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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 18:11

Suite aux dernières cantonales, j’avais évoqué sur ce blog le cas de Brignoles, municipalité dirigée par un communiste dans le Var.

Le vote du FN dans L’Humanité

Pour ceux qui l’auraient oublié, il a été battu de 5 voix au poste de conseiller général par le candidat FN. A l’époque j’avais été critique quant aux leçons qu’il tirait de cet événement.

Sur le site de la mairie, vous pouvez vérifier qu’il s’agit d’un maire qui se défonce pour sa commune.

Parce qu’il faut suivre ses dossiers, je suis allé voir les résultats aux élections présidentielles. J’ai d’ailleurs remarqué que personne n’a évoqué les résultats des cantonales de 2011 dans les commentaires au sujet du FN, année qui fut le baptême du feu pour Marine. Franchement, vous voulez voir les résultats dans cette mairie communiste ? Vous êtes bien assis, confortablement dans vote fauteuil ? Alors allons-y et sans commentaires qui plus est ! J-P Damaggio

P.S. Si un commentaire : et vous voulez qu’on arrête de réfléchir ?

 

 

Nombre

% Inscrits

% Votants

Inscrits

10 997

 

 

Abstentions

2 364

21,50

 

Votants

8 633

78,50

 

Blancs ou nuls

130

1,18 

1,51

Exprimés

8 503

77,32 

98,49

 

Liste des candidats

Voix

% Exprimés

Mme Eva JOLY

142

1,67

Mme Marine LE PEN

2 445

28,75

M. Nicolas SARKOZY

2 519

29,62

M. Jean-Luc MÉLENCHON

828

9,74

M. Philippe POUTOU

72

0,85

Mme Nathalie ARTHAUD

28

0,33

M. Jacques CHEMINADE

19

0,22

M. François BAYROU

480

5,65

M. Nicolas DUPONT-AIGNAN

110

1,29

M. François HOLLANDE

1 860

21,87

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 13:19

Nous avions déjà eu la conversation de deux amis dans un bistrot de Montgeron Essonne, sur le cas des législatives et de Mélenchon.

http://la-brochure.over-blog.com/article-melenchon-depute-103807778.html

 

Voilà qu’ils viennent de relancer  leurs bavardages dont je me fais l’écho pour le plaisir du bavardage.

- Cette fois c’est fait Mélenchon sera candidat à Paris dans la 6éme circonscription. Tu avais raison !

- Tu ne vas pas vite en besogne ?

- La question m’importe peu mais j’ai des amis là-bas et ils veulent savoir s’ils auront droit au match Duflot, Mélenchon…

- Attention, ton apolitisme te fait oublier que la bagarre c’est entre la droite et la gauche…

- Arrête ton cinéma, la question du second tour dépend des résultats du premier, c’est pas à toi que je vais l’apprendre…

- Bon d’accord, mais qu’est-ce qui te fais croire qu’il va y aller ?

- Tes propos de la dernière fois !

- Quels propos ?

- Le score réalisé et son score a été bon, avec presque 20% dans cette circonscription !

- Oui mais en face, Duflot a le soutien du PS et comme le PS veut à tout prix couler Mélenchon il ne va pas mégoter son soutien à la belle Céline…

- Oui, bien sûr les ténors du PS vont donner de la voix mais les électeurs ne sont pas obligés de suivre. Etre représenté à l’assemblée par le tonitruant Mélenchon ou l’écolo, je sais où va la préférence…

- Je suppose que les sondages vont aller bon train dans la circonscription !

- Je vais regretter son absence dans l’Essonne. Il a tant fait pour notre département !

- Comme dans la Sarthe, ils vont regretter le départ de Fillon.

- C’est vrai Chirac avait laissé sa chère Bernadette en Corrèze, il était pas complètement parti.

- Allez, buvons à la santé de Mélenchon !

- Mais quand serons-nous fixés car ça fait feuilleton un peu ridicule ?

- Il y a réunion au Front de Gauche puis demain réunion au PG donc lundi nous devrions tout savoir !

- Encore aujourd’hui Mélenchon a dit à France Inter qu’il était bien à Strasbourg…

- Où il ne siège presque jamais, pas plus que Marine Le Pen qui elle aussi va tout faire pour être député.

 

Non ce n’est pas un pastis mais tout simplement une bière qui a mis d’accord les deux habitués du bar. Après le week-end ils auront d’autres questions à se poser mais, dans ce bar de joueurs ils ont parié : l’un que Mélenchon serait candidat à Marseille (élection assurée) et l’autre qu’il serait candidat à Paris (élection emblématique). Je sais, si Mélenchon était là ils diraient que franchement ils ont mieux à faire…

27-04-2012 Jean-Paul Damaggio

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 13:13

cinema-russe.jpg

Trois films pour ce festival c’est peu, mais ils passeront plusieurs fois à Cap Cinéma à Montauban, donc ils devraient toucher un réel public, ce qui est exceptionnel pour les cinémas russes.

Nous avons vu Elena un film qui vient juste de sortir et qui est un grand film pour ceux qui aiment la lenteur, la subtilité et la Russie. André Zviaguintsev, le réalisateur, a choisi d’évoquer un couple recomposé comme on dit aujourd’hui, donc un univers des temps présents, pour traiter une question classique, celle de l’héritage.

Un critique a parlé très justement d’un crime de classe dans un monde où on se sait plus ce que sont les classes.

L’homme est riche et puissant donc tout le début du film nous montre un appartement très confortable. Mais la femme qui en plus d’être un personnage secondaire est d’origine modeste. Ancienne infirmière elle est pleine d’attentions pour son mari mais pense aussi à son fils qui galère comme tant de jeunes aujourd’hui.

 

Ne pouvant dire ici la fin du film je me contente d’interroger le parti pris du réalisateur : la lenteur permet de saisir qu’à chaque moment la vie pourrait être autre chose, que le film pourrait être un autre film. C’est là qu’on comprend encore mieux que les films aux rebondissements incessants sous prétexte de tenir le spectateur en haleine, vise plutôt à empêcher toute réflexion.

 

Et allons-y pour une réflexion : l’homme ressemble un peu à Poutine.

27-04-2012 J-P Damaggio

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 12:02

LGV-SAFER.jpg

 

Je suis un démocrate et même si je ne partage pas les opinions d’un personne je rends compte correctement de ses propos (du moins de mon point de vue). Aujourd’hui les militants (du 47 et du 82) demandant une rénovation de la voie ferrée Toulouse-Bordeaux à la place de la LGV étaient reçus par le président de la SAFER et de la Chambre d’Agriculture du Tarn-et-Garonne, M de Vergnette. Très démocrate, il a accepté de dialoguer avec l’ensemble des présents, il a écouté les explications des uns et des autres, M Faucom-Lambert, M Perré, Patrick Puech, Brigitte Ducloz, Alain Moles et d’autres.

Je préfère cette attitude à celle de tant d’autres personnes, y compris de gauche, qui ne daignent même pas répondre aux courriers des militants.

 

Les belles paroles

Le but de cette intervention consistait à demander que la SAFER ne se lie pas les mains avec RFF en prévision des expropriations, la SAFER ayant pour but des défendre les terres agricoles et non pas de les donner aux bétonneurs (les lecteurs de ce blog connaissent toute l’argumentation).

M de Vergnette a presque dit qu’il était d’accord avec tous les arguments contre la LGV. Il a eu des arguments en faveur du POLT et il pense qu’il faut défendre cette ligne (applaudissements), il a écrit un article pour vanter les mérites de la vallée de la Garonne, et en effet déjà au moment du débat public de 2005, il avait été surpris d’être le seul à émettre des réserves sur cette LGV alors que les opposants au barrage de Charlas étaient absents sur ce dossier. Bref, que des belles paroles douces à entendre qu’il faut ensuite vérifier sauf à prendre pour argent comptant les belles paroles ce qui n’est pas de la démocratie.

 

Le président national des SAFERs était présent et comme la directrice de la SAFER, comme M de Vergnette ils considèrent cependant que la décision étant prise par les politiques, eux arrivent ensuite et qu’ils se doivent donc de préparer au mieux, pour les agriculteurs, les effets de la LGV. La métaphore a été la suivante : « ne tirez pas sur l’ambulance après l’accident ».La directrice technique a même fait part de son expérience dans le Nord en matière de LGV en indiquant qu’anticiper c’est toujours mieux. Or anticiper c’est faciliter le travail de RFF, c’est renvoyer sur la SAFER une responsabilité que devrait assumer RFF.

Donc bravo M. de Vergnette pour le discours critique vis-à-vis de la LGV mais pas sur le rôle de la SAFER dont tout le monde a bien compris qu’elle allait servir la soupe à RFF… pour le bien des agriculteurs. Il vaut mieux perdre 3000 hectares de terre dans de bonnes conditions que dans de mauvaises conditions. Comment ne pas être d’accord ? Mais bon, RFF ne sera pas finalement à la réunion d’aujourd’hui et rien n’est en place même s’il indique qu’à Dunes une réserve foncière avait été faite et que finalement la terre a été donnée à un agriculteur.

 

La SAFER pourrait-elle émettre un vœu contre la LGV ? Je ne doute pas un instant que le prochain numéro de l’Action Agricole nous ferra un beau compte-rendu sur cette question. Car depuis 2005 combien de fois l’Action Agricole a-t-elle étudié la question ?

 

Ce compte-rendu étant fait, je suis dans l’obligation de dire que M de Vergnette a changé de point de vue sur le dossier LGV. Je n’aspire qu’à de telles évolutions dans toute la classe politique sinon la LGV va se faire, donc je me réjouis mais je me réjouirais mieux si cette évolution était assumée.

 

Débat 2005 retour sur le document :

Dans le journal du débat n°3 d’octobre 2005 nous lisons l’opinion de M de Vergnette :

« Philippe de Vergnette, son homologue pour le département du Tarn-et-Garonne [auparavant il s’agissait du président de la chambre d’agriculture du 31] ainsi que Bernard Pouligny, directeur de la SAFER Garonne-Périgord se faisaient l’écho de leurs contacts quotidiens avec les exploitants : « les localités devront souffrir le moins possible du projet, directement ou indirectement ». Et de citer non seulement les zones cultivées traversées, mais aussi la remise en état de réseaux hydrauliques, le remembrement de parcelles… »

Cette position était plus nuancée que xcelle d’Alain Jean (Journal du débat n°4) qui affirmait alors l’utilité de construire deux lignes ferroviaires à grande vitesse entre Bordeaux et Irun et entre Bordeaux et Toulouse » ce qui explicite sans doute que les opposants à Charlas n’aient pas été présents dans le débat sur la LGV.

 

Déjà en 2010

Le discours comme quoi il faut aider à faire passer une LGV qui va se construire n’est pas nouveau. D’où des interventions véhémentes lors de la rencontre pour dire qu’en fait par cette opération on fait le jeu de RFF.

Nous renvoyons les lecteurs à cet article de La Dépêche :

http://www.ladepeche.fr/article/2010/12/14/969722-lgv-800-hectares-agricoles-a-ce-jour.html

 

 

Le de Vergnette candidat

Tout le monde ne le savait pas dans la salle mais de Vergnette est candidat aux législatives sous les couleurs de l’UMP. Son évolution tient-elle compte de son futur politique ? Nous ne manquerons pas de l’interroger au cours de la campagne. Lui comme les autres.

 

Une action bénéfique ?

Une action très bénéfique car il vaut mieux parler des positions de quelqu’un après les avoir écouté. Une action très bénéfique car il y a eu une rencontre entre syndicalistes paysans (surtout de la Confédération paysanne) et les militants anti-LGV ce qui est rare en TetG. Des militants de la Conf’ pensant que ma foi le projet n’est pas aussi inutile qu’on le dit. Très bénéfique car elle a permis la présence de membres du Parti de Gauche ou des Verts et les engagements des politiques sont cruciaux sur ce dossier. Très bénéfique puisque les médias étaient présents et vont en rendre compte. Nous attendons de voir. Très bénéfique car le problème est crucial, celui des terres agricoles, et qu’il fallait une fois encore se faire entendre. Une étape de plus dans la guerre contre une LGV dont on sent de plus en plus qu’elle a du plomb dans l’aile… si la pression ne baisse pas.

27 – 04 – 2012 Jean-Paul Damaggio

ci-dessous le document de 2005

LGV-de-vergnette.jpg

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 15:58

La parole à Marcelle Davet

 

Carte d’identité : Marcelle Davet née à Saint-Antonin -1886) et décédée à Saint Antonin (1968) poétesse et romancière ayant eu ses plus grands succès entre 1930 et 1950.

 

 

Elle est née en 1886, et je la croise d’abord à l’âge de 15 ans quand elle vit à Verfeil sur Seye dans un château qui est en fait un très beau bâtiment qu’on appelle le château de Ravaille bien qu’il n’ait que peu de rapports avec un château. Il a été construit par son grand-père, un riche propriétaire. En 1901 quand elle a 15 ans ce grand-père Armand est toujours parmi eux, tout comme sa femme qui, avec ses 66 ans, a dix ans de moins que lui.

Pour Marcelle, pas question d’aller à l’école, au collège ou au lycée. Une préceptrice pour sa sœur et elle et qui s’appelle Jeanne Bernadou fait presque partie de la famille.

Son père originaire du Rouergue n’a pas repris le simple métier de propriétaire. Il est devenu médecin et s’est marié avec une femme de onze ans de moins que lui originaire de Lomagne, une fille Salat, famille importante à Lavit qui se prénomme.

La belle Nelly, bien que plus jeune que son mari le laisse veuf, dès 1900.

Dans la maison, en plus de l’institutrice, il y a un cocher qui sert de domestique, une cuisinière et une femme de chambre. Les domestiques étaient nombreux. De tous les voisins Marcelle note la présence du fils du meunier, Escaffre Baptiste qui lui n’a plus de père depuis longtemps. Il y a le meunier de Lavernière avec des enfants de son âge, Monsieur Cadilhac, mais quelle famille nombreuse ! C’est sûr, l’aînée Rachel de 17 ans peut s’occuper de Elie le petit dernier qui a un an ! Quelle vie pour Marie, la femme du meunier !

 

Pas d’école, pas de grande foire, pas de grande fête, Marcelle vit loin du bruit sans savoir si c’est bien ainsi. Détachée des tâches quotidiennes elle peut rêver toute à son aise et son rêve récurrent a un nom très connu, l’amour. A Verfeil, d’où peut venir le prince charmant ? Elle brode sur toutes les hypothèses possibles et pense surtout à la ville voisine de Saint-Antonin Noble-Val où elle est née, Rue droite, le nom d’une rue qui n’a pourtant rien de droit. Saint-Antonin exerce sur son imagination toute son influence en tant que ville de légende et ville d’histoire. Peut-on être ville plus encaissée dans une vallée ?

 

Grâce à son père médecin, elle connaît tous les malheurs qui peuvent arriver aux jeunes femmes et les récits le soir au coin du feu viennent parfois ternir le monde de bonté qu’elle dresse devant elle. Faudra-t-il en revenir à la réalité ? L’institutrice est un peu comme une seconde mère et avec Madeleine sa sœur, qui a un an de plus qu’elle, nous la harcelons de question.

 

Pour le moment ce qui est le plus cher dans cet univers fait de simplicité, c’est sa chambre et tout ce qu’elle contient. Déjà elle aime écrire et de là vient tout le reste. Elle a montré quelques poésies à Jeanne qui l’encourage. Mais une jeune fille comme elle, a-t-elle le droit d’écrire ?

 

L’heure du mariage viendra. Soucieuse de son indépendance, elle n’avait pas envie de convoler en de justes noces. La légende dit, d’après le beau livre de Michel Ferrer Abécédaire du Nobel-Val, qu’elle avait plusieurs prétendants et que ne sachant choisir elle inscrit les noms sur divers papiers qui se retrouvèrent dans un chapeau et du chapeau est sorti Guillaume Dutemps, notaire à Saint-Antonin.

 

Voilà comment Marcelle Davet est devenue Marcelle Dutemps mais elle passa à la postérité avec son nom de jeune fille qu’elle conserva pour publier sa longue série de livres. JPD

 

 

Texte de Michel Ferrer

 

La respectable Madame Davet

 

            Elle n’écrivait pas toujours ni tout le temps. Elle sortait parfois en ville, pour faire une course, ou peut-être se rendre chez une amie.

            Un jour que j’étais avec ma mère sur la Place des Tilleuls, elle passa près de nous pour regagner sa maison, quelque cent mètres plus loin. Car elle préférait passer par la petite porte ouvrant sur le chemin de Santou que par la grande, « l’officielle », donnant sur la route de Caylus. Cette dernière porte était, il est vrai, celle des clients de son époux, Guillaume Dutemps, notaire. Car « Marcelle Davet » était son nom de jeune fille, son nom d’écrivain. Dutemps, c’était pour l’état civil.

            Je ne la connaissais pas. Ma mère lui adressa un bonjour respectueux auquel la vieille dame répondit avec une sympathique obligeance.

            Quand la petite et fluette femme se fut éloignée, ma mère me dit :

            C’est Marcelle Davet. Elle écrit des livres.

            A cette époque, dans une ville comme Saint-Antonin, tout ce qui comptait était, dans le désordre, curé, instituteur, notaire, maire et gendarme sans doute. L’écrivain rentrait bien évidemment dans le rang des notables. Et ce avec une aura où le mystère ajoutait un peu de grandeur.

            Un jour - peut-être deux, d’ailleurs - j’eus le bonheur d’entrer dans le jardin de Marcelle Davet. J’avais quelque amitié avec Jean-François, son petit-fils, un peu plus âgé que moi. Nous faisions de la balançoire sous un grand portique de bois peint en blanc où pendaient, en plus des balançoires, des cordes à nœuds et des cordes lisses. A ma connaissance, cet équipement était unique à Saint-Antonin, et j’ai toujours pensé, plus tard, que Jean-François Dutemps était devenu professeur de gymnastique à cause de ce portique.

            Marcelle Davet, l’écrivain respecté, la femme du notaire respectable nous regardait…

            C’est pourquoi, à l’âge de douze ans, quand j’écrivis mon premier poème sur un coin de la table de la salle à manger, j’eus une pensée pour Marcelle Davet, comme d’ailleurs pour Pierre Bayrou, les deux écrivains de ma ville natale.

            « Ecrivains ! Pourquoi pas moi ? ».

            C’est ce que je m’étais dit en gribouillant mes premiers vers. C’était osé, très osé. Et pourtant, c’est à la suite de cette interrogation sans fondement et sans véritable ambition que j’ai noirci de ma sale et illisible écriture des cahiers et des cahiers… et que j’ai publié un, puis deux, puis trois livres. J’avais dans l’idée de devenir écrivain. Terrible ambition ! On connaît la suite aujourd’hui. Si je ne suis pas parvenu à être écrivain, je suis tout de même parvenu à être un littérateur moitié rimailleur, moitié écrivassier. Merci Marcelle Davet.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 15:57

Bibliographie d’Albert Cavaillé aux Archives départementales du 82

 

Albert Cavaillé Archives départementales

Albert Cavaillé : Les argiles des grottes, Introduction à l’étude des sédiments souterrains, Extrait des annales de spéléologie, Tome 15 fasc. 2, 1960 pages 383-400 Br 1495

Albert Cavaillé : L’asphyxie des racines en arboriculture fruitière. Observations pédologiques dans les sols des vergers de la Moyenne Garonne en 1960 et 1961. Extrait du bulletin technique d’information des ingénieurs des services agricoles n°189 1964 Br. 1623

Albert Cavaillé : Cent ans de vie rurale à Saint-Projet – Toulouse Ed. Privat 1950 in-8° Extrait de ka Revue de géographie des Pyrénées et du Sud-Ouest T. 21, 1950, fasc. 2-3 pp. 127-159 Br. 159

Albert Cavaillé : Etude géologique, pédologique et agricole des sols des départements du Lot, Lot etgaronne, Tarn et Garonne, Montauban SAMOGA 1958, in,-8°, 70 p   819

Albert Cavaillé : Etude pédologique et agricole de la région de Bretenaoux-Saint Céré (2 parties) Montauban « Le Livre » 1960, in-8°, 2 vol. 1794

Albert Cavaillé : Formation, évolution et classification des sols du département de Tarn et Garonne, Montpellier, Imp. Ch. Déhan, 1952, in-8° 74 p. Extrait des Annales de l’Ecole nationale d’agriculture de Montpellier, 1952 Br. 2349

Albert Cavaillé : Machinisme agricole et coopération en Tarn et Garonne Extrait des Actes du XII° congrès des études de la Fédération des Sociétés Languedoc-Pyrénées Gascogne Toulouse 21-23 avril 1956, 14 p. Br. 1422

Albert Cavaillé : Montauban et le Tarn-et-Garonne pp. 165-166 Extr. De « Inter Magazine » n° spécial juil. 1966 384 Doc

Albert Cavaillé : Morphologie et karst des Causses du Quercy Extr. Annales de spéléologie Tome 16 fasc. 1, 1961, pp. 113-131 Br. 1497

Albert Cavaillé : Observations de spéléogénèse (la source de Livron) Ext du Spalinca, mémoires n° 3 1963, pp. 24-38 Br. 1697

Albert Cavaillé : Observations sur les phénomènes karstiques dans les causses de Limogne Extr. De la Revue de géographie des Pyrénées et du Sud-Ouest T. XII, 1936, pp. 392-400 Br. 160

Albert Cavaillé : Les paysans et leur travail en pasy d’Aquitaine, Toulouse, Institut d’études occitanes, 1952 Br. 157

Albert Cavaillé : La région des phosphorites du Quercy Br. 2062

Albert Cavaillé : Sites agricoles du bas-Quercy Extrait des Actes du XIX° Congrès d’Etudes régionales Moissac, 1963, 10 p. Br. 1699

Albert Cavaillé : Sols et séquences de sols en coteaux de terrefort aquitain Extr. Bulletin de l’association française pour l’étude du sol, janvier 1958, n° 94 ronéoté Br. 2348

Albert Cavaillé : Les souterrains-refuges du Quercy, Montauban, Forestié, 1956, in-8° 16 p. Ext Actes du Congrès des sociétés savantes Montauban 1954 Br. 1201

Albert Cavaillé : Les vallées dissymétriques dans les pays de la moyenne garonne. Paris, Imp. Nationale 1953, in-8° 68 p. Ext. Bulletin de la section de géographie du comité des travaux historiques et scientifiques, 1953 Br. 156

Albert Cavaillé : Le Vignoble à vins doux naturels du Roussillon, pr&éface M.H. Pestel. Macon : imprimerie Buguet, 1964, 107 pages

Albert Cavaillé et Sudres Denis : Etude pédologique et agricole détaillée de la vallée du Lot, secteur de Prayssac, Montauban, 1961 in-8°, 4 fasc. 1341 et 1796

Albert Cavaillé et Sudres Denis  : Etude pédologique et agricole détaillée de la vallée du Lot, secteur du Lendon, Montauban, 1960 in-8°, 2 fasc. 1795

Albert Cavaillé, Viguerie (P. de) et Cabasson F : Les sols de Tarn-et-Garonne, Br. 2092

Albert Cavaillé : Etude agrologique des types de sols du Tarn et Garonne. Numéro spécial de la revue Le Tarn et Garonne agricole, Toule, 1950, 27 p. 27 cm. Br. 2927

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 15:56

Deuxième émission sur Albert Cavaillé

 

http://cfmradio.fr/podcast/albert-cavaille-lengagement-politique/

 

Voici un texte de Cavaillé dans Le Réveil 23-09-1978

 

Volem viure al pais

 

Le slogan des Occitans et des Occitanistes se déroule au bord des routes de notre pays : nous voulons vivre ici ! C’est une revendication finalement assez surprenante ; on serait tenté de répondre : « qui vous en empêche ? «  « Digun ne vos empaja… »

C'est vrai ; depuis plus d'un siècle, nos villages se sont vidés, souvent des 3/4, parfois des 8/10 de leur population, et aucune contrainte légale ni physique n’a forcé les hommes et les femmes, à partir. Nos villages se vident pour les métropoles, les villes, les bourgades, là où on peut vivre parce qu’il y a du travail, et qu'on peut louer ses bras et son esprit à ceux qui payent pour cela. Après des départs massifs, le mouvement s'était ralenti il y a 20 ou 30 ans : il reprend de plus belle, sauf ça et là où par hasard naît une entreprise ou se poursuit l’agriculture, parfois très bien parfois très mal.

Les campagnes d’Italie ou du Portugal, comme les steppes de l’Afrique et les plaines de Pologne connaissent ce même mouvement : à un moment de l’évolution des sociétés, à un degré de conscience collective, d’un début de culture, les hommes vont ailleurs proposer leur travail et s'arrachent à la terre qui ne satisfait plus leurs besoins. Au-dessous de ce degré de développement, ils y étaient autrefois et jusqu’à peu de temps, forcés par les négriers qui les capturaient comme esclaves ; au-dessus de ce degré, plus besoin de négriers, les hommes vont ailleurs d'eux-mêmes, esclaves volontaires et inconscients s’approchant du festin que, dans les pays occidentaux, apporte le progrès. Nos campagnes, épuisées pourtant depuis si longtemps en sont encore à ce stade et nos gouvernants, loin de trouver ces déplacements scandaleux ou inhumains les encouragent : « … mobilité de la main d’œuvre ; allez là-bas et puis ailleurs… ; Laissez-là vos racines, amputez votre vie. »

Le système capitaliste, en effet a su exploiter ce phénomène social : après l’avoir imposé par l’esclavage, il le provoque par la concentration industrielle. Le pouvoir et les aménagements sont jusqu’alors ses complices qui facilitent l'exode vers les villes. Il est particulièrement sensible et néfaste dans notre pays depuis longtemps (plus maintenant) à dominante rurale et à faible densité de population, comme dans la plupart des pays méditerranéens.

Le demande sur le marché du travail, que cet exode maintient à un taux élevé est la cause des bas salaires dans un prolétariat long à s'organiser ; il en est encore ainsi, même si le gros afflux vient de pays étrangers, du Maghreb ou d'ailleurs. Les travailleurs ne sont cependant pas éternellement dociles et alors, au lieu de donner du travail à ces masses nouvelles de Fos ou de Lorraine, les sociétés multinationales rapprochent les usines des réservoirs de main-d'œuvre à bon marché ; la technique moderne rend ces établissements lointains possibles d'amortissements rapides, et les progrès des communications suppriment les obstacles à la commercialisation des produits, de l’Egypte, à l’Inde, ou de la Corée à la Malaisie.

Chez nous, les campagnes sont vides et les villes se peuplent de chômeurs.

 

Certes, on aurait pu le dire plus tôt : « VOLEN VIVRE AL PAIS » et bien peu l'on dit parce qu'on n'a pas assez discerné que cette revendication tenait à la fois à l'économique et au culturel. Mais il est temps encore, il est toujours temps de lutter pour que, les hommes puissent vivre dans leur terroir ou leur civilisation prend racine. Il est clair que le système capitaliste, aussi libéral et paternaliste qu'il soit, aussi Zone de Texte: « social » qu'il devienne, engendrera toujours ces mêmes bouleversements. Le socialisme propose une autre voie : il faut avec le PS la prépare comme une relève de cette société qui se condamne à sa propre mort.

Albert Cavaillé

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 15:23

Nous sommes heureux de nous faire les relais de cet article de La Dépêche qui annonce la réouverture de la Villa des peintres, œuvre qui mérite un soutien populaire large. Pas seulement pour les belles peintures qui s’y trouvent mais aussi pour son animateur Diego Lara. Nous reviendrons sur le sujet. Jean-Paul Damaggio

 

http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/26/1339168-reouverture-de-la-villa-des-peintres.html

 

La dépêche le 28/04/2012

Montricoux. Réouverture de la Villa des peintres samedi

Samedi 28 avril, le musée La Villa des peintres ouvre ses portes pour sa deuxième saison. Inauguré en avril 2011, le musée, fondé par Diego Lara, regroupe une centaine de pièces de sa collection personnelle qu'il s'est constituée au fil de ces trente dernières années. En ouvrant cet espace, ce passionné de peinture autodidacte souhaite rendre hommage à tous les artistes oubliés originaires du terroir ou d'adoption, «ceux que l'on trouve dans les musées, certes, mais dans les réserves», précise-t-il, un peu ironique. Lui ne les a pas oubliés et a même croisé l'un d'eux puisqu'en 1974, il a travaillé quelques mois chez H. Ramey. L'exposition compte tableaux, peintures, dessins, estampes, lithographies, bustes en terre cuite et en plâtre de Chalanda et sculptures de pierre de Calastrini, offrant un vaste éventail des techniques d'expression artistique. Au fil de la visite, le public traversera divers styles et mouvements de l'école régionale, de la période fin XIXe-début XXe siècle, au travers de nombreux artistes: A. Abbal, L. Andrieu, G. Artemoff, H. Bergère, J. Bernard, A. Bourdelle, Y. Brazer, C. Calmon, L.-P. Cadène, A. Calastrini, J. Chalanda, L. Cazottes, F. David, L. Delancray, F. Desnoyer, E. Domergue-Lagarde, R. Espinasse, R. Gaillard-Lala, J.-G. Goulinat, Marcel Lenoir (dont un tableau de 1893 signé de son véritable nom, Jules Oury), R. Limouse, H. Marre, L. Oury, H. Ramey, V. Prax, O. Zadkine, ainsi qu'un portrait d'Ingres réalisé par L. Calamatta. Sont également présents des artistes contemporains, tels que D. Almayrac, M. Dautry, J. Feldman, B. Montezin, J.-O. Kugler (petite-nièce de Marcel Lenoir). Des objets, photographies et autres documents, insolites, personnels ou uniques, viennent compléter la collection et illustrer les anecdotes que Diego Lara livre au visiteur. Pour cette deuxième année, Diego Lara présente ses nouvelles acquisitions d'Artemoff, de Ramey, Lenoir, Domergue-Lagarde et F. David. Une visite incontournable pour la découverte du patrimoine artistique local.

 

Musée (3, rue de la Mission) ouvert d'avril à octobre; le reste de l'année, visite sur rendez-vous. Entrée: 3 €. Contact: tél. 05 63 67 29 54, 06 68 13 22 98 ou martine.diego@orange.fr

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 10:57

Les démocrates ont un mal fou pour dénoncer le fascisme surtout quand ils se définissent démocrates par les formes de la démocratie. Ils croient alors que le fascisme c’est les formes du fascisme donc sa violence très vite symbolisée par les camps de la mort. Quant aux démocrates qui conçoivent la démocratie comme une cohérence, ils imaginent dans le fascisme une cohérence contre laquelle ils argumentent. Bref, ils imaginent dans la plupart des cas que le fascisme est une dérive de la démocratie, quand il s’agit d’autre chose.

Michela Marzano[1] parlant du fascisme de Mussolini écrit : « Il renvoie à un mélange souvent incongru de nationalisme, d’anticapitalisme, de volontarisme, de modernisme et de traditionalisme et se développe pendant plus de vingt ans. » Et aussitôt, à lire ce constat, on pense à quelqu’un dans la France d’aujourd’hui … Mais avant d’en arriver à la France restons ailleurs.

 

Le fascisme et son étendard religieux

Dans le monde d’aujourd’hui le fascisme brandit les drapeaux religieux. Le plus visible est celui de l’islam mais les autres orthodoxies ne sont pas en reste. Je n’évoque pas ainsi les extrémismes des divers camps et leur violence qui n’est que la partie parfois visible de l’iceberg mais le retour au discours de « l’homme nouveau » qui en fait de nouveau n’est rien d’autre que celui de l’esclavage maximum. Latifa Ben Mansour[2] a démontré de façon magistrale, en comparant les discours des islamistes algériens et du nazisme, leur parenté inquiétante.

Cependant, cette étude minutieuse des discours ne signifie pas qu’il faut prêter une cohérence aux dires des auteurs. Giovanni Amendola, un libéral antifasciste attira l’attention en 1923 sur le fascisme se présentant comme une religion intégriste et intolérante : « Le fascisme a les prétentions d’une religion, les ambitions suprêmes et les intransigeances inhumaines d’une croisade religieuse. Il ne promet pas la félicité à qui refuse de se convertir, ni n’accorde le salut à qui ne se laisse pas baptiser. »[3] Le fascisme serait un totalitarisme un mot inventé par Giovanni Amendola ?

Une fois encore, la définition par la méthode (et pour un libéral pas surprenant s’il met l’accent sur le totalitarisme) ne peut pas suffire.

Voilà pourquoi le drapeau religieux n’est qu’un drapeau pour les fascistes d’Iran, de Tunisie ou d’ailleurs. La théocratie n’est que la méthode pour accéder à un pouvoir par le droit à l’amalgame, à l’incohérence, par la manipulation qui permet d’appeler « droit au débat » la propagande, et « droit au passé » l’insulte au passé. Toutes les références islamistes au passé ne sont que les références à un certain passé, jamais à celui de l’islam des lumières par exemple…

 

Le fascisme actuel comme religion de l’économique

« La fatalité qui apaise les sociétés, autrefois religieuse, est aujourd’hui économique. Le clocher à l’horizon fit des siècles de bons paysans – braves Vendéens dès que le tocsin vint à sonner ; il est bon aujourd’hui d’afficher le taux de change à l’entrée des bureaux. Ce n’est plus de toute éternité que le monde est immuable ; c’est que le monde est monde, comme l’économie. Et s’il n’y a qu’une réalité envisageable, ce n’est plus de toujours, c’est de partout. »

Jean-Philippe Domecq a écrit son récit[4], d’où je retiens cette citation, juste après le lundi noir du 19 octobre 1987. Qui se souvient de cette « crise » et de tant d’autres ? L’essentiel n’est plus l’histoire mais la géographie ce qui d’ailleurs nous permet de porter un regard décalé sur la campagne électorale que nous vivons. L’histoire de France, et la France sont au rendez-vous, alors qu’on nous répète en même temps que la crise venant d’ailleurs, d’une autre géographie, il faut faire avec ! Mais le point qui m’occupe n’est pas là mais sur ce glissement du religieux vers l’économique… qui fait le bonheur des religieux ! Si le marché est une religion alors les religions ont droit au festin surtout si comme la Catholique, son cœur battant en Europe est une banque !

Le fascisme est là pour détourner l’attention des vraies contradictions vers d’autres qui sont fantasmes et compagnie avec incohérences à la clef pour dire oui à tout le monde. Il s’agit de dire aux gens ce qu’ils veulent entendre ! Inversement, la droite tente d’affronter les contradictions du capitalisme à son profit quand le fascisme les balaie d’un revers de main. Une droite dépassée peut alors chercher la paix à l’ombre du fascisme.

 

Et le FN dans tout ça

Instinctivement le fascisme sait les difficultés que la démocratie a pour le combattre. Face à lui, les lâchetés pleuvent de tous côtés avec les plus cyniques qui espèrent en une récupération ! Et puisque économie-monde il y a, si bien qu’il y aurait une littérature-monde et que tout serait monde, le seul moyen de combattre le FN c’est de combattre le fascisme-monde. Non, l’islamisme n’est pas le fascisme qui menace la France mais tout refus de prendre en compte sa dimension mondiale, sa force de frappe financière, ses appuis populaires, c’est une première lâcheté qui en implique tant d’autres !

Et la première des lâchetés c’est de laisser croire qu’une victoire électorale du fascisme le rendrait présentable ! Qui peut être candidat en Iran ? Quels médias peuvent s’exprimer ?

La plupart des démocrates français ont refusé de soutenir les démocrates algériens pendant les années noires (et ça continue) et là se trouve une autre lâcheté qui fait la joie du fascisme local ! Toute comparaison entre le fascisme de la Ligue du Nord en Italie celui du FN en France permet de vérifier les origines nationales de chacun des fascismes ce qui ne peut pas nous faire oublier, à l’heure de la mondialisation, ses réseaux internationaux CONTRADICTOIRES. Un fascisme peut combattre un autre fascisme à son bénéfice !

Oui, le FN n’utilise plus la violence, il n’occupe plus les rues sauf sur la marge, il n’a pas réalisé les rassemblements du FdeG, et pourtant il est porteur d’un fascisme alimenté non par la société d’hier mais par la société d’aujourd’hui. Pour reprendre sans cesses les analyses indispensables, il me semble qu’il faut garder en mémoire, les distinctions politiques qui font qu’à côté du fascisme, il existe deux gauches, un centre et deux droites. Les ponts conduisant au fascisme ne sont pas seulement deux de la proximité de droite : bien des éléments de gauche ont apporté leur pierre à la mouvance sombre.

Et Sarkozy peut cautionner le FN, même lui, je ne le confonds pas avec le FN, sans prétendre que sa trajectoire politique soit terminée. Pour cette campagne, j’ai déjà donné mon sentiment sur les raisons de sa droitisation : se sachant battu, il prépare déjà la suite, ce que le PS devrait comprendre quant à ses responsabilités futures !

26 04 2012 J-P Damaggio



[1] Michela Marzano : Le fascisme, un encombrant retour ? Larousse 2009

[2] Latifa Ben Mansour, Frères musulmans, frères féroces, voyage dans l’enfer du discours islamiste, Ramsay, 2002

[3] Cité par Michela Marzano

[4] Jean-Philippe Domecq, La passion du politique, Seuil, 1989

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 17:12

Voici le compte-rendu d'une conférence de presse où le responsable transports de François Hollande aporte des précisions sur la question qui nous occupe sur ce blog: la LGV. Nous savons retenu l'ensemble de la question avec en rouge le chapitre LGV. Pas de quoi enchanter Martin Malvy mais nous savons qu'il y a loin des promesses à la réalité. A lire le texte on comprend encore mieux l'urgence qu'il y avait à valider un tracé. JPD

 

20 Février 2012 Présidentielle 2012 

Les dix leçons de transport du candidat Hollande 

Roland Ries, maire de Strasbourg et conseiller transport de François Hollande, a présenté les dix propositions du candidat socialiste à la présidentielle. Au programme, un troisième appel à projets de transport en site propre, coup de frein sur les nouveaux projets de LGV, des tarifs de transport collectif selon le quotient familial, la décentralisation du stationnement et de la voirie, une ressource fiscale pour les transports régionaux. François Hollande n'est "pas favorable" à la mise en concurrence des lignes ferroviaires de voyageurs, et demande un bilan de la libéralisation du fret et du trafic international avant l'ouverture du marché des TER.

On ne pouvait pas rêver meilleur spécialiste du sujet dans une équipe de campagne. Roland Ries, sénateur-maire PS de Strasbourg et président du Groupement des autorités responsables de transport (Gart) connaît ses gammes. Et il les fait devant qui veut bien les entendre.

Les journalistes du transport, en l'occurrence qu'il a réunis le 15 février afin de présenter les dix propositions de François Hollande sur un sujet qui, même s'il n'est pas le plus clivant entre les principaux candidats, comporte un dossier ferroviaire bien épineux (ouverture à la concurrence des lignes voyageurs intérieures, statut des cheminots, réforme de la gouvernance avec la SNCF et RFF à départager).

Les 10 propositions du candidat socialiste :

TCSP : Un troisième appel à projets

Deux milliards et demi d'euros avaient été prévus dans la loi Grenelle 2 pour aider les villes françaises à s'équiper de tramways, bus à niveau de service (BHNS) ou simplement sur voie réservée. Deux premiers appels en projets ont déjà permis de débloquer 1,5 milliard en 2008 et 2011. Il reste donc un milliard à "distribuer" et « le Gart a repéré 45 projets dans les tiroirs des agglomérations de taille moyenne, surtout des bus à haut de service, des tramways compacts comme à Besançon, par exemple", a indiqué Roland Ries. L'enveloppe budgétaire n'est pas décidée mais il faudrait 400 à 500 millions d'euros pour faire face à la demande". François Hollande s'engage à lancer un troisième appel à projets avec un taux de subvention de l'Etat de 15 à 20% de l'assiette subventionnable.

Nouveaux projets de lignes à grande vitesse : "analyser leur utilité sociale"

"Les projets de LGV en cours (LGV Est, Tours-Bordeaux, Bretagne-Pays de la Loire ndlr) seront honorées, mais aussi les 1 000 kilomètres par an de voies ferrées à moderniser. Quant aux nouveaux projets de LGV, il faudra analyser quelle est leur utilité sociale et se tourner du côté des subventions européennes, notamment les 50 milliards du plan MIE (Mécanisme pour l'interconnexion en Europe) pour pouvoir les financer".

 

Tarification des transports urbains : selon le quotient familial et non plus le statut des usagers

"L'idée, c'est de passer à une tarification en fonction des capacités contributives des usagers des transports collectifs, comme cela existe déjà à Strasbourg (les tarifs d'abonnements varient de 2,30€ à 46€) et Grenoble. Ce serait un système plus juste selon François Hollande, qui est hostile à la gratuité".

Contre l'ouverture à la concurrence des Trains d'équilibre du territoire (TET)

La mise en concurrence des TET, l'une des conclusions des Assises du ferroviaire présentées mi-décembre 2011 par le gouvernement, n'est pas au programme du candidat socialiste : "Dans l'état actuel des choses, ces trains d'équilibre du territoire ont, comme leur nom l'indique, une fonction de solidariser les territoires. On ne peut donc pas laisser à la concurrence ces trains d'intérêt public", a relevé Roland Ries. "De manière générale, François Hollande n'est pas favorable à la mise en concurrence des lignes ferroviaires de voyageurs, sauf sous forme d'expérimentation".

Ouverture à la concurrence des lignes TER : "expérimentons d'abord et négocions une convention collective du transport ferroviaire de voyageurs"

"Avant toute ouverture à la concurrence des lignes TER, il faut tirer le bilan de la libéralisation du trafic international et du fret ferroviaire. L'ouverture d'un marché TER ne pourra se faire qu'à l'initiative des régions et sous forme d'expérimentation. Et il faudra régler le problème du statut des cheminots avec une convention collective du transport ferroviaire de voyageurs, avec le socle du statut des cheminots d'aujourd'hui. La concurrence ne peut en aucun cas être un prétexte de dumping social".

Réformer et moderniser le fret ferroviaire

Alors que l’Allemagne a fait progresser les marchandises transportées par le rail de 52 %, "le fret ferroviaire arrive péniblement à 9,4 % de part de marché en France ", constate le sénateur qui en profite pour pointer du doigt la dette croissante de la SNCF et de RFF.

"Globalement, le système ferroviaire est loin de donner satisfaction. Il faut améliorer le raccordement des ports, des aéroports, internaliser les coûts du transport routier de marchandises dans les prix du transport (coût de construction et d'entretien des routes), investir dans du matériel ferroviaire pour le fret".

Décentraliser les transports avec la création d'autorités organisatrices de mobilité durable

"Ces autorités dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants auraient la compétence de gestion des transports publics, des systèmes d'autopartage, de covoiturage, des vélos en libre-service, et même du stationnement et de la voirie. Elles disposeraient ainsi de toute la boîte à outils indispensable pour organiser la chaîne de mobilité, l'intermodalité pour bien coordonner les politiques de transport et d'urbanisme. Car il faut travailler sur l'origine des flux plutôt que sur la gestion des flux. Certains déplacements ne sont pas inéluctables, pour cesser de voire la ville grignoter la campagne, il faut renforcer la loi SRU (loi Solidarité et renouvellement urbain votée en 2000, les Scot (schémas de cohérence territorial instaurés par la loi SRU), faire plus de densité urbaine"

Création d'une ressource fiscale pour les régions

Soit, une extension du versement transport (VT) au-delà du périmètre de transport urbain, soit un versement transport "interstitiel" plafonné. Déjà proposé par le sénateur Ries dans la loi de Finances 2011, cet amendement sur un VT "interstitiel" avait été rejeté.

Pour rappel, le VT est acquitté par les entreprises de plus de 9 salariés implantées à l'intérieur d'un périmètre de transport urbain. Son taux plafond varie selon la taille de l'agglomération (de 0,55% à 1,75% de la masse salariale). Son produit sert à financer en partie les transports collectifs urbains.

 Gouvernance ferroviaire : "la gestion hybride SNCF/RFF ne tient pas"

"Nous penchons pour une réunification de la gestion des infrastrucures par le biais d'une holding, le système à l'Allemande. Tout en maintenant une séparation comptable. Le 4è paquet ferroviaire que doivent présenter la commission et le parlement européen courant 2012, va dans le sens de cette séparation organique".

Une fiscalité écologique pour dégager des ressources pour les transports publics

"La taxe poids lourd qui tarde à entrer en vigueur, et l'Eurovignette 3 (principe du pollueur-payeur) sont des ressources pour alimenter l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf), elle-même censée financer les transports publics.

Actuellement, son budget annuel est de 2 milliards d'euros et le Schéma national des infrastructures de transport (SNIT) comptabilise 260 milliards de projets : "c'est un exercice rêvé, il faudrait 120 années de budget annuel du Stif pour y arriver!", conclut le conseiller de François Hollande qui propose que l'Etat émette des obligations pour alimenter l'Afitf, après la remise en concurrence des concessions autoroutières en 2030. Nathalie Arensonas

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