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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 10:02

Tranquille, voire paisible, ce paysan aisé – disait-on en ce début des années 1960 – avait des idées et même des convictions gaullistes. Ne devant rien à personne, il accepta de devenir un candidat très actif aux élections municipales.

Le maire du village, bedonnant jusqu’à devenir inamovible, avait des idées et même des convictions socialistes. Forgeron de son état, ne devant rien à personne, il se rêva même, un temps, siégeant à l’Assemblée nationale mais quand on est d’un modeste village, la concurrence est dure avec quelques citadins plus assis et plus près des dieux de la politique.

Bref, la bataille s’engagea comme pour toute élection municipale, sous la forme d’une guerre en temps de paix, le paysan ayant comme bras droit sa bonne volonté, et le maire, le directeur de l’école.

Les coups bas succédèrent aux coups tordus comme s’il s’agissait de vie ou de mort et l’inamovible confirma de belle manière sa domination sur une commune qui n’était pas, au premier abord, favorable à ses idées.

Après la guerre, les glorieux vainqueurs se doivent toujours d’enfoncer, d’écraser les tristes vaincus afin qu’ils ne recommencent pas, or, cette attitude fait naître un esprit revanchard qui explique pourquoi la guerre appelle la guerre.

 Le lendemain de l’élection, le maire rassembla sa garde rapprochée pour chercher un moyen d’enfoncer celui qui ne devait rien à personne. La tâche paraissait impossible tellement le paysan était irréprochable. Envoyer quelqu’un pour séduire sa jeune femme afin de faire exploser le couple ? Il ne fallait même pas y penser. Détourner des clients de son commerce ? Il n’avait pas de commerce. Susciter un redressement fiscal ? Peine perdue.

 Comme souvent, la lumière est venue du directeur d’école. Le gamin de ce candidat audacieux, enfant de la campagne, mangeait à la cantine de l’école et, lui en interdire l’entrée, serait du meilleur effet.

Bien sûr il ne fallait pas que ça apparaisse comme une brimade donc il restait au maire à trouver l’astuce finale.

Le hasard avait fait que la propriété de ce paysan jouxtait les limites du village or justement les gamins du village n’avaient pas accès à la cantine, donc il suffisait de prendre un arrêté pour agrandir les limites de la partie agglomérée de la commune.

Ainsi fut fait : au moment même où le panneau d’entrée dans le village était déplacé juste devant le chemin d’accès à la maison du paysan, celui-ci recevait une lettre l’informant que dorénavant son fils était indésirable à la cantine de l’école.

 La vie étant plus forte que les mesquineries, quelques années après, l’inamovible fut conduit au cimetière, et quelques années après encore, le gamin exclu de la cantine fut candidat aux élections municipales… et fut élu.  Jean-Paul Damaggio

 

P.S. J'ai la sensation d'avoir déjà écrit cet article mais voilà je viens d'apprendre qu'en 2014 quelqu'un par prudence a décidé de ne pas être candidat par crainte que ses terrains ne soient exclus du secteur "terrains à bâtir"...

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 15:13

la-famille.jpg

Pour compléter la publication du livre sur l'assassinat de Cayla à Moissace en 1935, un débat a été organisé dans la ville. En voici une forme de compte-rendu. JPD

  

La veuve d’Elie Cayla et les deux orphelines :

photo Paris-Match

  

Un immense merci aux 18 personnes présentes à Moissac au débat Cayla. Ce texte est le résultat de mon écoute.

J’écoute.

Par un hasard bénéfique, depuis longtemps j’écoute surtout les vivants (le goût de la vie) tout en laissant les morts vaquer à leurs occupations.

J’écoute les vivants.

Cayla-assassiné a laissé deux orphelines et une veuve qui, à cause de la loi des hommes, ont abandonné leurs noms au moment du mariage ou remariage. On pouvait les croire disparues. Elles sont bien vivantes, elles et leur descendance, simplement et dignement, habitées par quelques souvenirs, et rongées parfois par quelques incertitudes.

J’écoute le silence.

Ignorance et silence, ça rime beaucoup trop. En retrouvant l’histoire, non celle des on-dits mais celle des documents, sans chercher des héros mais de simples témoins, alors les souvenirs se font un peu lumière, alors les souvenirs construisent un savoir. L’historien n’est pas là pour remuer le passé : il vérifie seulement que le passé se répète dans ce qu’il a de mortel, quand il est réduit au statut de boue stagnante.

J’écoute les souvenirs.

Des souvenirs peuvent friser l’obsession quand la vie devient douleur, et alors l’oubli a quelques mérites. Faire surgir des fantômes n’est jamais une solution, sauf qu’aucun historien ne côtoie les fantômes mais toujours les vivants au présent. Ici l’obsession d’une veuve, d’une fille peut tenir à un fait : en sortant du tribunal, l’assassin presque acquitté, se donnant de grands airs, cracha sur les orphelines.

J’écoute l’indignation.

L’assassin de Jaurès comme celui de Cayla furent en effet acquittés par des jurés d’hommes « morts » pour qui, suivant une coutume établie, les victimes ne sont rien d’autre que des coupables. Semer la honte chez les gens honnêtes, c’est une forme de double peine. L’assassin ayant pignon sur rue, affichant sa superbe, se jouant de l’argent, des femmes, et de la vie, aura toujours l’audace de transporter sa propre « mort » à la face du monde.

J’écoute la justice.

Dans le débat, un homme, simple comme l’était Cayla, comme le sont l’ensemble des présents, rappelle alors, qu’un jour, Moissac, comme le reste de la France, a connu la Libération. Des Résistants sont entrés chez l’assassin, l’ont cherché en vain dans l’immense maison jusqu’au moment où l’un d’eux, avisant une armoire, pensa à l’ouvrir. L’homme était là, oubliant son envie de cracher, oubliant ses prétentions à sa vérité, caché comme un rat pris dans un piège mais sans que personne ne puisse savoir, si le temps d’un instant, il s’était senti vivant.

J’écoute l’assassin.

Il a tué sans émotion, il a vécu sans gêne, se faisant servir les gâteaux le dimanche. La réunion au cours de laquelle il a frappé mortellement celui qui avait été son copain au rugby, était présidé par un médecin Croix de Feu. Quand, au tribunal, on lui demanda pourquoi il n’avait pas secouru le blessé, il a répondu qu’étant stomatologue il n’avait aucun compétence pour soigner un blessé de la tête.

J’écoute le rugby.

L’assassin était deuxième ligne. Venant du Stade Toulousain, il avait été recruté en 1920 par l’équipe de Moissac. Il avait conservé des liens surtout avec l’équipe du quartier Saint-Cyprien, pépinière de Croix de Feu. Ce sont eux qui, à Moissac, organisèrent le guet-apens assassin. On ne disait pas rugby mais football.

J’écoute le souvenir.

Un homme témoigne qu’en ce temps des années trente, avec d’autres militants, son père portait sur lui un modeste pistolet par crainte d’assassins aux gestes d’assassins. Et je crois reconnaître dans le ton calme et posé de cet homme, le ton calme et posé de son père qu’il m’arriva d’écouter de manière fugace il y a déjà tant d’années. Et je me souviens de mon propre père qui n’a jamais été chasseur, cachant au-dessus de l’armoire, aux temps si sales de l’OAS, un modeste fusil, par crainte d’assassins aux gestes d’assassins qui traversent l’histoire, le temps, et basculent parfois d’un bloc, d’un coup, dans l’horreur.

Assassins que seule la démocratie en marche peut éviter, je veux parler de cette démocratie qui n’est ni un point d’arrivée, ni une promenade de tout repos, mais une marche désordonnée vers un futur émancipateur, armé de nos souvenirs, et vers des débats toujours recommencés au sujet de gars comme Cayla-assassiné.

J’écoute le quotidien.

En aparté, un ami me rappelle que son père, de retour de Birkenau, s’est entendu dire qu’il avait échappé aux douleurs de l’Occupation et qu’en plus il avait travaillé pour les Allemands. Même si l’idéologie dominante est celle de la classe dominante, les vivants possèdent la capacité de dire NON à ce type de comportement qu’est le fascisme à l’état originel. Un fascisme de toujours, une lâcheté sans limite, une attitude qui a ses théoriciens, ses dirigeants, ses maîtres, autant de chefs qui ne seraient rien sans le consentement tacite de milliers de morts-vivants, courant les rues en quête de victimes à travestir en coupables, pour oublier ainsi leur propre sort d’humains enfermés dans leur mort. L’Italien Primo Levi revenant des camps, s’est toujours dit : « Pourquoi moi ? Qu’ai-je fait pour être un survivant ? » et il a écrit sa survie, pour que dignité s’en suive, chez ses voisins de palier. De retour de l’infamie, que les bons sentiments ne veulent pas regarder en face, Primo Levi a compris que si le fascisme d’hier avait besoin de tuer physiquement, son remplaçant plus «économe», préfère tuer mentalement, là où les droits d’exister ont fait un pas en avant, en terrassant un temps la bête immonde.           Jean-Paul Damaggio

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 15:01

pub-sur-le-san-franccisco-chronicle.JPGsan-francisco-copie-1.JPG 

Le San Franciso Chronicle porte en sous-titre : le plus grand journal en circulation dans le nord de la Californie. San Francisco contre Los Angelès, Apple contre Hollywood ? Le premier Disney Land[1] a fait le bonheur du royaume de l’illusion à Los Angelès. A un moment quelques forces politiques tentèrent de proposer une partition de cet Etat des USA.

A feuilleter le San Franciso Chronicle du 10 juin 1975 on y découvre une seule page avec un brin de couleur : une immense publicité pour des cigarettes. Au fil des pages la cigarette est partout à l’honneur. Nous vivions donc avant l’ère des cancers qui poussera les autorités à changer le fusil d’épaule : la cigarette coûtait trop cher au budget de la santé à commencer par celui de l’Etat de Californie.

La capitale de l’Etat a un nom aussi espagnol que celui des deux villes majeures et se trouve directement dans l’orbite de San Franciso. Aussi Sacramento se trouve bien en Une du journal.

L’autre surprise c’est toujours en Une, la référence à la vente par les USA, de trois sous-marins à l’Iran. Nous étions avant l’ère Komeyni. Par ses conséquences multiples, la contre-révolution iranienne changea la face du monde plus que toute autre depuis 1789, et je ne pense pas exagérer en le disant mais ça serait un autre débat.

En Une aussi cette féministe Susan Saxe jugée pour des actes de violences que ce jour là elle reconnaît et justifie au nom de la lutte contre le capitalisme.

On pourrait ajouter cette dénonciation des trusts du gaz prétextant l’épuisement des réserves pour augmenter les prix.

Economiquement, la Californie est la huitième ou neuvième puissance mondiale, autant dire une des forces de frappe des USA. L’équivalent de l’Italie qui arrive à hauteur de la Russie (ce dernier pays vole son statut de grande puissance en faisant comme si il était encore l’URSS).

Le gouverneur de l’Etat est donc une figure de la vie politique du pays. De 1959 à 1967 ce fut l’ère du démocrate Pat Brown qui, au moment des grande luttes de gauche est battu par le conservateur Ronald Reagan (1967-1975) dont nous connaissons la destinée. Quand en 1975 il est battu par le fils de Pat, Jerry Brown, tout le monde pense que ce jeune atypique a toutes les qualités pour devenir président des USA. Il est tout à fait à l’image du pays sauf que le pays est déjà en marche pour une autre image, celle de Ronald Reagan et du conservatisme le plus libéral. Jerry Brown restera gouverneur de la Californie de 1975 à 1983 puis disparaîtra des écrans radars.

En 2011 il est réélu… gouverneur de la Californie en battant le républicain Schwarzenegger qui à nouveau avait mis l’Etat à l’heure d’Hollywood avec le résultat que l’on sait : en 2009 c’est la faillite ! La Californie est alors plus mal notée par les fameuses agences que la Grèce d’aujourd’hui !

Qu’a signifié le retour de Jerry Brown ? A suivre. J-P Damaggio

 


[1]Le parc Disneyland en Californie est le premier des parcs Disney, et le seul « royaume enchanté » conçu et vu par Walt Disney. Il a été inauguré le 17 juillet 1955. Il fut construit en un peu plus d'un an par les équipes de Walt Disney Imagineering. Walt Disney dut pour le construire emprunter de l'argent en partie à ABC en échange de la production de la fameuse série Disneyland nommée par la suite Wonderful World of Walt Disney (Wikipédia)

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 14:52

La Dépêche (cliquer sur le lien pour avoir la photo en plus de l'article) vient de publier un bel article au sujet du travail de l'ASPC et de son président Bernard Ouardes. L'assemblée générale de l'association est chaque mois de janvier le moment de faire le point sur les actions en cours, association dont le dévouement des membres est toujours exemplaire. Un article auquel il n'y a rien à ajouter. JPD

 

B. Ouardes : «Il faut un musée de la ville à Castelsarrasin»

Publié le 15/01/2014 L

Le président de l'aspc se confie avant l'assemblée ce soir

Conférences, exposition aux journées du patrimoine, publications historiques, sans oublier les nombreuses interventions pour préserver les édifices de la ville sous-préfecture, l’association de sauvegarde du patrimoine de Castelsarrasin (ASPC), qui tient, ce soir, son assemblée générale dans la salle de la médiathèque municipale, n’a pas manqué, une fois encore, de tenir son rôle.

Des taques, sans oublier Antonin Delzers

Sa figure de proue, Bernard Ouardes, qui présentera son bilan d’activité, devrait profiter de cette tribune pour adresser ses vœux en matière de défense du patrimoine communal. En effet, cet infatigable chercheur et raconteur d’histoires qui dévoilera son dernier opus, «Les Taques de l’ancien couvent des Carmes de Castelsarrasin» (éditions ASPC, 40 pages, 10 €, 2014), a un nouveau cheval de bataille. Après avoir redonné de son lustre à l’ancien maire Henri Pottevin, exhumé l’œuvre de l’historien Paul Vasilières, l’érudit castelsarrasinois s’est lancé un nouveau défi: dépoussiérer la figure et l’œuvre de Jean-Antonin Delzers. «Peintre, dessinateur mais surtout graveur, Delzers, que trop peu de Castelsarrasinois connaissent, est, sans conteste, le plus grand artiste de la commune.»

Grand prix de Rome et professeur à l'école polytechnique

Cet enfant du pays, né en 1873 d’une mère repasseuse (Jeanne Rouquettou) et d’un employé aux hypothèques, rafle, après avoir été lauréat des beaux-arts de Toulouse, le grand prix de Rome (section gravure) en 1900. «Professeur de dessin à l’école polytechnique avant-guerre, l’homme au burin, comme on peut le nommer, signe près d’une centaine de timbres-poste pour la France, Monaco ou Andorre», rappelle B. Ouardes, qui ne manque pas de souligner «qu’aucun artiste castelsarrasinois n’a eu, à ce jour, un tel cursus honorum».

De quoi légitimer, pour le président de l’ASPC, le retour des œuvres de l’artiste castelsarrasinois, conservées depuis plus de soixante ans dans les réserves du musée Ingres (1). «Elles pourraient donner d’autant plus de relief au futur musée de la ville, comme d’ailleurs les taques», assurait B. Ouardes, qui confirmait son soutien à ce vaste projet culturel communal.

 

1: au décès de l’artiste en novembre 1943, la famille fait don de l’atelier et de son contenu à la ville de Montauban. Une exposition temporaire a lieu en 1951, au musée Ingres.

Max Lagarrigue

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 20:01

gelma.jpg

 

Je ne pouvais laisser partir un poète sans rien dire. Je me réfère à l'article d'une Française tenant un blog à Buenos Aires. Lauréat du prix Cervantes en 2007, il est mort mardi 14 janvier à 83 ans. Le journal mexicain Milenio http://www.milenio.com/, dans lequel le poète tenait une chronique hebdomadaire, a indiqué que Gelman était mort à son domicile, sans préciser  les causes du décès. Jean-Paul Damaggio

 

L'argentine vue par une française

C'est quand on regarde son parcours et les tragédies qu'il a pu subir, qu'on se dit que la force de vie du poète était colossale et ses luttes jamais achevées.

Né en 1930 d'un couple de juifs ukrainiens immigrés à Buenos Aires, Juan Gelman fait montre dès son plus jeune âge de ses talents pour la poésie.

Il fait partie dans les années 50 d'un groupe de jeunes poètes, tous militants des jeunesses communistes. Poésie et engagement ne font qu'un. Les mots doivent changer le monde, et pour cela, il ne faut pas hésiter à changer les mots. Transformer la langue, révéler des formes cachées, innover pour réveiller... Le poète est l'homme du peuple, il en dit les désarrois, les tourments, les passions.

Au début des années 1970, Gelman se signale en tant que journaliste et rédacteur en chef du journal péroniste "Noticias de los Montoneros. Résolument marqué à gauche, Gelman doit fuir lorsque la junte militaire prend le pouvoir en 1976. Débute alors un exil qui ne cessera jamais : Rome, Madrid, Paris, New York, Mexique... Juan Gelman vit loin de sa terre natale, où s'abat une sinistre dictature.

La tragédie le touche personnellement puisque son fils et sa belle-fille comptent parmi les Disparus de la dictature. Ce n'est qu'en 2000 qu'il connaîtra enfin sa petite-fille (née en captivité) adoptée par un couple de policiers uruguayens (le vol de bébés est l'une des particularités de la dictature argentine).

Juan Gelman a dû attendre 1988 avant de rentrer librement en Argentine, puisque jusque-là un mandat d'arrêt pesait sur lui, du fait de ses liens dans les années 70 avec les Montoneros, considéré comme une organisation violente, coupable d'atteinte aux droits de l'homme.

Primé à maintes reprises pour son oeuvre, Juan Gelman avait choisi de rester vivre au Mexique. Il était collaborateur régulier du journal argentin Pagina 12.

Una mujer y un hombre

Una mujer y un hombre llevados por la vida,

una mujer y un hombre cara a cara

habitan en la noche, desbordan por sus manos,

se oyen subir libres en la sombra,

sus cabezas descansan en una bella infancia

que ellos crearon juntos, plena de sol, de luz,

una mujer y un hombre atados por sus labios

llenan la noche lenta con toda su memoria,

una mujer y un hombre más bellos en el otro

ocupan su lugar en la tierra.

Juan Gelman

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 11:22

Les candidats FN n'ont aucun souci de la géographie. Ils sont de partout et nulle part. Ils savent que sur le bulletin de vote leur nom importe moins que l’étiquette. Sauf qu’en politique, il ne peut y avoir d’étiquette qui ne soit portée sans un nom. Donc le candidat FN, tête de liste à Montauban, mérite un portrait comme tout un chacun. Comme internet laisse toujours des traces, j’y apprends que Thierry Viallon  est né le 11 mai 1977 et qu’il vit à Parisot dans le Tarn. Il a donc aussi un pied à terre à Montauban et par sa société un autre à Lavaur. Son parcours scolaire le voit passer par Fleurance, Auch, puis la fac d’Albi et enfin celle de Toulouse où il est de 2000 à 2002 au moment même où il commence sa carrière au sein du FN.

Professionnellement il fonde une société en 2010 et comme toute société la société THIERRY VIALLON est obligée de laisser quelques éléments publics : située à LAVAUR (81500), au 8 RTE DE CASTRES, l'entreprise a vu le jour le 1 octobre 2010, suite à son immatriculation sous l'enregistrement528 017 684 et cette société est spécialisée dans le secteur d'activité des autres intermédiaires du commerce en produits divers. Cette société n'a pas déposé de comptes annuels et a un établissement secondaire : LA GRANGE 81310 PARISOT.

 Comme les portraits concernent seulement l’homme politique j’en viens donc à son action politique. Le Conseil constitutionnel le cite dans deux des réclamations présentées à l'institution par les candidats FN et qui furent rejetées. Pour des raisons étranges les candidats FN de 2002 et 2007 ont porté plainte car la répartition actuelle des sièges de députés entre circonscriptions ne concerne pas le même nombre d'habitants. Ce à quoi le Conseil constitutionnel a répondu qu'il n'y a pas violation du principe constitutionnel d’égalité devant le suffrage car la Constitution ne dit pas qu'il faut un même nombre d'électeurs par circonscription.

Voici les décisions :

Décision n° 2007-3423 et autres AN du 28 juin 2007
*Haute Garonne (1ère circ. ), présentée par M. Thierry VIALLON . *Haute Garonne (2ème circ. ),présentée par M Philippe RIEY.

Décision n° 2002-2621/2666/2700 du 25 juillet 2002
-Haute Garonne (1ère circ. ), présentée par M. Thierry VIALLON . -Haute Garonne (2ème circ. ),présentée par M Philippe RIEY.

 Donc Thierry Viallon a d'abord été candidat en Haute-Garonne sauf qu'en 2002 je ne retrouve pas sa trace. En 2007, avant d'être envoyé en mission en Tarn-et-Garonne, il a obtenu seulement 3,22% dans la première circonscription du 31.

 Avec les Régionales de 2010 M.  Thierry  VIALLON fait son "apparition" en Tarn et Garonne et obtient 12, 26 %.

Alors qu'on a assisté à la valse des candidats FN dans notre département, il est encore présent aux législatives 2012 dans la première circonscription où il obtient 14, 45%.

Comme le FN faisait presque 20% dans l'autre circonscription (il se qualifie pour le deuxième tour) on mesure la progression dans le département.

 Même si sa vie est ailleurs, il persiste donc dans son "implantation" locale et nous le retrouvons aux municipales. Il ne manque pas d'audace car aux municipales il n'a rien à dire sauf à dénoncer les politiques gouvernementales de Sarkozy et Hollande...

Jean-Paul Damaggio

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 11:09

L'élection municipale, par définition, implique le plus de candidats et de candidates. Elle crée donc une effervescence politique. Etre tête de liste c'est savoir jongler avec les individualités qui forment les listes. C'est aussi savoir proposer et défendre un projet politique concret.

Avec des portraits il ne s'agit pas de réduire l'élection à une bataille de personnes mais de saisir en quoi les personnes interfèrent avec les projets politiques.

L'exemple le plus classique est celui de Toulouse où pendant des années le PS a gagné toutes les élections sauf les municipales.

Les portraits permettent aussi de saisir qu'il existe une classe politique : le plus souvent les candidats et candidates appartiennent, d'une manière ou d'une autre, à des lignées politiques.

Les sources des portraits viennent des données politiques publiques et d'études et souvenirs personnels. Jean-Paul Damaggio

 

Les portraits prévus de candidats aux municipales

 

 

Thierry Viallon : il ne manque pas d’audace

 

Roland Garrigues : il ne manque pas de culture

Brigitte Barèges : elle ne manque pas d’air  

 

Jean-Paul Nunzi : il ne manque pas d'expériences 

Marie-Claude Bouyssi : elle ne manque pas de lumières

Bernard Dagen : il ne manque pas d'opportunisme

Pascal Granié : il ne manque pas de brio

Jean-Philippe Bésiers : il ne manque pas d'histoire

Jacques Moignard : il ne manque pas de casquettes

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 20:12

« Il n’est pas rare que le passé prenne  un bout de temps à se produire, et un temps bien plus long encore à se faire comprendre. » Ken Kesey

 

C’est exactement parce que le passé est parfois devant nous, que j’aime l’histoire, mais faudrait-il encore trouver des exemples personnels pour donner chair à une telle affirmation :

Les deux chemins, celui de la réalité et celui de la conscience que l’on en a, deux chemins qui ont chacun leur logique.

J’ai cherché un exemple à l’échelle modeste de ma vie et j’ai pensé aux pêches américaines que mon père s’est mis à cultiver quand j’entrais au CP. Lui qui était un communiste affiché et donc quelque peu anti-américain, pourquoi passer aux pêches françaises ?

Si j’avais été en âge de comprendre, il m’aurait sans doute expliqué que les pêches jaunes sont plus belles, plus présentables. La question pouvait, tout autant, être celle d’acheteurs découvrant l’invasion des dites pêches sur les étalages. Pour le producteur les raisons de cette évolution étaient forcément économiques. J’ai donc vu, les voisins planter les mêmes pêchers, le marché gare de Montauban préparer des trains entier pou l’Allemagne avec ce fruit très demandé etc.

 Par la suite, vivant aux USA pendant deux ans, j’ai eu la surprise d’y voir peu de pêches américaines mais plutôt des nectarines qui ensuite s’installeront aussi en France. J’ai même fini par croire qu’en fait la J-H Halle[1] n’était autre qu’une pêche française baptisée d’un nom anglo-saxon pour lui donne de l’importance.

 

C’est seulement à l’aube des années 90 en travaillant sur les questions agricoles que j’ai fini par comprendre, après lecture d’une page de dictionnaire à la rubrique des pêches traditionnelles (Voir annexe). Par rapport à celle de France, la pêche américaine a deux qualités économiques : l’arbre est nettement plus productif et le fruit plus apte à voyager. Bien sûr, l’augmentation de la productivité tient aussi à un travail plus intense pour tailler, éclaircir, arroser etc.

 

 De ce constat, l’historien devine que ce passé dont il prend conscience- l’implantation des pêches jaunes – est en train de se poursuivre jusqu’à marginaliser… la dite pêche ! A partir du moment où la référence du fruit c’est la productivité et la capacité à parcourir des kilomètres, alors il suffit de trouver un arbre encore plus productif et un fruit plus résistant au temps qui passe et, après la pêche blanche, la pêche jaune passe aussi à l’as[2] ! Ce fruit, vous le connaissez, il a aussi un nom américain : GOLDEN. D’autres pommes complèteront la panoplie. J’en ai vu, trônant sur des étalages, dans des marchés latino-américains regorgeant de fruits autochtones, où elles jouent le rôle de produit de luxe ! J’aime l’Amérique latine pour la vie intense de ses marchés populaires. Loin de cette promiscuité, le Mac Do, Pizza Ut et la pomme rouge sous plastique, sont des signes extérieurs de richesse pour ceux qui y accèdent !

 Parce que dans le mouvement de l’histoire chaque action entraîne une réaction, la marginalisation de la pêche jaune ne pouvait que permettre le retour de la pêche blanche pour sa qualité gustative, une pêche blanche incapable d’envahir le marché mondial mais jouant son rôle dans la consommation de proximité. J’achète donc chez un voisin des pêches plates dont mon enfance n’avait pas connaissance !

 Tous les inventeurs et artistes des siècles passés peuvent-ils imaginer l’avenir de leurs créations qui ne cessent pas d’avoir un futur, la plus spectaculaire étant l’invention de l’électricité. Mais l’écriture des Misérables produit tout autant ses effets aujourd’hui en des contrées que Hugo n’avait peut-être même pas en tête.

 L’historien n’a ni à réécrire le passé ni à deviner le futur, il peut juste se livrer à des projections hypothétiques sachant que la réalité reste plus forte que la conscience que l’on peut en avoir. Qui, en mai 1968 aurait pu imaginer les effets du P.C., je veux dire le Personnal Computer, que j’utilise depuis 1984 pour parler aux autres ? J’aime aussi l’histoire avec ses limites… qui parfois laissent des regrets car on aurait aimé en savoir plus… avant… Jean-Paul Damaggio



[1]Red Haven, Dixired étaient les autres noms magiques, J-H Halle signifiant l'approche de la rentrée des classes.

Il existe encore des dizaines de variétés.

[2]Ce n'est as tout à fait vrai car la Chine, pays d'où le pêcher est originaire, a fortement développé sa production mais pas pour le plaisir de nos palais.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 20:11

 

Une définition extraite de l'Agronome, dictionnaire portatif de Desmours de 1760

 

PECHES (les) Sont le fruit le plus délicieux à manger crud. Il y a un grand nombre d'espèces de Pêches : voici les noms des plus connues, avec leurs différentes qualités.

1°.L'Avant-Pêche : elle est petite, elle a l'eau sucrée et musquée.

2°.La Pêche de Troyes elle est grosse, rouge et ronde, d'un goût relevé mûrit au mois d'Août.

3°.L'Alberge : peu grosse, la chair jaune.

4°.La Vineuse : grosse et ronde, d'un rouge brun foncé, d'un goût fin et délicieux ; on la mange à la mi-septembre.

5°. La Mignone : fort belle en couleur a la chair fine et fondante, l'eau sucrée, le noyau petit, mûrit à la mi-Août.

6°.La Madeleine : grosse, ronde, rouge du côté soleil, blanche de l'autre ; a la chair fine, l'eau sucrée, le goût relevé, le noyau petit, sans aucun rouge, mûrit à la mi-août.

7°.La Pêche chevreuse ; grosse, d'un coloris rouge a la chair fine et sucrée la figure un peu longue mûrit au mois d'Août.

8°.La Royale, un peu grosse, plus tardive ; mûrit en Octobre.

9°. La Bourdine assez grosse, d'un rouge obscur ; est mûre en Septembre.

10°.La Violette hâtive, petite; sa chair parfumées, son eau vineuse : elle est fort estimée bonne à la mi-septembre.

11°.La Chancellière plus longue que ronde, d'un beau rouge la peau fine, l'eau sucrée.

12°.La Pêche admirable : grosse et ronde, l'eau sucrée, d'un beau coloris, le goût vineux ; sa chair fine et fondante, le noyau petit ; mûrit au commencement de Septembre.

13°.Le Pavis Blanc : ressemble à la Madeleine blanche, mais sa chair est ferme, tient au noyau, d'un fort bon goût mûrit à la fin Août.

14°.Le Pavis rouge de Pomponne : fort grosse, d'un beau coloris, ronde, d'un rouge incarnat ; le goût musqué, l'eau sucrée au commencement d'octobre.

15°.Le Brugnon violet :  il est lisse ; sa chair ni tendre, ni dure il est fort bon quand il est un peu ridé : à la fin Septembre.

 

Il y a encore la Pêche Nivette, ou veloutée, d'une belle grosseur, une des meilleures Pêches ; la Pêche persique, qui est d'un goût merveilleux ; la Bellegarde ; la Violette tardive ; l'Abricoté ; la Pêche de Pau. Toutes ces pêches se mangent à la fin Septembre ou au début d'Octobre. Une bonne pêche doit avoir la chair un peu ferme et cependant fine, ce qui paraît quand on ôte la peau ; elle doit être fondante à la bouche : avoir une eau douce et sucrée, un goût vineux et musqué et le noyau petit.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 20:08

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 Toulousaine, catalane, anarcho-syndicaliste, j'ai cru comprendre que lors de son premier voyage à Paris, Vazquez Montalban est passé par Toulouse pour rencontrer Federica. A cette époque là, en train, Barcelone-Paris passait par Toulouse. Aujourd'hui c'est par Lyon. La Dépêche du Midi vient de publier ce coup de chapeau. Je me contente  de le reprendre. JPD

  

Federica Montseny, la mère de l'IVG en Espagne repose à Saint-Cyprien

Publié le 14/01/2014

Federica Montseny avait fait légaliser l'avortement en Catalogne dès 1936... le projet ne sera appliqué que 50 ans plus tard.

Il y a 20 ans aujourd’hui, Federica Montseny s’éteignait à Toulouse. Cette anarcho-syndicaliste avait porté un projet de loi sur l’avortement en Espagne dès 1936…

L’Histoire a parfois de drôles de raccourcis. Et un goût amer. Alors que l’Espagne est en train de remettre sur le tapis l’interdiction de l’avortement, on célèbre aujourd’hui même les 20 ans de la mort de Federica Montseny. Vous ne connaissez sans doute pas cette héroïne de la République espagnole, aujourd’hui tombée dans l’oubli, qui repose pourtant au cimetière Saint-Cyprien. C’est le maire de Toulouse, Pierre Cohen, qui a convoqué sa mémoire, lors la cérémonie des vœux aux personnalités toulousaines, pour rappeler que la Ville rose où elle a terminé sa vie, est une terre d’hospitalité, d’engagement et de courage. Federica Montseny était une femme d’exception. Militante anarcho-syndicaliste, elle fut la première femme à devenir ministre en Espagne, sous la Seconde République espagnole, pendant la guerre civile déclenchée par l’armée. En charge de la Santé entre 1936 et 1937, la jeune ministre demande au docteur Félix Martí Ibáñez de rédiger le premier projet de loi en faveur de l’interruption volontaire de grossesse. Il publie la «Réforme eugénique de l’avortement», un décret rendant l’avortement sur demande, légal en Catalogne. Mais ce texte ne sera jamais appliqué. Il a été abandonné face à l’opposition de plusieurs ministres du gouvernement, pourtant de gauche. Federica ne restera que six mois à son ministère, contrainte de quitter ses responsabilités à la suite des événements de mai 1937. Le droit à l’avortement ne sera reconnu en Espagne que cinquante ans plus tard. Et ses autres projets pour les orphelins, les femmes enceintes ou les prostituées ne pourront être développés. Vinrent ensuite l’exil, les persécutions nazies et franquistes, la liberté surveillée jusqu’à la libération de la France en 1944. Federica ne sera jamais extradée et dirigera à Toulouse des périodiques anarchistes de la CNT. En 1977, la démocratie revenue, elle pourra enfin rentrer en Espagne. Sans jamais abandonner son combat politique. L’Histoire a parfois des amnésies coupables.

Le chiffre : 10 %

Toulousains > Origines espagnoles. Voilà longtemps que l’Espagne pousse en nous sa corne, comme disait Claude Nougaro. On estime à 10 % le nombre de personnes qui ont des ascendances ibériques dans la Ville rose.

L'icône toulousaine des républicains

Ce cliché de Marina Ginestà a été pris à l’été 36 sur la terrasse de l’hôtel Colon, à Barcelone, par le photographe Juan Guzmàn. La jeune femme, une Toulousaine à peine âgée de 17 ans, croit à la révolution. Elle a grandi jusqu’à l'âge de 11 ans dans la Ville rose avant que ses parents partent s’installer en Catalogne.

Avec cette photo, la jeune républicaine est devenue l’icône des républicains.

«On me dit que j’ai un regard orgueilleux. C’est possible. Nous nagions alors dans la mystique de la révolution prolétarienne et les images de Hollywood, de Greta Garbo et Gary Cooper», racontait-elle dans un entretien qu’elle a accordé à l’agence Efe en 2008. Marina vit les débuts exaltants de la IIe République, milite encore adolescente au Parti socialiste unifié de Catalogne (Psuc, affilié au parti communiste espagnol) et, se retrouve dans les rangs républicains où elle va travailler comme traductrice et journaliste.

Blessée à la fin de la guerre, elle a été soignée à Montpellier avant l’exil en République dominicaine, qu’elle devra fuir en 1946, poursuivie par le dictateur Rafael Trujillo. «Nous pensions que nous étions dans le bon camp, celui de la raison et que nous finirions par gagner la guerre, nous n’avions jamais imaginé que nous terminerions nos vies à l’étranger», disait-elle. Marina Ginestà est morte mardi dernier, à Paris, à l’âge de 94 ans.

Gilles-R. Souillés

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