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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 22:04

bachelet-presidenta1.jpg

L'image a fait le tour du monde.

La présidente du Sénat, Isabelle Allende (en rouge) a remis l'écharpe de présidente à Michelle Bachelet.

Pour le symbole je me devais de faire suive cette photo.

L'accouchement du gouvernement n'a pas été facile à cause des tensions internes à la coalition.

Dans la mesure du possible je vais continuer de suivre cette actualité qui me passionne. JPD

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 15:03

couv-balafre-blog.jpg

Quête d'une tortue sur la balafre d'une LGV, Jean-Paul Damaggio

 

En Tarn-et-Garonne la LGV va traverser 31 communes. A titre d'indication j'ai retenu une merveille par commune pour faire comprendre que la beauté du monde se loge aussi dans les détails. La vitesse a ses nécessités que je ne nie pas, surtout quand on en reconnaît aussi à la lenteur !

Le paysage que je décris est celui de mon quotidien et chacun sait que le quotidien rend souvent aveugle aux charmes qui nous entourent.

J'espère en conséquence que ce livre de 66 pages saura en divertir quelques uns. Jean-Paul Damaggio 

 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 10:46

 

Voici une liste des noms États des USA. Sans commentaire. JPD

Code

État

Origine du nom

traduction

AL

Alabama

Indien : alba amo

Clear the ticket (?)

AK

Alaska

Indien : alaska

Grande terre

AZ

Arizona

Indien : Alek-zon

Petit printemps

AR

Arkansas

Algonquin

 ?

CA

California

Espagnol

Nom d'une île imaginaire

CO

Colorado

Espagnol

Coloré en rouge

CT

Connecticut

Indien

Le long de la rivière

DE

Delaware

Anglais

Lor dde la Warr

FL

Florida

Espagnol

fleurie

GA

Georgia

Anglais

Honneur du roi George

HI

Hawaï

?

 

ID

Idaho

Indien

Pierre précieuse des montagnes

IL

Illinois

Indien

L'homme

IN

Indiana

Anglais

Terre des indiens

IA

Iowa

Indien sioux

Quelqu'un de somnolent

KS

Kansas

Indien sioux

Le peuple du vent du sud

KY

Kentucky

Indien

Terre du lendemain

LA

Louisiana

Français

En l'honneur de Louis

ME

Maine

Français

Noms ancienne province en France

MD

Maryland

Anglais

En l'honneur de Marie

MA

Massachusetts

Algonquin

Grand défi-petit endroit

MI

Michigan

Indien

Grand eau

MN

Minnesota

Indien sioux

Ciel chargé d'eau

MS

Mississippi

Indien

Rivière large

MO

Missouri

Indien Sioux

Le nom d'une tribu

MT

Montana

Espagnol

Montagneux

NE

Nebraska

Indien Omaha

Rivière plate

NV

Nevada

Espagnol

Enneigé

NH

New-Hampshire

Anglais

Province anglais

NJ

New Jersey

Anglais

L'île

NM

New Mexico

Indien aztèques

Guerre de Dieu

NY

New York

Anglais

Province anglaise

NC

North Carolina

Anglais

En l'honneur du roi Charles

ND

North Dakota

Indien sioux

Alliance avec les amis

OH

Ohio

Indien Iroquois

Grand

OK

Oklahoma

Indien Choctaw

Peuple rouge

OR

Oregon

Espagnol : orejon

Grandes oreilles

PA

Pennsylvania

Anglais

En l'honneur de William Penn

RI

Rhode-Island

Anglais

L'île de Rhode

SC

South Carolina

Voir Caroline du Nord

 

SD

South Dakota

Voir Dakota du Nord

 

TN

Tennessee

Indien cherokee

Capitale des cherokees

TX

Texas

Indien

Les amis

UT

Utah

Indien Ute

Nom de la tribu

VT

Vermont

Français

Montagne verte

VA

West Virginia

Anglais

En l'honneur d'une reine

WA

Washington

Anglais

Nom d'un homme bien connu

WV

Virginia

Voir virginie

 

WI

Wisconsin

indien

Nom d'une tribu

WY

Wyoming

Indien

Une alternance de vallées et montagnes

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 19:05

En cliquant sur le titre vous pouvez accéder aux textes et présentations.

Nous avons aussi la version papier pour 5 euros port compris.

 

Gouges-Cartou (Moissac)

et Poncet-Delpech (Montauban)

  

Deux projets de déclaration

des droits de l’homme

en 1789

En 1789, des hommes, de sujets du roi se transformèrent en citoyens du pays. Nous avons ici deux exemples de Quercynois qui, comme d’autres, se jugèrent capables d’écrire une déclaration des Droits de l’Homme, le texte à vocation la plus universelle qui soit.

Ne s’agissait-il pas uniquement d’abstractions sans lien avec la réalité, d’autant que les femmes elles-mêmes étaient exclues de ces droits ?

 Ce texte se voulait porteur d’idéal, un idéal aux multiples sources (la Constitution des USA, la philosophie des lumières, la liberté religieuse…), un idéal qui ne pouvait entrer dans la vie que petit à petit.

 Comparer les deux textes qui suivent permet de sortir les articles officiels, du marbre un peu mortel où ils dorment parfois. Chaque mot, chaque phrase, chaque article a été discuté dans le cadre d’une explosion démocratique sans précédent et c’est plus que la déclaration officielle la richesse de la centaine de propositions qui mérite l’attention.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 14:24

 

Voici le texte d'une autre conférence qui date de 1989 :

La Révolution vue de l'étranger.

Je retiens ici un passage qui m'a surpris à la relecture.

"Au Club des jacobins de Paris en 1793, un débat a lieu, suite à la proposition d'édition d'un discours contre les Anglais. Un intervenant peu favorable au discours rappelle que Robespierre a demandé que toute décision soit d'abord étudiée en commission. Ce dernier réplique :

« Puisque la discussion est établie sur ce discours qui vient d'être prononcé, on peut à son égard s'écarter de la règle ordinaire ... il respire le patriotisme le plus pur ....»

Une autre personne fait une objection :

« Une phrase du discours porte ces mots : "Ce n'est que quand les Peuples ligués contre nous viendront à genoux nous demander la paix, que nous pourrons consentir à la leur accorder". Je demande que cette phrase disparaisse. A genoux, comme debout, nous n'accorderons la paix aux Peuples, que quand ils auront brisé leurs chaînes. Il n'est ni paix, ni trêve avec des Peuples corrompus et avilis...»

Sijas fait aussi quelques observations ... Il ajoute qu'un autre passage semble avilir le Peuple Anglais, et demande qu'il soit également supprimé.

Jean-Bon-Saint-André :

« J'appuie cette proposition. On veut faire une révolution en Angleterre et l'on dit que le Peuple est avili... Il est un effort qui remue l'âme, élève les hommes au dessus de l'esclavage, et se fait sentir dans tous les individus, sans s'éteindre entièrement dans aucune Nation. On disait aussi de nous que nous étions abâtardis. On a vu si les Français sont dignes de la liberté, s'ils ont su généralement la reconquérir ! Je partage encore l'opinion de Sijas sur le reproche qu'il fait à l'orateur de développer les moyens qu'emploiera le gouvernement pour opérer une descente en Angleterre. Il est probable qu'il le fera : mais il faut lui laisser toute attitude nécessaire. Ici, dit-on, se trouverait tel obstacle ; là la route est libre. Veut- on nous dire qu'il faudra nécessairement nous y prendre ainsi ? Veut-on avertir les Anglais que c'est là l'endroit qu'ils doivent défendre. On semble encore vouloir aliéner de nous le Peuple Anglais, ce ne fut jamais là votre intention. Vous avez voulu resserrer plus particulièrement les liens de la fraternité entre vous et lui. Montrons aux Anglais quelle est la honte dont ils se couvrent en obéissant à un roi imbécile. Faisons leur sentir combien il est humiliant et dur d'être soumis aux caprices d'un ministre insolent. Offrons à leurs yeux les douceurs de la fraternité qui nous unit, et les bienfaits de l'égalité ; demandez-leur s'ils ne sont pas jaloux de les partager et vous verrez qu'ils s'empresseront d'en goûter aussi les charmes. »

 

Legendre en profite pour surenchérir en déclarant :

« Nous devons nous borner à offrir des secours au Peuple Anglais. Nous sommes les aînés en révolution, nous devons aider nos cadets, soit de nos conseils, soit de nos forces. Nous n'eûmes besoin de personne pour l'opérer. La France a trouvé en elle-même les ressources et les moyens qui lui furent nécessaires pour l'opérer glorieusement. »

 

Alors Robespierre va intervenir longuement sur une autre longueur d'onde :

« On veut séparer le Peuple Anglais de son gouvernement. Je ne demande pas mieux, à condition qu'on distingue aussi le Peuple Anglais faisant la guerre à la liberté conjointement avec son gouvernement, du Peuple Anglais punissant ce même gouvernement de ces attentats contre la liberté. Qu'est ce que cette anglomanie, déguisée sous le masque de la philanthropie, si ce n'est la conservation de l'ancien brissotisme qui négligeait le bonheur et la tranquillité de son pays pour aller s'occuper de la liberté de la BELGIQUE (applaudissements). (...)

Je n'aime pas les Anglais, moi (applau.) parce que ce mot me rappelle l'idée d'un peuple insolent. Je n'aime pas les Anglais parce qu'ils ont osé occuper Toulon... Je n'aime pas les Anglais... Je déclare que j'augmenterai, autant qu'il sera en moi, la haine de mes compatriotes contre lui. J'avoue que c'est dans ma haine contre son gouvernement que j'ai puisé celle que je porte à ce Peuple; qu'il le détruise donc, qu'il le brise. Jusqu'alors je lui voue une haine implacable. Qu'il anéantisse son gouvernement ; peut-être pourrions-nous encore l'aimer. Nous verrons si un Peuple de marchands vaut un Peuple d’Agriculteurs ; nous verrons si quelques vaisseaux valent nos terres fertiles. Il est quelque chose de plus méprisable encore qu'un tyran ; ce sont  des esclaves. »

 

Jean-Bon-Saint-André va répliquer :

« Si j'avais quelque faiblesse de caractère à me reprocher, je remercierais celui qui m'en ferait apercevoir et je me rangerais à ce qu'exige de moi la confiance que le Peuple accorde à ses représentants. (…) »

 

Robespierre :

« J'aurais manqué à mon but si j'avais offensé dans mon opinion celui qui a travaillé avec nous à opérer le bien de la République. Je dois dire pour le bien de la chose que je ne connais qu'une différence d'expression entre l'opinion du préopinant et la mienne, à l'exception de quelques particularités. Ce que j'ai dit à trait à un incident et non à l'opinion de St André. Ce ne sont que des idées générales que j'ai voulu vous communiquer, pour animer de plus en plus votre haine contre les Anglais. S'il pouvait y avoir dans mes expressions quelque chose qui put aliéner les esprits, je serais le premier à l'éloigner de mon discours (applaudissements).

 

Jean-Bon Saint-André :

« Unis de sentiments et de principe nous avons combattus Robespierre et moi pour la liberté et nous combattrons ensemble; nous avons voué une haine éternelle aux tyrans et notre tête tombera ou ils seront exterminés. Les moyens se préparent : mon voyage à Brest nous présage de grands succès. Le Comité de Salut Public les prépare ; il ne manque plus que votre volonté et votre assistance (Oui, oui, s'écrient tous les membres). En poursuivant les Anglais nous ne ferons que punir leur gouvernement qui les fait agir. »

 

Alors la Révolution est-elle exportable ? En attendant, suite à ce discours, des mesures législatives furent prises. Tous les anglais habitant en France furent emprisonnés et ainsi à Montauban une paisible famille irlandaise, faisant une cure de soleil, se retrouva en prison malgré les demandes de dérogation des sans-culottes de la ville. Une des enfants de la famille a raconté plus tard sa captivité. J-P Damaggio

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 16:03

davy_crock_coonskincap-200.jpg 

L’historien mexicain Pedro Salmeron Sanginés vient de visiter Los Alamos à San Antonio, Texas et il est scandalisé par la falsification historique qui ressort du musée de ce lieu mythique du passé des USA.

Voici quarante ans, par les hasards de la vie, j’ai franchi moi-même la porte des ruines du Fort Alamo et j’ai également été scandalisé mais sous une autre forme. Comme document « historique » j'ai eu droit, sous une vitrine, à la coiffe de Gary Cooper jouant David Crocket.

J’ai alors compris, et souvent écrit, que l’essentiel de l’histoire des USA tient aux légendes, parfois contradictoires, forgées par le cinéma (leur efficacité tient au fait qu'elles sont contradictoires).

En effet que peut peser la vraie coiffe de David Crocket par rapport à celle de Gary Cooper ?

Tout empire, comme le pense l’historien mexicain, est-il conduit à falsifier l’histoire ?

Mais qui a prétendu que le cinéma existait pour autre chose que raconter des légendes ?

 La guerre entre le Mexique et les USA a été une réalité. Fort Alamo a bien été assiégé. David Crocket est mort au cours de cette bataille héroïque. Et la légende nous présente un David étasunien face au Goliath mexicain car « c’est entendu » les USA ne sont rien d’autre que le pays du self made man, l’homme qui se construit seul contre tous, l’homme qui est le fils de ses œuvres. Une réalité historique simple vient à l’appui de cette thèse : pas définition « l’héritier » n’y a jamais existé, du moins aux origines. L’héritier, c’est le fils de famille, le fils de la noblesse, les fils d’une histoire puissant profondément ses racines dans le passé. Or les libérateurs du Mexique ayant créé ce pays, restaient pour une bonne part des fils de famille, plus espagnols qu’américains (au sens continental).

 En conséquence la légende de Crocket ne vise pas seulement à dénaturer l’histoire tendue entre le Mexique et les USA mais comme Kit Carson, Blec le Roc [production italienne qui a fabriqué, en illustrés, la légende de l’homme seul face aux tuniques bleues] et tant d’autres figures, elle vise à construire un imaginaire global que le célèbre Walt Disney a mis en boîte en l’inscrivant dans une référence planétaire. Tout lieu d’histoire est aux USA, une reconstitution comme le montre très bien le voyage de Vladimir Pozner (1) dans le village de Cherokee mais nous pourrions dire de même du village de Taos, Plymouth etc. Et la mode en France des reconstitutions historiques vient de cette pratique de la falsification « bonne enfant » !

 Par définition, un empire est conquérant mais les conquêtes de l’empire romain puis bien après des empires espagnols, français, anglais, n’ont pas pu procéder comme les USA faute d’avoir à leur service le cinéma. Au départ, ce ne sont plus les USA qui vont à la conquête du monde, mais c’est le monde entier qui s’est installé aux USA !

 La conquête de l’Ouest (qui parfois s’est monnayé dans divers salons) et dont David Crocket est l’emblème, au même titre que la construction des voies ferrées ou que le cas de Géronimo (un autre David contre Goliath mais cette fois ce sont les USA), n’est rien d’autre dans l’imaginaire, que la construction d’un pays évident, et non une conquête colonialiste pouvant susciter ensuite des guerres d’indépendance. Par définition, les empires se sont tous défaits (preuve qu’il s’agissait d’empires y compris l'URSS), mais les USA ne peuvent pas se défaire, preuve qu’il ne s’agirait pas d’un empire mais d’un pays.

 Sauf que, depuis 1945, ce pays, sous prétexte qu’il est la planète, pense qu’il peut conquérir le monde. Et l’Europe lui en a donné les moyens pratiques, stratégiques et économiques. La Seconde guerre mondiale a été la chance des USA ! Il est possible de répondre que si la Guerre est née de la crise de 1929, alors les USA en sont à l’origine !

 Face au cas David Crocket, il est donc indispensable de tenir les deux bouts de la chaîne ! Celle de la guerre locale réelle, et celle de l’imaginaire global. Concernant la guerre réelle, Pedro Salmeron Sanginés ne néglige pas les erreurs de la classe dirigeante mexicaine comme celle de ses généraux, qui finalement offrirent sur un plateau la victoire au Texas et aux USA. Le musée de San Antonio aurait d’ailleurs pu s’amuser à dénigrer l’adversaire, mais ça serait alors entrer dans des faits d’histoire jugés sans intérêt face à la légende. Un seul élément était nécessaire : l'adversaire était un méchant tyran féodal (2).

 Pour échapper à cette histoire, faut-il inventer une autre légende ? Mon petit-fils de dix ans n’est pas l’enfant de David Crocket mais celui du Seigneur des anneaux. Est-il seul dans son cas où est-ce là la légende du siècle actuel ? Jean-Paul Damaggio

 

(1) Récit de voyage aux USA, Vladimir Pozner (articles de 1983)

(2) En cherchant la coiffe de David Crocket (que j'écris à l'espagnole) je suis tombé sur un texte français david Crockett qui raconte exactement la légende US : le bon David combattant de la liberté contre le méchant Mexicain Santa Anna un tyran féodal. Le bon David ne représentait-il pas le pays qui au même moment s'enrichissait de l'esclavage et du génocide indien ? Alors que côté Mexicain l'esclavage avait été aboli et les Indiens, même malmenés, étaient cependant très présents ! A lire ce texte en français, j'ai mieux partagé la colère de l'historien mexicain…

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 20:55

cladel-romantique.jpg

En 1992, grâce à l'Institut d'Estudis Occitans j'étais invité à la Bibliothèque municipale de Montauban pour évoquer Léon Cladel, écrivain auquel je venais de consacrer un livre, Qui a tué Léon Cladel ?

Je viens de relire le contenu de mon intervention que j'offre aux lecteurs car me semble-t-il, il garde toute son actualité. (cliquer sur le lien en bas)

Avec Cladel j'ai renforcé ma conviction occitaniste tournée non pas vers l'occitan en tant que tel, mais l'occitan comme passerelle vers les langues et cultures du monde. Jean-Paul Damaggio

 Cladel entre français et occitan

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 11:54

Negrin-gonzalez.JPG

Comme chaque année, Mars est un grand moment de rencontre de la mémoire républicaine espagnole, à la gare de Borredon. Ce lieu fédérateur d’initiatives multiples pour étudier ce passé, a cette année bénéficié de la présence de la petite-fille de Juan Negrín (sur la photo).

"Juan Negrín (Las Palmas de Gran Canaria, 3 février 1892 - Paris, 12 novembre 1956) est un physiologue et homme politique espagnol. De 1937 à 1945, il fut chef du gouvernement de la Seconde République espagnole, puis du gouvernement en exil. Son parcours fut atypique. Il entra tardivement en politique et ce après une carrière de chercheur et de professeur de physiologie. Il s'affilia au PSOE en 1929 et abandonna la recherche. Il parlait plusieurs langues étrangères, ce qui est assez inhabituel pour un homme politique espagnol." (pour reprendre le début de la présentation de Wikipédia)

Aux Canaries, un grand centre vient d'ouvrir avec des milliers de documents conservés par cet homme politique, inauguration à laquelle ont participé les animateurs de MER 82 et donc en retour sa petite fille, au coeur de cet effort, était à Borredon. Inutile de dire l'émotion qui s'est ainsi ajoutée à tant d'autres prouvant que le souvenir de la Guerre d'Espagne n'est pas mort.

 Parmi les émotions, je note la présence de l’association qui s’occupe du camp du Vernet qui veut également sauver la gare qui a accueilli et vu partir tant de victimes du fascisme. Quand j’entends le mot Vernet je repense immanquablement à ce que le communiste Alain Guerin écrivait en dans le livre les Gens de la CIA.

En effet, peut-être qu’au Vernet s’est joué la première étape d’une histoire dramatique des lendemains de la guerre !

Parmi les républicains espagnols internés dans ce camp il y avait Laszlo Rajk qui comme son nom l’indique n’était pas Espagnol mais un Brigadiste international qui n’avait pas quitté l’Espagne au moment du grand départ de ce corps de volontaires. Donc, avec la Retirada, il a subi le sort commun de ses camarades.

Comme beaucoup de Brigadistes, de retour dans son pays, la Hongrie, il va accéder aux plus hautes responsabilités politiques : ministre de l’Intérieur puis ministres des Affaires étrangères et secrétaire général adjoint du Parti communiste. Puis il est dénoncé comme agent de l’étranger et son procès s’ouvre le 16 septembre 1949. C’est le début de procès qui concerneront, dans les pays de l’Est, beaucoup de brigadistes, procès basés sur des aveux forcés ce qui fait qu’après 1956 toutes les victimes seront réhabilités.

 Voici l’aveu de Rajk : « Au camp d’internement[1] du Vernet, un citoyen américain nommé Field, qui, à ma connaissance, était le chef du service de renseignement américain pour l’Europe centrale et orientale, vint me voir après la fin de la guerre civile. Il se référa aux instructions venues de Washington, selon lesquelles il se devait se mettre en liaison avec moi et m’aider à sortir du camp pour rentrer en Hongrie. Il ajouta qu’on voulait me faire parvenir en Hongrie pour que je puisse, en tant que provocateur non démasqué et en travaillant à l’intérieur du Parti, selon les instructions reçues des Américains, chercher à désagréger le parti, m’emparant, si possible, de la direction du Parti. »

 Le dénommé Field sera aussi au cœur de l’Affaire Arthur London. Arrêté ensuite, puis libéré par la déstalinisation, il finira sa vie en URSS sans jamais éclairer de son point de vue la question. Il semble, d’après Alain Guerin, que les services soviétiques furent manipulés et intoxiqués par des faux documents de la CIA, pour ainsi provoquer des divisions, divisions envoyant à la mort des éléments particulièrement efficaces de l’histoire communiste !

 Il est sûr que cette élimination quasi systématique des anciens d’Espagne revenus dans les Pays de l’Est demeure une énigme pas encore totalement élucidée. Elle a eu ses conséquences en France avec l’Affaire André Marty qui a fonctionné presque de la même manière : dénigrer un militant dénoncé comme agent de l’adversaire. Jean-Paul Damaggio

 



[1]Il faudrait vérifier si dans le propos en langue hongroise il s’agissait du terme camp d’internement ou camp de concentration.

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 21:15

boutef.jpg

Kamel Daoud
☻ Le bien portant imaginaire:

L'évènement du jour ? C'est l'évènement d'avant-hier. Une image vaut mille mots mais ici, face à un Medelci onctueux au Conseil constitutionnel, Bouteflika en a dit 37. Ou plus. Ou moins. Dans lestrois phrases, deux étaient proches du langage, une était à la frontière du SMS. On a compris en gros, que Bouteflika avait le son, qu'il était vivant et conscient, mais assis. Et cela est déjà surréaliste: on est l'unique pays au monde où l'argument d'un candidat n'est pas un programme mais la preuve qu'il est vivant. La seule nation qui va se contenter de 37 mots pour élire un homme. C'est la campagne électorale la plus courte du monde. 15 secondes d'effort labial et un montage d'une grossièreté qui a fait dire à un journaliste étranger au chroniqueur hier, «On dirait que le monteur avait pour but de le décrédibiliser».

Donc 37 mots, quinze secondes, cinq ans de plus et quinze ans derrière le dos.

Mais au-delà du comique ? Le grossier. L'homme est apparu, malgré ses efforts, malgré la tricherie sur les images et les compositions, malgré le sourire et malgré l'g-hystérie des chaînes TV baltaguya, comme l'homme que l'on sait tous: usé, impuissant, diminué, à bout de souffle, hagard et dépassé. Incapable donc de gouverner dans la décence et la lucidité et incapable d'avoir entre les mains un pays comme le nôtre, avec un peuple comme le nôtre et une jeunesse comme la nôtre. C'était une vraie pièce du contre-Molière: au «Malade imaginaire», on a opposé le «bien portant imaginaire» donc. Et dans la même mise en scène théâtrale.

Le but du clip ? C'était d'avoir le dernier mot dans la bataille des images. D'un côté, celle des anti-monarchie, encerclés à Alger, victimes d'arrestation, traînés par terre et embarqués parce qu'ils disent non. De l'autre, l'image qui devait faire oublier ces images: un Bouteflika heureux, souriant, en pleine forme, jeune et vif, sautillant comme autrefois et capable de redonner confiance au muscle et à l'avenir. Sauf que ce fut raté. Les images laissent l'impression du malaise même chez les tièdes. On en sort gêné, abattu. On y devine quelque chose d'indécent qui ressemble à une folie et un entêtement qui va au-delà de la bienséance. Ces images sont terribles et il faudra effacer tous les crédits ANSEJ et distribuer un million de logements sociaux par mois pour les faire oublier.

Quinze secondes de murmure donc pour preuve de vie sur Mars. Et c'est ainsi que va être notre avenir: sous forme de burlesque, du cinéma muet longtemps puis balbutiant brièvement, avant de s'éteindre au bout de la bobine. Que dire de plus ? Rien. Tout est dans l'image. Le monteur n'a pas menti. Par Kamel Daoud

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 21:07

 

Je reprends ici avec lelien en cliquant sur le nom une longue de Sifaoui. JPD

Mohamed Sifaoui

Ma lettre à MM. Bouteflika et Médiène

Messieurs,
En préambule, je tiens à préciser qu’à travers la présente lettre, j’interpelle les citoyens que vous êtes. D’où ce choix de ne pas écrire «Monsieur le président» ou «Monsieur le général». Je caresse, malgré vous, ce doux rêve qui m’amène à penser qu’en définitive, vous et moi serions des égaux, que vous et le peuple le seriez également. Malgré vous ! Par la seule force de l’écriture et le temps d’une missive.
«Messieurs», aussi, car j’espère par ailleurs qu’au-delà de vos statuts respectifs, vous continuez à vous déterminer à travers votre appartenance à ce pays qui, à l’évidence, semble passer bien après l’égotisme de l’un et le carriérisme de l’autre. Mais quoi qu’il en soit, «Messieurs», enfin, car quoi que pourraient en dire vos relais respectifs, vous êtes surtout, l’un et l’autre, illégitimes, appartenant à un système qui l’est tout autant.

Je vais me faire l’économie d’un retour en arrière et ne pas revenir ici sur l’histoire de ce pouvoir que vous incarnez depuis quinze ans pour l’un, près de vingt-cinq ans pour l’autre et que vous servez l’un et l’autre, avec d’autres, depuis plus d’un demi-siècle avec plus ou moins de réussite, puisque vous êtes arrivés, avec d’autres, à pérenniser l’illégitimité et à bafouer la démocratie. Car en vérité, la question essentielle est là : votre régime est illégitime et vous le savez. Vous n’ignorez pas que, dès 1962, l’armée des frontières, à laquelle vous avez l’un et l’autre appartenu, a confisqué illégalement le pouvoir en piétinant les principes contenus dans la Déclaration du 1er Novembre 1954, en méprisant le peuple, en l’infantilisant, en crachant sur la mémoire de ceux qui ont payé de leur vie pour l’indépendance de ce pays et en instaurant un système de gouvernance qui ne cesse de provoquer le délitement de la société algérienne et qui continue d’exacerber le régionalisme, les clivages et les marginalisations. Un système qui, nous le voyons tous, a atteint aujourd’hui ses limites.
Sauf à vouloir être de mauvaise foi, il vous sera difficile de nier, en effet, que ce système de gouvernance est aujourd’hui moribond mais, pis encore, par votre inconscience, par votre entêtement contre vents et marées à vouloir maintenir un mode de fonctionnement archaïque et antidémocratique, vous avez démoralisé les Algériens, démobilisé les élites, plus grave, vous avez réuni les conditions du chaos.
Vous n’êtes pas sans savoir que mis à part vos clientèles respectives – que vous entretenez en dilapidant l’argent public et en multipliant les passe-droits – la majorité des Algériens vous rejettent et tournent le dos à ce système inique basé sur le clientélisme et la corruption, devenus ses principaux piliers.

La plupart des Algériens vous rejettent non pas en tant que personne seulement, mais surtout en tant que principaux responsables du pays et de ses malheurs. Vous avez réussi à démobiliser tous les patriotes sincères et tous ceux qui, en 1992 par exemple, ou à d’autres moments de l’histoire récente, ont mis leur vie en danger pour la sauvegarde des principes de la République et des valeurs démocratiques. Oui ! Vous avez réussi à démoraliser, y compris des militaires qui ont mis leur vie en danger face au fanatisme abject, d’anciens fonctionnaires de haut niveau, des intellectuels et des journalistes qui ont préféré l’exil à cette vie indigne que vous proposez, des médecins, des universitaires qui, par votre faute, proposent leurs talents ailleurs. Mais aussi, vous avez réussi à démoraliser tout un peuple, soumis à votre politique d’abrutissement et d’infantilisation. Il n’y a qu’à voir que le rêve de beaucoup d’Algériens, des plus jeunes aux pères de famille, consiste à obtenir un visa pour l’étranger et partir.

Ceux que vous terrorisez par votre pouvoir machiavélique et même ceux que vous avez compromis et aliénés, de gré ou de force, veulent en effet quitter l’Algérie comme pour mieux vous laisser ce pays que vous vous êtes indûment accaparé. Le premier, vous M. Bouteflika, en confondant l’Algérie avec ces monarchies que vous avez toujours admirées et le second, vous M. Mediène, en confondant un service de renseignement avec ces partis politiques monolithiques qui veulent tout contrôler, y compris la conscience des citoyens.
Au lieu d’essayer de comprendre ce peuple et ses aspirations légitimes, vous avez choisi sinon le mépris, la diabolisation. Nous serions trop idiots pour comprendre les visées qui sont les vôtres. Tels des sujets vous nous traitez. Tel un troupeau vous nous considérez. Vous seriez les bergers qui décideraient de notre avenir, de celui de nos enfants et de nos petits-enfants et nous serions les exécutants dociles. Telle est votre logique. Nous serions, selon vous, inaptes à la citoyenneté !

C’est probablement la raison pour laquelle vous n’avez jamais daigné nous expliquer les contours de vos projets politiques et sociétaux (si vous en avez) sinon par cette langue de bois incompréhensible et ces mensonges répétés, langue maternelle du système qui vous a enfantés. Et, de plus, quelle belle trouvaille que d’affirmer, à travers vos relais respectifs, que chaque interpellation citoyenne serait tantôt l’œuvre d’une «main étrangère», tantôt l’expression d’un «complot ourdi contre l’Algérie». Comme si le citoyen algérien aurait, ipso facto, besoin d’une quelconque tutelle pour réfléchir et s’exprimer. Quel mépris !

Depuis la naissance de ma conscience politique, je n’ai pas vu d’autre «complot» que celui fomenté par votre système de gouvernance contre son propre peuple. Pour preuve : c’est votre système qui a rendu l’Algérien perméable aux fanatismes ; votre système de gouvernance a banalisé la corruption ; votre système de gouvernance a exacerbé le régionalisme ; votre système de gouvernance a encouragé l’injustice et instauré les inégalités sociales ; votre système de gouvernance a tué l’école algérienne, le savoir et l’intelligence ; votre système de gouvernance a massacré la médecine et transformé les hôpitaux algériens en mouroirs ; votre système de gouvernance a poussé les Algériens vers l’exil comme si leur pays était occupé par une puissance maléfique ; votre système de gouvernance a détruit l’agriculture et empêché l’édification de tout projet économique cohérent ; votre système de gouvernance a clochardisé la société ; votre système de gouvernance a laissé des bidonvilles, la misère et la violence s’installer autour des villes. A cause de votre système de gouvernance, Alger n’est plus Alger ; Oran n’est plus Oran ; Tlemcen n’est plus Tlemcen ; Annaba n’est plus Annaba ; Ghardaïa n’est plus Ghardaïa ; Constantine n’est plus Constantine. A cause de votre système de gouvernance, l’Algérie n’est plus l’Algérie. Et les Algériens ne sont plus rien ! Ou peut-être des zombies vivant clandestinement dans des pays qui ne veulent plus d’eux, des miséreux apatrides quémandant un «asile politique» ou une «carte de résidence», voire une autre «nationalité» aux quatre coins de la planète.

Messieurs,

Les informations qui parviennent à la société sont inquiétantes. Et une anxiété légitime s’est installée. Que vous soyez de connivence ou pas importe peu. Que vous vous souteniez mutuellement ou que vous détestiez cordialement n’est pas une priorité. Que l’un soit le chef d’un clan corrompu et l’autre le patron d’un système moribond, j’en suis conscient. Mais je vous demande, car je crois que c’est une question importante qui intéresse l’opinion, oui je vous demande : savez-vous au moins vers quelle destination comptez-vous mener l’Algérie ? L’un et l’autre êtes-vous conscients qu’après avoir hypothéqué l’avenir de plusieurs générations d’Algériens, vous réunissez désormais les conditions d’une somalisation du pays ? En êtes-vous réellement conscients ?

C’est pour toutes ces raisons que je tiens à en appeler à votre conscience. Je me force à croire que vous possédez encore un sens patriotique. Je refuse de penser – même si des éléments objectifs m’y encouragent – que votre ambition à l’un et à l’autre serait de détruire l’Algérie volontairement ou par votre incapacité à prendre de la hauteur. J’en appelle à votre conscience et à la conscience de tous les Algériens pour que cesse cette mascarade.

M. Bouteflika, vous êtes devenu et à travers vous toutes les institutions algériennes, la risée de la planète. Vous savez que vous ne pouvez pas aller contre les lois de la physiologie. Vous êtes âgé et malade et ce n’est là ni une honte ni une tare. Quelle que soit votre histoire, elle est désormais derrière vous. Ne laissez pas le pouvoir corrompre votre âme au point de vous croire éternel. Pensez à tous ces Algériens. Ecoutez toutes ces voix qui vous supplient de partir dignement et tournez le dos à ces courtisans intéressés, à ces arrivistes et à ces opportunistes assoiffés de pouvoir qui vous encouragent à aller vers l’impasse. N’écoutez personne. Ni vos conseillers ni votre frère Saïd Bouteflika. Ecoutez plutôt votre cœur, si tant est qu’il puisse vibrer pour ce pays. 

M. Mediène, vous êtes à la tête des services spéciaux depuis un quart de siècle. Il serait plus juste de parler de police politique. Vous appartenez à une génération qui croit encore qu’il est possible de réaliser notre bonheur malgré notre volonté. Toujours la même infantilisation des masses. Je vous demande solennellement d’assumer vos responsabilités.
En 1999, vous aviez adoubé et fait adouber, avec d’autres, pour la plupart aujourd’hui disparus, la «candidature» de M. Bouteflika. Vous avez fermé les yeux, en 2008, sur le viol dont a été victime la Constitution. Il vous appartient de prendre votre part, dans le cadre de vos prérogatives constitutionnelles, pour mettre un terme à cette situation inacceptable.

Le pays est en danger. Et ce danger ne vient ni de Libye ni du Sahel, ni de France, ni des Etats-Unis, ni d’Israël, ni du Pakistan, ce danger émane de cette insupportable volonté qui vise à permettre, contre toutes les règles du bon sens et de la bonne gouvernance, à un homme malade et considérablement affaibli par l’âge de briguer une présidence à vie alors qu’il est incapable d’être conscient plus de trois à quatre heures par jour. Ce danger, vous le savez, vient des frères Bouteflika et de ceux qui les entourent. Vos partisans disent que vous seriez un «patriote honnête». Il est temps de le prouver. De le prouver et de partir par la suite, dignement, afin que vous puissiez profiter, vous aussi, d’une retraite certainement méritée. 

Messieurs,
Les solutions existent et les femmes algériennes n’ont pas été stériles durant les soixante dernières années. Arrêtez cette mascarade électorale. Permettez à de larges coalitions de mener une transition aux côtés de personnalités reconnues et respectées et de préparer ainsi, dans des conditions favorables, des élections réellement démocratiques. Transmettez le pouvoir au peuple qui, au regard de ce qu’il a enduré au cours des années 1990, sera capable, j’en suis convaincu, de rejeter tout projet totalitaire, nihiliste ou violent. Je n’appelle pas à l’ouverture d’une chasse aux sorcières, car, comme la majorité des Algériens, je ne souhaite ni le chaos, ni l’anarchie, ni la guerre civile.
Mais il vous appartient, à l’un et à l’autre, de montrer une réelle volonté d’éviter à l’Algérie une situation inextricable. Et arrêtez de nous faire croire, comme si nous étions des idiots, que le nom de Bouteflika serait, à lui seul, synonyme de stabilité. Au regard de la situation, il est, ainsi que le maintien de ce système de gouvernance, source d’instabilité. Incontestablement !

Et, de plus, regardez autour de vous. Ne croyez pas que votre puissance actuelle vous confère, pour l’éternité, une quelconque immunité contre la colère du peuple si celle-ci venait à s’extérioriser. Vous connaissez parfaitement la nature des Algériens, leur côté excessif, mais gardez à l’esprit que s’ils évitent, pour l’instant, d’exprimer leur ressentiment, c’est probablement parce qu’ils font preuve majoritairement d’une responsabilité et d’un sens patriotique et qu’ils refusent d’accompagner l’entêtement qui est le vôtre par une réponse destructrice. 
Par cette modeste voix qui est la mienne, je ne prétends parler au nom de personne. Mais je crois exprimer des sentiments que beaucoup de mes compatriotes peuvent partager. A travers cette lettre, j’ai voulu tout simplement marquer ma désapprobation avec les choix que vous semblez mettre sur pied l’un à côté de l’autre ou l’un face à l’autre. J’ai tenu aussi à vous dire, comme beaucoup d’Algériens, je refuse de choisir, dans cette bipolarisation, réelle ou supposée que vous avez instaurée, entre le chef d’un clan (M. Bouteflika) et le chef d’un système (M. Médiène). L’un étant le produit du système et le second étant le protecteur du clan. N’empêche, même si, dans l’absolu, je ne vous crois pas capable de faire preuve de courage politique, je prie de tout mon cœur d’avoir été excessif et injuste à votre égard. Auquel cas, montrez-moi que si votre système a, jusque-là, indûment empêché des millions d’Algériens de jouir normalement de leur pays, il n’en sera pas de même pour nos descendants.
Mohamed Sifaoui. Algérien de cœur et de descendance, journaliste de profession. El Watan
Jeudi 6 mars 2014
Mohamed Sifaoui

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