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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 17:27

 

L’actualité c’est le drame libyen mais je reste les yeux fixés sur le Mexique. Je ne vais pas là où on veut me conduire, mais là où je suis accroché. Et malheureusement, ce n’est pas de gaieté de cœur : le drame mexicain n’est pas moindre que celui de Lybie !

Chaque jour, le jamais vu franchi un pas de plus vers l’enfer. Et quand l’action se passe à Monterrey, quand le crime organisé frappe, comme jamais, dans cette ville phare du pays qui avait pensé vivre à l’extérieur des tueries, les superlatifs dépassent les superlatifs. De quoi s’agit-il ?

En plein jour, à visage découvert, les criminels descendent de quatre voitures arrêtées devant le casino Royale. Ils jettent de l’essence, ils craquent une allumette, deux minutes et demi plus tard, 52 personnes sont prises dans les flammes et meurent asphyxiées avant même d’être brûlées. A l’arrivée des sicaires, plus d’une centaine de personnes ont pu s’échapper mais voilà, 52 civils, surtout des femmes n’auront jamais pu comprendre ce qui arrivait. Froidement, méthodiquement, la dizaine d’assassins, exécutèrent leur plan. Pourquoi ?

Pour faire peur à tous ceux qui refusent de payer « l’impôt » clandestin, celui que la mafia exige en échange de la sécurité. Deux feux identiques s’étaient déjà produits mais sans morts à la clef. La menace n’avait pas dû suffire. Cette fois le gouvernement a décidé trois jours de deuil national dans le pays. Ce casino avait quatre étages et une seule sortie, la où le feu a été provoqué !

Criminels, sicaires, assassins ? Au Mexique ils disent à présent : « terroristes ». Dans un pays en paix, à la frontière des USA, il y aurait donc des terroristes ?

Tous les feux de l’actualité sont braqués depuis des années sur le Moyen-Orient ou le Proche-Orient. Dans la fausse guerre Occident-Orient, où est la Tunisie ? Israël ? Et où est le Mexique ? Comment se fait-il que pendant qu’on regardait ailleurs le Mexique est devenu le pays le moins sûr des Amériques ? Avec l’enchaînement que cela provoque : chute phénoménale du tourisme qui est une des grandes sources de revenus, approfondissement de la crise, sortie de crise par la criminalité…

Le président Calderon qui, présomptueux, avait promis que son mandat de cinq ans signerait la fin du crime organisé et il arrive au bout de son mandat avec des tueries sans équivalent ! Il vient de se tourner sévèrement vers les USA en dénonçant le fait que le peuple de ce pays en se fournissant en drogue fait le malheur du sien. « S’ils sont décidés et résignés à consommer des drogues, qu’ils cherchent alors des alternatives au marché qui suscite des gains stratosphériques de la criminalité, où qu’ils établissent des points de passages clairs et précis à la frontière, car la situation ne peut pas continuer ainsi. »

Monsieur Calderon, la tuerie c’était au sujet de la drogue ? Les barrages sur les routes qui détroussent les voyageurs c’est au sujet de la drogue ? Les enlèvements avec demande de rançon c’est… ? La drogue est à présent un élément du crime organisé, un crime qui vise plus haut que le marché de la drogue, il vise TOUS les marchés. Le Mexique serait-il annonciateur d’un retour aux féodaux ? Je le pense et c’est pour ça que je suis l’évolution du pays.

L’échec de Calderon, c’est aussi l’échec de ceux qui le combattent et ont suscité d’immenses manifestations populaires pour arrêter le crime organisé. La société mexicaine n’est pas pleine de truands, elle est comme la nôtre, elle est représentative de la moyenne. Si les événements prennent une tournure dramatique c’est comme pour un volcan, le pays se trouve sur la ligne de fracture. Des armes proviennent à la pelle des USA qui sont aussi les consommateurs de drogue ; ce double phénomène devient explosif à partir du moment où petit à petit nous avons des êtres sans morale. Même la mafia italienne avait un code de l’honneur : ne jamais s’attaquer aux femmes !

Il y a plus de dix ans, un scénariste avait présenté un film avec des individus ne respectant rien mais le film était sous l’angle comique. A présent, le tragique dépasse l’entendement !

Et je dis « le tragique » car à suivre les dix dernières années du pays, il est facile de deviner que la plongée vers l’enfer devient irrésistible et va gagner des tas d’autres pays. Au Mexique beaucoup reconnaissent qu’il n’est plus question de faire reculer le crime organisé, il faut vivre avec et limiter la casse.

Quand les pompiers sont arrivés dans le local incendié, des téléphones portables sonnaient… et personne pour répondre. 29-08-2011 Jean-Paul Damaggio

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 15:30

Voici le premier poème du livre de Marie-José Saintigny que nous avons publié Oh ! Grenier des maux (9 euros franco de port). Il donne le ton du recueil. JPD

 

L’écriture

 

L’écriture est le cri du silence

Qui vient tout droit du cœur

Et nettoie les rancœurs.

 

Une maitresse idéale :

Elle se couche en silence,

Sur un lit de feuilles blanches

Et déshabille le cœur de ses épines tranchantes.

 

Le met à nu et le soulage

Avec douceur, avec tendresse,

avec passion, avec ferveur

Le caresse lentement,

L’étreint avec passion

Le presse pour mieux le prendre

 

Lui fait l’amour avec des mots

Donne le plaisir qui apaise

Dans la puissance de leur étreinte

Coulent des flots,

Des flots de rage et d’espérance.

 

L’écriture est un cri

D’une puissance aimante

Qui tranche le cerveau

Pour en puiser l’essence….

 

En silence.

 

Marie José Saintigny

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 15:25

 

Les Annales Politiques et Littéraires qui publient cet extrait du roman pour enfants de Séverine (1904) a dû avoir de l’influence car on en trouve une collection même à la Bibliothèque de Montauban. Je les ai beaucoup consultées au tournant des années 90 pour écrire mon livre sur Léon Cladel. JPD

 

Sac-A-Tout

 

Détachons une jolie page de ce charmant volume que Séverine publie pour les enfants. Elle l’a écrit sous la dictée d'un petit chien, qu'elle aime passionnément, M. Sac-à-Tout. Et voici comment cet intéressant animal, qui vagabondait par les rues, s'introduisit, un jour, chez sa bonne maîtresse :

 

MÉMOIRDES D’UN PETIT CHIEN

Le pêne joua ; quelqu'un fit mine de sortir, se ravisa, fut appelé de l'intérieur, laissa le battant mal fermé. Je poussai un peu : il céda. J'étais dans une antichambre encombrée d'un cartonnier, de casiers à journaux. Point d'erreur : dès le premier pas, on était fixé. A travers deux portes séparées par une sorte de tambour, et dont la première, de mon côté encore, était restée mal close, des voix s'entendaient. A tout hasard, je me blottis sous une chaise.

Appelé par la sonnerie électrique, un domestique vint. Derrière lui, à l'ombre de son tablier, je pus franchir la seconde porte, me réfugier sous une table, d'où il m'était facile d'observer sans être découvert.

Dans un salon qui me parut somptueux (je n'avais pas, jusqu'alors, beaucoup vécu dans le monde), une dame, qui me sembla imposante, était assise.

Elle était drapée d'une robe d'intérieur noire, en laine, très simple ; elle était pâle avec des cheveux fauves ; elle paraissait songeuse et attristée.

Sur ses genoux, une gentille griffonne jaune s'était dressée, flairant ma présence insolite, protestant sourdement :

—La paix, Frisette ! Tais-toi, petite amie. Qu'au moins, de vous autres, j'obtienne du calme et du silence.

Elle se leva, s'étira, s'en alla jusqu'à un fauteuil où des gazettes étaient jetées pêle-mêle ; prit l'une, puis l'autre et les laissa successivement tomber sur le tapis, sans colère, mais avec tant de lassitude !

Puis, elle s'en fut vers la cheminée, se pencha, respira longuement une rose qui défaillait dans un cornet de cristal :

—Heureusement, il y a les fleurs, les arbres, la bonne terre... et les bêtes.

Elle souleva Frisette du divan jusqu'à niveau de son visage, et l'embrassa avec effusion.

Je jugeai que le moment était propice à me montrer. A pas de velours, les yeux baissés, le maintien modeste, je m'avançai. Je n'étais pas très en beauté, les préoccupations morales de chacun autour de moi, récemment, ayant nui aux soins de ma toilette.

J'avais le pelage à demi repoussé, tout en bourre ; et, comme il avait plu, j'étais crotté jusqu'aux yeux. Hors-cela, ma distinction naturelle plaidait en ma faveur.

— Qu'est-ce que c'est que ça ? cria Séverine.

On l'avait entendue : des gens, des bêtes, firent irruption, curieusement, par toutes les issues. Et je fis, moi, connaissance avec ceux qui allaient devenir mes bons compagnons : la sévère Augustine, qui gouverne ; la riante Nénette, qui charme ; Emile, ce vieux rat de bibliothèque ; et le brillant Mégot ; et l'excellent Rip (le meilleur cœur de chien que j'aie jamais connu) ; et Miss, l'Anglaise, si braillarde, mais si bonne fille, et regardant son maître Paul — un ami qui avait bien voulu consentir à s'occuper du secrétariat — avec une si admirable expression d'attachement et de ferveur !

—D'où vient ce chien-là ? Qui l'a fait entrer ?

Personne ne répondait, et pour cause ! Tous me considéraient comme tombé de la lune, ou introduit, en farce, par le voisin. Je sentis que la partie se jouait, qu'il la fallait gagner, et que c'était un peu difficile, vu le nombre de collègues déjà dans la place. Donc, je clignai les paupières, drôlement ; je fronçai le nez, je me mis à rire comme une personne, montrant mes dents ; et, finalement, me laissant aller sur le côté, je fis le mort à la perfection.

Au total, un vif succès.

Rip, dit Pépère, — qui savait rire aussi — vint vers moi, me fit fête. Mégot se montra hospitalier, Miss et Frisette, naturellement plus réservées, ne témoignèrent d'aucune antipathie, et même Jotte, demeurée en arrière, derrière la porte de la salle à manger, s'abstint de toute manifestation hostile.

L'hilarité de Nénette était sans limites ; Augustine avait le sourire... Alors, devant cette unanimité de bienvenue, Séverine décida :

— Allons, puisque tu es, restes-y ! Tu ressembles tellement à Marquise.

Si elle avait su!

 

 

J'avais retrouvé jusqu'à mon nom, car Séverine, d'intuition, me voyant dévorer sans mesure, s'était écriée :

— C'est un vrai sac-à-tout, cet affamé-là !

Et j'avais connu d'autres choses encore, jusque-là insoupçonnées : un mobilier de poupée, exhibé du reliquaire d'enfance ; des repas pantagruéliques, où figuraient du potage, un petit melon, un succulent os de côtelette, du dessert, du sucre ; une niche, sans coussins de soie, bien entendu, mais rembourrée confortablement ; par les soirs frais, lorsque tondu, un manteau taillé dans une robe hors d'usage à la patronne, et cousu par elle, s'il vous plaît ; aux murs, sur l'étagère, les portraits des amis ; enfin, ce que n'aurait jamais pu même entrevoir en songe le chien de saltimbanque, le traîne-la-patte que j'avais été.

Vraiment, lorsqu'un bout de ruban frais (plus coton que soie, vous savez, mais l'effet n'y perd rien), lorsqu'un bout de ruban frais en cravate, une rosette sur le front, la serviette sous le menton, la nappe à mon chiffre (nous avons la même initiale, Séverine et moi, c'est bien commode), je jetais un coup d'œil alentour et soulevais le couvercle de la soupière, il me semblait rêver !

Mais il n'est pas que les satisfactions de l'estomac. Celles du cœur sont non moins impérieuses. Je les obtins aussi. La Jotte, ma douce fiancée, devint Mme Sac-à-Tout.

On s'épousa à la campagne, sans tambours ni trompettes, sans témoins ni dépenses.

Le bonheur est discret. Mais quel beau voyage de noces, en pleine nature, et, comme dit Phèdre, «à l'ombre des forêts »!

Ah ! notre bois, le joli coin ! Deux hectares, pas plus, mais au penchant de la colline, qui a la forêt de Compiègne pour oreiller et comme ourlet à sa robe verte, en bas, la route blanche, —deux hectares pleins d'ombre, de fraîcheur, de solitude !

Par larges trouées, s'y découvre la vallée : le féodal manoir, le lac, la «tour de guette» de la vieille église, d'où le veilleur scrutait l'horizon ; et, par-dessus le coteau d'en face, au fond perdu des plaines, toute bleuâtre et toute onduleuse, l'autre forêt, celle de Villers-Cotterêts!

A l'opposé, en chevet, talus planté de hêtre et velouté de mousse, c'est la chaussée Brunehaut.

Des Romains la bâtirent, et la reine y passa. Parfois, dans l'éboulis des pierres, roule un gros sou de bronze à l'effigie d'un César.

Ah ! oui, le joli coin que ce bois-là ! Il a des sources fraîches où il fait bon boire ; des clairières où le soleil vous chauffe en espalier; des fourrés tapissés de pervenches, de violettes et de muguets! On y est bien pour s'ébattre, on y est bien pour dormir.

—Rip et Frisette doivent y être bien aussi...

Ils ont, à mi-côte, en avant de la Cabane, au grand cercle de la Table ronde (où des roches, au pied de six hauts arbres, marquent nos six places), ils ont la seule tombe qu'admet Séverine : la grosse pierre fruste où le nom est gravé. L'endroit est beau et, quand l'automne arrive, sous la jonchée des feuilles, plein de mélancolie. C'est là que nous irons tous dormir, l'un après l'autre.

Plus tôt, plus tard, c'est affaire au destin ! La vie m'est douce, mais je suis prêt.

J'ai fait mon devoir, et j'ai « vécu »; je n'ai, au cours de mon existence, —ceci touche à la politique, on m'excusera de ne pas préciser — mordu qu'un seul être, et je ne le regrette pas... le danger était pour moi ! J'ai été flatté par la main de Sarah Bernhardt (une main que les souverains et l'ombre de Shakespeare avaient baisée) ; Henri Robert, contre l'employé qui voulait m'expulser du wagon, à Rouen, a prononcé pour moi, sur le quai du départ, aux hourras de l'assistance, la plus exquise des plaidoiries. J'ai voyagé, vu du pays, participé à des heures historiques...

Que souhaiter de plus ? Que rêver de mieux ? Aussi, philosophe, je commence à vieillir en famille, récompensé au delà de toute mesure, d'avoir été — au contraire de tant de gens ! — attaché à ma parole, fidèle à mon serment.

SAC-A-TOUT. / Pour copie conforme : SÉVERINE.

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 16:18

Parfois, côté anti LGV Bordeaux-Toulouse, on entend que ma foi Bordeaux-Bayonne est plus rentable donc plus facilement réalisable que Bordeaux-Toulouse. J’ai entendu la même chose pour Bordeaux-Tours. Victor Plachon vient de répondre à Rousset et en cette rentrée, le texte un peu long mérite l’attention. Il reprend des arguments connus mais il les actualise de belle manière. JPD

 

Rousset décolle… complètement 09/08/2011

Victor PACHON / Président du Cade

 

Ainsi donc, M. le président de Conseil régional consent à répondre à ceux qu’il qualifia il y a peu de “débiles” : les opposants à la LGV. Dans un article intitulé Le Cade en rade, il nous donne la leçon. Il pense donc que nous sommes des attardés qui ne vont pas de l’avant. Lui, va de l’avant, plus vite, plus fort, il décolle, vers où ? Droit vers le mur.

 

De la vitesse avant toute chose…

M. Rousset explique que les gains de temps attendus doivent concurrencer l’avion. Comme nous sommes pour le mode ferroviaire, nous sommes favorables à un recul de l’avion bien plus polluant, cependant, nous savons que dans un rayon de 400 km, la concurrence du TGV est efficace, et bien moins dans un rayon de 800 km (graphique du rapport Martinand).

Bien qu’un peu débiles, il nous arrive de savoir lire, et quand on prend le CD-Rom du débat public et l’étude d’amélioration et de développement des services ferroviaires dans le corridor atlantique, étude de marché et de trafic voyageurs situation projet 2020 page 8, on peut lire que pour le scénario RFF, dit “scénario d’aménagement de la ligne existante avec relèvement de vitesse entre Bordeaux et Bayonne”, le gain de temps serait de 17 minutes entre Bordeaux et le Pays Basque. A la page 11 du même rapport, le scénario retenu de voie nouvelle affiche un gain de temps de 21 minutes pour le même tronçon. Quatre minutes au prix de 5,6 milliards 2006 !

Ajoutons que dans la catégorie “débiles” qui pensent que l’aménagement des voies existantes suffit, nous avons compté dans nos rangs M. Espilondo, maire d’Anglet, Mme Péry, et même… et même… M. Rousset (quand la région était tenue par la droite). Enfin, pour en finir avec l’avion, nous, les “débiles”, on est pour la cohérence. Quand on voit que M. Rousset finance (avec notre argent) les lignes aériennes à bas coût à Mérignac, que le maire de Biarritz fait de même avec un résultat remarquable de presque 50 000 voyageurs annuels en moins en gare de Biarritz en deux ans et qu’il caresse l’espoir de faire aussi bien sur Madrid-Biarritz, on se dit que ces gens-là sont trop intelligents.

M. Rousset donne également des leçons sur la vitesse possible sur la ligne existante. Il lit peu nos productions car nous n’avons jamais dit que les trains passeraient à 220 km/h au Pays Basque. Nous savons que cela se fera à 100 km/h et que, par contre, du sud de Dax à Bordeaux, les 220 km/h pourront être atteints. (C’est d’ailleurs ce que prévoyaient les conclusions du débat préalable Tours-Bordeaux-Dax des années 1990. Encore des débiles ?)

 

Transports routiers…

M. Rousset nous reproche de défendre les transports routiers. Là encore, il nous lit peu, et pour tout dire, il est un peu gonflé. Le Cade a participé à la lutte contre la transnavarraise, il a aussi lutté contre l’élargissement de l’A63, et certains se souviendront de l’opération-escargot sur l’autoroute avec barrières ouvertes à Biriatou, opposants à la LGV et opposants à l’A63 réunis (je n’ai pas souvenir qu’à l’époque ceux qui, comme M. Rousset, agitent cet argument aient été à nos côtés). Le Cade a aussi participé aux luttes contre l’A65, cette autoroute ruineuse et non rentable (oui comme la LGV) et en face, dans les pro-autoroutes, il y avait bien, en première ligne, M. Rousset, non ?

 

Bilan énergétique…

Oui, nous maintenons qu’un TGV consomme quatre fois plus qu’un train classique à 160 km/h. Et nous disons simplement ceci : l’aménagement des voies existantes, sans déforestation massive, sans chantier pharaonique, sans viaducs et tunnels nouveaux, cela produit bien moins d’effet de serre que la LGV. Quant aux recherches sur l’origine de l’électricité nécessaire à cette LGV, disons que pour l’instant une seule chose est certaine : la construction d’une centrale thermique au gaz à Captieux. Peut mieux faire.

 

Tout pour Bordeaux…

 M. Rousset a cru comprendre que les objectifs du Cade ne correspondent pas à une aspiration des emplois vers Bordeaux. Ce coup-ci, il nous a lus un peu. Oui, le projet euro-atlantique autour de la gare de Bordeaux (30 000 m2 de bureaux construits tous les ans pendant 15 ans) est conçu pour concentrer les entreprises du tertiaire à Bordeaux en vidant les villes moyennes d’Aquitaine. Cela est déjà en route et quand on apprend par le journal Sud-Ouest que “Bordeaux vise le million d’habitants”, comme on se doute que les Bordelais ne se reproduisent pas plus vite que les autres, on comprend tout de suite que Bordeaux n’aspirera pas que les emplois mais aussi les employés.

 Pour parler court : M. Rousset est pour l’hypermobilité de l’emploi et des employés et le Cade est pour vivre et travailler au Pays.

 

La ligne saturée…

"Nous savons avec certitude aujourd’hui que cette ligne va être saturée”, nous assène l’amiral du Conseil régional. Voyons un peu, on nous l’a déjà servie cette phrase. En 2000, avec le rapport Becker, “saturée à l’horizon 2010 si on ne fait rien”. On n’a rien fait, le trafic a baissé. En 2006, au débat public, “saturée d’ici 2020”, on n’a rien fait, le trafic a baissé. Et maintenant le dernier rapport du Conseil général de l’environnement et du développement durable nous annonce la saturation vers 2035. En matière de “certitudes”, on fait mieux.

 

Sur l’étude Citec, M. Rousset s’emmêle un peu les pinceaux. Cette étude, qui considère que la ligne ne sera pas saturée pendant au moins un demi-siècle, examine les possibilités de trafic. Elle parvient à un total possible de 320 trains par jour avec le contrôle européen des trains, système de signalisation que RFF a confié à Alstom pour qu’il équipe 2 200 km de ligne d’ici 2018. Refuser de prendre en compte ce système en 2020 comme le font RFF et M. Rousset est malhonnête. Mais dire qu’il pourrait passer 320 trains ne veut pas dire qu’ils y seront. Aujourd’hui, la capacité des lignes est de 264 trains par jour entre Bayonne et Hendaye (240 sur le pont de fer où un scénario RFF du débat public prévoyait trois voies au lieu de deux) et il ne passe qu’une cinquantaine de trains. Personne n’annonce qu’il passe 264 trains. D’ailleurs, pour tout dire, l’étude Citec envisage, si les 320 trains étaient en service, 40 millions de tonnes de marchandise par an alors que nous en sommes en dessous de 2 millions.

Et pour être clairs : le Cade souhaite en 2020 41 trains de fret (10 Mt/an et trains longs de 800t), 30 TER, 18 TGV, soit 89 trains au total (en comptant les deux sens).

 

Gouverner c’est prévoir…

 Gouverner c’est prévoir nous dit M. Rousset. Mais Monsieur Rousset n’a pas prévu que, comme le Concorde, le TGV est en train de perdre ses plumes. Voilà que même chez nos détracteurs, on annonce la fin du modèle TGV. Le bras droit de M. Pépy, président de la SNCF, écrit dans La vie du rail du 22 septembre 2010 : “Le TGV a été l’argument d’un aveuglement collectif. Les yeux s’ouvrent aujourd’hui : la belle croissance s’est faite sur de l’endettement. Le système ferroviaire ne peut pas s’autofinancer. Plus on a fait de la grande vitesse, plus on fait de la dette”. Et l’édito de La vie du rail du 29 juin 2011 enfonce le clou : “Tout le modèle TGV est par terre et ce sont 150 rames TGV de trop qu’on dénombrerait dans le parc ferroviaire”, avec cette conclusion : “Mais c’est tout de même stupéfiant de voir qu’au bout de 30 ans la vache à lait se métamorphose en boulet”. Gouverner et prévoir, c’est aujourd’hui analyser la tendance qui fait qu’en Russie, en Pologne, au Brésil, en Grande Bretagne aux USA et ailleurs, ce sont les voies existantes modernisées qui sont choisies au détriment d’anciens projets LGV.

 

Le TGV pour tous…

 M. Rousset nous dit que 83 % des Français ont déjà pris le TGV. Oui, moi aussi je le prends une fois par an, environ, et encore, sur les voies existantes jusqu’à Tours. Mais dans les usagers réguliers des trains, seuls 7,8 % sont des usagers réguliers des TGV qui captent cependant la quasi-totalité des investissements ferroviaires. Les trains de banlieue et leurs millions de voyageurs restent encore des parents pauvres. M. Rousset rêve d’un TGV pour tous mais l’annonce de prochaines augmentations des péages versés par la SNCF à RFF fait dire à M. Pépy que Tours-Bordeaux aura des tarifs dissuasifs car les prix des billets suivront.

 

[...]*

 

Bref, par ces temps disgracieux où même les plus riches et les plus arrogants se font rattraper par la dette, nous attribuerons une notation de CCC à l’exercice de M. Rousset qui réussit, avec son compère Juppé, à refiler en concession pendant 50 ans au groupe Vinci une LGV financée à 70 % par notre argent.

 

* Par manque de place, nous avons dû couper la réponse du Cade sur les TER

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 15:54

 camilla-vallejo.jpg

En ce 27 août, le président Sebastián Piñera accepte de dialoguer avec tout le monde autour de la question de l’éducation. Dans un geste auguste dont il a le secret, il va enfin sortir le pays d’une violence dans laquelle il l’a plongé. Comme un magicien qui sort du chapeau un lapin qu’il y a mis auparavant. Il sait surtout qu’après trois mois de grève, et donc avec une année scolaire très compromise pour beaucoup de jeunes, l’action des lycéens et étudiants reste très populaire. Après l’opposition frontale, l’heure de l’organisation de la division est arrivée.

 

D’autant que comme toujours la carotte arrive avec le bâton. Un jeune de quatorze ans a été tué et tout semble indiquer que des carabiniers sont les auteurs du coup de feu. Manuel Gutiérrez Reinoso n’est pas un étudiant. A onze heures du soir, il se promenait dans le quartier avec son frère handicapé qui était dans sa chaise roulante quand le coup de feu a éclaté. Ce mauvais coup du pouvoir entre dans le cadre d’une stratégie de la tension avec provocateurs à la clef, arrestations par centaines et menaces en tout genre.

 

Les manifestants ont toujours fait preuve d’une grande lucidité en conservant leur forme d’action pacifique et en essayant d’élargir leur lutte à toutes les forces sociales. A ce jour, ils n’ont jamais demandé la moindre ouverture de négociations mais le retrait pur et simple du projet de loi gouvernemental, avec plus d’argent pour l'éducation, une meilleure formation des enseignants, une éducation de qualité et gratuite pour tous les Chiliens. Pour sortir de la crise l’idée émise est plutôt celle d’un référendum : pour ou contre le projet gouvernemental. L’opération « ouverture des discussions » vise à casser l’unité en construction. Déjà des partis de gauche se proposent en tant que médiateurs…

 

Petit à petit les revendications se sont globalisées, les syndicats ouvriers ajoutant celles liées aux retraites, au système de santé. C’est clair, le mouvement entre dans une nouvelle phase. Profitons-en pour présenter plus précisément celle qui est à la tête des étudiants, Camilla Vallejo (voir photo). En fait Camila Antonia Amaranta Vallejo Dowling.

 

Etudiante en géographie, elle a 23 ans et vient d’une famille communiste, elle-même étant membre des jeunesses communistes mais se félicite surtout du groupe qui a été créé : « Etudiants de gauche ». Dès 2008, elle entre à la direction du syndicat. Elle en devient ensuite la deuxième femme en cent ans à diriger la FECH grâce à un réel charisme. Ses interventions sont toujours simples, claires et intelligentes. Donc un objectif clair : « Passer de 4 à 7% la part du PIB destinée à l’éducation ».

En toile de fond, voici cinq ans, le Chili avait déjà connu un très fort mouvement lycéen qui avait négocié avec le pouvoir socialiste un accord dont les retombées furent minimes.

 

Cette fois, l’intelligence de Camilla a d’abord été dans la proposition de date de départ de la mobilisation, le 28 avril, dans son aspect très unitaire y compris avec le secteur des écoles privées, et dans un calendrier clair de la lutte. Le départ fut modeste : 8000 manifestants, mais ensuite l’action s’est généralisée et le coup de génie a été de convoquer les étudiants à Valparaiso pour y écouter… le président de la république faisant un compte-rendu public de sa première année de mandat (20 000 étudiants). Chaque manifestation, chaque action prend une tournure spécifique. Le 4 août le gouvernement interdit la manif ; elle a lieu ; la police se fait méchante ; Camilla Vallejo invite aussitôt, par Twiter interposé, à un « cacerolazo » monstre qui se tient à 9 heures du soir. Un immense succès.

 

Inutile de préciser que les menaces qui pèsent sur la jeune femme sont multiples.

 

Après le sauvetage des 33 mineurs le gouvernement avait 80% d’opinions favorables, il y a quelques mois. Avec aujourd’hui 1 million de personnes au « dimanche familial pour l’éducation », le taux est tombé à 26% bien que le ministre de l’éducation ait abandonné son poste. Que va répondre l’organisation étudiante à la proposition du président ?

27-08-2011 Jean-Paul Damaggio

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 15:50

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La disparition de Vázquez Montalbán, voici presque huit ans, ce fut pour moi, la disparition d’une part d’actualité. Pas seulement la disparition d’un regard sur l’actualité, mais d’une part d’actualité. J’aurais la même sensation à la disparition de son double néolibéral, Mario Vargas Llosa. Ses analyses étaient tournées vers l’action citoyenne. Il ne jouait le rôle ni de l’observateur, ni de l’acteur classique. Il était partie prenante c’est-à-dire à ses risques et périls. Jamais il se serait permis d’annoncer des victoires impossibles (comme l’acteur classique qui croit qu’ainsi il mobilise….), ou de présenter des constats soit disant objectifs. Je viens de retrouver cet article qui peut rafraîchir nos mémoires. Publié le 3 mai 1999 dans L’Humanité, qui n’a malheureusement repris qu’une partie d’un article issu d’El Pais et qui, comme ça m’est arrivé longtemps, a écrit Vasquez au lieu de Vázquez, ce qui est un détail. JPD

 

 

A beaucoup de miles de l'Espagne, dans des pays où l'information sur les problèmes internationaux ne fait presque pas partie des préoccupations, on remarque, à travers CNN, que les Nord-Américains prennent peu à peu goût à la guerre contre la Serbie, leur guerre, car c'est à peine s'ils laissent un rôle à leurs supposés alliés européens. Solana lui-même [un socialiste espagnol aux fonctions européennes] n'est montré que comme réceptionniste quand, par exemple, il salue la secrétaire d'État des Etats-Unis. Curieux contraste entre le portrait de la situation fait par la télévision espagnole extérieure, et celui de CNN : tandis que la TVE s'efforce de faire ressortir le rôle d'Aznar ou de Matutes (1), et même celui de Solana, CNN ne laisse presque pas de place à Schröder, malgré son plan de paix.

La guerre de Yougoslavie est la guerre des États-Unis, une bagatelle stratégique qui leur permet d'essayer des bombardements ultramodernes sans coûter, sur le moment, de vies humaines de leur côté, les victimes des territoires bombardés ayant été parfaitement calculées, qu'elles soient serbes, monténégrines, ou albano-kosovars. Il faut supposer que, comme il arrive dans toutes les guerres, et plus encore dans les guerres intelligentes, le commandement allié a calculé les pertes humaines ; dans ce cas, il s'agit des pertes humaines des autres, car on partait du principe qu'il n'y en aurait pas chez les nôtres. Cette guerre se terminerait le jour où apparaîtraient sur l'écran des cadavres alliés et, dans les argumentations télévisées de Matutes que je viens de contempler à la TVE extérieure, l'excuse que l'Espagne contribue peu au conflit et à la garantie de la sécurité de ses effectifs humains est un argument subconscient sous-jacent.

Dans les articles de Solana qui sont reproduits dans la presse mondiale, à l'intérieur de la campagne d'auto- justification du secrétaire général de l'OTAN, celui-ci continue d'affirmer son orgueil de contribuer à la formation de la nouvelle Europe et son refus d'accepter que l'OTAN est en guerre. C'est comme si un Solana disloqué, sans doute affecté par son rôle impossible, était victime du syndrome du double langage et errait en s'étonnant: « La guerre ? Mais nous n'avons déclaré la guerre à personne.» Lui, peut-être que non. Mais ce qui est déjà hors d'une estimation sensée, c'est que cette guerre obéisse à la volonté de sauver les Albano-Kosovars de l'épuration ethnique.

Sur le génocide de cette population, les historiens de l'avenir récriront que Milosevic a commencé, mais que ceux de l'OTAN auront fait l'impossible pour l'amener à ses pires conséquences. C'est que Solana n'a pas réussi à faire de l'OTAN, l’UNICEF, et c'est sans doute cette intention qui en fit le secrétaire, et non le gardien, de la mondialisation. A la première page de The Economist, on reproduisait l'image d'un Albano-Kosovar qui se demandait qui il devait craindre le plus : la Serbie ou l'OTAN ? Et c'est Solana qui, devant l'un des énièmes bombardements, justifia que l'OTAN pouvait se permettre de passer par-dessus l'ordre du Conseil de sécurité. Car l'OTAN joue le rôle du policier méchant de la globalisation, l'ONU celui du bon policier, et CNN celui de la chaîne impériale qui fixe les règles de la globalisation désirable.

 

Pour que rien ne manque, une illustre personnalité de guerres passées — presque toutes sales et perdues, sauf celle du Chili de Pinochet, celle de l'Argentine de Videla, celle de l'Uruguay de Bordaberry —, Henry Kissinger, a publié un article dans lequel il va plus loin que Solana et propose d'anéantir la Serbie, quoi qu'il ne dise rien sur la nécessité de la transformer en un peuple de bergers et de garçons de café. Nous pouvons arriver à soupçonner que l'OTAN non seulement achève l'épuration ethnique des Albano-Kosovars, mais qu'elle prend de plus en plus de plaisir à l'épuration ethnique des Serbes. Nous qui ne pouvons pas nous permettre l'épuration ethnique des responsables de l'OTAN, nous devons rester en attente de ce qui se passera, et prendre parti devant la carotte Milosevic. Nous la mangeons ou nous ne la mangeons pas. On nous présente Milosevic comme la cause psychopathe du conflit, comme si ce conflit devait se terminer le jour où Milosevic disparaîtrait, comme s'il n'était pas une hydre sinistre à laquelle l'aventureuse action de l'OTAN a ajouté plus de pattes...

 

Je regarde avec ardeur CNN pour prendre connaissance de la pensée de l'Empire et je remarque, même sur cette chaîne si pasteurisée, si purifiée, une certaine perplexité sur la fin de cette histoire. Et si quelque Nord-Américain mourait ? (...) Il va y avoir, dans le bas-ventre de l'Europe, deux tumeurs pleines de métastases: la constitution d'une enclave islamiste et la mémoire blessée des Slaves du Nord et du Sud. Une fois captive et désarmée, l'Armée rouge, et ses compagnons de voyage, avec la chute du mur de Berlin, on a dit: « l'Histoire est finie ». Insensé. Reproduisant la dialectique de la culture policière, l'OTAN s'est attribué le rôle du policier méchant de l’Empire, l'ONU celui du policier gentil qui prévient, celui que l'on interroge sur l'opportunité de se montrer compréhensif sans quoi l'autre viendra avec ses doigts grassouillets pleins de missiles intelligents. CNN est l'instrument médiatique pour globaliser les codes du pouvoir impérial dans une adaptation post-moderne de la constatation de Negrija, selon laquelle la langue a toujours été la compagne de l'Empire et qu'aujourd'hui l'Empire serait impossible sans un instrument de représentation du canon globalisateur.

Cela ne se passerait pas sans que les Clinton tirent profit de leur guerre balkanique. Hillary veut aller faire une carrière politique en donnant des baisers aux enfants albano-kosovars et en interrogeant les rapatriés avec sagacité, tandis que son mari rajoute des dollars pour que l'OTAN agisse, les mêmes dollars qu'il marchande à l'ONU, car l'Empire a son policier préféré. Que la violence coûte ce qu'elle coûtera, mais que cette violence prenne la vie de citoyens périphériques. Que l'ONU et la Croix-Rouge soient des «véronique» (2), qu'il n'y ait pas de surabondance de «Ecce Homo » sanglant sur l'écran global... Vazquez Montalban

 

(1) Respectivement chef du gouvernement et ministre des Affaires étrangères espagnols.

(2) La «véronique»  est une passe non sanglante de la corrida qui consiste à passer la muleta sur la face du taureau comme sainte Véronique l'avait fait sur le visage du Christ, avec un linge qui en a gardé l'empreinte.

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 19:00

 

Une délibération municipale votée à l’unanimité à Montauban, qui peut intéresser nos fidèles lecteurs amoureux d’Olympe de Gouges. Il serait regrettable que l’appel se fasse seulement en circuit fermé. La Brochure fera une proposition. JPD

 

 

Délibération municipale

Monsieur Philippe MAURIN donne lecture du rapport suivant :

Mesdames, Messieurs,

Dans le cadre des manifestations consacrées à Olympe de Gouges, la Ville de Montauban souhaite renouveler l'attribution d'une bourse visant à valoriser par des actions concrètes, les idées de l'œuvre de l'auteur de la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ».

Un appel à projet va être lancé à partir d'un thème développé par Olympe dans son œuvre : la lutte pour la reconnaissance des femmes en tant qu'individu autonome, citoyenne indépendante, créatrice d'œuvres, défendant des causes.

Il s'agira de proposer le portrait de femme d'hier ou d'aujourd'hui, femme méconnue ou non reconnue à sa juste valeur (non pas simplement comme femme de..., sœur de..., fille de...), et dont l’œuvre reflète une cause, un combat, un engagement.

Conformément au règlement de participation, le prix de la bourse Olympe de Gouges 2012 de la Ville de Montauban sera décerné à :

- Un artiste dont le parcours exemplaire nécessiterait un soutien financier.

- Une association qui en France ou à l'étranger œuvre en faveur de l'expression des femmes

- Une œuvre réalisée par un homme ou une femme dont le sujet illustrerait l'affirmation d'Olympe.

Les candidats devront déposer leurs dossiers avant le lundi 9 janvier 2012, ces dossiers seront examinés par un jury, dont le choix sera fondé sur les critères suivants : la pertinence, la pérennité, le rayonnement, le nombre de personnes concernées, la cohérence du budget prévisionnel, le calendrier ou l'échéancier de la mise en œuvre.

Les trois premiers projets retenus seront défendus par leurs auteurs en février 2012, devant le jury qui retiendra le lauréat, celui ci recevra une bourse de 10 000 € qui devra contribuer à la mise en œuvre de son projet.

Au vu des éléments ci-dessus, il vous est demandé de bien vouloir, conformément à l'avis de la commission des Finances :

- autoriser Madame le Maire à lancer l'appel à projet de la bourse Olympe de Gouges 2012, conforme au règlement annexé à la présente délibération,

- dire que les crédits nécessaires seront inscrits au Budget 2012,

- décider de verser au lauréat retenu, la somme de 10000€, pour la mise en conformité de son projet. ADOPTES A L'UNANIMITÉ

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 14:30

Ramey-Lara.jpg

 

 

Au moment où je retrouve enfin un de mes écrits sur Henry Ramey (à propos de son illustration de : Douce province, un livre de Marguerite Hébrard-Bennett, Publié par Ed. Chantal , 1942, 74 p. 21 cm) Diego Lara me fait parvenir ce portrait dont il vient de faire l’acquisition et qui complète sa belle collection.

Il m’indique et j’approuve totalement son propos : « Sans doute une jeune fille de Bruniquel, foyer de son inspiration. C'est un portrait superbe, dans une pâte nourrie, un peu feutrée, dont le chromatisme reste toujours clair et harmonieux. C'est l'œuvre d'un grand coloriste, un peintre de talent. »

 

Si j’avais parlé du livre de Marguerite Hébrard-Bennett c’est parce que c’est la seule référence à Henry Ramey à la BM de Montauban. Il faudra aller plus loin. JPD

Sur notre blog, les images ,ne sont pas géniales mais c’est une incitation à voir les originaux à la ville des peintres.

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 14:24

La Dépêche Publié le 26/08/2011 07:58 | Gauvain Peleau-Barreyre

Moissac. Deux écrivains en quête du bonheur

 (se sonnecter au journal pour voir la belle photo en cliquant sur le titre)

 

La rentrée littéraire s'annonce riche en rimes à Moissac. Si, avec Maximilien Reynès-Dupleix on savait depuis longtemps que politique pouvait rimer avec poétique, pour José Saintigny c'est une première !

Deux écrivains moissagais viennent de publier leurs ouvrages aux éditions de La Brochure. Marie-José Saintigny avec «Oh ! Grenier des maux» et Maximilien Reynès-Dupleix avec «Exils contre exils» se partagent donc l'affiche d'une rentrée littéraire qui s'annonce riche en rimes.

Les mots exorcisent les maux

Car si les Moissagais connaissent déjà bien Maximilien pour ses combats politiques, Marie-José fait figure de novice dans le monde de l'écriture. « C'est Maximilien qui m'a poussée à publier mes poèmes », explique-t-elle. Son mentor n'a pas hésité à la prendre sous son aile. «Je lui ai fait lire ce que j'avais déjà écrit, reprend Marie-José, il m'a aidé à sauter le pas.»

Les mots vont aider à exorciser ses maux. « C'est un livre libératoire et thérapeutique après une séparation douloureuse. C'est le livre d'une femme, comment une femme prend une liberté qu'elle n'a jamais eue avant. » Vingt-et-un poèmes dans lesquels cette enseignante se raconte à cœur ouvert dans des textes courts et percutants. « Ceux qui me connaissent me retrouvent dedans et les autres sont invités à partager ce qu'une femme peut ressentir. »

 

Le baron rouge de la contestation

De l'amour vache et violent, mais de l'amour quand même. Un peu comme dans l'ouvrage de Maximilien. Pour Exils contre exils, titre également d'un poème, l'homme du « contre » se fait « tout contre ». Tout contre son être aimé pour célébrer la quête du bonheur. « Je parle des amours contrariées. Il y a des histoires de corps, de cris, de souffrance et de rancœur. » Certains textes datent de son adolescence. Revus et corrigés avec son regard d'adulte, il en a retiré la substantifique moelle. Mais n'allait pas lui dire que le baron rouge de la contestation s'est assagi. « La recherche du bonheur, c'est pas en soi un acte politique ? » Au public de juger."

 

J'avoue que je n'aurais pas su rendre aussi bien le contenu des deux livres.

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 22:30

 

Eléments actuels

Tous les observateurs savent que les résultats nationaux des sénatoriales vont, en ce mois de septembre, avoir un impact sans égal puisque l’institution pourrait basculer à gauche. Dans ce contexte le Lot et Garonne avec deux sortants qui ne se représentent pas, Jean-François Poncet 82 ans, UMP, et Daniel Soulage de l’Alliance centriste, devient une zone sensible. La droite semble désunie au premier tour avec le maire de Prayssac Alain Merly membre du Parti Radical mais se prévalent du soutien de l’UMP alors que le maire de Moirax, candidat du Nouveau centre ne sait s’il ralliera toute la droite. Comme une adjointe du maire d’Agen Corinne Griffond veut aussi une place, la dispersion ne risque-t-elle pas d’être fatale ?

 

Le PS, maître du Conseil général, espère gagner les deux sièges et présente d’ailleurs le président de l’institution Pierre Camani et le maire de Marmande, Gérard Gouzes. Sauf que le PS seul ne peut gagner et toute la question est celle des alliances de second tour (nous sommes ici dans un scrutin majoritaire et non à la proportionnelle). Si le maire de Feugarolles divers gauche vient troubler le jeu en plus de la présence évidente du Front de Gauche et des Verts, la dispersion risque de ne pas être moindre qu’à droite. En conséquence tous les observateurs se reportent sur les élections précédentes pour voir comment ont fonctionné les reports de voix.

 

Retour sur le passé

Au premier tour nous avions eu :

Droite : Daniel SOULAGE UDF 456 ; Jean-François PONCET UDF 451 ; Paul CHOLLET UDF 225

Gauche : Guy SAINT MARTIN PS 353 ; Guy VICTOR PCF 80 ; Joëlle FERRER PCF 55 ; Jean-Louis MATTEOS PRG 60 ; Maurice ORENSTEIN verts 49.

 

Au second tour nous avions eu :

Daniel SOULAGE 548 et Jean-François PONCET 501 ont été élus

Guy SAINT MARTIN 380 et Guy VICTOR 230 ont été battus

Le candidat PS ne gagne que 30 voix alors que le retrait du PRG, des Verts et de la candidate PCF auraient dû lui apporter environ 150 voix pour lui permettre d’atteindre les 500 voix (ce qui s’est passé pour le candidat PCF qui passe de 80 à 230) !

 

Retour en 2011

Il se trouve que les Verts ont décidé d’être présents en force avec cette fois deux candidats : Marc Tranchard et  Sandrine Derisbourg.

Côté Front de Gauche on a Michel Ceruti l’adjoint au maire de Marmande, dirigeant depuis 1994 de la Fédération du PCF et Bernard Faucon-Lambert.

 

Au second tour le PS peut proposer une entente en partageant les candidatures soit avec les Verts, soit avec le Front de Gauche (ce sera sans doute fonction des résultats du premier tour d’où le trouble des divers gauche – on parle aussi d’une candidature de Guy Saint Martin, battu aux cantonales par le PS, et qui a sa propre audience).

Dans tous les cas les reports ne seront pas simples.

 

Conclusion

Le cas du Lot et Garonne sera symbolique à tous points de vue : pour l’union à droite, l’union à gauche, les rapports entre PCF et PG en conséquence nous pouvons considérer que si la gauche gagne dans ce département elle va gagner en France. Pour le moment la droite aurait perdu environ 30 voix gagnées par la gauche. Les capacités à s’unir seront bel et bien déterminantes. 25-08-2011 Jean-Paul Damaggio

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