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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 20:11

 

Une définition extraite de l'Agronome, dictionnaire portatif de Desmours de 1760

 

PECHES (les) Sont le fruit le plus délicieux à manger crud. Il y a un grand nombre d'espèces de Pêches : voici les noms des plus connues, avec leurs différentes qualités.

1°.L'Avant-Pêche : elle est petite, elle a l'eau sucrée et musquée.

2°.La Pêche de Troyes elle est grosse, rouge et ronde, d'un goût relevé mûrit au mois d'Août.

3°.L'Alberge : peu grosse, la chair jaune.

4°.La Vineuse : grosse et ronde, d'un rouge brun foncé, d'un goût fin et délicieux ; on la mange à la mi-septembre.

5°. La Mignone : fort belle en couleur a la chair fine et fondante, l'eau sucrée, le noyau petit, mûrit à la mi-Août.

6°.La Madeleine : grosse, ronde, rouge du côté soleil, blanche de l'autre ; a la chair fine, l'eau sucrée, le goût relevé, le noyau petit, sans aucun rouge, mûrit à la mi-août.

7°.La Pêche chevreuse ; grosse, d'un coloris rouge a la chair fine et sucrée la figure un peu longue mûrit au mois d'Août.

8°.La Royale, un peu grosse, plus tardive ; mûrit en Octobre.

9°. La Bourdine assez grosse, d'un rouge obscur ; est mûre en Septembre.

10°.La Violette hâtive, petite; sa chair parfumées, son eau vineuse : elle est fort estimée bonne à la mi-septembre.

11°.La Chancellière plus longue que ronde, d'un beau rouge la peau fine, l'eau sucrée.

12°.La Pêche admirable : grosse et ronde, l'eau sucrée, d'un beau coloris, le goût vineux ; sa chair fine et fondante, le noyau petit ; mûrit au commencement de Septembre.

13°.Le Pavis Blanc : ressemble à la Madeleine blanche, mais sa chair est ferme, tient au noyau, d'un fort bon goût mûrit à la fin Août.

14°.Le Pavis rouge de Pomponne : fort grosse, d'un beau coloris, ronde, d'un rouge incarnat ; le goût musqué, l'eau sucrée au commencement d'octobre.

15°.Le Brugnon violet :  il est lisse ; sa chair ni tendre, ni dure il est fort bon quand il est un peu ridé : à la fin Septembre.

 

Il y a encore la Pêche Nivette, ou veloutée, d'une belle grosseur, une des meilleures Pêches ; la Pêche persique, qui est d'un goût merveilleux ; la Bellegarde ; la Violette tardive ; l'Abricoté ; la Pêche de Pau. Toutes ces pêches se mangent à la fin Septembre ou au début d'Octobre. Une bonne pêche doit avoir la chair un peu ferme et cependant fine, ce qui paraît quand on ôte la peau ; elle doit être fondante à la bouche : avoir une eau douce et sucrée, un goût vineux et musqué et le noyau petit.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 20:08

Montseny.png

 Toulousaine, catalane, anarcho-syndicaliste, j'ai cru comprendre que lors de son premier voyage à Paris, Vazquez Montalban est passé par Toulouse pour rencontrer Federica. A cette époque là, en train, Barcelone-Paris passait par Toulouse. Aujourd'hui c'est par Lyon. La Dépêche du Midi vient de publier ce coup de chapeau. Je me contente  de le reprendre. JPD

  

Federica Montseny, la mère de l'IVG en Espagne repose à Saint-Cyprien

Publié le 14/01/2014

Federica Montseny avait fait légaliser l'avortement en Catalogne dès 1936... le projet ne sera appliqué que 50 ans plus tard.

Il y a 20 ans aujourd’hui, Federica Montseny s’éteignait à Toulouse. Cette anarcho-syndicaliste avait porté un projet de loi sur l’avortement en Espagne dès 1936…

L’Histoire a parfois de drôles de raccourcis. Et un goût amer. Alors que l’Espagne est en train de remettre sur le tapis l’interdiction de l’avortement, on célèbre aujourd’hui même les 20 ans de la mort de Federica Montseny. Vous ne connaissez sans doute pas cette héroïne de la République espagnole, aujourd’hui tombée dans l’oubli, qui repose pourtant au cimetière Saint-Cyprien. C’est le maire de Toulouse, Pierre Cohen, qui a convoqué sa mémoire, lors la cérémonie des vœux aux personnalités toulousaines, pour rappeler que la Ville rose où elle a terminé sa vie, est une terre d’hospitalité, d’engagement et de courage. Federica Montseny était une femme d’exception. Militante anarcho-syndicaliste, elle fut la première femme à devenir ministre en Espagne, sous la Seconde République espagnole, pendant la guerre civile déclenchée par l’armée. En charge de la Santé entre 1936 et 1937, la jeune ministre demande au docteur Félix Martí Ibáñez de rédiger le premier projet de loi en faveur de l’interruption volontaire de grossesse. Il publie la «Réforme eugénique de l’avortement», un décret rendant l’avortement sur demande, légal en Catalogne. Mais ce texte ne sera jamais appliqué. Il a été abandonné face à l’opposition de plusieurs ministres du gouvernement, pourtant de gauche. Federica ne restera que six mois à son ministère, contrainte de quitter ses responsabilités à la suite des événements de mai 1937. Le droit à l’avortement ne sera reconnu en Espagne que cinquante ans plus tard. Et ses autres projets pour les orphelins, les femmes enceintes ou les prostituées ne pourront être développés. Vinrent ensuite l’exil, les persécutions nazies et franquistes, la liberté surveillée jusqu’à la libération de la France en 1944. Federica ne sera jamais extradée et dirigera à Toulouse des périodiques anarchistes de la CNT. En 1977, la démocratie revenue, elle pourra enfin rentrer en Espagne. Sans jamais abandonner son combat politique. L’Histoire a parfois des amnésies coupables.

Le chiffre : 10 %

Toulousains > Origines espagnoles. Voilà longtemps que l’Espagne pousse en nous sa corne, comme disait Claude Nougaro. On estime à 10 % le nombre de personnes qui ont des ascendances ibériques dans la Ville rose.

L'icône toulousaine des républicains

Ce cliché de Marina Ginestà a été pris à l’été 36 sur la terrasse de l’hôtel Colon, à Barcelone, par le photographe Juan Guzmàn. La jeune femme, une Toulousaine à peine âgée de 17 ans, croit à la révolution. Elle a grandi jusqu’à l'âge de 11 ans dans la Ville rose avant que ses parents partent s’installer en Catalogne.

Avec cette photo, la jeune républicaine est devenue l’icône des républicains.

«On me dit que j’ai un regard orgueilleux. C’est possible. Nous nagions alors dans la mystique de la révolution prolétarienne et les images de Hollywood, de Greta Garbo et Gary Cooper», racontait-elle dans un entretien qu’elle a accordé à l’agence Efe en 2008. Marina vit les débuts exaltants de la IIe République, milite encore adolescente au Parti socialiste unifié de Catalogne (Psuc, affilié au parti communiste espagnol) et, se retrouve dans les rangs républicains où elle va travailler comme traductrice et journaliste.

Blessée à la fin de la guerre, elle a été soignée à Montpellier avant l’exil en République dominicaine, qu’elle devra fuir en 1946, poursuivie par le dictateur Rafael Trujillo. «Nous pensions que nous étions dans le bon camp, celui de la raison et que nous finirions par gagner la guerre, nous n’avions jamais imaginé que nous terminerions nos vies à l’étranger», disait-elle. Marina Ginestà est morte mardi dernier, à Paris, à l’âge de 94 ans.

Gilles-R. Souillés

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 19:17

Je ne connais pas vraiment ce romancier étasunien dont je lis le chef d’œuvre depuis plusieurs semaines : Et quelque fois j’ai comme une grande idée. Par le film, Vol au-dessus d’un nid de coucou, peut-être avez-vous approché son univers plein d’histoires. Je reprends celle ci-dessous, très courte qui me semble une parabole de l’histoire de la gauche, ce qui sans nul doute étonnerait l’auteur. La gauche pourrait être l’écureuil de l’histoire : elle ne sait pas s’adapter à la nouvelle situation imposée par le capitalisme alors qu’en tant que « gauche » elle aurait dû jouer le rôle inverse, rendre le capitalisme incapable de s’adapter à la situation créée par les progressistes ! Jean-Paul Damaggio

 

« Pour bien connaître une chose, il faut avoir confiance en tout ce que l'on sait déjà et en l'étendue de ce savoir, quels que soient les horizons vers lesquels il nous entraîne. Autrefois, j'avais un écureuil qui s'appelait Omar et qui vivait dans l'intimité cotonneuse et la pénombre moelleuse de notre vieux canapé vert ; Omar connaissait ce canapé ; il connaissait de l'intérieur ce sur quoi je me contentais de m'asseoir, et avait confiance en son savoir qui lui permettait de ne pas se faire écrabouiller par mon ignorance. Il a survécu jusqu'au jour où une couverture écossaise - que l'on avait étendue là pour camoufler l’usure - le désorienta au point qu'il perdit confiance en sa connaissance intime. Au lieu de s'évertuer à intégrer une couverture à l'organisation de son petit monde, il partit s'installer dans la gouttière à l'arrière de la maison où il mourut noyé à la première averse d'automne, sans doute en maudissant la fameuse couverture : au diable ce monde qui refuse de rester le même ! Qu'il aille au diable! »

Ken Kesey

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 19:16

Sur France 3 elle nous apprend qu’elle a une certain fraîcheur car elle achève sont deuxième mandat et qu’elle est cependant la plus jeune en politique.

Treize ans pour elle, vingt-cinq ans pour Garrigues et dix-sept ans pour Marie-Claude Bouyssi.

Ayant publié un livre sur les municipales, dont ses services se sont peut-être aidés pour faire le calcul, (si je suis sûr que Roland Garrigues l’a lu je doute pour elle) je me dois de faire une observation car il faut toujours comparer ce qui est comparable.

Au poste de maire :

Barèges : treize ans ; Garrigues : neuf ans et Bouyssi : 0.

Si elle est élue elle va dépasser Louis Delmas en longueur de mandat. Et elle nous dira la prochaine fois que si elle n’est plus la plus jeune, elle est la plus expérimentée…

 

Madame Barèges est en effet bien placée pour savoir que parmi les élus le maire est maître du jeu. Sa particularité qui a fait un peu sa force c’est qu’en effet, elle n’est pas passée par les marches ordinaires conduisant au pouvoir (conseiller, adjoint, maire puis député) mais dès le premier jour elle s’est retrouvée sur la plus haute marche devenant députée dans la foulée.

 Même si elle a précisé pour Garrigues son temps de conseiller et d’adjoint, le téléspectateur aura en effet retenu surtout qu’elle est la plus jeune. Sauf qu’elle a dû faire une restriction qui devrait l’interpeller : « sauf vous Monsieur Viaillon ». Et si ce tout jeune en politique venait, à son tour, troubler l’ordre des « grands » ? Non que je le vois en avril 2014, sur la plus haute marche (ni lui ni presque aucun membre du FN ne l’espère) mais ne va-t-il pas faire chuter Barèges ? En 2001 le candidat FN avait eu la surprise d’être au second tour mais il n’a pas pu garder ses voix qui tenaient à faire échouer la gauche. Le contexte est bien différent aujourd’hui et c’est à mes yeux l’énigme majeure du scrutin d’autant que le résultat ne dépend ni du nom du candidat ni de ses propositions. A suivre. JP Damaggio

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 15:52

Jaures-par-Pierre-Lariviere-blog.jpg

 

Le Montalbanais Verfeuil a été profondément marqué par l’assassinat de Jaurès qu’il raconte dans le premier chapitre de son roman, L’Apostolat, et que nous avons publié sur ce blog. Ici je l’imagine sans peine, en pleine guerre, penché sur sa feuille pour, par un poème, pleurer le disparu. Un texte aux tonalités religieuses. Verfeuil est resté un pacifiste et un grand bonhomme. Si lui tente de continuer Jaurès, modestement je tente de continuer Verfeuil. Jean-Paul Damaggio

 La brochure de quelques pages est éditée en 1917 à Paris à la Librairie d’Action et de la Ghilde « Les Forgerons » au 16 rue Monsieur le Prince ; le poème est décoré de trois dessins dont un portrait de Jean Jaurès par Pierre Larivière.

 

A JEAN JAURÈS

 

ILS l'ont tué. Ils l'ont, en un soir de démence

Ou d'infâme calcul, lâchement abattu.

O Lui qui fut le Verbe et qui fut l'Éloquence,

Et le son de sa voix à tout jamais s'est tu.

Ils l'ont tué. La guerre agitait à nos portes

Son spectre de douleurs, de haines et de sang.

Ils l'ont tué : la guerre, aussitôt surgissant,

Faisait s'entrechoquer les premières cohortes.

 

Un seul espoir restait : sa parole sublime,

Et sa douce énergie et son cœur généreux,

Son immense savoir, son âme magnanime,

Son exquise bonté propice aux malheureux.

 

Et tous nous attendions, angoissés et farouches,

Au seuil même du drame où sombrait l'univers,

Le mot qui fût sorti sûrement de sa bouche

Et nous eût délivrés de nos troubles amers.

 

Il nous eût indiqué d'un geste notre route ;

Il nous eût dit : « Amis, c'est là qu'est le Devoir »

Et c'était suffisant pour dissiper nos doutes

Et nous l'aurions suivi sans même le vouloir.

 

Il nous aurait donné le signal des révoltes :

« Nous ne sommes liés qu'avec l'Humanité

Et nous ne ferons pas vos sanglantes récoltes

Nous sommes pour la paix et la fraternité ! »

 

Ou bien, sous l'ouragan courbant nos faibles têtes,

Nous aurions attendu que le soleil revînt.

Il faut savoir laisser passer une tempête ;

Contre la foudre aveugle on lutterait en vain.

 

Mais, quel que soit, hélas ! son conseil ou son geste,

A la face du ciel, d'un grand cri surhumain,

Il eût clamé ces mots éperdus : « Je proteste !

Et vous, gouvernements, prenez garde à demain ! »

 

Oh non ! tu n'aurais pas légitimé la guerre,

Toi qui la combattis si vigoureusement !

Tu n'aurais pas absous les bandits de naguère ;

Le crime aurait reçu son juste châtiment.

 

 Oh non ! tu n'aurais pas prêché la guerre sainte

— Guerre dite du Droit et de la Liberté ! —

Il monte des charniers de trop lugubres plaintes

Et le nombre des morts encor n'est pas compté.

 

Non ! tu n'aurais pas dit : «Mourez ! c'est la dernière !

Vous luttez pour la Paix et pour l'Humanité ! »

Et si tu l'avais dit, prudemment, à l'arrière,

Tu ne te serais pas, un seul jour, abrité.

 

Surtout, tu n'aurais pas glorifié la haine,

Exalté le plus bas des sentiments humains,

Et les peuples trompés, qu'on tue et qu'on enchaîne,

A ta voix se seraient bientôt tendu la main.

 

Tu te serais dressé, suppliant et superbe,

Entre ces malheureux plus fous que des démons

« Aimez-vous ! Allemands, Français, Autrichiens,

Serbes Aimez-vous par dessus les fleuves et les monts !

 

« Aimez-vous par dessus les frontières factices,

Par dessus les patries, par dessus les tombeaux !

Ensemble, bâtissez la cité de Justice,

De la Paix, de l'Amour, du Bien-Être et du Beau / »

 

Et lorsque la plupart, regrettant leur furie,

Auraient voulu boucher la gueule des canons,

Ah non ! ce n'est pas toi qui, poussant aux tueries,

Impitoyablement eusses répondu: « Non ! »

 

Tu serais apparu, tel un autre Messie,

Aux yeux émerveillés des peuples repentants.

Le rameau d'olivier, c'était là ton hostie:

Il eût brisé le glaive aux mains des combattants !

 

Le rameau d'olivier, c'était le nouveau Signe

Par lequel nous aurions vaincu, derrière toi !

Hélas ! tes successeurs, tes disciples indignes,

Sans crainte et sans pudeur l'ont profané vingt fois !

 

Ils t'ont, pour des raisons qui sont peut-être infâmes,

Trahi comme jadis on a trahi Jésus ;

Ils ont vendu ton sang comme ils vendaient leur âme

Et ton saint évangile ils ne le prêchent plus.

 

Qu'importe ! Nous saurons conserver ta mémoire

Pure de toute tache et de tout abandon

Et ceux-là qui, sans nous, auraient terni ta gloire

Viendront, à deux genoux, te demander pardon !

Dors en paix, ô Jaurès, dans la terre albigeoise,

La vieille terre d'oc que brunit le soleil ;

Parmi tes paysans, parmi tes villageoises

Qui veillent pieusement sur ton dernier sommeil.

 

Dors en paix dans les fleurs, les fruits, les céréales ;

Parmi les blonds épis, parmi les grappes d'or ;

Dans le cadre ancien des choses familiales,

Grand parmi les vivants, vivant parmi les morts !

 

Dors en paix ! l’heure vient des moissons attendues.

Le grain que tu semas ; nous le récolterons.

Au milieu du sillon on te prit la charrue :

Nos sommes quelques-uns qui le continuerons.

 

Raoul Verfeuil

 

Ce poème a été réédité par le Bulletin de la société de études jaurésiennes  janvier mars 1971 avec cette petite bio

Raoul Verfeuil s'appelait, de son vrai nom, Lamolinairie. Né en 1887, employé aux P.T.T., socialiste, il milita d'abord dans le Tarn-et-Garonne, puis dans la Fédération de la Seine. Proche de Jean Longuet, il entra à la Commission administrative permanente comme minoritaire, en décembre 1916. Resté anti-zimmerwaldien, son choix à Tours pour la S.F.I.O. relève des ambiguïtés du con- grès. Il sera exclu du parti en septembre 1922, sur demande de l'Exécutif de l'Internationale et de la gauche de sa fédération. Son poème parut aux édition de la Ghilde des Forgerons au cours du troisième trimestre de l'année 1917.

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 15:50

Pierre Cohen maire PS, dans la tourmente

En 2008, face à la montée en puissance de Sarkozy, l'union autour de Pierre Cohen avait été large même si LCR et AMP présentèrent leur liste.

Aujourd'hui avec la descente aux enfers de Hollande seul le PCF se retrouve derrière le maire au premier tour. Au cours de son mandat Cohen n'a pas su gérer les diversités politiques de sa liste et il se retrouve donc avec, contre lui, quatre listes issues de ses rangs. La liste Front de Gauche sans le PCF est conduite par un conseiller municipal sortant, Sellin.

Du côté écolo Antoine Maurice et Michèle Bleuse conduisent leur liste.

Elisabeth Belaubre,actuelle troisième adjointe de Pierre Cohen et transfuge d’EE-LV vise aussi le vote vert sous l’étiquette du «Rassemblement Citoyen» cher à Corinne Lepage. J'imagine qu'il s'agit aussi de préparer les Européennes.

Même s'il est congé de son parti, le sénateur PRG Jean-Pierre Plancade veut aussi tenter sa chance sur l'aile radicale. J'admire l'astuce du PRG de Toulouse qui a réussi à faire élire la dernière fois, deux sénateurs, un dans la liste avec le PS, et un dans la liste contre le PS ! Astuce utilisée aussi dans le Gers car le PRG sait jongler…

Une liste LO viendrait utilement compléter le tableau…

 Jean-Luc Moudenc dans l'espérance

Président de l'UMP 31 Moudenc espérait faire l'union autour de lui dès le premier tour mais lui aussi a des soucis avec une liste Christine de Veyrac de l'UDI.

 Le FN viendra-t-il troubler l'élection ?

Jamais le FN n'a réussi à présenter de liste à Toulouse et Serge Laroze doit sans doute ramer pour trouver les candidats. Les voix ne manqueraient pas mais faut-il encore pouvoir aller les chercher !

 Dans tous les cas nous savons déjà que c'est l'explosion municipale à Toulouse, ville qui s'était distinguée en 2001 avec la liste Motivé-e-s.

Jean-Paul Damaggio

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 20:19

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devant-le-consulat.JPG

 Le Consulat d’Espagne est dans une petite rue à Toulouse et voilà que le 8 janvier elle était bloquée des deux côtés. Une occupation des lieux aurait incité à cette mesure de sécurité car ne l’oublions pas « le Consulat c’est comme être en territoire espagnol » nous dit fièrement une membre des forces de l’ordre.

Bon, à midi, tout d’un coup la voie est libre et la manifestation peut se rassembler devant le modeste bâtiment. Une manifestation à l’initiative du Planning Familial 31 et d’un groupe de femmes qui a demandé aux quelques éléments politiques de ranger leurs drapeaux pour éviter toute récupération. Même la CNT s’est exécutée et les pancartes étaient donc aussi diverses et variées que possible, manuscrites le plus souvent, pour dire que le droit à l’avortement devait être défendu en Espagne comme ailleurs.

Moment de fraternité et de solidarité qui échappa à une dame que j’ai entendue sur un trottoir : « Quel poids peut avoir sur le gouvernement espagnol une manifestation à Toulouse ! » Et les Espagnoles qui vont devoir venir avorter en France, quand elles en auront les moyens, quel poids elles auront sur le gouvernement français ? L’égoïsme gagne du terrain…

En effet après la présence devant le Consulat la manifestation, par la rue de Metz puis Alsace Lorraine, a parcouru un peu la ville, suscitant donc quelques interrogations. Le responsable de la police portable collé à l’oreille indique : « 200 personnes rue de Metz ». En fait la manif a rassemblé 500 personnes, ce qui est à la fois peu et beaucoup : peu quand on mesure l’enjeu ; beaucoup quand on sait que l’information a été réduite. J-P Damaggio

 

La présentation de la manif

Rassemblement avortement en Espagne et ailleurs !

Pour un AVORTEMENT libre et gratuit partout pour toutes et Sans conditions.

Mercredi 8 janvier à 12h devant le consulat d'Espagne (rue Sainte Anne)

Le gouvernement espagnol s'apprête à faire voter une loi interdisant l'avortement excepté en cas de viol après dépôt de plainte, ou en cas de danger pour les femmes. Ce danger doit être expertisé par deux médecins indépendants du lieu ou aura lieu l'avortement. La loi actuelle requiert l'avis d'un seul médecin qui peut être celui qui pratiquera l'avortement jusqu'à 14 semaines, et l'avis d'un psychiatre jusqu'à 22 semaines.

Ceci est inacceptable, une fois de plus on légifère sur le ventre des femmes. Nous sommes solidaires de nos camarades espagnoles car nous pensons que les femmes doivent pouvoir disposer seules de leurs corps. Nous exigeons le retrait de ce projet de loi aux conséquences désastreuses ; seules les femmes qui en auront les moyens pourront se payer un avortement, les autres seront condamnées à avorter par leurs propres moyens ou à garder le produit d'une grossesse non désirée avec les conséquences sanitaires, psychologiques, économiques que l'on sait.

Ce projet de loi aura aussi un retentissement sur les femmes en France car la loi ne permet d'avorter que dans un délai de 12 semaines. Les femmes ayant dépassé ce délai ne pourront plus aller avorter en Espagne comme c'est le cas actuellement.

Même si en France l'avortement est toujours autorisé, son accès est de plus en plus difficile du fait des choix politiques en matière de santé, de la complexité de la procédure et de l'existence d'un délai. Nous pensons qu'au delà de la nécessaire solidarité avec nos camarades espagnoles, nous devons nous battre ici aussi . Nous ne voulons plus que nos vies soient régies par des experts, des lois ou qui que ce soit. Nous entendons disposer de nos corps comme nous le voulons.

Suite à une manifestation , trois camarades espagnoles ont été arrêtées et sont accusées de résistance, désobéissance à la loi et d'atteinte à personne dépositaire de l'autorité. Nous exigeons leur libération immédiate et l'arrêt des poursuites.

Appel à rassemblement le mercredi 8 janvier à 12h devant le consulat d'Espagne (rue Sainte Anne) pour un avortement libre et gratuit partout pour toutes et sans conditions

Des féministes solidaires


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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 20:10

dominique-et-sylvia.jpg

Dominique Salomon et Sylvia Pinel

 

Depuis que le PRG a obtenu la tête de liste des européennes pour la région Grand Sud-Ouest les noms circulent.

Beaucoup pensaient à la ministre Sylvia Pinel mais le poste n'échapperait pas au Tarn et Garonne avec l'attribution à la Conseillère régionale Dominique Salomon (elle est aussi conseillère municipale de Montauban).

La décision officielle approche mais au PS on connaît déjà la réponse.

Ils espéraient une ministre pour tirer la liste…

Mais bon, affaire à suivre. Jean-Paul Damaggio

 

Finalement Dominique Salomon ne sera ni députée européenne, ni tête de liste à Montauban ni en bonne position sur la liste de Roland Garrigues.

 

Autres articles de ce blog :

Tête de liste européennes

Pinel en réserve

Sylvia Pinel députée européenne

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 20:53

Aujourd'hui, l'occasion m'a été donné de bavarder au sujet d'un homme qui a son nom de rue à Castelsarrasin, un artiste-graveur. N'ayant jamais rien mis sur ce blog à ce sujet, je me rattrape un peu. Jean-Paul Damaggio

 

Antoine Delzers

Naissance :Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), 17-08-1873

Mort :Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), 08-11-1943

Note :Graveur. - Peintre. - Prix de Rome (1900). - A été professeur à l'Ecole polytechnique

Domaines :Peinture Arts graphiques

 Père nourricier :   William BOUGUEREAU , Artiste Peintre 1825-1905

Père nourricier :   Jules JACQUET , Artiste Graveur 1841-1913

Enfant élevé :   Gabriel Antoine BARLANGUE , Artiste Graveur 1874-1956

 

Bulletin de la Société archéologique 1911

 M. Edouard Forestié communique la note suivante : « Les journaux parisiens nous annoncent la nouvelle que notre compatriote M. Antonin Delzers, dont nous avons été les premiers à saluer les heureux débuts, il y a plusieurs années, et dont nous avons suivi avec un vif intérêt la brillante carrière artistique, vient d'obtenir la consécration officielle de son beau talent : Il a remporté la première médaille de la section de gravure au Salon de la Société des Artistes français. « Il avait exposé : L'Entrée du Pape Urbain II à Toulouse, d'après la superbe toile de Benjamin Constant; le Portrait de la baronne de Crussol et la Lessive normande. Ces trois œuvres sont magistrales et montrent que notre compatriote, est dans la plénitude de son talent. Du reste, il nous avait suffi de voir la balle page que possède le Musée de Montauban pour comprendre que l'artiste pouvait aspirer aux plus beaux succès. Nous lui adressons bien sincèrement nos plus cordiales félicitations. M. Delzers est le fils de ses œuvres. Il a eu foi en son étoile ; on voit qu'elle ne l'a pas déçu. »

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:17

Ce n'est pas en cette année du centenaire du lancement de la grande boucherie que je vais oublier Verfeuil, ce montalbanais parfaitement original. En 1917, au cœur de la guerre il écrivait un long poème à la gloire de Jaurès, l'homme qui est mort pour que guerre s'en suive.

Je retrouve aujourd'hui Raoul au moment du décès de sa mère. Et j'ajoute un autre article du début 1921 où il est facile de comprendre qu'il sert d'alibi pour nier l'évidence : la scission du Congrès de Tours. Mais à chacun sa lecture. JPD

 

L'Humanité : Jeudi 29 septembre 1921

Nécrologie

Nous apprenons avec un vif chagrin la mort survenue à Montauban de la mère de notre excellent camarade et ami Raoul Verfeuil délégué à la propagande du Parti communiste.

Une affection délicate et profonde unissait Verfeuil à celle qui n'est plus et la douleur de notre ami nous écrit-on de Montauban fait peine à voir. Le coup qui le frappe aujourd'hui il le ressentira longtemps. Nous lui adressons dans cette douloureuse circonstance l'expression élue de sentiments fraternels.

 

L'Humanité 8 janvier 1921

SUR UN MANIFESTE

Le bureau de la C. G. T. lance un manifeste relatif à la « scission » qui s'est produite au Congrès de Tours.

Ce document appelle quelques réflexions-. Tout d'abord, il est inexact de dire, que la «scission» soit « le fait de Moscou ».

Les défenseurs de la motion d'adhésion à l'Internationale communiste ne demandaient aucune exclusion. Ils s'étaient mis d'accord, sur ce point, capital, avec Moscou. Ceux qui ont quitté le Parti à Tours n'y ont été contraints que par leur propre volonté. Raoul Verfeuil, qui n'était pas des nôtres dans cette lutte, mais qui est un grand honnête homme, en témoignais hier encore.

Parti de cette erreur, le manifeste de la C. G. T. déclare que le nouveau « Parti communiste » va s'efforcer de subordonner les syndicats à sa politique et que, pour y parvenir, il n'hésitera pas à diviser les organisations ouvrières.

C'est une autre inexactitude. La motion de la majorité, approuvée par les syndicalistes minoritaires, qui sont particulièrement soucieux de la liberté d'action du mouvement ouvrier, est à cet égard d'une netteté parfaite. Elle ne fait d'ailleurs que reproduire les déclarations de Frossard au Congrès confédéral d'Orléans.

Il est curieux de noter, en particulier, que cette motion, conformément à la décision du Congrès international de Moscou, interdit toute scission dans les syndicats et fait un devoir aux syndicalistes révolutionnaires de demeurer dans les organisations ouvrières dirigées par les réformistes, pour transformer peu à peu ces organisations du dedans. Par contre, la direction confédérale actuelle s'efforce d'obtenir, dans les syndicats, l'exclusion des éléments révolutionnaires (C. S. R.). Nous avons le droit d'opposer ces deux attitudes.

Le bureau confédéral, dans son manifeste, invoque la charte d'Amiens. Cette charte, qui fonda le syndicalisme révolutionnaire d'avant-guerre, contredit dans toutes ses affirmations à la politique réformiste de la C.. G. T. pendant et depuis la guerre. Nous le rappelons simplement pour constater que le bureau confédéral actuel ne saurait l'invoquer contre nous.

Aussi bien, nous ne nous méprenons pas sur le sens et la portée du manifeste. Nous persévérerons néanmoins dans notre politique syndicale, scrupuleusement respectueuse de tous les droits du monde ouvrier.

Nous croyons que l'union fraternelle des révolutionnaires sur le terrain politique et sur le terrain économique s'imposera de plus en plus comme une nécessité. Nous croyons aussi que cette union en préparera une autre plus vaste, celle du parti politique et de l'organisation économique de la classe ouvrière, agissant d'un même effort pour la Révolution. Ce sera l'œuvre des bonnes volontés communes, et aussi celle d'événements plus forts que les hommes.

En attendant, le bureau, de la C. G. T. aurait grand tort de croire que l'acte des dissidents pourrait avoir des conséquences funestes pour le mouvement, syndical. Il n'y a pas deux partis socialistes, dont les disputes risqueraient de retentir de façon fâcheuse sur le mouvement ouvrier. Il n'y a qu'un Parti socialiste, qui garde toutes ses troupes en perdant seulement quelques parlementaires. En pareil cas, le mot de scission n'est guère de mise, et nous pensons que le bureau de la C. G.T. s'est ému à tort. Daniel RENOULT.

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