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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 11:59

pascal-granie.jpg

 

Voici la liste de Pascal Granié qui rassemble PRG, PS et PCF.

 LA LISTE «UNE NOUVELLE VOIE POUR CASTELSARRASIN»

1-Pascal GRANIE 46 ans, assureur

2- Pascale PRADEL-BERTRAND 47 ans, chef de projet

3-Alain AERTS 71 ans, retraité

4-Françoise TARDIN 65 ans, retraitée

5- Michel RUAMPS 55 ans, immobilier

6- Lydie BENCE 43 ans, adjoint administratif CG82

7- Angelo BORDIGNON 67 ans, retraité

8- Claudine BALLER 58 ans, proviseur retraitée

9- Michel BERTRAND 68 ans, retraité éduc nationale

10- Muriel LASGUIGNES 48 ans, assistante milieu rural

11- Serge DURRENS 64 ans, retraité défense nationale

12- Kheira CHABRIER 67 ans, éducatrice spécialisée

13- Georges RAMET 61 ans, retraité

14- Kadra DUPUIS 48 ans, assistante maternelle

15-Jacques MONBRUN 60 ans, retraité

16- Christine MHIMDAT 51 ans, auxiliaire de vie

17- Aldo COSTANTINI 75 ans, retraité

18- Stéphanie COULOM 29 ans, aide-soignante

19-Jean-Luc LAVOISIER 62 ans, retraité

20- Marie-Jo BORREDON 63 ans, artisan

21-Christophe DELPECH 42 ans, chef d'orchestre

22-Dalila PARO 22ans, employée grande distribution

23-Jean-Pierre MIRO 53 ans, agent EDF au CNPE Golfech

24- Line COTRET49 ans, adjoint admin éduc nationale

25- Lucas LECCIS 18 ans, étudiant

26- M-Lucienne MONTOYA 54ans, agent d'entretien

27- Bernard GONTRAND 55 ans, cadre commercial

28- A-Marie GILLES 49 ans, employée grande distrib

29-Jean-Pierre CASTRO 59 ans, professeur des écoles

30- Nicole BARTHE 49 ans, employée polyvalente

31- Bruno LACOMBE 48 ans, agent de maîtrise CG82

32- Mado DUMAS 71 ans, professeur retraitée

33- Patrick MALPHETTES 6o ans, retraité.

 

Cette liste même en s'appelant "nouvelle voie" reprend une bonne partie de la liste Malphettes de la dernière fois sauf que ce dernier est devenu le dernier de la liste. Ci-dessous la liste de 2008 avec en gras les noms qui reviennent. Certains ont disparu par refus d'alliance avec le PRG et le PS.

Moyenne d'âge 54 ans. Dix retraités.

 

Liste de 2008

1 - M.  Patrick  MALPHETTES / 2 - Mme  Françoise  TARDIN / 3 - M.  Bruno  LACOMBE

4 - Mme  Anissa  DJEZZANE / 5 - M.  Serge  DURRENS / 6 - Mme  Nadia  BLILITA

7 - M.  Nicolas  MANDRAU / 8 - Mme  Muriel  LASGUIGNES / 9  - M. Michel Bonnet / 

10 - Mme  Evelyne  DOTTO / 11 - M.  Patrice  BARTHE / 12 - Mme  Martine  DOS SANTOS

13 - M.  Jacques  MONBRUN / 14 - Mme  Isabelle  OUEILLE / 15 - M.  Jean-Pierre  MIRO

16 - Mme  Karine  JOURDAIN / 17 - M.  Daniel  VAN HAMME / 18 - Mme  Josephine  BORREDON

19 - M.  Christian  DELZERS / 20 - Mme  Nathalie  PALAZO / 21 - M.  Michel  BERTRAND

22 - Mme  Arlette  LECHAT / 23 - M.  Christophe  LANNES / 24 - Mme  Gilberte  LALANNE

25 - M.  Bernard  FAURE / 26 - Mme  Marie-José  BARBIER / 27 - M.  Georges  RAMET

28 - Mme  Valérie  DEDEKEN / 29 - M.  Jean-François  BOYER / 30 - Mme  Evelyne  COARASA

31 - M.  Renaud  CELARIE / 32 - Mme  Natacha  CAVAGNA / 33 - M.  Christian  GARCIA

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 17:42

castel-1790.jpg

 

J’achève une brochure (60 pages, 5 euros) sur ce thème à partir du cas de Castelsarrasin où il existe aux Archives Communales une liste électorale mise au point en novembre 1790 et achevée en janvier 1791 (AM 1K1). Elle fera l'objet d'une présentation dans le cadre d'une réunion de l'Association de Sauvegarde du Patrimoine de Castelsarrasin le 19 février à 18 h salle de la bibliothèque.

 La loi indique que les  «citoyens actifs» de la commune aptes à participer aux opérations électorales sont les électeurs, âgés d'au moins 25 ans, n'étant pas domestiques et payant une contribution correspondant au minimum à un salaire de trois journées de travail (10 jours pour les éligibles).

1 ) Les femmes exclues

Sur le secteur de Saint Sauveur (la moitié de la commune) nous avons une liste des habitants devant verser en 1790 la contribution patriotique. Quand il s’agit de payer des impôts, sur 1014 noms nous avons 250 femmes. Là, tout d’un coup elles existent ! Mais comment est-ce possible, elles qui n’avaient aucun droit ? Il s’agit bien sûr de veuves ou de célibataires ou de demoiselles. Une fois le mari mort, ou sans mari du tout, il fallait bien que la femme vive… et à vivre, elle avait parfois assez d’argent pour payer des impôts. Ce document fiscal est le seul où apparaissent des métiers féminins : buralistes, tavernières, cordonnières, trafiquantes…

Donc ces femmes là sont doublement exclues : elles payent une contribution qui leur permet de voter mais leur sexe le leur interdit ! Généralement pour les historiens l’absence de vote des votes est un point acquis d’avance…

2 ) Des hommes exclus

Dans le même secteur de Castelsarrasin sur 764 hommes payant la contribution patriotique 374 votent. Parmi les contribuables il est possible qu’on trouve des hommes de moins de 25 ans. Bref, environ 40% des hommes en âge de voter peuvent accéder à l’urne.

3 ) Parmi eux qui vote ?

Des nobles (une cinquantaine), des bourgeois (une cinquantaine) puis des paysans et des artisans (une large majorité).

Sur 728 inscrits au total (avec les deux secteurs de la ville) paysans et artisans représentent 536 personnes !

Et parmi ces 536 personnes qui sont les plus nombreux ?

Les métiers sont indiqués pour seulement la moitié des inscrits car en particulier, il n’y a pas d’indication pour les fils, frères ou gendres.

 

 

1790

An 6

 

1790

An 6

Bordiers

64

 

Bourgeois

45

 

Brassiers

57

 

Justice

10

 

Ménagers

45

 

Médecine

12

 

Autre agriculture

22

 

Chapeliers

8

9

Tailleurs

24

12

Maçons

8

4

Tisserands

24

18

Le Fer

15

11

Autres textiles

7

 

Tonnelier

9

6

Cordonniers

17

16

Serrurier

8

4

Menuisier

6

11

Presseur huile

3

5

Charpentiers

19

16

« Retraités »

14

 

(la colonne an 6 pointe le nombre de patentes pour les métiers indiqués cette année là)

 Ce tableau m’a surpris par la présence importante des paysans sous la forme de bordiers (métayers), brassiers et ménagers (en fait des propriétaires).

La commune de Castelsarrasin se trouvant dans la plaine de la Garonne il s’agit d’une zone assez riche mais en même temps ce constat démontre qu’avec les années les paysans ont réussi à amasser, même pour les brassiers, un pécule.

Il est inutile de rappeler que les paysans étaient la source fondamentale de la production des richesses qui permettaient aux nobles de vivre dans le luxe, aux bourgeois de s’enrichir pour se sentir nobles, à l’Etat d’assurer ses fonctions et qu’en conséquence ils étaient spoliés de leur travail comme le sont les salariés d’aujourd’hui, dans des proportions variables. Le métayer travaillait à 50% pour le propriétaire (schématiquement car les données étaient variables), les brassiers vendaient leurs bras et les propriétaires avaient un petit avantage : ils pouvaient choisir leur mode de culture.

Ceci étant la liste électorale démontre qu’il existait une certaine aisance dans les campagnes. Les paysans en question étaient-ils parmi ceux qui brûlaient le château juste à côté de Castelsarrasin ? J’en doute car justement les dites révoltes après s’être étendues dans le Quercy bien plus pauvre que la Lomagne, elles ne passèrent pas le Tarn. Ceci étant la fin des droits seigneuriaux allaient leur permettre à eux aussi de mieux s’installer pour développer cette agriculture de petits propriétaires qui marqua la France.

Jean-Paul Damaggio

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 14:43

Etiquettes / MC : Montauban Citoyenne / PC pour PCF / PG Parti de Gauche / EELV Europe Ecologie les Verts / NPS Nouveau Paqrti Anti-capitaliste / Ensemble GA : nouveau regoupement où il y a la Gauche Anticapitaliste / JC Jeunesse communiste / SYND syndicaliste /

Rang

NOM Prénom

Org

Informations complémentaires

1

BOUYSSI Marie-Claude

MC

Élue MC sortante, assos (domaines : sociaux, politique, culturels, environnement..), synd , plusieurs campagnes élec (région, cant, légis), prof documentaliste, retr

2

PORTOLES Rodolphe

PC MC

Synd, représentant du personnel sortant, dir d'école, assos, dirigeant sport (foot), cand cantonales...

3

MEIGNAN Jeannine

PG MC

Militante Assos, (domaines: culture, sociaux, politique..) cand cantonales, prof retr

4

SOUFFLET Claude

MC

Insp d'Académie honoraire, Président asso, Vice Président MC, Fondation Copernic

5

BLANCO Liliane

MC

Synd télécom, secrétaire MC

6

RAYNAL Jean-Michel

PG MC

Expert comptable , synd

7

NADAL Marie

PC MC

Salariée assurances, représente parents d'élèves

8

CHAILLOUX Éric

EELV

Professeur, syndicaliste, militant assos humanitaires et environnementales,  ancien conseiller municipal

9

BONNEFONT Annie

EELV

Élue Région EELV, élue EELV  municipales sortante, plusieurs campagnes élec (cant, légis...), psychologue du travail, militante assos environnementales

10

JOYEUX Philippe

PC MC

Secr section PC Mont, ouvrier défense nationale, chômage depuis décembre 2013

11

DANGOUMAU Laure

MC

Secrétaire adm fonction publique, syndiquée

12

SELVA Jean-Marie

MC

Président du Comité 82 du F d G, synd, agent EDF

13

CASTEL Anne-Marie

NPA

Infirmière secteur privé, synd

14

TESI Sébastien

ensemble/GA

Assistant d'Education, cand aux régionales 2010 en T et G, animateur et porte parole Gauche anticapitaliste, synd

15

LAPARRE Catherine

PG MC

Rééducatice en psycho pédagogie en milieu scolaire, synd, retr

16

CAMBOU François

PC MC

Synd Poste

17

BENMOUSSA Sabrina

JC

Etudiante, Coordinatrice dép jeunes communistes

18

FAYOLLE Christian

MC

Cadre CAF, protection civile, assos, retr

19

DELANNOY Magali

MC

Étudiante, prépa concours prof d'école

20

EL HOUARI Rachid

ASSO MC

Animateur quartier, salarié asso

21

MARCO Anne

MC

Médecin réanimateur Hôpital, asso

22

COUSTY Jean

MC

Retr des activités sociales  EDF

23

VINTAR Manuella

SYND

Resp synd  CGT hôpital

24

PASTRE Jean-Luc

PC MC

Synd métallurgie,

25

CHABBERT-BODO Nicole

MC

Cadre CAF, spécialiste logement, retr

26

SICHEL Jean-Claude

MC

Chef d'entreprise, ingénieur informatique, militant asso

27

DELSOL Anne-Marie

EELV

Retr, militante assos environnementales et anti-nucléaires

28

LOPEZ Antoine

SYND PC

MC, dirigeant nat CGT

29

TINARD Émilie

Synd MC

Salariée SEDIMAP, Licenciée, chômage

30

LAPARRE Jean-Claude

PG MC

Retr conseiller formation continue, militant asso domaine social

31

CATON Stéphanie

MC

Salariée industrie

32

ANTONA Michel

ensemble/GA

Retraité secteur bancaire, synd

33

GONZALEZ Sophie

PC

Salariée privée milieu médical, élue représentante parents

34

POITOU Jean-Paul

PC MC

Prof sport,  élu synd,

35

MANERA Cathy

MC

Conseillère  Principale  Education

36

ANSELMI Jean-Michel

MC

Enseignant privé, libre pensée,

37

PETIT Danièle

MC

Dir établ spécialisé retraitée, ex élue du personnel, synd

38

RONFORT Luc

EELV

commercial

39

PRALONG Sylvie

Asso synd

Enseignante, militante assos domaine social, synd

40

BELAY Christian

PC synd

MC, Salarié grande distrib, synd,

41

VIDAL Patricia

MC

retr France Télécom, synd, militante asso de quartier,

42

GHITTORI Olivier

MC SYND

Synd, ATOS,

43

JULIEN Aline

MC

Prof retr, assos culturelles,

44

BARAONA Jérôme

MC Synd

Salarié imprimerie,synd

45

VEYRES Marie-Jo

MC

Dir école retr, assos domaine social

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 10:48

Les bruits les plus divers avaient couru sure cette député européenne (en tant que tête de liste PS-PRG pour le Grand Sud Ouest elle est sûre d'être élue) et à présent nous sommes fixés. Le poste échappe au Tarn-et-Garonne mais pas à la haute administration. JPD

 

 Présentation de La Dépêche :

Les radicaux de gauche ont élu hier la femme qui conduira la liste PRG-PS lors des européennes dans le Sud-Ouest. C’est Virginie Rozière, 37 ans, directrice-adjointe du cabinet de Sylvia Pinel, qui a déjà une expérience européenne.

C’est une Montpelliéraine de 37 ans, Virginie Rozière, qui conduira la liste PRG-PS du Sud-Ouest pour les élections européennes. Cette radicale de gauche a été élue hier par le comité directeur du PRG par 292 voix face à Joëlle Dusseau (29 voix) et Julie Hollard (22 voix). Directrice adjointe de cabinet de Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, elle se trouve désormais lancée dans le grand bain de la politique. Cette désignation est le fruit d’un accord PS-PRG.

Elle connaît les rouages de l'Europe

Polytechnicienne, ingénieure de l’École nationale supérieure de techniques avancées, Virginie Rozière a travaillé aux ministères de la Défense, du Budget, et de l’Économie et des Finances. Mais elle peut aussi exciper d’une expérience européenne. Elle a été administratrice au secrétariat de la commission parlementaire «marché intérieur et protection des consommateurs» au Parlement européen, chargée d’exercer un contrôle législatif sur la libre circulation des marchandises, services et professionnels et sur la protection des consommateurs (2010-2012).

Les mécanismes européens sont donc loin d’être inconnus pour elle. «Cette expérience m’a permis de mettre en regard l’idéal européen qui était le mien avec le fonctionnement réel des institutions et d’en saisir les rouages. J’ai pu cerner, notamment, les équilibres parfois subtils entre le Parlement, la Commission et le Conseil, au terme des différentes procédures d’élaboration législative dont j’ai eu la responsabilité», explique-t-elle avant d’ajouter : «J’ai pu mesurer l’importance croissante du Parlement depuis le traité de Lisbonne et son rôle déterminant dans les politiques européennes pour offrir le meilleur de l’Europe à nos concitoyens et nos entreprises. Il y a là un enjeu essentiel de démocratie. La proposition formulée par le PRG d’un scrutin le même jour dans tous les États membres pour ces élections européennes y contribuerait sensiblement.»

Pour Virginie Rozière, l’engagement politique au sein du PRG coule de source : «Mon parcours puise ses racines dans la région Languedoc-Roussillon. J’y ai grandi au sein d’une famille solidaire, imprégnée des valeurs d’humanisme, de progrès, d’engagement pour la collectivité. Cette culture a largement contribué à mes convictions laïques, mon souhait d’ouverture et de partage, ma fibre européenne.»

«Face au repli et à l'intolérance»

Mais elle s’attend à mener un combat difficile, à une époque où l’Europe est souvent présentée comme la cause de nombreux maux. «C’est une tâche essentielle qui nous attend. Les voix seront nombreuses pour plaider pour le repli, l’intolérance, l’individualisme, et la réponse que nous apporterons doit être résolue et ambitieuse et c’est celle que dessinent les radicaux de gauche : la solution passe par plus d’Europe, une Europe qui ne se limite plus au champ économique, qui ne se réduit pas à une simple zone de libre-échange mais s’engage pleinement dans la voie du fédéralisme, qui s’affirme en tant que puissance politique dans le jeu de la mondialisation.»

Il reste désormais aux radicaux de gauche et aux socialistes à se mettre en ordre de bataille derrière Virginie Rozière. Hier soir, le bureau national du PS devait prendre acte de cette désignation.

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 20:47

auto-defense.jpg

 

Vous connaissez le principe électoral  : on n'est pas content de l'un alors on prend l'autre et cependant rien ne change. Au Mexique, suivant ce principe le PRI a pris la place du PAN et la guerre des Narcos contre la société continue son chemin. Au Michoacán deux bandes rivales, La Familia Michoacana et Los Caballeros Templarios, sèment la terreur. Les citoyens ont alors décidé de prendre leurs affaires en main en créant des groupes d'auto-défense comme ce fut le cas en Algérie contre les islamistes. Peut-on justifier une telle initiative ?

 Max Weber l'a rappelé : la première caractéristique de tout Etat moderne c'est d'obtenir le monopole de la violence légitime. Mais quand la violence de l'Etat est plus ou moins complice de la violence contre l'Etat ?

 Il faut comprendre qu'au Michoacán les citoyens doivent payer deux fois l'impôt (à l'Etat et aux Narcos), doivent, avant tout candidature demander l'autorisation du crime organisée, et ils constatent que l'institution judiciaire est remplacée par la justice des délinquants. Alors que faire ?

 L'auto-défense ne peut pas avoir les moyens financiers ni de l'Etat ni des Narcos mais juste avant le désespoir, elle soulage. Et face à cette mobilisation l'Etat va peut-être devoir réagir.

 Car, qu'on le veuille ou non, la seule solution réside dans la reconstruction de l'Etat de droit. Bien sûr, il s'agit d'un vieux débat du courant révolutionnaire : le futur communiste, avec ou sans Etat ? mais la nature du débat change avec la réalité. La lutte des classes se conduit aussi au sein de l'Etat et abandonner cet objectif c'est avancer à grand pas vers la barbarie. Oui, mais l'Etat quand on voit ce qu'il fait….

 Dans la fuite en avant vers un individualisme forcené, la bataille pour un Etat de droit est l'ultime bataille politique avant la victoire du capitalisme féodal. Du Mexique nous viennent des signaux inquiétants qui ne sont plus ceux plus enthousiasmants et plus démocratiques du Zapatisme. Jean-Paul Damaggio

 Mon précédent article sur le Mexique évoquait Juan Gelman le poète argentin qui vient d'y décéder. Pour les hispanophones une évocation du poète à partir du Pérou

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 10:02

Tranquille, voire paisible, ce paysan aisé – disait-on en ce début des années 1960 – avait des idées et même des convictions gaullistes. Ne devant rien à personne, il accepta de devenir un candidat très actif aux élections municipales.

Le maire du village, bedonnant jusqu’à devenir inamovible, avait des idées et même des convictions socialistes. Forgeron de son état, ne devant rien à personne, il se rêva même, un temps, siégeant à l’Assemblée nationale mais quand on est d’un modeste village, la concurrence est dure avec quelques citadins plus assis et plus près des dieux de la politique.

Bref, la bataille s’engagea comme pour toute élection municipale, sous la forme d’une guerre en temps de paix, le paysan ayant comme bras droit sa bonne volonté, et le maire, le directeur de l’école.

Les coups bas succédèrent aux coups tordus comme s’il s’agissait de vie ou de mort et l’inamovible confirma de belle manière sa domination sur une commune qui n’était pas, au premier abord, favorable à ses idées.

Après la guerre, les glorieux vainqueurs se doivent toujours d’enfoncer, d’écraser les tristes vaincus afin qu’ils ne recommencent pas, or, cette attitude fait naître un esprit revanchard qui explique pourquoi la guerre appelle la guerre.

 Le lendemain de l’élection, le maire rassembla sa garde rapprochée pour chercher un moyen d’enfoncer celui qui ne devait rien à personne. La tâche paraissait impossible tellement le paysan était irréprochable. Envoyer quelqu’un pour séduire sa jeune femme afin de faire exploser le couple ? Il ne fallait même pas y penser. Détourner des clients de son commerce ? Il n’avait pas de commerce. Susciter un redressement fiscal ? Peine perdue.

 Comme souvent, la lumière est venue du directeur d’école. Le gamin de ce candidat audacieux, enfant de la campagne, mangeait à la cantine de l’école et, lui en interdire l’entrée, serait du meilleur effet.

Bien sûr il ne fallait pas que ça apparaisse comme une brimade donc il restait au maire à trouver l’astuce finale.

Le hasard avait fait que la propriété de ce paysan jouxtait les limites du village or justement les gamins du village n’avaient pas accès à la cantine, donc il suffisait de prendre un arrêté pour agrandir les limites de la partie agglomérée de la commune.

Ainsi fut fait : au moment même où le panneau d’entrée dans le village était déplacé juste devant le chemin d’accès à la maison du paysan, celui-ci recevait une lettre l’informant que dorénavant son fils était indésirable à la cantine de l’école.

 La vie étant plus forte que les mesquineries, quelques années après, l’inamovible fut conduit au cimetière, et quelques années après encore, le gamin exclu de la cantine fut candidat aux élections municipales… et fut élu.  Jean-Paul Damaggio

 

P.S. J'ai la sensation d'avoir déjà écrit cet article mais voilà je viens d'apprendre qu'en 2014 quelqu'un par prudence a décidé de ne pas être candidat par crainte que ses terrains ne soient exclus du secteur "terrains à bâtir"...

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 15:13

la-famille.jpg

Pour compléter la publication du livre sur l'assassinat de Cayla à Moissace en 1935, un débat a été organisé dans la ville. En voici une forme de compte-rendu. JPD

  

La veuve d’Elie Cayla et les deux orphelines :

photo Paris-Match

  

Un immense merci aux 18 personnes présentes à Moissac au débat Cayla. Ce texte est le résultat de mon écoute.

J’écoute.

Par un hasard bénéfique, depuis longtemps j’écoute surtout les vivants (le goût de la vie) tout en laissant les morts vaquer à leurs occupations.

J’écoute les vivants.

Cayla-assassiné a laissé deux orphelines et une veuve qui, à cause de la loi des hommes, ont abandonné leurs noms au moment du mariage ou remariage. On pouvait les croire disparues. Elles sont bien vivantes, elles et leur descendance, simplement et dignement, habitées par quelques souvenirs, et rongées parfois par quelques incertitudes.

J’écoute le silence.

Ignorance et silence, ça rime beaucoup trop. En retrouvant l’histoire, non celle des on-dits mais celle des documents, sans chercher des héros mais de simples témoins, alors les souvenirs se font un peu lumière, alors les souvenirs construisent un savoir. L’historien n’est pas là pour remuer le passé : il vérifie seulement que le passé se répète dans ce qu’il a de mortel, quand il est réduit au statut de boue stagnante.

J’écoute les souvenirs.

Des souvenirs peuvent friser l’obsession quand la vie devient douleur, et alors l’oubli a quelques mérites. Faire surgir des fantômes n’est jamais une solution, sauf qu’aucun historien ne côtoie les fantômes mais toujours les vivants au présent. Ici l’obsession d’une veuve, d’une fille peut tenir à un fait : en sortant du tribunal, l’assassin presque acquitté, se donnant de grands airs, cracha sur les orphelines.

J’écoute l’indignation.

L’assassin de Jaurès comme celui de Cayla furent en effet acquittés par des jurés d’hommes « morts » pour qui, suivant une coutume établie, les victimes ne sont rien d’autre que des coupables. Semer la honte chez les gens honnêtes, c’est une forme de double peine. L’assassin ayant pignon sur rue, affichant sa superbe, se jouant de l’argent, des femmes, et de la vie, aura toujours l’audace de transporter sa propre « mort » à la face du monde.

J’écoute la justice.

Dans le débat, un homme, simple comme l’était Cayla, comme le sont l’ensemble des présents, rappelle alors, qu’un jour, Moissac, comme le reste de la France, a connu la Libération. Des Résistants sont entrés chez l’assassin, l’ont cherché en vain dans l’immense maison jusqu’au moment où l’un d’eux, avisant une armoire, pensa à l’ouvrir. L’homme était là, oubliant son envie de cracher, oubliant ses prétentions à sa vérité, caché comme un rat pris dans un piège mais sans que personne ne puisse savoir, si le temps d’un instant, il s’était senti vivant.

J’écoute l’assassin.

Il a tué sans émotion, il a vécu sans gêne, se faisant servir les gâteaux le dimanche. La réunion au cours de laquelle il a frappé mortellement celui qui avait été son copain au rugby, était présidé par un médecin Croix de Feu. Quand, au tribunal, on lui demanda pourquoi il n’avait pas secouru le blessé, il a répondu qu’étant stomatologue il n’avait aucun compétence pour soigner un blessé de la tête.

J’écoute le rugby.

L’assassin était deuxième ligne. Venant du Stade Toulousain, il avait été recruté en 1920 par l’équipe de Moissac. Il avait conservé des liens surtout avec l’équipe du quartier Saint-Cyprien, pépinière de Croix de Feu. Ce sont eux qui, à Moissac, organisèrent le guet-apens assassin. On ne disait pas rugby mais football.

J’écoute le souvenir.

Un homme témoigne qu’en ce temps des années trente, avec d’autres militants, son père portait sur lui un modeste pistolet par crainte d’assassins aux gestes d’assassins. Et je crois reconnaître dans le ton calme et posé de cet homme, le ton calme et posé de son père qu’il m’arriva d’écouter de manière fugace il y a déjà tant d’années. Et je me souviens de mon propre père qui n’a jamais été chasseur, cachant au-dessus de l’armoire, aux temps si sales de l’OAS, un modeste fusil, par crainte d’assassins aux gestes d’assassins qui traversent l’histoire, le temps, et basculent parfois d’un bloc, d’un coup, dans l’horreur.

Assassins que seule la démocratie en marche peut éviter, je veux parler de cette démocratie qui n’est ni un point d’arrivée, ni une promenade de tout repos, mais une marche désordonnée vers un futur émancipateur, armé de nos souvenirs, et vers des débats toujours recommencés au sujet de gars comme Cayla-assassiné.

J’écoute le quotidien.

En aparté, un ami me rappelle que son père, de retour de Birkenau, s’est entendu dire qu’il avait échappé aux douleurs de l’Occupation et qu’en plus il avait travaillé pour les Allemands. Même si l’idéologie dominante est celle de la classe dominante, les vivants possèdent la capacité de dire NON à ce type de comportement qu’est le fascisme à l’état originel. Un fascisme de toujours, une lâcheté sans limite, une attitude qui a ses théoriciens, ses dirigeants, ses maîtres, autant de chefs qui ne seraient rien sans le consentement tacite de milliers de morts-vivants, courant les rues en quête de victimes à travestir en coupables, pour oublier ainsi leur propre sort d’humains enfermés dans leur mort. L’Italien Primo Levi revenant des camps, s’est toujours dit : « Pourquoi moi ? Qu’ai-je fait pour être un survivant ? » et il a écrit sa survie, pour que dignité s’en suive, chez ses voisins de palier. De retour de l’infamie, que les bons sentiments ne veulent pas regarder en face, Primo Levi a compris que si le fascisme d’hier avait besoin de tuer physiquement, son remplaçant plus «économe», préfère tuer mentalement, là où les droits d’exister ont fait un pas en avant, en terrassant un temps la bête immonde.           Jean-Paul Damaggio

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 15:01

pub-sur-le-san-franccisco-chronicle.JPGsan-francisco-copie-1.JPG 

Le San Franciso Chronicle porte en sous-titre : le plus grand journal en circulation dans le nord de la Californie. San Francisco contre Los Angelès, Apple contre Hollywood ? Le premier Disney Land[1] a fait le bonheur du royaume de l’illusion à Los Angelès. A un moment quelques forces politiques tentèrent de proposer une partition de cet Etat des USA.

A feuilleter le San Franciso Chronicle du 10 juin 1975 on y découvre une seule page avec un brin de couleur : une immense publicité pour des cigarettes. Au fil des pages la cigarette est partout à l’honneur. Nous vivions donc avant l’ère des cancers qui poussera les autorités à changer le fusil d’épaule : la cigarette coûtait trop cher au budget de la santé à commencer par celui de l’Etat de Californie.

La capitale de l’Etat a un nom aussi espagnol que celui des deux villes majeures et se trouve directement dans l’orbite de San Franciso. Aussi Sacramento se trouve bien en Une du journal.

L’autre surprise c’est toujours en Une, la référence à la vente par les USA, de trois sous-marins à l’Iran. Nous étions avant l’ère Komeyni. Par ses conséquences multiples, la contre-révolution iranienne changea la face du monde plus que toute autre depuis 1789, et je ne pense pas exagérer en le disant mais ça serait un autre débat.

En Une aussi cette féministe Susan Saxe jugée pour des actes de violences que ce jour là elle reconnaît et justifie au nom de la lutte contre le capitalisme.

On pourrait ajouter cette dénonciation des trusts du gaz prétextant l’épuisement des réserves pour augmenter les prix.

Economiquement, la Californie est la huitième ou neuvième puissance mondiale, autant dire une des forces de frappe des USA. L’équivalent de l’Italie qui arrive à hauteur de la Russie (ce dernier pays vole son statut de grande puissance en faisant comme si il était encore l’URSS).

Le gouverneur de l’Etat est donc une figure de la vie politique du pays. De 1959 à 1967 ce fut l’ère du démocrate Pat Brown qui, au moment des grande luttes de gauche est battu par le conservateur Ronald Reagan (1967-1975) dont nous connaissons la destinée. Quand en 1975 il est battu par le fils de Pat, Jerry Brown, tout le monde pense que ce jeune atypique a toutes les qualités pour devenir président des USA. Il est tout à fait à l’image du pays sauf que le pays est déjà en marche pour une autre image, celle de Ronald Reagan et du conservatisme le plus libéral. Jerry Brown restera gouverneur de la Californie de 1975 à 1983 puis disparaîtra des écrans radars.

En 2011 il est réélu… gouverneur de la Californie en battant le républicain Schwarzenegger qui à nouveau avait mis l’Etat à l’heure d’Hollywood avec le résultat que l’on sait : en 2009 c’est la faillite ! La Californie est alors plus mal notée par les fameuses agences que la Grèce d’aujourd’hui !

Qu’a signifié le retour de Jerry Brown ? A suivre. J-P Damaggio

 


[1]Le parc Disneyland en Californie est le premier des parcs Disney, et le seul « royaume enchanté » conçu et vu par Walt Disney. Il a été inauguré le 17 juillet 1955. Il fut construit en un peu plus d'un an par les équipes de Walt Disney Imagineering. Walt Disney dut pour le construire emprunter de l'argent en partie à ABC en échange de la production de la fameuse série Disneyland nommée par la suite Wonderful World of Walt Disney (Wikipédia)

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 14:52

La Dépêche (cliquer sur le lien pour avoir la photo en plus de l'article) vient de publier un bel article au sujet du travail de l'ASPC et de son président Bernard Ouardes. L'assemblée générale de l'association est chaque mois de janvier le moment de faire le point sur les actions en cours, association dont le dévouement des membres est toujours exemplaire. Un article auquel il n'y a rien à ajouter. JPD

 

B. Ouardes : «Il faut un musée de la ville à Castelsarrasin»

Publié le 15/01/2014 L

Le président de l'aspc se confie avant l'assemblée ce soir

Conférences, exposition aux journées du patrimoine, publications historiques, sans oublier les nombreuses interventions pour préserver les édifices de la ville sous-préfecture, l’association de sauvegarde du patrimoine de Castelsarrasin (ASPC), qui tient, ce soir, son assemblée générale dans la salle de la médiathèque municipale, n’a pas manqué, une fois encore, de tenir son rôle.

Des taques, sans oublier Antonin Delzers

Sa figure de proue, Bernard Ouardes, qui présentera son bilan d’activité, devrait profiter de cette tribune pour adresser ses vœux en matière de défense du patrimoine communal. En effet, cet infatigable chercheur et raconteur d’histoires qui dévoilera son dernier opus, «Les Taques de l’ancien couvent des Carmes de Castelsarrasin» (éditions ASPC, 40 pages, 10 €, 2014), a un nouveau cheval de bataille. Après avoir redonné de son lustre à l’ancien maire Henri Pottevin, exhumé l’œuvre de l’historien Paul Vasilières, l’érudit castelsarrasinois s’est lancé un nouveau défi: dépoussiérer la figure et l’œuvre de Jean-Antonin Delzers. «Peintre, dessinateur mais surtout graveur, Delzers, que trop peu de Castelsarrasinois connaissent, est, sans conteste, le plus grand artiste de la commune.»

Grand prix de Rome et professeur à l'école polytechnique

Cet enfant du pays, né en 1873 d’une mère repasseuse (Jeanne Rouquettou) et d’un employé aux hypothèques, rafle, après avoir été lauréat des beaux-arts de Toulouse, le grand prix de Rome (section gravure) en 1900. «Professeur de dessin à l’école polytechnique avant-guerre, l’homme au burin, comme on peut le nommer, signe près d’une centaine de timbres-poste pour la France, Monaco ou Andorre», rappelle B. Ouardes, qui ne manque pas de souligner «qu’aucun artiste castelsarrasinois n’a eu, à ce jour, un tel cursus honorum».

De quoi légitimer, pour le président de l’ASPC, le retour des œuvres de l’artiste castelsarrasinois, conservées depuis plus de soixante ans dans les réserves du musée Ingres (1). «Elles pourraient donner d’autant plus de relief au futur musée de la ville, comme d’ailleurs les taques», assurait B. Ouardes, qui confirmait son soutien à ce vaste projet culturel communal.

 

1: au décès de l’artiste en novembre 1943, la famille fait don de l’atelier et de son contenu à la ville de Montauban. Une exposition temporaire a lieu en 1951, au musée Ingres.

Max Lagarrigue

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 20:01

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Je ne pouvais laisser partir un poète sans rien dire. Je me réfère à l'article d'une Française tenant un blog à Buenos Aires. Lauréat du prix Cervantes en 2007, il est mort mardi 14 janvier à 83 ans. Le journal mexicain Milenio http://www.milenio.com/, dans lequel le poète tenait une chronique hebdomadaire, a indiqué que Gelman était mort à son domicile, sans préciser  les causes du décès. Jean-Paul Damaggio

 

L'argentine vue par une française

C'est quand on regarde son parcours et les tragédies qu'il a pu subir, qu'on se dit que la force de vie du poète était colossale et ses luttes jamais achevées.

Né en 1930 d'un couple de juifs ukrainiens immigrés à Buenos Aires, Juan Gelman fait montre dès son plus jeune âge de ses talents pour la poésie.

Il fait partie dans les années 50 d'un groupe de jeunes poètes, tous militants des jeunesses communistes. Poésie et engagement ne font qu'un. Les mots doivent changer le monde, et pour cela, il ne faut pas hésiter à changer les mots. Transformer la langue, révéler des formes cachées, innover pour réveiller... Le poète est l'homme du peuple, il en dit les désarrois, les tourments, les passions.

Au début des années 1970, Gelman se signale en tant que journaliste et rédacteur en chef du journal péroniste "Noticias de los Montoneros. Résolument marqué à gauche, Gelman doit fuir lorsque la junte militaire prend le pouvoir en 1976. Débute alors un exil qui ne cessera jamais : Rome, Madrid, Paris, New York, Mexique... Juan Gelman vit loin de sa terre natale, où s'abat une sinistre dictature.

La tragédie le touche personnellement puisque son fils et sa belle-fille comptent parmi les Disparus de la dictature. Ce n'est qu'en 2000 qu'il connaîtra enfin sa petite-fille (née en captivité) adoptée par un couple de policiers uruguayens (le vol de bébés est l'une des particularités de la dictature argentine).

Juan Gelman a dû attendre 1988 avant de rentrer librement en Argentine, puisque jusque-là un mandat d'arrêt pesait sur lui, du fait de ses liens dans les années 70 avec les Montoneros, considéré comme une organisation violente, coupable d'atteinte aux droits de l'homme.

Primé à maintes reprises pour son oeuvre, Juan Gelman avait choisi de rester vivre au Mexique. Il était collaborateur régulier du journal argentin Pagina 12.

Una mujer y un hombre

Una mujer y un hombre llevados por la vida,

una mujer y un hombre cara a cara

habitan en la noche, desbordan por sus manos,

se oyen subir libres en la sombra,

sus cabezas descansan en una bella infancia

que ellos crearon juntos, plena de sol, de luz,

una mujer y un hombre atados por sus labios

llenan la noche lenta con toda su memoria,

una mujer y un hombre más bellos en el otro

ocupan su lugar en la tierra.

Juan Gelman

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