe ouvrière soit disposée à faire la révolution, encore faut-il que les circonstances de crise globale de l'adversaire le permettent.

L'adversaire s'est senti déconcerté, pendant plusieurs semaines, jusqu'à ce qu'il voit, comment de Gaulle, la police, le général Massu, les partis de gauche et les centrales syndicales offraient la possibilité de changer cet essai de révolution, en une crise politique, certes grave, mais ni plus ni moins qu'une crise politique. Quand Mitterrand, le 28 mai, s'auto-désigne comme président de la république avec Mendès-France comme premier ministre, il offre une porte de sortie "logique" à la crise de la Cinquième république, et non une perspective révolutionnaire à la crise du capitalisme. L'adversaire avait pu se sentir déconcerté, y compris alarmé, mais à aucun moment il ne s'est senti désarmé, et preuve de cela, quelques éditeurs avisés se préparaient déjà à publier des œuvres sur ce qui était arrivé, conscients du fait qu'on ne parlerait pas d'autre chose pendant longtemps, et que l'engagement de Sartre et des autres avait été une inestimable contribution à cette œuvre, en tant que guest star de la pose. Hobsbawm, dans un article très lucide, publié un an après, le 22 mai 1969, dans le New York Review, écrivait : « Mai 68 a révélé, non que les révolutions peuvent réussir dans le monde occidental d'aujourd'hui, mais qu'elles peuvent éclater ». Et c'est ce dont Sartre avait besoin. Ni plus. Ni moins.

Vazquez Montalban

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 10:29

Voici quelques constats sans commentaire pour compléter un article précédent.

Castelsarrasin : Inscrits : 9219 ; Exprimés 5993

Dagen (SE) : 2865 (47,8%) ; Bésiers (divers-gauche) 1974 (32,9%) ; Malphettes (socialistes+communistes + plus autres) 1154 (19,26%).

Au second tour les mêmes listes se représentent : le nombre de votants est presque le même soit 6009. Dagen arrive à 3032 voix ; Besiers à 2013 ; et Malphettes tombe à 869 voix soit 14%.

Des électeurs de la liste de gauche ont semble-t-il préféré Dagen à Bésiers.

Dans le cadre d’une union avec la liste Bésiers le maire sortant pouvait être mis en difficulté. Les électeurs de la liste Malphettes sanctionnent l’impossible union.

2ème tour des présidentielles de 2007 : Sarkozy 52,2%

 

Moissac : Inscrits 8913 ; Exprimés : 5758

Le maire PS est réélu dès le premier tour avec 3115 vois soit 54,10%

La liste UMP de M. Roquefort fait seulement 2015 voix soit 34,9%

Une liste divers drotie de P. Charles se contente de 628 voix soir 10,9%

L’abstention 31,4 % est moins forte qu’à Castelsarrasin 32,3 mais plus qu’à Montauban 30,3%.

2ème tour des présidentielles de 2007 : Sarkozy

 

Montauban : I : 37 605, E. 25 264

UMP 11074 (43,83) ; Gauche 8467 (33,5) ; Montauban citoyenne 2644 (10,4) ; Modem 1702 (6,74) et Soulié 1377 (5,45).

Deuxième tour : E. 26 672

UMP : 13 419 ; Gauche : 13 253 

2ème tour des présidentielles de 2007 : Sarkozy 51,47%.

JPD

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 10:56

Pour poursuivre mon travail sur l'école normale de Montauban voici la présentation faite de la fête de 1935 présentée ainsi dans le Midi Socialiste :

 

ECOLE NORMALE D'INSTITUTEURS.

- Fête du 26 mai.

Le programme de la grande fête de plein air que les élèves-maitres de l’école normale d'instituteurs préparent pour l'après-midi du 26 mai réserve les divertissements les plus attrayants et les plus originaux au public montalbanais, ami de l'école, qui répond si spontanément et aimablement à ses invitations.

Dans le cadre charmant des murs et des jardins de l'établissement les attractions ne manqueront pas ; grands et petits trouveront de quoi se réjouir.

Les enfants, et aussi les grandes personnes, pourront tenter leur chance à la pêche miraculeuse, au lapinodrome, exercer leur adresse au passe-boules, au jeu des anneaux et du canard, au ping-pong.

Nous ne pouvons tout énumérer. N'oublions pas cependant la course des équilibristes, réservée aux enfants.

Vous pourrez d'autre part suivre les évolutions des athlètes d'une Société de gymnastique et admirer à la fois leur force leur grâce et leur jeunesse. Le théâtre vous offrira avec des chœurs, une comédie et une pantomime, dont vous rirez longtemps.

Un grand bal aura lieu durant la fête et attirera tous ceux qui aiment la danse. Ils trouveront une salle impéccable,  un jazz réputé, un buffet bien pourvu. Certainement, on dansera tard dans la soirée.

Une collation permettra à tous de se restaurer tandis qu'un orchestre plein de verve jouera les airs les plus agréables.

Les portes de l’école 2, boulevard Montauriol, s'ouvriront à 2 heures de l'après-midi. Le prix d'entrée est fixé à 2 francs pour les grandes personnes et pour les jeunes gens, à 1 fr. pour les enfants de moins de 13 ans.

Les normaliens feront de leur mieux pour vous distraire.

Ils vous seront reconnaissants de venir très nombreux à leur fête, dont ils espèrent bien que vous emporterez un excellent souvenir.

 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 10:53

Avec le nouveau mode de scrutin les villes au-dessus de 1000 habitants vont devoir appliquer celui des villes qui hier étaient au-dessus de 3500 habitants. En prenant les données légales applicables aujourd’hui, voici les villes concernées pour le Tarn-et-Garonne :

Albias, Aucamville, Auvillar, Beaumont, Bressols, Campsas, Castelmayran, Castelsarrasin, Caussade, Caylus, Cazes-Mondenard, Corbarieu, Dieupentale, Donzac, Dunes, Escatalens, Finhan, Grisolles, L’Honor-de-Cos, Labastide-du-Temple, Labastide-St-Pierre, Lacourt St Pierre, Lafrançaise, Lamagistère, Lamothe Capdeville, Lauzerte, Lavit, Léojac, Malause, Mas-Grenier, Meauzac, Mirabel, Moissac, Molières, Monclar, Montaigu, Montauban, Montbartier, Montbeton, Montech, Monteils, Montpezat, Montricoux, Nègrepelisse, Nohic, Orgueil, Pompignan, Réalville, Saint-Antonin, Saint-Etienne, St Nauphrary, St-Nicolas, St Porquier, Septfonds, Valence, Verdun, Lavilledieu, Villebrumier.

 Rappelons pour ceux qui ne connaissent pas ce mode de scrutin les principes qui le gouvernent :

1 ) Seule possibilité : présenter des listes entières paritaires sans panachage possible (rayer des candidats comme le droit va rester pour les autres communes).

2 ) Election à deux tours si nécessaire. S’il y a deux listes, l’élection se joue en un tour. Dans le cas contraire si aucune liste n’a la majorité, il faut un second tour. Possibilité de maintien avec 10% des exprimés et de fusion avec 5% des exprimés. Au second tour la liste en tête prend 50% des postes et le reste des postes est distribué à la proportionnelle au plus fort reste entre toutes les listes en compétition. Les élus sont choisis en fonction de la place sur la liste.

Ce mode de scrutin inventé en 1981, assure une place à la minorité perdante.

3 ) Ajoutons que l’élection décide des élus à l’intercommunalité qui doivent être mentionnés sur les listes.

 Il est important de prendre en compte cette nouveauté pour préparer les élections municipales dans les communes concernées. JPD

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 11:49

Riches et révolutionnaires

 Dans l’article sur Flamens et Delthil j’évoque cette question d’élus riches et qui pourtant proposent l’impôt progressif sur le revenu dès 1890.

Voici le contexte municipal à Castelsarrasin en 1876 avec les élus, leur nombre de voix et le montant de l’imposition. Cette municipalité sera deux fois dissoute par les autorités nationales mais toujours réélu. Elle sera menacé de dissolution au moment du boulangisme mais restera en place. Voici les données avec les résultats issus du journal Le Républicain du 3 / 10 / 1876 et j’ajoute l’adresse puis le montant de la cote des contributions sans les centimes tel qu’il apparaît dans le document 1 D 14 des Archives communales de Castelsarrasin pour les données connues (il est entre parenthèse).

  

Voici le résultat du scrutin

Flamens, avocat, maire, 1092.                         Rue nationale (1211)

De Mauvoisin avocat, cons. gén., Toulouse, 1051, ( ?)

Laborde, notaire, 1073                                 Place St Sauveur (1701).

Cabandié, notaire, 1053

Gimat, négociant, 1057,                                        rue St Louis (216)

Lannes père, marchand de chaussures, 1045,       rue St jean    (218)

Mézamat, propriétaire ancien administrateur, 1085

Laffont père, vétérinaire, 1079,                            rue St Louis (249)

Langlade, usinier, 1076, à Prades                                             (1978)

Boscredon, pharmacien, 1071

Carbonnet, négociant, 1045

Macabiau, Jean, propriétaire à Courbieu 1045                              (191)

Claverie, Guillaume, propriétaire, 1063,                    rue St Louis (244)

Doumerc, négociant limonadier, 1036,                    rue Nationale (223)

Solleville aîné (Jean), forgeron, 1070,                Faubourg St Louis (68)

Verdier, négociant en vins, 1064,                        Faubourg St Jean  (236).

Roches, Aug., marchand chapelier, 1066

Frizac, docteur en médecine ou juge de paix, 1088 Faubourg Garonne (490).

Monié Antonin, négociant, 1054,                            Grand Rue St Jean (229).

Gasc Guillaume, propriétaire à Labourgade, 1074,                                (227).

Ailhas Jean propriétaire à Laronne 1079.

Gouze vétérinaire, 1072, route de Moissac                                         (93)

Girot J.B. propriétaire aux Dantous, 1072                                            (157)

 

Globalement nous avons trois cas en matière de richesse :

Les deux plus riches qui sont au-dessus de 1000 frs d’imposition.

La très grande majorité qui tourne autour de 200 frs.

Les deux plus pauvres en dessous de 100 frs.

 Dans la liste des plus imposés de la commune le maire Pierre Flamens arrive en neuvième position. Celui qui est en tête est le tout nouveau propriétaire de l’usine Eugène Secretan avec 5968 frs. Le second est aussi lié à l’usine et est élu municipal : Jean Langlade.

 Jean-Paul Damaggio

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 11:47

A travers l’histoire, en Tarn-et-Garonne, avec ces trois villes nous avons trois cas de figure politique.

Si on regarde du côté de Montauban, pendant la III ème République la liste des maires donne une domination radicale mais cette domination masque un affrontement toujours très dur avec la droite, obligeant les radicaux à s’allier sur leur gauche.

Après 1945, les radicaux refusent de laisser la place aux socialistes qui s’allient sur leur gauche avec les communistes, en conséquence en 1947 ils s’allient sur leur droite le temps de faire émerger en centre-droit en 1956. Mais la Cinquième République change tout.

De Gaulle voulait en finir avec la France radicale donc il élabore des modes de scrutin qui pousse à l’affrontement droite-gauche. Les radicaux du Tarn-et-Garonne conscients que cette situation va les défavoriser proposent aux socialistes un partage du département. Contre toute logique politique, le secteur de Montauban est réservé aux socialistes et celui de Castelsarrasin aux radicaux. Je dis contre toute logique politique puisque le secteur de Castelsarrasin est le secteur le plus à gauche. La logique qui l’emporte est la logique humaine : la famille Baylet veut préserver son pouvoir sur le secteur de Castelsarrasin. Conséquence : en 1962 un socialiste est élu député sur Montauban et il devient maire de la ville en 1965. Le radicalisme est effacé dans le secteur. La droite reste très active et renverse la tendance en 2001.

 

Pour Castelsarrasin dès les années 1876 un radicalisme très ancré à gauche s’impose. Mais la domination nationale d’un radicalisme modéré va offrir un espace politique important à la montée socialiste. Conséquence simple : si à Montauban dès 1919 nous trouvons huit conseillers municipaux socialistes (dont trois passeront au communisme en 1920) avec pourtant des radicaux très modérés, à Castelsarrasin les radicaux pour éviter la concurrence socialiste vont s’allier au centre. La Cinquième République comme on vient de le voir avec les accords PS-Radicaux, va défavoriser le PS dans ce secteur ce qui va fortement bénéficier au PCF devenant le lieu de référence de ce parti dans le département. Or de 1920 à 1940 ce même parti avait été puissant surtout sur Montauban et absent sur Castelsarrasin.

 

Moissac sera une ville plus centriste que les deux autres. Non que Montauban n’ait pas cette tendance là mais la force de la droite a poussé à l’union à gauche. La droite quasi absente à Moissac, le radicalisme suit une pente modérée en laissant peu de place au développement du socialisme puis du communisme. Avec la Cinquième République l’union de la gauche s’y lettra en place paisiblement mais une question de personne fait qu’un socialiste arrive à la tête de la ville voici trente ans.

 

Aujourd’hui Montauban a une maire clairement à droite, Castelsarrasin un maire sans étiquette pour être ainsi lié au radicalisme (il est un pilier du Conseil général) et à la droite, et Moissac un maire socialiste en indélicatesse avec les responsables de son parti car il refuse de laisser la place à un retour du radicalisme à la tête de la mairie.

 

L’histoire maintient trois trajectoires très différentes que l’évolution sociologique n’a fait qu’accentuer. Castelsarrasin à partir des années 1880 devient une cité ouvrière ; Moissac reste surtout une ville agricole et Montauban au riche passé industriel devient la ville administrative et de services, ville dortoir de Toulouse en même temps.

 

Tout ce paysage est cependant sous l’œil attentif d’une seule entité : le journal La Dépêche du Midi. Le maître des finances départementales et de la communication locale peut ainsi jouer une ville contre une autre dans le cas d’échanges de services et pas seulement avec le parti socialiste. Une loi devrait interdire non seulement le cumul des mandats mais aussi le cumul de fonctions contradictoires comme celle de président d’un Conseil général et de maître des médias. Tout comme celle de maître d’un secteur hospitalier privé et de maire là où le maire préside le Conseil de l’administration de l’hôpital. Des décisions plus simples que la création d’une Sixième république.

Jean-Paul Damaggio

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 20:18

                       expose-Flamens.jpg 

                                     Sur la photo je suis devant mon power-point.

 Camille Delthil et Pierre Flamens sont deux radicaux-socialistes qui permettent de comprendre Jaurès. La question est la suivante : pourquoi deux hommes très riches se sont-ils rangés du côté des couches populaires par des actes concrets, par des décisions claires ?

Il s’agit de deux francs-maçons qui avaient une certaine idée de la franc-maçonnerie (pas celle de Jérôme Cahuzac). Ils pensaient que si le sort des pauvres pouvaient s’améliorer les riches aussi étaient gagnants. Ils s’opposaient à l’autre idéologie : celle de la charité.

Par l’impôt progressif sur le revenu qu’ils demandaient dès 1880, ils voulaient plus de justice sociale car ce plus devait être le moteur de la société.

Aujourd’hui la philosophie dominante a pu inverser la tendance. Des riches toujours plus riches c’est la garantie du développement car les pauvres vont devenir plus pauvres. Les pauvres sont des perdants pour ne pas dire des coupables. Les riches sont propres sur eux. J’écris les riches mais il faudrait un autre vocabulaire.

 Il s’agissait de deux riches en contact direct avec la misère. Au 19 ème siècle les médecins, les avocats, les notaires, les vétérinaires, les forgerons etc. en savaient beaucoup sur la misère populaire.

Aujourd’hui où sont les actionnaires ? Où vivent-ils ?

 Je l’avoue, il y a un an je n’aurais pas imaginé qu’un radical puisse en 1897 demander la suppression du Sénat au nom de la démocratie car je sous-estimais sans doute ce combat qui n’a pas été gagnant mais qui a fait avancer la société sur d’autres points.

Delthil a dit de Flamens qu’il était du « parti des vaincus » bien qu’il ait été vingt ans maire de Castelsarrasin. Gloire aux vaincus ! Jean-Paul Damaggio

 Quelques liens sur ce blog au sujet de Flamens et un  merci à la personne qui a mis sur Wikipédia la présentation de Delthil.

 Castelsarrasin en 1851

 Castelsarrasin en 1851 (autre article)

 Castelsarrasin après 1851

 Pierre Flamens et 1851

 Flamens et Delthil

 

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