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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 13:50

 La Dépêche du Midi annonce l'existence de la réunion Lutte ouvrière à Montauban mais sans plus. Sur le portail de ce parti, voici ce que nous apprenons :

Les listes Lutte Ouvrière en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon

« Des listes Lutte Ouvrière pour faire entendre le camp des travailleurs »

 En Languedoc-Roussillon :

Dpt      Commune     Tête de liste  Profession

66       Perpignan      Liberto Plana Employé d’hypermarché

En Midi-Pyrénées :

Dpt      Commune     Tête de liste  Profession

31        Colomiers      Michèle Puel  Technicienne dans l’aéronautique

31        Cugnaux        Anne-Marie Laflorentie       Ouvrière montage câblage retraitée

31        Muret Malena Adrada         institutrice

31        Toulouse        Sandra Torremocha Professeur d’espagnol en collège

65        Tarbes            François Meunier     Instituteur

82        Montauban    Richard Blanco         Employé au ministère du Travail

Lutte ouvrière sera présente aux élections municipales en Midi-Pyrénées et en Languedoc-Roussillon afin d’affirmer une opposition ouvrière au gouvernement, de le sanctionner clairement en faisant entendre les exigences des travailleurs, cela face à la bourgeoisie, aux industriels, aux financiers et face à leurs serviteurs politiques qu’ils soient de gauche, de droite ou d’extrême droite.

Ces exigences des travailleurs sont celles dictées par la situation dramatique du monde du travail et les attaques sans précédent du patronat, bien servi par le gouvernement. Ainsi, nous dirons que face aux licenciements et fermetures d’usines, il est vital d’interdire les licenciements et de répartir le travail entre tous pour mettre fin au chômage.

Nous dirons qu’il est urgent d’indexer les salaires, les pensions, les allocations sur la hausse réelle des prix qui n’en finissent pas de laminer le pouvoir d’achat des classes populaires.

Nous affirmerons qu’il faut abolir le secret des affaires qui permet aux grandes entreprises et à la finance de préparer leurs sales coups dans l’ombre et de masquer les bénéfices éhontés des capitalistes même en période de crise économique.

L’enjeu de ces élections est politique. Ce seront les premières depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, il y a près de deux ans, et il est important de ne pas laisser à la droite et à l’extrême droite le monopole de l’opposition.

Les travailleurs doivent voter pour leur camp en montrant toute la méfiance que méritent ceux qui se prétendent aujourd’hui critiques de Hollande sur sa gauche mais qui avaient cautionné sa prétention à incarner le changement.

Le vote pour les candidats de Lutte ouvrière sera un vote contre le gouvernement, contre le patronat, un vote qui affirmera que les travailleurs ont leurs propres intérêts à défendre et que, pour cela, « il n’y a pas de sauveur suprême », ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 13:35

Dans mon livre sur les municipales à Montauban j’ai souhaité démontrer le côté laboratoire politique de la ville où les conflits ont toujours été très tendus entre les deux courants de droite et de gauche. Avec les élections cantonales de 1864 on peut vérifier le phénomène sous la forme d’un contre exemple.

Sous l’Empire dominant le gouvernement a l’habitude de proposer ses propres candidats aux cantonales comme aux municipales.

Pour le canton de Montauban Ouest il va donc y avoir trois candidats, fait qu’on ne retrouve qu’à Montaigu de Quercy comme nous le verrons plus loin.

Le candidat gouvernemental, Léon Rivairol a contre lui un républicain bien connu, Gustave Garrisson et un royaliste tout aussi repérable Alphonse de Gironde.

Au premier tour, sur 3912 inscrits, il y a 2622 votants. Avec 1282 voix le docteur Rivairol manque de peu la victoire. Garrisson occupe la deuxième place avec 826 voix et de Gironde est le dernier avec 514 voix. Au second tour les voix de De Gironde se divise en deux : 250 pour le bonapartiste et 250 pour le républicain.

J’observe un autre phénomène important et qui casse un lieu commun : au premier tour Gustave Garrisson obtient 344 voix dans le secteur urbain et 334 dans le secteur rural or il y a 1616 votants en ville et seulement 907 en rural. Preuve que le secteur rural est proportionnellement plus républicain que le secteur urbain or souvent l’idée est inverse.

Le Courrier du Tarn-et-Garonne, journal gouvernemental aura ce commentaire :

« Bien que le résultat de l’élection du conseiller général pour le canton Ouest de Montauban fût prévu, la lutte n’a pas cessé d’être très-vive ; mais l’Administration avait eu la main heureuse. En présentant M. Léon Rivairol, elle ne pouvait faire un choix plus sympathique aux populations de nos contrées. M. le docteur Rivairol, qui professe d’ailleurs des opinions très-libérales, pratique depuis vingt ans la médecine avec un désintéressement qui lui a acquis une popularité devant laquelle devaient venir se briser tous les efforts tentés pour faire échouer sa candidature.»

Le choix d’un médecin est symbolique de l’époque : un homme qui appartient à la « bonne » société mais qui en même temps est au contact de la misère sociale.

 Le Second Empire a tout fait pour se situer au « centre » prenant sur la gauche comme sur la droite, et à Montauban il a imposé le député-maire Prax Paris mais, même sous la dictature napoléonienne, ce centre a du mal à s’imposer, les deux tendances profondes de la ville n’acceptant pas de se taire. En conséquence, quand la République va revenir, le conflit va être relancé et d’autant plus que le clergé enverra dans la ville un évêque de choc. Je me suis souvent demandé si l’évêque Marty était venu par hasard, mais, à étudier l’histoire, qui à l’époque était connue de tous, on comprend qu’en fait, les autorités religieuses ont souhaité installer en ville un prélat politique capable de compenser la faiblesse de la droite monarchiste.

 J’ai étudié cette élection à cause du cas de Charles de Freycinet, qui deviendra un des plus grands serviteurs de l’Etat républicain jusqu’à la présidence du Conseil, membre de l’Académie française pour ses nombreux écrits. Aucun biographe ne s’est penché sur sa première entrée en politique comme conseiller général de Nègrepelisse or le détour en vaut la peine. Nègrepelisse est historiquement une ville protestante et en 1790 pour éviter les querelles religieuses les représentants des deux clergés décidèrent de se partager à égalité les places d’officiers municipaux. M. de Freycinet qui fait partie de la noblesse protestante va être élu contre Vaïsse-Cibiel dans une élection où la préfecture est restée neutre. De Freycinet n’a jamais été un admirateur de Napoléon III (voir ses souvenirs du 2 décembre 1851 que je publierai à l’occasion) et cette élection le confirme de manière nette.

 L’autre élection surprenante est donc celle de Montaigu de Quercy où le candidat du gouvernement obtient 828 voix au premier tour avec contre lui Léon de Malleville, 753 voix et un troisième candidat que je ne connais pas Bonnamy qui a eu 435 voix.

Au second tour c’est Léon de Malleville qui est élu avec 1098 voix, un autre membre de la même noblesse protestante et « orléaniste ». C’est sans doute un des rares cantons du pays où le candidat du gouvernement est battu.

Jean-Paul Damaggio

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 13:33

   René Merle propose un petit bijou Hemingway ayant vu Mussolini. J'ai repensé à ce texte de Lapauze ayant rencontré Primo de Rivera, le fasciste espagnol oublié alors que dès le départ on retrouve autour de lui des personnages du franquisme. Ce texte a été publié dans un livre d'écrits d'Henry Lapauze qui fut d'abord un ami de Cladel, un républicain de choc puis petit à petit il est devenu un grand personnage de la vie culturelle et à la fin, un défenseur du fascisme naissant. Dans ce texte on apprend comment après une rencontre de travail, Henry Lapauze découvre avec satisfaction le nouveau maître de l'Espagne. En 1923 le roi de ce pays accepte le coup d'Etat de Primo de Rivera qui remplace le parlement par un directoire de militaires et de techniciens. Cette dictature durera jusqu'en janvier 1930, date de la démission de ce premier caudillo.

Confronté aux articles précédents [du livre publié], la lecture de l'article d'Henry Lapauze montre parfaitement bien comment évoluent des consciences de l'époque (et nous savons à présent le rôle de l'Italie et de l'Espagne dans la question fasciste). Là encore, le souvenir de la guerre 14-18 est important. La Renaissance [hebdo culturel dirigé par Lapauze] s'engagea en faveur de Gallieni et travaille en lien avec plusieurs généraux, des généraux qui montrent en Espagne le «rôle positif» qu'ils peuvent jouer pour le développement du pays. Henry Lapauze décède un an après, en conséquence nous ne pouvons savoir jusqu'à quel point, ce démocrate authentique aurait suivi l'histoire fasciste. JP Damaggio

 

10 mai 1924

Henry Lapauze : Chez Primo de Rivera

Madrid Avril 1924

L'ambassadeur de France, M. de Fontenay, prend la peine de m'informer que je serai reçu par le général Primo de Rivera, à 4 heures et demie. C'est au ministère de la Guerre. Je traverse les jardins de la salle Alcala où se dresse le Palais du dictateur, et je demande au portier :

— Le Président ?

Je ne sais pas un mot d'espagnol. Personne dans tout le Palais, n'entend le français. Mais il suffit de demander, « le Président » pour que chacun comprenne.

Je gravis de hauts escaliers et je suis introduit auprès du secrétaire... C'est bien plus une antichambre qu'un cabinet. Il y a là une quinzaine de personnes parmi lesquelles, le général Sanjurjo, un des chefs de la Révolution qui commande à Saragosse, et dont j'ai fait la connaissance la veille. Pas d'uniformes. Aucun protocole spécial. Chacun entre à son tour : le secrétaire fait office d'introducteur.

Le Président a sous les yeux les noms des visiteurs :

— Vous êtes monsieur Henry Lapauze, n'est-ce pas ?

— Parfaitement.

— Eh bien, je suis à votre entière disposition ajoute le Dictateur avec une cordialité qui vous met à l'aise, tout de suite.

J'explique donc l'objet de ma visite. La Ville de Paris prépare pour le printemps de 1925, dans son Petit Palais, une Exposition du Paysage français, de Poussin à Corot. Il s'agit pour elle d'obtenir que le Musée du Prado, contrairement aux usages établis, consente le prêt de deux tableaux de Poussin, deux tableaux de Claude Lorrain et deux tableaux de Watteau autant de chefs-d'œuvre.

 Si je suis venu les demander au Président du Directoire, c'est qu'il a des pouvoirs discrétionnaires et que devant sa décision tout le monde s'inclinera, la direction du Prado et le Comité de patronage qui a le duc d'Albe à sa tête, et dont la bienveillance m'est assurée.

— Vous avez toute satisfaction, me déclare le Président, en fort bon français. Les tableaux seront mis à votre disposition, quand le moment viendra de les envoyer en France. Et il ajoute:

— Je vous prie de dire à la Ville de Paris, que je suis heureux de lui donner par là, une marque de ma profonde sympathie.

Je prends acte de cette nette déclaration du Président que je remercie de mon mieux. Paris, appréciera ce geste amical du Directoire.

— Ne me remerciez pas... J'aime beaucoup la France et Paris. Souvent, il m'est arrivé de faire des projets de voyage à Bruxelles, à Berlin. Mais arrivé à Paris je ne me décidais pas à aller plus loin : je consacrais à Paris, tout ce que j'avais de temps et d'argent.

Cette première partie de l'audience est terminée. Alors je ne cache pas au Président que je serais heureux d'avoir pour mes lecteurs de La Renaissance des déclarations sur la politique du Directoire.

— Mais très volontiers.

Il faut bien le dire, le général Primo de Rivera ne cherche pas longtemps ses mots. Il va droit au but, répondant aux questions avec une rapidité singulière, et, semble-t-il, la plus grande franchise :

— Comment nous avons fait la révolution ? C'est bien simple. Depuis longtemps, nous avions plus qu'assez de la politique qui nous conduisait aux abîmes. L'armée était écœurée. Je n'ai pas d'autre mérite que d'avoir saisi l'heure propice, en conformité absolue avec l'esprit public. C'est parce que l'esprit public était avec nous qu'il a suffi d'un geste pour réussir l'opération sans mouvement de troupes et, dites-le bien, sans effusion de sang. Il n'a pas été tiré un coup de fusil. Il n'y a pas eu de représailles contre les personnes. Nous n'avons eu qu'à prendre quelques mesures de précaution et de sagesse, comme l'établissement de la censure, pour que tout rentre dans l'ordre.

Et encore la censure ne s'exerce-t-elle qu'avec modération. Notre politique veut, avant tout, être nationale. Nous ne cherchons pas autre chose que ceci : l'unité de plus on plus complète, de plus en plus parfaite de la nation espagnole. Vous savez ce qui se passait en Catalogne : tous les jours des troubles, des violences et, puisqu'il faut tout dire, une volonté de séparatisme qui exaspérait le reste du pays. Cela nous ne pouvions pas le tolérer. En quelques semaines, la Catalogne est redevenue tranquille. On n'y constate plus rien d'anormal.

— Et vos rapports avec le dehors ?

— J'ai la satisfaction de dire qu'ils sont excellents. La France surtout... Votre Ambassadeur M. de Fontenay, dont j'apprécie hautement l'esprit de décision, et la parfaite bonne grâce si courtoise, si essentiellement française, est mon ami. Nulle part, nous n'avons de points de friction, pas même au Maroc, insiste le Président. Je dis, pas même au Maroc, où la France et nous, sommes aux prises avec les mêmes difficultés. Notre situation budgétaire s'améliore tous les jours. Au lieu du milliard de déficit que j'ai trouvé en septembre, nous n'avons plus que six cent millions de francs et j'ai confiance que nous allons vers une amélioration constante de nos finances.

— Vous aviez l'intention de remettre, le pouvoir en d'autres mains, je crois ?

— Oui, je pensais que nous pourrions nous retirer après quelques mois consacrés à détruire ce qu'il y avait de mauvais et de pire dans le régime tel que l'avaient fait mes prédécesseurs. Mais on nous demande à reconstruire, et c'est à quoi nous nous employons en ce moment.

 Quelle est la situation du Directoire dans le pays et quelles conséquences immédiates eut son avènement ? On m'avait dit : « Vous allez trouver une Espagne secouée ». Je n'ai rien vu de semblable. Madrid est en plein travail. La ville est sillonnée de tramways. Son métro fonctionne admirablement. Autobus, autos, fiacres contribuent à l'animation formidable de -la cité. Autrefois, c'était un pêle-mêle invraisemblable, chacun allant suivant sa fantaisie. Le général Primo de Rivera a ordonné de prendre la droite : on a obéi. Jusque-là, aucun règlement n'avait eu raison de l'obstination individuelle. Dans les administrations, le Président a exigé d'abord que chacun soit à son poste à l'heure. Il a fallu s'exécuter.

Des fonctions inutiles ont été supprimées. Il y avait partout comme une volonté de ne rien faire à laquelle on substitue une volonté contraire. Et on a le sentiment que tout marche parfaitement. Il y a bien encore quelques mendiants dans les rues, mais très peu. Les soldats ont bonne tenue et les gardes civils sont de plus en plus magnifiques. La façade a donc fort bon aspect. Je n'ai pu voir que la façade en si peu de temps.

 Pour le peuple vis-à-vis du Directoire, voici : j'ai assisté à une course de taureaux, à Madrid même, avec mon ami Gabion, directeur général de l'Agence Radio, et qui est un hispanisant de longue date. Il connaît tout le monde ici. Il y avait longtemps qu'on n'avait vu à Madrid, une journée semblable : les trois matadors rivalisaient d'élégance et de courage. Or, l'un d'eux, s'avisa de dédier la mort du taureau à un personnage que nul ne voyait. La foule demande à voir et le personnage se dressa : c'était Primo de Rivera. Spontanément, cette foule de quinze mille spectateurs se leva et poussa de longues acclamations ; ce fut un mouvement pareil, avec les mêmes acclamations lorsque le taureau fut mis à mort.

 Pas un sifflet. L'unanimité ! C'est bien quelque chose. Cela montre à tout le moins, le peuple espagnol en coquetterie avec le Directoire.

Je ne voudrais pas quitter Madrid sans parler de notre ambassadeur. Je lui dois cette audience qui fut si heureuse pour la Ville de Paris : on ne comprendrait pas que je ne lui en exprime pas ma gratitude. Le général Primo de Rivera en faisant son éloge savait bien qu'il toucherait mon cœur de Français. Je connais depuis longtemps M. de Fontenay qui fut en Hongrie un vaillant propagandiste, puis en Serbie et, au Danemark, où il rendit tant de services. En Serbie, le nom de Fontenay n'est prononcé qu'avec une respectueuse, émotion. Le ministre de Serbie en Espagne, M. Nastassiyevitch me disait que dans les écoles de son pays on apprenait à vénérer ce nom comme celui d'un ami fidèle, à l'égal du maréchal Franchet d'Espérey.

L'ambassade de France est ouverte à tous les Français. J'y ai rencontré M. Théodore Reinach qui fait applaudir ses conférences à l'Institut français. Et M. Albert Thomas, venu en Espagne pour la première fois, y dînait l'autre soir. L'élégance gracieuse de Mme de Fontenay, se devine dans la maison, qu'elle a mise sur un grand pied. Cette noble mère deux fois douloureuse n'assiste à aucune manifestation extérieure. Mais ici, elle sait que c'est au nom de la France qu'elle agit - et elle agit avec tout son cœur. La colonie française y est chez elle. C'est la colonie que l'Ambassadeur recevait, dès son arrivée, avant tout contact avec les autres ambassades. J'y ai vu le grand sculpteur espagnol Benliure. Les Espagnols amis de la France, y sont accueillis avec joie. L'Ambassade de France c'est vraiment la Maison française et on a plaisir à le souligner, pour l'honneur même de celui qui la dirige avec tant de tact, et une si haute dignité. Henry Lapauze

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 13:23

(le tête de liste a été présenté quelque part sur ce blog)

Thierry Viallon (36 ans) négociateur immobilier ;

Marie-Dominique Bagur (60) conseillère bibliothécaire ; Hubert Lobre (47) employé ;

Aude Lambin-Bernot (31) auxiliaire de vie ; Sébastien Rodriguez (39) vendeur ;

Stéphanie Surdeau (39) secrétaire médicale; Denis Forestier (39) opérateur de distribution ;

Ingrid Hainaut (41) assistante maternelle ; Luigi Piccino (71) commerçant retraité ;

Bénédicte Bertier (28) infirmière ; Norbert Robin (52) chef d’entreprise ;

Béatrice Huguet (41) agent de production ; Georges Germaine-Terrasse (55), commerçant ;

Sandy Simon (37), serveuse ; Jean-Claude Bru (75) retraité ;

Sylvie Leray (51) commerçante ; Luc Porcellini (54) artisan ;

Annick Collon (51) conjoint collaborateur ; Dominique Gallo (49) chef d’entreprise ;

Catherine Palka (43) employée ; Francis Azem (59) agent administratif ;

Colette Dazols (57) mère au foyer ; Pascal Orliac (51) commercial ;

Daniela Stadnicova (51) a gent de service ; Francis Dazols (62) retraité SNCF ;

Monique Bals (72) retraitée ; Marc Benoit (56) commerçant ;

Anne-Marie Pignaud (65) esthéticienne ; José Sanchez-Rodriguez (62) mécanicien ;

Béatrice Arbus (51) secrétaire ; Jean-Philippe Lacaille (51) commercial ;

Dominique Fleury (71) retraitée ; Christophe Détroit (31) mécanicien ;

Viridiana Soustre (25), sans emploi ; Emmanuel Murador (46) ouvrier agricole ;

Nicole Franceries (69) commerçante retraitée ; Jean-Maurice Pringault (72) retraité ;

Laurence Affolter (49) employée ; Marcel Guinepain (77) retraité de l’armée ;

Gisèle Ruéda (74) retraitée ; Jonathan Guye (23) demandeur d’emploi ;

Hortense Gilbert (72) retraitée ; Michel Cote (74) retraité ;

Marcelle Rohan (84) retraitée ; Henri Vellutini (83) retraité.

 

Les autres listes à Montauban

Barèges, Garrigues, Bouyssi

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 18:23

 

Le décret officiel ne change rien aux

Données déjà fournies sur ce blog  mais les complètent pour le découpage montalbanais.

  

JORF n°0051 du 1 mars 2014 page 4013 texte n° 33 : DECRET

Décret n° 2014-273 du 27 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de Tarn-et-Garonne NOR: INTA1325589D

Le Conseil d'Etat (section de l'intérieur) entendu, Décrète :

Article 1

 Le département de Tarn-et-Garonne comprend quinze cantons :

― canton n° 1 (Aveyron-Lère) ;

― canton n° 2 (Beaumont-de-Lomagne) ;

― canton n° 3 (Castelsarrasin) ;

― canton n° 4 (Garonne-Lomagne-Brulhois) ;

― canton n° 5 (Moissac) ;

― canton n° 6 (Montauban-1) ;

― canton n° 7 (Montauban-2) ;

― canton n° 8 (Montauban-3) ;

― canton n° 9 (Montech) ;

― canton n° 10 (Pays de Serres Sud-Quercy) ;

― canton n° 11 (Quercy-Aveyron) ;

― canton n° 12 (Quercy-Rouergue) ;

― canton n° 13 (Tarn-Tescou-Quercy vert) ;

― canton n° 14 (Valence) ;

― canton n° 15 (Verdun-sur-Garonne).

Article 2

Le canton n° 1 (Aveyron-Lère) comprend les communes suivantes : Bioule, Caussade, Montricoux, Nègrepelisse, Saint-Etienne-de-Tulmont, Vaïssac.

Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Caussade.

Article 3

Le canton n° 2 (Beaumont-de-Lomagne) comprend les communes suivantes : Angeville, Auterive, Beaumont-de-Lomagne, Belbèse, Bourret, Castelferrus, Le Causé, Comberouger, Cordes-Tolosannes, Coutures, Cumont, Escatalens, Escazeaux, Esparsac, Fajolles, Faudoas, Garganvillar, Gariès, Gimat, Glatens, Goas, Labourgade, Lafitte, Lamothe-Cumont, Larrazet, Marignac, Maubec, Montaïn, Saint-Arroumex, Saint-Porquier, Sérignac, Vigueron.

Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Beaumont-de-Lomagne.

Article 4

Le canton n° 3 (Castelsarrasin) comprend les communes suivantes : Barry-d'Islemade, Les Barthes, Castelsarrasin, Labastide-du-Temple, Meauzac, La Ville-Dieu-du-Temple.

Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Castelsarrasin.

Article 5

Le canton n° 4 (Garonne-Lomagne-Brulhois) comprend les communes suivantes : Asques, Auvillar, Balignac, Bardigues, Castelmayran, Castéra-Bouzet, Caumont, Donzac, Dunes, Gensac, Gramont, Lachapelle, Lavit, Malause, Mansonville, Marsac, Maumusson, Merles, Montgaillard, Le Pin, Poupas, Puygaillard-de-Lomagne, Saint-Aignan, Saint-Cirice, Saint-Jean-du-Bouzet, Saint-Loup, Saint-Michel, Saint-Nicolas-de-la-Grave, Sistels.

Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Saint-Nicolas-de-la-Grave.

Article 6

Le canton n° 5 (Moissac) comprend les communes suivantes : Lizac, Moissac, Montesquieu.

Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Moissac.

Article 7

Le canton n° 6 (Montauban-1) comprend la partie de la commune de Montauban située à l'ouest d'une ligne définie par l'axe des voies et limites suivantes : depuis la limite territoriale de la commune de Bressols, cours du Tarn, Pont-Neuf, avenue Marceau-Hamecher, avenue Chamier, rue Roger-Salengro, avenue Aristide-Briand, ligne de chemin de fer Les Aubrais-Montauban, cours du Tarn, Pont-Vieux, place Antoine-Bourdelle, rue de l'Hôtel-de-Ville, rue du Docteur-Lacaze, place Franklin-Roosevelt, rue Notre-Dame, place du Maréchal-Foch, avenue Léon-Gambetta, place de la Libération, rue Léon-Cladel, avenue du 11e-Régiment-d'Infanterie, avenue de Falguières, rue Henri-Tournié, rue des Primeurs, rue du Colonel-Christian-Gerona, rue du Docteur-Labat, ligne de chemin de fer Les Aubrais-Montauban, chemin de Matras, route départementale 959, chemin Prax-Paris, chemin des Gascous, chemin de Bonnefond, chemin de Fustie, chemin de Bondillou, route de Mirabel, jusqu'à la limite territoriale de la commune de Lamothe-Capdeville.

Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Montauban.

Article 8

Le canton n° 7 (Montauban-2) comprend la partie de la commune de Montauban située à l'est d'une ligne définie par l'axe des voies et limites suivantes : depuis la limite territoriale de la commune de Lamothe-Capdeville, route de Mirabel, chemin de Bondillou, chemin de Fustie, chemin de Bonnefond, chemin des Gascous, chemin Prax-Paris, route départementale 959, chemin de Matras, ligne de chemin de fer Les Aubrais-Montauban, rue du Docteur-Labat, rue du Colonel-Christian-Gerona, rue des Primeurs, rue Henri-Tournié, avenue de Falguières, avenue du 11e-Régiment-d'Infanterie, rue Léon-Cladel, avenue Léon-Gambetta, faubourg Lacapelle, boulevard Blaise-Doumerc, carrefour du Bicentenaire, boulevard Edouard-Herriot, rue Edouard-Forestié, rue du Ramièrou, avenue de Léojac, autoroute A 20, impasse du Tigné, route de Léojac, jusqu'à la limite territoriale de la commune de Léojac.

Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Montauban.

Article 9

Le canton n° 8 (Montauban-3) comprend la partie de la commune de Montauban non comprise dans les cantons de Montauban-1 et de Montauban-2.

Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Montauban.

Article 10

Le canton n° 9 (Montech) comprend les communes suivantes : Albefeuille-Lagarde, Bessens, Bressols, Finhan, Lacourt-Saint-Pierre, Monbéqui, Montbartier, Montbeton, Montech.

Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Montech.

Article 11

Le canton n° 10 (Pays de Serres Sud-Quercy) comprend les communes suivantes : Belvèze, Bouloc, Cazes-Mondenard, Durfort-Lacapelette, Fauroux, Labarthe, Lacour, Lafrançaise, Lauzerte, Miramont-de-Quercy, Montagudet, Montaigu-de-Quercy, Montbarla, Puycornet, Roquecor, Saint-Amans-de-Pellagal, Saint-Amans-du-Pech, Saint-Beauzeil, Sainte-Juliette, Sauveterre, Touffailles, Tréjouls, Valeilles, Vazerac.

Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Lafrançaise.

Article 12

Le canton n° 11 (Quercy-Aveyron) comprend les communes suivantes : Albias, Auty, Cayrac, L'Honor-de-Cos, Lamothe-Capdeville, Mirabel, Molières, Montalzat, Montastruc, Montfermier, Montpezat-de-Quercy, Piquecos, Réalville, Saint-Vincent, Villemade.

Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune d'Albias.

Article 13

Le canton n° 12 (Quercy-Rouergue) comprend les communes suivantes : Castanet, Caylus, Cayriech, Cazals, Espinas, Féneyrols, Ginals, Labastide-de-Penne, Lacapelle-Livron, Laguépie, Lapenche, Lavaurette, Loze, Monteils, Mouillac, Parisot, Puylagarde, Puylaroque, Saint-Antonin-Noble-Val, Saint-Cirq, Saint-Georges, Saint-Projet, Septfonds, Varen, Verfeil.

Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Septfonds.

Article 14

Le canton n° 13 (Tarn-Tescou-Quercy vert) comprend les communes suivantes : Bruniquel, Corbarieu, Génébrières, Labastide-Saint-Pierre, Léojac, Monclar-de-Quercy, Nohic, Orgueil, Puygaillard-de-Quercy, Reyniès, Saint-Nauphary, La Salvetat-Belmontet, Varennes, Verlhac-Tescou, Villebrumier.

Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Labastide-Saint-Pierre.

Article 15

Le canton n° 14 (Valence) comprend les communes suivantes : Boudou, Bourg-de-Visa, Brassac, Castelsagrat, Espalais, Gasques, Golfech, Goudourville, Lamagistère, Montjoi, Perville, Pommevic, Saint-Clair, Saint-Nazaire-de-Valentane, Saint-Paul-d'Espis, Saint-Vincent-Lespinasse, Valence.

Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Valence.

Article 16

Le canton n° 15 (Verdun-sur-Garonne) comprend les communes suivantes : Aucamville, Beaupuy, Bouillac, Campsas, Canals, Dieupentale, Fabas, Grisolles, Mas-Grenier, Pompignan, Saint-Sardos, Savenès, Verdun-sur-Garonne.

Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Verdun-sur-Garonne.

Article 17

Le ministre de l'intérieur, est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française et entrera en vigueur au prochain renouvellement général des assemblées départementales suivant la publication du présent décret.

Fait le 27 février 2014.Jean-Marc Ayrault

Par le Premier ministre :Le ministre de l'intérieur,Manuel Valls

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 21:43

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Même le plus au sud de l'Utah, même une petite ville, les Mormons en sont à l'origine. Aux USA, à chacun sa spécialité et pour l'Utah, ce sont les Mormons qui ont à Salt Lake City leur Vatican à eux.

Depuis 1864 la petite ville de Kanab suit son chemin et l'industrie touristique lui a rendu un fier service. La population est à présent de 4312 habitants avec une forte progression depuis l'an 2000, progression qui a incité le maire à mettre les choses au clair : à Kanab un couple c'est une femme et un homme avec beaucoup d'enfants. Le lobby homosexuel a lors incité les touristes à boycotter la ville, réussissant à faire chuter de manière visible l'activité économique… au grand désespoir d'homosexuels du lieu !

Ceci étant la manie étasunien du comptage ne dit pas combien ils sont.

Nous savons pour 2010 que le chômage est de 2,4% soit nettement moins que la moyenne nationale (7,9%), que le revenu moyen par personne est de 24 814 dollars pour les blancs et de 23 173 dollars pour les hispaniques, un écart bien moins important que nationalement. Tout comme d'ailleurs l'écart entre le salaire moyen des hommes (29 252) et celui des femmes (20 646). Pour les USA cet écart est de 35 201 dollars pour les hommes et 24 139 dollars pour les femmes.

 

L'activité économique qui occupe le plus de monde, c'est le commerce (24%) et les services (20%). Difficile de bien comprendre ce qui se cache derrière la terminologie "sales occupations" et "services occupations" quand par ailleurs on trouve le secteur de l'éducation qui emploie 12% de la population et le secteur de la santé 6%.

 Kanab est en terre indienne mais il n'y en a pas un dans la ville car ils vivent dans les réserves proches. Il n'y a pas non plus de Noirs. Jean-Paul Damaggio

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 20:16

 Le journal L'Indépendant offre un film tourné il y a 75 ans.

Des images exceptionnelles. JPD

 

http://www.lindependant.fr/2013/02/22/fevrier-1939-le-film-de-l-exode-d-un-peuple,1730042.php

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 15:26

La Dépêche du Midi a rendu compte du passage rapide de Mélenchon à Montauban, en route vers Toulouse, pour y participer à une manifestation, Mélenchon dont tout le monde comprend qu'il prépare ainsi sa candidature au poste de député européen qu'il occupe pour le Grand Sud-ouest depuis 2009.

Voici le propos rapporté :

"Moi, je serais le gars en question [affaire Jean Tepkri], je m'en vais. Même étant de droite, je pars. Votre maire toute le monde la connaît. Tout le monde connaît son sectarisme. On fera tout pour la faire battre."

Je reviendrai plus tard sur l'affaire Tepkri pour me contenter du propos : "On fera tout pour la faire battre" qui intéresse au plus haut point La Dépêche qui sait très bien que pour la victoire de la liste PS-PRG, il faudra les voix de la liste soutenue par Mélenchon.

 Or pour le second tour le parti de gauche a pris cette position : fusion avec la liste PS quand elle est en tête suivant le principe de la non solidarité de gestion… position que le PS a refusé presque partout [principe que je défends depuis 20 ans]. Pour les non initiés, ça signifie fusion mais sans participer au bureau municipal pour ne pas cautionner une gestion PS.

Battre Barèges, mais dans quelles conditions ?

 Peut-être un historien comparera un jour, la couverture par La Dépêche de la liste Garrigues de 2001 et celle de 2014. Je pense qu'il découvrira une différence colossale car en 2001, le quotidien local n'avait pas Roland Garrigues en grande estime, et depuis, si Brigitte Barèges maire est sous le feu des attaques, qu'en est-il de Brigitte Barèges présidente du Grand Montauban ?

C'est vrai, il y a eu une grande polémique… sur le dessin du logo ! Pour le reste, les amis de La Dépêche gèrent sans problème le Grand Montauban avec Brigitte Barèges ! Les maires de Montbeton, Bressols et surtout Villemade sont des amis de Jean-Michel Baylet et siègent au Grand Montauban en votant toujours à l'unanimité avec la présidente.

 En conséquence, si battre Barèges est le seul slogan de second tour, je crains fort qu'il ne soit un peu court. D'ailleurs, pour ce faire, La Dépêche a changé de stratégie vis à vis du FN. Jusqu'à présent, le quotidien se refusait à évoquer l'existence de ce courant politique mais, pour le cas Montalbanais, le candidat Viallon, dont nous n'avons pas encore la liste, a les mêmes faveurs que les autres car, tout le monde le comprend, un bon score du FN peut faire le bonheur de la liste Garrigues comme il a fait le bonheur aux législatives de la PRG Sylvia Pinel.

 Bref, Mélenchon a dû dire bien autre chose que la phrase retenue mais celle-ci était pour La Dépêche la plus importante. J-P Damaggio

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 14:29

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Merci aux Echos de bien nous informer...

L’augmentation des droits de mutation en vue de renflouer les caisses des départements mises à mal par l’augmentation des dépenses sociales (RSA, allocations handicap et personnes dépendantes) sera effective samedi. A compter du 1er mars, et uniquement pour deux ans, les 101 départements français sont en effet autorisés à faire passer leurs droits de mutation à titre onéreux (DMTO) prélevés sur les achats immobiliers jusqu’à 4,5 %. Le taux maximal précédent était de 3,8 % un niveau voté les années précédentes par l’ensemble des conseils généraux.

Selon la liste officielle, diffusée sur le site Impôts.gouv.fr vendredi soir, 66 départements ont fait délibérer leurs assemblée dans les délais impartis, c’est à dire avant fin janvier, et notifié leur décision à Bercy. Les acheteurs d’une maison d’un appartement ou d’un bureau devront donc payer plus par exemple en Lozère, Gironde, Nièvre, Nord, Haut de Seine.

Le cas de sept départements (Hautes-Alpes, Cantal, Charente-Maritime, Haute-Loire, Creuse, Meuse et Réunion) ayant anticipé le vote de la loi en délibérant en décembre, ce qui rend leur vote caduque est encore en discussion. Ils devront se prononcer à nouveau pour pouvoir bénéficier de la mesure.

792 millions d’euros de droits de mutation à Paris

Parmi les élus ayant décidé de ne pas voter l’augmentation, figure en tête Paris qui a bénéficié l’an dernier de 792 millions d’euros de DMTO et dont les deux candidates ont annoncé leur intention de ne pas augmenter les impôts. En revanche, les Alpes-Maritimes présidées par Eric Ciotti (UMP) ont décidé de voter la mesure qui devrait rapporter 45 millions d’euros des recettes supplémentaires cette année.

Le bénéfice net pour le conseil général, qui touche en moyenne 300 millions d’euros de DMTO serait de 22 millions, estiment les responsables du conseil général, qui rappellent que la moitié des sommes récoltées vont alimenter un fonds de péréquation destiné à aider les départements en difficulté.

Un niçois achetant un appartement à 400.000 euros devra débourser quant à lui 2.800 euros de plus. En revanche, dans l’Ain, acheter une maison de 200.000 euros coûtera environ 1.400 euros de plus.

Parmi les départements qui ont affiché leur intention de ne pas augmenter les impôts figurent également l’Isère, le Morbihan, la Mayenne et les Yvelines. Au delà des hésitations de certains élus avant les municipales, cette mesure est pour l’association des départements de France, le fruit d’une longue lutte.

« L’enjeu va être d’obtenir une prolongation au delà de février 2016 dans un contexte de baisse des dotations. Pendant ce temps, les appels au secours de nos concitoyens ne baissent pas au contraire » expliquait vendredi un élu. Les frais de notaires sont également composés d’ une taxe communale de 1,2 %, des frais d’assiette et de recouvrement dont le taux est fixé à 2,37 % du droit départemental et les émoluments des notaires.

Julie Chauveau
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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 13:26

Beaucoup d’historiens ont fait ce constat : l’élection municipale de 1790 n’a pas fondamentalement changé le personnel politique du pays et en conséquence ce n’est pas là qu’il faut chercher la révolution.

L’historien anglais Edmund Burke qui en 1790 a publié le pamphlet antirévolutionnaire le plus conséquent, le plus génial vit les choses bien autrement (1). Cet homme qui fut un défenseur de la révolution de 1776 aux USA et de la révolution de 1688 en Angleterre découvre l’horreur dans l’action de l’Assemblée nationale de 1789 et une des preuves concrètes, c’est l’invention territoriale.

Face au découpage en provinces, en parlements, en sénéchaussées, en  généralités et j’en passe, la révolution veut en effet imposer une clarté nouvelle et radicale, un ordre contre le désordre. Et Burke réduit le découpage à trois règles mathématiques : l’une géométrique (le territoire), l’autre arithmétique (la population) et la troisième financière (l’impôt).

Pour le dire autrement, justement dans le domaine des unités de mesure, d’un côté le système de mesure anglais et son labyrinthe, et de l’autre le système métrique de la Révolution et sa simplicité (qui viendra après l'invention municipale).

Pour Burke, se placer du côté des hommes, c’était en conserver les "inconvénients" nés de l’histoire et qui les faisaient hommes. Il constate d’ailleurs que les arpenteurs ne pouvaient cependant pas appliquer leur machine égalitaire : « Ce grand principe métaphysique de l’égalité, auquel tout devait céder – la loi, la coutume, la sagesse politique et la raison – voici qu’ils le font céder à leur bon plaisir. Il faut ménager entre l’électeur et son député, bien des gradations bien des écrans. » Et en effet pour l’invention municipale, l’électeur est soumis à la règle de l’impôt ! Donc les professions d’égalité n’étaient que pure forme ?

Or l’explication était clairement politique : pour élire les députés aux Etats Généraux c’était le suffrage universel par ORDRE et sans les domestiques. Si en 1790 la barrière de l’impôt est imposée c’est parce que les plus pauvres étaient sous la coupe de la classe dominante la plus riche (d’où l’exclusion des domestiques du vote aux Etats Généraux).

 Une institution politique

Pour comprendre ce qui se passe, il suffit de regarder les cahiers de délibérations des municipalités. Pas plutôt l’élection réalisée, tous les maires sont confrontés à une action unique en son genre : faire l’inventaire des biens du clergé pour préparer leur nationalisation ! Et en fait, si Burke se moque d’une institution découpée au couteau c’est parce qu’il crie à « l’athéisme » de la révolution ! Le problème de la dette de la France aurait pu être solutionné autrement que par la nationalisation des biens du clergé (entre 7 et 11% de la richesse nationale) mais c’est la voie choisie et le maire est le premier échelon de l’édifice. Tout naturellement, quand le clergé sera mis en cause, non plus seulement pour sa richesse, mais pour son contrôle social, c’est le maire qui aura en charge l’Etat civil.

Bien sûr Burke a raison quand il constate que l’appel à l’égalité (1 élu pour 200 électeurs qui en fait, du point de vue municipal est 1 pour 100) se trouve face à des contradictions d’autant qu’il n’a pas eu l’occasion d’apprendre que les communes seront plus découpées en fonction du passé (les paroisses) que du futur. Il va y avoir en effet un décalage entre le nombre d’habitants et le nombre d’électeurs : un département riche aura plus d’imposables qu’un département pauvre même si le nombre d’habitants est identique. Mais les exceptions au principe ne changent pas le fond de la règle : la transparence et le pouvoir nouveau.

 Quel pouvoir ?

Edmund Burke désigne clairement ce pouvoir : « Vous ne manquerez pas d’apercevoir que ce plan tend de façon directe et immédiate, à diviser la France en un grand nombre de républiques entièrement indépendantes les unes des autres, sans autre lien constitutionnel direct que ce qui pourra résulter de leur acceptation des décisions prises par le congrès de leurs ambassadeurs respectifs [l’assemblée nationale.] »

C’est « une fragmentation de manière barbare » ajoute-t-il. Et il complète :

« Il est impossible de ne pas remarquer que des prétendus citoyens qui découpent géométriquement leur pays et l’organisent arithmétiquement traitent la France exactement comme un pays conquis et se conforment à l’exemple donné par les plus impitoyables des conquérants de jadis. »

Puis il insiste :

« Les auteurs des constitutions des républiques d’autrefois savaient que leur tâche exigeait d’autres moyens qu’une métaphysique de collégien ou des mathématiques d’un agent des gabelles. Ils avaient à faire aux hommes, ils se crurent donc obligés d’étudier la nature humaine. »

Preuve que déjà en 1790 on pouvait mettre sous le vocable « homme » tout et son contraire.

Pour Burke, l’homme est concret et porte une histoire. Pour les auteurs de la déclaration des droits de l’homme, il s’agit d’une abstraction que Burke juge assassine.

Une fois effacées les contraintes du passé, les maires ne vont-ils pas devenir les nouveaux despotes ? Burke a raison de pointer ce danger sauf qu’il oublie qu’en 1790, une règle a été imposée : pas plus de deux mandats donc pas plus de deux ans au pouvoir !

Règle il est vrai qui va très vite être abolie pour permettre la formation d’une nouvelle oligarchie politique. Règle qu’il faut cependant bien comprendre dans le contexte d’une séparation claire du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. La limitation du mandat (comme aux USA encore aujourd’hui et l’inspiration venait de là-bas) concerne le pouvoir exécutif seulement.

Pas la suite la municipalité française va évoluer de manière significative :

- le maire détenteur du pouvoir exécutif va être nommé par le pouvoir central

- les conseillers municipaux en tant que pouvoir législatif continueront d’être élu par des citoyens plus ou moins riches, puis par le suffrage universel  masculin et même depuis 1945 par les femmes.

 Centralisation et Centralisme

Oui, la municipalité a été conçue comme une république indépendante et à chaque étape républicaine, cet objectif est revenu en force. Pour établir un lien entre les dites républiques l’Etat central a régulièrement évolué vers le centralisme surtout par le contrôle financier, provoquant un clientélisme de la subvention clairement revendiqué encore aujourd’hui (votez pour moi car je suis l’ami du président du conseil général) et qui est une forme « démocratique » de la corruption.

Le système depuis les années 2000 a donc mis en œuvre une stratégie pour en finir en même temps avec la république indépendante et avec la centralisme coupable afin de vider le pouvoir municipal de toute réalité démocratique ! Un vide qui est valable pour l’institution régionale, nationale et européenne (là ce fut facile puisque de démocratie il n’y a jamais eu). Jean-Paul Damaggio

(1) Réflexions sur la Révolution en France

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