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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 19:18

Ce sondage me paraît sérieux (opinion way) vu les critères affichés donc je le répercute. Sérieux car nous connaissons les forces en présence et il pousse l'analyse en donnant l'origine des votes par rapport à la présidentielle.

Donc à ce jour voici les pourcentages :

UMP 22 %

FN 21 %

PS 17%

MODEM UDI 10%

F de G 8%

EELV 7%

Dupont-Aignan 3%

Nouvelle donne 2%

Et 1% pour NPA, LO et Christine Boutin

Avec 19% qui ne s'expriment pas.

 On a une chute du PS qui s'explique ainsi :

6% du vote Hollande va au FdeG, 9% va à EELV, et même 5% va à la liste FN.

Notons que 10% de l'électorat Mélenchon va à EELV et surprise 8% va au PS !

 La montée du FN s'explique par la récupération de votes de tous les partis : 5% de l'électorat d'Hollande comme 5% de Bayrou, 9% de Sarkozy ou 4% de l'électorat Mélenchon. De plus il est très solide. Tous les autres partis ont un vote volatile ce qui rend le sondage incertain mais comme tout sondage c'est juste un élément de réflexion. J-P Damaggio

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 17:18

  

Voici ce qui se passe quand il n'y a qu'une seule liste dans les communes de plus de 1000 habitants :

 

commune

Absten-tion

Blancs/nuls

TOTAL

Aucamville

30,5

12,8

43,3

Campsas

34,1

12,9

47

Donzac

30,4

16,6

47

Dunes

36,3

8,4

44,7

Labastide Du Temple

25,2

28,6

53,8

Lamothe Capdeville

35,4

16,1

51,5

Lavit

29,9

19,2

49,1

Mas Grenier

33,2

12,9

46,1

Montaigu

28,7

23,9

53,6

Montbeton

38,5

8,2

46,7

Monteils

31,4

12,2

43,6

Valence d'Agen

41,2

12,6

53,8

St Nauphary

24,4

12

36,4

Villebrumier

31,5

19,9

51,4

Lacourt St Pierre

31,5

13,9

45,4

 

Dans les petites communes, le fait qu'il n'y ait qu'une liste peut s'expliquer. Dans les communes de plus de 1000 habitants avec le nouveau mode de scrutin qui complique la tâche, il faudrait prendre des mesures pour éviter de telles élections faussées. Comme il n'est pas possible d'obliger quiconque d'être candidat, une loi pourrait cependant déclarer qu'un second tour est nécessaire quand au premier tour une liste n'a pas 50% des inscrits, ou elle pourrait autoriser l'électeur à rayer des noms là où il n'y a qu'une liste. Bref des mesures pour que les citoyens ne soient pas prisonniers et ne retiennent pas d'une élection que la liste a été élue avec 100% des voix !

Chez les commentateurs qui ont évoqué l'abstention jamais je n'ai entendu un mot sur le cas d'élection avec une seule liste.

Ce tableau est une façon de rendre hommage aux perdants car sans eux la démocratie disparaitrait et pour un élu il devient si facile d'être élu d'office, qu'il a tendance à s'en réjouir. J-P Damaggio

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 11:00

USA : l’empire immobile

 

Presque 40 ans après avoir posé le pied pour la première fois aux Amériques je viens d’y entreprendre un voyage virtuel en guise de préparation d’un retour réel.

J’étais parti pour y travailler deux ans, donc rien à voir avec un voyage touristique ordinaire.

De cette plongée virtuelle actuelle, j’en ai ramené un texte sur l’immobilité du pays que je vais pouvoir confronter avec la réalité. Tout en le rédigeant je me suis souvenu qu’objectivement un empire ne pouvait que tendre vers l’immobilité structurelle. Pourquoi ne ferait-il pas confiance aux conditions qui lui permirent d’accéder au statut d’empire ?

Par définition les forces dominantes d’un empire ne cherchent qu’à se continuer sauf que, quand cet empire est celui du capitalisme triomphant, il est celui du « tout change pour que rien ne change ».

Repeindre la façade en permanence, pour sauver les fondations !

Et en retour se demander ce que pourrait dire un Etasunien ayant travaillé en France voici 40 ans et y entreprenant un retour aujourd’hui. Quelle part de l’immobilité en France ? Quelle part de bouleversement ?

Jean-Paul Damaggio

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:16

Ce doucment avait été publié mais à présent il y a uelques compléments.

Jean-Paul Damaggio

 

Lecture d’affiches

pour les élections de 2014

 

Auvillar (994) : 2 listes + candidats isolés

Beaumont (4139) : 2 listes : sortant PRG contre droite

Bressols (3688) : 2 listes : sortant divers gauche contre ?

Castelferrus (423) : 2 listes (le maire sortant ne se représente pas)

Castelmayran (1154) : 2 listes

Castelsarrasin (13539) : 3 listes

Caylus : (1536 habitants) 3 listes

Espalais (422) : 2 listes + un isolé

Garganvillar (654) : 2 listes

Labastide Saint-Pierre (3809) : 3 listes

Larrazet (pas d’affiches) (664) : 2 listes

Lavit (pas d’affiche) (1543) : Seule liste du maire sortant et conseiller général.

Malause (1117) : 2 listes

Moissac (12811) : 4 listes

Montauban : (56 536) 5 listes

Saint-Nicolas (2200) : 2 listes

Valence d’Agen (5320) : 1 liste

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 13:09

Toulouse se distingue toujours par la présence d'une forte extrême-gauche.

Cette fois l'originalité a été l'explosion totale de ce courant qui avait été unis en 2001 derrière Les Motivé-e-s.

Pierre Cohen avait réussi en 2008 une union large dès le premier tour mais cette fois le paysage a été très différent.

Plusieurs sortants se sont retrouvés sur des listes autonomes.

1 ) EELV a préféré se compter au premier tour et en queue de liste nous retrouvons François Simon tête de liste de l'AMP et ses alliés en 2008.

2 ) J-C Sellin ayant quitter le PS pour fonder le Parti de Gauche se retrouve avec Myriam Martin qui a quitté le NPA pour fonder la Gauche anticapitaliste et je place leur score dans la lignée de celui du NPA de 2008.

3 ) La troisième adjointe fonde une liste citoyenne qui n'est pas dans les résultats de mon tableau même si elle réussit un score honorable : Elisabeth BELAUBRE 2,42 %

4 ) La liste du NPA sans Myriam Martin dirigée par Ahmad CHOUKI

mais avec l'appui de l'ancien des Motivé-e-s Salah Amokrane se contente de 1,67 % soit 2170 votes

 Comme à Montauban l'échec du PS ne bénéficie pas à "l'autre gauche".

Une différence avec Montauban où le FN reste faible.

 Total, les listes de "gauche" font 52% mais les scores ne vont pas s'additionner au deuxième tour.

 Moudenc prétend avoir gagné mais il fait 4% de moins que la dernière fois alors que la centriste Christine DE VEYRAC fait un mauvais score.

 Malgré 10 listes l'abstention est forte de 4% de plus.

 Bilan : personne ne peut connaître les résultats du second tour. JP Damaggio

 

 

2008

2008%

2014

2014%

Inscrits

242961

 

254538

 

Abstentions

105678

43,50

121629

47,78 %

UMP

57303

42,60

49554

38,20 %

PS-PCF

52455

39,00

41851

32,26 %

AMP puis Verts

7293

5,42

9064

6,99 %

NPA puis FdeG

6817

5,04

6616

5,10 %

Centre

7936

5,90

3183

2,45 %

NPA 2014

 

 

2170

1,67 %

FN

 

 

10574

8,15 %

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 11:44

La prime aux sortants reste très forte au moment des municipales… surtout quand les sortants n’ont pas d’opposants comme ce fut le cas dans la moitié des communes du Tarn-et-Garonne. Il y a cependant des conseillers généraux qui doivent s’inquiéter quant aux futures cantonales.

Jean Cambon battu à Nègrepelisse, Denis Roger battu à Verdun sur Garonne, Guy Hébral à Molières, Raymond Massip peut-être battu à Montpezat tout comme Bernard Dagen (Castelsarrasin) et éventuellement Pierre Guillamat (Moissac), Roland Garrigues, G. Descazeaux et Cl. Mouchard à Montauban ; la liste est un peu longue.

 Bien sûr il y a les imbattables, Francis Garrigues à Lavit (pas d’opposants), Jean-Michel Baylet à Montjoi (pas d’opposants), Etienne Astoul à Villebrumier (pas d’opposants), Jean Lavabre à Montaigu (pas d’opposants).  

 Ils gagnent face à des opposants : J-L Deprince à Beaumont, Joël Capayrou à Saint-Nicolas de La Grave, Jacques Tabarly à Septfonds, Jean-Paul Albert à Monclar,  Patrick Marty à Grisolles. Quelques conseillers générzaux n'étaient pas candidats : Jean-Paul Raynal, Dominique Sardeing-Rodriguez, Jean-Pierre Quéreilhac, Jacques Roset, Léopold Viguié.  

JPD

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 11:42

Toute élection municipale a ses dimensions locales, ses questions de personne, ses rapports de force atypique mais je prétends, avec un livre à l’appui, qu’une fois ces aspects balayés, le cas de Montauban est révélateur de phénomènes globaux et cette fois je trouve cette confirmation dans les ces deux résultats :

1 ) l’échec du PS et ses alliés ne bénéficient pas à « l’Autre gauche »

2 ) la présence du FN ne nuit que très peu aux résultats de la droite.

 Point 1

Dans l’histoire de France, municipales ou pas, les résultats électoraux au sein de la gauche ont engendré deux phénomènes : le succès du PS s'accompagnait du succès du PCF ou le succès du PS se faisait sur le dos du PCF.

Depuis les municipales de 1983 nous sommes dans le deuxième cas de figure. Un cas de figure qui n’a fait que s’amplifier, le PCF persistant à penser qu’à un moment ou un autre, l’échec du PS amènerait son propre succès.

Puis en 2009 un espoir nouveau arrive, le Front de Gauche. Pour la première fois, une tendance du PS fait scission en se tournant vers le PCF pour relancer un projet politique global. Auparavant il y avait bien eu la scission Chevènement mais elle avait tourné court ; avec Mélenchon l’avenir devait changer d’horizon.

Pour les municipales de 2008 à Montauban, la liste Montauban Citoyenne était une annonce de ce phénomène, le PCF local acceptant enfin de ne pas se joindre au PS dès le premier tour pour d’abord se compter dans le cadre d’une liste ouverte.

 En conséquence en 2014 le phénomène a pu être amplifié et le rassemblement s’est élargi comme nulle part ailleurs pour aller d’EELV au NPA (existe-t-il un autre cas en France ?) tout en gardant sa dimension citoyenne et avec la même tête de liste.

Bilan, si cette liste résiste bien, elle ne récupère pas les déçus de la liste PS et alliés !

Je ne pense pas que le 1,7% de la liste LO soit le petit manque qui aurait permis d'arriver comme je le pensais, à 15%.

Ce problème n’est pas circonstanciel, anecdotique mais bien structurel.

 Il mérite d’être posé clairement, sans tabou, je veux dire politiquement. Je n’ai pas la solution pour changer inévitablement le cours de cette histoire qui concerne d’ailleurs toutes les forces progressistes d’Europe. Aucun échec du PS et ses alliés ne fera le bonheur du Front de Gauche. L’idée majeure de Mélenchon (passer devant le PS) est une fausse perspective. De toute façon, le PCF a été longtemps électoralement devant le PS sans que la France bascule dans le camp progressiste !

 Je ne sais comment mais le Front de Gauche doit séparer son projet, de toute référence à la gauche historique, car le clivage droite/gauche n’a plus aucune pertinence. Que le PS fasse sa vie et que « les progressistes » se donnent leur propre projet sans avoir comme première référence le succès électoral.

Si depuis 1983 aucun effort n’a été tenté dans ce sens, c’est que la tâche est difficile, les mots eux-mêmes n’existant pas pour la nommer. J’emploie le terme « progressiste » mais je sais que la notion de «progrès» elle-même est une impasse en soi. Le clivage progressistes / réactionnaires ne peut plus exister puisque de toute part la société est en ébullition.

Comme dans le nom « Montauban Citoyenne » il existe la référence aux « citoyens » que justement Chevènement a mis en valeur en 1994 en créant le Mouvement des Citoyens. Mais en voulant dépasser ainsi le face à face droite/gauche, par le clin d’œil au gaullisme Chevènement s’est égaré et a fini par rentrer au bercail socialiste.

Bref, je pense que tout le temps employé par Mélenchon pour dénoncer Hollande devrait plutôt être employé pour enraciner un projet qui reste invisible pour les citoyens ordinaires malgré des efforts locaux comme « Montauban citoyenne ». Sauf que la visibilité est peu évidente quand au second tour on pense pouvoir s'allier avec le PS pour gouverner avec lui. Depuis 1992 je plaide pour des alliances sans solidarité de gestion (sans participation aux responsabilutés) mais la nuance est-elle compréhensible pour les citoyens ?

 Point 2

Montauban n’est pas la ville la plus FN du Tarn-et-Garonne mais la présence électorale de ce courant, dès 1984, permet de mesurer son implantation, et sa réalité. Ce parti a été présent aux municipales de 1995 et 2001 mais pas en 2008. Son retour en 2014 donne donc à l’élection une tonalité s’inscrivant mieux dans le schéma national.

Puisque la droite reste forte et la gauche faible, est-ce que le FN prend ses voix à gauche ? Il faut d’abord balayer cette analyse qui fait l’impasse sur l’abstention. Quand en 1984 le FN surgit dans l’élection européenne au moment où le PCF dégringole une conséquence mathématique simpliste en a fait déduire à beaucoup qu’une part de l’électorat PCF était passée au FN. Erreur d’analyse totalement visible à Montauban où le FN fut plutôt fort dans une commune où le PCF a été historiquement faible ! Je penche plutôt pour une existence du vote extrême-droite antérieure au succès du FN mais qui était abstentionniste et donc invisible. Aujourd’hui les invisibles sont beaucoup plus à gauche et c’est là aussi une preuve de la fin du clivage droite/gauche : généralement le peuple de gauche avait la « religion » du vote ! D’où vient cet ancrage du FN dont les résultats étaient considérés anecdotiques en 1984 ? D’un fait très simple : il refuse toute alliance avec la droite et la gauche. Il n’a pas de programme réel mais un positionnement permanent : il est hors-système.

Observons cependant que le score n'est pas à la hauteur des espérances FN. Thierry Viallon pensait à 20% et Patrice Charles à Moissac qui fait 19% le dit clairement : "Ces résultats sont quelque peu décevant". Mes médias s'excitent sur quelques cas de figure mais en réalité le FN est arrivé à son maximum. Il va y avoir des élus municipaux FN à Montauban et Moissac sans que pour autant que ça beaucoup de chose. Aux dernières législatives les commentateurs avaient fait grand bruit sur l'élection de deux députés FN : leur bilan aujourd'hui ?

Je suis de ceux qui pensent qu'il ne faut ni dramatiser ni minimiser un score électoral qui comme tous les scores mérite un analyse paisible.

 Donc pourquoi le succès FN ? Car ce parti reste hors-système. Encore une fois La Dépêche du Midi laisse entendre "qu'une rumeur enflait hier soir dans les couloirs de l'hôtel de ville d'un possible rapprochement avec la sortante dans le cadre d'un arrangement dont il [Thierry Viallon] ne veut pas entendre parler."

A aucun moment, politiquement un tel arrangement n'était possible sauf à entretenir la confusion sur ce qu'est le FN.

Mélenchon a beau répéter qu’en dénonçant le PS, il peut lui aussi être considéré hors-système, le soir du premier tour de la présidentielle il a annoncé son désistement sans condition pour Hollande, ensuite il a annoncé qu’il pouvait être le premier ministre de Hollande un président qui se devait de tenir compte de l’apport de son électorat dans sa victoire. Jamais Marine Le Pen n'appellera à voter Sarkozy ou UMP sinon c'est son capital électoral qui s'effondrerait !

 Sauf que LO qui est aussi hors-système n’a jamais pu s’imposer durablement.

La politique d’Hollande autant que l’enracinement du FN sont à interroger pour la construction du projet progressiste.

Quant au succès relatif de Brigitte Barèges (il n'y a pas de liste centriste au premier tour)  il nous rappelle que la droite est toujours là. Je prétends que si en 2001 La Dépêche a soutenu seulement du bout des lèvres Roland Garrigues, cette fois elle en a fait beaucoup trop, une stratégie contre-productive. Mais là aussi, au-delà du contexte local si demain Moudenc l’emporte à Toulouse, ça sera un point à prendre en compte pour faire le bilan de l'opinion. Jean-Paul Damaggio

 

 

2008

% 2008

2014

% 2014

Inscrits

37605

 

39675

 

Exprimés

25264

67,18 

25636

64.61%

UMP

11074

43,83

11 471

44,75%

PS et alliés

8467

33,51

7 183

28,02%

Montauban Citoyenne

2644

10,47

3 037

11,85%

Centre

1702

6,74

 

 

SE

1377

5,45

 

 

LO

 

 

442

1,72%

FN

 

 

3 503

13,66%

 

 

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 17:18

Le gouvernement a proposé une liste de nuances qui a fait problème en éliminant le "SE" (sans étiquette" et en divisant les listes Front de Gauche et Parti de Gauche.

Donc a donc comme nuance : LEXG (extrême-gauche), LFG (front de gauche), LPG (parti degauche), LCOM (communiste), LSOC (socialiste), LUG (union de la gauxche), LDVG (divers gauche), LVERC (verts), LDIV (divers), LMDM (Modem), LUC (union du centre), LUDI (UDI), LUMP (UMP), LUD (Union des droites), LDVD (divers droites), LFN (FN), LEDX (extrême-doite).

 La réponse est pour chaque département sur le site de wikipédia qui a dû avoir accès au site du gouvernement. Par exemple vous avez ici les étiquettes à Moissac où en effet on a bien la liste Guillamat étiquetée UDI !

Un erreur par contre : la liste Garrigues est déclarée PS-PCF-EELV mais sur le document officiel Union de la Gauche (une modification a été faite ensuite)

 L'UDI est en pointe dans le département avec des listes à Castelmayran (Clemente), Labastide du Temple (Kléber-Leygue), Cazes Mondenard (Guilloteau), Corbarieu (Thierry), Malause (Marie-B Maerten), Molières (Sahuc) Monclar qui fait fort avec deux UDI (Albert et Povert). La liste Barèges est UDI-UMP sur Wikipédia qui renvoie au document officiel où en fait c'est Union de la droite.

 Inversement à Labastide St Pierre comme à Escatalens, Septfonds, Saint Nicolas de la Grave, Pompignan, Orgueil, ils sont tous DVG. A Lamagistère c'est même trois listes DVG !

A Bressols Ibres s'est étiqueté DVD alors que dans une émission radio on pouvait l'écouter vanter les mérites du gouvernement !

 Une liste socialiste à Corbarieu. Une autre à Saint Antonin mais le conseiller régional socialiste a préféré aller sur l'autre liste étiquetée LDVG ! A Villebrumier la liste socialiste n'est plus conduite par Etienne Astoul mais par J-L Marty. Liste socialiste dans le même canton à Nohic.

Une liste Parti de Gauche à Réalville.

Liste UMP à Monteils.

J-P Damaggio

 

P.S. La Dépêche rendant compte des résultats a donné les étiquettes officielles.

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 14:15

Jaime-Roldos.jpg

"Né à Guayaquil, Aguilera était un réformateur, et sa politique à l'égard des compagnies pétrolières américaines lui attirèrent nombre d'ennemis en particulier en 1981, où il présenta au congrès équatorien sa nouvelle loi sur les hydrocarbures. Roldós et sa femme fondèrent Partido Pueblo, Cambio y Democracia. Il fut président de l'Équateur de 1979 à 1981 pendant un bref affrontement militaire qui opposait son pays au Pérou en 1981. Il est mort dans le crash d'un avion en 1981 près de la frontière péruvienne. Les huit autres passagers sont morts également dans le crash." Wikipédia France

 Comme chaque année, nous publions ici un écho du festival de cinéma latino-américain qui se tient à Toulouse[1] avec un coup de projecteur sur le magnifique documentaire concernant la mort de Jaime Roldós qui nous raconte en réalité deux morts étranges : celle de l’accident d’avion du président de l’Equateur et celle du mésusage ensuite de son nom dans la politique de ce pays.

Cet accident intervenu le 24 mai 1981 a pu passer inaperçu en France, le pays étant pris par sa propre actualité, en conséquence le documentaire permet de revisiter une histoire méconnue. Nous quittons ainsi le cas Pinochet ausculté sous tous les angles pour le modeste Equateur où la politique est finalement une question familiale.

 L’histoire

Au tournant des années 78, Carter ayant assis sa présidence, la politique des USA change et les dictatures des Amériques vont peu à peu disparaître. L’Equateur sera pionnier en la matière grâce à des divisions importantes dans l’armée, divisions provoquées par les luttes populaires. Une partie de l’armée ne veut plus servir d’armée de répression. Mais une autre partie se fait le relais de l’opération Condor et il n’est donc pas surprenant d’apprendre que la première mort violente du court mandat de Roldós est celle d’un militaire loyaliste.

Jaime Roldós est présenté dans le film, avec documents à l’appui, comme un adversaire déterminé des dictateurs et tout indique que sa mort a été commanditée par les maîtres de l’opération Condor conduite par l’union Pinochet-Viola (dictateur argentin) mais le grand mérite du film n’est pas de chercher des coupables mais seulement de remettre le président dans une histoire plus large.

Cette histoire a été masquée et l’intérêt du film c’est d’abord les secousses qu’il produit là où les événements se sont produits. Avec le parti politique né après la mort de Jaime, le Parti Roaldiste ce fut un hold-up organisé par le beau-frère pour attirer sur lui la popularité du jeune disparu. Un hold-up qui a masqué à la fois le combat de Roldós et les raisons de sa mort.

Comprendre

A chercher des coupables tout porte à désigner des responsables or pour le réalisateur, l’essentiel c’est de comprendre l’enchaînement des faits ce qui donne au documentaire un suspens plus global qu’un film ordinaire. Chaque morceau du puzzle se met en place non pour une lecture univoque, mais pour au contraire une approche aux multiples entrées. C’est exactement comme l’introduction hésitante pour désigner le point de départ de la mort. Voilà une œuvre d’art qui réussit l’exploit de rendre simple un enchaînement, sans en masquer à aucun moment la complexité ! Un pari gagné sans doute parce que les réalisateurs Manolo Sarmiento et Lisandra Rivera débutèrent les recherches en 2006, pour le 25 ème anniversaire de la mort de Jaime Roldós et le terminèrent seulement en 2013 !

Je ne sais si je vais être capable de rendre cette complexité mais je tiens à essayer.

Nous ne sommes pas face à un système mais face à des contradictions au sein de l’armée, au sein de l’appareil d’Etat, au sein du peuple, au sein des partis, au sein de chaque individu.

Nous ne sommes pas face à un système qui élimine l’action des individus même si finalement l’action des individus peut être broyée par un système.

Dans un entretien sans complaisance avec le réalisateur j’ai relevé quelques éléments qui vont éclairer mon propos.

 La parole au réalisateur

Jaime Roldós a été remplacé par son suppléant Osvaldo Hurtado toujours vivant. Pourquoi n’est-il pas interrogé ?

Le réalisateur considère que ce qui compte ce sont les faits, les actes, en conséquence, Hurtado, en nommant ensuite comme ministre de la défense l’Amiral Sorroza (représentant de forces conservatrices que Jaime voulait révoquer), en acceptant la version de la mort fournie par les militaires (un simple accident), a eu une position claire. Seule l’histoire compte, pas les propos qu’ensuite cet homme pourrait tenir sur l’histoire.

Les personnes interrogées appartiennent aux éléments périphériques.

Même question pour le fameux Sorroza et même réponse : d’une part il semble qu’il soit mort et d’autre part, le fait historique c’est ce qu’il a dit à la commission d’enquête en 1982.

 Oui mais pourquoi ne pas avoir donné la parole à Jaime Galarza Zavala, l’homme qui a écrit un livre sur le sujet, livre évoqué par un des personnages dans le film[2] ?

Et en effet, le spectateur imagine, quand ce livre apparaît, qu’ensuite nous aurons la version de ce chercheur, mais ce n’est pas le cas et ce n’est pas le cas dans la réponse du réalisateur à la question posée :

« - Nous avons bien sûr rencontré Jaime Galarza et nous l’avons interrogé. Il a beaucoup d’informations. C’est une source secondaire comme tant d’autres témoignages que nous n’avons pas pu mettre dans le documentaire final. Notre film n’a pas les mêmes objectifs que son libre. Il prend une autre direction mais cependant nous respectons ses critères et nous reconnaissons son rôle important pour la remise en cause de la vérité officielle. »

 J’en suis réduit à soupçonner que Galarza avait pour but d’établir une nouvelle vérité face à la vérité officielle alors que pour le film, l’objectif est moins la quête de vérité que le développement de la capacité à mettre en relation des événements. Le film dure deux heures, une heure pour éclairer (et non résoudre) l’accident mortel, et une heure pour étudier aussi la deuxième mort qui, sans doute, dans le livre de Galarza doit être absente (mais bien sûr j’aimerai vérifier).

 Le film est interdit en Equateur dans les salles possédées par Supercines dont le propriétaire est israélien (30% des places dans le pays) : les dirigeants demandèrent de voir le film avant de le projeter ! Or dans le film est reprise la dénonciation féroce par Roldos de León Febres Cordero lié à l’industrie militaire israélienne dont l’Equateur a acheté des K-fir[3]. Y-a-t-il un lien entre les deux faits ?

Par cette question et cette réponse on vérifie le souci professionnel de Sarmiento qui répond seulement : « Je ne sais pas. » Quand il ne sait pas, il ne fait pas d’hypothèses, de bavardages, il ne sait pas, et point à la ligne.

 Autre exemple avec cette question posée : est-ce que la mort en six mois et toujours par accident d’avion du président du Panama Omar Torrijos, du président de l’Equateur, du Ministre de la défense du Pérou Miguel Hoyos et de deux ministres de la défense de l’Equateur fut une coïncidence ? Impossible de donner une réponse.

 Les enfants du président

Le président meurt avec son épouse et ils laissent trois orphelins : deux filles et un garçon qui témoignent pour le présent. Un fille qui vit au Mexique pense plus à sa thèse sur l’évolution du salaire des ouvriers mexicains qu’à l’histoire de son père. L’autre montre de la bibliothèque familiale les œuvres complètes de Bolivar. En fait une des figures du film, c’est le fils destiné à être l’héritier et qui s’est destiné au rôle de comédien, un comédien qui se moque du pouvoir alors qu’il avait tout pour accéder au pouvoir comme le fera son oncle, un frère de sa mère, qui va créer un parti du nom de Roldos !

C’est ainsi que le documentaire est plein d’humanité, de sensibilité et en même temps d’information historique majeure. Le beau-frère Abdala Bucaram (qui sera peu de temps président) prétend connaître les responsables de la mort et s’insurge qu’on ne soit pas venu l’interroger. Une fois de plus il aurait voulu utiliser le cas Roldos au profit de sa propre image qui, le film le montre dans une séquence est l’inverse de celle de Jaime. Magnifique ce film car il lutte contre les bavards : les images suffisent quand, après des années de recherches elles sont choisies au millimètre

Jean-Paul Damaggio



[1]Nous avons déjà évoqué deux films sur le chili qui vont passer à Caussade : unet deux

[2] Richelieu Levoyer, commandant général de l’Armée dans le gouvernement de Roldós. Il évoque la possibilité d’un attentat.

[3]En 1981 Le Pérou envahit l’Equateur et aussitôt l’Equateur est obligé d’acheter des armes pour se défendre. Reagan devenu président autorise aussitôt l’achat d’avions israéliens ce qui entraîne des dépenses qui ne permettent plus les mesures sociales d’où les grèves qui vont se produire… Dans le film Raúl Falconí, ambassadeur d’Equateur à l’OEA pour le gouvernement de Roldós pense que cet affrontement a été fabriqué et il montre les contradictions mêmes au sein de l’équipe du président, le ministre des affaires étrangère lui donnant des ordres opposés à ceux de Jaime.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 21:25

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 Le géant de la grande distribution aux USA s'appelle Wall Mart et l'entreprise n'est pas si vieille. Née au début des années 1950 en Arkansas elle a progressé petit à petit jusqu'à devenir le géant d'aujourd'hui. Toujours propriété de la même famille Walton !

Le syndicalisme y est interdit mais des femmes ont réussi à poursuivre la firme devant les tribunaux pour discrimination car elles sont payées moins que les hommes pour le même travail. D'années en années les tribunaux ont donné raison aux femmes tout en considérant que la plainte avait valeur collective. La Cour suprême a fini par arrêter le processus.

Les luttes n'ont pas cessé pour autant. Aujourd'hui, pour la 87 ème anniversaire du syndicaliste César Chávez un film vient de sortir et le souvenir de cet homme est appelé au secours par des femmes de Wart Mart en grève. Les succès de César sont toujours dans les mémoires et aboutirent en 1975 à l'Agricultural Labor Relations Act.

 Le fait étrange c'est que les paysans d'hier, syndiqués par César, sont aujourd'hui des employés indirects de Wall Mart qui conditionne tout de la production à la distribution. JPD

  

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