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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 11:10

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Hier soir, en lisant le journal mexicain La Jornada, j’ai appris le décès du grand Antonio que j’ai beaucoup fréquenté voici dix ans, que j’e n’ai pas oublié ensuite car il m’a tant appris. Pour moi Tabucchi, c’est à jamais Sostiene Pereira, un roman avec lequel j’ai appris l’italien. J’ai lu ensuite plusieurs autres ouvrages comme le très court Les trois derniers jours de Fernando Pessoa un délire mais j’en suis resté à l’histoire fatidique. « je pense que jamais une longue mémoire n’a été aussi nécessaire à l’homme qu’en cette fin de millénaire… ». Qui peut imaginer un grand débat entre Tabucchi et Montalban ? Dans la dérive droitière de son cher pays, Tabucchi est resté debout du moins à lire quelques-uns de ces derniers articles car l’histoire va parfois si vite…
Tabucchi est mort à Lisbonne d’un cancer à l’âge de 68 ans. Lui qui était la langue italienne faite homme, il observait le monde de ce point éloigné qu’est Lisbonne le lien de son amour, comme Vargas Llosa le fait de Londres. Eloigné car le Portugal c’est l’Atlantique quand l’Italie c’est la Méditerranée.
Tabucchi avait la plume romancière mais aussi journalistique. Pourquoi n’ai-je pas à ce jour vu le film réalisé à partir de Sostiene Pereira ? Car Tabucchi comme tant d’autres écrivains italiens c’est d’abord le cinéma. La télé va-t-elle lui rendre hommage par la projection d’un des films issus de ses romans ? Oui, je rêve, un hommage à Tabucchi en France… Peut-être à Lisbonne. Il a commencé sa vie littéraire en racontant à ses jeune copains le film qu’ils venaient de voir, tout en jouant au billard. Raconter un film n’est-ce pas un bel exercice ?
Et tout commence par La dolce vita… Et Antonioni lui donnera le désir définitif d’écrire.

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 11:08

Sur ce site nous avons suivie l’extraordinaire lutte des étudiants chiliens. Mon ami Jacques Desmarais m’informe que le Québec n’est pas en reste. Il n’est pas surprenant que l’école soit au centre des débats de toutes les sociétés. Par son existence, elle est un défi aux volontés capitalistes actuelles. Donc à suivre. JPD


http://www.pressegauche.org/spip.php?article9780


Le printemps politique des étudiants québécois, un mouvement social en phase avec son temps

-* « Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n’empêcheront pas la venue du printemps. »   Proverbe afghan

Après un hiver plus chaud que d’habitude, voilà la société québécoise qui se met en mouvement. Ce mouvement en effet est l’œuvre des associations étudiantes qui organisent, depuis plusieurs semaines déjà, des activités originales et créatives contre le gouvernement libéral du Québec qui veut poursuivre le « dégel » des frais de scolarité commencé en 2006.

Si le gel permettait à la majorité d’accéder à une éducation supérieure de qualité, le dégel des libéraux favorisera les mieux nantis, ce qui aura pour effet de faire reculer le Québec en le ramenant à l’époque où seule une élite accédait à l’université, s’appropriait les emplois prestigieux et le pouvoir politique. Dans ce texte, nous tenterons d’expliquer les raisons derrière le succès retentissant du « printemps » politique des étudiants québécois.

De l’organisation méthodique d’un printemps politique intempestif

Ce qui honore premièrement les étudiants de la nouvelle génération, c’est qu’ils ont su utiliser l’ambiance générale pour planifier une vague progressive de manifestations. Ils ont senti le vent et en tirent profit. Contrairement à leurs aînés qui devaient créer un climat politique d’exception, les étudiants actuels profitent de la mode de l’indignation mondiale, d’un gouvernement usé par le pouvoir, de leurs réseaux sociaux et d’une température extérieure plus chaude que la normale. Porté par une vague de chaleur sans précédent – il fera plus de 20 degrés Celsius pendant cette semaine cruciale de manifestations –, presque tout concours à la réussite de leur printemps intempestif, si on fait fi des casseurs et des bloqueurs qui profitent de toutes les manifestations pour s’assurer d’un chaos minimal. Or si on entend par printemps politique le réchauffement organisé du climat politique, la « grève » de 2012 est marquante parce qu’elle est en phase avec la météorologie politique. Elle est peut-être l’expression d’un moment charnière de l’histoire du Québec. Pensé depuis l’été, le mouvement a semé en automne. Patient, il a prévu le « printemps » durant l’hiver et il récolte aujourd’hui un réchauffement politique qui, dépassant les seuls étudiants, englobe la société. Il est si fort qu’il échappe aux médias, lesquels défendent un statu quo et un immobilisme qu’ils appellent à tort « objectivité ». De l’indignation du monde - du printemps arabe, de la Puerta del sol, des mouvements d’occupation jusqu’aux étudiants québécois engagés envers leur avenir -, les médias ne retiennent que la protestation et le dérangement dans la normalité, couvrant la manifestation familiale de dimanche dernier de la même manière que la fermeture d’une grosse usine. Par leur refus de couvrir toute action concertée, les médias montrent leurs limites. Le printemps intempestif des étudiants déroute les politiciens ainsi que les médias nationaux parce que ceux-ci, habitués à décider seuls de l’agenda politique et des nouvelles qui devront masquer les enjeux vitaux d’une population affaiblie par l’asphyxie médiatique, refusent de reconnaître par principe tout mouvement collectif créatif.

Un gouvernement usé par le pouvoir et la corruption

La seconde condition du succès des étudiants est l’attitude de fermeture d’un gouvernement qui gouverne pour ses amis. Pour les libéraux, il faut imposer aux étudiants une hausse progressive des frais de scolarité et ce, sans discussion. Si le budget le prévoit, c’est donc bon. Le slogan des libéraux est que tous, y compris les étudiants – qui sont les plus vulnérables et endettés de la population – doivent faire leur « juste part » dans le resserrement des finances publiques. Ce que les libéraux ne disent pas, c’est qu’au moment même où ils imposent l’augmentation des frais de scolarité, le gouvernement augmente ses propres dépenses. Ce que le Premier ministre Charest et la ministre de l’Éducation Beauchamps semblent ignorer, c’est que l’éducation est un bien collectif. Si le règne libéral est celui de la collusion et de la corruption, tous ne sont pas obligés de le partager, la collusion n’étant pas un bien. Pendant le règne libéral, redisons-le, jamais a-t-on vu autant de scandales financiers et politiques. La population a demandé pendant une année complète une commission d’enquête pour faire la lumière sur la corruption dans le monde de la construction, alors que le gouvernement faisait la sourde oreille. Contraint par des sondages traduisant l’insatisfaction de la population, le gouvernement a dû, contre son gré, mettre sur pieds une commission qui, sans surprise, tarde à trouver des coupables. C’est dans ce climat général de suspicion et de méfiance que, à bout de nerf, désillusionnée sans doute de toute politique partisane, la population se range toujours plus derrière les étudiants arborant le carré rouge de la résistance.

Les enjeux derrière la hausse imposée des frais de scolarité 

La troisième condition de réussite du printemps intempestif des associations étudiantes qui, soit dit en passant, sont disciplinées, organisées et calmes, est la défense de la cause elle-même. Pendant que le gouvernement peine à administrer la province, les associations étudiantes défendent des principes et veillent à leurs affaires. Elle se documentent et étudient le procès. Elles sont en mouvement et refusent d’utiliser l’arme du gouvernement, c’est-à-dire la force brute. En remettant en question la dialectique ami/ennemi par l’audace, la créativité et l’originalité, elles font la preuve que, en démocratie, le gouvernement aurait intérêt à écouter et à apprendre au lieu de refuser la discussion. Le rôle d’un gouvernement n’est pas d’imposer, mais de convaincre et gouverner pour tous.

Par la voix de leurs jeunes leaders, les associations étudiantes ont montré que la hausse des frais concerne l’avenir. Elles ne veulent pas voir les frais de scolarité augmenter de 75% sur cinq ans parce que, comme le montrent les sondages, le coût est un facteur non négligeable dans la réussite scolaire. Elles rappellent plusieurs points décisifs, entre autres que, après avoir augmenté les frais de scolarité de plus de 30% en cinq ans, voilà maintenant que le gouvernement libéral passera à l’étape suivante : à l’automne 2012, c’est plus de 325$ par année qui seront ajoutés à la facture des étudiants. En 2016-2017, il en coûtera 3793 $ par semestre, ce qui représente une hausse de 127 % par rapport aux coûts de 2007. Elles affirment que le gouvernement prévoit augmenter sa contribution nette (après l’inflation des coûts du système) de 224 millions $ d’ici 2016-2017. Cela représente une augmentation de 7,2 % de la contribution gouvernementale. Elle est, en terme absolu, de 35 % inférieure à celle exigée aux étudiants. Elles dénoncent la transformation, par les libéraux, des bourses en prêts. Elles précisent que le Québec ne doit pas seulement se comparer avec le reste du Canada ou les Etats-Unis, où il en coûte plus cher pour étudier, mais aussi avec les pays d’Europe où, en général, les études universitaires sont presque gratuites. Le Québec figure bien dans le palmarès de l’OCDE, nous devons en être fiers, mais pour combien de temps encore ? Elles rappellent encore que ce n’est pas aux étudiants seulement à résoudre le problème chronique du sous-financement des universités québécoises lesquelles, il faut bien le dire, ont montré d’énormes difficultés à gérer leur budget, se lançant souvent en d’absurdes projets immobiliers ou en récompensant à même le trésor public, donc indécemment, leurs recteurs et administrateurs. Les étudiants pensent que cette hausse, bref, est injuste.

Dépasser les grèves classiques par l’action originale et concertée La quatrième raison du succès de ce printemps étudiant est la concertation et l’originalité des moyens de pression déployés par ces étudiants. Contre les forces de l’ordre, ils ont manifesté en jouant afin que l’indignation serve à quelque chose. Au lieu de répondre à la force par la force et de se voir transformés par les médias en protestataires, ils ont choisi de jouer et de créer des « performances » afin de montrer, dans une démocratie en crise, la vanité de l’État policier. Avant d’entrer dans l’action collective par le parlement et trouver sa réalisation dans des politiques respectueuses des biens communs, l’indignation étudiante doit être l’occasion de redécouvrir les vertus de la collectivité, de l’association libre et de la coopération. Voilà pourquoi, parmi les moyens les plus originaux de contester la hausse des frais de scolarité, les étudiants en théâtre de l’Université du Québec à Montréal ont inventé la Ligne Rouge. Habillés de rouge, les étudiants se déplacent pacifiquement tous les matins d’une station à l’autre sur la ligne orange du métro de Montréal, mais également sur la ligne bleue, afin de sensibiliser les voyageurs ainsi que les étudiants de l’Université de Montréal à la hausse. La « chorale » contre la hausse chante aussi dans le métro afin d’encourager les étudiants. Le « cortège funèbre », quant à lui, est une marche funèbre visant à souligner la mort de l’accessibilité aux études supérieures et à une éducation de qualité. Cette marche, tenue à Québec, a été suivie d’une cérémonie d’enterrement. Le noir et les vestons ont été de mise pour cette occasion unique. Comble de jeu, de dérision er d’ironie enfin, certains étudiants ont décidé de procéder à « l’inauguration de l’Ilot Voyageur », qui était un projet d’agrandissement de l’Université du Québec à Montréal qui n’a pas été mené à bien en raison d’une mauvaise gestion par l’université. Comme on peut le voir par ces exemples symboliques, lesquels accompagnent les grandes marches dans les villes québécoises, les étudiants - ces hirondelles arborant le carré rouge - enseignent bien là quelque chose de très important aux politiciens épris de pouvoir : l’avenir n’est pas à chercher dans l’imposition, la privatisation et la force, mais bien plutôt dans l’intelligence, la créativité et la coopération.

Un peu d’espoir

Si le gouvernement actuel est usé par le pouvoir, corrompu et déconnecté des besoins réels de la société, et que les vagues d’indignation déferlent encore dans le monde - ce qui crée un macro-climat favorable aux manifestations -, l’originalité et la créativité des moyens mis en œuvre par les étudiants suscitent l’admiration. Non seulement ce mouvement de résistance est-il exemplaire et contagieux – les parents et les professeurs accompagnent désormais les étudiants dans leur lutte – mais ce mouvement, en phase parfaite avec un printemps qui arrive très tôt cette année au Québec, redonne espoir à tous ceux qui défendent aujourd’hui encore l’universalité et l’accessibilité de l’éducation. Puisse ce « printemps étudiant » devenir un grand moment de l’histoire du Québec post-libérale.

Dominic Desroches Professeur de philosophie Collège Ahuntsic

Chronique à paraître sous peu dans Sens Public – revue web internationale

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 11:03

En janvier nous avons eu droit à quelque agitation sur le sujet du vote du financement de la LGV dans quelques conseils généraux. A l’heure de passer aux actes où en sommes-nous ?

Difficile de savoir. Allez consulter les sites de ces grandes institutions que sont les Conseils généraux et vous découvrirez des comportements divers qui frisent tous plus ou moins la propagande. Je crois que celui du Gers tient le pompon. Impossible même d’y lire la propagande sur le sujet budget ! Donc le CG a voté ou pas le financement de Bordeaux-Tours ? Envoyez un message pour poser la question, vous verrez bien…


Côté Lot et Garonne, l’autre département qui s’est distingué, le président avait été plus sérieux et le site de son institution est en effet plus sérieux. Nous y découvrons donc quelques données sur le budget et le texte de la présentation. C’est là que nous apprenons que le grand débat du Conseil général sur le sujet c’est pour le 25 juin 2012, après la période électorale.
Pour le CG du Tarn et Garonne nous avons pu publier la pensée de J-M Baylet, une pensée cependant difficile à trouver sur le site !
Bref, on sent qu’après les agitations de janvier, tout le monde retient son souffle en attendant les élections. Les rumeurs vont bon « train » c’est le cas de le dire quand du côté d’Urgence Polt des élus annoncent que la LGV Bordeaux-Toulouse est renvoyé à beaucoup plus tard celle dite POCL (paris Orléans Clermond-Ferrand) devenant prioritaire. A suivre. JPD

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 11:35

Dans un article précédent j’évoquais la coïncidence du film La désintégration et les événements de Montauban puis Toulouse. En pointant un écart : le fou de dieu réel venait des beaux quartiers et non des « cités ». Depuis nous savons qu’en fait il était issu d’un quartier populaire mais, comme son frère, avait pu en sortir. Pour expliquer son standing sans rapport avec son RSA, il a été répété qu’il bénéficiait de l’argent de quelques mauvais coups. Des cambriolages audacieux qui lui ont permis d’acheter une panoplie d’armes impressionnante ! Pas question de réfléchir à un éventuel soutien de l’internationale islamiste, tout comme les commentateurs hésitent à rappeler que dans les élections tunisiennes les islamistes ont bénéficié de soutiens internationaux.

C’est alors que je me suis interrogé sur le titre du film La désintégration, et sur le cri de douleur de la mère à la fin : « ils me l’ont tué. ». Qui ils ? Ceux qui ont bloqué le processus d’intégration, ou ceux qui ont attiré le jeune dans la spirale fondamentaliste ? Dialectique oblige, les deux phénomènes s’épaulent l’un l’autre mais ce n’est pas une raison pour tout confondre.

Les personnes tuées par le terroriste avaient-elles une quelconque responsabilité dans l’injustice sociale dont il a été victime ? Les anarchistes ont utilisé aussi un temps la stratégie de l’attentat mais en le dirigeant vers les responsables et ils ont pu vérifier que ça ne changeait pas la face du monde. Le terroriste, pour faire plus d’effet, tue n’importe qui car en fait nous serions tous coupables, tous responsables ! La terreur, c’est de se dire qu’à l’injustice, des individus peuvent répondre par l’injustice. Et qu’elle est alors leur justification ? Après le premier crime, le tueur a dit à un ami : « Je suis devenu un ange. »
Pour poursuivre une gamine, l’attraper par les cheveux et lui envoyer une balle dans la tête, il faut être fanatisé. Fanatisme possible que si on croit en un Dieu qui vous assure le paradis pour l’éternité. Au départ j’ai cru qu’il s’agissait d’un fou mais l’homme n’était pas fou quand on vérifie l’ensemble de sa planification. Un fou de dieu, c’est celui qui pense qu’un dieu le pousse à cette planification.

Ce qui m’apparaît important dans le film La désintégration, comme dans la vie, c’est le fait que les marches sont gravies petit à petit pour devenir un fou de dieu. Non l’expression « fou de dieu » n’est pas une atteinte aux religions ! Comme si les fous de dieu n’étaient pas présents depuis la nuit des temps et dans toutes les religions ! Comme si le monde d’aujourd’hui pouvait être épargné par cette barbarie historique qui a obligé Galilée à se renier ! Quand j’avais vingt ans, la religion en marche s’appelait plutôt la théologie de la libération côté catholique, car nous étions dans une phase historique où les courants démocratiques étaient partout à l’offensive.
Les rapports internes aux religions sont l’effet des rapports internes aux sociétés : quand la démocratie recule les extrémismes s’aiguisent. Et la démocratie recule quand elle baisse les bras devant les extrémismes ou quand elle croit que la seule réponse c’est celle de Bush-Sarkozy.

La désintégration est double (et peut-être est-elle forcément double ?) quand des religieux veulent dire la loi et quand la loi se plie devant les religieux. La réponse doit donc être double : aux religions de relancer leur laïcisation et aux laïques de relancer la démocratie. Je crains que ça ne s’appelle une révolution dans la révolution.
24 mars 2012 Jean-Paul Damaggio

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 21:54

Un nouveau sondage, après l’évènement de la Bastille donne Mélenchon en troisième position avec 14% devant Bayrou et Marine Le Pen. Ce sondage du Nouvel Observateur place toujours Hollande en tête avec 29%, soit 1% devant Sarkozy. Dans ce contexte, si la Gauche anticapitaliste n’a pas lancé d’appel pour la préserver son unité, trois des dirigeants appellent à voter Mélenchon dans une tribune de Libération. Il est évident que les événements criminels de ces derniers jours vont bousculer encore la donne. JPD



Sur Libération : Le temps des choix


Hélène Adam, Myriam Martin, Pierre-François Grond

La campagne présidentielle entre dans sa dernière ligne droite et doit affronter une situation lourde de dangers.
Danger d’une droite autoritaire, incarnée par le président sortant, dont le projet est dans la continuité de son action : nocif pour une majorité de la population tant se sont creusées les inégalités, tant se sont développés un discours et une politique de plus en plus poreux aux thèses de l’extrême droite.
Danger d’un Front national dont l’emprise sur une partie de la population frappée par la crise, distille le poison mortel du racisme et de la xénophobie.
Danger d’une crise écologique qui pose des enjeux de civilisation.
Danger, enfin, d’un capitalisme financier mondialisé, qui se moque du calendrier électoral, peut imposer en Grèce ou en Italie, son propre personnel politique et dicter son choix, celui d’une politique d’austérité sans fin et sans fond.
Alors, oui, il faut sortir le sortant, combattre le Front national, s‘insurger contre la dictature des banques et du capital, et faire de cette élection présidentielle un premier moment de résistance sociale et démocratique.
Il nous suffit de regarder la Grèce, pour saisir la gravité de la situation actuelle. Nous avons là une paupérisation sans précédent des populations. Baisses des salaires et des pensions, coupes sombres dans les budgets sociaux, privatisations imposées des services publics avec profits juteux pour les requins de la finance, se succèdent à un rythme d’enfer. Et qui est aux manettes ? Un gouvernement soi-disant « technique » aux ordres des banques et des grandes institutions qui ont plongé le pays dans le chaos et qui font désormais payer à la population une dette et une crise qui ne sont pas les leur ! Si la situation de la Grèce est particulièrement dramatique, elle n’est pas isolée en Europe. Les responsables politiques et économiques du libéralisme et de la crise économique ont mis en place ce monstre financier qui se croit tout puissant. Ils ont construit l’Europe des traités de Maastricht et de Lisbonne, au mépris de la souveraineté populaire. Ils veulent aller toujours plus loin. A présent c’est le modèle social européen, produit d’un siècle et demi de luttes et de conquêtes ouvrières, qui est en ligne de mire.
Battre Sarkozy est un enjeu essentiel et primordial. Mais il n’est pas le seul. Le programme de François Hollande, à l’instar des politiques sociales-démocrates européennes, s’inscrit dans le cadre de la gestion du capitalisme, ce qui signifie austérité à tous les étages et respect des critères imposés par les marchés financiers, ces critères que les dirigeants veulent à nouveau graver dans le marbre d’un nouveau traité.
Il tourne le dos aux exigences de justice sociale. Il ne prend pas davantage en charge les questions écologiques.
Il importe alors qu'existe au premier tour, un vote, le plus massif et dynamique possible, pour donner force à un programme d'urgence basé sur une autre répartition des richesses, la transition énergétique, des transformations démocratiques radicales.
Une nouvelle chance sera ainsi offerte pour faire exister durablement un courant politique qui conteste à gauche l'hégémonie du social libéralisme. C'est essentiel pour faire contrepoids à l'extrême-droite. C'est décisif pour donner force et courage à celles et ceux qui résistent aux politiques d'austérité.
Et dès après la présidentielle, sur la base de cet élan, les forces politiques et sociales qui refuseront de collaborer sous quelque forme que ce soit avec un gouvernement d’austérité dit de gauche, devront former ensemble un bloc contre la crise pour défendre une alternative sociale et démocratique en toute indépendance vis-à-vis du Parti Socialiste.
Telle est notre analyse des urgences de l’heure.
Nous sommes militants de la « Gauche anticapitaliste », courant unitaire du NPA, nous avons été membres de la LCR auparavant. C’est avec beaucoup d’amertume, mais aussi de colère, que nous voyons notre parti renoncer à
l’engagement pris lors de sa fondation : rassembler tous les anticapitalistes dans un parti de masse. Le NPA avec son candidat prend le chemin de la marginalité, qui lui interdira de peser réellement dans une situation politique aux enjeux majeurs.
La « Gauche anticapitaliste », sans donner de position en tant que courant sur le vote, prend acte de cette impasse et estime que la dynamique créée autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, constitue un fait positif de la situation actuelle.
Nous voulons en souligner les conséquences à nos yeux.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 14:52

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Sur la photo Martine Billard dans la foule...

 

Le 18 mars à la Bastille le Front de Gauche a créé l’événement. Un ami de ma petite commune de naissance, Cayrac, était dans la foule après un plan pas possible pour trouver un train capable de faire le voyage. Il a accepté de me dire brièvement comment il a vécu ce moment historique. Je remercie donc Marceau Valette, un parmi des dizaines de milliers qui, pour l’occasion a pris la plume. JPD



"Un peu après midi nous arrivons en gare d’Austerlitz, plein d’enthousiasme malgré la petite pluie fine qui nous accueille mais qui s’arrêtera vite.
Nous nous dirigeons vers la Nation. De tous côtés des groupes affluent. Il n’est pas encore 13 heures et la place de la Nation est pleine d’une foule colorée où le rouge domine. C’est la fête, les gens s’interpellent. Ils viennent de toute la France, par trains, par cars… Les toulonnais distribuent du mimosa, d’autres proposent leurs tracts.
Puis le défilé s’ébranle. Impossible de voir Mélenchon. Il est assailli, cerné par une multitude de caméras et photographes. J’ai la chance d’approcher Martine Billard : un sourire pour la photo.
Sur le boulevard Diderot que nous empruntons c’est une véritable marée humaine qui déferle joyeuse, enthousiaste. Tant de monde ! C’était impensable. Et pourtant c’est vrai : 120000 personnes qui avancent au cri de « Résistance », au rythme des musiques…
Nous arrivons place de la Bastille : Impressionnant. La foule se presse, on est au coude à coude. Les pancartes, les drapeaux s’agitent : c’est du délire.
Quand on n’a pas la chance d’être face à la tribune c’est sur grand écran que nous suivons les diverses animations et enfin l’intervention tant attendue de Jean-Luc Mélenchon. Pendant 25 minutes il développe sa vision de la 6ème République, avec force avec conviction.
Après l’Internationale et la Marseillaise chantées avec ferveur, il faut s’extraire de la foule.
Nous repartons en chantant encore « on lâche rien »"

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 23:21

Pression énorme du président en place au Mexique, qui ne peut pas être dans la campagne électorale actuelle (le Mexique va voter lui aussi) car il ne peut avoir plus d’un mandat : Florence Cassez ne sera pas libéré. Sur cinq juges seul celui qui proposait sa libération immédiate a maintenu sa demande. Alors qu’elle est la vérité ?
Au même moment les Mexicains découvre l’incroyable : leurs forêts sont pillées… Bien sûr, ils avaient remarqué ici ou là les coupes d’arbres non autorisées. L’association internationale qui a fait l’étude, Justice pour les arbres (drôle de nom n’est-ce pas !) est claire et nette ; seul 1% des délinquants sont condamnés pour le pillage des forêts ! Pourquoi ? Le crime organisé est le maître du jeu. J’avoue que je n’avais pas pensé à ça ! J’étudie les saccages des mafias mais les arbres tout de même… Le bénéfice, une fois déduits les pots de vin, tourne autour de 10 à 15 milliards de dollars.
L’étude indique que le respect des lois lié à la protection des forêts est peu efficace dans de nombreux pays pour empêcher et arrêter les coupes illégales. Réalisée pendant quatre ans dans quatre pays riches en ressources naturelles : Brésil, Mexique, Indonésie et Philippes, le résultat révèle que ce manque de protection est un abîme. Plus de 90% des coupes sont dans ces pays illégales et les polices minimisent ce phénomène. Après tout, il n’y a même pas de morts. A suivre. JPD

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 21:50

Vasilieres.JPG

L'ombre sur l'écran c'est B. Ouardes et les deux hommes debout au fond sont les arrière-petits-fils.

 

Par l’intermédiaire de deux arrières-petits-fils, Paul Vasilières est revenu à Castelsarrasin et il est revenu car Bernard Ouardes, après un travail minutieux, a pu lui rendre un bel hommage. L’homme est décédé en 1958 en laissant une œuvre « d’analystes » déposé aux archives communales et départementales. Ce personnage original venait de Pamiers où son père avait été maire et conseiller général, représentant la droite, ce qui est original pour l’Ariège mais moins pour Pamiers. Les lois laïques ont perturbé sa vie scolaire si bien qu’il s’et engagé dans l’armée rompant ainsi une tradition familiale impliquée dans le droit. Mais bon, je ne vais pas raconter sa vie ici… simplement noter le succès de la conférence de ce 21 mars 2012.
L’association de sauvegarde du patrimoine castelsarrasinois a décidé de faire enfin ce qui n’a jamais été fait : mettre l’œuvre de cet analyste à la disposition des lecteurs avec l’aide des Editions la Brochure. Le livre qui aura 300 pages en format A4 avec beaucoup de pages en couleur est en souscription au prix de 20 euros (25 euros ensuite) jusqu’au 16 mai 2012. On peut souscrire en envoyant un chèque à l’adresse suivante :
Association de Sauvegarde du Patrimoine Castelsarrasinois
2 rue du Soleil
82100 Castelsarrasin
Tel : 05 63 95 12 46

Nos éditions sont heureuses de soutenir cette initiative ce qui en surprendra plus d’un vu les idées politiques de cette famille mais c’est ne pas comprendre que la quête honnête du savoir dépasse les idées politiques de chacun. Aucune étiquette n’est la garantie de l’honnêteté. Pour Paul Vasilières, comme pour Edouard Forestié, le montalbanais dont nous avons déjà réédité un texte sur Olympe de Gouges, le souci du savoir était exemplaire. Mais pourquoi «analyste » ? Parce que Vasilières ne travaillait pas en historien mais à partir des circonstances de la vie qui étaient son guide. Nous apporterons quelques explications avec documents à l’appui. 21 mars 2012 Jean-Paul Damaggio

 

P.S. : De la discussion je retiens ce souvenir évoqué par une dame : "dans la rue Paul Vasilières saluait, en levant le chapeau, les enfants au même titre que les adultes". Je trouve çà très beau.


Article de La Dépêche



http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/21/1311303-paul-vasilieres-l-historien-de-la-ville-enfin-rehabilite.html



Paul Vasilières... Qui, dans la ville sous-préfecture, connaît ce Castelsarrasinois qui refusa, de son vivant, qu'une place de la commune, et pas n'importe laquelle, celle face à l'église Saint-Sauveur (la place de la Raison), porte son nom? S'il en est un qui travaille depuis plusieurs mois pour réhabiliter la mémoire et l'œuvre de cet illustre inconnu de Castelsarrasin, c'est Bernard Ouardes, l'infatigable président de l'Association de sauvegarde du patrimoine castelsarrasinois (ASPC). Avant la conférence qu'il y consacre aujourd'hui à 18 heures, dans la salle de la médiathèque, il a accepté de nous dévoiler ce que Castelsarrasin doit à cet Ariégeois d'une notable famille d'élus de Pamiers.

Qui est Paul Vasilières?

C'est le fils d'un riche propriétaire terrien ariégeois dont le grand-père et l'arrière-grand-père ont été maires et conseillers généraux de Pamiers.

Il n'est pas Castelsarrasinois.

Pas de naissance. Il devient Castelsarrasinois par mariage en épousant Céline Capela, fille d'Omer Capela, un notable avocat castelsarrasinois.

Mais pourquoi, en 1958, le maire Adrien Alary a-t-il voulu lui donner, de son vivant, le nom d'une place?

Pour la simple et bonne raison que Vasilières a consacré toute sa vie, pas moins de cinquante ans, à étudier, chercher à Castelsarrasin. Archéologue, érudit, historien, il a méthodiquement fait mille ans d'histoire de Castelsarrasin. Personne, depuis, n'a réalisé ni dépassé son travail. Son étude est une mine d'or qui a été utilisée, pour ne pas dire pillée, par la suite par nombre de chercheurs qui se sont intéressés à l'histoire de Castelsarrasin.

Comment se fait-il que le plus grand nombre l'ignore?

Tout simplement parce qu'il n'a jamais édité ses travaux. En 1953, il a déposé deux exemplaires de sa monumentale thèse sur Castelsarrasin à la mairie et aux archives départementales.

Comment, alors, la municipalité de l'époque s'est-elle intéressée à son œuvre?

Pour deux raisons. Alary se rend compte du nombre de personnes qui viennent consulter la thèse de Vasilières en mairie. L'engouement et l'intérêt de la population sont réels. D'autre part, en 1957, la ville de Detroit, qui fête le tricentenaire de sa création, et par voie de conséquence Lamothe-Cadillac (fondateur de la ville), invite en grandes pompes le maire de Castelsarrasin et celui de Saint-Nicolas-de-la-Grave, M. Doustin. Le maire de Detroit réclame des documents historiques. À juste titre, le seul capable de le lui fournir, c'est Vasilières, qui est en relation avec des descendants de Lamothe-Cadillac.

Comment se fait-il que la place Vasilières n'existe pas?

En février 1958, le conseil municipal souhaite rendre un hommage unanime à l'œuvre de son historien en baptisant la place de l'église (de la Raison aujourd'hui) place Paul-Vasilières. Trop modeste, il refusera cet honneur qui lui est fait de son vivant. C'est en partie la raison pour laquelle l'historien n'a pas la notoriété qu'il devrait avoir.

Comptez-vous réparer?

Le plus important, pour l'heure, c'est de rendre public son œuvre. Pour ce faire, nous allons éditer pour la première fois son ouvrage qui couvre mille ans d'histoire de Castelsarrasin (éditions La Brochure; en souscription, 20 €). Pour le reste, je suis partagé. Vasilières ayant refusé tout honneur, doit-on ne pas respecter son vœu?

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 17:01

Sur le dossier LGV les solidarités fonctionnent bien. Aussi je communique cette info à tous les amis du Sud-Ouest et qui me vient d’André THEPIN, porte parole du Collectif Non à la LGV Limoges Poitiers et OUI au POLT.

Il a découvert que l'article L121-12 du code de l'Environnement prévoit le délai limite de 5 ans entre le bilan du débat public et l'ouverture d'une enquête publique.
Ce délai est compréhensible car nous le vérifions aujourd’hui, les données du débat public de 2005 ne correspondent plus à la réalité présente.

Il se trouve que le bilan pour le débat public de Limoges-Poitiers a été fait le 30 janvier 2007 et donc depuis le 30 janvier 2012 l'enquête publique ne peut plus être ouverte sauf à saisir la CNDP ( Commission Nationale du Débat Public). Or cette saisine est très encadrée.

Le débat public pour la LGV Bordeaux Toulouse est dans le même cas au niveau des délais.
Existe-t-il des élus pouvant se pencher sur le dossier et le porter éventuellement devant le tribunal administratif ?
Les autorités se croient en la matière au-dessus des lois. Il serait bien de les ramener à la réalité.
23-03-2012 Jean-Paul Damaggio

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 16:17

Il y a une semaine sur un écran montalbanais j’ai vu le film : La désintégration. On y découvre un jeune français aux parents originaires du Maghreb, d’un milieu modeste d’une cité du nord de la France qui, petit à petit, se laisse attirer par le fondamentalisme musulman jusqu’à l’attentat final, inexorable.
Et voilà que la réalité rattrape la fiction… PRESQUE.

Aujourd’hui je devais aller à Montauban acheter une paire de lunettes mais j’ai préféré reporter le voyage à demain car la ville est sous contrôle avec embouteillages garantis. La cathédrale de la ville va être remplie comme jamais et la peinture d’Ingres qui s’y trouve attirera peut-être le regard du président Sarkozy.

Un jeune toulousain aux parents originaires du Maghreb, attiré par le fondamentalisme musulman a décidé de frapper, et je n’écris qu’après la découverte du coupable, car je me serais bien gardé de toute hypothèse.

SAUF que le jeune ne vient pas des quartiers populaires de Toulouse… L’explication sociologique dans la désintégration pour faire comprendre comment un jeune tombe dans l’exaspération criminelle, est une fois de plus prise en défaut. Les pauvres seraient la proie facile des extrémistes or du 11 septembre à ce mois de mars 2012, on vérifie que les enfants de milieux plus aisés sont impliqués. Les hommes du terrorisme islamiste sont des personnes fanatisés plus par une démarche intellectuelle-religieuse que par l’effet « coup de colère ». Je ne veux pas tirer de leçons générales mais je supporte mal nos experts en terrorisme qui se trompent tout le temps mais gardent tout de même le titre « d’experts ».

Tout comme je supporte de plus en plus en mal le traitement du sujet par les autorités.
Sans rien savoir des événements, lundi matin j’arrive à Toulouse où je constate partout la présence de nombreux gendarmes au bord des routes. J’en ai déduit que le président devait être en voyage dans le secteur. Erreur, il y avait eu le drame, la tragédie, le crime que tout le monde connaît. Or, chacun sait très bien que ce déploiement policier est sans effet pour trouver le criminel. Je remercie les services de police qui, par le système du renseignement, sont arrivés à élucider le problème, mais pas la stratégie des autorités qui pour montrer qu’elles ont une pensée pour les victimes, nous inondent de contrôles policiers pour alimenter la peur. C’est exactement comme les faux experts qui nous conduisent loin d’une réalité qu’ils sont censés expliquer.

Et maintenant, la suite de la campagne électorale ? En Espagne, un attentat bien plus meurtrier avait changé la nature de l’élection. En France, nous savons qu’il va aussi avoir un effet. Par l’élucidation du drame, Sarkozy pense capitaliser quelques avantages. Par son discours anti-musulman, bien que tout le monde connaisse le canyon existant entre les rares fondamentalistes et la grande masse musulmane (1), Marine Le Pen pense capitaliser quelques avantages. Bayrou, suite à une explication sociologique précipitée, risque d’y laisser des plumes. Et la gauche ? Nous verrons.

Pour le moment je m’en tiens à ce constat déjà ancien (voir ma présentation des livres de Thierry Jonquet) : les religions vont continuer de nous conduire aux folies qu’elles alimentent, et la crise sociale n’est pas la seule explication. 21 mars 2012 Jean-Paul Damaggio

(1)    Ce n’est pas être anti-musulman que de dénoncer fermement, radicalement et en permanence, le terrorisme fondamentaliste. Je trouve mal placé l’idée que pour ne pas tomber dans le piège du FN et parce que les autorités françaises ont colonisé l’Algérie, il faille se montrer indulgent sur ce point. Dénoncer ce terrorisme ce n’est pas dénoncer la haine en général mais une dérive religieuse précise, expérimentée beaucoup en Algérie, avec quelques complicités graves dans la gauche française.

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