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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 22:10

 

Jacques Desmarais nous rappelle qu'Eve Cournoyer est toujours en scène et il en profite pour un beau montage photo qui me rappelle quelques riches souvenirs.

 

Il ajoute une belle vidéo.

Jean-Paul Damaggio

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 22:02

Je répercute ce commentaire de sondage. Nous verrons bien la suite. JPD

 

"Et si la question n'était plus de savoir si le Front national sera en tête, mais quelle sera son avance sur le parti qui arrivera en deuxième position ? À la lecture du sondage CSA-BFMTV-Nice Matin du 15 mai, la question qui hante les politologues depuis plusieurs semaines n'en est plus une. Oui, Marine Le Pen et ses troupes seront les grands vainqueurs des élections européennes du 25 mai prochain. Avec 25 % des voix, le FN progresse d'un point tandis que l'UMP recule de 1 point à 21 % par rapport au même sondage réalisé il y a deux semaines. Le PS est à 18 % (- 2). L'alliance UDI-MoDem se maintient à 9 %, Europe Écologie-Les Verts gagne 1 point à 8 % et le Front de gauche est à 6,5 % (- 1).

Depuis deux mois, Marine Le Pen est en progression constante alors que le Parti socialiste perd semaine après semaine des plumes. En 2009, la liste FN obtenait seulement 6,34 %, tandis qu'une liste dissidente échouait juste sous la barre des 5 %. Cinq ans plus tard, l'extrême droite semble avoir doublé son étiage. D'où viennent ces voix ? Des écologistes qui avaient obtenu 16,28 % et qui aujourd'hui sont crédités de la moitié ? Des mouvements d'extrême gauche qui semblent en difficulté ?

Si ces chiffres étaient confirmés, ils ouvriraient une période d'instabilité et de doutes politiques renforcée encore par l'abstention, qui selon le CSA s'annonce massive. Seuls 40 % des électeurs pourraient se rendre aux urnes..."

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 14:04

hderrero-3.jpg herrero-2.jpg

En 1992, Herrero est venu à Montauban présenter son livre, l’Ami Indien. Il y raconte son enfance et sa jeunesse du temps où il était du camp des indiens contre le cowboy ce qui le poussa à réaliser un de ses rêves, partir à 20 ans pour les Amériques. Le style ne manque pas de brio, aussi alerte qu’un trois quart centre. Et le témoignage de symboles.

Toulon est toujours en haut de l’affiche et en souvenir de ma propre enfance je ne regarde pas sans émotion le combat actuel des Verts et Noirs de Montauban pour monter en Pro D2.

Bref, sensible au rugby, aux indiens et au style d’Herrero je m’étais empressé d’acheter son livre et de lui demander, fait rare, une dédicace. « Je t’invite humblement sur les routes de mes grands espaces sans frontières… en liberté ! »

Le Western a façonné toute une jeunesse dont je me demande à présent par quoi elle est façonnée. Par le cinéma, les illustrés il fallait se prononcer entre le bon et le méchant.

Sur ce plan comme sur d’autres, 68 passera par là et Géronimo entrera alors dans la légende. Tout le drame de cet affrontement entre le bon et le méchant faisait que le défenseur du méchant pouvait, par générosité, devenir aussi bête que le défenseur du bon ! Toute l’idéologie du bon sauvage a eu de multiples conséquences : pour ridiculiser notre civilisation donc la démocratie, pour magnifier certains types de religion contre d’autres etc.

Les Incas par exemple, et ça transparaît dans le livre d’Herrero, n’était pas les infâmes exploiteurs de peuples indiens mais les glorieuses victimes de la tuerie immonde du colonisateur espagnol.

Je crois qu’on appelle ça le manichéisme qui privilégie le théâtre de la vie à la vie du théâtre.

Avec le livre comme j’en ai l’habitude, j’avais à l’époque collé un article que j’offre aujourd’hui, un article de l’Humanité Dimanche écrit par Jack Dion qui aime le théâtre et qu’on peut lire dans Marianne. C’était en 1994 et depuis vingt ans que d’eaux plus ou moins polluées ont circulé sous les ponts de nos vies.

Jean-Paul Damaggio

P.S. La vie de blogueur n'est pas simple : auparavant je pouvais utiliser un système d'archive sur un autre blog et y renvoyer le lecteur de ce blog. Violà que c'est impossible donc je suis obligé de renvoyer à l'article d'un autre blog où le fivchier joint est à la fin. 

 

 

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 13:43

baby-boom.jpg

 

Je suis un enfant du baby boom et très tôt j’ai compris ce que ça signifiait. EN arrivant au collège la moitié des classes étaient des préfabriqués car les autorités n’avaient pas anticipés cette arrivée massive d’enfants au collège. Et du côté professeur, il y avait des instituteurs sorti tout frais de l’Ecole normale en attendant que des capétiens prennent leur place.

Bref, pas besoin de faire un dessin : après 1945 les couples ont eu envie de rattraper le temps perdu à cause de la guerre, des séparations, des morts et de la tristesse des temps, les bals clandestins n’étaient pas les lieux les plus incitatifs à penser l’avenir.

Pensant que ce phénomène était plutôt français je ne me suis jamais posé la question du pourquoi c’était une expression anglaise qui le désignait. Les Anglais n’avaient que peu de raisons d’voir un baby boom. Bien sûr des soldats sont morts, le pays a eu quelques bombardements mais pas la moindre occupation, pas le moindre S.T.O…

 Qu’elle ne faut pas ma surprise quand j’ai découvert que les USA avaient eu aussi leur baby boom ! J’oublie pas le nombre considérable d’Etatsuniens morts sur les plages de Normandie, ni l’affreuse guerre dans le Pacifique mais je n’oublie pas non plus la tardive entrée dans la guerre de ce pays.

 Cette découverte m’imposait une révision de mon opinion sur le baby boom : s’il était certes un effet de la Guerre, il était aussi et peut-être surtout un effet de la Libération !

Et si la courte période 1945-1952 avait été celle de l’optimisme maximum sur la plus grande partie de la planète ? Celle d’une promesse de bonheur infini ? Celle vraiment d’une libération qu’on revivra d’une certaine façon en 1968 quand la génération du baby boom voudra à son tour retrouver l’optimisme inconscient de son enfance.

 En 1945 une page de l’histoire de la planète se tourne au détriment souvent des souvenirs de l’entre-deux-guerres qu’il fallait rejeter d’un revers de main pour ne plus penser qu’à nouveau, la victoire étant acquise sur le fascisme, nous entrions dans une autre entre-deux-guerres, avec les nuages annonciateurs d’une guerre qui restera froide en Europe (un peu moins en Algérie, au Vietnam et dans quelques contrées reculées).

 La démographie est et reste un des indicateurs les plus pertinents de la santé de nos sociétés. J’ai souvent écrit que l’URSS s’est effondré le jour où elle a été obligé de cacher la montée en force de sa mortalité infantile.

Jean-Paul Damaggio

 

 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 10:22

Diego_Luna_Ganador_Cesar_Chavez_SXSW.jpg

Dans la revue Milenio le film de Diego Luna dont la sortie en France n'est pas encore programmée est présenté ainsi :

"Le cinéma est une entreprise difficile. Dans de nombreux cas, réalisateurs, scénaristes et acteurs Jouent leur sort sur une seule opération. L'industrie récompense amplement ceux qui ont la chance ou le talent pour obtenir un succès , mais punit sans pitié ceux qui trébuchent. Le cinéma  a de plus, également, peu de patience. Il existe des cours d'écriture, par exemple, concentrés sur l'enseignement de formules infaillible pour atteindre non de bonnes critiques ou le succès artistique, mais le plus d'entrées possibles. Il faut avoir vocation très particulière pour choisir une autre voie. Nager à contre-courant à Hollywood n'est pas chose facile. Aussi c'est remarquable ce qu'a fait Diego Luna avec son film récent sur le leader paysan César Chávez, le plus important dans l'histoire de la communauté hispanique aux USA."

 César Chávez n'avait rien d'un héros de cinéma. Pas de grand discours à la Luther King, pas de posture à la Gandhi, juste une modestie infinie, une discrétion permanente.

 Dans la revue citée LEÓN KRAUZE raconte ce souvenir :

"Au début de 2012, j'ai été invité à manger avec ma famille, à Pablo Cruz, un ami de Luna, le producteur en chef de Canana, la société de production à laquelle Gael García Bernal est aussi un associé. Au cours des mois précédents, pendant des événements similaires, j'avais entendu Luna et Cruz parler avec passion de son film sur Cesar Chavez. Il était évident qu' ils se souciaient au plus au point de l'histoire. Dans mon souvenir, la maison de Luna était bordée de livres sur Chavez et son mouvement. Cruz avait décoré la chambre de leurs enfants avec une bannière des United Farm Workers. C'était certainement le projet de leur vie.

Après le repas, le lendemain, Luna et Cruz se dirigeraient vers Hermosillo, où serait tourné le film. L'atmosphère toujours joyeuse de la maison de Cruz était prise par une sorte de mélancolie. Producteur et réalisateur ont passé des années à préparer le début du tournage. Convaincre les investisseurs, choisir le casting, les lieux et bien sûr, inviter John Malkovich. Quelques heures plus tard, je suis allé voir Luna. Je lui ai demandé pourquoi il avait choisi de raconter la vie de César Chávez. Pourquoi ne pas commencer avec un script plus commercial ? Pourquoi jouer avec un tel caractère potentiellement impénétrable ? "Car c'est l'histoire que j'ai à raconter," répondit-il."

Un film à voir. J-P D

 

 

 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 10:21

Derbez.jpg

 Le fait est bien connu, les Hispaniques gagnent tous les jours du terrain dans la vie des USA. Par Hispaniques, il faut entendre des immigrés venus d’Amérique latine qui continuent aux USA à parler un espagnol parfois mélangé à de l’anglais.

Le touriste ne peut pas vraiment se rendre compte du phénomène. Bien sûr, un détour par le quartier hispanique de San Francisco est éclairant mais pas plus que le quartier japonais ou chinois.

Dès notre arrivée, dans le bus populaire nous conduisant au centre, nous avons entendu cette forme d’espagnol que nous avons ensuite croisé sur la route comme dans le restaurant de Williams.

Bien sûr, Santa Fe respire le Mexique.

Bien sûr, comme à New York, dans les transports publics les informations sont à la fois en espagnol et en anglais.

Mais, à part la célèbre Univision nous n’avons pas découvert une autre chaîne télé. Concernant la presse en espagnol, vivante sur internet, elle est peu présente y compris dans les bibliothèques où pourtant il ne manque pas de revues.

Bref, sur ce point comme sur d’autres le touriste reste un peu à la superficie de la réalité.

 Or, pendant  notre séjour, un phénomène cinématographique a secoué le pays.

Le film « no se acceptan devoluciones » a fait un tabac passant les 40 millions de dollars d’entrée (je parle de la version en espagnol sans sous-titre). Premier film écrit et réalisé par Eugenio Derbez qui est aussi l’acteur principal, il a surpris la critique et surtout le producteur qui n’imaginait pas gagner le jackpot.

 Premier ingrédient favorable au film : Eugenio Derbez est un acteur phare d’Univision.

Deuxième : un film a la mode Cinema paradiso, l’Hispanique n’est plus le narcotrafiquant.

Troisième : la campagne de pub a été sans équivalent pour un tel film.

 Eugenio Derbez qui vivait à Mexico a fait ses valises pour Hollywood dans l’espoir que ce succès ne soit pas comme pour d’autres cas avant lui, un simple coup d’épée dans l’eau.

 Bref, dans l’esprit US, le public espagnol est un marché porteur : 16 % de la population qui vit aux USA et 27% des spectateurs des salles de cinéma.

 Peut-être plus réjouissant, le succès, certes moindre, d'un autre film que j’espère voir un jour et qui concerne César Chavez. Rien à voir avec Hugo Chavez mais tout à voir avec un militant syndical agricole qui a conduit une lutte sans précédent pour aboutir à la construction d’une organisation, toujours en place, et qui sert de modèle à d’autres travailleurs hispaniques qui veulent se défendre.

Le réalisateur, Diego Luna, a suivi le même chemin qu' Eugenio Derbez : acteur mexicain à la télé, puis acteur de cinéma, puis en cette année 2014, réalisateur de son premier film.

 

Parce que d’une façon ou d’une autre les Hispaniques n’apportent pas que leur langue aux USA. Ils n’apportent pas un regain de catholicisme car dès à présent l’Amérique latine est traversée par l’émiettement du religieux, mais ils apportent surtout un métissage qui n’est pas dans les habitudes. Les recenseurs voient donc enfler la catégorie : « pas seulement blanc ». Concernant la musique, question très importante aux Amériques, les sonorités et rythmes latinos ont pris une telle importance qu’y compris beaucoup de latinos pensent que c’est à New York qu’est née la salsa.

Evolution de la population dans les trois Etats décisifs des USA :

 

 

1974

2010

Californie

20 907 000

37 253 956

New York

18 111 000

19 378 102

Texas

12 050 000

15 145 561

 

 

Il est facile de constater là où la population explose. Jean-Paul Damaggio

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 10:38

coyote.jpg

 

Sur la route, au milieu du désert, un coyote traverse, paisiblement, suivant son propre chemin.

Animal typique de l'Amérique du nord, du Central Park au cœur de New York, aux déserts mexicains il nous rappelle que partout nous croisons les mêmes "profils". Il n'a pas pu comme chez nous le loup disparaître? car il vit sous la protection des immensités.

De l'Alaska à la Terre de Feu, les Amériques ont plusieurs point communs et l'un d'eux s'appelle "les immensités". Le Canada avec ses 3 habitants au kilomètre carré pousse le phénomène jusqu'à la caricature. Si on prenait le Canada du sud on retrouverait sans doute les mêmes données qu'aux USA, Pérou, Chili, Brésil avec des densités tournant autour de 30 habitants au kilomètre carré. Les Hollandais aiment les espaces français mais dès le premier jour les Européens ont dû être fasciné par les espaces américains. Au USA où la propriété individuelle est reine j'ai lu que 70% du pays est possédé par…l'Etat fédéral !

Il a donc été simple de réaliser et aménager les immenses parcs nationaux (du fédéral ou des Etats) qui constituent la richesse touristique majeure du pays, une richesse mise à disposition à un prix modique.

 Immensités inévitables ? D'un pôle à l'autre, les Humains ont démontré qu'ils pouvaient s'adapter à tous les climats… certains étant cependant plus durs que d'autres surtout si on aspire au confort moderne.

 Les évolutions font que partout le Sud à la côte. Dans le désertique New Mexico une ville comme Albuquerque devient la ville de tous les retraités des USA.

 Mais le Coyote ? Sa taille ne dépasse pas 60 cm au garrot et son pelage varie du gris au fauve. Les oreilles et le museau sont longs et pointus. Ils pèsent entre neuf et 23 kg. Ils coyotes courent très vite, grâce à leur corps svelte, musclé et leurs longues pattes très fines, ils peuvent atteindre une vitesse de 60 km/h sur une distance d'environ 300 mètres. Ils sont plus rapides que les Loups. J-P Damaggio

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 10:14

ecole-normale.jpg

 

 Discours pour l'inauguration de l'EN à Montauban

Voici un nouveau document à votre disposition : les trois discours prononcés en 1834 par le Préfet, le Directeur et le Recteur au moment de l'inauguration de la première Ecole normale qui montre comment était conçu un système qui va se laïciser ensuite mais qui restera le même pendant plus de 150 ans.

Ce document est issu de la bibliothèque municipale de Montauban FL 1803.

Le plus émouvant est d'y lire les noms, prénoms et origine des premiers normaliens.

On y lit aussi quelques lieux communs sur le nord de la France plus instruit que le sud (grâce à la ville lumière) et les villes plus instruites que les campagnes, lieux communs qui sans doute feront perdre un peu d'efficacité au système, les connaissances à la campagne n'étant pas de même nature qu'en ville mais jouant tout de même leur rôle social.

Ce document permet de compléter mon livre sue l'école normale de Montauban  la rentrée 1968.

 

Jean-Paul Damaggio

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 10:04

Un ami dans un commentaire m'incite à aller voir un article qui permet de comprendre techniquement les effets globaux d'une voiture en matière de rejet de CO2. Article qui est en effet précieux pour comprendre la chaîne des causalités de la naissance à la mort d'un véhicule.

 Il pointe par exemple la baisse du poids des véhicules qui est un des facteurs dans la baisse de la consommation et autres éléments de la chaîne.

 A tous les éléments techniques il faudrait ajouter les éléments politiques : le poids du lobby "pétrole" et la quête des profits, quand on constate que tout est fait pour diminuer la durée de vie d'un véhicule. Le succès du diesel en France n'est que le résultat d'un tel lobby. L'étude indique que les boîtes à vitesse automatique qui sont une "religion" aux Amériques ont aussi un impact négatif. La voiture hybride qui n'utilise que l'électricité produite par le déplacement du véhicule (comme la dynamo sur les vélos d'autrefois) et qui fait chuter en conséquence la consommation de l'autre carburant, ne peut pas être une idée soutenue par les rois du pétrole qui peuvent donc se rattraper en faisant en sorte que son prix la rende moins acceptable.

 Mais diminuer le prix des voitures c'est élargir le parc automobile à partir du moment où les alternatives "transport en commun" sont absentes.

 N'étant pas technicien je ne sais si ce type de moteur peut s'adapter à des bus ou à des petits camions. A ce sujet il faut remarquer que la guerre faite au diesel ne touche pas les camions qui n'utilisent pourtant que ce carburant (je note en passant qu'aux USA nous avons vu souvent des trains transportant les conteners camions ou les camions eux-mêmes).

 Bref, il faudrait qu'en effet les journalistes présentent des visions globales sur le coût des voitures pour la société, les bénéfices qui se réalisent sur toutes la chaîne afin de donner les moyens de réfléchir à des alternatives qui deviennent indispensables. Jean-Paul Damaggio

 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 17:43

maison-bleue-blog.jpg

 

21 avril : Drapeau arc-en-ciel et maison sur la colline

 Il est né en 1951 dans le Kansas donc vingt ans après il était dans l'armée et il en est sorti pacifiste, un pacifisme que Gilbert Baker a voulu aller vivre à San Francisco où, en tant qu'activiste pour les droits civiques, il a participé à de nombreuses mobilisations. En 1978 il a conçu un drapeau arc-en-ciel qui a fait le tour du monde. Les Italiens l'avaient déjà utilisé en 1961 mais à partir des années 1980 il est au cœur des luttes des homosexuels. Il est devenu le drapeau des fiertés, le drapeau de la Gay Pride. Le premier drapeau comporte huit bandes. Gilbert Baker donne à chacune des couleurs une signification : Rose : la sexualité, Rouge : la vie et la guérison, Orange : la santé et la fierté, Jaune : la lumière du soleil, Vert : la nature, Turquoise : la magie / l'art, Bleu : la sérénité / l'harmonie, Violet : l'esprit. Par la suite, le rose est supprimé car difficile à utiliser techniquement, puis Gilbert Baker fait supprimer le turquoise pour maintenir un nombre pair de couleurs pour une décoration de Market Street : le drapeau compte alors six bandes (rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet) et devient définitif.

Avant 1978, le Français Maxime le Forestier et sa sœur Catherine sont passés par San Francisco en 1971 dans le quartier aujourd’hui décoré en permanence par le drapeau arc-en ciel. En 2011 pour fêter l’événement sa maison de disque a tenté de retrouver la maison où séjourna le chanteur. Il trouva finalement l’adresse dans ses archives et surprise, la maison n’était plus bleue. Pour l’événement elle a repris sa couleur initiale et a reçu une plaque pour rappeler San Francisco, le titre qui par hasard va propulser Maxime sur le devant de la scène.

Une chanson à la gloire des hippies où en effet on prend les repas à partir de 5 heures du soir comme un peu  partout aux USA mais où ensuite les nuits étaient pleines de chansons.

Rappelant en 2011 quelques souvenirs il indique :

"J'ai vu des choses très étranges  Je me souviens d'avoir vu Allen Ginsberg déguisé en femme, lisant des poèmes en s'accompagnant au violoncelle. ça m’a frappé !".

Remettre ses pas dans cette histoire a quelque chose d’émouvant. Comme pour tout le monde, la légende créée par la chanson ne correspond pas à la réalité et d’ailleurs j’aime bien Le Forestier quand il dit : « il faut se méfier du passé, prendre garde à ne pas inventer une légende".

Les hippies ne furent pas une légende, ni la folie d’une époque. La persistance du drapeau arc-en-ciel le prouve. Je n’aime pas cette pratique d’un quartier pour les Chinois, un autre pour les Homosexuels etc. mais en même temps comment ne pas reconnaître que le combat des homosexuels n’étant pas facile, il était sans doute utile qu’ils se regroupent.

Souvent, pour des révolutionnaires purs et durs, la dignité des homosexuels est une lutte secondaire car elle ne change pas le système. C’est négliger le fait qu’à l’intérieur du système capitaliste, des libertés peuvent être gagnées, libertés qui ne sont pas seulement des tigres de papier pour un homosexuel !

 

En France, San Francisco est devenu, dans la chanson, un peu comme une légende. Et peut-être aujourd’hui, une nostalgie.

Je sais seulement que l’émotion, à écouter la chanson en 2014 est encore plus grande qu’en 1974 ! Jean-Paul Damaggio

 

San Francisco

C'est une maison bleue / Adossée à la colline

On y vient à pied / On ne frappe pas

Ceux qui vivent là ont jeté la clé

On se retrouve ensemble / Après des années de route

Et on vient s'asseoir / Autour du repas

Tout le monde est là / A cinq heures du soir

 

Quand San Francisco s'embrume

Quand San Francisco s'allume

San Francisco / Où êtes-vous

Lizzard et Luc / Psylvia / Attendez-moi

 

Nageant dans le brouillard / Enlacés roulant dans l'herbe

On écoutera Tom à la guitare / Phil à la kena jusqu'à la nuit noire

Un autre arrivera / Pour nous dire des nouvelles

D'un qui reviendra dans un an ou deux

Puisqu'il est heureux on s'endormira

 

Quand San Francisco se lève...

 

C'est une maison bleue / Accrochée à ma mémoire

On y vient à pied / On ne frappe pas

Ceux qui vivent là / Ont jeté la clé

Peuplée de cheveux longs / De grands lits et de musique

Peuplée de lumière / Et peuplée de fous

Elle sera dernière / A rester debout.

 

Si San Francisco s'effondre...

 

 

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