Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 14:35

volta.jpg

 

Au moment du colloque Renaud Jean, le cas du journal La Terre a été évoqué. Je voudrais revenir sur la question car il se trouve que ce journal a été le premier où j’ai découpé des articles pour constituer mes premières archives. J’avais douze ou treize ans et j’offre ici le dessin du visage de Volta l’inventeur de la pile. Il y avait en effet des chroniques pédagogiques pour présenter les inventeurs : Velpeau, Charcot, Perrin, Lobatchevski, Thomas Cook etc.

Ce journal est né en 1937 à l’initiative du dirigeant communiste Waldeck Rochet. Il n’est pas né de rien, bien sûr. Quel était le titre précédent ?

Ce journal étant conçu en direction des paysans, il y avait avant le journal cher à Renaud jean, La Voix des Paysans.

Le changement de titre correspond à un changement de fond : d’un journal syndical on passe à un journal politique.

Au colloque Renaud Jean un intervenant a rappelé que le passage de témoin s’est fait aisément, Renaud Jean devenant un intervenant majeur de La Terre.

Jean Vigreux indiqua que si l’esprit de fidélité de Renaud Jean l’a fait s’incliner, il n’en demeure pas moins que La Voix Paysanne dura un temps, même après la création de La Terre.

Je n’ai pas étudié cette question mais par contre j’ai travaillé autour du terme : « La Terre ».

 

Je considère que ce titre est une concession à l’idéologie dominante. J’ai d’abord été sidéré par le roman de Zola qui s’appelle La Terre. Ce terme permet d’effacer les paysans, tâche à laquelle les autorités se sont toujours employées avec ardeur.

 

Quand pour Pétain « La terre ne ment pas », en effet il ne ment pas ! Il applique ses principes ! Le titre de Renaud Jean était une référence affichée à la Voix de Paysans et les mots ayant un sens, on comprend que pour lui la terre n’est rien sans le paysan.

 

Je suis sensible à cette question car je vis dans un département dont tous les bords politiques répètent depuis toujours : il a une vocation agricole. Ce ne sont pas les paysans du lieu qui font l’agriculture mais la vocation de la terre… En dos de couverture, à un Carnets de mémoire et de luttes d’un paysan, l’éditeur a écrit : « Paul Ardouin a décide de nous livrer les souvenirs et réflexions d’une existence vouée à la terre. » Je pense plutôt que son existence il l’a voué à la politique, au syndicalisme, au travail… la terre n’étant que le décor. Et pourquoi ne l’aurait-il pas voué à ses animaux aussi ? Va-t-on dire d’un menuisier qu’il a voué sa vie au bois ? Non ça n’a jamais été la terre qui a fait un paysan mais un paysan qui fait sa terre.

 

J’ai lu des livres de 300 pages parlant de l’agriculture sans y voir apparaître la référence à l’agriculteur. Je vous assure, c’est sidérant. S’il y a un endroit où le travailleur n’existe pas c’est à la campagne car en fait les cultures poussent toutes seules !

 

Je sais que mon point de vue est peu partagé car les Bucoliques, au seul son du mot « la terre » voient aussitôt fleurir les violettes. Et les Bucoliques poussent comme la mauvaise herbe ! Mais bon, même seul, on peut encore penser ce qu’on pense.

15-11-2011 JP Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans renaud jean
commenter cet article
18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 14:34

LGV : Baylet confirme

 

Pour ceux qui n’auraient eu envie de lire le détail des exigences LGV de JM Baylet, publiés récemment, voici la motion du Conseil général du 82.

Les EXIGENCES annoncées ne peuvent être tenues par RFF. Nous aurions donc aimé savoir ce qui va se passer en cas de refus ! JPD

 

LGV : la motion qui dit tout présentée par La Dépêche

Enfin l'assemblée départementale a adopté à l'unanimité une motion relative à la LGV. Le texte exige un double tunnel sous Gâches et l'A62, un consensus local de Caumont à Castelsarrasin qui ne veut pas de la base de travaux, également l'abaissement maximal de la ligne de Lacourt Saint-Pierre à Montbeton, un viaduc à Bressols et Pompignan, et une proximité avec l'autoroute dans le Frontonnais et Campsas.

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 09:35

delthil.jpg

 

 

Les Editions La Brochure viennent de rééditer deux poèmes de Camille Delthil.

Le premier est un des premiers écrits un poème en prose qui est une satire de trois silhouettes provinciales : les femmes, les journalistes, les poètes.

Le second, sous-titré poème parisien, trace le portrait, à travers le cas d’une femme, Angélique, de la fin du Second Empire. D’un texte à l’autre on découvre un Camille Delthil hésitant entre plusieurs formes d’écriture, mais ferme quant à ses positions politiques à gauche, dans la lignée des révolutionnaires de 1792. Les deux poésies sont précédées de la note suivante :

 

 

Camille Delthil (Moissac, 1834 – Paris, 1902)

La mort à Paris de Delthil pourrait laisser croire que l’éternel provincial s’est enfin laissé tenter par la vie de la capitale. Il n’en est rien. Tout nouveau sénateur, c’est cette fonction qui l’écarte de sa chère ville de Moissac juste au moment où son cœur lâche ! Un peu comme si le destin avait tenu à rappeler les contradictions profondes qui ont habité Camille Delthil et que nous retrouvons avec les deux textes ici réédités, des écrits de jeunesse qui établissent un lien étrange avec Paris.

Plutôt qu’un choix représentant le meilleur Delthil cette publication donne à voir les douleurs qui durent habiter ce personnage.

 

Jean Depaule[1] nous indique :

« Delthil a souvent cherché son originalité sans la découvrir, parce qu'il la cherchait obstinément où elle n'était pas ; et cela lui a fait commettre quelques erreurs esthétiques. »

 

Les silhouettes provinciales sont peut-être la pire des erreurs esthétiques puisque Jean Depaule n’en dit rien dans son étude. Sauf que les trois personnages dont Delthil fait la satire sont les trois personnages au cœur de sa vie : sa passion pour les femmes, le journalisme et la poésie !

 

Delthil est traversé par les contradictions suivantes : religieux il devient libre-penseur ; provincial affiché il admire tout de même Paris ; sous influence littéraire il écrit en fait sous influence de la vie. Des contradictions qui pourraient se résumer ainsi : le français (langue de son art) contre l’occitan (langue de sa vie). L’optimisme avec le français, le pessimisme avec l’occitan qu’il voit mourir.

Voici une contradiction bien présentée par Jean Depaule : « Les appels des cloches et les chants accompagnés par les sons harmonieux de l'orgue, que le poète avait entendus si souvent autrefois dans la maison de l'abbaye, avaient fait éclore en son être le sentiment religieux. Vinrent ensuite les années de collège, l'enseignement rationaliste par les professeurs et par les livres. Ce que le cœur disait tout bas d'accepter, l'esprit maintenant le rejetait au nom de la raison. Il y eut, sans doute, pour le jeune homme, des moments de crise douloureuse. »[2]

 

Pour résoudre ces contradictions qui risquent de le bloquer voici comment il opère :

« C'est pourquoi Delthil, philosophe idéaliste, poursuivra le Vrai, le Beau et le Bien dans les institutions destinées à régir les hommes. Est-il rien de plus idéalement vrai, rien de .plus beau, rien de meilleur que la devise : Liberté, Egalité, Fraternité ? Ainsi, Delthil sera démocrate et républicain. »[3]

 

La juxtaposition des deux textes est une démonstration de cette double vie qui a fait, le modeste Delthil. D’un côté, il raille les poètes de province sans se douter peut-être qu’il en deviendra un, et de l’autre, presque au même moment, il se plaint d’un pays qui méprise ses poètes ! C’est sans doute qu’il y avait poètes… et poètes.

Jean-Paul Damaggio

 

Camille Delthil, Angélique, Poème parisien – 1869 et Silhouettes provinciales 1861, 45 pages, couverture couleur, brochure, 5 euros.



[1] UN POETE PARNASSIEN : Camille DELTHIL ; Jean Depaule, Revue des Pyrénées 1911

[2] idem

[3] idem

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 09:28

LGV et Problèmes du cadencement

La Dépêche du Midi d’aujourd’hui annonce « le grand chambardement » du cadencement des horaires de train par ces mots : « C’est une vaste révolution imposée par l’indispensable modernisation du réseau ferroviaire, mais aussi par les chantiers des futures lignes à grande vitesse. »

Il y aurait donc un lien entre les deux phénomènes ?

Rappelons que la question ne concerne pas que Midi-Pyrénées mais la France entière et que si les deux problèmes sont liés, c’est surtout par le budget. Nous le répèterons aussi souvent qu’il le faudra : les milliards investis dans la construction de lignes faites surtout pour l’élite manquent y compris quand il faut budgétiser des arrêts en gare sur la ligne POLT ! C’est ainsi que les arrêts gagnés sur la ligne POLT deviendraient caduques !

 

Derrière le cadencement, se cache des stratégies assassines du service public ! Montauban ne serait plus carrefour ferroviaire ce qui annonce clairement que la ligne POLT - Montauban vers Caussade- est traitée comme une ligne TER.

Nous avions évoqué la question le 5 juillet : voir article. Charles Marziani indique à la Dépêche, pour le Conseil régional : « C’est une réforme précipitée ». Par rapport à son discours sur le sujet à Montauban nous retrouvons une juste revendication mais sans réponse : « l’ouverture des trains grandes lignes aux abonnés du TER ». La Région aurait manifesté son opposition sur plusieurs horaires. Ceci devrait pouvoir se vérifier par la copie d’une lettre à RFF qui puisse nous donner les détails.

 

Au même moment, à Montauban, à l’initiative de TEG 82 et de l’Association des usagers de Toulouse-Agen-Bordeaux, une réunion se tenait à Montauban dont nous donnons le compte-rendu utile à tous. Il existe là aussi une revendication simple en direction du Conseil régional qui a été formulée par Aurelie Corbineau : « Il faut demander maintenant la création d’un comité de ligne comme il en existe dans d’autres régions. » Il faudrait pour ça faire le lien avec les syndicats de cheminots.

Un évolution dans le débat qu’il faut prendre en compte. 14-11-2011 JPD

 

 

Article La Dépeche

Ils sont employés, cadres, avocats, médecins… Toutes et tous ont un point en commun. Ils travaillent à Toulouse ou Agen et se retrouvent chaque matin dans le train. En gare de Montauban, Caussade, Grisolles... Au fil des jours, ces « abonnés du rail » ont fini par nouer des liens. Et de retard en annulation, en y ajoutant aujourd'hui le nouveau plan de cadencement que la SNCF va appliquer à compter du 11 décembre (litre notre dossier en page 7), c'est le ras-le-bol général dans leurs rangs. Hier soir, à l'appel de deux associations d'usagers (Tous ensemble pour les gares de Tarn-et-Garonne et l'Association des usagers Toulouse-Agen-Bordeaux), ils se sont retrouvés dans une salle de la maison des associations à Montauban. Plus d'une trentaine de personnes plutôt remontées : « J'ai regardé les nouveaux horaires. Le soir, je repartais de Toulouse à 18 heures 58. Ce train est supprimé. Il faudra désormais que je rentre une demi- heure plus tôt ou une demi-heure plus tard. La première solution n'est pas bonne professionnellement et la deuxième ne me permettra plus de voir mes enfants qui seront lavés et couchés quand je vais rentrer à la maison », explique Jérôme Bouffard. Le jeune avocat qui prend tous les matins son train à Grisolles ajoute : « On veut des trains réguliers et fiables. »

Depuis un an, Marie-Suzon Dolphin, documentaliste est également habituée du trajet Montauban-Toulouse : « Le gros problème c'est le retard. C'est un stress quotidien. Je ne sais jamais si je vais arriver le matin à l'heure au travail. »

Un autre abonné dénonce les conditions de transport : « De plus en plus de personnes empruntent quotidiennement le train pour se rendre à Toulouse. Fort de ce constat il est inadmissible que la SNCF ne tienne nullement compte de ce paramètre. En effet depuis la rentrée il n'y a pas assez de rames pour contenir tous ces usagers dans un sens comme dans un autre. Les gens se retrouvent donc très souvent debout, agglutinés les uns comme les autres, comme on peut le voir notamment sur les lignes ferroviaires indiennes j'exagère un peu ! Visiblement la SNCF se fout de nos doléances et continue à nous prendre pour du bétail, nous qui payons théoriquement pour un service de qualité. »


Des actions sont sur les rails

Les usagers ont tenté d'organiser hier soir à Montauban la suite de leur mouvement contre le nouveau plan de cadencement que la SCNF souhaite appliquer à compter du 11 décembre. Objectif : essayer d'obtenir quelques ajustements sur les lignes Toulouse-Agen, Toulouse-Montauban, Montauban-Cahors.

Plusieurs actions ont alors été évoquées lors de cette réunion. Passons sur les pétitions qui sont déjà utilisées. « Il faut demander maintenant la création d'un comité de ligne, comme il en existe dans d'autres régions. C'est une instance qui permet justement d'aborder tous les problèmes », a proposé Aurélie Corbineau pour Teg 82.

L'idée de lancer une grève des titres de transport est également sur les rails : « Cela se fait ailleurs et, médiatiquement, ça marche plutôt bien. »

Enfin, après le 11 décembre, si aucune avancée n'a été enregistrée, certains évoquent des descentes inopinées de voyageurs sur les rails et des occupations de gare.

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 09:27

Baylet tue la LGV ?

 

Par la lettre ci-jointe de Jean-Michel Baylet nous sommes obligés de poser la question : veut-il rendre la LGV impossible à construire ? Toutes les réclamations qui suivent sont impossibles à satisfaire. Nous connaissons à présent les exigences de RFF (et JMB aussi) un organisme qui doit répondre à la demande politique (Paris-Toulouse en trois heures à moindre prix), et elles sont opposées aux vœux de JMB.

Il y a bien sûr une autre hypothèse : avant la discussion sur le tracé il y a eu la discussion sur le fuseau, et finalement les politiques ont validé le fuseau que pourtant les élus refusaient. S’agit-il donc d’une position politicienne ? On peut le craindre quand on constate que le premier secteur mentionné c’est celui d’Auvillar qui est cher à JMB, et le second secteur c’est celui de Castelsarrasin cher à la députée Sylvia Pinel.

Un seul point est absent, celui du financement qui est pourtant la potion la plus dure à avaler pour les citoyens qui vont devoir payer très cher une ligne qui leur coûtera les yeux de la tête le jour où ils achèteront le billet de train ! Mais bon, puisque la LGV est tuée par les revendications impossibles à satisfaire du Conseil général du Tarn-et-Garonne… tout va très bien.

15-11-2011 Jean-Paul Damaggio

P.S. Retenons simplement dce passage : « Sur la commune de Labastide Saint-Pierre, R.F.F. étudie la possibilité de création d'une base travaux à proximité de la zone logistique de Lauzard. Cette localisation peut représenter une opportunité pour une reconversion future et une valorisation de cet espace équipé, en le dédiant dans un second temps, aux activités économiques de cette ZAC. Si ce choix venait à être retenu, les conditions de réalisation de cette infrastructure devront être décidées entre le maître d'ouvrage et les gestionnaires de cette zone. » Baylet est pour une base travaux à Labastide Saint-Pierre alors que les gens bien informés savent qu’elle sera à Castelsarrasin. Mais si Baylet est ministre demain…

 

 

Montauban le 24 octobre 2011

Jean-Michel Baylet président du Conseil général du Tarn et Garonne au Préfet de région

 

Monsieur le Préfet de Région,

Par courrier du 29 juillet 2011, vous demandez aux collectivités territoriales impactées par le projet de Ligne à Grande Vitesse (L.G.V.) du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (G.P.S.O.) de s'exprimer individuellement sur le tracé optimisé et sur les ajustements étudiés.

De longue date le Conseil Général de Tarn-et-Garonne a marqué son attachement à la réalisation de ce projet majeur pour notre département, la région et plus largement le grand sud-ouest. A ce titre, nous avons accepté, de participer au financement des études et au processus de concertation mis en place par Réseau Ferré de France (R.F.F.).

La dernière phase de travail en collaboration avec vos services et R.F.F. a permis de solutionner un certain nombre de points critiques. Toutefois, il apparaît qu'à ce jour, les optimisations de tracés ne répondent pas toutes aux sollicitations exprimées par les élus.

Et ce constat ne fait que confirmer les remarques que j'ai été amené à faire à plusieurs reprises notamment lors des Commissions Consultatives. En effet, la concertation menée dans le cadre de ce projet a vite trouvé ses limites et s'apparente davantage à des séances d'informations des personnes conviées qu'à un réel échange. Les derniers atermoiements observés sur le secteur d'Auvillar confirment cet état de fait et vous demandez aujourd'hui aux collectivités de prendre position sur le tracé optimisé du G.P.S.O, et ce par écrit, alors que l'ensemble des analyses menées par R.F.F., grâce à nos financements, ne sont pas connues de tous.

Malgré ces considérations, et à cause des échéances qui, je n'en doute pas, seront maintenues, malgré notre connaissance partielle du dossier, je souhaite attirer votre attention sur plusieurs points.

En premier lieu, il convient de souligner que l'ensemble des rétablissements de la voirie départementale identifiés comme prioritaire par mes services doivent être réalisés aux gabarits adéquats. En effet, les perspectives de croissances démographiques de nos territoires corrélés aux augmentations de déplacements générés par la mise en service de cette ligne nécessitent que les aménagements de voirie soient dimensionnés en tenant compte des fréquentations futures des secteurs traversés. Sachant que l'INSEE table aujourd'hui sur une croissance démographique de notre département de plus de 40 % d'ici 2040 faisant du Tarn-et-Garonne le département métropolitain qui aura la plus forte croissance démographique sur la période.

Il est aussi primordial que ces rétablissements permettent à l'ensemble des tarn-et-garonnais de se déplacer à leur convenance et conformément à la réglementation. Les cheminements devront donc être adaptés aux personnes à mobilité réduite et répondre aux objectifs de mobilité durable et je vous demande, en sus des considérations nécessaires à la sécurité routière, de prendre soin d'intégrer systématiquement ce souhait dans les études réalisées. En outre, les rétablissements devront permettre que l'ensemble des accès aux propriétés bâties ou non-bâties soient assurés.

Outre ma demande relative à la réalisation de gabarits et largeurs d'ouvrages capables de préserver les meilleures conditions de circulation et de sécurité, j'insiste également sur le soin à apporter à la conception des carrefours impactant les routes départementales. Trois itinéraires ont particulièrement fait l'objet de demandes précises de la part de mes services et j'attire donc votre attention sur la nécessité de traiter les intersections suivantes par des aménagements de carrefours sécurisés, sous forme de giratoires, typologie qui a fait ses preuves.

Il s'agit des carrefours :

-. RD12/RDl5àCaumont,

- RD14/RD45 à Castelsarrasin,

- RD 14/RD79 à Saint-Porquier.

De manière exhaustive, la demande du Conseil Général en terme de rétablissements de voirie est formalisée par le tableau en annexe 6 joint à la présente. Vous constaterez que, sur un certain nombre de points restant à traiter, je reste en attente des projets détaillés pour préciser mes demandes techniques.

Vous le savez notre département sera très exactement impacté sur 70km. Le Tarn-et-Garonne paiera donc un lourd tribut pour la réalisation de ce projet. A ce titre il convient que la traversée soit réalisée de manière exemplaire. Les aménagements paysagers devront permettre à cette infrastructure de s'intégrer le mieux possible au « décor » local et un soin particulier devra être apporté aux protections acoustiques mises en place. Il s'agit notamment d'assurer un niveau de nuisances sonores minimal, au moment du passage du TGV, équivalent, si ce n'est inférieur, à celui constaté pour chacune des habitations à l'heure actuelle. Pour ce faire, la réalisation de protections acoustiques à la source, sera à privilégier, en particulier lors de réalisation d'ouvrages tels que les viaducs.

En outre, l'impact de l'infrastructure ne peut être considéré uniquement à moins de 30m de la Ligne à Grande Vitesse. Par délibération du 24 février 2010, le Conseil Général a demandé que les bâtis situés dans une bande de 250 mètres de part et d'autre de l'infrastructure fassent l'objet d'une proposition d'acquisition systématique, indépendamment du type d'insertion de la ligne retenu (remblais/déblais ou viaduc). Si les propriétaires de ces bâtis ne souhaitent pas être expropriées, des aménagements acoustiques et paysagers devront alors assurer une insertion exemplaire.

Enfin, les derniers tracés proposés montrent l'importance des remblais qui devront être réalisés. Vous n'êtes pas sans savoir que la question des matériaux fait actuellement débat. Il semble donc indispensable qu'une réflexion soit entamée dès à présent et en amont de la construction de la ligne ferroviaire pour identifier les zones d'extraction de ces matières.

Sur le plan environnemental, la traversée de la Garonne sur la commune de Cordes-Tolosanne est réalisée en viaduc, il est donc primordial d'assurer les transparences hydrauliques adéquates étendues à tout ce secteur. Cette zone classée dans le cadre de la directive Natura 2000 devra faire l'objet d'un traitement spécifique, au même titre que la zone d'habitat des chiroptères à Dunes.

En plus de ces considérations générales il est nécessaire de souligner les nombreuses interrogations qui persistent à ce jour quant à la réalisation de cette ligne. A ce titre certains points fondamentaux restent en suspends et vous en trouverez une liste non exhaustive ci-dessous.

 

Sur le secteur d'AUVILLAR

Suite aux craintes exprimées par la municipalité quant à la trop forte proximité de la L.G.V. avec le village, le COPIL du 23 juin 2011 a demandé que des études complémentaires soient réalisées. Une hypothèse subsiste au Sud du fuseau et a la préférence de R.F.F.. L'autre se situe au Nord du fuseau et permet la réalisation d'un tunnel pour un passage sous l'autoroute A62.

Le 6 septembre 2011, la municipalité d'Auvillar a adopté une motion exigeant que la solution nord avec la réalisation d'un double tunnel assurant le passage sous Gâches et sous l'autoroute A62 soit retenue.

Cependant, R.F.F. ne prend en compte que le seul critère financier comme élément de décision et favorise, à ce titre, le tracé sud. Le Conseil Général insiste sur le nécessaire respect des demandes locales et le choix du tracé final devra donc faire l'objet d'une acceptation des habitants et des élus, au delà des considérations financières.

 

Sur le secteur de CASTELSARRASIN

Sur proposition de R.F.F. le COPIL du 23 juin dernier n'a pas retenu l'hypothèse de tracé située la plus au sud pourtant soutenue par les habitants. L'hypothèse 243 a été privilégiée car elle aurait un impact moindre sur l'habitat et donc un coût inférieur de 1l M€ par rapport à la solution sud (H245).

 

Par ailleurs, les études d'optimisations réalisées ont pennis de prévoir des aménagements acoustiques et paysagers, ceux-ci devront être développés pour assurer la meilleure insertion de la ligne sur l'ensemble du secteur et notamment (sans que cette liste soit exhaustive) à Jamounet, Les Graves et Malecare (Catiront), à Garde Boué, Gayssou et Poutès (Castelmayran), à Baros et Figuéry (Castelferrus), à Latour et Rebec (Garganvillar) et à Bénis (Castelsarrasin).

Le Conseil Général demande que le tracé finalement retenu ne le soit qu'à la condition d'un consensus local. Il souhaite également que soit écarté tout projet éventuel de R.F.F. de localiser la base travaux L.G.V. dans ce périmètre.

 

Sur le secteur de LACOURT-SAINT-PIERRE et MONTBETON

De longue date le Conseil Général a soutenu les positions défendues par les deux municipalités. S'il est maintenant admis un passage au dessus du canal de Montech, cette traversée devra assurer une insertion paysagère exemplaire de la ligne et un parti architectural des plus soignés. Ces considérations accompagnées de protections acoustiques seront à mettre en place sur 'tout le territoire en prenant soin d'abaisser au maximum le niveau de réalisation de l'infrastructure.

 

Sur le secteur de BRESSOLS

Sur ce secteur, le tracé optimisé évite les destructions dans le quartier de Pérayrols, même si les riverains, les activités agricoles et économiques des hameaux de Gary, de Furgole et Moulis resteront très fortement impactés. En toute probabilité, la gare L.G.V. sera construite en hauteur et une gare TER sera développée au niveau du terrain naturel.

Il demeure que le franchissement de la ligne nouvelle s'effectuera sur un remblai, de plusieurs mètres de hauteur et de plusieurs kilomètres de longueur puisque R.F.F. refuse, pour des raisons de surcoût, un passage sur pilotis de la gare à l'Autoroute A20. La Commune a donc demandé à R.F.F. d'assurer une meilleure transparence afin d'assurer la continuité des différents réseaux et voies dans ce secteur.

Le Conseil Général soutient fortement cette demande évitant de couper la commune en deux par un remblai.

 

Sur le secteur de LABASTIDE-SAINT-PIERRE, de CAMPSAS et POMPIGNAN

Sur la commune de Labastide Saint-Pierre, R.F.F. étudie la possibilité de création d'une base travaux à proximité de la zone logistique de Lauzard. Cette localisation peut représenter une opportunité pour une reconversion future et une valorisation de cet espace équipé, en le dédiant dans un second temps, aux activités économiques de cette ZAC. Si ce choix venait à être retenu, les conditions de réalisation de cette infrastructure devront être décidées entre le maître d'ouvrage et les gestionnaires de cette zone.

L'objectif d'un passage longitudinal à l'autoroute ainsi que le traitement de la sortie du tunnel au niveau de Pompignan étant atteint, le souhait d'un rapprochement maximal de la L.G.V. et de l'A62 reste fort. L'optimisation de tracé proposée augmente les distances entre les deux infrastructures mais limite l'impact foncier. La localisation précise du tracé doit, ici aussi, être le fruit d'un consensus local.

Pour la sortie du tunnel à Pompignan des réponses sont toujours en attente en vue d'assurer un traitement architectural et technique permettant de réduire les impacts visuels et sonores.

Aussi, la réalisation de la L.G.V. va engendrer la destruction de l'ouvrage d'art permettant la traversée du Canal du Midi. Après avoir présenté ce rétablissement en Tarn-et-Garonne, R.F.F. souhaite désormais le réaliser en Haute-Garonne. Ce revirement de situation ne peut être satisfaisant. Seul un projet répondant aux exigences locales emportera le soutient du Conseil Général.

En conclusion, l'ensemble des points relevés dans ce courrier doit être considéré comme un tout à satisfaire pour réaliser la Ligne à Grande Vitesse en Tarn- et-Garonne et j'attire votre attention sur le fait que ces préconisations sont établies sur des données succinctes fournies par le maître d'ouvrage et qu'elles se veulent un résumé des mesures relevées dans les fiches annexées.

Espérant que les courriers des partenaires seront, tout comme cette contribution, véritablement pris en compte, je vous prie de croire, Monsieur le Préfet de Région, en l'assurance de mes sentiments les meilleurs sentiments.

Jean-Michel Baylet

 

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 09:25

LGV : La parole à l’USV

 

Dans un document de 18 pages fortement documenté, Thierry Fourcassier fait le point de la situation de la LGV Toulouse-Bordeaux. Il reprend soigneusement toutes les informations nouvelles et nous retenons ici les suites analysées d’une délibération la Commission européenne et les éléments financiers. JPD

 

 

« En termes de projet [de la commission européenne] est apparu le tronçon Bordeaux Toulouse à l'horizon 2030.

Mais nous ne constatons aucun écrit dans le document du RTE-T 2030 ne mentionnant

           ni le tronçon Toulouse Narbonne, tronçon pourtant primordial pour la viabilité du tronçon Bordeaux Toulouse,

           ni la TCP, Traversée Centrale des Pyrénées, maillage également complémentaire, projet pourtant plus avancé dont les études ont déjà été engagées et financées.

En terme de financement européen le tronçon Bordeaux Toulouse ne se situe qu'à l'horizon 2030 et ne se trouve qu'actuellement dans un processus de concertation. Ce dernier est uniquement destiné à attirer d'éventuels capitaux privés pour renouveler l'exemple d'un montage financier PPP établi pour Tours Bordeaux. Certes le PPP a montré son efficacité mais également ses limites avec les nombreux retards et désistements de plusieurs collectivités territoriales. A l'heure actuelle aucun indicateur ne permet la faisabilité d'un montage équivalent.

Il appartiendra aux États membres de soumettre des propositions détaillées à la Commission et ensuite un financement de base serait alloué. L'Union Européenne ne pourra pas financer la totalité des projets envisagés. Ainsi le niveau précis des fonds européens disponibles dépendra également des propositions nationales,

L'Union Européenne s'engage à cofinancer les travaux à hauteur de 20% du coût du projet, voire 40% s'il s'agit d'une infrastructure transfrontalière. Le maillage incomplet actuel car non transfrontalier entraine une baisse des subventions européennes.

Selon la Commission Européenne

«Pour la période 2014-2020 du financement une importance particulière est donnée au financement de projets transfrontaliers qui ont la plus haute valeur ajoutée européenne. »

«Toutefois, étant donné en particulier la période financière difficile. il est nécessaire de recentrer les dépenses européennes de transport à l’endroit où il donne le maximum de valeur ajoutée pour créer un réseau de base européenne solide. »

 

Aujourd'hui nous n'avons aucune garantie que l'Europe participera financièrement à ce projet de Bordeaux —Toulouse. Projet non situé dans les axes européens des transports définis par l'Union Européenne et projet sans aménagement prévu pour le fret et uniquement à vocation pour les voyageurs.

 

Décisions prises par le Portugal :

Juin 2010 : Lors de la Conférence sur les Réseaux Transeuropéens de Transport (RTE-T) Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat chargé des Transports, José Lopez Blanco, Ministre espagnol et Antonio Mendoça, Ministre portugais des Transports signent une déclaration d'intention sur le projet prioritaire européen « Ligne à grande vitesse (LGV) du Sud-ouest de l'Europe »,

Juin 2011 : Devant le contexte financier, le gouvernement portugais se donne comme priorité de ramener le déficit public de 9,l°/ du PIB en 2010 à 3% en 2013. Le gouvernement a donc en conséquence décidé de « suspendre » la construction de la LGV Lisbonne-Madrid, dont l'achèvement était prévu pour 2013.

 

Décision de la Commission Européenne en octobre 2011

«Portugal: Inclusion of the core ports of Sines, Lisbon and Porto (Leixoes,).

Inclusion of major axis in the comprehensive and core network, notably Lisbon-Madrid and Porto- Valladolid. »

 

Financement national

[Le texte part du rapport Mariton]

 

« Le Snit qui fait la part belle au ferroviaire avec 145 milliards d'euros d'investissements (55,6% des dépenses totales) comporte pour 260 milliards de projets, dont 160 milliards de développement, « hors dépenses du Grand Paris », précise le député Mariton.

L'Etat devrait apporter 86 milliards, les collectivités territoriales 97 milliards, le solde serait financé par des concessionnaires ou d'autres partenaires privés, et par Réseau ferré de France (RFF) « dont la dette passerait alors de 28 à 35 milliards d'euros sur 15 ans ».

« Tous les projets ne sont pas finançables et l'Etat ne peut plus se défausser sur RFF »,

Seule « une part mineure pourra provenir des recettes d'exploitation », ii faudra donc mobiliser les fonds publics « à concurrence de 45% à 90?/o des investissements ». Hervé Mariton considère que l'Etat a tendance à surestimer les trafics attendus, et que même sur des lignes très fréquentées comme la LGV Paca, le taux de couverture des investissements par les recettes n'est que de 10%.

 

4 projets de LGV  sont déjà engagés; pour 17 milliards d'euros : Rhin-Rhône (Strasbourg-Lyon), Phase 2 du TGV Est, Bretagne-Pays de Loire et Tours-Bordeaux (par laquelle selon Hervé Mariton, de tous les exemples étudiés pour son rapport, cette LGV offre les meilleures perspectives de recettes (55% des investissements programmés). Et pourtant, le bouclage financier s'est révélé plus difficile à tenir que prévu et n'a pu se faire que grâce à l'Etat qui a dû payer pour les collectivités refusant de participer.

 

13 autres projets pour 86 milliards d'euros ce qui amène à s'interroger sur les 13 autres projets de LGV dont Bordeaux-Toulouse. Le gouvernement va devoir se prononcer sur la suite à donner à ces projets plus ou moins amorcés, dont le coût total est estimé à 86 milliards d'euros.

D'une manière générale, le rapport constate la « fragilité financière » du SNIT., dont le coût total est chiffré à 260 milliards d'euros sur vingt-cinq ans. Or « la dépense totale qui résulterait de la réalisation intégrale du schéma excède de très loin les moyens de financement actuellement mobilisés au regard de la situation très contrainte des finances publiques et de la dynamique de croissance actuelle », est il écrit. Par ailleurs, le député rappelle également que « les préoccupations environnementales ne doivent pas conduire à négliger l'entretien du réseau routier ».

M Henri Emmanuellti député PS

«ce schéma national n'est pas crédible ».

M François Goulard, député U.MP

« aucune priorité n'est définie, le financement n'est pas crédible »

M Daniel Paul, Gauche Démocrate et Républicaine :

« plusieurs projets envisagés ne verront pas le jour »

M Jean-Claude Sandrier, Député Gauche Démocrate et Républicaine :

« il faut faire un choix quant aux lignes à grande vitesse qui sont prévues, ne pas réaliser les lignes qui ne sont pas rentables »

Le groupe de réflexion TDIE (transport, développement, intermodalité, environnement), qui regroupe élus et professionnels :

« Certains projets risquent de ne pas être retenus malgré leur pertinence, parce qu'ils apparaissent infinançables » »

 

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 09:23

LGV : La parole à la maire de Campsas

 

Ce document recoupe d’autres observations d’élus sur la ligne LGV. La fonction des élus est en effet de défendre les intérêts des habitants si la construction de la ligne voyait le jour et ce texte permet d’entrer dans le détail des problèmes. A la différence de la délibération vague de la commune de Castelsarrasin quant aux informations et propositions, ce texte détaille les responsabilités.

Nous avions appris la création de l’association des 31 communes et nous nous étonnons qu’elle ne fédère pas les réclamations par une position clairement affichée.

Aux élus de continuer à travailler pour pointer les aberrations – et nous nous en ferons l’écho si nous les connaissons. Aux associations de fédérer ces réclamations pour rappeler qu’il est encore temps de dire NON à la LGV. La colère monte un peu partout, nous la relayons. JPD

 

 

 

Campsas, le 27 octobre 20

Madame le MAIRE de CAMPSAS

A Monsieur LE PREFET de la REGION MIDI PYRENEES

Monsieur le Préfet,

 

Vous demandez aux collectivités impactées par le projet de ligne à grande vitesse, de faire connaître individuellement leur avis sur le tracé du grand projet ferroviaire du sud-ouest.

Tout d'abord, je tiens à vous préciser que le centre bourg de Campsas se trouve très proche de la zone concernée par cet ouvrage et que l'impact sur l'environnement notamment sur les milieux humains et naturel sera inéluctable, ici plus qu'ailleurs. Je souhaite également vous exprimer le sentiment des élus locaux qui estiment avoir été grugés par RFF et qui considèrent que, contrairement à ce que déclare le maître d’ouvrage, aucune concertation n’a eu lieu. Je parlerai au mieux d’une information parfois même extirpée par les élus.

 

Selon les derniers éléments en notre possession, présentés au cours de la réunion du 19 septembre dernier, une situation nouvelle, encore plus préjudiciable, est apparue. Elle porte sur le tracé proprement dit ainsi que sur les incidences qui en découlent :

 

1 ) concernant le tracé : (cf profils en long et vue en plan) alors qu’un tracé – faisant figure de compromis aux dires de RFF – avait été acté par le comité de pilotage du 23 juin 2011, des modifications sont intervenues au cours de l’été, dans la traversée de la commune, sans qu’aucune information préalable n’ait été donnée aux élus concernés et je tiens à le souligner, ces modifications sont encore susceptibles d’évoluer.

Ces changements ont pour effet :

- d’éloigner la ligne à grande vitesse de l’autoroute, dénaturant encire plus le paysage, laissant des espaces importants enclavés entre les 2 ouvrages, espaces pour lesquels les élus ignorent quelle sera leur destinée et qui les gèrera,

- de prévoir des passages de la ligne en remblai alors qu'il avait été présenté, lors des différentes réunions, un passage en déblai sur une grande partie du territoire de la commune. Les derniers profils en long ainsi que la dernière proposition de tracé, communiqués tout dernièrement sur mon insistance, en témoignent.

 

2) concernant les aménagements paysagers et acoustiques : alors que la ligne traverse la commune sur une longueur de 3 kms 300, des protections sont prévues sur un linéaire maximum de 700 mètres, côté est, et de 200 mètres, à l’ouest.

 

3 ) concernant les rétablissements : comme je l’ai écrit plus haut, beaucoup de terrains dont certains à vocation agricole vont se retrouver enclavés entre l’autoroute A62 et la LGV. De même des accès à des propriétés privées ainsi que 3 voies de circulation et un ruisseau sont impactés.

 

4 ) concernant les acquisitions foncières : aux questions réitérées et précises des élus sur ce point, le maître d’ouvrage affirme aujourd’hui être dans l’incapacité d’apporter des réponse concrètes et se contente de répondre « ce sera au cas par cas ».

 

Devant toutes ces incertitudes et décisions arbitraires de RFF sans concertation préalable, le conseil municipal de Campsas au cours de sa séance du 25 octobre 2011, a émis un avis défavorable sur le projet et fait ressortir les exigences suivantes :

1 ) concernant le tracé : la position des élus de la commune qui, depuis le début, a été de plaider un passage au plus près de l’autoroute A 62, le plus possible jumelé au premier ouvrage, dans toute la traversée de la commune ainsi que la protection de la continuité des paysages par une tranchés couverte ou un passage en déblai offrant un impact visuel moindre, est réaffirmée.

2 ) concernant les aménagements paysagers et acoustiques : les élus demandent une explication plausible sur le choix arbitraire de RFF quant au positionnement des aménagements paysagers tels qu’ils figurent sur le dernier plan ainsi que la nature de ces aménagements, les boisements en pins n’étant pas adaptés. Ils préconisent que soient privilégiées les essences à racines profondes et à croissance rapide.

Pour la protection des nuisances sonores, les élus exigent la mise en place de protections acoustiques à la source, efficaces, de part et d’autre de la ligne dans toute la traversée de la commune ainsi que des composants de voies à faible émission sonore.

Par ailleurs, ils réitèrent leur demande pour que leur soient transmises les mesures d’intensité sonore réalisées, indiquant les fréquences, les lieux, les conditions météorologiques et l’enregistrement des variations du niveau sonore dans le temps.

3 ) concernant les rétablissements : les élus sollicitent le désenclavement de toutes les parcelles comprises entre l’autoroute et la LGV qui n’auront pas été expropriées, avec un rétablissement et un accès au plus près des parcelles.

A propos du rétablissement des voies de circulation, il a été demandé à RFF de :

- prévoir l’intégralité des rétablissements su suffisamment dimensionnés pour permettre le passage des engins agricoles

- prendre en compte pour le dimensionnement des ponts rail et ponts route, l'évolution immanquable du trafic routier à venir, engendrée par l'arrivée de la gare TGV à proximité et par le développement de la zone Grand Sud Logistique. De même il a été recommandé par les élus, d'intégrer des possibilités de cheminements doux tels que pressentis dans le schéma territorial de déplacements en projet sur le territoire, porté par la communauté de communes.

4) concernant les acquisitions financières : les élus réclament que soit proposée systématiquement l'acquisition de tous les biens (habitations, bâtiments, terrains) situés dans le fuseau d'étude et laissée à l'appréciation des propriétaires.

5) concernant la phase des travaux : aucune information n'ayant pu être obtenue à ce jour sur ce point, les élus souhaitent être informés dès à présent des mesures de prévention prises par RFF pour limiter les impacts temporaires liés au chantier de construction (nuisances sonores, impact sur l'environnement, déplacements des engins etc...)

Même si nous sommes conscients que le choix de Réseau Ferré de France, pour des raisons d'ordre économique, est d'éviter les propriétés bâties, nous ne pouvons accepter que ce choix se fasse au mépris du respect de l'environnement humain et naturel.

Je vous remercie par avance de l'intérêt que vous porterez à ce courrier et vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de ma très haute considération.

 

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 09:22

Michel Veyres a lu Les Maisons roses

 

Dans le dernier numéro des Nouvelles du Tarn et Garonne, Michel Veyres consacre sa chronique habituelle au livre de Jacky Lagrois. Bonne lecture. JPD

 

Au bout d’un chemin gris… le soleil ?

 

Un récit, particulièrement dense, c'est celui que nous offre Jacky LAGROIS qui vit à Montauban, le récit (1) d'une vie entre passé et futur. Un trait a été tiré, semble- t-il, avec l'écriture de celui-ci... Le hasard d'une rencontre à Montreuil, lors d'une fête, fait découvrir à l'auteur, avec la belle, 1'Occitanie. Il se sépare de la première comme il a quitté les précédentes et renoue avec le sud, autre hasard, à Moissac où le mène une invitation. Là, il y fait la découverte de Françoise... mais ce n'est pas facile pour un Parisien de quitter sa ville... Il y parvient et finit par s'installer « à Montauban à l'ombre d'Olympe de Gouges ».

Une entreprise d'ingénierie l'embauche à Toulouse. Le directeur général y fait la pluie et le beau temps s'exerçant pleinement à accomplir la seconde partie de son titre... L'auteur, délégué du personnel, va finir par démissionner. Il est devenu le mouton noir du patron dans l'univers de l'exploitation capitaliste : c'est la « descente en enfer » du salarié qui, par solidarité, défend les autres, autres n'est pas loin d'autrui et l'altruisme se porte mal dans ce monde-là. Vient la lente description de la « mise à mort et l'attitude du directeur lors du décès d'une salariée, l'inhumanité d'un « patron professant le libéralisme mais vivant.., des marchés d'État ». Jacky connaît alors l'angoisse à chaque moment passé dans l'entreprise, l'isolement «Il y avait une meute, et un chef » avec « le règne du chacun pour soi ». La déprime est au bout. On peut s'interroger à juste titre sur la validité de ce système qui écrase l'humain.

Françoise est là qui apporte ses mots, insuffle de l'avenir, compréhensive. Un jour de juin. c'est une sortie en vélo pour un tour à Verdun-sur-Garonne à la fête de l'Huma tarn-et­garonnaise, ses stands, la camaraderie retrouvée.., le tiroir des souvenirs s'ouvre à travers un aller et retour entre passé et présent. Nous découvrons une enfance dans un vieil immeuble du XIème à Paris, une sœur plus âgée, le père ouvrier dans une usine de Péchiney, la Résistance et son militantisme au P.C.F., plus tard l'H.L.M.. Le paradis ou presque mais va apparaître la crainte, l'angoisse des différents moments de la journée, la mère du matin et la mère du soir pour l'enfant « j'ai dix ans et je suis le fils d'un héros ». L'histoire du temps imprègne celui-ci avec la fin de la guerre d'Algérie et l'OAS, Charonne... Un temps où l'on souhaite que la vie ne soit faite que de samedis et de dimanches.., les drames familiaux, la découverte de la Corse avec les colos. La guerre du Vietnam crée les circonstances de l'adhésion aux Jeunesses Communistes et mai 68 apporte les rêves évanouis ; l'apprentissage dans une imprimerie en tandem avec l'école afférente... « Un jour le diable s'invite ».

Avec ce récit où se mêlent les joies et les bonheurs, la vie parisienne, les expériences libertaires, la découverte des autres et les voyages, les plongées dans les pays du Tiers- Monde, l'auteur « fait aussi de valeurs et de sentiments » trace un chemin où apparaît le soleil, au bout de la densité de l'écriture. De la vie.

Michel VEYRES

(1) « Les maisons roses » récit de Jacques HUIBAN LAGROIS. Ed. La Brochure. 2011 (287 p. — 19 €)

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 09:22

angela.jpg

 

Un nouveau mouvement social considérable traverse les USA. Il fait penser aux luttes des latinos d’avant l’arrivée au pouvoir d’Obama. Le port et la ville d’Oakland est devenu un des symboles très fort d’occupations ayant débutées à Wall Street. Les autorités ont décidées de siffler la fin de la « récréation » et peut-être qu’à l’heure où j’écris, le nettoyage aura été achevé.

 

Ils sont des milliers à demander des emplois, une meilleure éducation, un meilleur service de santé et c’est trop ! Protester pour des raisons aussi futiles, vous n’y pensez pas ! Les maîtres ont annoncé la couleur : nous avons compris le message et à présent ça suffit. Sans rien régler il faudrait revenir à la normalité après cinq semaines d’occupations diverses. La démocratie ça serait de vider son sac, puis, sans rien régler, de revenir au quotidien.

 

Cette action populaire prend diverses formes allant des occupations pacifiques au blocage par exemple du port d’Oakland. Les agitateurs de la nuit sont-ils là pour casser le mouvement global ? Ou expriment-ils vraiment une rage plus forte que les actions non violentes ? Comme toujours les médias se sont précipités sur les fumées des gaz lacrymogènes !

 

« Financez nos écoles et nos services, pas les banques » voilà une banderole à valeur internationale qui a été portée par des milliers de personnes et aussi des milliers de grévistes.

La place symbolique, Oscar Grant Plaza, a finalement été vidée de ses manifestants dans le cadre d’une opération de police (publiques et privées) la plus chère de l’histoire de la ville.

La grève générale avait été décrétée le 2 novembre : écoles, services, banques, commerces, une ville paralysée, les ouvriers du port ayant apporté leur part à l’action. Le cinquième port du pays, fermé ! Il y a là un des syndicats les plus progressistes du pays.

Le pique-nique de la grève aurait rassemblé 10 000 personnes (20 000 disent les organisateurs)  ! Le secteur en pointe fut celui des syndicats des écoles publiques.

 

La mémoire de César Chávez a été rallumée. Et Angela Davis était là pour un discours (voir photo). Le mouvement est pour la première fois celui de toutes les générations, de toutes les couleurs, de toutes les espérances, ce qui ne signifie pas sans conflits internes. Comment tenir, comment généraliser la mobilisation, l’organisation, la colère ? Beaucoup croient que de tels mouvements étant spontanés, ils s’éteignent aussi vite qu’ils s’allument. Aucune généralisation n’est bonne ni dans un sens (le spontané c’est nul) ni dans l’autre (le spontané c’est génial). Toutes les révoltes retrouvent l’histoire sociale et toutes se doivent de la dépasser puisque cette histoire n’a pas empêché la montée en puissance de la force financière.

 

Mais bon, les journalistes officiels ont autre chose à penser que la nature des dites révoltes. Alors j’ai écrit ce petit texte. En espagnol, en anglais, sur internet vous tapez occupa et s suivant la ville de votre choix l’action sociale prendra diverses formes.

A suivre. J-P Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans amériques
commenter cet article
14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 16:11

Saint-Antonin : la grotte du Bosc

 

En 1936 des spéléologues locaux découvrent une grotte qui deviendra un des attraits touristiques de Saint-Antonin. Gamin, c’est par un voyage scolaire que j’ai découvert le lieu, que j’ai visité ensuite trois ou quatre fois.

Nous sommes là à la rencontre de personnes ayant des loisirs pour explorer (les spéléologues) qui ainsi, alimentent le besoin naissant de loisirs touristiques. Cette présentation de la découverte me semble au carrefour symbolique de plusieurs phénomènes. Surtout si j’ajoute qu’un instit est à la base de cette histoire. Je dédie cet article aux amoureux de Saint-Antonin. Jean Paul Damaggio

 

Articles de La Dépêche du Midi

 

Les premiers visiteurs

Dimanche dernier a eu lieu l’ouverture tant attendue de cette merveille du sous-sol. La journée avait été en quelque sorte réservée aux Saint-Antoninois et amis voisins ; tous ceux qui ont visité la grotte en sont revenus enthousiasmés, regrettant qu’elle ne fût plus longue. C’est, qu’à chaque pas, à chaque creux ou à chaque protubérance, il y a quelque chose à voir et que nous indiquerons ici dans quelques jours avec plus de détails.

La grotte de quelques centaines de mètres de long, est un ancien lit de ruisseau souterrain et est sèche, même en hiver. Les concrétions les plus diverses, les stalactites bizarres y foisonnent. Lentement, inconsciemment, chaque goutte en se figeant a modelé une forme inattendue, que l’abondante lumière électrique fait ressortir. Ainsi, en cheminant, on rencontre : des mamelles, des orgues, des singes, une tortue, un arbre de noël, un verrou, des robinets, etc.

On passe ainsi par dix-huit salles plus ou moins vastes, en attendant que cet été, les hardis explorateurs de la Société de spéléologie de Saint-Antonin, continuent l’exploration de cette merveille quercynoise, au cachet si particulier.

L’entrée, indépendante de la sortie, est à quelques mètres de l’église du Bosc de Lacalm. On y arrive en prenant à Saint-Antonin, la côte d’Espinas, du sommet de laquelle on jouit d’un magnifique coup d’œil. Des poteaux indiquent la direction, et d’ailleurs, c’est un itinéraire très simple et qui plaira à tous ceux qui profiteront de leurs loisirs pour aller voir cette région si pittoresque et si prenante.

 

La présentation de la grotte

La grotte du Bosc près de Saint-Antonin (Tarn-et-Garonne), a été découverte à la date et dans les circonstances suivantes :

Le 2 septembre 1936, quelques-uns des membres prospecteurs de la Société S.S.A.T. de Saint-Antonin se rendaient au Bosc, commune de Saint-Antonin, dans le dessein d’explorer une excavation s’ouvrant dans une carrière abandonnée.

Un puits vertical, de 3 mètres environ, aboutissait à un plan incliné prolongé par une fissure. Une descente pratiquée à la corde conduisit à un cul-de-sac s’achevant à une profondeur de 5 mètres environ au-dessous du plan incliné. Ayant abattu à très grande peine (la calcite à très gros cristaux était sur ce point d’une exceptionnelle résistance) une partie de la paroi, les explorateurs pénétrèrent dans un boyau qui, l’élargissant aussitôt, se prolongeait horizontalement sur 200 mètres environ.

Cette grotte est un des lits primitifs, mort après des millénaires, de la rivière souterrain du Bosc, qui coule maintenant beaucoup plus bas.

La grotte est constituée par un long couloir, d’une largeur moyenne de 3 à 4 mètres et d’une hauteur de 4 à 8 mètres. Quelques évasements forment des salles.

Si cette grotte manque du grandiose qui caractérise les abîmes comme Dargilan ou Padirac, elle brille entre les plus belles par l’extraordinaire profusion et la diversité à peu près infinie de ses concrétions.

Elle se pare de toute la féerie de la flore pétrée des cavernes. En ce qui concerne les fantaisies, si paradoxales et encore inexpliquées de ces cristallisations souterraines de la calcite, elle offre des illustrations pour toutes les hypothèses et propose certainement de nouvelles énigmes. Nulle part ailleurs, même au Grand-Roc, ne se trouvent entassées et juxtaposées tant de formes, de consistances, de colorations, de transparences diverses de la calcite. Végétations arborescentes, stalagmites excentriques, remontantes, flexueuses, efflorescences terminales hérissant des bourgeonnements ou des pendeloques, épanouissements vermiculaires, échevèlements cendrés et lichenoïdes, épaississements et étranglements soudains dans les stalagmites verticales etc.

Ajoutons qu’un diverticule, débouchant directement dans le puits où s’opéra la première descente, a révélé l’existence d’un ossuaire présentant un vif intérêt paléontologique : un crâne d’auroch a déjà été déterminé, ainsi que la mandibule d’un grand félin disparu, probablement le lion des cavernes. Les fouilles et les déterminations se poursuivent.

Nous ajouterons que cette grotte dont l’aménagement est terminé, sera ouverte au public au printemps 1937 (vacances de Pentecôte).

M. Raoul Régy, président de la Société de spéléologie de Saint-Antonin donnera sur demande tous les renseignements aux savants et aux touristes.

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans tarn-et-garonne
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog des Editions la Brochure editions.labrochure@nordnet.fr
  • Le blog des Editions la Brochure editions.labrochure@nordnet.fr
  • : Rendre compte de livres publiés et de commentaires à propos de ces livres
  • Contact

Activités de La Brochure

 

La pub sur ce blog n'est bien sûr en aucun cas de mon fait. Le seul bénéficiare financier est l'hébergeur. En conséquence ce blog va servir exclusivement aux productions de La Brochure. Pour les autres infos se reporter sur un autre blog :

 VIE DE LA BROCHURE

 

BON DE COMMANDE EXPRESS en cliquant ICI      

___________________________________________________________

 Les Editions La Brochure publient des livres, des rééditions, des présentations de livres. Ils peuvent être commandés à notre adresse ou demandés dans toutes les librairies (voir liste avec lesquelles nous avons travaillé  ici      ) :

Editions La Brochure, 124 route de Lavit, 82210 ANGEVILLE

Téléphone : 05 63 95 95 30

Adresse mèl :                          editions.labrochure@nordnet.fr

Catalogue de nos éditions :                                       catalogue

Catalogue 2011 :                                                                   ici

Présentation des livres :                                          livres édités

Bon de commande :                                             bon de commande

Nos livres sont disponibles chez tous les libraires

indépendants en dépôt ou sur commande

 

Nouveau blog RENAUD JEAN et LIVRES GRATUITS

Vous pouvez nous demander de recevoir la lettre trimestrielle que nous publions et nous aider avec les 10 euros de la cotisation à notre association. Merci de nous écrire pour toute information. Les Editions La Brochure.      

Articles sur la LGV: seulement sur cet autre blog:

Alternative LGV 82     

 

 

Nouveautés de 2013

 Elections municipales à Montauban (1904-2008) ICI :

Moissac 1935, Cayla assassiné : ICI

Tant de sang ouvrier dans le nitrate chilien ICI  

Révolution/contre-révolution le cas du 10 mai 1790 à Montauban ICI

 ADÍOS GUERRILLERO  ici

J’ai vu mourir sa LGV ici

Derniers titres :

Portraits de 101 femmes pour 20 euros. ici

Karl Marx, sur Bolivar ici

Ducoudray-Holstein Histoire de Bolivar ici

Jean-Pierre Frutos, Refondation de l’école ici

Jean Jaurès : Articles de 1906 dans La Dépêche et dans l’Humanité ici

Recherche