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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 17:05

Liste Ensemble  conduite par Gilles Valette

  Gilles Valette,  / Daniel Belon,  / Sébastien Bertrand,

André Bonamour, /  Michel Canihac, /  Jean-Claude Cavaillé,

 Frédéric Demontfaucon, /  Jacqueline Depierre, /  Alain Deurveilher,

Séverine Guglielmet, /  Evelyne Laval, /  Emmanuelle Mannela,

 Catherine Murillo, / Claude Perdriau, / Marie-France Prieur.

 

Liste Tous pour Puylaroque conduite par Pierre Birmes maire sortant

  Pierre Birmes, / Fatime Beggari, /  Béatrice Biollaz,

 Colin Dehoux, /  Eliane Lagneau, / Christine Lamerand

 Martine Lewis, /  Rolf Passedat, Bernard Pierlot,

 Mickaël Robert,/  Christian Salingardes, /  Huguette Vergnet,

Roger Vergnet, / Richard Vilers, / Nadia Yermani.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 11:23

Nous reprenons le communiqué des acteurs de Faire Front à gauche pour Castelsarrasin et Moissac. JPD

 

« FAIRE FRONT A GAUCHE »

A CASTELSARRASIN ET A MOISSAC

Mouvement de gauche, écologiste et citoyen pour donner la parole au peuple Malgré l'accueil très favorable et encourageant des personnes rencontrées sur les marchés ou dans la rue, Véronique MALANGE à Moissac et Christian DELZERS à Castelsarrasin n'ont pas pu, à ce jour, réunir les candidatures nécessaires pour se présenter aux élections municipales du 23 mars prochain.

Mais la détermination de celles et ceux qui se sont engagés à leur côté reste intacte. C'est pourquoi ils solliciteront les futurs élus, quels qu'ils soient, pour que Castelsarrasin et Moissac soient gérées au cours des six prochaines années dans l'intérêt général des populations.

Rappelons ici quels sont nos objectifs essentiels :

*Donner la parole à la population sur les projets d'investissement des deux communes.

*Faire des besoins fondamentaux notre priorité : Education, logement, accès aux soins, transports collectifs...

*Favoriser les économies d'énergie et développer les énergies renouvelables.

*Engager la gestion en régie municipale ou intercommunale des biens communs indispensables : eau, assainissement, transports collectifs, restauration collective, énergie, et aller progressivement vers des formes de gratuité (ça existe déjà ailleurs).

*Revendiquer la modernisation de la ligne ferroviaire Bordeaux-Toulouse actuelle, qui permet un usage quotidien du train, et s'opposer au projet de Ligne à Grande Vitesse, gourmande de centaines d'hectares de terre agricole et gouffre financier inutile.

*Relancer une véritable action intercommunale entre les deux villes et les communes environnantes afin de réaliser de grands projets économiques, culturels et sportifs au bénéfice des populations des deux nouveaux cantons de Castelsarrasin et Moissac.

Demain, gérer une municipalité dans un contexte politique d'austérité, imposera des choix courageux de résistance.

Les listes en présence aujourd'hui ne semblent pas, hélas, s'orienter vers ce type de projet que nous nous efforcerons de faire prendre en compte ;

Nous ne donnerons pas de consigne de vote, ce serait inutile et prétentieux ; Les électrices et les électeurs sont à même de se déterminer pour choisir telle ou telle liste dont le programme leur paraîtra le moins éloigné de celui qui leur aurait convenu ;

Mais la pire des solutions est de ne pas aller voter, ce qui laisse croire aux candidats que les citoyens se désintéressent de la vie communale et que les élus peuvent faire ce qu'ils veulent sans être inquiétés ; Le vote blanc ou nul indique au contraire que la population insatisfaite des listes en présence ne signe pas un chèque en blanc aux futurs élus Sur chaque commune, un débat public entre les prétendants, répondant aux questions des personnes présentes dans la salle, serait un excellent moyen, pour les électrices et les électeurs, de se forger une opinion sur les projets et la volonté des candidats d'agir pour le bien commun et l'amélioration des conditions de vie dans un contexte difficile Faire Front à Gauche à Castelsarrasin et Moissac, demain et dans les prochaines années avec Véronique MALANGE, Christian DELZERS et leur équipe

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 22:13

Moab.jpg

 Les pastèques de Moab pour changer des photos de paysages.


A Moah, 5000 habitants les restos ne manquent pas. Les fastfood d'abord où il sont tous au rendez-vous. Burger King et Mac Do sont toujours les mieux placés. Subway confirme sa puissance mais où est donc KFC ?

Un seul chinois et quant aux trois mexicains, c'est décevant : que des pizzas !

Ils sont tout de même 22, gril, Ranch House et Desert Bistro…

Par habitant, les records sont sans doute battus. Mais le nombre de touristes aussi !

Nous sommes au bord du Colorado et la vie n'est pas seulement celle des diverses mines (ne pensons pas à l'uranium) puisqu'il existe même une ferme bio.

Inutile de le dire : tout se tient dans la rue principale dite Main Street y compris les deux supermarchés : Boomers est plus agréable que City Market.

Je reconnais que le détournement du mot marché dans supermarché c'est déplaisant au possible.

Et le détournement de l'eau ? La municipalité sait qu'elle ne manquera jamais d'eau mais il faudrait cependant limiter le gaspillage et il commence par le terrain de golf qui représente quarante millions de gallons par an quand un motel consomme seulement cinq millions par an.

L'utilisation des unités anglaises est toujours une catastrophe pour comprendre. Bref un gallon c'est presque quatre litres. JPD

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 21:23

 

Agir ensemble pour Larrazet   

J.-Louis Coureau, directeur d’école, 54 ans, ex-adjoint au maire,

André Barlier, aide médico-psychologique, 48 ans;

 Francis Bessou, retraité agricole, 61 ans;

 Claire Buffo, mère au foyer, 38 ans;

Armand Curcio, retraité de la fonction publique, 64 ans;

 M.-Thérèse Delpeyroux, retraitée de la fonction publique hospitalière 60 ans;

Hayat Eddeguesse, agent d’accueil, 37 ans;

 Sébastien Falga, aviculteur, 33 ans;

 J.-Claude Faurie, retraité, 67 ans;

Anne-Sophie Fayemendy, bibliothécaire, 29 ans;

Henri Guillot, chauffeur-livreur, 40 ans;

 Dominique Guiraud, 55 ans agriculteur;

Hélène Mezziane, informaticienne, 59 ans;

 Christelle Ramon, factrice, 36 ans;      

 Didier Thau, contremaître, 47 ans.

 

Liste maire sortant

Éric Dulac, 46 ans, cadre de secteur agroalimentaire.

Marie-Christine Carrette, 52 ans, brigadier-chef police municipale, adjointe sortante.

Sébastien Guiraud, 33 ans, agriculteur, conseiller sortant.

Pierrette Cayrou-Sobol, 59 ans, secrétaire-interprète.

Delphine Dupont, 43 ans, enseignante, conseillère sortante.

Arlette Guffroy, 63 ans, secrétaire juridique retraitée, conseillère sortante.

André Weber, 42 ans, agriculteur. Ghislain Dangas, 55 ans, architecte, maire sortant.

Max Clau, 50 ans, graphiste PAO.

Laurence Tedetti, 53 ans, éducatrice jeunes enfants, adjointe sortante.

Jean- Pierre Dutouron, 54 ans, agriculteur, conseiller sortant.

Carole Ouvrié-Ferret, 40 ans, agent administratif MSA.

Anne-Sophie Peron, 26 ans, secrétaire-comptable, conseillère sortante.

Michel Momesso,  58 ans, kinésithérapeute, conseiller sortant.

Mohamed Sghir, 61 ans, retraité agricole.

 

 

 

 

 

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 21:22

CANALS      Liste conduite par Patrick Biancolin

David Allasia, conducteur d’engins de travaux publics.

 éric Quarcy, préparateur de commandes

. Stéphane Carbonnel, boulanger-pâtissier.

 Karen Salomon, conseillère emploi-formation.

 Vincent Guillaume, tonnelier.

 Nicole Cristin, agent de service hospitalier.

 Alexandrine Morzelle, technicienne laboratoire.

 Yves Boucharechas, peintre en bâtiment.

 Patrick Biancolin, fonctionnaire territorial. Sylvie Jallois, fonctionnaire à la Poste.

 Marie-Andrée Lambert, retraitée de l’éducation nationale.

 Michel Loubradou, technicien aéronautique.

 Marie Niek, comptable.

 Vladimir Bjelica, aide médico-psychologique.

 Julien Marezza, dessinateur industriel 

 

  CAMPSAS     Agir et vivre ensemble 

Marie Claude Negre  Maire sortante  

  Patricia Laplace, cadre instructeur avion.

 Jean Astoul, directeur honoraire.

 Séverine Lacrampe, clerc de notaire, conseillère municipale sortante.

 Laure Braini, secrétaire administrative, conseillère municipale sortante.

 Gérard Feuga, retraité, maire adjoint sortant.

 Luc Flores, gérant de société, maire adjoint sortant.

 Laurence Tabotta, gérante de société.

 Marie-Claude Nègre, inspectrice du travail, maire sortant.

Patricia Felipe, assistante maternelle, conseillère municipale sortante.

 Philippe Bardou, agent de maîtrise, conseiller municipal sortant.

 Christian Oliveros, technicien aéronautique, maire adjoint sortant.

 Philippe Selle, vigneron, maire adjoint sortant.

Sandra Fouchat, responsable des ventes, conseillère municipale sortante.

 Pierre-Yves Genet, gestionnaire de patrimoine, conseiller municipal sortant.

 Marlène Richard, assistante de direction.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 21:20

LAUZERTE : Liste UNIS pour DEMAIN

Jean-Claude Giordana  premier adjoint sortant,

Thomas Béz, vendeur;

 Jean-Pierre Maître, retraité de l’Education nationale;

 Jean-MarcContios, retraité de l’Education Nationale;

Joëlle Delteil, serveuse;

Christine Tauran, secrétaire médicale;

Olivier Combelle, chargé d’affaires EDF;

 Jean-Claude Giordana, retraité de l’Education nationale, premier adjoint sortant;

Catherine Boillon, infirmière libérale, adjointe sortante;

 Claire Guichard, conseillère en insertion professionnelle;

 Cindy Pardo, co-gérante de sociétés;

 Dominique Denis, enseignante du premier degré;

 Jacques Jofre, retraité des travaux publics, conseiller sortant;

Amanda Mills, retraité de l’enseignement, conseillère sortante;

Jean-Luc Aunac, employé de coopérative agricole, conseiller sortant,

et Jean-Franck Pierasco, technicien, responsable de station agricole, adjoint sortant.

 Liste des candidats au conseil communautaire: Jean-Claude Giordana, premier vice-président communautaire sortant; Catherine Boillon, conseillère communautaire sortante; Jacques Jofre, conseiller communautaire sortant; Joëlle Delteil; Jean- Franck Pierasco, conseiller communautaire sortant; Amanda Mills; Jean-Pierre Maître et Dominique Denis.

 

CAZES- MONDENARD    La liste Cazes ensemble

Dominique Parcellier pharmacienne

Jean-Pierre Sicard, agriculteur-éleveur;

 Annick Lafon, attaché de communication au Crédit agricole;

 François Chesneau, potier-céramiste;

Joëlle Le Jeune, conseil en entreprise;

 Thierry Hérault, comptable, gestionnaire d’un centre de loisirs;

 Aurélie GrandCamp, infirmière libérale;

 Olivier Lescoul, courtier négociant en vin;

 Carine Dauphin, bénévole à l’association Plume;

 Jérôme Caumon, agriculteur;

 Marie-Thérèse Rice, retraitée;

 Quentin Godard, chevrier fromager bio;

 Clare Brigstocke, formatrice de cadres et coach de dirigeants;

 Alain Moles, paysan;

Jeanne Gay, étudiante en orthophonie.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 13:50

 La Dépêche du Midi annonce l'existence de la réunion Lutte ouvrière à Montauban mais sans plus. Sur le portail de ce parti, voici ce que nous apprenons :

Les listes Lutte Ouvrière en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon

« Des listes Lutte Ouvrière pour faire entendre le camp des travailleurs »

 En Languedoc-Roussillon :

Dpt      Commune     Tête de liste  Profession

66       Perpignan      Liberto Plana Employé d’hypermarché

En Midi-Pyrénées :

Dpt      Commune     Tête de liste  Profession

31        Colomiers      Michèle Puel  Technicienne dans l’aéronautique

31        Cugnaux        Anne-Marie Laflorentie       Ouvrière montage câblage retraitée

31        Muret Malena Adrada         institutrice

31        Toulouse        Sandra Torremocha Professeur d’espagnol en collège

65        Tarbes            François Meunier     Instituteur

82        Montauban    Richard Blanco         Employé au ministère du Travail

Lutte ouvrière sera présente aux élections municipales en Midi-Pyrénées et en Languedoc-Roussillon afin d’affirmer une opposition ouvrière au gouvernement, de le sanctionner clairement en faisant entendre les exigences des travailleurs, cela face à la bourgeoisie, aux industriels, aux financiers et face à leurs serviteurs politiques qu’ils soient de gauche, de droite ou d’extrême droite.

Ces exigences des travailleurs sont celles dictées par la situation dramatique du monde du travail et les attaques sans précédent du patronat, bien servi par le gouvernement. Ainsi, nous dirons que face aux licenciements et fermetures d’usines, il est vital d’interdire les licenciements et de répartir le travail entre tous pour mettre fin au chômage.

Nous dirons qu’il est urgent d’indexer les salaires, les pensions, les allocations sur la hausse réelle des prix qui n’en finissent pas de laminer le pouvoir d’achat des classes populaires.

Nous affirmerons qu’il faut abolir le secret des affaires qui permet aux grandes entreprises et à la finance de préparer leurs sales coups dans l’ombre et de masquer les bénéfices éhontés des capitalistes même en période de crise économique.

L’enjeu de ces élections est politique. Ce seront les premières depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, il y a près de deux ans, et il est important de ne pas laisser à la droite et à l’extrême droite le monopole de l’opposition.

Les travailleurs doivent voter pour leur camp en montrant toute la méfiance que méritent ceux qui se prétendent aujourd’hui critiques de Hollande sur sa gauche mais qui avaient cautionné sa prétention à incarner le changement.

Le vote pour les candidats de Lutte ouvrière sera un vote contre le gouvernement, contre le patronat, un vote qui affirmera que les travailleurs ont leurs propres intérêts à défendre et que, pour cela, « il n’y a pas de sauveur suprême », ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 13:35

Dans mon livre sur les municipales à Montauban j’ai souhaité démontrer le côté laboratoire politique de la ville où les conflits ont toujours été très tendus entre les deux courants de droite et de gauche. Avec les élections cantonales de 1864 on peut vérifier le phénomène sous la forme d’un contre exemple.

Sous l’Empire dominant le gouvernement a l’habitude de proposer ses propres candidats aux cantonales comme aux municipales.

Pour le canton de Montauban Ouest il va donc y avoir trois candidats, fait qu’on ne retrouve qu’à Montaigu de Quercy comme nous le verrons plus loin.

Le candidat gouvernemental, Léon Rivairol a contre lui un républicain bien connu, Gustave Garrisson et un royaliste tout aussi repérable Alphonse de Gironde.

Au premier tour, sur 3912 inscrits, il y a 2622 votants. Avec 1282 voix le docteur Rivairol manque de peu la victoire. Garrisson occupe la deuxième place avec 826 voix et de Gironde est le dernier avec 514 voix. Au second tour les voix de De Gironde se divise en deux : 250 pour le bonapartiste et 250 pour le républicain.

J’observe un autre phénomène important et qui casse un lieu commun : au premier tour Gustave Garrisson obtient 344 voix dans le secteur urbain et 334 dans le secteur rural or il y a 1616 votants en ville et seulement 907 en rural. Preuve que le secteur rural est proportionnellement plus républicain que le secteur urbain or souvent l’idée est inverse.

Le Courrier du Tarn-et-Garonne, journal gouvernemental aura ce commentaire :

« Bien que le résultat de l’élection du conseiller général pour le canton Ouest de Montauban fût prévu, la lutte n’a pas cessé d’être très-vive ; mais l’Administration avait eu la main heureuse. En présentant M. Léon Rivairol, elle ne pouvait faire un choix plus sympathique aux populations de nos contrées. M. le docteur Rivairol, qui professe d’ailleurs des opinions très-libérales, pratique depuis vingt ans la médecine avec un désintéressement qui lui a acquis une popularité devant laquelle devaient venir se briser tous les efforts tentés pour faire échouer sa candidature.»

Le choix d’un médecin est symbolique de l’époque : un homme qui appartient à la « bonne » société mais qui en même temps est au contact de la misère sociale.

 Le Second Empire a tout fait pour se situer au « centre » prenant sur la gauche comme sur la droite, et à Montauban il a imposé le député-maire Prax Paris mais, même sous la dictature napoléonienne, ce centre a du mal à s’imposer, les deux tendances profondes de la ville n’acceptant pas de se taire. En conséquence, quand la République va revenir, le conflit va être relancé et d’autant plus que le clergé enverra dans la ville un évêque de choc. Je me suis souvent demandé si l’évêque Marty était venu par hasard, mais, à étudier l’histoire, qui à l’époque était connue de tous, on comprend qu’en fait, les autorités religieuses ont souhaité installer en ville un prélat politique capable de compenser la faiblesse de la droite monarchiste.

 J’ai étudié cette élection à cause du cas de Charles de Freycinet, qui deviendra un des plus grands serviteurs de l’Etat républicain jusqu’à la présidence du Conseil, membre de l’Académie française pour ses nombreux écrits. Aucun biographe ne s’est penché sur sa première entrée en politique comme conseiller général de Nègrepelisse or le détour en vaut la peine. Nègrepelisse est historiquement une ville protestante et en 1790 pour éviter les querelles religieuses les représentants des deux clergés décidèrent de se partager à égalité les places d’officiers municipaux. M. de Freycinet qui fait partie de la noblesse protestante va être élu contre Vaïsse-Cibiel dans une élection où la préfecture est restée neutre. De Freycinet n’a jamais été un admirateur de Napoléon III (voir ses souvenirs du 2 décembre 1851 que je publierai à l’occasion) et cette élection le confirme de manière nette.

 L’autre élection surprenante est donc celle de Montaigu de Quercy où le candidat du gouvernement obtient 828 voix au premier tour avec contre lui Léon de Malleville, 753 voix et un troisième candidat que je ne connais pas Bonnamy qui a eu 435 voix.

Au second tour c’est Léon de Malleville qui est élu avec 1098 voix, un autre membre de la même noblesse protestante et « orléaniste ». C’est sans doute un des rares cantons du pays où le candidat du gouvernement est battu.

Jean-Paul Damaggio

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 13:33

   René Merle propose un petit bijou Hemingway ayant vu Mussolini. J'ai repensé à ce texte de Lapauze ayant rencontré Primo de Rivera, le fasciste espagnol oublié alors que dès le départ on retrouve autour de lui des personnages du franquisme. Ce texte a été publié dans un livre d'écrits d'Henry Lapauze qui fut d'abord un ami de Cladel, un républicain de choc puis petit à petit il est devenu un grand personnage de la vie culturelle et à la fin, un défenseur du fascisme naissant. Dans ce texte on apprend comment après une rencontre de travail, Henry Lapauze découvre avec satisfaction le nouveau maître de l'Espagne. En 1923 le roi de ce pays accepte le coup d'Etat de Primo de Rivera qui remplace le parlement par un directoire de militaires et de techniciens. Cette dictature durera jusqu'en janvier 1930, date de la démission de ce premier caudillo.

Confronté aux articles précédents [du livre publié], la lecture de l'article d'Henry Lapauze montre parfaitement bien comment évoluent des consciences de l'époque (et nous savons à présent le rôle de l'Italie et de l'Espagne dans la question fasciste). Là encore, le souvenir de la guerre 14-18 est important. La Renaissance [hebdo culturel dirigé par Lapauze] s'engagea en faveur de Gallieni et travaille en lien avec plusieurs généraux, des généraux qui montrent en Espagne le «rôle positif» qu'ils peuvent jouer pour le développement du pays. Henry Lapauze décède un an après, en conséquence nous ne pouvons savoir jusqu'à quel point, ce démocrate authentique aurait suivi l'histoire fasciste. JP Damaggio

 

10 mai 1924

Henry Lapauze : Chez Primo de Rivera

Madrid Avril 1924

L'ambassadeur de France, M. de Fontenay, prend la peine de m'informer que je serai reçu par le général Primo de Rivera, à 4 heures et demie. C'est au ministère de la Guerre. Je traverse les jardins de la salle Alcala où se dresse le Palais du dictateur, et je demande au portier :

— Le Président ?

Je ne sais pas un mot d'espagnol. Personne dans tout le Palais, n'entend le français. Mais il suffit de demander, « le Président » pour que chacun comprenne.

Je gravis de hauts escaliers et je suis introduit auprès du secrétaire... C'est bien plus une antichambre qu'un cabinet. Il y a là une quinzaine de personnes parmi lesquelles, le général Sanjurjo, un des chefs de la Révolution qui commande à Saragosse, et dont j'ai fait la connaissance la veille. Pas d'uniformes. Aucun protocole spécial. Chacun entre à son tour : le secrétaire fait office d'introducteur.

Le Président a sous les yeux les noms des visiteurs :

— Vous êtes monsieur Henry Lapauze, n'est-ce pas ?

— Parfaitement.

— Eh bien, je suis à votre entière disposition ajoute le Dictateur avec une cordialité qui vous met à l'aise, tout de suite.

J'explique donc l'objet de ma visite. La Ville de Paris prépare pour le printemps de 1925, dans son Petit Palais, une Exposition du Paysage français, de Poussin à Corot. Il s'agit pour elle d'obtenir que le Musée du Prado, contrairement aux usages établis, consente le prêt de deux tableaux de Poussin, deux tableaux de Claude Lorrain et deux tableaux de Watteau autant de chefs-d'œuvre.

 Si je suis venu les demander au Président du Directoire, c'est qu'il a des pouvoirs discrétionnaires et que devant sa décision tout le monde s'inclinera, la direction du Prado et le Comité de patronage qui a le duc d'Albe à sa tête, et dont la bienveillance m'est assurée.

— Vous avez toute satisfaction, me déclare le Président, en fort bon français. Les tableaux seront mis à votre disposition, quand le moment viendra de les envoyer en France. Et il ajoute:

— Je vous prie de dire à la Ville de Paris, que je suis heureux de lui donner par là, une marque de ma profonde sympathie.

Je prends acte de cette nette déclaration du Président que je remercie de mon mieux. Paris, appréciera ce geste amical du Directoire.

— Ne me remerciez pas... J'aime beaucoup la France et Paris. Souvent, il m'est arrivé de faire des projets de voyage à Bruxelles, à Berlin. Mais arrivé à Paris je ne me décidais pas à aller plus loin : je consacrais à Paris, tout ce que j'avais de temps et d'argent.

Cette première partie de l'audience est terminée. Alors je ne cache pas au Président que je serais heureux d'avoir pour mes lecteurs de La Renaissance des déclarations sur la politique du Directoire.

— Mais très volontiers.

Il faut bien le dire, le général Primo de Rivera ne cherche pas longtemps ses mots. Il va droit au but, répondant aux questions avec une rapidité singulière, et, semble-t-il, la plus grande franchise :

— Comment nous avons fait la révolution ? C'est bien simple. Depuis longtemps, nous avions plus qu'assez de la politique qui nous conduisait aux abîmes. L'armée était écœurée. Je n'ai pas d'autre mérite que d'avoir saisi l'heure propice, en conformité absolue avec l'esprit public. C'est parce que l'esprit public était avec nous qu'il a suffi d'un geste pour réussir l'opération sans mouvement de troupes et, dites-le bien, sans effusion de sang. Il n'a pas été tiré un coup de fusil. Il n'y a pas eu de représailles contre les personnes. Nous n'avons eu qu'à prendre quelques mesures de précaution et de sagesse, comme l'établissement de la censure, pour que tout rentre dans l'ordre.

Et encore la censure ne s'exerce-t-elle qu'avec modération. Notre politique veut, avant tout, être nationale. Nous ne cherchons pas autre chose que ceci : l'unité de plus on plus complète, de plus en plus parfaite de la nation espagnole. Vous savez ce qui se passait en Catalogne : tous les jours des troubles, des violences et, puisqu'il faut tout dire, une volonté de séparatisme qui exaspérait le reste du pays. Cela nous ne pouvions pas le tolérer. En quelques semaines, la Catalogne est redevenue tranquille. On n'y constate plus rien d'anormal.

— Et vos rapports avec le dehors ?

— J'ai la satisfaction de dire qu'ils sont excellents. La France surtout... Votre Ambassadeur M. de Fontenay, dont j'apprécie hautement l'esprit de décision, et la parfaite bonne grâce si courtoise, si essentiellement française, est mon ami. Nulle part, nous n'avons de points de friction, pas même au Maroc, insiste le Président. Je dis, pas même au Maroc, où la France et nous, sommes aux prises avec les mêmes difficultés. Notre situation budgétaire s'améliore tous les jours. Au lieu du milliard de déficit que j'ai trouvé en septembre, nous n'avons plus que six cent millions de francs et j'ai confiance que nous allons vers une amélioration constante de nos finances.

— Vous aviez l'intention de remettre, le pouvoir en d'autres mains, je crois ?

— Oui, je pensais que nous pourrions nous retirer après quelques mois consacrés à détruire ce qu'il y avait de mauvais et de pire dans le régime tel que l'avaient fait mes prédécesseurs. Mais on nous demande à reconstruire, et c'est à quoi nous nous employons en ce moment.

 Quelle est la situation du Directoire dans le pays et quelles conséquences immédiates eut son avènement ? On m'avait dit : « Vous allez trouver une Espagne secouée ». Je n'ai rien vu de semblable. Madrid est en plein travail. La ville est sillonnée de tramways. Son métro fonctionne admirablement. Autobus, autos, fiacres contribuent à l'animation formidable de -la cité. Autrefois, c'était un pêle-mêle invraisemblable, chacun allant suivant sa fantaisie. Le général Primo de Rivera a ordonné de prendre la droite : on a obéi. Jusque-là, aucun règlement n'avait eu raison de l'obstination individuelle. Dans les administrations, le Président a exigé d'abord que chacun soit à son poste à l'heure. Il a fallu s'exécuter.

Des fonctions inutiles ont été supprimées. Il y avait partout comme une volonté de ne rien faire à laquelle on substitue une volonté contraire. Et on a le sentiment que tout marche parfaitement. Il y a bien encore quelques mendiants dans les rues, mais très peu. Les soldats ont bonne tenue et les gardes civils sont de plus en plus magnifiques. La façade a donc fort bon aspect. Je n'ai pu voir que la façade en si peu de temps.

 Pour le peuple vis-à-vis du Directoire, voici : j'ai assisté à une course de taureaux, à Madrid même, avec mon ami Gabion, directeur général de l'Agence Radio, et qui est un hispanisant de longue date. Il connaît tout le monde ici. Il y avait longtemps qu'on n'avait vu à Madrid, une journée semblable : les trois matadors rivalisaient d'élégance et de courage. Or, l'un d'eux, s'avisa de dédier la mort du taureau à un personnage que nul ne voyait. La foule demande à voir et le personnage se dressa : c'était Primo de Rivera. Spontanément, cette foule de quinze mille spectateurs se leva et poussa de longues acclamations ; ce fut un mouvement pareil, avec les mêmes acclamations lorsque le taureau fut mis à mort.

 Pas un sifflet. L'unanimité ! C'est bien quelque chose. Cela montre à tout le moins, le peuple espagnol en coquetterie avec le Directoire.

Je ne voudrais pas quitter Madrid sans parler de notre ambassadeur. Je lui dois cette audience qui fut si heureuse pour la Ville de Paris : on ne comprendrait pas que je ne lui en exprime pas ma gratitude. Le général Primo de Rivera en faisant son éloge savait bien qu'il toucherait mon cœur de Français. Je connais depuis longtemps M. de Fontenay qui fut en Hongrie un vaillant propagandiste, puis en Serbie et, au Danemark, où il rendit tant de services. En Serbie, le nom de Fontenay n'est prononcé qu'avec une respectueuse, émotion. Le ministre de Serbie en Espagne, M. Nastassiyevitch me disait que dans les écoles de son pays on apprenait à vénérer ce nom comme celui d'un ami fidèle, à l'égal du maréchal Franchet d'Espérey.

L'ambassade de France est ouverte à tous les Français. J'y ai rencontré M. Théodore Reinach qui fait applaudir ses conférences à l'Institut français. Et M. Albert Thomas, venu en Espagne pour la première fois, y dînait l'autre soir. L'élégance gracieuse de Mme de Fontenay, se devine dans la maison, qu'elle a mise sur un grand pied. Cette noble mère deux fois douloureuse n'assiste à aucune manifestation extérieure. Mais ici, elle sait que c'est au nom de la France qu'elle agit - et elle agit avec tout son cœur. La colonie française y est chez elle. C'est la colonie que l'Ambassadeur recevait, dès son arrivée, avant tout contact avec les autres ambassades. J'y ai vu le grand sculpteur espagnol Benliure. Les Espagnols amis de la France, y sont accueillis avec joie. L'Ambassade de France c'est vraiment la Maison française et on a plaisir à le souligner, pour l'honneur même de celui qui la dirige avec tant de tact, et une si haute dignité. Henry Lapauze

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 13:23

(le tête de liste a été présenté quelque part sur ce blog)

Thierry Viallon (36 ans) négociateur immobilier ;

Marie-Dominique Bagur (60) conseillère bibliothécaire ; Hubert Lobre (47) employé ;

Aude Lambin-Bernot (31) auxiliaire de vie ; Sébastien Rodriguez (39) vendeur ;

Stéphanie Surdeau (39) secrétaire médicale; Denis Forestier (39) opérateur de distribution ;

Ingrid Hainaut (41) assistante maternelle ; Luigi Piccino (71) commerçant retraité ;

Bénédicte Bertier (28) infirmière ; Norbert Robin (52) chef d’entreprise ;

Béatrice Huguet (41) agent de production ; Georges Germaine-Terrasse (55), commerçant ;

Sandy Simon (37), serveuse ; Jean-Claude Bru (75) retraité ;

Sylvie Leray (51) commerçante ; Luc Porcellini (54) artisan ;

Annick Collon (51) conjoint collaborateur ; Dominique Gallo (49) chef d’entreprise ;

Catherine Palka (43) employée ; Francis Azem (59) agent administratif ;

Colette Dazols (57) mère au foyer ; Pascal Orliac (51) commercial ;

Daniela Stadnicova (51) a gent de service ; Francis Dazols (62) retraité SNCF ;

Monique Bals (72) retraitée ; Marc Benoit (56) commerçant ;

Anne-Marie Pignaud (65) esthéticienne ; José Sanchez-Rodriguez (62) mécanicien ;

Béatrice Arbus (51) secrétaire ; Jean-Philippe Lacaille (51) commercial ;

Dominique Fleury (71) retraitée ; Christophe Détroit (31) mécanicien ;

Viridiana Soustre (25), sans emploi ; Emmanuel Murador (46) ouvrier agricole ;

Nicole Franceries (69) commerçante retraitée ; Jean-Maurice Pringault (72) retraité ;

Laurence Affolter (49) employée ; Marcel Guinepain (77) retraité de l’armée ;

Gisèle Ruéda (74) retraitée ; Jonathan Guye (23) demandeur d’emploi ;

Hortense Gilbert (72) retraitée ; Michel Cote (74) retraité ;

Marcelle Rohan (84) retraitée ; Henri Vellutini (83) retraité.

 

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