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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 11:05

Le 17 décembre 2007

 

Cher Monsieur,

 

Merci pour l’envoi de votre livre que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt tant sur le plan historique que littéraire. J’ai retrouvé un Renaud Jean très humain et doué d’une lucidité qui, à l’époque, ne courrait pas les rues.

J’ai été très sensible à votre dédicace qui est un motif supplémentaire pour vous redire merci.

Amitiés Gérard Belloin

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 11:02

Voici les deux premières lettres de Renaud Jean publiées dans la docu-fiction Ma bien chère Belle (Editions La Brochure 82210 Angeville 15 euros). Il s'agit de lettres réelles que j'ai reprises sous forme littéraire pour faire connaître un moment précis de la vie de Renaud Jean, les années 1939-1940. J-P. Damaggio BON DE COMMANDE Editions La Brochure

Jeudi 4 avril 1940

 

 

 

Qui me reste-t-il ? Dans mon malheur, il ne me reste, que toi ma Belle, mon Isabelle, et toi mon beau, mon Samazan. Hier encore, j'avais un pays ; il me jette en prison. J'avais un parti ; il s'écrie à mon encontre : "trahison". Sans eux à mes côtés, je vais à nouveau, pour tenter de me sauver, écrire mon présent. A nouveau, puisque une guerre, la première à porter le nom de "mondiale", me poussa autrefois à prendre un crayon et un carnet.

Entre les années 1914 et aujourd’hui, que de différences ! Pourtant, cette évidence : dans les deux cas, ce même besoin de tracer des pensées sur le papier, peut-être pour mieux résister aux destructions et à l’horreur, peut-être pour offrir au futur un témoignage sur l’honneur. En 1914, je m’en souviens parfaitement, il me fallait lutter contre la peur de mourir bêtement dans ces ignobles tranchées dont une blessure me libéra. Le futur d’hier, devenu mon passé, je découvre désormais, dans un monde trop glacé, la première guerre à porter le nom de "drôle". Ma seule frayeur actuelle s'appelle le désespoir.

Ne pouvant me sauver par moi-même, par la foi en moi-même, je m’en remets à toi, ma femme que j’admire, et à toi, mon village en point de mire. A chaque instant, mon esprit, qui comme tout esprit ne peut demeurer en repos, se tournera vers toi, mon épouse accomplie, et aussi vers toi, ma commune qui abrite encore ma vieille mère de 76 ans. Je ne vais écrire que tendus vers vous qui constituaient mes rares liens avec cette société qui me salit. Sauf toi, ma Belle, personne ne saura jamais ce que j’ai souffert au cours des terribles journées qui viennent de passer. Vois-tu, je sais trop bien comment j’aurais pu m’y prendre pour éviter la prison, l’injuste perte de mon mandat de député et pour éviter à ma pauvre mère d’avoir à gémir sur les malheurs de son fils ! Pour qui perd de vue la fidélité, tout devient facile. Or, que serais-je sans la fidélité ? Fidélité à toi d’abord mon épouse courageuse, à vous mes paysans du Midi, à nous les révolutionnaires. Fidélité à toi mon village bienfaiteur, à vous les révoltés de 1851, à nous les cul-terreux. Fidélité à toi ma mère adorée, à vous les Français de progrès, à nous les assoiffés de liberté. Conclusion, je subis.

Pour ne pas heurter les députés assis à mes côtés, ma fidélité au parti m’a interdit de prononcer devant mes juges, le discours prévu. Ne pouvant plus parler, ni aux députés réputés, ni aux paysans militants, je vais donc, ma chère Belle, t’écrire jour après jour pour me confronter en permanence avec moi-même et chercher à garder raison.

Dans ce contexte, quelle sera la première phrase écrite par un député doublement trahi qui, entre quatre murs, veut repousser son ennui ?

Ne pouvant rien perdre que moi-même, que la voix de moi-même, tu m’aideras à nous entretenir tous les deux afin que notre sens de la fidélité leur serve de leçon. J’entends déjà divers sarcasmes du genre la fidélité, c'est une valeur de chien. Eh bien ! nous en parlerons du chien, de Boule et des autres. Ou j’entends des sarcasmes du genre : la fidélité c'est une valeur de soldat. Eh bien ! nous en parlerons du militaire, de la guerre et des ordres. Mon Isabelle, tu ne m’as jamais sermonné et tu ne me sermonneras jamais car tu sais très bien que je n’ai rien à voir avec leur sens de la fidélité, aussi je peux tout te confier. Les Obéissants - les fidèles aux ordres - ne méritent que notre miséricorde : en fait, ils jouent les esclaves. Le jour où ils craquent, les voilà d’un coup dans le camp des ennemis qu’hier ils vilipendaient sans borne. Les Obéissants ne différencient pas le fidèle du courtisan, le modeste du soumis. Bref, je peux t’écrire en tant que prisonnier, donc tu devras lire au-delà de la version publique de mes lettres (les geôliers lisent le courrier), tu sauras ajouter les blancs inscrits sur les papiers de ma mémoire. En t’écrivant mes besoins immédiats ou mes idées de goujat, je vais me parler, me consoler et même me soigner ! Les simples formules que je vais développer tu les transformeras en lettres fictives pour un livre futur où je me retrouverai tel que j’ai été. Ne m'en veux pas si pour le moment, je me consacre plus à moi qu’à toi.

Je suis au Château de Baillet depuis hier soir. Je t’attends dimanche. Le meilleur train est gare du Nord à 13 h 45. Descends à Montsoult. Le Château est à 1500 mètres de la gare : des taxis font le service. La visite est autorisée entre 14 et 16 h. pour environ trois quarts d’heure. Je te dirai dimanche dans quelles limites elles sont autorisées. Entre les lignes de ces quelques phrases, tu as déjà deviné combien ma tête bouillonne par avance de nos propos de dimanche, tu as lu que sous l’information pratique se cache le désir d’en savoir plus sur le monde extérieur. Tu pressens sans peine que nous parlerons de ma mère qui subit une dure épreuve par ma faute. Enfin, j’ajoute que tu ne t’étonneras pas de la note d’optimisme contenue dans chaque lettre ; je ne peux ni t’alarmer, ni me plaindre (un pléonasme). Voici celle d’aujourd’hui : tu verras dimanche que notre situation ici est bien meilleure qu’à la prison de la Santé et maintenant que je suis débarrassé du procès qui m’a dégoûté tout va s’améliorer. Je t’embrasse bien fort.

 

Vendredi 5 avril

 

En ce château de Baillet devenu Centre de Surveillance, notre installation se poursuit ce qui signifie que je m’organise. Tu vas constater, ma Belle, combien mon moral s’améliore quand tu sauras que, tous les matins, je me consacrerai au jardinage. Pour ce faire, j’ai une paire de chaussons avec de magnifiques galoches et rien ne peut remplacer la galoche pour peser sur la bêche. Tu te rends compte, du jardinage ! D’y penser je me sens devenir plus heureux et je veux que toi aussi, ma Belle, tu éprouves la même sensation. Jardiner, c'est-à-dire remuer la terre, planter, semer, se rendre utile, se retrouver avec d'autres : rien ne vaut le travail pour créer une communauté capable de fixer son regard sur l’essentiel.

A cause de cet étrange goût du bonheur qui m'envahit aujourd'hui, je sens qu'ici, nous allons faire rimer centre de surveillance avec colonie de vacances. Quoi ! Je t'entends dire que, lors de nos retrouvailles, tu crains de retrouver un esprit scout ? Allons, allons... Si la discipline "scoute" des Eclaireurs et Eclaireuses de France appartient à la gauche, elle ne fonctionne que pour les enfants et les hommes des villes. Dans la Colonie de Surveillance, je reste un homme des champs (surtout avec ma bêche retrouvée) et si, comme les autres détenus, je vais devoir me conformer aux consignes collectives, ce sera pour la forme. La discipline "scoute" a beau prétendre développer l’esprit d'initiative quand la personnalité individuelle se réalise au service du collectif, je doute plus que jamais de ce "collectif" abstrait prétexte aux limitations de la liberté. Même en « profitant » à présent de ma première colonie de vacances, je veillerai à préserver mon esprit d’indépendance. Je continuerai de vivre seul pour lutter avec tous.

Le château, le jardinage... et que dire de plus sur Baillet ? Nos gardiens débonnaires savent que nos grands pouvoirs d’hier se sont volatilisés comme la nuit devant les lampadaires. Petit à petit, ils nous considèreront comme de vieux enfants et nous-mêmes, à dormir en chambrées, à manger dans un réfectoire, nous prendrons les manies des lycéens. C’est vrai, je ne connais pas plus les manies des lycéens que celles d’une colonie de vacances !

Pense au tableau quand nous bêchons : le chef de notre petite équipe de onze jardiniers n’est autre que l’imposant Julien Racamond ! Le dirigeant de la CGT bêche ! Quand il appuie sur son outil, 100 kg poussent. Avec lui, dans le potager, le professeur Henry Raynaud, Becker, Garcias, Boulangeat, Arnoux, Chesnay, Pelletier ou Philippot. Auguste Béchard, grâce à ses origines paysannes identiques aux miennes, joue le mieux le rôle du cultivateur. Une telle communauté va nous rendre farceurs. L’habillement lui-même prête à rire. Tu verras dimanche, tu le constateras à la vue de mon accoutrement que je peux te décrire : un bourgeron de treillis sans pantalon à ma taille ! Dimanche, porte-moi un vieux pantalon car il est dommage d’employer celui que j’ai ici pour les travaux du jardin. Il faut économiser même en prison... y a pas de raison. Si je te demande en plus de me porter mes lunettes qui permettent de voir loin, ça n’a rien à voir avec le bêchage. Le soir, je suivrais dans les splendides prés voisins, les cabrioles des lapins... et ne ris pas, s’il te plaît !

Après l’effort physique du matin, l’après-midi sera consacrée au travail intellectuel. En conséquence, ma Belle, pense à me choisir des livres de chimie et de physique avec des exercices corsés. Non, ils ne serviront pas à alimenter une "façade" lycéenne pour combattre une tendance "vacances". Je veux prendre ma revanche sur mes juges en rendant studieux mon séjour et comme il n'y a pas d’âge pour apprendre... que je sorte d’ici plus fort que je n’y suis entré ! Je dois bien ça à la vie !

Aujourd’hui, je me dispense de ma note optimiste car tu verras dimanche un parc aux arbres magnifiques. Baillet est le plus beau lieu de séjour que j’aurais pu rêver puisqu’il ne saurait être question de liberté complète. Les chanceux, c’est nous ! J’exagère ? Philippot, à côté de moi, te dirait la même chose car lui aussi, il a les yeux fixés sur les grands arbres où les jeunes feuilles éclatent de beauté sous le soleil, et il ressemble à un rêveur ébahi. Sortir de la prison de la Santé et retrouver ainsi la nature, quel délice ! Tiens, porte-moi ma canne pour m’assurer de meilleures promenades ! Attention, ma Belle, ne prends que ce que tu peux trimbaler. Je te commande beaucoup de choses (j’oubliais une main de toilette), car les objets reçus de toi, t’associeront à mon nouveau bonheur. Tu seras partie prenante de ma nouvelle vie pour t’aider à supporter notre séparation. Je t’embrasse bien fort.


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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 11:00

Le fond Renaud Jean aux Archives du Lot-et-Garonne

C’est là le trésor inépuisable que nous a laissé le premier député communiste

 

46 J

Fonds Renaud Jean

Composition : 16 articles (0,45 ml)

Origine : don de M. Lacoste, conseiller général

Dates d'entrée : mai 1972

Époques concernées 1920-1961

Communication : libre excepté 46 J 3, communicable sous forme de photocopies

Inventaire par : I. Brunet (1998)

Renaud Jean1, né en 1887 à Samazan en Lot-et-Garonne, est un autodidacte issu du

milieu paysan gascon. Militant de la première heure, élu dès 1918 à la tête de la fédération de Lot-et-Garonne du parti socialiste, il fut le premier député communiste, élu en 1920. Puis il  occupa des responsabilités importantes au sein du comité central du parti communiste, tout en conservant une assise lot-et-garonnaise. Il dirigea aussi deux journaux, le Travailleur, et la Voix paysanne, devenue la Voix de la terre.

Ce petit fonds, composé des notes, dossiers et papiers personnels de Renaud Jean,

député communiste du département, est très riche d'informations sur les débuts du parti

communiste en Lot-et-Garonne, sur les mouvements nationaux et internationaux qui

animèrent le parti communiste français, et surtout sur la question agraire, à laquelle Renaud Jean s’est beaucoup intéressé.

Renaud Jean et la question agraire

46 J 1 Éléments de doctrine.- Karl Marx et Friedrich Engels, Manifeste du parti

communiste, 1922, 63 p. Programme agricole du Parti ouvrier français, Lille,

Bibliothèque du parti ouvrier, s.d., 31 p. Renaud Jean, Le communisme et les

paysans, Paris, les cahiers communistes n°5, 1924, 23 p. Le parti communiste et

la question paysanne, Paris, Éditions sociales, Petite bibliothèque du marxismeléninisme,

1949, 55 p. Articles de journaux (Correspondance internationale,

L'Humanité), 1928-1938. Notes sur le manifeste communiste, la constitution

agraire de la Russie soviétique, chronique.

1922-1949

46 J 2 Congrès.- Congrès du parti communiste à Marseille et Paris : articles de journaux

(L'Humanité, Le Matin, Internationale communiste du soir) (1920-1923).

Deuxième congrès sur la question agraire de 1921 : thèse de 7 p., remarques sur la

thèse du comité directeur de 6 p., La Voix paysanne, bulletin de documentation

sur le marché du blé, correspondance de La Voix paysanne (1921-1949).

1920-1949

1On peut notamment se reporter à sa biographie : BELLOIN (Gérard), Renaud Jean, le tribun des paysans, Edtions de l’Atelier-Editions ouvrières, 1993, 336 p.

46 J 3 Quatrième congrès universel de l'Internationale communiste.- Doubles du compte

rendu de Lénine, discours de Trotsky et Renaud Jean, comptes rendus de séances,

programmes, résolutions, correspondance3, notamment de Trotsky et Zinoviev.

1921-1922

46 J 4 Interventions de Renaud Jean sur la question agraire.- Articles de L'Humanité

(1927-1937), discours, rapports et correspondance au Parti communiste, au

conseil paysan international, à la section agraire, tracts et chansons partisanes

(1929-1933), notes sur la politique paysanne du parti (s.d.).

1927-1937

46 J 5 Voyages.- Voyages en Union des Républiques socialistes soviétiques (U.R.S.S.)

en 1922, 1927 et 1935 : notes et récits de voyage, analyses de cas, 6 billets de

banque français et allemands, billets de train, 17 photographies et leurs négatifs

(1922-1935). Voyage en Italie en 1956 : notes de voyage, statut de la coopérative

de gestion de la centrale de fruits et fleurs de Trente, photographie, plan, plaquette

sur les journées européennes de Vérone, mensuel technique (1955-1956).

1922-1956

46 J 6 La Voix de la terre.- Cotisations au syndicat agricole et au journal La Voix de la

terre (1945-1946). Rapport sur la situation matérielle de la fédération et du

journal à présenter au conseil d'administration (juin 1946).

1945-1946

46 J 7 Fédérations départementales et nationale des syndicats d'exploitants agricoles.-

Crise de 1952 : compte rendu de la séance du conseil d'administration du 9 janvier

1952, listes électorales et bulletins de vote pour les élections à la chambre

d'agriculture, comptes, lettre circulaire aux parlementaires, correspondance, notes,

documents et mémoires, articles de journaux (La Voix de la terre, Le Moniteur de

progrès agricole, Le Sud-Ouest, La Dépêche, le Travailleur) (janvier-mai 1952).

Manifestations d'agriculteurs : programme de la F.N.S.E.A., correspondance du

ministère des affaires économiques, financières et agricoles à la commission

d'agriculture de l'Assemblée nationale, correspondance syndicale, coupures de

presse, notes de Renaud Jean de 13 p. (avril-août 1956).

1952-1956

46 J 8 Quatre cahiers autographes sur la question agraire et la paysannerie.- Cahier n°1

p.1-92, cahier n°2 p. 93-174, cahier n°3 p. 175-262, cahier n°4 p. 263-322. Un

cahier intitulé "Mon testament, pour ma femme", p. 3-644.

s.d.

Arrestation et procès des députés communistes en 1939-1940

46 J 9 Arrestation de Renaud Jean et des autres députés communistes.- Journal officiel

des lois et décrets et des débats parlementaires (septembre 1939-février 1940).

Correspondance syndicale, communiqué du groupe parlementaire communiste,

séance de la commission d'agriculture du 27 septembre 1939 (septembre-octobre

1939). Documents judiciaires relatifs à l'arrestation de Renaud Jean, pièces

justificatives, rapport parlementaire de déchéance, articles de presse,

Communicable seulement sous forme de photocopies en raison de la personnalité des correspondants.

Quelques pièces de correspondance concernent l'incident qui opposa Souvarine à Renaud Jean.  Il manque les quatre premiers feuillets.

correspondance (27 janvier 1915, 5 octobre 1939-5 avril 1940). Notes sur

l'arrestation (11 pièces), sur le procès (66 pièces), brouillons de correspondance et

notes (29 pièces).

1939-1940

46 J 10 Notes de détention, correspondance.- Notes et brouillons de lettres à divers

hommes politiques, commissaires et juges, 2 cartes-lettres de Maurice Thorez, 50

pièces (24 août-4 septembre 1939). Prison de la Santé : copies de correspondance,

réponses, notes, 30 pièces (19 octobre 1939-17 février 1940). Prison de la Santé,

journal de détention : octobre 1939, 34 pièces ; janvier 1940, 6 pièces ; février

1940, 5 pièces ; chronologie. Fort de Pierre-Levée à l'Ile d'Yeu, journal de

détention, 9 pièces (mai-septembre 1940). Maisons centrales de Fontevrault et

Clairvaux, journal, 11 pièces (décembre 1940-juin 1941). Correspondance au

commissaire spécial de Troyes, 3 pièces (avril-juin 1941).

1939-1941

46 J 11 Correspondance à sa femme et à sa famille.- Centre de séjour surveillé de Baillet à

Monsoult (Oise), 28 pièces (avril 1940). Fort de Pierre-Levée à l'Île d'Yeu, 59

pièces (avril-septembre 1940). Maison centrale de Clairvaux, copies de lettres, 13

pièces (février-juin 1941). Correspondance à sa famille, 26 pièces (octobre 1939-

septembre 1940). Correspondance d'Isabelle Mendès, son épouse, à Renaud Jean,

10 pièces (juillet 1940-octobre 1941).

1939-1941

46 J 12 Après-guerre.- Réponses à des accusations sur son attitude politique, articles de

presse sur ses fonctions, son autocritique, correspondance (1945-1954).

Dénonciation du trucage des photographies du procès : photographie originale,

reproductions truquées, avec un album sur Maurice Thorez, des revues Regards

du comité central du parti communiste, correspondance (1950-1956).

1945-1956

Les communistes et leur époque

46 J 13 La naissance du parti communiste en Lot-et-Garonne : "La route est bordée de

tombeaux" : article paru dans Le Travailleur, exemplaire dactylographié (s.d.).

Événements de février 1934 : discours de Renaud Jean à la conférence nationale

d'Ivry, correspondance, notes, L'Humanité du 3 au 14 février (1934). Origines de

la guerre 1939-1945, les communistes et la guerre : articles du Monde, de

L'Humanité, autres articles de presse, sur le parti communiste dans la guerre et la

répression qu’il a subi (1939-1959).

1934-1959

46 J 14 Affaire André Marty.- André Marty, Auguste Blanqui, révolutionnaire trois fois

condamné à mort, Paris, 1951, 31 p. André Marty, L'affaire Marty, Paris, Édition

Deux Rives, 1955, 290 p. Correspondance avec Renaud Jean (André Marty à

Renaud Jean, 44 pièces, Renaud Jean à André Marty, 9 pièces, Renaud Jean à

Jacques Duclos, 2 pièces, Pauline Taurinya aux époux Jean) (1929-1956).

Journaux, articles de presse (1952-1953).

1929-1956

5Elle se tint en juin 1934.

46 J 15 Rapport Khrouchtchev au XXe Congrès du parti communiste soviétique sur le

régime stalinien.- Extraits du Monde (6-20 juin 1956), L'Humanité (3 juillet

1956).

1956

46 J 16 Décès de Renaud Jean.- Articles de presse de La Voix de la terre, du Travailleur,

du Courrier de la nouvelle République.

mai-juin

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 10:57

Cet article se voulait une réaction à l’ensemble des articles publiés suite au livre de G. Belloin concernant Renaud Jean et qui se refusaient à toute mention de Samazan et de la fonction de maire exercée dans cette commune par Renaud Jean et son père. Or sans Samazan, Renaud Jean n’avait pas d’existence politique réelle.

 

Renaud Jean de Samazan

J-P Damaggio revue M avril 1994

 

Bonjour, voici une lettre qui, sans répondre ni au livre de Belloin ni au compte-rendu du journal essaie d’apporter autre chose sur ce valeureux militant inévitablement oublié.

Si vous prenez l’autoroute Bordeaux-Toulouse juste avant la sortie pour Marmande, en regardant bien sur votre droite, vous verrez le clocher d’un village. C’est Samazan. Aucun panneau ne vous indiquera sur le bord : Samazan, pays du premier député communiste, donc vous oublierez de sortir pour faire un détour. Aussi ces quelques indications sommaires (un chercheur des USA a fait une étude sur le sujet qui pourrait vous en dire plus). Tout d’abord vous êtes rive gauche de la Garonne et, vous ne le savez peut-être pas, ça a été longtemps une terre fertile en forces communistes. Pourquoi ? En voilà de drôles de questions ! Bref, vous êtes en Gascogne, à quelques pas d’Uzeste (1). Vous montez vers le village où l’Eglise sert de rond-point. Devant l’église, un monument aux morts, ce qu'il y a de plus modeste (quand on invita le député Renaud Jean à inaugurer des monuments aux morts, il fit une réponse sèche : et quoi plus !) (2) et en face un café avec une enseigne en largueur, au nom éclairant : Auberge de la Paix. Vous êtes à la campagne. Samazan appartient au canton du Mas d’Agenais qui comme Auvillar et tant d’autres lieux que j’aime, surplombent la Garonne. Si, grâce au gros livre des Editions Sociales sur le Congrès de Tours, vous lisez les brèves biographies des participants vous découvrirez qu’ils sont rares ceux qui sont nés et morts au même endroit. C’est normal : l’ouvrier, le fonctionnaire ou autres, ils vadrouillent. Par contre, c’est tout aussi normal : Renaud Jean le paysan se devait de mourir dans son village. Pensez, son père en avait été le maire! Pour ceux qui l’auraient oublié, la terre, les paysans, ils la travaillent. Ils ne veulent pas être propriétaires pour faire les riches mais pour travailler ainsi leur vie. Imagiez un métayer qui plante une vigne et qui, suite à la première récolte, doit partir travailler ailleurs ! C’est un arrachement des tripes. Ne riez pas.

 

Renaud Jean était de Samazan. «Nous sommes traités comme l’étaient les Républicains en 1851-1852» écrira-t-il, de sa prison de 1939, à sa chère mère. Etrange souvenir si on oublie d’où elle venait cette tête dure. Rassurez-vous je ne vais pas conter (seul mon temps est compté) les événements lot-et-garonnais de décembre 1851. Rappeler Marx me suffira. Dans son 18 Brumaire, après avoir maudit « la parcelle», il écrit: « La dynastie des Bonapartes ne représente pas le progrès, mais la loi superstitieuse du paysan, non pas son jugement, mais son préjugé, non pas son avenir, mais son passé, non pas ses Cévennes, mais sa Vendée». Mais comment ces paysans parcellaires réduits à des pommes de terre la page précédente, ou à la barbarie face à la civilisation, dans Luttes de Classes en France, pouvaient-ils être différents en Vendée et dans les Cévennes ? Je n’ai jamais compris cette, pourtant, belle vérité. La Rive Gauche de la Garonne c’est comme la bordure du Massif Central. Pourquoi ?

Je suis allé feuilleter le journal qu’en 1919 Renaud Jean fonde en Lot-et-Garonne, Le Travailleur. Et j’ai tout compris quand j’y ai lu sans traduction un poème en patois commençant ainsi: « Communisto dun pèy lountens». C’était le 10-12-1921 et pourtant, l’auteur, E. Clair n’hésite pas à écrire qu’il est « communiste depuis longtemps » (3). « Communiste» ça vient de luttes et non pas d’une carte, ça vient d’une histoire se faisant géographie. Le Congrès de Tours n’aurait dû en principe que clarifier cette histoire passée et non la rejeter. Et cette évidence ne pouvait échapper à Renaud Jean. Il fit Le Travailleur, ce merveilleux hebdo que l’Huma de 1920 cita en exemple, pour que le pluralisme soit révolutionnaire. Ce ne fut pas le hasard qui en fit un député en 1920,1924, 1932 et dès le premier tour en 1936.

 

Dans l’Huma de 1993 on voulut rendre compte du livre de Gérard Belloin consacré à cet étrange personnage. On s'adressa à un prof d'histoire du Lot-et-Garonne (mais on oublia de se faire orthographier son lieu d’habitation donc on écrira Naira pour Nérac). «La direction du Parti ne lui laisse que des responsabilités locales», ai-je lu avec le sourire (4). De telles responsabilités ne lui furent jamais offertes par le Parti. Il les gagna à la sueur de son travail. Jean Sagnes écrit dans Politique et syndicalisme en Languedoc: «Lorsque en 1931, Philomen Mioch est appelé à la section agraire du comité central où il demeure jusqu’en juillet 1932, il reçoit de Maurice Thorez l’instruction de contrebalancer l’influence de Renaud Jean... ». Quand Philomen Mioch auteur de ce témoignage, écrira ses propres mémoires, parlant de 1932 il indiquera : « Les résultats de ces législatives ne furent pas brillants. D’une part nous avions écarté des camarades susceptibles d’être élus, d’autre part le Gouvernement Tardieu à l’occasion du deuxième tour organisa une provocation. » Mais il oubliera de mentionner le cas de Renaud Jean. Ce député-paysan, ce républicain-anarchiste, ce communiste du terroir, n’a pu traverser les tourmentes de la vie interne du PCF que parce qu’il préféra l’ancrage local aux honneurs nationaux. Il n’a pas eu besoin de l’école des cadres de Moscou pour jouer un grand rôle.

Je dirai même et ce sera ma conclusion, les écoles de Moscou n’avaient pas besoin de ses talents pour faire passer la ligne.

Jean-Paul Damaggio (avril 1994 Revue M)

 

Note de 2008 :

1-               Uzeste c’est le village de Bernard Lubat le musicien au communisme étrangement gascon.

2-               Renaud Jean avait été blessé pendant la guerre 14-18 et il était d’un pacifisme militant qui ne l’empêcha pas de comprendre dès 1937 que la nouvelle guerre devait changer son pacifisme.

3-               Peut-on être communiste depuis longtemps en 1921 ? En Lot-et-Garonne oui !

4-               Vous trouverez sur le site l’article d’Hubert Delpont de 1993. La note sur l’erreur d’écriture de Nérac c’était pour aller dans le sens global mon article : négliger l’implantation locale c’est s’empêcher de comprendre !

 

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 10:54

Renaud Jean, son œuvre, sa vie

L’Humanité 4 novembre 1993

Hubert Delpont

 

Aux Editions de l’Atelier(1) vient de paraître une biographie de Renaud Jean dirigeant communiste paysan de l’entre-deux-guerres (2) : Si le personnage est aujourd’hui un peu oublié (il est mort, voilà plus de trente ans, et sa carrière politique nationale s’est arrêtée en 1940), sa biographie vient à point, aussi bien vis-à-vis d’un monde paysan qui s’interroge sur son avenir, que d'un Parti communiste en quête de rénovation. L’ouvrage a deux qualités : il résulte d’un travail de recherche sérieux, qui a profité de l’ouverture des papiers que Jean avait déposés aux archives de Lot-et-Garonne, ainsi que de l'ouverture des archives de l’Internationale communiste. Son auteur est Gérard Belloin, qui connaît l'histoire et les problèmes du mouvement communiste.

L’ouvrage campe bien l’ascension de ce petit paysan intelligent (que le hasard de la convalescence d'une blessure subie en 1914 a jeté dans les bras d'une infirmière agrégée de l’université) au sein de la fédération socialiste, qu’il contribue puissamment à faire basculer en bloc pour adhésion à la III°Internationale. Par la suite, on suit tous ses efforts pour structurer un mouvement communiste paysan, en s'appuyant sur sa riche expérience de luttes dans le Sud-Ouest, et particulièrement autour de Marmande (métayers du bas Adour :résiniers de la lande, lutte contre les saisies, paiement des impôts en nature). Au débouché de cette action sera évidemment, lors du Front populaire, la création de l’office du blé, à son initiative. Il est alors président de la commission agricole de la Chambre, puisque le Parti n’a pas jugé bon de participer au gouvernement où un poste de ministre l’attendait vraisemblablement.

Les positions politiques de Jean sont finement suivies. En particulier apparaît ici l’éternel opposant des lignes politiques inspirées par l’IC (Front unique ; classe contre classe, notamment) qui font de lui l’incontestable précurseur de la ligne, de rassemblement de Front populaire qu'il préconise dès 1933. Jean joue son rôle d’une manière bien à lui. Jamais il ne fondera la moindre fraction mais il se pose toujours en « mouche du coche», se définissant comme à côté en marge. Cette attitude tient sans doute à sa formation qui puise dans le XIXe siècle libertaire et quarante-huitard, qui le rend allergique aux pratiques autoritaires de l’IC. Elle tient aussi à son bon sens paysan, qui mêle réalisme et individualisme.

La guerre constitue la grande épreuve pour Jean. Arrêté, emprisonné comme les autres députés communistes, Jean vit très mal le traumatisme que constitue pour lui la signature et les suites du pacte germano-soviétique. Pris entre deux fidélités - à l’URSS et à l’antifascisme - , il fait savoir sa différence. Deux grands textes ponctuent cette période : le premier sur le futur parti dont il rêve qui « tout en ayant des, liaisons internationales, devra être entièrement solidaire de la communauté française », et un texte du 22 juin 1940,-jour, de l’armistice dans lequel Jean prévoît la—suite de la guerre - avec l’intervention de l’URSS et des USA.

Libéré, Jean ne participera pas à la Résistance, ce qui plus tard favorisera une certaine mise à l’écart par une direction qui ne lui pardonne pas ses prises de position passées, et ne lui laisse que des responsabilités locales.

A notre avis, l’ouvrage pèche un peu par une vision très «centrale» et très pessimiste de l’œuvre de Jean, qui ne, fut ni « exclu » ni « éliminé », mais qui resta jusqu’à sa mort, communiste. Cette fidélité, à son choix de classe, associée à un rare ensemble de qualités morales et intellectuelles, font de Renaud Jean un militant dont la trajectoire interroge encore le présent. Cette biographie peut y  aider.

HUBERT DELPONT professeur d’histoire à Nairac (en Lot-et-Garonne)

(1) Les Editions de l'Atelier continuent les Editions ouvrières.

(2) «Renaud Jean, le tribun des paysans»; par: Gerard Belloin 336 pages; 125 francs.

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 11:49

Au moment où Sarkozy est sans doute à Sauipe, voici un clin d'oeil à Lula qui nous permet de penser à Noël autrement qu'en hiver. Cet article entre dans un travail critique sur les Amériques de gauche, travail engagé par nos éditions avec sa première publication : un discours de Chavez !

Lula en Père Noël

 

Quoi de plus beau en décembre que de partir pour Sauipe ? Et comment ne pas choisir, quand on veut joindre l’utile à l’agréable (une manie chez moi) les dates entre le 15 et le 20 décembre 2008 ! J’ai pu ainsi nager dans les chaudes eaux de l’Atlantique, aux côtés de Michelle Bachelet, la présidente du Chili. C’était le 17, à 7 h du matin car cette escapade aquatique ne pouvait retarder le dur travail que les présidents des Amériques développaient dans les somptueux hôtels tout proche. Sauipe, c’est Mar del Plata en plus beau, en plus génial, bref à la dimension de la grandeur du Brésil. Un projet de 100 millions de dollars pour arriver dans un paradis où tout l’écosystème est si bien protégé. Là, dans ce lieu dédié au farniente, à 100 km des immenses bidonvilles de Salvador de Bahia, pour la première fois dans l’histoire, les présidents d’Amérique latine et des Caraïbes se sont rencontrés sans la présence des autorités espagnoles ou étasuniennes ! (ne manquaient que les deux présidents de Colombie et San Salvador)

L’actuelle réorganisation du capitalisme a au moins un avantage : elle impose la multiplication des conférences les plus diverses qui tissent des liens plus fraternels entre la petite famille des chefs d’Etat de la planète. Parce que, à Sauipe comme partout, pas question d’étudier les sujets qui fâchent, et surtout celui qui fâche le plus, la domination du pays qui invitait, sur tous ses voisins ! Seules des allusions…

Le plus courageux, le président de l’Equateur, Rafael Correa, a tenu à rappeler que dans la dite réorganisation, (c’est moi qui traduit réorganisation car généralement c’est le mot « crise » que l’on emploie), il ne fallait pas répéter les principes de domination qui meurent en cette fin d’année 2008. Il a été appuyé par Fernando Lugo du Paraguay : « Nous ne devons pas répéter dans les relations économiques entre nos nations, les paradigmes utilisés par les anciennes métropoles à l’égard de leurs périphéries ». Tout le monde a très bien compris, puisque l’Equateur vient de CESSER de payer aux banques brésiliennes, ses dettes, jugées par une commission, illégales et illégitimes.

Quand le président Lula a indiqué que le nouveau monde à construire devait se faire dans le cadre des lois existantes, tout le monde a saisi cette mise en garde. Le Père Noël a des principes ! Que les présidents du Paraguay et de la Bolivie se tiennent à carreau : la bourgeoisie brésilienne ne paiera pas plus cher les matières premières qu’elle pille dans ces deux pays.

 

Et Chavez me direz-vous ? Plus farceur que jamais, il est arrivé avec un peu de retard pour bien rappeler qu’il digère mal le retard que met le Mercosur pour l’admettre en son sein (à moins que le débat dans son congrès (1) l’ait retenu à Caracas ?). Combien d’années encore son pays va-t-il rester dans la case observateur ? Je dis farceur car l’ambiance était vraiment à rire et à plaisanter. Le cadre, la chaleur estivale, la présence de Raoul Castro, autant de raisons de voir la vie en rose. A la conférence de presse, Lula a averti les journalistes : « ici ne lançaient pas de chaussures, vu le contexte on risquerait de souffrir des mauvaises odeurs de pied ! »

 

Dans cette ambiance bon enfant, Morales et Chavez eurent même le courage d’afficher un désaccord au sujet du nom de la future monnaie unique, qui est encore totalement dans les limbes, mais qu’il était urgent de nommer. « Pacha » (le terre) proposa Morales. « Sucre » répondit Chavez qui apporta une justification glorieuse comme une bataille militaire : Système Unifié de Compensation Régionale. La proposition de Chavez a été retenue.

 

A Mme Kirchner personne ne lui parla de la grève des employés du métro de Buenos Aires, à Alan Garcia le Péruvien personne ne lui demanda l’état d’esprit des enseignants de son pays en grève chronique, quant à Daniel Ortega, qui s’est fait oublier, personne ne lui demanda pourquoi Ernesto Cardenal traite son gouvernement de dictature familiale aux méthodes fascistes, et à Félipe Calderon le Mexic           ain qui aurait pu lui demander des explications sur les 160 000 emplois perdus en ce mois de novembre dans son pays ? On était là, entre gens de gauche…

 

Sauipe, c’est vraiment un lieu magique, presque autant que Bélen. Le Brésil, un continent qui peut tout offrir ! Je ne plaisante pas : à la fin de son mandat, Lula peut devenir un Père Noël professionnel. Il va apporter à Cuba la réconciliation avec les USA, et à la France la réconciliation avec les OGM. C’est devenu un homme-ressource.

 

Oui, mais qui me paie un séjour aussi luxueux dans les suites du Breezes Costa do Sauipe d’où je surveille l’avenir des Amériques ? Aux tarifs facturés par mon imagination, j’arrive à tenir la distance ! J’en suis revenu avec une belle photo où, sur fond de damier bleu et blanc cher au logo du Mercosur, Chavez serre contre lui d’un côté une jeune dame, et de l’autre Raoul Castro qui aura eu la déclaration la plus sensée : « Le défi le plus grand c’est de passer des paroles aux actes ». Et généreux, il précisa même : paulatinamente. Lentement ou petit à petit), car même lentement ça serait déjà ça ! 20-12-2008 Jean-Paul Damaggio

 

1         -Le Congrès du Venezuela vient d’achever la mise au point du texte qui sera à nouveau présenté aux électeurs pour empêcher toute limitation de candidature à la présidentielle.

 

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 11:46

16 octobre1877.

A Léon Cladel.

Mon cher et cordial confrère, vous avez écrit sur mon livre (1) une de ces pages robustes et profondes qui sont de vrais services rendus par votre vigoureux esprit aux esprits de la foule. Vous éclairez les faits d'un jour réel et les idées d'une lumière philosophique. Je vous remercie, cher grand penseur.

Je voudrais vous serrer la main. Madame Cladel et vous, vous seriez bien aimables de venir dîner avec nous mardi prochain 23. Mettez mes empressements et mes respects aux pieds de votre charmante femme.

A vous.

VICTOR HUGO (2).

(1) Léon Cladel avait publié dans la Marseillaise un article sur l'Histoire d'un Crime. (2) Les Nouvelles littéraires, 30 mars 1935.

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 11:44

Sept ans avant sa mort, les combats de Léon Cladel apparaissent clairement exprimés dans cette lettre à un de ses amis montalbanais, Augustin Quercy, poète occitan et, au même moment, conseiller municipal de la ville de Montauban où il défendait l’idée d’une république authentique.

Cette lettre publiée par l’autre ami, Perbosc, pour le centenaire du département du Tarn-et-Garonne, a également été publiée dans une petite anthologie, Quatre Hommes une terre, préfacée par Jean Guilhem, délégué culturel de la préfecture. Un paradoxe que cette publication officielle, pour un Cladel radicalement anti-préfectoral, paradoxe qui tient à l’humanisme culturel de Jean Guilhem à qui je rends ainsi hommage en cette année de bicentenaire du département du TetG. 23-12-2008 Jean-Paul Damaggio

 

LETTRE AU POETE AUGUSTE QUERCY

 

Sèvres, 16 juillet 1885

 

Mon cher Quercy,

 

... Prenez l’histoire et vous verrez qui nous sommes. Oui, des Celtes Ibériens, subjugués par Rome, qui nous a légué sa langue bâtarde, mais admirable, la seule que parlent aujourd'hui nos paysans et la plupart de nos ouvriers qui ne savent pas encore l’écrire ni la lire. Si vous voulez qu'elle persiste à vivre et qu'elle reprenne son rang dans le monde, il faut absolument en fixer la prononciation et l’orthographe. En Provence, Mistral et sa bande de félibres ont fait des lexiques et des grammaires. Pourquoi Fourès, du Lauragais, et vous, son très digne lieutenant du Quercy, n'en feriez-vous pas autant ? Si réellement vous l’aimez, aquelo lengo mairalo, vous êtes tenu de lui assurer la durée. Occupez-vous-en le plus tôt possible, car qui sait ce que nous réserve l’avenir ?

 

Ecoutez-moi bien et comprenez-moi bien. Savez-vous pourquoi je lutte depuis trente ans et pourquoi je suis l’auteur français (hélas !) que l’on admet le plus difficilement en France ? Eh ! mon cher, Paris sait ou plutôt il sent que je suis un homme de race indomptable et que, si je parle la langue de nos conquérants du Nord(1), les Francs, les seigneurs féodaux, les nobles, les aristocrates, les tyrans, je ne pense pas autrement que les vieux Gaulois, nos pères vaincus, mais non pas soumis. Ils retrouvent en moi l'Albigeois et je leur représente un des spectres des héros qu’ils torturèrent jadis. Un Albigeois, et encore un protestant, un de ces républicains de 1621 (2) qui forcèrent Louis XIII et son armée royale et catholique à leur montrer ses talons ; et de plus un fédéraliste (3) qui ne veut pas,que tous ceux du Midi soient mangés par ceux du Nord et que Paris continue à nous prendre toute la sève et tout le sang dont nous avons tant besoin pour rallumer la vie régionale à peu près éteinte dans notre Quercy, bref, enfin, un communard, c'est-à-dire un citoyen qui veut bien, comme en Amérique, une fédération des peuples de sa nation, mais qui entend bien que le pays dans lequel il naquit, ait voix au chapitre ou bien au Congrès.

C'est aux poètes à raffermir ou à restaurer leur patrie, et la nôtre, c'est le Quercy, rien que le Quercy. Poète, vous l’êtes ; un homme, soyez prêt à prouver que vous le serez, s'il y a lieu de combattre pour nos coutumes, notre indépendance et notre langue.

Oh ! ne croyez pas que je rêve. Un jour viendra, je le vois, je le sens, je le sais, où Paris sera bien heureux de ne pas nous avoir tout à fait démarqués, et ce sont les provinces qui, tôt ou tard, en reprenant leurs vieilles franchises et chacune son langage particulier, sauveront la France, que la centralisation à complètement émasculée, et que les Prussiens achèveraient, s'il n'y avait pas sur notre sol des hommes décidés à tout pour rendre son lustre au pays natal, qu'il se nomme l’Auvergne ou la Guienne ou la Gascogne ou le Rouergue ou le Quercy. Comprenez-vous maintenant pourquoi je n’inspire que très peu de sympathie aux boulevardiers de la Capitale, ainsi qu'à ceux qui s'intitulent seulement Français (4) ? Oui, ce sont des Français, ceux-la, qui ne demanderaient pas mieux que de marcher derrière un autre Simon de Monfort pour exterminer les petits de ceux qu'il massacra, brûla, terrorisa sans pitié. Non, non, ils ne m'auront jamais, ces surgeons de nos conquérants. Si je parle leur langue, la française, ils n'ignorent pas que je pense en méridional, et de leur haine pour mes compatriotes en général et pour moi-même en particulier ............

Léon CLADEL

(Lettre inédite publiée par Antonin Perbosc dans ANTHOLOGIE D'UN CENTENAIRE - 1908)

 

Notes personnelles (JPD) :

1 – Il explicite clairement de qui il y parle, quand il parle de Paris, et il ne met pas les Parisiens du peuple (ses amis) dans le même sac que les « conquérants ».

2 – En 1621 Montauban chassa Louis XIII en se comportant comme les républiques italiennes d’alors, Venise, Florence etc. D’où le terme « républicain » !

3 – Le terme de fédéraliste fait en France penser aux Girondins. Cladel était du côté de Danton et le terme « fédéraliste » il le rattache à la Commune comme il l’explique plus loin.

4 – Et ceux là sont aussi d’une gauche classique qui n’aime pas la défense des langues régionales.

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 22:36
Sarkoszy ruse ; nous on riposte

Choc des calendriers : au moment où Sarkozy annonce que la Société anonyme qui va gérer La Poste le fera avec de l’argent public, des responsables et militants divers (syndicaux, politiques, associatifs et individuels) se réunissent à Montauban pour lancer la création d’un Comité départemental contre la privatisation de La Poste, et prennent à cet effet des décisions précises : annonce dans la presse, rencontre avec les élus, et décision d’une réunion le samedi 10 janvier à 10 h du matin à Villemade (à vérifier suivant la disponibilité des salles) afin de formaliser les structures de ce comité qui veut articuler les luttes des citoyens et salariés des villes et villages, et le comité national existant. Sarkozy aurait dû être présent à cette réunion pour comprendre que le recul de Darcos peut en annoncer d’autres.
Echanges d’informations
Le premier point fructueux fut le réel échange d’informations opéré, pour comprendre une diversité de situations, qui ne doit pas empêcher l’unité dans l’action. Entre La Poste des villes et La Poste des champs l’écart est réel. Avec La Poste des champs, les facteurs empruntent des chemins privés et La Poste veut décompter ce temps, du temps réel mis à faire la tournée, car en fait il faudrait une boîte aux lettres au bout du chemin. Quand la nouveauté est annoncée dans une commune autour de Molières (attention, demain vous aurez le courrier au bout du chemin !), un vent de colère s’est levé chez les usagers et la direction de la Poste a dû reporter à plus tard, en y mettant des formes nouvelles, cette mesure si « salutaire » à l’entreprise ! La Poste des villes, c’est celle de la sous-préfecture Castelsarrasin qui ferme le lundi matin. Des militants témoignent : la pétition a été bien signée mais la manifestation ne fut pas à la hauteur de l’enjeu. Le directeur de La Poste a indiqué que le maximum de queue prévu est de l’ordre de 20 minutes. Pour le premier matin de fermeture, soixante-dix personnes se sont présentées qui ont dû aller à Moissac ! Depuis, l’après-midi du lundi 15 décembre par exemple, la queue fut d’une bonne heure ! Il s’agit donc de mesurer les dégradations diverses qui se produisent sur les guichets, la distribution, la banque postale etc.
La riposte des élus locaux
Tout les présents ont pris bonne note de l’action entreprise par les élus locaux sous la direction de la députée Sylvia Pinel. Pour le nouveau Comité départemental, il s’agit de favoriser les convergences sans nier les divergences. La démarche des élus telle que La Dépêche en a rendu compte est un point d’appui si le moratoire annoncé – et qui est un des objectifs du Comité national – est vraiment signé par La Poste. C’est vrai notre département à une démographie en hausse et l’argument n’est pas négligeable. Mais du côté des syndicats d’abord, il y a quelques doutes : les dernières réunions paritaires ont entériné la transformation en Agence Postale Communale de la poste de Mirabel et de celle de Lexos-Varen, et ils savent que les dirigeants de La Poste savent envelopper leurs mauvais coups. C’était, il est vrai, avant la rencontre entre les élus et les représentants de La Poste, mais il a été noté qu’à Valence d’Agen La Poste est fermée le lundi matin ! Du côté des politiques, on retrouve les mêmes doutes au vu d’expériences passées comme la lutte contre la fermeture de la maternité à Moissac. Les élus négocient et souvent ils gagnent sur un plan, pour accepter de perdre sur l’autre, sauf que les salariés au cœur de l’édifice voient facilement que les gains ne compensent jamais les pertes. La Poste à Mirabel devient APC sans changer son horaire, donc ni vu ni connu… au départ !
L’objectif central du Comité
Comme son nom l’indique, il s’agit de lutter contre la privatisation, objectif qui n’apparaît pas dans les propos de l’association des élus. D’où l’éventuel point de divergences mais ça reste à vérifier. En réalité, le gouvernement lui-même tient et va tenir un langage CONTRE la privatisation… tout en la mettant en œuvre ! Des responsables syndicaux en appellent donc à renforcer nos argumentations pour faire apparaître le lien clair entre les décisions locales et la soif de rentabilité comptable du système. Et en Tarn-et-Garonne indique un participant, nous serons pas le village des irréductibles gaulois ! Les expériences passées (Télécom, EDF…) doivent être mieux disséquées pour faire comprendre qu’à présent les citoyens étant vaccinés ils n’allaient plus tomber dans le panneau et que la lutte pour la défense de la La Poste permettrait un changement de tendance dans la vie sociale. Il était en effet réconfortant de constater que dans cette réunion, membres de la CFDT, CGT et FO pouvaient parler dans le même sens, de manière complémentaire. Plus question de sortir les querelles de boutique, indiqua même l’un des animateurs de la réunion.
Concrètement ?
L’organisation n’étant pas un but en soi, elle va devoir alimenter l’action de pétionnement, de manifestation, de rencontres, de débats. Des structures locales devraient se mettre en place à côté et en complément des collectifs existants. Pour la direction de La Poste, il s’agit d’un combat de longue haleine. Pour nous, aussi. Fallait-il alors faire une réunion le samedi matin quand La Poste travaille ? Fallait-il attendre après les fêtes ? Cette fois c’est un samedi, la prochaine ce sera à une autre date, l’essentiel c’est de permettre à chacun d’agir en sachant que la lutte contre le fatalisme n’est pas de tout repos. La manifestation du samedi précédent sur les services publics et à l’initiative d’ATTAC et des syndicats a été évoquée comme une première étape, mais en même temps le souci est apparu de distinguer l’action spécifique sur La Poste et celle plus générale sur les services publics. La Poste, ça parle peut-être plus directement au citoyen. 18-12-2008 Jean-Paul Damaggio Nota Bene : Ce compte-rendu fait de mémoire ne prétend pas à l’exhaustivité, j’espère qu’il réflète l’ambiance de la réunion et qu’il peut servir pour la discussion à poursuivre. Pour ma part, il sera sur les blogs où j’interviens.
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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 14:58

Nicaragua : Le droit minimum à l’avortement dans la tourmente

 

 

Si vous allez à Matagalpa, Nicaragua, prenez la rue derrière l’église qui monte un peu et cent mètres plus loin, sur la gauche vous arriverez à une radio communautaire. En face, un bâtiment important sert à la formation, avec une bibliothèque, et des salles pour recevoir les personnes. L’ensemble appartient à un collectif de femmes unies pour la défense et expression de leurs droits. En ce moment, les conversations vont bon train car les élections approchent au Nicaragua, un des pays les plus pauvres du monde. Les Sandinistes du FSLN (très puissants à Matalgalpa) font le maximum pour revenir au pouvoir.

Bizarre. Ils viennent donc de confirmer qu’ils se proposent d’en finir avec la loi de 1893 qui autorise l’avortement quand la vie de la mère est en danger (du temps du premier président laïque du pays Zelaya). Cette fois, c’est René Nuñez président sandiniste de l’Assemblée nationale qui confirme cette ignominie. Une importante manifestation catholique (les élèves des écoles religieuses étaient menacés d’une perte de 20 points sur leur carte de notes pour absence à ce grand rendez-vous « démocratique »), partie de la Cathédrale de Managua alla jusqu’à l’Assemblée nationale où une délégation a été reçue pour s’entendre confirmer, par le responsable sandiniste, le bien fondé des revendications les plus folles en matière d’avortement : oui il est possible d’augmenter les peines de prison contre les médecins avorteurs, oui il est possible d’abolir la loi de 1893 !

 

Une contre manifestation vient d’avoir lieu pour empêcher cette régression historique mais celle-ci n’a pas été reçue par le président de l’Assemblée nationale ! Un seul candidat avait accepté de participer au cortège : Edmundo Jarquin, du Mouvement pour la Rénovation du Sandinisme. Une des candidates au poste de député de cette organisation, Monica Baltodano, ancienne commandante de la guérilla, n’a pas mâché ses mots pour dire sa colère : « Cette conduite hypocrite montre la double morale des dirigeants du Front daniéliste [daniéliste : pour dire que le FSLN est devenu le parti de son chef Daniel Ortega] qui envoient sans honte leurs mères et filles avorter à Cuba, ce pays ayant une législation moderne et respectueuse de notre droit à la vie, et où, en plus, ils bénéficient de la générosité cubaine puisque l’avortement est gratuit, et qui, en même temps, condamnent les femmes pauvres du Nicaragua qui ne peuvent rêver à un tel voyage hors de leur pays. »

Les participant-e-s à cette manifestation eurent l’appui de plusieurs gynécologues qui indiquent que, sans cette loi minimum d’avortement en cas de danger pour la vie de la mère, ils ne pourront plus faire leur travail. Que se passera-t-il pour les femmes diabétiques et cardiaques, dont la grossesse se révèle contre-indiquée ?

Et Monica Baltodano d’ajouter : « Jamais je n’aurais pensé que des rangs d’une organisation qui fut révolutionnaire puissent sortir des propositions aussi abjectes vis à vis de nos droits élémentaires ».

16 octobre 2006 Jean-Paul Damaggio

 

P.S.1 : Le premier tour des élections équatoriennes révèle que le candidat Luis Macas ne passera pas la barre des 3%. Il faut noter l’échec considérable de ce responsable du mouvement indigène le plus puissant d’Amérique latine, la CONAIE, mouvement qui, en mars 2006, avait réussi, par un soulèvement, à empêcher la signature d’un traité Equateur-USA et avait obligé le gouvernement à virer une compagnie pétrolière des USA (visiblement l’organisation de mouvements sociaux et d’une présence électorales n’est pas du même ordre). La CONAIE va sans doute appeler à soutenir le candidat de gauche arrivé en deuxième position Rafael Correa, ancien ministre de l’économie qui était un des quatre candidats à se réclamer du « chavisme » (Luis Macas était aussi dans ce cas). Au second tour, contre Correa, il y aura le milliardaire du pays Alvaro Noboa qui ne fait pas mystère de ses idées : en cas de victoire il refusera toute relation avec Cuba et le Venezuela.

P.S. 2 : Les nouvelles qui arrivent de Bolivie sont très inquiétantes. Evo Morales a été obligé d’accepter la démission de son ministre des hydrocarbures déçu par les reculs de la politique gouvernementale, et il a dû chasser son ministres des mines représentant les intérêts de « coopérativistes » qui provoquèrent des affrontements avec les salariés de l’entreprise minière d’Etat (16 morts et 61 blessés). La coalition qui gouvernait la Bolivie a explosé et en conséquence Evo Morales est face à un choix : radicaliser le processus ou baisser les bras (il est dans la situation de Chavez au moment du coup d’Etat qui le renversa sans bénéficier des mêmes atouts). Réponse le 8 novembre, date butoir imposée aux compagnies pétrolières pour signer un accord avec le gouvernement.

 

Note : Voici un texte d’octobre 2006 qui aujourd’hui prend encore plus de sens : le FSLN gouverne le Nicaragua, il a interdit le parti de Eduardo Jarquin et la lutte contre le droit à l’avortement est devenu priorité nationale. Par contre Rafael Correa dans l’autre petit pays qu’est l’Equateur vient de décréter la dette non seulement illégale mais illégitime. Ce pays ne paiera plus. 18-12-2008 J-P D.

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