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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 14:30

La Dépêche du 10 novembre 2011 écrivait :
« Au Front de Gauche, l'examen des candidatures aura lieu du 15 au 17 novembre. Marie-Claude Bouyssi dans la première, et Maximilien Reynies-Duplex dans la seconde, récoltent une forte adhésion dans les rangs militants. «Mais le vote citoyen est aussi permis chez nous…» rappelle-t-on au sein du Collectif du Front de Gauche. »

Deux mois après, confirmation des deux noms dans La Dépêche du Midi de ce jour 12 janvier (version papier car je n’ai rien trouvé sur la version internet). Nous pouvons faire quelques observations complémentaires suite à l’annonce du quotidien.
On apprend que le « Front de Gauche » est « la formation guidée par Jean-Luc Mélenchon ». En fait le Front de Gauche est nationalement une coalition du PCF, du PG, de la GU et à présent de la FASE. Jean-Luc Mélenchon est le dirigeant d’une des formations, le Parti de Gauche et le candidat retenu pour l’élection présidentielle.
Cette observation est en lien avec le mode de désignation des candidats. Nationalement les partis se sont répartis les circonscriptions (approximativement 80% pour le PCF et 20% pour les autres formations). Le PCF 82 a considéré que par cet accord, qui n’est pas finalisé à l’échelle de tout le pays, il lui revenait de proposer deux candidats pour le TetG, ce que le PG 82 conteste.
Derrière cette répartition se profile une question souvent méconnue des électrices et des électeurs : les voix aux élections législatives conditionnent pour tous les partis l’accès, sur cinq ans, au financement par l’Etat, des partis politiques (le montant est de 1,7 euros par électeur, montant qui double pour les formations ayant un groupe parlementaire). Nous reviendrons sur le sujet avec les données nationales pour 2011.
Pour le Tarn-et-Garonne, le PCF a donc choisi par vote des militants, ses deux candidats, candidats avalisés ensuite par la majorité du Collectif du Front de Gauche.

Cette question nous conduit à la suite de l’article de La Dépêche : « Les suppléants restent encore à désigner ». Des discussions ont lieu, y compris avec le NPA, pour tenter d’avoir un rassemblement le plus large possible et donc le plus efficace. Les points de discussion portent à la fois sur les questions financières et sur les questions politiques à savoir les rapports avec le PS (point évoqué dans le journal du PCF, Les Nouvelles du TetG). Les suppléants seront-ils des personnes choisies par le NPA, GU, le PG ou le PCF ? C’est là une suite importante de l’épisode actuel.
Enfin dernière observation : Christian Picquet de la Gauche Unitaire, tête de liste en TetG pour le premier tour des Régionales a répété à cette occasion, qu’il fallait considérer « l’élection présidentielle et les législatives comme une bataille unique. » Pour tous les candidats, cette affirmation ne tient pas : les élections législatives ne seront absolument pas les mêmes suivant le résultat de la présidentielle puisque le président élu, avec son nouveau gouvernement, est en poste au moment des législatives. Si ce président s’appelle Sarkozy ou si ce président s’appelle Hollande comme je le pense et je l’espère, les législatives, y compris pour le Front de Gauche, prendront une tournure d’autant plus cruciale, si des membres du Front de Gauche sont au gouvernement. C’est là le propos d’un observateur, qui n’a de valeur que celle qu’on peut donner à un observateur.
12-01-2012 Jean-Paul Damaggio

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 14:28

L’Etat finance les partis

Versement de la première fraction de l’aide publique pour 2011.
Il s’agit des partis de la métropole ayant pu présenter plus de 50 candidats.
Le tableau est donné avec le nombre de candidats hommes et le nombre de candidats femmes car il y a de fortes pénalités là où il n’y a pas la parité.
Les candidatures féminines les plus basses c’est pour l’UMP qui a présente 435 hommes et 153 femmes en 2007.
Il s’agit là du versement de 2011 (première fraction). Pour avoir le total sur une législature, il faut au moins multiplier par cinq. JPD
Pour plus de détails :

http://www.cnccfp.fr/docs/commission/cnccfp_activite_2010.pdf

UMP :                                   13 100 467 d’euros
PS :                                       10 258 137 d’euros
Mouvement démocrate :      2 772 443 d’euros
PCF :                                      1 872 819 d’euros
FN :                                        1 835 625 d’euros
Les Verts :                             1 440 280 d’euros
LCR :                                       895 656 d’euros
MPF (de Villiers) :                597 677 d’euros
PRG :                                       504 013 d’euros
LO :                                          365 577 d’euros
CPNT :                                     359 138 d’euros
Le Trèfle (écologistes bidon) : 163 339 d’euros
MEI (Waechter)                        : 123 529 d’euros
SEGA (Alternatifs) :                    108 054 d’euros

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 14:24

En janvier 2002 où en étaient les sondages pour la présidentielle ?

candidats
sondages janvier 2002 Résultats 2002
Chirac 28 19,8
Jospin 23 16,1
Le Pen 9 16,8
Chevènement
11
5,3
Bayrou 4
6,8
Mamère 5
5,2
Hue 6
3,3
Laguiller 6
5,7
Besancenot   4,2
Madelin 3  
3,9
Mégret   2,3
Lepage   1,8
Saint Josse   4,2
Taubira   2,3
Gluckstein   0,4
Boutin   1,1
   

 

La plupart des instituts de sondage n’ont pas laissé leurs résultats sur internet. On tombe par exemple sur un article qui a fait une étude sur le sujet en renvoyant à des liens qui sont sans suite. J’ai donc pu trouver seulement ceux de l’IPSOS qui en plus de janvier 2002 donne l’évolution depuis juin 2001.

Je me suis lancé dans ce travail à cause du cas Chevènement qui en 2002 est monté jusqu’à 12% et même pour un institut 18%. Comment expliquer la suite des événements quand on constate que ce n’est pas Jospin qui a bénéficié de sa chute ?

Mais avant le cas Chévènement, il y a le cas Robert Hue qui a toujours été à 6% pour finir à 3,3. Depuis 1981 le score du PCF est toujours surestimé dans les sondages, la campagne électorale tendant à démontrer qu’elle porte tort à son candidat. En 2002 il est facile de comprendre le rapport entre la chute de Robert Hue et la surprise créée par Besancenot encore inconnu en janvier et qui termine à 4,2% sans rien prendre à Arlette Laguiller, restée autour de 6%. Incontestablement le gouvernement Jospin a été une chance majeure pour l’extrême-gauche.
Comme pour Laguiller, le résultat des Verts est conforme aux sondages.
Je ne reviens pas ici sur le cas du FN qui, ayant toujours été sous-évalué, a été surévalué en 2007, pour m’en tenir aux leçons du cas Chevènement.

Voilà un candidat qui, en passant la barre des 5%, importante du point de vue financier, même si en-dessous les candidats touchent un gros pactole, aurait du débuter avec le MDC un beau parcours politique. Or cette victoire, même très inférieure aux prévisions, signait son arrêt de mort. Le PS ne pouvait avoir qu’un désir, couler le MDC qui, aux lendemains des présidentielles, commence à boire la tasse dès les législatives de 2002. Un bon score aux présidentielles n’est pas le signe d’un bel avenir politique. Le PCF ayant fait deux fois moins est toujours là.
Pour la LCR, les législatives qui suivent démontrent également que le succès a été un succès, non des idées de la LCR, mais de la campagne de son responsable. Si les idées avaient gagnées, la photo de Besancenot sur les professions de foi aurait permis à la LCR de décoller aux législatives. C’est une leçon valable pour L.O. qui a eu des scores aux présidentielles sans commune mesure avec ceux des législatives. Ce phénomène est d’autant plus étrange qu’il s’agit de partis peu soucieux de la personnalisation et qui ne gagnent qu’avec l’élection la plus personnalisée ; et de partis plus soucieux du combat dans les luttes que de résultats électoraux, et qui sont très faibles en matière d’implantation locale.

Les sondages n’ont jamais prétendu annoncer les résultats à l’avance mais ils donnent une image sans doute déformée du rapport des forces à la date où ils sont pris. Pour la présidentielle, la campagne électorale joue un rôle d’autant plus grand qu’à la télé, tous les candidats bénéficient du même temps d’antenne, d’où la percée finale de Besancenot.

Pour 2012, les sondages montrent actuellement un double phénomène qui n’a pas besoin des instituts pour être perceptible : la faiblesse de la gauche et de l’extrême-gauche au premier tour (à peine 40%) et le très fort désir de se débarrasser de Sarkozy au second tour. Il y a par conséquent une contradiction forte qui apparaît : Hollande ne gagnera qu’avec le report massif des voix de Bayrou, donc on ne peut à la fois dire que l’essentiel c’est de battre Sarko tout en rejetant Bayrou et ses électeurs ! Comme pour moi, l’essentiel n’est pas de battre Sarko, mais de savoir quoi mettre à sa place, la discussion par rapport à Bayrou est différente.
11-01-2012 Jean-Paul Damaggio

http://www.ipsos.fr/ipsos-public-affairs/sondages/barometre-l-action-politique-troisieme-partie-intentions-vote-presiden

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 11:15


L’Histoire de France s’est souvent jouée en Algérie.
L’histoire d’Espagne s’est souvent jouée au Maroc.
Et si l’Histoire du XXe siècle s’était joué  sur une place d'Al Hoceima le septembre 1925 ?
Avant cette date, à Madrid, les échecs du gouvernement espagnol face à Abdelkrim furent à l'origine d'un coup d'État le 13 septembre 1923, par le général Miguel Primo de Rivera (53 ans). Il instaure la dictature, comme Mussolini en Italie un an plus tôt. En 1923, Abdelkrim, au Maroc espagnol avait infligé une défaite sévère aux troupes espagnoles qui n’osaient pas lancer une contre-offensive.
Le dirigeant marocain commit une erreur : se croyant très fort il décida après la victoire sur les Espagnols, d’attaquer la partie du Maroc sous protectorat français. Il suscita ainsi une riposte commune des deux pays européens, la seule fois à ma connaissance où les deux armées furent au coude à coude.
Désireux de frapper fort, les deux pays ont décidé, pour la première fois de l’histoire, d’organiser un débarquement militaire en unissant la marine, l’aviation et les troupes terrestres. Ce fut la bataille d'Al Hoceima. L’originalité de cet affrontement ne tient pas en son succès qui conduisit rapidement le maître du Rif à se rendre aux troupes françaises. Il tient en la fraternité militaire qui allait unir pour longtemps des chefs au futur exemplaire.
Le premier de tous est Espagnol : jusqu’à ce moment là, les militaires l’appelaient par dérision Franquito et il est devenu Franco ! Franco ! Franco ! comme l’explique à merveille Manuel Vázquez Montalbán dans un long article du supplément d’EL PAÍS Semanal, 29 novembre 1992. Il devient alors le plus jeune général d’Europe (mais il faut se méfier des titres ronflants de la hiérarchie militaire espagnole).
Ce tournant dans la biographie du futur dictateur de l’Espagne s’appuie sur une grande rencontre côté français, une amitié destinée à durer, celle d’un maître en stratégie militaire, Philippe Pétain. En 1924, le cartel des gauches arrive au pouvoir en France et c’est donc lui qui va lancer cette si dure guerre du Rif. Il n’avait pas confiance en la personne trop monarchiste Lyautey qui n'obtient pas les renforts réclamés. Quand Abdelkrim lance en avril 1925 son offensive vers le sud, il repousse sans trop de mal les troupes françaises vers Fès et Taza. Lyautey démissionne et le gouvernement français confie les opérations au maréchal Philippe Pétain, bien en cour dans les milieux républicains !
C’est donc sur un terrain de bataille que se forge l’amitié des deux hommes. Par la suite Franco ira en France suivre les cours de Pétain en stratégie militaire et donc rien d’étonnant si la France nomme comme premier ambassadeur dans l’Espagne de Franco, le maréchal Pétain, qui ne quittera ce poste que pour devenir le chef de la France.
Mais la rencontre ne se limite pas à ces deux hommes. En plus de l’inévitable Primo de Rivera en chef d’orchestre, il y avait aussi l’homme clef du coup d’Etat de 1936, Sansurjo qui dirigea les troupes de débarquement, et Goded.
Ajoutons que cette reconquête du Maroc apportera des troupes au même Franco d’abord en 1934 pour réprimer férocement la révolte dans les Asturies et bien sûr en juillet 1936 pour lancer la première phase de la seconde guerre mondiale.
Pour corser les leçons de cette bataille, des militaires républicains y participèrent et le plus important d’entre eux, le frère de Franco Franco Franco, Ramón Franco ! Sans compter Hidalgo de Cisneros qui témoignera du traitement horrible imposé aux prisonniers (voir pages 146-147 de l’autobiographie de Franco version française).
En 1945, Franco se serait fait un plaisir d’accueillir Pétain pour boucler la boucle mais ce dernier n’avait aucun sens de la fuite, sens que Laval tenta d’user mais Franco lui refusa l’entrée en Espagne.
11-01-2012 jean-paul damaggio

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 21:33

Voici le récit d’un moment de la Fête de l’Huma de 1992. Beaucoup des acteurs du débat sont décédés depuis. Vénus Koury-Ghata par contre était à Montauban dernièrement. J'ai laissé Castan avec l'orthographe de l'article. Une lecture pour prendre du recul. JPD


Le 14 Septembre 1992
L'HISTOIRE D'AMOUR
L'Europe de Maastricht, égoïste et repliée sur elle-même, inquiète le Sud car elle va écarter des peuples et tirer un trait sur des possibilités de coopérations de toute nature.
LA France, le Sud, l'Europe: quel avenir? Quel rôle? L'espace midi avait mis ces questions à son menu. Alors, durant trois jours, on y a réfléchi. Comme on sait le faire dans ce Sud, de l'Atlantique à la Méditerranée. En paroles, en éclats de rire, en chansons, en musiques et en danses.
Dans le Sud, il y a toujours un forum quelque part. Samedi, juste après le repas de midi, c'est-à-dire vers 16 heures, c'est Aline Pailler, réalisatrice de «Regards de femme» sur FR3, qui officiait. Ses invités? Henri Jouve, agriculteur ardéchois; Edmond Baudoin, dessinateur nîmois; Vénus Khoury-Ghata, poétesse libanaise; Henri Garino, responsable du PCF de l'Aude, et Félix-Marcel Castans, poète et théoricien occitan. En hors d'oeuvre, une communication téléphonique internationale avec la parole en direct de l'écrivain espagnol Manuel Vazquez Montalban.
Le Nord, le Sud ? L'écrivain connaît bien. En particulier dans sa ville, Barcelone, où le clivage Nord-Sud est partout présent. La richesse pour le Nord. La pauvreté pour le Sud. «Il y a un décalage Nord-Sud en Europe aussi, dira-t-il, il n'est pas seulement géopolitique. Il existe dans chaque pays, en Angleterre, en France... L'Europe qui est à l'ordre du jour est souvent présentée comme un combat, un match de foot. C'est un défi médiatique où gagner est le plus important. Beaucoup plus important que convaincre le peuple avec des arguments.»
Henri Jouve doit son engagement au service militaire. Ou plutôt à son choix de partir dans le cadre de la coopération au Burkina. Il y recevra une leçon: «Pour communiquer, il faut d'abord écouter les gens.» Et puis aussi une autre. Universelle, celle-là. «Les paysans se développent eux-mêmes. On ne les développe pas.» De son expérience africaine, il en garde une grande sensibilité au problème du déficit alimentaire. Les Africains ont un savoir-faire culturel dont on ne parle jamais. En France, comme en Europe, on a aussi une agriculture qui est capable de produire. Le drame est qu'on ne conçoit l'aide alimentaire que sous la forme de produits cadeaux. Résultat: une déstabilisation permanente de l'agriculture africaine. Maastricht ? «Le libéralisme en agriculture ne peut pas marcher.» Et «puis aussi, pour ce paysan de l'Ardèche, la grande question de la dignité». Elle se mesure à la façon d'être. «Je suis digne quand je suis capable de faire vivre ma famille. Les contraintes européennes viennent briser cette dignité.»
Prix du meilleur album de bandes dessinées au festival d'Angoulême en 1992, Edmond Baudoin confiera d'emblée à Aline Pailler deux secrets. «Il est difficile de s'exprimer par le dessin. Il en dit toujours trop. Avec un seul trait, on peut dire l'amour, la haine ou la colère.» Et aussi: «Le bonheur ? Il n'y a rien à raconter. On ne raconte toujours que des choses qui font mal.» Pour Edmond Baudoin, le risque est que cette Europe dont il est question se ferme aux pays du Sud. «Mettre des fils de fer barbelé autour de la Méditerranée ne réglera pas les problèmes.» La Méditerranée, «c'est deux mille ans d'histoire. C'est une culture qui a irradié sur l'ensemble de l'Europe, y compris celle du Nord. Ce qui me fait peur, c'est que ce n'est plus l'homme du Nord qui vient envahir le Sud, mais une machine économique. Celle-ci ne se préoccupe plus du tout de culture, mais d'esclavage».
« Il n'y a plus 500 morts par jour au Liban en ce moment. Mais c'est pire. Il y a l'indifférence du monde et la misère », lance Vénus Khoury-Ghata, comme un cri. Elle parlera de son pays, où un enfant sur trois ne peut aller à l'école, où l'art est désormais mort, où la langue arabe n'a plus droit de cité international. «On est en train de nous oublier.» Vénus Khoury-Ghata a quitté son pays. «Si j'étais restée là-bas, je me serais exprimé en faisant des enfants. Ici j'écris des livres.» On ne saura pas si elle le regrette.
«Je suis profondément européen», précise Henri Garino. Comment pourrait-il en être autrement pour lui qui est né dans un camp de concentration, de mère ukrainienne et d'un père espagnol engagé volontaire ? «Je suis un fils de l'Europe.» Aujourd'hui, il vit en Languedoc-Roussillon, «un pays profondément marqué par l'immigration espagnole du temps de Franco, par celle des Italiens et celle des Maghrébins. On est mélangés. On est l'Europe humaine. Celle qui seule devrait prévaloir.» Le responsable communiste évoquera de manière inattendue François Mitterrand. Lors de son émission télévisée pour la promotion du «oui», le président a dit qu'avec Maastricht un «1981» ne serait plus possible en France, celle-ci ayant perdu alors sa liberté d'action pour mettre en œuvre une politique de son choix. «Ça fait froid dans le dos, dira Henri Garino, tout cela n'est pas la liberté, la démocratie, encore moins le socialisme.»
Félix-Marcel Castans se fera historien pour raconter comment l'Occitanie a précédé les premiers théoriciens de la nation indépendante, considérant la France comme le support de leur propre communauté. Il évoquera aussi les troubadours, «fondateurs de l'amour occitan», et donc déclarés hérétiques par l'Eglise universelle. Car - le saviez-vous ? - les hommes n'ont pas toujours fait l'amour de la même manière. Depuis les troubadours, un principe est posé : l'homme ne règle pas le rythme érotique. C'est la femme seule qui a à décider des étapes. Une philosophie du plaisir qui s'accommode mal du centralisme et de l'autoritarisme. «Maastricht renforcera le centralisme. Il y aura une inquisition pire que celle du XIIIe siècle.»
Toutes ces idées, et bien d'autres encore, ont été entendues sur l'espace midi. On pourrait écrire un livre. Mais cet ouvrage serait de toute façon incomplet. Car il ne raconterait ni les accents ni les sons. Les sons de ces voix qui, en contre-chant aux paroles des invités d'Aline Pailler, suggéraient eux aussi le Sud. Avec le Polyrythmic de Gascogne, la Squadra de Gênes, le Basque Benat Achiary et un Bernard Lubat en verve. Presque de la musique aussi, les mots d'André Benedetto, qui lira un texte écrit il y a dix ans sur les «avantages du Marché commun» pour les habitants du Sud. Paroles et musique enfin avec «Coetse», un spectacle inspiré d'une chronique d'Afrique du Sud, dont le principal interprète est Richard Bohringer. Le Sud n'a finalement pas perdu le nord, à la Fête de l'Huma.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 21:27

Alain Mariet en pleine action

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Alain Mariet en pleine action.

 

Sympathique rencontre à Bourret, à l’initiative d’Alain Mariet, autour de la chanson occitane, Lo Boier, cette chanson qui raconte l’histoire d’une femme que le laboureur retrouve mal en point quand il rentre chez lui au point de lui préparer une soupe. Un ami d’Alain, Fernand, aime la musique, la chanson et de fil en aiguille l’un a cherché l’histoire, l’autre à produit une interprétation.
Il s’agissait de présenter la brochure réalisée par Alain Mariet et d’ouvrir une petite discussion qui ne pouvait qu’être productive quand il s’agit de culture populaire. Une dame a précisé qu’à Bourret on ne disait pas que le laboureur trouve sa femme, mais trouve Margot (dans la version habituelle elle s’appelle Jeanne). Et surtout le mot clef, c’est l’adjectif qui désigne l’état de l’épouse : despantolhado disait-on à Bourret et la dame ne sait pas ce que ça peut signifie et il s’agit de débraillée. Ce qui confirme le terme de Saint Nicolas, descordelado et qui est bien plus fort que le terme « officiel » qui dit seulement désolé.
Je ne sais si quelqu’un a fait l’inventaire de toutes les versions possibles mais voilà une tâche qui m’aurait plu.
Fernand, malgré son bel âge, explique les merveilles de l’informatique pour les musiciens. Il a mis au point une interprétation mais il se dit qu’elle pourrait être fignolée et j’imagine cette version sur youtube. Une version lente, dramatique comme est dramatique la chanson.
Un petite discussion sur le fait de savoir si entre 1940 et 1945 la chanson était enseignée à l’école. Fernand était alors à l’école et il se souvient très bien du carnet de chant. Il chantait tous les matins Maréchal nous voilà ! puis un jour un monsieur est passé et finie cette chanson, mais par contre, Lo Boier, a toujours été au programme. Un instit qui n’était peut-être pas dans le moule.
Et le refrain ? le fameux refrain ! Dans la version de Bourret on ne disait pas la liste des voyelles mais seulement O O O O O.
Une chanson qui témoigne de la richesse de la musique populaire dont les effets sont plus souvent qu’on ne croit au cœur de nos vies.
Le gâteau, le cidre et le vin blanc étaient là pour clore cette simple rencontre amicale qui témoigne d’une richesse culturelle souvent négligée voire méprisée. En avant pour la suite.
10-01-2012 Jean-Paul Damaggio

P.S. Sur la couverture de la brochure nous pensions à un boier mais la dame nous dit : c'est un pastre...

 

Photo de Fernand en pleine explication

 

fernand.JPG

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 13:54

LGV : Un tracé même sans les sous

Aujourd’hui, je ne vous offre pas les articles de Sud-Ouest ou la page entière de La Dépêche sur la LGV. De leurs bavardages devenus insupportables je ne retiens que ce chiffre de La Dépêche : « les coûts du GPSO estimés à environ 12 milliards d’euros ». Inutile de détailler !
Quant à Bordeaux-Tours nous lisons « début des travaux en février » alors que les travaux ont déjà commencé depuis un an mais c’est vrai dans l’article ils précisent : « début des gros travaux ».
Donc tout va bien, tout est génial, le COPIL est unanime comme les deux COTERs avant le COPIL… Le COPIL c’est un sigle pour dire comité de pilotage qui, en fait de comité, comprend les deux présidents de région, les deux préfets et l’équipe de RFF, un lieu idéal pour être unanime.
Mais bon, qu’importe…
Martin Malvy annonce que le Conseil régional est prêt à payer des expropriations : en plus des dépenses de construction ?
Ah ! j’oubliais le 18 millions de voyageurs ! Mais jamais on ne nous dit combien ils sont aujourd’hui les voyageurs qui vont de Toulouse à Paris par les deux directions, Bordeaux et Limoges ! Juste pour rappeler que le rail, il existe déjà, et que la LGV c’est surtout pour faire concurrence au rail existant au nom du train des affaires (de grâce, je pense aussi au simple citoyen qui à l’occasion prend le TGV).
Le point le plus amusant, c’est la date d’arrivée de la LGV à Toulouse : 2018, 2020, 2022, la concurrence va bon train dans la démagogie. Or, pas besoin d’être génial pour lire la réalité : 2012 les grands travaux commencent pour Tours-Bordeaux avec officiellement une durée de six ans donc 2018, date du début des travaux au mieux pour Bordeaux-Toulouse et même si cette ligne est plus courte et donc réalisable en 5 ans nous arrivons à 2023 au mieux or les retards sont classiques…
Ceux qui à Saint Jory espèrent une amélioration du TER grâce à l’arrivée de la LGV ont donc du temps à attendre si le projet va au bout.
Quant à Rousset, c’est le roi du buff : « Les Espagnols seront à la frontière bien avant nous ! ». Les Espagnols n’ont pas encore réussi à finir Figueres-Barcelone si bien que pour le moment vous prenez la LGV Perpignan-Figueres, puis changement de gare, et ensuite Figueres-Barcelone ! Le projet est si ridicule, qu’il y a deux trains par jour ! Pour des milliards d’euros ! Oui, tout ça finira par s’arranger, mais pour la suite Rajoy a décidé d’arrêter y compris le projet LGV dans sa région de Galice !
Mais bon, pour qui connaît ce projet GPSO, il y a de quoi être dégoûté des balivernes vendus par les élus ! A la prochaine. 10-1-2012 J-P Damaggio

P.S. Au même moment ‘apprends l’énorme panne dans le métro. Un avant-goût de ce que nos dirigeants préparent pour tout le rail populaire.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 17:36

Le Monde diplomarique décembre 1992

CENTENAIRE D'UN DICTATEUR
« Franco, tes ennemis ne t'oublient pas »
AUTOBIOGRIAFIA DEL GENERAL FRANCO, de Manuel Vázquez Montalbán, ed. Planeta, Barcelone, 1992, 663 pages, 2 500 pesetas.
1992 est décidément pour l'Espagne une année fertile en événements. Le centenaire de la naissance du général Francisco Franco, le 4 décembre, n'en est pas le moindre, si l'on en juge par l'avalanche d'ouvrages parus (et à paraître) (1) sur ce thème : Franco, une biographie psychologique, d'Enrique Gonzalo Duro, Franco, le profil de l'histoire, de Stanley G. Payne, historien américain, 1975, l'année où Franco mourut dans son lit, de Vizcaino Casas, franquiste notoire ; et enfin cette Autobiographie du général Franco, de Manuel Vázquez Montalbán, qui a choisi le mode romanesque pour régler ses comptes avec l'histoire, comme il l'avait fait dans Galindez, paru au Seuil en mars dernier (2).
Le livre raconte l'histoire de Marcial Pombo, militant communiste de la première heure, torturé par la police franquiste, perdant de l'histoire et de la vie, et romancier de seconde zone sur le déclin, qui se voit confier par Ernesto Amescua — jeune loup post-moderne du monde éditorial et fils d'un ancien camarade de lutte — la tâche de rédiger une « autobiographie » de Franco, une espèce de Franco par lui-même à l'usage des générations futures. Pombo relève ce défi, véritable ironie du sort, en racontant en parallèle, en contrepoint, sa propre vie. Le roman repose sur le va-et-vient des deux « je », une sorte de schizophrénie contrôlée, écrite dans deux typographies différentes. Les interventions de Marcial Pombo retouchent, apostillent et complètent, par des témoignages de ses proches ou des expériences vécues par l'auteur et les siens, le discours apocryphe de Franco. Pombo interpelle ainsi le Caudillo pour lui rappeler ce qu'il omet de dire dans son narcissisme complaisant et triomphant.
A travers ces différents degrés de fiction, Franco avec ses obsessions, ses tics de langage, apparaît plus vrai que nature. Criminel de guerre, stratège froid et cruel, implacable chasseur de francs-maçons, mégalomane médiocre et superstitieux, il a construit la paix, la sienne, avec la complicité de la droite traditionnelle, sur l'élimination systématique et impitoyable de tous ses opposants.
Vidant son sac de souffrances et de frustrations personnelles et collectives, Marcial Pombo devient le porte-parole de toutes les victimes de la répression franquiste, et récupère la mémoire de cette Espagne des vaincus.
Considérant que Marcial Pombo a outrepassé son rôle, l'éditeur décide d'alléger le manuscrit de toutes les interférences de sa voix, qu'il appelle des « bruits ».
Ces « bruits » vont sans doute trouver un écho chez tous les lecteurs de ces générations brisées, qui ont grandi à l'ombre de la peur et de l'effroi. Heureusement, l'éditeur de Manuel Vázquez Montalbán a tout publié de ces 663 pages d'histoire qui — n'en déplaise aux partisans de l'impartialité (3) —, se lisent comme un roman, référence indispensable désormais pour comprendre l'histoire récente de l'Espagne et les séquelles de près de quarante ans de dictature.
MARE-CLAUDE DANA.
(1) Ouvrages à paraître, entre autres : une biographie de 1 600 pages de Paul Preston une biographie politique de Franco pendant la guerre civile, de Javier Tusell ; une « synthèse biographique », Caudillo, d'Angel Palomino, antre nostalgique du franquisme.
(2) Voir le Monde diplomatique, mars 1992
(3) Certains historiens ont signalé de nombreuses « erreurs » ainsi qu'un manque, d'«objectivité » dans le roman de Vázquez Montalbán ce dernier a répondu. « C'est absurde de vouloir que mon livre soit objectif ou impartial ; les historiens qui emploient ces termes me font très peur ; comment peut-on être impartial avec Franco, Staline ou Hitler ?»

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 17:31

 Le Conseil régional du Limousin a un groupe qui unit NPA-PG-PCF dont le succès au second tour des régionales (il s’était maintenu contre la liste PS qui était sûre de gagner) avait été spectaculaire. L’idée d’un tel regroupement essaie de se développer. Voici le cas de la Drôme avec un texte de Corinne Morel-Darleux du PG qui a accepté de faire état de la situation des débats dans sa circonscription. Elle donne à voir les coulisses, avec précaution… JPD



De la Drôme, de la Gauche et de l’Espoir
Corinne Morel-Darleux

 

 

Bon, ce n'est pas la partie la plus épanouissante de la politique, mais ça en fait partie et je vous dois la transparence.
J'ai longtemps hésité, mais je crois qu'il est de mon rôle aussi de donner à voir les coulisses, sans tomber dans l'autoflagellation, tendance trop répandue à gauche, ni l'étalage propre à achever de dégoûter tout le monde de la politique. Je vais donc tacher de rester factuelle et de ne pas m'étendre. Depuis le mois d'avril, nous débattons entre organisations de Gauche (PG - PCF - PCOF - Mpep - POI - NPA - Alternatifs) dans la troisième circonscription de la Drôme. Partant du principe que nous serions plus forts unis pour battre Hervé Mariton, et que les citoyens attendaient de la gauche antilibérale qu'elle se rassemble enfin. Neuf mois d'échanges, de discussions, de tensions parfois, et de rédaction collective d'un projet d'accord politique. Je n'en regrette pas une minute. Nous avons appris à travailler ensemble. J'ai appris des choses, au cours de ces discussions, j'ai évolué sur certains points en écoutant les arguments des uns et des autres, nous avons eu un vrai débat politique de fond. Certains nous ont rejoint en cours de route, d'autres sont sortis puis revenus dans la démarche, d'autres encore n'ont pas pu y participer mais gardaient un œil intéressé sur ce qui se passait dans la troisième circonscription de la Drôme.

Et puis, les meilleures choses ayant une fin, est arrivé le moment où chaque organisation devait enfin donner son accord final sur l'accord, visant donc à me présenter sous une bannière commune "En Drôme une terre de gauche" avec le soutien des différentes organisations à cette candidature qui restait, conformément à notre accord national et à mon investiture en octobre par les camarades du PG, du PCF et du PCOF, inscrite sous l'étiquette Front de gauche auprès du Ministère de l'Intérieur. Je vous passe les détails intermédiaires, les heures passées au fil entre Noël et le Jour de l'an, et les rebondissements de dernière minute... Ont donné leur accord : le Parti de Gauche, le Mpep, la section de Crest du PCF et le NPA, dont je tiens à saluer sincèrement l'investissement dans cette démarche. Ont refusé l'accord : la fédération du Parti Communiste de la Drôme, le PCOF, le POI. Se sont retirés de la démarche : les Alternatifs. Hier soir, le NPA a demandé que je lance tout de même "En Drôme une terre de gauche" samedi. Demain. J'ai choisi de ne pas le faire pour ne pas aller contre la position de la fédération du PCF et le PCOF, mes deux partenaires du Front de gauche : je refuse les passages en force, ce n'est pas ma vision de la politique, et je pense que nos adversaires libéraux et de droite n'attendent que ça. Je ne leur donnerai pas ce plaisir. Ma vision de l'unité la plus large ne passe pas par la mise à mal du Front de Gauche, seul rassemblement unitaire aujourd'hui à gauche regroupant six organisations.

L'unité de tous n'étant pas possible, je lancerai donc demain ma campagne sous les auspices du Front de Gauche, avec l'espoir qu'un maximum de citoyens et de militants rejoignent la dynamique déjà engagée, quelle que soit leur étiquette et leur logo, pourvu qu'on partage l'envie d'en découdre et de mener cette campagne avec courage, détermination et opiniâtreté. Comme on a pu se l'entendre dire : "vous avez deux ans d'avance !"... Soit. On va accélérer le temps et faire de la pédagogie intensive. L'unité est un combat, nous en restons les guerriers. En continuant à refuser de rentrer dans les combines, manœuvres et manips politiciennes, et à notre manière, on ne lâchera pas.
 
Nous attendons du monde demain à Luc en Diois, les messages de soutien affluent. Ils font chaud au cœur et redonnent de l'ardeur. Militants et citoyens non encartés, responsables syndicaux et associatifs, poètes et musiciens... Alors oui, je suis déçue, bien sûr, que ce grand rassemblement de toute l'autre gauche ne puisse pas se faire, une fois de plus. Mais pas découragée. Je ne me résous pas à renoncer. Je continuerai, inlassablement, à rechercher l'unité et à créer des passerelles, comme je le fais depuis trois ans, quoiqu'il m'en coûte parfois. Plus que jamais motivée à faire une campagne de terrain, décalée, dynamique et pleine d'enthousiasme, tournée vers les électeurs, les abstentionnistes, toutes celles et ceux qui n'ont que faire de nos querelles intestines et veulent des propositions pour changer la vie. Il est plus que temps, alors on y va ! C'est demain, à Luc en Diois. Je vous remets l'invitation avec toutes les infos.

Il y aura de la politique, du théâtre et du jazz, de la bonne humeur, de l'espoir pugnace et de la camaraderie à gauche. On en a tous besoin... Alors à demain !

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 17:29

LGV : Position de Limousin Terre de Gauche

Au Conseil régional Limousin, le groupe de gauche qui unit PCF-NPA-PG a donné son point de vue, sur la LGV suite à son bilan du débat sur le budget. Voici le document.


B) AMENAGEMENT DU TERRITOIRE : la LGV Limoges-Poitiers n’est toujours pas une solution !
 
« Les rapports liés aux infrastructures de communication, en particulier le rail, ont été au centre des débats. Limousin Terre de gauche à une nouvelle fois voté contre les crédits dédiés au financement de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux, « droit d’entrée » à la réalisation du barreau Limoges-Poitiers. Stéphane Lajaumont s’est élevé contre le financement par la Région Limousin du Tours-Bordeaux, concédé au privé pour 50 ans tandis que Christian Audouin insistait sur la nécessité de s’associer au débat public lancé sur le POCL (Paris-Orléans-Clermont-Lyon). Le « Y renversé » reste en effet une hypothèse sérieuse qui permettrait de conforter l’axe historique POLT et de mettre Limoges à 2h15 de la capitale. En réponse le président Denanot  dira son accord pour que la Région soit présente dans ce débat (tout en réaffirmant dans le même temps sa volonté de voir réaliser le barreau Limoges-Poitiers).
 
Nouvelle passe d’armes aussi sur la question des aéroports et notamment sur la hauteur des engagements de la Région (et des autres collectivités) pour financer les déficits. Stéphane Lajaumont regrettera, par-delà la question des enjeux environnementaux attachés à ce mode de transport, que la Région compense le désengagement de l’Etat sur la DSP (délégation de service public) de la ligne Limoges-Orly sans même mener un combat public sur cette question et votera contre, tout comme l’ensemble du groupe. »

Observations JPD : On constate, une fois de plus, que les conseillers régionaux peuvent demander à voter par chapitre. Là comme ailleurs on voit poindre la confusion du président de la région qui pense qu’on peut faire en même temps Limoges-Poitiers en LGV et se relier à une hypothétique LGV Paris-Orélans-Clermont-Ferrand. Nous ajoutons les votes finaux de ce groupe :
« Au final, les élus communistes (C. Audouin, P. Rome, J. Ratier)  s’abstiendront sur le budget 2012 alors que les élus du NPA et du Parti de Gauche (S.Lajaumont, L.Pache, V.Momenteau) voteront contre. »

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