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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 17:35

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Voici une affiche du Théâtre des Carmes qui se trouve sur le livre que nos ditions ont consacré à Benedetto. JPD

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 17:29

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Evoquée depuis plusieurs jours sur ce blog, la réunion de Lacourt St Pierre pour présenter l'étude alternative se prépare activement. Un rendez-vous à ne pas manquer le 28 février à 20 h 30. Pour aujourd'hui voici la page que le journal communal a accordé à l'association qui fait partie du collectif organisateur. La commune compte une autre association qui se bat pour le meilleur tracé possible. JPD

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 17:22

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L’Association de Sauvegarde du Patrimoine de Castelsarrasin a rassemblé 70 personnes le 15 février pour écouter une présentation des façades XIXe de la ville. Même les Castelsarrasinois de longue date ont fait des découvertes ! Une fois de plus l’association a démontré que, parfois, on a sous les yeux, des richesses architecturales que l’on ne prend pas la peine d’admirer. La juxtaposition des plus belles façades montre bien l’existence d’un style qui n’est pas propre à la ville et qui tient à l’arrondi du haut des fenêtres, à des colonnes, à des frises décoratives sous le toit, à des balcons en terre ou en fer forgé.
Nous reprenons ici une façade que l’on trouve en entrant dans la ville en venant de Toulouse qui garde un mystère : l’emplacement pour une horloge laisse supposer qu’il y avait eu là un projet de bâtiment public peut-être en lien avec l’école proche, peut-être un petit théâtre… Sur la façade on distingue bien une tête qui n’apporte pas la réponse.
Pour compléter ce compte-rendu, nous offrons un dessus de fenêtre qu’on laisse à l’œil du visiteur le soin de découvrir dans la ville. L’imposant bâtiment de la Mairie, construit au même moment, avec des éléments de ce style, offre cependant, pour les étages, des fenêtres rectangulaires.
Ces belles façades sont parfois restaurées, parfois non et se trouvent souvent sur les axes classiques que sont la rue de la Fraternité ou celle de l’Egalité.
Très modestement les présentateurs des diapositives Maurice Redon et Roger Ausserez ont reconnu ne pas avoir fait le tour de toute la question.Pour le plaisir de les retrouver à laprochaine occasion. Jean-Paul Damaggio

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 17:15

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affiche angevilleAvec le nouvel article de La Dépêche de ce jour 16 février –le quotidien ne nous avait pas habitué à tant de précisions – tout indique que la LGV Bordeaux-Toulouse est K.O. En effet, Philippe Martin pour le Gers confirme son refus de payer Bordeaux-Tours et Bordeaux-Toulouse et il cite le cas du Lot qui a fait les mêmes annonces depuis longtemps, une façon de signifier à Martin Malvy que dans son propre département il ne fait pas la loi. Rappelons encore comme l’indique l’affiche que nous avions diffusée avec le Collectif Val de Garonne qu’en Midi-Pyrénées ce sont 15 collectivités sur 21 qui avaient refusées de payer.
Pour l’enquête d’utilité publique de Bordeaux-Toulouse dont les études devraient commencer dès la validation du tracé par NKM (sans doute avant le 29 février, date d’une importante réunion à Toulouse avec Guillaume Pépy), RFF doit proposer un montage financier. Vu les difficultés sur Bordeaux-Tours, le gouvernement savait que le projet aurait un mal fou à se financer d’où la déclaration de NKM visant à l’abandon de l’opération. Chaque jour le problème devient de plus en plus problématique, non parce que la LGV est considérée comme inutile, mais par manque de recettes dans les caisses des collectivités locales.
Alain Rousset le président de la Région Aquitaine devient modéré (il tenait surtout à Tours-Bordeaux) et en appelle au gouvernement qui doit entendre la colère des collectivités mais le gouvernement a déjà été mis à contribution plus que prévu pour Bordeaux-Tours donc il est coincé. Toutes ces manœuvres visent-elles à nous amuser le temps d’une campagne électorale ? Malheureusement elles permettent de faire circuler l’information sur le fond et ça n’arrange pas les autorités.
Sur ce blog nous nous sommes battus pour faire savoir, contre quelques sarcasmes parfois, qu’en Midi-Pyrénées, déjà pour le financement de Bordeaux-Tours, ce fut un refus généralisé. Je me souviens d’une réunion publique à Bressols où j’ai pu reprendre le maire affirmant : « La LGV tout le monde la veut » en lui rappelant la longue liste de ceux qui disaient NON dans la région. Pour les opposants à la LGV, le financement colossal n’est qu’un élément du dossier mais c’est l’élément par lequel le projet peut échouer. Il ne faudrait pas ensuite que pour ce même manque de finances les autorités refusent de rénover la ligne existante, le lobby routier se trouvant alors gagnant sur toute la ligne. En conséquence l’action doit se développer, en particulier en alertant les riverains et usagers de la ligne existante pour qu’ils contribuent à la mobilisation en faveur d’un véritable service ferroviaire. Si Alain Rousset semble se calmer c’est qu’au même moment il menace la SNCF d’un procès pour non respect de la convention concernant le transport régional !
Bref, c’est le moment de se faire entendre pour accroître la réflexion sur le dossier LGV et le refus que toute étude sérieuse entraîne.
16-02-2012 Jean-Paul Damaggio

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 16:43

 J’ai cherché les paroles de la chanson, sans succès. Elle est passée aujourd’hui sur France Inter, au même moment Télérama dit quelques mots. Pour le moment j’en reste là au sujet de Claire Lise. JPD


Telerama n° 3240 - 18 février 2012
 

 

Un peu de Clarika. Et d'Amélie-les-Crayons. Les amateurs d'une chanson vive, impertinente et touchante, apprécieront les références. Sans être (pour l'instant ?) aussi percutante que ses deux cousines, Claire Lise a, elle aussi, l'écriture piquante, la voix pimpante, la mélancolie délicate.
Ce quatrième album a même valeur de nouveau départ, prometteur. Elle y chante les femmes, amantes, solitaires, solaires, ombrageuses. Carrousel de visages, aussi changeants que les flux et reflux de la chance ; carrousel de sons - violoncelle, boîtes à rythmes -, comme autant de sentiments variés, parfois avariés. Ses titres ne présentent pas tous la même distinction ? Tant pis, on aime ses fièvres inquiétantes. Femme, Je suis morte, Olympe de Gouges (qu'on imaginerait bien par Zaza Fournier)... ces chansons-là ont du corps, du souffle, de la saveur. Trop de goût pour que Claire Lise s'arrête en si bon chemin.
Valérie Lehoux

 

France Inter 15 février


Partons ce matin, à la découverte de l’univers d’une jeune chanteuse de 31 ans, dont les chansons s’inspirent pour la plupart du vécu des femmes. Son nom : Claire Lise. Le titre de son album : « la chambre rouge »
Il y a comme un parfum d’interdit, de sensualité libérée qui sort de la chambre rouge de Claire Lise. Avec ce petit bout de femme, bouille de lune, le désir féminin, l’érotisme, la sexualité s’expriment avec une âpre légèreté. Et l’on réalise que cette revendication radicale du corps trouve dans la chanson, art de l’immédiateté par excellence, un bon terrain de jeu.

Extrait de « Olympe de Gouges »
Claire Lise a donc la reconnaissance du ventre et sait remercier les pionnières du féminisme comme Olympes de Gouges sans pour autant réaliser un disque sur le besoin de réactiver les conquêtes féministes. C’est une femme qui parle aux femmes, en s’adressant aussi aux hommes, qui ont toujours à apprendre de la réalité et des mystères de la sensualité du deuxième sexe, de ces corps qui changent avec la maternité, ou de ces amoureuses qui ne peuvent se résoudre à prendre congé de l’amour à 50 ans.



L’Indépendant 28 janvier


Son minois ne laisse rien deviner de ses intentions musicales ! On lui donnerait le bon Dieu sans confession, comme disent les anciens… Et pourtant, Claire Lise chante de drôles de sensations, des histoires de femmes qu'elle raconte avec justesse et surtout sensualité, voire plus. 'La petite porte', 'Enlace-moi', 'Olympe de Gouges', 'Madame' sont incontournables, comme 'If one day'.  Dans un registre pop-rock, la fragilité de sa voix contraste avec la rudesse du choc des mots. Claire Lise apporte sa fraîcheur, sa noirceur aussi. Et c'est finalement ses contrastes qui forgent son répertoire. Et son talent. Sacré bout de femme !

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 16:18

Certains membres de l’UMP 82, se sont étonnés que Brigitte Barèges, la députée maire de Montauban, puisse réussir à convaincre le président de la Chambre d’Agriculture du 82 d’être le candidat UMP dans la deuxième circonscription sans qu’il ait été membre de cette organisation. Ils sont nombreux à oublier qu’avant la politique, Brigitte Barèges a eu une vie intense d’avocate : par exemple aux côtés de la FOL (pour la gauche), ou aux côtés de grands dirigeants paysans (pour la droite).

Il me semble utile de rappeler sa défense d’Alain Villemur qui était à ce moment-là : président de la Mutualité Sociale Agricole, vice-président de la FDSEA, vice-président de la Chambre d'Agriculture, membre du bureau et ancien président de l'Association Départementale pour l'Aménagement des Structures des Exploitations Agricoles (ADASEA), représentant de la Chambre d'agriculture à l'Office National Interprofessionnel des Céréales (ONIC) et membre du Comité Technique de la SOGAP (SAFER). Accessoirement il était alors maire de Larrazet.

Les cumulards ne sont pas que dans la politique.


Pourquoi ce grand monsieur a-t-il fait appel à Brigitte Barèges ?
Le MODEF avait dénoncé par voie d'affiche l'attitude de la SOGAP au travers d'un crocodile bien portant et disant « Miam ! J'ai croqué trois agriculteurs de plus ! »
Cette affiche faisait référence indirectement à une action de Monsieur Villemur en soif d’hectares pour lui, sa fille et son gendre.
M. Villemur et sa fille, Mme Clou, ont cru se reconnaître dans la caricature du prédateur fortement ventru, et ont porté plainte contre le MODEF pour diffamation auprès du Tribunal d'instance de Montauban.
C’est là qu’intervient Maître Brigitte Barrèges, qui affirme ainsi à l'audience que « cette affiche véhicule des allégations précises permettant d'identifier ses clients ».
Une plaidoirie efficace puisque le 6 septembre 2000 les juges condamnent en première instance le MODEF à verser à M. Villemur 10 000 francs de dommages et intérêts, le paiement des frais de justice et 3000 francs pour la publication du jugement dans un quotidien. Chère l’affiche !!!

Le MODEF a fait appel de la décision de justice et a invité les agriculteurs à la riposte. « C'est la liberté syndicale, la liberté d'expression, le droit des sans droits qui est remis en cause ! » déclara Jean-Marc Dellac le responsable du MODEF 82 en appelant à une manifestation devant le Palais de justice de Toulouse. Des milliers de personnes s'y retrouvent à pied et en tracteurs. Trois mois plus tard, le 22 mai 2001, les juges de la Cour d'appel de Toulouse rétablissent la loi républicaine en donnant entièrement raison au MODEF, considérant que l'affiche n'est en rien diffamatoire et que le combat syndical, la liberté d'opinion et d'expression sont des libertés fondamentales. La justice sauve son honneur et M. Villemur débouté doit payer 8000 francs au MODEF plus les frais d'avocat et d’avoué.

Au-delà de cette péripétie saluons les efforts du MODEF 82 en faveur de l’installation des jeunes agriculteurs et reconnaissons… que M. Villemur a continué et continue d’acheter car après tout il a à peine 500 hectares…

De telles fréquentations ça laisse des traces et de toute façon le milieu des élites est si fermé qu’ils vivent tous dans les mêmes eaux.
15-02-2012 Jean-Paul Damaggio

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 12:02

Dans La Dépêche d’aujourd’hui nous en savons un peu plus sur l’évolution de la situation en Lot et Garonne. Le Conseil Général maintient qu’il va payer pour Bordeaux-Tours en indiquant : « pas de remise en cause de cette participation du Lot-et-Garonne, qui a d'ailleurs fait l'objet d'un engagement écrit. » Or cet engagement écrit a donc dû être le même pour le Conseil Général du Gers ou le Conseil régional de Malvy pourtant le Gers dit qu’il ne va plus payer et Malvy menace de ne plus payer. Qui dit la vérité ? Il est incroyable de nager dans la confusion. Camani fait donc une opération de communication puisque les sommes pour Bordeaux-Toulouse c’est pas pour demain… et il n’est pas convaincu par les arguments de la contre étude qui porte sur le fond du problème à savoir : la LGV est-elle utile ou non ? Camani continue de dire OUI à la LGV mais voilà on ne peut pas payer. 

Il se trouve que cette opération de communication est cependant très utile aux promoteurs de la rénovation des lignes existantes car elle met le sujet sur le devant de la scène alors que jusqu’à présent cette option était ridiculisée. Malvy en arrive à dire qu’il ne veut plus mettre l’argent sur Bordeaux-Tours puisque cet argent serait plus utile sur Bordeaux-Toulouse sauf que cette idée lui a été présentée par François Simon au moment du débat sur le Convention de financement et elle a été rejetée. La présentation de la contre étude à Lacourt Saint-Pierre le 28 février devient d’autant plus un moment clef du débat en Tarn et Garonne. L’article de La Dépêche dit bien que la forte présence à Casteljaloux a joué quant à la décision des élus du 47. A suivre. JPD


http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/15/1284741-ligne-grande-vitesse-un-train-peut-en-cacher-un-autre.html



Le président du conseil général Pierre Camani a relancé le débat sur la ligne LGV en annonçant que l'assemblée départementale refuse de participer au financement des tronçons concernés. Les réactions s'enchaînent.
 
« J'ai eu l'occasion de critiquer le racket des collectivités locales par l'Etat, mais nous devons laisser de côté nos états d'âme et participer à la réalisation de cet équipement nécessaire à notre avenir, tout en conditionnant notre participation à la mise en place d'outils financiers spécifiques
 […] et à la recherche de financements européens complémentaires. » De ses états d'âme, Pierre Camani, qui s'exprimait déjà en novembre 2008 sur le financement de la LGV, est passé aux actes en annonçant lundi que l'assemblée départementale refuse désormais de participer au financement des tronçons Bordeaux-Toulouse et Bordeaux -Espagne (lire notre édition d'hier), soit une centaine de millions d'euros sur le devis. Tout nouveau président du conseil général depuis le printemps précédent, il ponctuait déjà d'un point d'interrogation le financement de la ligne à grande vitesse. Depuis 2010, « il aura fallu deux ans pour le convaincre », modère un militant de la cause anti-LGV. « Aujourd'hui, ce dossier est surtout politique avant d'être financier ou technique. Il ne faut pas faire d'erreur là-dessus. Ce sont les élus qu'il fallait et qu'il faut encore convaincre. Pierre Camani a su marquer sa différence et sa décision (1) plonge Jean Dionis dans l'embarras. »
Rendez-vous le 23 février
 
Le président de la CAA, qui a voté sa participation à la liaison Tours-Bordeaux à la fin juin 2011, a d'ailleurs un double rendez-vous le 23 février avec la Coordination 47 des associations d'opposants et Réseau ferré de France. Au menu, une confrontation en direct des arguments des uns et des autres. Le député-maire d'Agen en appelle au souci de « cohérence et d'intérêt » pour le Lot-et-Garonne. Le 30 juin dernier, la CAA a voté (30 pour, 20 contre) près de 10 millions d'euros de participation au financement du tronçon Tours-Bordeaux. L'enjeu pour l'agglo agenaise est aussi l'aménagement de la zone Agen Garonne à Sainte-Colombe-en-Bruilhois, couplée avec la nouvelle gare LGV de la rive gauche.
 
Dès lundi, Raymond Girardi et Bernard Faucon-Lambert ont réagi à l'annonce de Pierre Camani. « On savait depuis l'exposé du cabinet Claracco devant le groupe majoritaire, puis devant la commission permanente, que les arguments forts en faveur de la rénovation de la ligne actuelle avaient ébranlé les convictions pro-LGV de nombreux élus », écrivent les deux coprésidents d'Alternatives LGV, l'association qui a porté cette contre-étude. « Par ailleurs, les salles archicombles à Casteljaloux et au Passage-d'Agen pour des présentations publiques ont fini de convaincre que la rénovation de la ligne actuelle est une alternative crédible à la LGV inutile et ruineuse pour les finances locales ». Le duo se projette déjà sur ce qui lui apparaît être l'étape suivante : « Le non-paiement, en 2012, des 6,7 millions du tronçon Tours-Bordeaux » sur un engagement financier global de 34 millions d'euros voté l'an dernier. Mais, sur ce point, Pierre Camani a été clair : pas de remise en cause de cette participation du Lot-et-Garonne, qui a d'ailleurs fait l'objet d'un engagement écrit. « Ce tronçon permet de gagner une heure vers Paris, le département serait ainsi plus attractif », explique le président du conseil général, qui reste persuadé du bien-fondé de l'utilité de la LGV. Qui connaît aussi le poids électoral du dossier dans l'Agenais et dans l'Albret.
 
(1) Les quarante conseillers généraux doivent à nouveau débattre de la ligne à grande vitesse avant l'été.

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 11:23

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Dans le Guardian du 13 février Hollande a rassuré le lointain monde londonien de la finance…, mais si, vous savez bien, là où en Europe ils n’ont pas l’euro pour les rendre heureux !
Puis, il a rectifié son propos sur le fait qu’il n’y avait plus de communistes en France en disant qu’il avait été mal compris. Par contre en rappelant un fait bien connu : "La gauche a gouverné 15 ans pendant lesquels nous avons libéralisé l'économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations..." il a bien fait comprendre qu’il allait continuer. Avec Jospin, les ministres communistes, et Mélenchon aussi, ont soutenu jusqu’au bout cette politique de nombreuses privatisations. En créant le Parti de Gauche, et par ses propos, Mélenchon s’est écarté de cette stratégie mais est-ce le cas du PCF ?

Voyons L’Humanité de ce jour :


« François Hollande fait son mea culpa auprès des communistes

 

En visite à Saint-Etienne (Loire) ce mardi, François Hollande a précisé ce qu'il entendait par "il n'y a plus de communistes en France". Par cette phrase, prononcée lors d'un entretien avec la presse anglaise, le candidat socialiste à la présidentielle voulait dire: "Oui, il y a des communistes, mais enfin, ils ne sont plus ce qu'ils étaient en 1981".
"En 1981, quand François Mitterrand a été élu, il était allié au Parti communiste qui représentait 20% des électeurs. Aujourd'hui, la situation est différente. C'est bien que le Parti communiste soit encore là. J'ai du respect pour les communistes, pour Le Front de gauche et pour cette candidature. Je souhaite le rassemblement de la gauche dans toutes ses sensibilités."
"La gauche, ce n'est pas ça"
Pas sûr que cette précision calme les très nombreuses réactions émanant ce mardi du Parti communiste français comme de ses partenaires du Front de gauche. "Il y a de la part de Francois Hollande une attitude hautaine à l'égard du reste de la gauche qui commence à être assez insupportable", a ainsi noté Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche.
Marie-George Buffet lie la prestation de François Hollande à celle de la star américaine Meryl Streep, qui campe l'ex-Premier ministre britannique conservateur Margaret Thatcher dans le film "La Dame de fer: "Ce n'est pas parce que Meryl Streep redore la beauté de Margaret Thatcher qu'il faut se laisser séduire par les sirènes du libéralisme. La gauche ce n'est pas ça", écrit-elle dans un communiqué. »

Pierre Laurent de son côté à parlé de « grosse bêtise » à propos de la phrase d'Hollande sur les communistes, et il a été rassuré par le mea culpa du candidat PS. Mais personne n’a relevé le point crucial à mes yeux, le bilan positif de Hollande au sujet des années de gauche plurielle.
Optimisme oblige, nous dirons que la gauche ça ne peut plus être ça… à savoir la gestion PS-PCF-Verts d’une société qui était déjà en crise. JPD

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 11:16


Akandijack Bassène a publié avec les Editions La Brochure le livre pour le moment épuisé, Histoire Authentique de la Casamance. Il a bien voulu nous donner son appréciation sur la situation au Sénégal aujourd’hui. Il ne s’agit pas de prendre parti pour tel ou tel mais de brosser un panorama plus complexe que celui des médias français, donc l'article peut sembler un peu long. Bonne lecture. Jean-Paul Damaggio



Sénégal : une révolution sans marabout est-elle possible ?

 

 

La validation de la candidature du président Abdoulaye Wade candidat à sa succession et le rejet de celle de Youssou Ndour, artiste de renommée internationale avec de nouvelles ambitions politiques, ont accru l’intérêt à l’échelle mondiale pour le bon déroulement de ces élections présidentielles sénégalaises. Pour cette nouvelle épreuve de la démocratie, l’actualité nationale comme internationale a fait cas d’une situation assez complexe où Wade serait à la recherche d’un mandat de trop, tandis que Youssou Ndour apparaissait comme celui qui faisait peur au régime qui serait  de connivence  avec le conseil Constitutionnel pour l’écarter.
Ainsi comme à la veille de chaque élection africaine le Sénégal offrait l’image d’une démocratie en difficulté avec à la loupe une opposition réunie pour contester la décision du Conseil Constitutionnel  et la candidature d’Abdoulaye Wade qui serait « un coup d’Etat constitutionnel ».


La propagande anti-Wade   
Sans nous attarder sur cette tactique d’une propagande anti-Wade qui consiste à défier  les institutions souveraines au nom de la démocratie, comme si celle-ci pouvait exister sans respect des dites institutions qui sont des outils perfectibles ! Nous pensons que le prétexte servi par l’opposition Sénégalaise foule aux pieds le droit universel au regard duquel les lois sont faites pour l’avenir et ne sauraient régir des situations antérieures à leur entrée en vigueur.
Car il se trouve que, si Abdoulaye Wade a effectivement fait deux mandats 2000-2007 et 2007-2012, cette addition simple reste pourtant fausse sous la logique de "l’arithmétique juridique" dont le processus de déduction n’implique aucune permanence de la quantité de mandats nécessaires pour cette opération.
Faut-il rappeler que la première charge élective d’Abdoulaye Wade en 2000 est liée à la constitution de 1963 sur laquelle il avait été élu avec l’absence d’une limitation du nombre de mandats présidentiels. En 2007, quand il remportait pour une seconde fois les élections, il prenait ses fonctions avec une nouvelle constitution référendaire qui par contre limitait la présidence à deux mandats consécutifs. Le résultat de l’addition des deux constitutions tombe sous la règle  du principe de la non- rétroactivité des lois qui néantise le mandat 2000-2007. Notre avis est que le droit constitutionnel a prévalu : quand bien même les nouvelles règles seraient concoctées sur mesure pour le futur candidat par les législateurs sénégalais, après que cette même opposition ait librement choisi de boycotter les législatives de 2007.


L’opposition
Ajoutons par ailleurs que dès le début du premier mandat d’Abdoulaye Wade sous la constitution référendaire (2001, consolidée en 2008), la coalition « Siggil Senegaal » de l’opposition tenait des assises nationales boycottées par les partis proches du pouvoir, entre juin 2008 et mai 2009. À la fin de ces différentes assemblées s’était dégagée une opposition légitime - pour la différencier de la « néo- opposition  parricidaire » - signataire de la charte  de gouvernance démocratique et au sein de laquelle devrait être choisi le chef de file pour une candidature unique aux élections présidentielles de 2012.
Ainsi, politiquement parlant, aux conclusions des assises, la création de la coalition «Benno Siggil Senegaal», la mise en place d’un projet de gouvernement commun, la perspective d’un candidat de l’unité et du rassemblement, tous ces actes  politiques posés par l’opposition concouraient à mettre en place le mécanisme nécessaire pour battre le candidat Abdoulaye Wade. L’absence même d’une interrogation sur la validité de la candidature de Wade pouvant aboutir à une réponse anticipée, claire et nette lors des dites assises, laissait aussi croire que subjectivement comme objectivement, l’opposition légitime n’avait pas besoin du Conseil Constitutionnel pour se fixer sur l’identité de leur adversaire.
Après l’échec du projet d’unité de l’opposition et avec un instinct de survie politique certain, qui avait permis d’augurer l’implosion de la coalition « Benno Siggil Senegaal », l'option d’interdire Wade de se représenter a pris forme. Opportunément, c’est le régime en place qui allait commettre l’erreur politique donnant ainsi du grain à moudre à l’opposition avec le projet de loi (16 juin 2011) modifiant l’article 26 de la constitution : « Le président de la République et le vice-président de la République sont élus pour la même durée au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours assorti d’un minimum bloquant de 25 % des suffrages exprimés. »
Par rapport à l’histoire électorale sénégalaise, faire élire dès le premier tour le président de la République avec 25 % des suffrages exprimés est une manière peu inspirée de supprimer le second tour des élections qui ne se tiendrait que dans les cas où aucun candidat n’aurait franchi la barre du ¼ des suffrages exprimés. D’où la réaction expédiente de l’opposition : « Touche pas à ma Constitution » ! C’est ainsi qu’aller naître une nouvelle unité dans une dynamique de contestation qui allait conduire à la descente dans la rue pour s’opposer à la modification de la Constitution devant l’Assemblée Nationale  le 23 juin 2011.


Le tournant du 23 juin 2011
Le Mouvement du 23 Juin ou le M23, est une nouvelle force politique très hétéroclite dans laquelle on retrouve la néo-opposition aux désirs "parricidaires" constituée par les anciens éléments du régime libéral et communément appelés les fils de Wade qui mènent le combat de la succession. En réussissant à se faire accepter au sein de l’opposition légitime, les anciens collaborateurs de Wade essaient avant tout de ne pas s’isoler par rapport à la dynamique qui a fait reculer le régime le 23 Juin avec la forte mobilisation de la jeunesse « y’en a marriste» (de «Y en a marre»). Cette néo-opposition "parricidaire" risque d’être le hasard, c’est-à-dire le destin donné d’avance à la lutte contre la candidature de Wade qu’ils ne mèneront pas jusqu’au bout.
L’opposition légitime ne devrait donc pouvoir compter que sur « Y’ en a marre», cette trouvaille de jeunes rappeurs dont les objectifs restent une compilation de revendications sans limites. On est ainsi passé de la problématique des coupures d’électricité, à celle de l’inconstitutionnalité de la candidature de Wade. Il ne faudrait pas s’étonner que demain à défaut d’un « occupy Wall-street », les « rebelles » de la place de l’obélisque s’attaque à la question de la légalisation de leur muse préférée, le « Yamba »( cannabis).
Le mouvement « Y’en a marre » - dont le nom est inspiré de la chanson du très engagé chanteur ivoirien de Reggae auteur par ailleurs de l’album "L'Africain" où il fit apparaitre, pour la petite information les Dozos, ces chasseurs traditionnels utilisés par la rébellion ivoirienne contre Laurent Gbagbo-; « Y’en a marre » disions-nous, est une "rébellion générationnelle" pilotée à vue et au grès des vicissitudes sociales. C’est en ce sens qu'il constitue un thermomètre social au service de la société civile sénégalaise et ses intellectuels politiques, ces mains plus expertes qui constituent le M23.
D’ailleurs si le M23 a su faire « la jonction entre les forces politiques, mouvements citoyens, mouvements de la société civile », il reste néanmoins vrai qu’à ses débuts, « Y’en a marre » avait snobé les élites politiques pour aller chez les imams ; cette autre société civile aux intellectuels arabisés dont on ne parle pas souvent.
Il faut reconnaître que quand on parle d’intellectuels et de société civile au Sénégal, on pense souvent à ceux qui ont été à l’école coloniale. Or, il s’avère qu’historiquement, le Sénégal a une grande expérience des révolutions sociales et ce depuis le 11e siècle. Une expérience qui a donné naissance, à la veille de l’impérialisme atlantique dans sa connotation esclavagiste, à une « société civile traditionnelle » garante de la stabilité sociopolitique. 
Mais nous allons mettre en sursis cette nouvelle question le temps d’approfondir notre propos sur l’action du M23 grâce à laquelle l’opposition tente de se reconstruire une image d’unité auprès des sénégalais avec de nouveaux arguments politiques aux objectifs très risqués : une présidentielle sans Abdoulaye Wade ou la révolution. Une situation somme toute ironique pour le Président Sénégalais ; car elle s’inspire des actions diplomatiques de Wade contre certains de ses pairs africains.


Une présidentielle sans Abdoulaye Wade ou la révolution ?
C’est ainsi que dans la lutte contre sa candidature validée par le Conseil Constitutionnel sénégalais les membres de l’institution sont désignés comme étant les 5 Yao Ndré, cet ex-président du conseil constitutionnel ivoirien qui a intronisé deux présidents pour la même élection. Abdoulaye Wade était ouvertement contre Laurent Gbagbo et avait démontré ses qualités de « tirailleur sénégalais des temps modernes», « ce mercenaire en cravate», en sapant les tentatives de médiation de l’union Africaine au bénéfice de l’ingérence internationale.
En plus, l’une des actions les plus flagrantes de mercenariat en cravate que joua Abdoulaye Wade est certainement celle de son engagement dans la crise Libyenne. Il s’était rendu en premier et avait été accueilli à Benghazi comme tout bon collaborateur en soutien à la rébellion libyenne du Conseil National de Transition (CNT). Là encore, le président du Sénégal a agi contre l’UA dont les émissaires ont été tutoyés comme si on avait à faire à une bande de sacripants. Le président Wade s’était alors permis de demander au Guide libyen « d’arrêter les tueries » allant jusqu’à le traiter de dictateur qui devrait se retirer : « Plutôt tu partiras, mieux ça vaudra ».
Conséquemment, aujourd’hui avec la multiplication des violences politiques qui ont occasionné des morts lors des manifestations pacifiques demandant le retrait de sa candidature, l’opposition en plus de lui prédire au mieux le destin de Gbagbo, lui augure au pire un destin semblable à celui de Kadhafi avec l’évocation de la mise en place d’un Conseil National de Transition du Sénégal. Autant de desseins politiques anti-Wade qui poussèrent ce dernier à réagir en faisant savoir que «ceux qui à l’étranger s’imaginent qu’ils peuvent encore venir nous dicter leurs lois : ils se trompent. Le Sénégal est devenu un beau pays que beaucoup veulent contrôler. Nous refusons cela au nom de notre indépendance et au nom de notre dignité ». N’est-ce pas le même discours que tenaient Gbagbo et Kadhafi ?
Nonobstant sa crainte qu’un projet du CNT prenne forme au Sénégal, il nous semble que l’idée d’une rébellion politique à l’image de ce qui arriva à Gbagbo ou à Kadhafi avec l’aide de la communauté dite internationale, est hautement hypothétique pour ne pas dire irréalisable dans un pays comme le Sénégal où la culture politique républicaine s’est manifestée à partir de 1848.
Certes, il est possible de soumettre au président candidat Sénégalais l’équation de ses turpitudes diplomatiques. Mais on voit mal où pourrait prendre forme une nouvelle rébellion au Sénégal quand on sait que le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) né en mars 1947 a été un instrument de lutte de l’opposant Wade contre le Président Abdou Diouf à l’époque.
La crise en Casamance est par ailleurs une question de lutte pour l’indépendance de la région. Toute ambition du MFDC au-delà de la Gambie risquerait d’aboutir en une sorte de guerre entre le sud contre le nord avec la Gambie au milieu de tout ceci. Une Gambie dont le président rêve plus d’un grand sud, le Pays Ajamaat plutôt que du Grand Djolof autour de la Sénégambie éponyme. Nous devons par ailleurs savoir que la culture du refus en Casamance est antagoniste avec les manœuvres politiciennes qui exploitent ce conflit où Wade semble avoir pris les devants en ayant ses propres milices si l’on en croit certaines indiscrétions des membres de son entourage.
Nous ne sommes pas en train de dire que l’opposition ne pourrait pas aussi utiliser la Casamance  et son histoire pour déstabiliser Wade sur le plan international. Seulement, nous croyons que l’idée d’un scénario tel qu’on le soupçonnerait à travers l’usage du sigle CNT nous parait mieux adaptée à la culture politique sénégalaise. On pourrait ainsi voir apparaître un organe institutionnel aux prérogatives exécutives qui gouvernerait parallèlement le Sénégal en attendant le départ de Wade par la force s’il le faut, avec un intense lobbying qui verrait ses avoirs et ceux de ses proches gelés.


Un détour par l’Histoire
Mais encore, pour que cela puisse se réaliser, il va falloir imaginer un Sénégal où la « société civile séculaire » dont nous parlions plus haut aurait abandonné la « République qui s’est agenouillée » devant elle. Car,  ce serait un gage de croire que la communauté internationale à elle seule peut aider un CNT sénégalais à prendre le pouvoir sans la bénédiction des familles religieuses. Le pouvoir des guides religieux constitue réellement cette « société civile traditionnelle » par excellence et grâce à laquelle le Sénégal est devenu le modèle de démocratie d’exception que nous avons. Aussi longtemps qu’elle sera respectée en tant qu’institution, le Sénégal restera un pays socialement stable.
Un détour historique s’impose pour expliquer rapidement comment les anciens intellectuels islamisés ont jeté les fondements de la société civile sénégalaise. Dans  « L’Histoire authentique de la Casamance », nous avions souligné la question de la survivance de certaines institutions anciennes (africaines) qu’il faut  impérativement prendre en compte si l’on veut aborder la question de la stabilité sociale. C’est ce qui nous permet de dire que dans la région du Grand Djolof les confréries religieuses et leurs chefs constituent le modèle de la société civile. Le plus grand souci du guide religieux, c’est la stabilité au sein de la communauté constituée par ses disciples dont la plupart sont ceux qui aspirent à occuper les plus hautes autorités au Sénégal.
 Aucun homme politique sénégalais, à l’exception de l’éphémère candidat d’origine Ajamaat, Robert Sagna pour ne pas le nommer, n’ose entreprendre une action politique sans solliciter la bénédiction de son marabout confrérique qui est par ailleurs son premier conseiller. Cette situation qui traduit l’exception démocratique sénégalaise est un acquis historique qui réside dans la reconnaissance et le respect tacite des institutions spirituelles et socioéconomiques traditionnelles encore vivaces au sein des communautés religieuses.  Parce que leurs fondateurs à l’image de Cheikh Ahmadou Bamba ou El –Hadj Malick Sy ont jeté les bases de leur légitimité de saints et celles d’une société civile qui ne dit pas son nom. C’est la seule capable de défendre les intérêts des populations face à une dérive étatique comme elle a su le faire jadis en tolérant la cohabitation pacifique avec les institutions coloniales dont ils n’étaient pourtant en rien redevables.
Or, la République du Sénégal moderne, qui n’est rien d’autre qu’un vestige sauvé des décombres d’une colonisation qui a entravé les institutions anciennes dont les élites administratrices sont elles–mêmes (comme nous le disions) les protégés des Marabouts qui ont favorisé leur autonomie dans les domaines socio-économiques et la gestion de l’Etat ; il ne peut y avoir de transformation sociale et institutionnelle sans l’aval des chefs religieux qui tiennent à garder une influence permanente sur elle.
La réponse à la question posée sous forme de titre nous parait assez claire. Mais pour ne pas insulter le futur malgré toutes nos certitudes et après avoir occulté de parler de l’obédience communiste d’une bonne partie des intellectuels et leaders du M23, nous préférons abandonner ce commentaire en évoquant l’expérience d’un ancien « marxiste athée » qui, avant de devenir président socialiste du Sénégal, a d’abord mis aux oubliettes sa réflexion critique sur l’Islam dans la société sénégalaise sous la République coloniale, puis procéda à une séance d’explications peu républicaines auprès des Califes généraux devenus incontournables dans la République indépendante du Sénégal. Il s’agit bien du président Abdou Diouf, actuel Secrétaire général de la Francophonie.
Akandijack Bassène

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 13:45

 Une élection présidentielle se gagne au centre dit la tradition et c’est d’une certaine façon ce qui fut la stratégie de Sarkozy mais après son élection de 2007 quand il instaura « l’ouverture ». Sur ce point comme sur tant d’autres ce fut l’échec : le PS devait être K.O. et il est devenu président du Sénat pour la première fois de l’histoire !

 

Le marketing politique
Depuis 20 ans, surtout pour un président sortant, les décisions sont celles de l’industrie du marketing politique dont personne ne parle alors qu’il peut inciter Hollande à maigrir, et Eva Joly à enlever ses lunettes, éléments dérisoires de stratégies plus cruciales. Un président a, avec lui, les instruments du pouvoir pour analyser la réalité, en plus du marketing industriel, et son opinion n’intervient qu’à la marge pour fixer une ligne. Depuis longtemps, je demande que la gauche propose une loi pour rendre obligatoire la publication de TOUS les sondages, pas seulement les dérisoires intentions de vote, mais l’ensemble de cette information qui aide à connaître l’évolution de la réalité pour se faire une opinion. Sur les routes, il existe des panneaux pour prévenir les automobilistes. En politique seuls les dirigeants connaissent les panneaux en question et nous laissent dans le brouillard. Autrefois, les repères politiques étaient historiques ; aujourd’hui le chamboulement des opinions est permanent. Nous avons des exemples qui montrent l’extrême rapidité de la montée du racisme en Italie ou en Espagne. Connaître la réalité, ce n’est pas pour s’y conformer : à présent PERSONNE n’est conservateur, tout le monde veut changer la dite réalité, d’où l’importance de ceux qui l’étudient !
Le marketing politique est donc là pour analyser la cible afin de l’adapter au produit qu’il juge nécessaire pour les consommateurs de demain. Aucune enquête d’opinion n’est neutre : on cherche quelque chose en fonction d’un objectif. Et le fonctionnement des médias est totalement construit sur la base des objectifs en question.
Bref, au vu des positions de Sarkozy et de notre propre connaissance de la réalité nous ne pouvons qu’imaginer la construction de sa stratégie, action nécessaire si on veut la combattre au lieu de combattre des moulins à vent.


La montée des références de droite
L’équipe à Sarkozy sait que l’élection présidentielle – sauf événement majeur d’ici deux mois – est perdue pour lui. Bien sûr, en 2002 Jospin était aux commandes et il était sûr de sa victoire…. Malheureusement, pour l’UMP, la défaite aux sénatoriales ce n’était pas il y a deux ans ! Le paradoxe pourtant c’est que cette défaite annoncée se produit dans un contexte européen de plus en plus favorable aux idées de droite. Le cas de l’élection espagnole est significatif malgré l’action des Indignés. Face à la crise en cours, les citoyens ne font aucune confiance aux partis de gauche ! On va me répondre que justement en Espagne la Gauche Unie a fait un bon en avant de 2 à 7% mais il se trouve qu’à présent deux députés de ce parti sont devant la justice pour des scandales que je ne veux pas développer ici (un des éléments des dérives de ce courant). En Grèce, les manifestants sont surtout écœurés par la politique sans se précipiter dans les bras des partis à la gauche du PS. Partout la gauche est en panne de projet vraiment alternatif. En conséquence, en France nous vérifions que si Hollande est annoncé comme futur gagnant, ce n’est pas, comme en 1936, dans le cadre d’une avancée forte sur sa gauche mais plutôt sur le centre (en 36 ce fut le contraire). Même si Mélenchon arrive à 10%, il ne fera pas mieux que l’addition des voix de la gauche de gauche en 2007. Le seul mérite sera de montrer une cohérence mais dans le cadre d’un écart tel avec le score du PS que le PS va apparaître plus dominant que jamais. Tous les journalistes posent d’ailleurs la même question à Poutou, Arthaud et Mélenchon : pourquoi dans cette situation de crise qui justifie vos discours n’arrivez-vous pas à faire mieux dans les sondages ? Les sondages n’étant que des sondages nous verrons à l’heure des résultats mais tous ces partis savent bien qu’ils n’enregistrent pas un courant d’adhérents nouveaux et de toute façon leur réponse n’est jamais convaincante. Il y a la réponse de l’optimisme style Mélenchon : « un surprise nous attend » ; celle de Poutou : « les gens sont sous influence » comme s’ils ne l’étaient pas quand Besancenot faisait 4% etc.


Préparer 2014
Il suffit de lire les propositions de François Hollande pour comprendre que s’il va pouvoir adoucir les drames, il ne va rien résoudre dans le fond, en conséquence les mécontents d’aujourd’hui qui veulent virer Sarko, vireront demain le PS, en 2014 (comme la défaite de 1981 a permis les victoires de la droite aux municipales de 1983) et c’est à ça qu’il faut se préparer, à une droite plus radicale pour mieux mettre au pas les esprits.
Et l’extrême-droite ?
Partout l’extrême-droite est prise en tenaille : ou elle se plie aux règles démocratiques en acceptant de devenir présentable pour le désistement à droite – et elle perd l’essentiel de son électorat – ou elle continue son voyage solitaire en espérant peser sur les décisions de l’extérieur du système. La droite peut se droitiser, il existera toujours une barrière entre droite et extrême-droite, une barrière qui ne porte pas sur les valeurs défendues mais sur le rapport aux institutions. Pour le moment, le FN c’est lui contre TOUS. La droite peut se droitiser sans que cette position change. Les fondements de l’extrême-droite sont opposés à deux tendances de fond du capitalisme actuel qui détruit l’Etat et les Nations. Comme tout fascisme le FN a besoin d’un Etat fort et d’une Europe défaite or la droite se doit de faire plaisir aux forces dominantes qui ne veulent plus de l’Etat et qui aiment l’Europe pour détruire les forces populaires incapables jusqu’à ce jour de se donner une histoire commune sur l’échelle du continent. Il est facile de vérifier que chaque extrême-droite dépend plus de l’histoire des pays que de principes européens. En Italie, Bossi veut le démantèlement du pays, en France le FN joue la carte nationaliste d’où le fait qu’en Italie Bossi a pu se lier un temps avec les forces capitalistes au pouvoir, mais depuis la chute de Berlusconi, il redevient le chef d’un parti contre TOUS les autres.


La perspective
J’ai entendu Mélenchon expliquer qu’une entreprise Renault à Tanger c’était bien à condition que les voitures produites en Afrique soient destinées à l’Afrique, et qu’à venir sur le territoire français, elles devraient être fortement taxées, pour ne pas concurrencer notre industrie. Cette stratégie est celle adoptée par les dirigeants du Brésil qui taxent à 30% toute voiture venant d’ailleurs. Le problème c’est que cette défense de l’industrie automobile française « prive » l’ensemble des plus pauvres de notre pays de l’accès à une voiture deux fois moins chère ! Ce à quoi on peut répondre que si la France n’a plus d’industrie, elle sera si pauvre que même les voitures à moitié prix seront inaccessibles donc l’usine de Tanger obsolète … Le deuxième problème c’est l’Europe : si tout le monde ne taxe pas, elles peuvent alors entrer en Italie et comment empêcher ensuite leur entrée en France vu le marché unique européen ?
Pour la Grèce Mélenchon a souvent pris l’exemple de l’Argentine qui, dit-on, n’a pas payé sa dette et est sortie de la crise. L’Argentine a fini aujourd’hui de payer sa dette aménagée et si elle est sortie de la crise ce n’est pas en brandissant la menace du refus de payer (même le Venezuela a payé sa dette) mais en rompant la parité de son peso avec le dollar, ce qui a engendré une dévaluation de 25% et un appauvrissement immense des classes moyennes. L’Argentine a retrouvé des taux de croissance de 7% mais son économie reste fragile car liée au prix international du soja. Le cas de la Grèce révèle un phénomène qui n’avait peut-être pas été prévu : l’euro est un carcan puisque le pays ne peut pas dévaluer sa monnaie. Si la Grèce imposait un aménagement de la dette en sortant de l’Euro, la chute des salaires serait en effet de 25% - comme les politiques viennent de le décider – mais avec un espoir de relance de la vie économique. L’argent donné à la Grèce n’est pas donné à la Grèce, il est donné à l’euro pour éviter une crise en cascade or l’Espagne est au bord du gouffre et là, aucune somme ne sera suffisante pour « sauver » l’euro. C’est à cet effondrement que les droites se préparent tandis que les gauches courent derrière l’actualité pour sauver les meubles. Je ne crois pas que le capitalisme soit en son stade ultime mais, qu’une fois de plus il prépare sa mutation, et les gauches qui autrefois avaient un horizon (les droites en avaient peur car elles pensaient que les gauches resteraient au pouvoir puisqu’elles allaient satisfaire les revendications du peuple) ne servent plus qu’à réaliser la sale besogne. Celui qui a été le plus clair est Luc Ferry quand il a dit sur France Inter en substance : « Pour 2012, c’est perdu, mais nous récupèrerons les commandes du pays après l’échec inévitable du PS. »
Or, il faut bien que le PS gagne mais en sachant qu’un succès électoral n’est la garantie de rien. Dès aujourd’hui, il faut poser les problèmes de manière franche et claire, aussi bien ceux de l’écologie que ceux du social et de l’économique. Et mes soucis sont les suivants : Oui, il faudra du protectionnisme mais lequel ? oui il faudra une sortie de l’Europe mais laquelle ? oui, la crise est devant nous mais laquelle ? L’étude de la droitisation de Sarkozy renvoie les gauches à leurs propres responsabilités. 15-02-2012 Jean-Paul Damaggio

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