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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 12:58

Dans un article précédant, j’osais pointer des éléments positifs de la gestion Barèges sans rien dire de négatif à son sujet et ce fait a pu en étonner plus d’un. Je précise que le but de l’article n’était pas de présenter un bilan mais d’indiquer seulement une idée : on ne combat pas un adversaire politique, surtout aux municipales, par le mépris même si en retour c’est ce qui se pratique.

L’originalité des municipales tient au fait que le citoyen a accès direct aux réalisations en place et par conséquent, suivant ses compétences, il juge non pas des bonnes intentions politiques générales, mais des actions concrètes. Ainsi la ville de Toulouse a eu longtemps un maire de droite avec des députés de la ville presque exclusivement PS ! Et les mêmes exemples ne manque pas, étant entendu qu’aucune carte politique n’assure à un élu une bonne connaissance de sa gestion.

 

L’utilisation du PPP

J’ai fermement combattu la gestion Barèges quand elle s’est lancée dans des privatisations en sachant que la gestion privée de l’eau est en Tarn-et-Garonne autant le fait de municipalités gérées par le PS, le PRG que celle UMP de Montauban. Comment le même élu peut-il dire non à un PPP quand c’est Barèges qui le propose, et oui quand c’est Baylet qui fait de même ?

Sauf que sur ce point aussi il faut être attentif aux réalités : ce n’est pas le PPP qui met à mal les services publics mais ce sont les services publics malades qui poussent vers le PPP. Suivant le principe « qui veut tuer son chien l’accuse de la rage », il se trouve que les autorités politiques nationales ou locales laissent dépérir les services publics pour mieux tuer les services publics aussi pour s’opposer à ce phénomène il n’est possible d’être crédible en matière de lutte contre le PPP que si en parallèle on propose des nouveautés pour les services publics. Pour le dire autrement, les privatisations sont soigneusement orchestrées après la crise des services publics et non avant !

 

L’utilisation des services publics

Pourquoi le PS, PRG sont-ils en France parmi les plus grands champions de la gestion de l’eau confiée au privé ? Car c’est sûr le privé a acquis des compétences sérieuses en la matière et ce n’est pas parce que c’est le privé que je lève aussitôt les bras au ciel. Bien sûr l’argument est juste : le privé devant faire des bénéfices le service va être plus cher que le public. Sauf que c’est imaginer que le public a d’office une gestion parfaite… car c’est le public ! Or, si le monde s’est transformé profondément c’est bien dans la gestion.

Prenons un exemple : les autoroutes sont privatisées et aussitôt le personnel aux péages disparaît petit à petit. Une bonne ou une mauvaise chose ? Payer une personne ou payer une machine ? Puisqu’une machine peut faire le travail, j’ai tendance à penser que c’est bien car ce métier là ne peut pas être des plus enthousiasmant sauf qu’aussitôt je pédale en arrière : si c’est pour faire en sorte que Vinci empoche plus de bénéfices et que plus de gens soient au chômage ce n’est pas la solution. Donc une fois encore, le public doit définir de nouveaux critères : supprimer des postes mais alors proposer d’autres métiers ; augmenter les bénéfices mais alors présenter leur nouvelle répartition… en créant par exemple de nouveaux postes attractifs dans d’autres services où la machine ne peut intervenir.

 

Pour en revenir à Montauban

Un ami m’indique : le déplacement du marché c’est bien mais s’il revenait esplanade des fontaines ça libèrerait beaucoup de places de parking et la remarque est juste. Donc sur le sujet comment organiser la confrontation des opinions. Sur cette question des parkings un bus a été mis à disposition régulier et à petit tarif (pourrait-il être gratuit) pour ceux qui se garent loin. Est-ce que ça fonctionne ? Sur ce point concret comme sur des tas d’autres, le débat citoyen pourrait être plus large et généralement il engage des débats d’idées fondamentaux.

Je conteste par exemple dans la gestion Barèges l’expansion toujours plus folle des zones commerciales. Mais sur ce point comme sur celui qui lui est lié, la piétonisation du centre-ville le débat peut-être plus large, plus vaste entre tous les intérêts. Et ces débats concrets n’effacent pas les oppositions idéologiques qui de toute façon sont souvent factices. Je sui un adepte du principe : penser localement, agir globalement qui est l’inverse de celui plus célèbre : agir localement, penser globalement. Qui le premier a pensé une ville avec rues piétonnes et a agit en conséquence ? Je ne sais mais à l’évidence il a changé beaucoup la réalité des villes du monde. En Amérique latine, qui a pensé la ville nouvelle clairement en dehors de la ville ancienne ? C’est en pensant le monde local qu’on peut réussir des actions qui vont se diffuser pour le bien ou non de telle ou telle population. Ce n’est pas la pensée qui commande l’action mais l’inverse. Voilà pourquoi le débat sur les municipales me passionne tant. Quand des communes organisent à juste titre ou pas un remembrement, c’est après réflexion sur la réalité même de la commune, même s’il existe dans l’air une pensée sur le remembrement. Non, toutes les communes n’ont pas réalisé de remembrement.

 

Conclusion

Reconnaître des mérites à l’adversaire politique municipal, ce n’est pas lui faire une fleur, c’est se mettre au travail pour penser la réalité et pour tirer les leçons de l’action. Des architectes ont entraîné Roland Garrigues dans l’installation de « passages » entre des rues et l’idée pouvait être bonne, mais la pratique a tranché : échec complet. Il n’est pas question d’accuser tel ou tel mais d’assumer pour mieux réaliser. Et des débats passionnants pourraient en sortir, sur la médiathèque, sur la piscine, sur les futures archives communales, sur tous les sujets où l’un et l’autre a des compétences. Jean-Paul Damaggio

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 11:56

Par un effet bizarre d'internet j'ai eu un commande pour le livre de Villacampa mais je peux répondre par internet donc téléphoner pour demander des précisions. Merci.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 11:46

(Cet article reprend des éléments du précédent car c'est

une proposition d'article pour un autre blog : la sociale)

 

Le 11 septembre 1973 a refait la une des journaux pour le quarantième anniversaire. Plus sous l’angle « droits de l’homme » que sous l’angle politique or…

Avec le recul, nous savons à présent que ce jour-là s’est produit un double phénomène : la fin de la social-démocratie et pour assurer cette fin, le surgissement du néo-libéralisme. Le PS chilien a poussé l’ambition révolutionnaire de la social-démocratie aussi loin qu’elle pouvait aller, et cette belle aventure a fait si peur aux défenseurs de l’ordre, que Pinochet a été autorisé à user de la pire répression pour l’arrêter, pendant que les néolibéraux pouvaient enfin sortir de leurs travaux utopiques pour se mettre à l’œuvre en vrai !

Le Chili devenant ainsi le laboratoire néolibéral[1], va se changer en théâtre de sa victoire totale quand, en 1988, le même Pinochet est poussé à demander la question que le 11 septembre Allende devait proposer au peuple : souhaitez-vous me maintenir au pouvoir ? Pinochet perd ce référendum comme si subitement il était devenu incapable de bourrer les urnes. C’est que la CIA continuait de veiller et si, en 1973, elle avait eu besoin de Pinochet, ce n’était plus le cas en 1988 ! Entendons-nous bien, c’est la lutte du peuple chilien qui fait la victoire, mais elle n’aurait pas été acquise sans la garantie donnée par Washington (les documents déclassés le démontrent à merveille) que le résultat serait respecté dans la forme et dans le fond, et que pour atteindre ce résultat quelques dollars tomberaient dans la poche d’opposants, avec en parallèle un compromis qui, entre la victoire du NON et l’élection présidentielle suivante, assurerait l’impunité des militaires coupables.

Comment le néo-libéralisme a-t-il pu obtenir un soutien populaire ?

Le PS chilien de 1988 ne va pas continuer l’histoire de celui de 1973 et ce n’est pas par traîtrise ou par faiblesse,  sauf à minimiser la révolution qui s’est produite dans l’intervalle. Et j’emploie le mot révolution non sous l’effet d’une exagération méridionale qui me serait propre mais à partir de l’analyse de l’économiste du PCF Paul Boccara, quand, au début des années 1980, il parle de « révolution  informationnelle ». Philippe Herzog vient de rappeler cette histoire[2] qui provoqua une lutte entre les dirigeants du PCF et sa section d’économie comme il y eut d’autres luttes avec la section d’histoire, ou d’écologie. La révolution informationnelle, née à Evans Hall dans cet incroyable bâtiment de Berkeley à San Francisco, n’était pas la suite inévitable du capitalisme pas plus que le capitalisme n’était destiné par avance à devenir néolibéral. La force du capitalisme est sa capacité à répliquer à un adversaire parfois audacieux (Allende), parfois conformiste (Brejnev), parfais imprévisible (Castro). Au Chili le néo-libéralisme avait cependant une épine dans le pied : au moment où les dictatures européennes s’effondraient (Espagne, Portugal, Grèce), l’opération Condor conduisait la pire des répressions dans le cône sud. Ce n’était pas ainsi qu’il pouvait obtenir le soutien populaire espéré, d’autant qu’avec la révolution des évangélistes germait celle de la révolution informationnelle[3].

A partir des années 70 l’avenir ne sera plus aux géants du fer et du charbon comme Marx les découvrit à Londres, mais aux futurs géants de la révolution informationnelle qui ne sont plus là pour manipuler le peuple par en haut, mais pour qu’il se manipule lui-même par en bas, grâce aux pouvoirs sans précédent offert alors au dieu individu : le PC, qui ironie de l’histoire est le Personal Computer, cet ordinateur avec lequel je communique à la planète entière. Cette révolution n’est pas seulement celle technologique de l’informatique, mais tout autant celle de l’idéologie des droits de l’homme, des ONG etc.

Bref, le fascisme a su obtenir un soutien populaire en proposant un échange aux pauvres : moins de liberté contre plus de travail.

Le néo-libéralisme, après son expérimentation chilienne, comprend qu’il doit proposer l’échange inverse : plus de liberté pour que vous choisissiez vous-mêmes votre destin. Pinochet et d’autres faisaient à présent désordre dans le nouvel ordre que Reagan avait pu développer avec l’appui des dirigeants européens qui n’ont pas eu besoin de leçons pour se lancer dans cette nouvelle aventure (même si, sur le plan ONG, elle est loin du compte).

Le Chili de 2013

Il serait regrettable de négliger la nouvelle étape que l’élection de Bachelet va entraîner pour le Chili, nouvelle étape que des esprits simplificateurs classent déjà dans l’avancée de la gauche en Amérique latine.

Première nouveauté et non des moindres : le PC chilien est embarqué dans la « nouvelle majorité » et comme ses résultats électoraux en terme de députés sont très bons pour lui (il passe de 3 à 7 avec un rajeunissement important et une implantation au centre du pouvoir à Santiago), il va être conforté dans sa stratégie. Quatre leaders du mouvement étudiant, pas tous communistes, ont sabré le champagne dimanche soir pour célébrer leur entrée, dès la première candidature, dans le parlement de leur pays : Giorgio Jackson, Camila Vallejo, Karol Cariola y Gabriel Boric.

Deuxième nouveauté : ce choix du PC n’a pas facilité les candidats des mouvements sociaux. Marcel Claude pensait récupérer, avec l’appui du Parti humaniste, cet électorat déçu du PC mais ce ne fut pas le cas (il est très loin des 5% espéré) et cet échec tient à la division existante dans son propre camp, division qui n’est pas originale car elle touche toutes les forces équivalentes dans le monde. Les voisins argentins firent un peu mieux dernièrement mais dans le contexte d’une guerre intestine alimentée par le mode de scrutin. Au Chili entre Marcel Claude et Roxana Miranda il n’y avait quasiment aucune différence politique et pourtant ils s’offraient le luxe de deux candidatures ! Et si le problème n’était que chilien, nous pourrions regarder ailleurs !

Troisième nouveauté : le vote n’étant plus obligatoire car il a toujours été impossible de sanctionner les abstentionnistes, nous avons une révélation ordinaire, la masse des citoyens ne vote plus !

La coalition Bachelet pourra-t-elle tenir ses promesses qui voudraient faire croire que le projet social-démocrate reste un projet d’avenir ? Il suffit d’observer son affiche de campagne avec ce slogan « J’aime le chili » pour comprendre que le projet reste creux. Pour le second tour, même gagné d’avance, elle fait aussitôt des appels du pied à l’électorat de Marco Enriquez Olimani, cet autre leader qui continue de surprendre à « gauche» même si cette fois, sous l’effet Bachelet, il ne rassemble pas les 20% de 2009 mais seulement 10%.

L’espoir reste l’espoir

Du Chili d’aujourd’hui il ressort une évidence peut-être imperceptible : la nature révolutionnaire du combat écolo. Cette bande de terre entre mer et montage semble la mieux dotée en eau de la planète, sauf que l’eau ne fait que passer ! Pour le Chili comme pour le Brésil dans le cadre de la division internationale du travail, l’avenir c’est toujours plus de production de matière première (il faudrait revenir sur l’évolution très droitière du Brésil).

Le combat pour l’eau potable n’est pas un combat pour une meilleure qualité de vie comme en Europe, mais pour la survie d’une frange énorme de la population, en conséquence le combat écolo n’est pas celui d’une classe relativement privilégié ; Au contraire, là-bas cette classe souhaite le développement économique pour le maintien de son standing. Exploiter les matières premières dans les conditions actuelles c’est d’une part mettre en place des barrages thermoélectriques qui peuvent donner de l’énergie mais arrêtent l’eau, et c’est d’autre part dans les régions désertiques c’est pomper l’eau qui reste, détourner l’existant, vers les plateformes industrielles. Comme toujours, la réalité finira par se rappeler aux bons souvenirs de citoyens conditionnés avec ce drame : les luttes sociales étant obligées de tout réinventer, la mémoire historique ayant été balayée, et en particulier par l’idéologie des droits de l’homme. Je suis bien sûr un défenseur de la déclaration des droits de l’homme mais pas de leur usage dans le monde global où la liberté… c’est aussi le droit de se détruire. La liberté est à toute les sauces : liberté de se prostituer, liberté de choisir le travail partiel, liberté devenue flexibilité, liberté de porter le foulard, liberté, liberté, liberté. An Amérique latine en particulier beaucoup de jeunes filles de 15 ans peuvent librement débuter à leur page des rapports sexuels mais quand il s’agit du droit à la l’IVG alors la liberté n’aurait plus de sens car il faut le rappeler il n’y a pas de liberté sans droit ! Et le néo-libéralisme au nom de la liberté tue les droits et surtout… les droits sociaux.

18-11-2013 Jean-Paul Damaggio

P.S. Au Brésil le 21 octobre un nouveau gisement immense de pétrole a été confié à un consortium significatif : Petrobras (40%), Shell et Total (20% + 20 %) et les deux entreprises chinoises CNPC et CNOOC (10%+10%). Mais où sont donc passées les compagnies made in USA ? La loi n’autorisait pas Petrobras a apporter plus de 30% mais pour convaincre les autres entreprises, la loi a été bafouée. Ce gisement est à 7000 mètres de profondeur !



[1], Les évangélistes du marché, Keith Dixon, Agone

[2] Une tâche infinie – Fragments d’un projet politique européen,  Philippe Herzog – (éditions du Rocher).

[3] L’intelligence artificielle, Histoire d’une recherche scientifique, Frank Rose, Payot

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 22:55

D'abord une abstention massive comme partout dans le monde.

Ensuite l'explosion du nombre de candidats aux présidentielles. Neuf candidats dans un pays habitué pendant longtemps à du bipartisme dominant. Ce n'est pas ça qui augmente l'intérêt citoyen. Mais ça conditionne l'accès au financement public des groupes politiques ! Et les plus petits n'ayant pas accès aux versements des grandes entreprises sont bien obligés d'être là avec ce double phénomène : les dominants savent se coaliser et les petits se disputent pour des virgules.

Deux candidats radicaux en lien avec le mouvement social, Marcel Claude 184.901 voix 2,81% et Roxana Miranda 83.685 voix 1,27 % qui n'accèdent pas au 5% significatif. Marcel Claude pensait avoir trouvé la bonne formule en s'appuyant sur le Parti Humaniste et Roxana en s'emparant du drapeau de l'égalité. Si on ajoute le candidat écologiste Alfredo Sfeir Younis, 154 593 voix, 2,35 %, on a fait le tour des petits candidats. Précisons tout de suite que le combat écolo au Chili n'a rien à voir avec ce qu'on connaît en France. J'entends souvent que le combat écolo c'est combat de pays riches qui, du temps de leur expansion industrielle ont pollué la planète, aussi les pays en développement d'aujourd'hui ne peuvent faire que la même chose. Pour l'avoir vécu sur place, le combat écolo c'est d'abord le combat pour l'eau dans un pays qui, ayant le plus de côte maritime dans le monde, risque de ne plus avoir assez d'eau potable pour les habitants en commençant par les plus pauvres. Le combat écolo n'est pas un supplément d'âme, un affaire de qualité de la vie, mais une affaire de survie ! D'abord pour les populations indigènes mais ensuite pour tous les déshérités.

Il reste quatre candidats de poids mais de poids relatif.

Commençons par celle qui permet de titrer : victoire de la gauche.

Sans Bachelet le PS était au bord de l'explosion entre ceux qui voulaient continuer avec la démocratie chrétienne et ceux qui voulaient une alliance seulement avec les mouvements sociaux. Bachelet a réussi à mettre d'accord la démocratie chrétienne, le PS et le PC chilien ! Après son passage à l'ONU aurions-nous une nouvelle Bachelet ? A moins que ce ne soit les luttes sociales qui aient produit un tel changement ?

Pour analyser il faut aller voir du côté des législatives car l'union à la présidentielle c'est pour se partager les postes aux législatives.

La région que j'aime le plus au Chili c'est celle d'Atacama haut lieu de luttes héroïques qui ne sont pas perdues puisque la "gauche" a emporté tous les postes.

Vous avez quatre données : les voix, le pourcentage, le nombre de candidats et le nombre de candidats élus.

C. NUEVA MAYORIA                                           58.340             62,34               4          4

     PARTIDO DEMOCRATA CRISTIANO          16.694             17,84               1          1

     PARTIDO COMUNISTA DE CHILE               23.208             24,80               1          1

     PARTIDO RADICAL SOCIALDEMOCRATA 5.058              5,40                 1          1

     INDEPENDIENTES LISTA C                           13.380             14,29               1          1

Dans cette région il y a quatre postes de députés à prendre. La coalition Bachelet a permis cette répartition entre quatre partis et le résultat est parlant : le PC obtient 1 député avec 24% comme le parti indépendant avec 5%. Le partage des circonscription n'a pas été à l'avantage du PC car en fait c'était pour favoriser le PC de Santiago :

C. NUEVA MAYORIA                                           1.040.397        42,32   30        16

     PARTIDO DEMOCRATA CRISTIANO          242.883           9,88     9          3

     PARTIDO COMUNISTA DE CHILE               182.642           7,42     4          3

     PARTIDO RADICAL SOCIALDEMOCRATA 13.363          0,54     1          0

     PARTIDO POR LA DEMOCRACIA               319.606           13,00   8          5

 Avec 7,4% le PC a trois élus sur quatre candidats ! Et Camila Vallejo la célèbre leader du mouvement étudiant. En conséquence la coalition Bachelet a été respectueuse des partis permettant au PC de passer de 3 députés élus de manière autonome à 7 élus en coalition (dans les circonscriptions désignées il n'y avait face au PC pas de candidat PS, DC ou autre et inversement).

Bilan pour les députés : 68 élus pour la "gauche" (dont 7 du PC) et 48 pour la droite avec seulement 3 indépendants et 1 de la coalition de l'autre candidat de "gauche", le troisième des présidentielles : MARCO ENRIQUEZ-OMINAMI : 722.270 voix 10,98 %

 Ce phénomène est nouveau au Chili depuis la présidentielle précédente. Le Parti progressiste puissant surtout dans le Nord conforte son implantation. Il s'agit d'une gauche sensible aux questions sociétales (pour le droit réel à l'avortement, l'action en faveur des indigènes) aux questions de démocratie (bataille acharnée pour une nouvelle assemblée constituante ce qui est différent de la lutte pour une nouvelle constitution que Bachelet veut établir avec l'assemblée existante).

Et à droite ?

Pour la première fois depuis 1988, le Chili connaît l'alternance. La droite était revenue au pouvoir et elle le perd. Dans cette affaire on a parlé des sondages. Quand, au Chili on compare leur diversité, les écarts sont déconcertants donc, tout en faisant un peu l'élection, ils ne signifient rien.

Il ne faut jamais oublier qu'au référendum perdu par Pinochet, le NON avait gagné mais Pinochet avait conservé un appui important. La droite n'est pas seulement le fait du vote des riches mais de toute une partie de la société qui pense que les inégalités c'est le moyen de se développer, qui pense que tout le monde peut accéder au succès, qui pense...

Pendant le premier mandat de Bachelet la pauvreté a reculé mais les inégalités ont augmenté. Il faut différencier ces deux données, la deuxième étant plus importante. L'indice de pauvreté est un absolu sauf que la pauvreté est relative. Dans un pays où tout le monde est pauvre, la richesse est moins indigeste. Dans un pays où la richesse devient le cercle fermé de tout un quartier citadin, alors elle devient imbuvable. Réduire la misère sans réduire les inégalités c'est perpétuer le système néo-libéral.

Bachelet est attendu sur ses promesses : rendre l'université plus ou moins  gratuite en allant chercher l'impôt chez les riches. Il faudra donc continuer de suivre l'actualité de ce pays où des millions d'êtres ont beaucoup souffert, ont beaucoup inventé dans la quête démocratique et dans l'horreur dictatoriale.

Pour moi, ce que j'ai retenu du coup d'Etat de 1973 c'est qu'Allende a tenté une révolution authentique (la social-démocratie poussée le plus loin) sinon la contre-révolution ne l'aurait pas frappé, lui et le pays, comme Pinochet l'a fait. Depuis 1973, la révolution nouvelle n'a pas encore été inventée.

Jean-Paul Damaggio

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 22:02

  

Je sors d'un débat que nous avons organisé sur le Chili où une ami me demande si Bachelet, comme le dit Le Monde, est pour légaliser l'avortement. Un autre ami m'envoie un article de l'Huma où je lis : " "Elle envisage de légaliser l'avortement, interdit au Chili même à des fins thérapeutiques"

C'est en effet aussi un titre qu'on trouve dans la presse chilienne.

Mais aujourd'hui la politique c'est aller voir sous les titres qui ne sont que de la com !

Donc voici en espagnol et en traduction rapide ce qu'on appelle être pour l'avortement !

Dans le monde, le contexte est malheureusement au recul terrible des droits des femmes, et ce ne sont pas de telles déclarations qui risquent de changer la tendance mais quand Le Monde et L'Huma disent que Bachelet est pour le droit à l'avortement j'enrage à lire la suite :

 

Extrait de la première déclaration de Bachelet à la télévision au soir de son succès :

"Aujourd'hui au Chili, il y a l'avortement, il y a l'avortement fait par des gens qui peuvent le financer, ils le font ici ou à l'extérieur du Chili. Je ne crois pas en l'avortement comme moyen de planification familiale, mais je pense qu'il doit y avoir l'éducation sexuelle, la planification familiale, par exemple, avec accès à toutes les formes de contraception et d'information, il y a des gens qui peuvent opter pour l'abstinence et d'autres utiliser la pilule du lendemain. En fonction de leurs convictions personnelles les gens prendront des décisions qui semblent les plus pertinents. Je pense qu'il est important de discuter de la question, et que nous devons au moins légaliser en cas de grossesse produite par un viol et pour l'avortement thérapeutique. Je pense qu'en tant que pays nous ne pouvons continuer de fermer les yeux sur cette réalité."

 

"Hoy en Chile existe el aborto, existe el aborto hecho por las personas que lo pueden financiar, lo hacen aquí o fuera de Chile.  No creo en el aborto como un mecanismo de planificación familiar, pero creo que tiene que haber educación sexual, planificación familiar, es decir, acceso a todas formas de anticoncepción e información, hay gente que puede optar por la abstinencia y otros echar manos a la píldora del día después, tiene que haber acceso y las personas en base a sus propias convicciones tomarán las decisiones que les parecen más pertinentes", aseguró.  

"Creo que es importante hablar del tema, y que hay que legalizar al menos el aborto terapéutico y en caso de embarazo producto de violación. Siento que como país no podemos seguir cerrando los ojos a la realidad.  

  

Bref le discours est plein de bonnes intentions avec concrètement "au moins l'avortement thérapeutique et pour cause de viol". Mais c'est presque un progrès par rapport à son silence pendant la campagne ! Après les décisions de Correa en Equateur, ou celles de Kirchner en Argentine sans parler de la présidente du Brésil totalement opposée au droit à l'IVG, on voit que qu'il en est du rapport à l'église pour la dite gauche latino ! Or ce problème devient totalement dramatique partout aux Amériques ! Jean-Paul Damaggio

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 08:56

 Résultats pris sur le site du gouvernement

 

http://www.eleccionservel.cl/ELECCIONES2013/vistaPaisPresidente

1 FRANCO ALDO PARISI FERNANDEZ    IND            665.402   10,11%

2 MARCEL CLAUDE REYES                       PH              184.901     2,81 %

3 RICARDO ISRAEL ZIPPER                        PRI               37.963     0,57 %

4 MARCO ENRIQUEZ-OMINAMI GUMUCIO PRO       722.252    10,98 %

5 ROXANA MIRANDA MENESES             IGUAL            83.685     1,27 %

6 MICHELLE BACHELET JERIA                  PS            3.069.912     46,67 %

7 EVELYN MATTHEI FORNET                 UDI             1.645.227     25,01 %

8 ALFREDO SFEIR YOUNIS                ECOV                 154.593        2,35 %

9 TOMAS JOCELYN-HOLT LETELIER IND                          12.829    0,19 %

    Válidamente emitidos                                                      6.576.764      98,28 %

                           Nulos                                                              67.547        1,00 %

                          Blancos                                                           47.333      0,70 %

TOTAL EMITIDOS                                                    6.691.644 100,00    

 

 

Les Députés

C. NUEVA MAYORIA                                                                     2.962.235             47,73    118

E. PARTIDO REGIONALISTA DE LOS INDEPENDIENTES    72.325                    1,16      26

F. PARTIDO HUMANISTA                                                             208.992                3,36      67

H. NUEVA CONSTITUCION PARA CHILE                                                 172.681                2,78      47

I. SI TU QUIERES, CHILE CAMBIA                                               338.263                5,45      75

J. ALIANZA                                                                                   2.244.898            36,17    120

L. CANDIDATURA INDEPENDIENTE                                          205.903                3,31      17

 

Les Sénateurs

C. NUEVA MAYORIA                                                                      2.277.752            50,63    20

F. PARTIDO HUMANISTA                                                             156.244                3,47      9

H. NUEVA CONSTITUCION PARA CHILE                                     176.141                3,91      9

I. SI TU QUIERES, CHILE CAMBIA                                               110.259                2,45      4

J. ALIANZA                                                                                      1.709.191            37,99    19

L. CANDIDATURA INDEPENDIENTE                                          68.626                    1,52        6

 

La dernière donnée de la liste n'est pas le nombre d'élus mais le nombre de candidats.

 

La victoire de Bachelet est considérable par rapport aux élections précédentes, même si elle devra conduire la bataille du second tour.

Pour MEO que nous pourrions appeler la nouvelle gauche le résultat est meilleur que tous les sondages annoncés qui le plaçaient derrière le candidat du centre Parisi.

Pour les forces opposées au système  (Marcel Claude et Roxana Miranda) la division a été fatale comme dans les élections argentines.

Le centre confirme l'explosion politique du pays.

Le candidat écologiste Sfeir fait un petit score.

Pour comprendre les députés et sénateurs

NUEVA MAYORIA  c'est Bachelet ;     

PARTIDO HUMANISTA c'est Marcel Claude                                                      

NUEVA CONSTITUCION PARA CHILE  c'est MEO   

ALIANZA c'est Mattei               

A suivre JPD                                                       

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 16:17

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Au centre de rééducation de Beaumont de Lomagne où est mon père, obligé d’attendre devant un poster présentant une belle arche en pierre, mon esprit s’est mis à vagabonder sans fin. Le lieu est bien conçu, agréable, bien aménagé et ce poster entre dans un décor d’hôtel, peut-être pour faire oublier qu’on est dans un établissement de soin. L’Arche, je l’ai reconnue tout de suite, car elle entre dans les figures classiques du tourisme international, sauf qu’à la place des pyramides d’Egypte ou du Macchu Picchu, j’ai un rapport spécial avec elle. A cause d’Edward Abbey.

 

J’imagine sur un coin de la photo ce type aux rangers d’occasion qui pendant les années 60 gardait cette zone de désert. « Gardait » ? Un jour des enfants m’ont dit aimer la neige car c’est gratuit. Pour le désert vous ne verrez nulle part : « propriété privée » sauf c’est vrai, si des militaires récupèrent une partie du néant pour leurs expériences. En effet il était gardien de ce parc à un moment où les autorités décidèrent qu’il pouvait devenir un lieu d’attraction touristique. Au moment où, en France on bétonne les plages à Saint Cyprien et ailleurs, aux USA on bétonne le désert.

 

Et devant la photo mon esprit vagabonde à cause de cette éternelle question : au nom de la démocratie faut-il saccager des lieux magnifiques mais seulement pour quelques-uns ? Les années 60 deviennent le tournant du tourisme de masse partout dans le monde, faisant de l’industrie qui lui est liée, la première industrie de la planète ! Hôtels, transports, restaurants, souvenirs, « artisanat local » le circuit va très vite se fermer sur lui-même.

 

A voir cette mutation, Edward Abbey en fit un livre : Désert solitaire. Peu de succès au départ, sauf que le livre passant en livre de poche, a fait de lui un homme vivant de sa plume, ce que ses rangers d’occasion ne lui avaient pas révélé.

 

Bizarrement, je ne crois pas qu’il y ait une fatalité conduisant la masse des touristes à devenir le support du tourisme de masse. La clef du problème est encore une fois celle du marché. Pour gagner de l’argent sur le dos des touristes, il faut les faire converger vers des endroits précis, homologués et soutenus par une pub d’enfer. Je l’ai vérifié cent fois, il existe des endroits merveilleux en dehors des sentiers battus mais le conditionnement est tel que nous arrivons difficilement à y échapper. Il est bien d’aller là où tout le monde est allé…

 Si je parle du Pérou à quoi bon mentionner Trujillo quand il existe le Macchu Picchu. Si je parle du Chili à quoi bon mentionner Arica quand il existe San Pedro de Atacama. Je ne nie pas que les Tours Operators dirigent le flot de curieux vers des lieux splendides, je nie le fait qu’il ne fasse aucun effort pour les autres lieux. C’est comme la diversité des chaînes télés : si l’une parle d’un sujet l’autre fait de même, ce qui fait qu’il y a uniformité habillée de diversité !

 Tous les habitants méritent de voyager mais aucun ne mérite les destinations obligées.

 Dans le Sud Ouest des USA il existe des centaines d’endroits splendides mais quatre ont été désignés comme centre de rendez-vous de millions de touristes. Et ainsi la photo de l’Arches National Monument arrive jusqu’à un centre de rééducation à Beaumont de Lomagne Tarn-et-Garonne.

 Ce n’est pas que le tourisme qui est destructeur de bien des territoires ambiants – pour une part il existe des mutations fatales liées à l’évolution des hommes – mais dans tous les cas il faut pouvoir non pas forcer les tendances majeures mais contrer les tendances majeures. Le marché préfère des individus allant dans le courant dominant car là où il y a surpopulation touristique les prix peuvent être multipliés par 4, 6 ou même 10 les jours de week-end à Las Vagas !

Jean-Paul Damaggio

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 16:16

La bataille est surtout lancée à Montauban où c’est officiel, Roland Garrigues conduira la liste de gauche, Brigitte Barèges se représente pour la droite ainsi que Marie-Claude Bouyssi pour Montauban Citoyenne. On parle d’une liste FN mais la désignation d’un tête de liste n’est pas forcément le signe d’une liste à l’arrivée (voir 2008).

La meilleure source d’information s’écoute sur les radios et en particulier les entretiens sur CFM où les positions des uns et des autres commencent à voir le jour.

J’ai écouté attentivement celle avec Roland Garrigues où on découvre que le Conseiller général n’a pas encore digéré sa défaite de 2001, comptant bien prendre sa revanche. Or sa défaite de 2001 n’était pas que la sienne mais celle du PS dans tout le Sud-Ouest ! Le hasard fait que, comme en 2001, il est candidat à un moment où le PS dirige le gouvernement, sans convaincre personne, même si à l’époque la côte de popularité de Lionel Jospin était bien meilleure que celle de Hollande aujourd’hui.

Les circonstances locales ne sont qu’un petit élément de la bataille générale. Pour preuve le fait qu’en 2001, la gauche plurielle incitait à une union de toute la gauche dès le premier tour alors qu’aujourd’hui la gauche plus rien part divisée pensant peut-être s’unir au deuxième tour. Les deux stratégies ont leurs avantages et leurs inconvénients. Il est évident qu’une division au premier tour permet de ratisser plus large mais l’union au second tour doit être rapide et laisse quelques frustrations car des candidats ne peuvent plus l’être et d'ailleurs cette union n'est plus évidente politiquement.

L’union au premier tour a toujours été pratiquée par Brigitte Barèges qui en a récolté quelques fruits.

Pour ma part, étant pour la première fois totalement absent de ces municipales, je n’ai ni conseils ni propositions à faire. Je me contente d’informer, l’information n’étant pas la caractéristique de la dite bataille.

La première question est donc la suivante : comment Roland Garrigues peut-il articuler la politique nationale du PS-PRG-EELV et le projet local ?

Au cours de la première émission sur CFM, il a surtout parlé du local faisant comme si le national était inexistant. Il a d’ailleurs ressorti un argument de 2001 : moi je suis né à Montauban, j’ai fondé une entreprise à Montauban, Montauban… Montauban.

Brigitte Barèges n’est pas né à Montauban comme la plupart des maires de Montauban…

La surprise est venue du rappel du bilan de 2001 : après des critiques sévères, Barèges utilise Eurythmie que Roland Garrigues a créée ; l’utilisation du nouveau pont c’est un pont acheté par la municipalité Garrigues ; la communauté d’agglomération a été créé par Garrigues…

Au risque de choquer quelques amis, il serait peut-être utile de reconnaître que Brigitte Barèges et sa municipalité ont quelques bonnes réalisations et pas seulement condamnables. Le parking gratuit de la gare de Montauban ? La municipalité Gouze puis Garrigues a laissé ce chantier à l’abandon pendant vingt ans et aujourd’hui le lieu est fonctionnel. Le déplacement du marché ? Il a causé quelques pertes aux cafés autour du parapluie Ligou, mais globalement c’est un succès. Le marché place Lalaque ? Là aussi c’était un peu le bazar et le lieu est devenu totalement agréable et fonctionnel.

Parler seulement en noir et blanc pour la vie municipale c’est pas sérieux.

Quant au projet ? Nous verrons bien la suite. Il est centré sur l’éducation ce qui est une bonne chose mais il fait voir la traduction concrète.

 

Pour Castelsarrasin à ce jour la situation reste confuse. Bernard Dagen se lance à nouveau dans la bataille et va retrouver en face celui qui est devenu conseiller général sans son appui, J-Ph Bésiers avec cette fois pour la liste de « gauche » un nouveau venu jeune et dynamique, actuel maire de Lafitte qui veut monter en grade et remplace la tête de liste PS de la dernière fois, Malphettes avec une composition qui cependant en sera proche puisque l’appui du PCF est total, le Parti de Gauche se désolidarisant cependant de cet appui.

 

Moissac est le point où la campagne fait rage grâce à l’action en continu de La Dépêche du midi à laquelle répond celle du Petit Journal qui rappelle aujourd’hui que les amis de Jean-Paul Nunzi ne baissent pas les bras face au PRG. En Tarn-et-Garonne l’objectif du PRG est de limiter au maximum le nombre de maires socialistes (à part ceux qui tout en étant socialistes sont PRG) et le cas de Moissac est crucial. Le PRG possède les deux conseillers généraux et peut donc espérer prendre la mairie. Jean-Paul Nunzi après tant années de gestion n’a pas su préparer la relève socialiste. La droite est en embuscade mais divisée entre celle qui tend la main au FN et celle qui tend la main au PRG. Les Verts sont à la municipalité. Le PCF non.

 

Dans l’ensemble, même si les maires se plaignent de la difficulté de la tâche ils devraient être 80% à se présenter à nouveau dans des conditions nouvelles : modification du mode de scrutin, généralisation obligatoire de l’intercommunalité avec choix des représentants au moment du vote, et la crise sociale actuelle. J-P Damaggio

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 11:46

Entretien en entier

 

En cliquant sur le lien ci-dessus vous avez accès à l'entretien en entier qui est présenté ci-dessous.

Ecologie et politique n° 9 printemps 1994 Culture et politique en Algérie

Mme Tassadit Yacine— qui n'est pas une parente de Kateb Yacine —, anthropologue, maître de conférences à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (Paris), dirige la revue d'études berbères Awal[1]. Elle a notamment publié aux éditions de La Découverte Aï Menguellet chante (1989), Les Voleurs de feu (1993). Elle a réalisé, en octobre 1987, au domicile de Kateb Yacine, à Ben-Aknoun, le dernier grand entretien de l'écrivain. Une première partie, portant sur l'enfance du poète et sur la question des langues populaires, a été publiée dans un numéro spécial de Awal (n° 9, 1992). La deuxième partie est donnée ici pour la première fois in extenso en même temps que dans la revue Actes de la Recherche. Dans ce document, les lecteurs d'Écologie politique retrouveront des thèmes que la revue a déjà abordés sous d'autres angles, en particulier la problématique du nationalisme[2]. C'est une invite à la réflexion et à la discussion. Place, pour conclure cette présentation, à la parole poétique de Kateb Yacine :

Persuasif et tremblant

J'erre au bord de la grotte

Vers la profonde imploration des sources

Sous les feux noirs

Sous le regard bordé d'ombres tragiques

Au beau milieu de tous les accidents.

Pierre Juquin

OEuvres : Soliloques, poèmes, 1946 ; Nedjma, roman, 1956 ; Le Cercle des représailles, théâtre, 1959 ; Le polygone étoilé, roman, 1966; l'Homme aux sandales de caoutchouc, théâtre, 1970 ; l'OEuvre en fragments, 1986 ; Mohamed prends ta valise, théâtre, création collective, joué en arabe dialectal, 1971, Saout ennissa (la Voix des femmes), théâtre, création collective, joué en français par des lycéennes de Tlemcen, 1972 ; la Palestine trahie, 1977, le Bourgeois sans culotte ou le Spectre du parc Monceau, théâtre (sur Robespierre), au festival d'Avignon, 1988.



[1] Centre d'études et de recherches Amazigh, 4, rue de Chevreuse, 75006 Paris.

[2] Nous avons pris la liberté de donner en notes, sous notre seule responsabilité, des informations tendant à faciliter la remémoration des événements auxquels Kateb Yacine se réfère.

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 11:37

 

 Les difficultés informatiques récentes m'ont incité, pour Renaud Jean, à créer un blog spécial nouveau, où je peux placer des fichiers lourds donc voici les trois premiers même s'ils sont sans lien avec le député de Marmande..

Parmi les livres de Jean-Paul Damaggio écrits sur les Amériques et dont voici la liste vous avez accès en cliquant sur le nom à trois d'entre eux en attendant les autres.

 Nestor Cerpa, Le Péruvien (1997) Témoignage sur une prise d’otage à Lima.

Antonio Vargas quitta Quito (2000), le récit vu par la presse d’une des révoltes en Equateur.

Le Bonjour des Amériques (2003-2004) chroniques

Lettres des Amériques (2005-2006) chroniques

Personnages des Amériques (2006-2007) chroniques

Six animaux au Nicaragua (2004) (fable).

Tant d’ailleurs et si peu de justice (2004) (récit sur une journée à Matagalpa, Nicaragua).

Vive le Mexique qui revendique (2005) (tableau sur des luttes mexicaines).

Un pingouin dans la selva lacandona (2005) (préparation de l’autre campagne au Chiapas).

Mario et tes chroniques ? (dialogue imaginaire avec Mario Vargas Llosa) (inédit).

Simon et tes sentences ?(dialogue imaginaire avec Simon Rodriguez au Venezuela) (inédit).

Autogestion aux Amériques, Editions La brochure 60 pages (ISBN 978-2-917154-01-4).

Les tendances de la danse des futurs populistes (lettres à Fujimori) (2005) inédit.

 

Jean-Paul Damaggio

Avec six animaux au Nicaragua, (décembre 2004)

 

- Table des matières :

 

1 - Je suis le coq de Managua

2 - Je suis le guardabarranco du Palacio

3 - Je suis le cheval des rues et des champs

4 - Je suis la curvina de Suyapa Beach

5 - Je suis l’alligator de la Panaméricaine

6 - Je suis le zanate de partout

(mainate à longue queue)

 

Jean-Paul Damaggio

Personnages des Amériques en 2006-2007

Sommaire

 

Prologue avec Carlos Fuentealba le 1er mai 2007 à Neuquén, Argentine.

Introduction avec des Tarn-et-Garonnais muy sentimental, le 21 janvier 2006 à Montauban.

Avec Ramona la zapatiste le 23 janvier 2006, à La Realidad, Mexique.

Avec Schafik Handal, le Che Salvadorien décédé, le 2 février 2006, au San Salvador.

Avec Oton Solís, le Costaricain candidat à la présidentielle, le 11 février 2006 au Costa Rica.

Avec Kintto Lucas, journaliste équatorien, le 20 mars 2006 à Quito.

Avec James Petras dans des manifs aux USA, le 28 mars à Montevideo.

Avec Nancy Obregon, une plongée dans l’élection péruvienne, le 9 avril 2006.

Avec Andrès Solís les 1 et 4 mai 2006 à Cochabamba en Bolivie.

Avec Valentina Palma au cœur des luttes d’Atenco le 3 mai 2006, Mexique.

Avec Alberto Fujimori, ex-président, le 11 mai 2006, à Santiago du Chili.

Avec Luis Cordoba, à Piura, pour la défaite d’Humala Ollanta, le 6 juin 2006.

Avec Pedro Obando, instit équatorien face à la folie foot, le 26 juin 2006.

Avec Enrique Rueda Pacheco, luttes sociales et électorales, le 6 juillet 2006 au Mexique

Avec Dretford Escorcia, bouquiniste à Maracay, le 10 juillet 2006.

Avec la chanteuse, Lila Downs, à Oaxaca Mexique, le 11 septembre 2006.

Avec Oscar Olivera, de l’eau dans le gaz de Bolivie, le 20 novembre 2006.

Avec Rafael Larrea, un coup de génie du peuple équatorien 3 décembre 2006.

Avec Heinz Dieterich, après des élections au Venezuela, le 10 décembre 2006.

Avec Dora María Téllez, Droit des femmes aux Amériques le 1er janvier 2007.

Avec Uslar Pietri, semer au Venezuela, le 21 janvier 2007 à Toulouse.

Avec Rigoberta Menchú et les peuples autochtones des Amériques, le 15 mars 2007.

Conclusion sous forme de devinettes.

 

Jean-Paul Damaggio

Lettres des Amériques (2004-2005)

 

 

8 juin 2005 : Abel Mamani

30 mai 2005 luttes au Panama

9 juin 2005, Sucre, Bolivie

26 juillet 2006 lettre de Marcos

septembre 2006, lettre à alain gresh

 

20 octobre Brésil : Encore la fin d’un rêve ?

3 novembre 2005, en direct du sommet des Amériques

Lettre du 8 novembre : sommet des Amériques (suite et fin)

15 novembre, pour en finir avec Fujimori !

11 décembre 2005 Evo Morales président ?

lettre à serge july

 

Lettre du 18 décembre 2005 : La Bolivie retient son souffle ?

Lettre du 22 décembre : La leçon bolivienne

Janvier le débat sur la bolivie

 

23 janvier : Le décès de Ramona

2 février 2006 : Le décès de Schafik Handal

11 février : Elections au Costa Rica

10 mars 2006 Ollanta Humala, le Péruvien

20 mars 2006 Nouveau soulèvement populaire en Equateur

10 avril Manif aux USA

12 avril le vote au Pérou

1 et 3 mai nationalisation en Bolivie

3 mai au Mexique ils cultivent des fleurs

11 mai 2006 Lettre ouverte à Alberto Fujimori

Les Amériques en Coupe du Monde de la misère

 

6 juin Humala face à l’action concrète

26 juin peuple foot et Equateur

6 juillet élection mexicaine

19 août 2006 De l’eau dans le gaz de Bolivie

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