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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 21:18

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Petit Journal 23 décembre

 C’est un Conseil municipal attendu par la population qui a réuni plus d’une vingtaine de spectateurs puisque, hormis les ordres du jour assez commun, le Conseil devait rendre par ailleurs un avis sur l’implantation del’unsine de méthanisation de Borde Basse.

Après avoir donné un avis favorable à la majorité sur l’agrandissement de la gravière d’ESCATALENS, accroissement qui engendrera un passage supplémentaire de 28 camions /jour dans notre commune, les débats (si l'on peut dire !) s'ouvrent sur l'usine de traitement des déchets.

Monsieur ROUSSFÀU, conseiller rapporteur du projet, a rappelé que les opposants n'avaient guère d'arguments pour refuser cette implantation. Il omet toutes les remarques, inquiétudes, formulées par la population, délaissant les réserves de l'Autorité Régionale de la Santé et du Préfet de Région qui s'interrogent sur des probables dangers de santé qu'occasionnerait cette usine. Aucune mansuétude envers les riverains de cette usine de déchets !

Il s'est même permis de dire qu'il n'y avait pas eu d'omerta sur l'information de cette usine ! Drôle de conception de l'information de la population ?

Il finissait son monologue assez stérile pour signaler que le maire demandait au Conseil Municipal, soit un avis favorable ou défavorable !! Quel courage !! Puis, après quelques accrochages verbaux entre conseillers et M. MOIGNARD, le Maire prit la parole : il annonçait qu'il avait refusé de signer le permis de construire hier le 20 décembre 2013 ! Bizarre ce concours de circonstance ! Mais informait clairement l'assistance qu'il était FAVORABLE à l'implantation de cette usine et qu'il prendrait sa décision définitive après l'avis de la Préfecture de Tarn et Garonne ! Inutile de dire que M. le Maire essaie de noyer le poisson dans l'eau afin d'appliquer sa décision plus que FAVORABLE après les élections municipales de 2014, si par cas il était réélu !!! Quel méli-mélo ! Les Montéchois apprécieront ses actes ! Il est à noter qu'au cours du vote M. ESTELLE, conseiller représentant MONTECH au Conseil Communautaire Garonne et Canal, avait voté le 13 décembre défavorablement et que le 21 décembre, au Conseil Municipal, il s'abstient ! Y aurait-il eu des compromis ! Des promesses ! Des pressions ! Bizarre ! Pour couper court à ces contestations M. le Maire interdit la prise de parole à certains conseillers de l'opposition, et refuse de répondre à différentes questions, considérant que les débats sont clos ! et c'est donc dans un brouhaha général que le C.M. donne un avis FAVORABLE à la construction de cette usine : 12 votes contre (Groupe RABASSA - Groupe Girardin et - M. DAYME - M. VALENTIN - M. BAJON) -2 abstentions (Mme GAZES et M. ESTELLE) - les autres conseillers ont voté favorablement.

La majorité municipale se déchire au fil des semaines, obligeant son chef de file à tenir des propos désobligeants au cours des Conseils Municipaux et je le cite « Monsieur A… divague ! » « C'est moi la police du C.M. » « j'ai dit que le débat est clos » etc mais M. le Maire n'oublie pas de redonner la parole aux conseillers de la majorité ! Belle leçon de démocratie dans notre cité, ou véritable diktat ? Poursuivant l'ordre du jour, des accrochages ont cadencé les votes sur la modification du budget, sur le renouvellement d'embauches de personnel et sur le coût du camping municipal, qui selon M. l'adjoint aux finances, coûtera 450 000 euros aux contribuables Montéchois !

Avant de clôturer la séance, M. le Maire répond à M VALENTIN, qui au début du C.M. demandait pour quelle raison, un courrier concernant l'usine de méthanisation, adressée à tous les conseillers municipaux n'était pas à ce jour dans les cases courrier de ces derniers ; ce à quoi M. Moignard Maire de Montech a répondu que la mairie n'était pas la poste ! et qu'il invitait les personnes désirant écrire aux conseillers de le faire sous pli affranchi. Il néglige encore de préciser que l'autorisation de distribuer du courrier dépend du contenu de ceux-ci, car à maintes reprises diverses invitations, informations, etc ont été distribuées dans ces casiers sans être affranchis ! Bizarre ! Y aurait-il deux poids, deux mesures ? Ou bien une fois de plus la Majorité Municipale craint certaines informations !

JMD

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 17:09

Le Petit Journal continue son travail d'information sur le sujet avec, on le devine, en arrière plan, les élections municipales et l'envie d'en découdre avec le député-maire. Qu'il donne le bâton pour se faire battre n'est sans doute pas à son avantage. S'il avait écouté les réactions de la salle à la réunion publique il aurait été défavorable au projet (c'est la conclusion logique de deux de ses conseillers) mais il préféra parler sans dire sa position. Qu'il ait le soutien actif du maire de Montbartier n'est pas pour nous surprendre, lui qui vola au secours de la base logistique le soir de la réunion.

A ce jour je ne connais pas la décision du conseil municipal de Montech mais la question n'est pas terminée. JP Damaggio

 

                                    Article du petit journal

Vendredi 13 décembre, le Conseil Communautaire s’est tenu dans les locaux de la Communauté des Communes Garonne et Canal. L’ordre du jour était relativement bien rempli, mais c’est l’avis qu’a rendu le conseil sur l’implantation de l’usine de méthanisation qui a retenu notre attention.

Le Conseil Communautaire a émis un avis défavorable à la majorité sur l’implantation de cette usine.

Suivant les avis de leurs conseils municipaux respectifs, les communes de FINHAN, MONBEQUI ont voté contre ce projet. La commune de LACOURT SAINT PIERRE, malgré un avis défavorable de son conseil municipal, s’est prononcée favorable à cette usine.

Par contre, la commune de MONTBARTIER s’est déclarée favorable à cette construction. Les représentants d’ESCATALENS se sont abstenus car le conseil municipal devait rendre son avis le 14 décembre.

Puis ce fut les représentants de la commune de MONTECH, membres de la majorité municipale, qui ont pris la parole : Messieurs DAYME et ESTELE ont déclaré qu’ils sont défavorables à cette implantation pour différentes raisons.

Le président de la communauté des communes, maire de MONTECH, s’est prononcé favorablement envers l’implantation de cette usine de traitement de déchets.

A la majorité, le Conseil Communautaire Garonne et Canal a émis un AVIS DEFAVORABLE à cette implantation.

Quelle conclusion pouvons-nous déduire de ces votes ?

Deux communes (FINHAN et MONBEQUI) ont respecté l’avis de leurs conseils municipaux respectifs.

LACOURT SAINT PIERRE n’a pas tenu compte de l’avis de son conseil municipal et a voté POUR ce projet.

La commune de MONTBARTIER a voté favorablement lors de son conseil municipal ainsi qu’au conseil communautaire.

Une commune s’est abstenue (Escatalens), car son conseil municipal n’avait pas encore émis son avis.

Par contre, pour MONTECH, c’est une scission de plus dans l’équipe de la majorité municipale du maire, puisque deux représentants ont voté contre ce projet et que seul le Maire s’est prononcé très favorablement pour cette usine, précisant que son conseil municipal se réunira le 21 décembre pour émettre son avis !

Quand monsieur le maire déclare avoir rétabli la paix sociale dans MONTECH, on ne peut pas en dire qu’il en fait autant dans sa majorité municipale. Après sa désapprobation de la commission des sports (voir le dernier conseil municipal sur la subvention exceptionnelle demandée par le rugby), deux conseillers qui se sont désolidarisés de la majorité, l’adjoint au maire chargés des finances qui ne vote pas le budget 2013,voilà deux autres conseillers de la majorité qui votent contre un projet municipal ? Quelle belle paix sociale !!!
En attendant nous constatons que cette usine de traitement de déchets suivi d’un plan d’épandage sur les terres de la Communauté des Communes est très loin de faire l’unanimité dans la population.

Montech sera-t-elle une ville connue uniquement pour ses usines de traitement d’ordures ?

Rendez vous au conseil municipal du 21 décembre à 09 H 00 à la salle LAURIER.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 16:44

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 Recuerdos sin retorno Para Manuel Vázquez Montalbán

de David Vázquez-Sallès

 

Pendant des années j’ai appris l’espagnol avec le père (et même un peu l’italien !). Aujourd’hui je passe à une autre étape : j’apprends l’espagnol avec le fils !

Le père est né en 1939 et le fils en 1966. Moi, au milieu entre les deux, en 1951.

En conséquence l’espagnol du père datait un peu ; celui du fils me projette dans un futur dont je dispose bien peu !

Vous ne croyez pas à ce qu’une langue puisse changer du père au fils ?

Que faites-vous donc de « la croissance négative », de « l’ajustement » et de tout un langage économique qui sent bon la course à l’argent ?

Dans son recuerdos sin retorno, le fils n’oublie pas de rappeler au père que l’Espagne n’est plus celle qu’il a quittée voici dix ans ! Pas à cause de facebook et tant d’autres farces de la communication, mais parce que la crise financière des USA, après 2007, a suivi la piste des agents faibles pour marquer profondément le sud de l’Europe.

Peut-être qu’en France on ne mesure pas le changement d’époque mais Daniel qui a bien connu son père, sait où il faut d’abord porter son regard, pour savoir quelle langue on parle !

Tout est dit quand il rappelle que le super-ministre de l'industrie de Rajoy n’est autre que Luis de Guindos membre au niveau européen du conseil d’administration de… Lehmann Brothers, dont la faillite déclencha la mutation qui se préparait. Pour se « rassurer » le fils rappelle que la ministre de l’économie du PSOE, Elena Salgado, pour ne pas être à la rue après la défaite de son parti, a accepté un poste dans le conseil d’administration de Endesa Chili. Pourquoi Chili ? Car la loi impose deux ans de pénitence qui interdit aux dirigeants politiques d’entrer dans un conseil d’administration d’une grande compagnie, en Espagne. Quant à Zapatero, Aznar, Sarkozy ou Tony Blair, c’est du pareil au même, ils s’envolent d’une conférence à l’autre pour dispenser un savoir qui les a conduit à l’échec ! Imaginez Chirac devenant professeur à l’Université Georgetown comme l’a fait Aznar ?

 Oui, la langue espagnole, comme toutes les langues, a besoin d’être réapprise à la lueur des torches incendiaires du capitalisme féodal.

 Mais, sur ce retour d’un féodalisme assumé, le fils est-il le même catalaniste que son père ? La question n’est pas éludée et le lecteur de ce blog devine la réponse : impossible ! Manolo était réduit par les uns au triste rôle de défenseur du castillan, quand d’autres lui reprochaient de défendre Jordi Pujol ! Traître pour tout le monde et combattant des grandes causes ! Tenir le lundi, chronique en espagnol, et le vendredi en catalan ! Un catalan qu’on lui traduisait, non par ignorance de cette langue pratiquée sur des scènes diverses avec des chanteurs catalans, mais son écriture était castillane. D’ailleurs le premier livre que j’ai lu de Manolo, c’est un entretien en catalan avec  Rafael Ribo alors dirigeant du PSUC !

Bref, aujourd’hui la position du père est devenue impossible. Il s’agit de choisir un camp ! C’est aussi ça la mutation du pays : pour Daniel tout s’est joué en 2006 quand le PSOE a fait semblant d’accepter le statut nouveau pour la Catalogne proposé par l'ami socialiste de Barcelone Maragall… en le vidant de tout son sens. Depuis, avec la droite au pouvoir, la Catalogne est devenue le bouc émissaire que Rajoy maltraite, et plus il le maltraite, plus l’indépendantisme progresse, et plus il progresse plus les mauvais traitements se présentent comme justifiés ! Alors Daniel se place dans le camp de l’indépendance de la Catalogne.

 Entre un fils, et un père aussi célèbre, aussi engagé, comment le fils peut-il trouver sa place ? Le livre qu’il a écrit n’est ni celui du rejet, ni celui de l’admiration, et c’est un tour de force. Sans tirer la couverture à lui Daniel ne s’efface pas devant ses parents. Il ne raconte ni la vie de son père ni la sienne mais celle de l’infinie quête du bonheur dans les conditions qui nous sont données.

En plus de la photo de couverture, nous retrouvons au début, celle classique où Manolo est avec le sous-commandant Marcos et le livre se termine par un document inédit : la lettre que Marcos a envoyé à Anna et Daniel en novembre 2004, soit un an après le décès de Manolo. Et ce n’est ni pour célébrer ni pour rejeter la lutte des zapatistes. Daniel avait été du voyage quand Manolo partit au Mexique soutenir la grande marche des zapatistes et il en parle en homme lucide.

Peut-être est-ce le fil qui les tient ensemble : la lucidité ? Je ne sais si avec l’éventuel livre d’Anna, l’épouse de Manolo, je serais obligé d’apprendre encore une autre forme de l’espagnol mais ça me plairait de le lire ! JPD

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 21:25

Aujourd’hui 21 décembre, il est temps que j’entre en hibernation. La seconde chambre en rénovation est peinte. Le numéro du Lire Libre est prêt et j’ai reçu deux courriers qui vont m’occuper longtemps, en plus des lectures en retard.

Je donne donc ce résumé comme un aide-mémoire pour moi-même pour les jours futurs où je risque de me demander à quoi j’ai utilisé mon temps. L’ami Jacques Desmarais sait sortir d’un journal enfoui des pages du passé auxquelles, je le reconnais, il sait donner un ton poétique qui n’entre pas dans mes capacités. Je regarde l’année passée en me disant : « travail accompli » et l’année qui vient en me disant : « nous ferrons avec ».

 

Lundi 18 novembre : Journée pleine à ras-bord. Entre la matinée à Caylus pour l’émission Cayla et le débat du soir à Montauban pour le Chili pas de quoi souffler d’autant que pour le débat je dois chercher les dernières nouvelles du Chili.

Mardi 19 : Virée rapide en Lot et Garonne. Non ce n’est pas pour Renaud Jean mais pour la LGV. La réunion à Fargues apporte son lot d’informations. Mais franchement, je ne pense plus qu’on fera avancer nos arguments de bon sens en raisonnant car l’adversaire est sans raison.

Mercredi 20 : C’est le moment d’aller voir la nouvelle maison de ma fille avec mon père, et de là j’arrive juste à 18 h pour écouter Bernard Ouardes à Castelsarrasin.

Jeudi 21 : Dans l’ordre : le carreleur, l’élagueur, l’imprimeur. Tous m’apportent leur part de travail fait, et la part à faire. Le carrelage est fini, donc réaménagement de la pièce. L’arbre est abattu donc il reste à le découper. Deux livres sont  imprimés donc il reste à préparer la diffusion. D’où un passage à Moissac pour quatre rendez-vous. Et un à Castelsarrasin.

Vendredi 22 : Grande virée à Montauban pour les livres. Discussion chez Deloche, croiser des amis dans la rue, passer voir les journaux (pas La Dépêche), quelques courses et le soir repas de famille.

Samedi 23 : Repas de famille et mise en ordre d’une chambre qu’on déménage en vue de son carrelage.

Dimanche 24 : Comme j’écris en retard, j’ai l’impression que ça a été le repos complet.

Lundi 25 : Récupération du passeport à la mairie de Castel où je découvre sur le panneau municipal : de quoi m’occuper.

Rencontre aux archives avec l’ami Michel. Je cherche des informations sur la construction du silo à Beaumont de Lomagne mais rien, même le registre de délibération du Conseil municipal n’en fait pas état ! Faute de grives on mange des merles donc je prends un dossier qui par contre, lui, est énorme, sur la construction de la voie ferrée Castelsarrasin-Beaumont. Ensuite je retrouve mon père à Beaumont.

Mardi 26 ?

 Mercredi 27 : Rencontre sympathique avec quelques amis d’où comme toujours je ramène quelques informations qui m’avaient échappé. Auparavant nous sommes passés acheter des carrelages.

Jeudi 28 : Aujourd’hui promenade au bord de la Garonne dans un endroit où autrefois il y avait une peupleraie. Le temps passe si vite qu’à présent nous découvrons des kiwis bien avancé. Puis passage au marché de Castelsarrasin où nous ne croisons aucune tête connue.

Vendredi 29 ?

Samedi 30 Journée à Montauban (elle est le blog)

Dimanche 1 décembre Promenade dominicale dans la campagne angevilloise

Lundi 2 Réunion

Mardi 3 Réunion

Mercredi 4 J’en termine avec le décollage d’un lino.

Jeudi 5, Vendredi 6, Samedi 7 , Dimanche 8 N’ayant pas rempli au jour le jour mon journal de bord j’ai totalement oublié mes activités de ce jour.

Lundi 9 détour par Caylus pour deux émission radios et au restaurant pour cause d’anniversaire

Mardi 10 passage aux archives de Castelsarrasin : tant de cartons, ça m’impressionne toujours

Mercredi 11 je récupère une clef USB pour le titrage de la prochaine brochure de l’ASPC

Jeudi 12 visite à l’imprimeur puis une réunion le soir

Vendredi 13 60 ans après mon première voyage au-delà des Pyrénées je me retrouve en Espagne avec grand plaisir

Samedi 14 : manifestation à Huesca avec les amis républicains

Dimanche 15 : ?

Lundi 16 : Avec des amis à Montauban débat sur cent ans d’élections municipales. J’inaugure une chronique sur le blog avec des dialogues impossibles

Mardi 17 : Je m’interroge une fois de plus : qu’est-ce que le fascisme ?

Mercredi 18 : Avec des amis à Moissac débat sur le cas Elie Cayla

Jeudi 19 : Je rate le Conseil régional où les élus votent le budget !

Vendredi 20 : Journée peinture d’une chambre

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 21:23

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Les rues de Huesca aux couleurs républicaines

 

Pour la troisième fois nous étions à Huesca aux côtés du drapeau aux trois couleurs qui n’est pas en Espagne en odeur de sainteté, si vous me permettez cette expression.

Les organisations républicaines avaient décidé d’occuper la rue en décembre et elles sont là au centre ville, dans la rue aux arcades, après un parcours venant du monument à la gloire de Fermín Galán, qui refusa de fuir et du capitaine mitrailleur Ángel García, les deux étant, alors en ce jour de décembre, il y a 83 ans, fusillés pour arrêter le soulèvement de Jaca. Mais quatre mois après, la République s'imposera en Espagne. En 1931 Manuel Azaña devient ministre de la guerre puis la République virera à droite en enfin le Front populaire en 1936. Ci-dessous le court texte d'un écrivain qui se rappelle son enfance républicaine et qui insiste sur les contradictions de l'histoire. A un moment c'est le drapeau républicain que Franco a servi ! JPD

 

Le blog du cercle républicain de Huesca

 

Le drapeau sous le traversin

Extrait du livre d’Eduardo Haro Tecglen : El ni ño republicano

 

Le 14 avril ma mère sortit de sous le traversin le drapeau qu’elle avait cousu. C’est le drapeau qu’aujourd’hui nous appelons républicain car il remplaça celui de la monarchie ; il incorpora le violet des Comuneros (1) de Castille – tant de siècles à les attendre du haut de l’échafaud ; aujourd’hui ils ont à Madrid des noms de rues où on marche sans savoir  Juan Bravo Maldonado ou Padilla – aux couleurs rouge et jaune traditionnelles. Il est inutile de cacher que plus ou moins, elle fut le drapeau national d’avril 1931 et jusqu’à une période qui se termina pour les uns en juillet 1936 et pour d’autres le 1er avril 1939. Ce fut ainsi : un morceau d’histoire, avec son hymne. Ensuite sont venus les solennités musicales meilleures comme l’Internationale, la Varsovienne ou los Segadores. Tous les Espagnols ne la reconnurent pas pleinement mais tous l’acceptèrent jusqu’à un moment donné : Franco, Sanjurjo et Mola ont défilé sous ce drapeau et se sont battus sous ce drapeau – au cours des révolutions de 1934 – et sous ce drapeau ils firent jurer les cadets et les soldats. Mais c’est étrange et légèrement comique quand on veut interdire le passé : une paranoïa qui a mobilisé les grands efforts de la censure et de la répression pour y réussir. Le passé peut être critiqué – et une de celles émises le plus fréquemment, du point de vie de l’histoire de la politique et de la société c’est de savoir si la République a bien fait de changer de drapeau et d’hymne – mais son occultation est malhonnête. Depuis ce que nous appelons liberté, sont apparus de grotesques censeurs honteux, qui parfois sont les mêmes que les précédents, qui ont considéré comme étant leur le drapeau tricolore.

Pour beaucoup il a une valeur sentimentale et elle est liée à leur biographie – à ce morceau de biographie. Avoir de la pudeur ou de la peur devant le souvenir de ces couleurs est un grave symptôme d’un état de mauvaise conscience : y compris pour le parti qui aida à le lever le 14 avril.

(1) soulèvement populaire

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 15:52

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C'est assez incroyable, douloureux même, mais si prévisible ! Sauf qu'il faut regarder l'argumentation après des années de droits à l'avortement : les cléricaux se battent pour les droits de la femme enceinte qui ne peuvent pas être un droit puisqu'il s'agit d'un obligation ! Ils en sont réduits à pervertir les mots faute de pouvoir soigner les maux !

Le droit à l'IVG n'est pas une obligation à l'IVG.

Le "droit" de la femme enceinte est un obligation à accoucher.

La loi de l'immense retour en arrière est proposée par le gouvernement espagnol. Reste à savoir si elle sera votée car même si la droite à la majorité, les députés peuvent s'abstenir.

A lire les commentaires dans la presse esagnole le débat fait rage.

Ceci étant le dernier vote à Strasbourg a de quoi nous inquiéter. La socialiste portugaise Edite Estrella ayant demandé la généralisation du droit à l’avortement dans l’Union européenne, droit nié aux Irlandaises, aux Maltaises et demain aux Espagnoles, les lobbies pro-avortement, la droite (PPE) et la droite souverainiste (ECR) ont alors déposé leur propre résolution, adoptée par 334voix pour et 327contre, visant à ce que la question reste de le compétence des Etats. Je suis pour les compétences des Etats mais il existe des domaines de droits universels. Comme une obligation à un SMIC européen...

Ajoutons à la liste, les hypocrites qui sont des petits Etats envoyant ainsi les femmes chez le voisin : Andorre, Monaco, Liechtenstein et San Marino. Les paradis fiscaux semblent fâchés avec les droits des femmes !

 L'incroyable c'est la maigre réaction ici et partout. Car si la question est d'ordre européen, un vent de manifestations aurait dû se lever partout en Europe en soutien aux féministes espagnoles.

Cependant, reconnaissons-le, le féminisme est en régression et témoigne d'une régression générale des combats progressistes. Jean-Paul Damaggio

 

 

Extrait de Libération : Espagne: l’avortement quasi-interdit, féministes et gauche outrées

AFP 20 DÉCEMBRE 2013 À 08:47  Promesse de campagne en 2011 du chef conservateur espagnol Mariano Rajoy mais retardé depuis, le projet de loi supprimant quasiment le droit à l’avortement en Espagne a été approuvé vendredi par le gouvernement, féministes et gauche dénonçant un «retour de 30 ans en arrière».

L’Espagne se replace ainsi parmi les pays européens les plus restrictifs dans ce domaine.

Le projet de loi annule de fait la loi de 2010 qui autorise l’avortement jusqu’à 14 semaines et jusqu’à 22 semaines en cas de malformation du foetus. Cette loi était, avec le mariage homosexuel, l’une des réformes phares de l’ex-gouvernement socialiste.

Il revient à l’esprit des pratiques en vigueur entre 1985 et 2010, mais les durcissent par certains aspects, même s’il supprime tout délit pénal pour la femme.

Il ne prévoit une autorisation d’avortement que dans deux cas très précis : que l’interruption de grossesse soit «nécessaire en raison d’un grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, et la deuxième, que la grossesse soit une conséquence d’un délit contre la liberté ou l’intégrité sexuelle de la femme», a expliqué le ministre de la Justice, Alberto Ruiz-Gallardon, à l’issue du Conseil des ministres.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 23:32

  

Accédez au document en cliquant ICI

 

Quelle chance, les élus n'ayant pas pu voter le budget nous l'avons sur Internet par la Cour des Comptes ! Depuis des années je demande que les collectivités soient contraintes de publier sur le net leur budget tout en sachant que la lecture de cet document n'est pas simple. Mais bon consultez donc ce document qui confirme le ridicule des élus de cette intercommunalité. En 2008 c'est sous la présidence de M. Empociello qu'il ya eu blocage : 7 voix pour et 7 voix contre (comme le vote est à bulletin secret le président n'a pas de voix prépondérante).. A ce moment là la négociation avait abouti car M. Empociello avait abandonné ses objectifs. Cette fois la présidence est celle de M. Dagen et la discussion a été impossible. J-P Damaggio

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 23:05

A présent nous connaissons la configuration des municipales dans les deux plus grandes villes du Tarn et Garonne après Montauban.

 Castelsarrasin :

La liste du maire sortant Dagen qui, sur sa liste, peut en même temps avoir le délégué local de l’UMP après s’être montré un fervent soutien de la candidate PRG, Sylvia Pinel, aux dernières cantonales. Depuis son élection ce maire joue la carte d’un centre droit pouvant être centre gauche avec la bénédiction du président du conseil général qui lui confie sans hésiter et depuis longtemps la commission des finances dont chacun sait le rôle stratégique.

La liste Bésier, déjà présente la dernière fois, sauf que depuis ce dissident PRG est devenu conseiller général contre l’actuelle ministre Sylvia Pinel. Comme quoi le soutien du maire et de La Dépêche, n’a pas été d’une grande efficacité, soutien pouvant aller du porte à porte aux interventions en réunion publiques.

La liste Granié (membre du PRG) remplace la liste Malphettes (PS) de la dernière fois (sauf qu’il n’est pas inutile d’observer le changement de parti pour la tête de liste) où nous trouvons, divers citoyens, et le PCF sous prétexte qu’ainsi, le maire sortant peut être battu.

Loin des questions de personne, de dynamisme des listes, de programmes plus ou plus audacieux, les élections municipales s’appuient sur des constantes historiques. Pour moi, le maire sortant va d’autant mieux  être réélu que comme au départ (en 1989) il s’appuie sur la division des adversaires. En 2008, au second tour il y a eu une triangulaire et nous repartons cette fois encore pour une triangulaire qui ne dérangera pas J-M Baylet pour qui la réélection de Dagen permettra surtout de préparer un avenir à son ami Monsieur Granié (pour le conseil général en 2015) et la mairie (en 2020), son jeune âge le lui permettant. Ce n’est pas un procès d’intention, c’est la nature même de la politique où une candidature en appelle une autre. Que la liste Granié espère la conquête de la mairie est normal. Que l’observateur que je suis en doute, au vu de l’histoire, est tout aussi normal. Monsieur Bésier est lui aussi assez jeune pour espérer être là en 2020. Sa longueur d’avance, étant conseiller général sortant, peut ne pas durer car les prochaines élections cantonales se feront sur les deux cantons réunis.

 Et une dynamique citoyenne ? Le PCF en choisissant, au nom de l’efficacité, de soutenir le PRG Monsieur Granié et de lui servir de tremplin pour demain, ne rend pas service au projet d’une dynamique citoyenne pouvant au premier tour défendre des idées claires, et avisant ensuite pour le second tour, s’il s’agit de battre Dagen. Ce point a des conséquences sur la bataille dans la ville voisine.

 Moissac

A présent nous savons qu’il y aura quatre listes. Voir article sur le sujet. (Listes Patrice Charles, liste de droite, liste PRG-Droite et liste Jean-Paul Nunzi).

Et une dynamique citoyenne ? Comme à Castelsarrasin, des personnes souhaitent que dans de telles configurations il soit possible de présenter une liste prônant une toute autre politique. Pour mettre de l’ambiance, les rois de la manipulation dans les hautes sphères de La Dépêche ont titré sur une réunion du Front de Gauche à Moissac alors que le communiqué qui avait été remis (et respecté dans son contenu) titrait tout autrement Une liste citoyenne pour redonner la parole au peuple. Un peu comme si pour la liste Montauban Citoyenne Montauban citoyenne le journal l’appelait « Liste Front de Gauche » afin de susciter la réaction des membres du NPA ou d’EELV présents sur cette liste, sans être membres du Front de gauche ! Mais bon, on est habitué… et les votants trancheront.

L’originalité du projet de ces deux listes citoyennes tient au fait qu’elles se préparent publiquement et dans la cohérence Castelsarrasin-Moissac, qui sont les deux communes de l’intercommunalité en guerre permanente au détriment des besoins de la population. Il est juste de critiquer la nouvelle piscine de Montauban mais dans le secteur où Jean-Michel Baylet domine comment expliquer ce manque flagrant de piscine ? Si demain les deux maires sortants sont réélus on risque de se trouver face au même problème même si les règles vont changer, du fait les municipales puisque cette fois les minorités de chaque conseil sera présente à l'intercommunalité. J-P Damaggio 

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 22:41

Venu de Sicile où il est né en 2012, un mouvement social s'est mis en marche dans toute l'Italie, pour exprimer la colère de couches les plus diverses de la société. Il ne faut cependant pas confondre toutes les manifestations : celle des étudiants à Turin tenait à se distinguer de celles des Forconi.

Ce mouvement s'est structuré dans un comité du 9 décembre animé par Mariano Ferro, un agriculteur sicilien et ancien fidèle de Berlusconi. Dès le début novembre, la date du 9 décembre a été retenue pour un immense blocage du pays et ce fut une réussite.

Mais une division vient de se produire dans ce comité qui a refusé majoritairement de soutenir le courant animé par Danilo Calvani, agriculteur de la région de Rome dont les médias ont retenu qu'il roule en jaguar, et qu'il est désigné comme proche de la Scientologie. Ce dernier a proposé d'occuper la piazza del Popolo à Rome ce 18 décembre. La majorité du comité du 9 décembre craint que des infiltrés ne viennent détourner le mouvement en suscitant une violence pouvant bénéficier à une certaine droite. Surtout n'appellez pas l'action : la marche sur Rome… di Mariano Ferro.

 Cette manif d'aujourd'hui à Rome a été un échec avec seulement 3000 manifestants et une présence forte de l'extrême-droite alors que 15 000 personnes étaient attendues. Tout en ayant refusé de participer, Ferro pensait même qu'il y aurait 300 000 personnes (entretien La Reppublica). Mais ce revers ne signifie pas un essoufflement du mouvement qui continue dans beaucoup de villes.

 Le troisième dirigeant, Lucio Chiavegato, indépendantiste vénitien ajoute à la diversité des approches et les médias jouent un rôle clair en faisant apparaître des chefs pour les jouer les uns contre les autres.

 Mais si l'Histoire revient toujours sur les lieux de son crime alors Rome qui fut le lieu d'un traité historique, fondateur de l'Europe économique, risque de devenir le lieu des fossoyeurs de cette Europe des marchands, car d'une façon ou d'une autre, le mouvement dénonce Bruxelles, alors que l'Italie avait été jusqu'à présent, pour des raisons historiques, quasi unanimement pro-européenne.

 Pour jeter un œil sur la presse française (pour ma part mes sources c'est il fatto quotidiano, et il manifesto mais faiblement en accès libre) j'offre l'article de l'Humanité. Il dit bien l'écart entre une vie politique qui continue "paisible" alors qu'en face le pays est en chambardement. Mais pourquoi retenir comme nom de leader Danilo Calvani alors qu'il a été mis en minorité et qu'en fait d'agriculteur c'est un affairiste. Et surtout pourquoi limiter le mouvement au refus de l'impôt ?

Quoiqu'il arrive, nous savons que comme Beppe Grillo, le mouvement vient de loin et que le manque d'analyse risque de provoquer des lendemains surprenants. J-P Damaggio

 

L'Humanité : le 12 Décembre 2013

 

 Violente révolte antifiscale en Italie

Le gouvernement a obtenu la confiance des députés hier, dans un climat de violences.

Enrico Letta, président du Conseil italien, a remporté hier le vote de confiance à la Chambre des députés, deux semaines après le départ de Silvio Berlusconi de sa majorité. En amont, depuis lundi, des rassemblements anti-taxes étaient organisés. Une centaine de villes ont connu, à ce moment-là, des rassemblements. À Turin, Milan, Rome, des violences ont été observées, obligeant les commerçants à baisser leur rideau. À Gênes, la gare a été bloquée. À Turin, le marché de gros a été occupé, bloquant les livraisons dans la ville. Il a fallu un blitz de policiers, hier matin, pour le rouvrir.

Le Mouvement des « forconi » (les porteurs de fourches) est à l’origine des manifestations. Celui-ci a été créé par des agriculteurs en 2012 pour organiser le blocage, pendant cinq jours, de la Sicile, pour protester contre la hausse des prix du carburant.

« Equitalia (l’organisme de lutte contre la fraude fiscale – NDLR) doit être fermée », a déclaré Danilo Calvani, agriculteur du Latium et porte-parole du mouvement. « Si la confiance au gouvernement est votée et les politiques ne restent pas à la maison, nous organiserons (…) une manifestation à Rome qui ramènera des millions de personnes », avait-il prévenu.

 Des organisations de routiers, mais aussi fascistes, comme Casapound et Forza nuova, se sont jointes au mouvement, lui imprimant des accents antiparlementaristes. Le populiste Beppe Grillo, chef du Mouvement cinq étoiles, qui a pesé 25% lors des élections d’avril, cherche à récupérer cette mobilisation qu’il ne contrôle pas. Il a écrit aux chefs de l’armée, de la police et de la gendarmerie pour leur demander de ne pas placer leurs hommes « devant les palais du pouvoir souillé par la corruption» et de ne «plus protéger cette classe politique ».

 Gaël De Santis

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 16:40

Faire de l'énergie avec des déchets en s'appuyant sur les subventions publiques… Observons tout d'abord que si à Montech on a annoncé des subventions de 10 à 25% c'est vers 25% qu'il faut tendre le regard ! Observons que le modèle d'Auch ressemble à celui de Montech (40 000 tonnes au lieu de 45 000 )et déjà il manque de déchets… Une fois de plus il y a loin de la coupe aux lèvres et les associations de Montech devraient en prendre note.

J-P Damaggio

 

Lot en action n°77 décembre 2013

La région Midi-Pyrénées se positionne comme le fer de lance de la méthanisation. Le 8 novembre dernier, elle organisait les premières «Rencontres nationales du biogaz». 453 personnes venues de 33 départements, en présence de Philippe Martin (ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie), et de Martin Malvy, président de la Région. Une belle image de notre Région. Oui mais voilà, dans le même temps, la gigantesque usine de méthanisation d'Auch, inaugurée en grande pompe en juin dernier, n'a pas assez de matière première à se mettre dans les digesteurs et la belle idée de produire de l'énergie avec les déchets locaux commence à sérieusement se ternir...

 

L'unité de méthanisation «Biogaz du Grand Auch», inaugurée le 6 juin dernier, devait permettre d'alimenter en électricité l'équivalent de 4 000 personnes. Cette usine, gérée par Sede-Environnement, une filiale de Veolia, aura coûté près de 8 millions d'euros et absorbé en subventions près de 2 millions, provenant de... vos poches. Le projet annonçait fièrement la «valorisation» de 45 000 tonnes/an de déchets agricoles et agroalimentaires produits dans un rayon de 50 km et la création de cinq emplois sur le site. Cinq mois après son inauguration, l'usine n'est pas en mesure d'atteindre ces objectifs et inquiète fortement les habitants : les quantités de déchets ayant été très largement surévaluées, la filiale de Veolia a dû demander un agrément temporaire de la Direction départementale des territoires (DDT) pour utiliser des «produits animaux». Si Vincent Hoste, le responsable régional de Sede-Environnement se veut rassurant, il se garde toutefois bien de livrer des détails sur la manière dont fonctionne l’usine, sur la nature des déchets carnés qui seront reçus ou sur les mécanismes de traitements des matières qui sortiront de l’usine pour être traitées. Pour lui «Il n’y aura pas de rejet en milieu naturel. Une fois qu’on aura traité les produits en enlevant l’azote, passé les effluents au traitement, il faudra que les rejets soient comme une eau usée classique de manière à pouvoir être traités par la station d’épuration».

Or pour les défenseurs de l'environnement, le risque majeur concerne les bactéries qui pourraient filtrer si les déchets carnés devenaient mal maîtrisés. Voilà une belle utilisation des fonds publics, qui profitent à une multinationale qui n'a que faire de l'environnement, du cahier des charges du projet initial et de la cohérence en matière de transition énergétique. Après l'utilisation de produits carnés, des balais incessants de camions transporteront les déchets «verts» sur des centaines de kilomètres pour alimenter l'énorme usine. Et tout cela avec des subventions publiques...   

Sources : Article de Sud-Ouest, «L'usine ne tournera pas qu'au vert», du 16 novembre 2013

Article de La Dépêche, «L'usine propre va éclairer 4 000 habitants», du 10 octobre 2013

Article de Sud-Ouest, «La méthanisation devrait débuter durant l'été», du 7 juin 2013

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