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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 15:56

Deuxième émission sur Albert Cavaillé

 

http://cfmradio.fr/podcast/albert-cavaille-lengagement-politique/

 

Voici un texte de Cavaillé dans Le Réveil 23-09-1978

 

Volem viure al pais

 

Le slogan des Occitans et des Occitanistes se déroule au bord des routes de notre pays : nous voulons vivre ici ! C’est une revendication finalement assez surprenante ; on serait tenté de répondre : « qui vous en empêche ? «  « Digun ne vos empaja… »

C'est vrai ; depuis plus d'un siècle, nos villages se sont vidés, souvent des 3/4, parfois des 8/10 de leur population, et aucune contrainte légale ni physique n’a forcé les hommes et les femmes, à partir. Nos villages se vident pour les métropoles, les villes, les bourgades, là où on peut vivre parce qu’il y a du travail, et qu'on peut louer ses bras et son esprit à ceux qui payent pour cela. Après des départs massifs, le mouvement s'était ralenti il y a 20 ou 30 ans : il reprend de plus belle, sauf ça et là où par hasard naît une entreprise ou se poursuit l’agriculture, parfois très bien parfois très mal.

Les campagnes d’Italie ou du Portugal, comme les steppes de l’Afrique et les plaines de Pologne connaissent ce même mouvement : à un moment de l’évolution des sociétés, à un degré de conscience collective, d’un début de culture, les hommes vont ailleurs proposer leur travail et s'arrachent à la terre qui ne satisfait plus leurs besoins. Au-dessous de ce degré de développement, ils y étaient autrefois et jusqu’à peu de temps, forcés par les négriers qui les capturaient comme esclaves ; au-dessus de ce degré, plus besoin de négriers, les hommes vont ailleurs d'eux-mêmes, esclaves volontaires et inconscients s’approchant du festin que, dans les pays occidentaux, apporte le progrès. Nos campagnes, épuisées pourtant depuis si longtemps en sont encore à ce stade et nos gouvernants, loin de trouver ces déplacements scandaleux ou inhumains les encouragent : « … mobilité de la main d’œuvre ; allez là-bas et puis ailleurs… ; Laissez-là vos racines, amputez votre vie. »

Le système capitaliste, en effet a su exploiter ce phénomène social : après l’avoir imposé par l’esclavage, il le provoque par la concentration industrielle. Le pouvoir et les aménagements sont jusqu’alors ses complices qui facilitent l'exode vers les villes. Il est particulièrement sensible et néfaste dans notre pays depuis longtemps (plus maintenant) à dominante rurale et à faible densité de population, comme dans la plupart des pays méditerranéens.

Le demande sur le marché du travail, que cet exode maintient à un taux élevé est la cause des bas salaires dans un prolétariat long à s'organiser ; il en est encore ainsi, même si le gros afflux vient de pays étrangers, du Maghreb ou d'ailleurs. Les travailleurs ne sont cependant pas éternellement dociles et alors, au lieu de donner du travail à ces masses nouvelles de Fos ou de Lorraine, les sociétés multinationales rapprochent les usines des réservoirs de main-d'œuvre à bon marché ; la technique moderne rend ces établissements lointains possibles d'amortissements rapides, et les progrès des communications suppriment les obstacles à la commercialisation des produits, de l’Egypte, à l’Inde, ou de la Corée à la Malaisie.

Chez nous, les campagnes sont vides et les villes se peuplent de chômeurs.

 

Certes, on aurait pu le dire plus tôt : « VOLEN VIVRE AL PAIS » et bien peu l'on dit parce qu'on n'a pas assez discerné que cette revendication tenait à la fois à l'économique et au culturel. Mais il est temps encore, il est toujours temps de lutter pour que, les hommes puissent vivre dans leur terroir ou leur civilisation prend racine. Il est clair que le système capitaliste, aussi libéral et paternaliste qu'il soit, aussi Zone de Texte: « social » qu'il devienne, engendrera toujours ces mêmes bouleversements. Le socialisme propose une autre voie : il faut avec le PS la prépare comme une relève de cette société qui se condamne à sa propre mort.

Albert Cavaillé

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 15:23

Nous sommes heureux de nous faire les relais de cet article de La Dépêche qui annonce la réouverture de la Villa des peintres, œuvre qui mérite un soutien populaire large. Pas seulement pour les belles peintures qui s’y trouvent mais aussi pour son animateur Diego Lara. Nous reviendrons sur le sujet. Jean-Paul Damaggio

 

http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/26/1339168-reouverture-de-la-villa-des-peintres.html

 

La dépêche le 28/04/2012

Montricoux. Réouverture de la Villa des peintres samedi

Samedi 28 avril, le musée La Villa des peintres ouvre ses portes pour sa deuxième saison. Inauguré en avril 2011, le musée, fondé par Diego Lara, regroupe une centaine de pièces de sa collection personnelle qu'il s'est constituée au fil de ces trente dernières années. En ouvrant cet espace, ce passionné de peinture autodidacte souhaite rendre hommage à tous les artistes oubliés originaires du terroir ou d'adoption, «ceux que l'on trouve dans les musées, certes, mais dans les réserves», précise-t-il, un peu ironique. Lui ne les a pas oubliés et a même croisé l'un d'eux puisqu'en 1974, il a travaillé quelques mois chez H. Ramey. L'exposition compte tableaux, peintures, dessins, estampes, lithographies, bustes en terre cuite et en plâtre de Chalanda et sculptures de pierre de Calastrini, offrant un vaste éventail des techniques d'expression artistique. Au fil de la visite, le public traversera divers styles et mouvements de l'école régionale, de la période fin XIXe-début XXe siècle, au travers de nombreux artistes: A. Abbal, L. Andrieu, G. Artemoff, H. Bergère, J. Bernard, A. Bourdelle, Y. Brazer, C. Calmon, L.-P. Cadène, A. Calastrini, J. Chalanda, L. Cazottes, F. David, L. Delancray, F. Desnoyer, E. Domergue-Lagarde, R. Espinasse, R. Gaillard-Lala, J.-G. Goulinat, Marcel Lenoir (dont un tableau de 1893 signé de son véritable nom, Jules Oury), R. Limouse, H. Marre, L. Oury, H. Ramey, V. Prax, O. Zadkine, ainsi qu'un portrait d'Ingres réalisé par L. Calamatta. Sont également présents des artistes contemporains, tels que D. Almayrac, M. Dautry, J. Feldman, B. Montezin, J.-O. Kugler (petite-nièce de Marcel Lenoir). Des objets, photographies et autres documents, insolites, personnels ou uniques, viennent compléter la collection et illustrer les anecdotes que Diego Lara livre au visiteur. Pour cette deuxième année, Diego Lara présente ses nouvelles acquisitions d'Artemoff, de Ramey, Lenoir, Domergue-Lagarde et F. David. Une visite incontournable pour la découverte du patrimoine artistique local.

 

Musée (3, rue de la Mission) ouvert d'avril à octobre; le reste de l'année, visite sur rendez-vous. Entrée: 3 €. Contact: tél. 05 63 67 29 54, 06 68 13 22 98 ou martine.diego@orange.fr

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 10:57

Les démocrates ont un mal fou pour dénoncer le fascisme surtout quand ils se définissent démocrates par les formes de la démocratie. Ils croient alors que le fascisme c’est les formes du fascisme donc sa violence très vite symbolisée par les camps de la mort. Quant aux démocrates qui conçoivent la démocratie comme une cohérence, ils imaginent dans le fascisme une cohérence contre laquelle ils argumentent. Bref, ils imaginent dans la plupart des cas que le fascisme est une dérive de la démocratie, quand il s’agit d’autre chose.

Michela Marzano[1] parlant du fascisme de Mussolini écrit : « Il renvoie à un mélange souvent incongru de nationalisme, d’anticapitalisme, de volontarisme, de modernisme et de traditionalisme et se développe pendant plus de vingt ans. » Et aussitôt, à lire ce constat, on pense à quelqu’un dans la France d’aujourd’hui … Mais avant d’en arriver à la France restons ailleurs.

 

Le fascisme et son étendard religieux

Dans le monde d’aujourd’hui le fascisme brandit les drapeaux religieux. Le plus visible est celui de l’islam mais les autres orthodoxies ne sont pas en reste. Je n’évoque pas ainsi les extrémismes des divers camps et leur violence qui n’est que la partie parfois visible de l’iceberg mais le retour au discours de « l’homme nouveau » qui en fait de nouveau n’est rien d’autre que celui de l’esclavage maximum. Latifa Ben Mansour[2] a démontré de façon magistrale, en comparant les discours des islamistes algériens et du nazisme, leur parenté inquiétante.

Cependant, cette étude minutieuse des discours ne signifie pas qu’il faut prêter une cohérence aux dires des auteurs. Giovanni Amendola, un libéral antifasciste attira l’attention en 1923 sur le fascisme se présentant comme une religion intégriste et intolérante : « Le fascisme a les prétentions d’une religion, les ambitions suprêmes et les intransigeances inhumaines d’une croisade religieuse. Il ne promet pas la félicité à qui refuse de se convertir, ni n’accorde le salut à qui ne se laisse pas baptiser. »[3] Le fascisme serait un totalitarisme un mot inventé par Giovanni Amendola ?

Une fois encore, la définition par la méthode (et pour un libéral pas surprenant s’il met l’accent sur le totalitarisme) ne peut pas suffire.

Voilà pourquoi le drapeau religieux n’est qu’un drapeau pour les fascistes d’Iran, de Tunisie ou d’ailleurs. La théocratie n’est que la méthode pour accéder à un pouvoir par le droit à l’amalgame, à l’incohérence, par la manipulation qui permet d’appeler « droit au débat » la propagande, et « droit au passé » l’insulte au passé. Toutes les références islamistes au passé ne sont que les références à un certain passé, jamais à celui de l’islam des lumières par exemple…

 

Le fascisme actuel comme religion de l’économique

« La fatalité qui apaise les sociétés, autrefois religieuse, est aujourd’hui économique. Le clocher à l’horizon fit des siècles de bons paysans – braves Vendéens dès que le tocsin vint à sonner ; il est bon aujourd’hui d’afficher le taux de change à l’entrée des bureaux. Ce n’est plus de toute éternité que le monde est immuable ; c’est que le monde est monde, comme l’économie. Et s’il n’y a qu’une réalité envisageable, ce n’est plus de toujours, c’est de partout. »

Jean-Philippe Domecq a écrit son récit[4], d’où je retiens cette citation, juste après le lundi noir du 19 octobre 1987. Qui se souvient de cette « crise » et de tant d’autres ? L’essentiel n’est plus l’histoire mais la géographie ce qui d’ailleurs nous permet de porter un regard décalé sur la campagne électorale que nous vivons. L’histoire de France, et la France sont au rendez-vous, alors qu’on nous répète en même temps que la crise venant d’ailleurs, d’une autre géographie, il faut faire avec ! Mais le point qui m’occupe n’est pas là mais sur ce glissement du religieux vers l’économique… qui fait le bonheur des religieux ! Si le marché est une religion alors les religions ont droit au festin surtout si comme la Catholique, son cœur battant en Europe est une banque !

Le fascisme est là pour détourner l’attention des vraies contradictions vers d’autres qui sont fantasmes et compagnie avec incohérences à la clef pour dire oui à tout le monde. Il s’agit de dire aux gens ce qu’ils veulent entendre ! Inversement, la droite tente d’affronter les contradictions du capitalisme à son profit quand le fascisme les balaie d’un revers de main. Une droite dépassée peut alors chercher la paix à l’ombre du fascisme.

 

Et le FN dans tout ça

Instinctivement le fascisme sait les difficultés que la démocratie a pour le combattre. Face à lui, les lâchetés pleuvent de tous côtés avec les plus cyniques qui espèrent en une récupération ! Et puisque économie-monde il y a, si bien qu’il y aurait une littérature-monde et que tout serait monde, le seul moyen de combattre le FN c’est de combattre le fascisme-monde. Non, l’islamisme n’est pas le fascisme qui menace la France mais tout refus de prendre en compte sa dimension mondiale, sa force de frappe financière, ses appuis populaires, c’est une première lâcheté qui en implique tant d’autres !

Et la première des lâchetés c’est de laisser croire qu’une victoire électorale du fascisme le rendrait présentable ! Qui peut être candidat en Iran ? Quels médias peuvent s’exprimer ?

La plupart des démocrates français ont refusé de soutenir les démocrates algériens pendant les années noires (et ça continue) et là se trouve une autre lâcheté qui fait la joie du fascisme local ! Toute comparaison entre le fascisme de la Ligue du Nord en Italie celui du FN en France permet de vérifier les origines nationales de chacun des fascismes ce qui ne peut pas nous faire oublier, à l’heure de la mondialisation, ses réseaux internationaux CONTRADICTOIRES. Un fascisme peut combattre un autre fascisme à son bénéfice !

Oui, le FN n’utilise plus la violence, il n’occupe plus les rues sauf sur la marge, il n’a pas réalisé les rassemblements du FdeG, et pourtant il est porteur d’un fascisme alimenté non par la société d’hier mais par la société d’aujourd’hui. Pour reprendre sans cesses les analyses indispensables, il me semble qu’il faut garder en mémoire, les distinctions politiques qui font qu’à côté du fascisme, il existe deux gauches, un centre et deux droites. Les ponts conduisant au fascisme ne sont pas seulement deux de la proximité de droite : bien des éléments de gauche ont apporté leur pierre à la mouvance sombre.

Et Sarkozy peut cautionner le FN, même lui, je ne le confonds pas avec le FN, sans prétendre que sa trajectoire politique soit terminée. Pour cette campagne, j’ai déjà donné mon sentiment sur les raisons de sa droitisation : se sachant battu, il prépare déjà la suite, ce que le PS devrait comprendre quant à ses responsabilités futures !

26 04 2012 J-P Damaggio



[1] Michela Marzano : Le fascisme, un encombrant retour ? Larousse 2009

[2] Latifa Ben Mansour, Frères musulmans, frères féroces, voyage dans l’enfer du discours islamiste, Ramsay, 2002

[3] Cité par Michela Marzano

[4] Jean-Philippe Domecq, La passion du politique, Seuil, 1989

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 17:12

Voici le compte-rendu d'une conférence de presse où le responsable transports de François Hollande aporte des précisions sur la question qui nous occupe sur ce blog: la LGV. Nous savons retenu l'ensemble de la question avec en rouge le chapitre LGV. Pas de quoi enchanter Martin Malvy mais nous savons qu'il y a loin des promesses à la réalité. A lire le texte on comprend encore mieux l'urgence qu'il y avait à valider un tracé. JPD

 

20 Février 2012 Présidentielle 2012 

Les dix leçons de transport du candidat Hollande 

Roland Ries, maire de Strasbourg et conseiller transport de François Hollande, a présenté les dix propositions du candidat socialiste à la présidentielle. Au programme, un troisième appel à projets de transport en site propre, coup de frein sur les nouveaux projets de LGV, des tarifs de transport collectif selon le quotient familial, la décentralisation du stationnement et de la voirie, une ressource fiscale pour les transports régionaux. François Hollande n'est "pas favorable" à la mise en concurrence des lignes ferroviaires de voyageurs, et demande un bilan de la libéralisation du fret et du trafic international avant l'ouverture du marché des TER.

On ne pouvait pas rêver meilleur spécialiste du sujet dans une équipe de campagne. Roland Ries, sénateur-maire PS de Strasbourg et président du Groupement des autorités responsables de transport (Gart) connaît ses gammes. Et il les fait devant qui veut bien les entendre.

Les journalistes du transport, en l'occurrence qu'il a réunis le 15 février afin de présenter les dix propositions de François Hollande sur un sujet qui, même s'il n'est pas le plus clivant entre les principaux candidats, comporte un dossier ferroviaire bien épineux (ouverture à la concurrence des lignes voyageurs intérieures, statut des cheminots, réforme de la gouvernance avec la SNCF et RFF à départager).

Les 10 propositions du candidat socialiste :

TCSP : Un troisième appel à projets

Deux milliards et demi d'euros avaient été prévus dans la loi Grenelle 2 pour aider les villes françaises à s'équiper de tramways, bus à niveau de service (BHNS) ou simplement sur voie réservée. Deux premiers appels en projets ont déjà permis de débloquer 1,5 milliard en 2008 et 2011. Il reste donc un milliard à "distribuer" et « le Gart a repéré 45 projets dans les tiroirs des agglomérations de taille moyenne, surtout des bus à haut de service, des tramways compacts comme à Besançon, par exemple", a indiqué Roland Ries. L'enveloppe budgétaire n'est pas décidée mais il faudrait 400 à 500 millions d'euros pour faire face à la demande". François Hollande s'engage à lancer un troisième appel à projets avec un taux de subvention de l'Etat de 15 à 20% de l'assiette subventionnable.

Nouveaux projets de lignes à grande vitesse : "analyser leur utilité sociale"

"Les projets de LGV en cours (LGV Est, Tours-Bordeaux, Bretagne-Pays de la Loire ndlr) seront honorées, mais aussi les 1 000 kilomètres par an de voies ferrées à moderniser. Quant aux nouveaux projets de LGV, il faudra analyser quelle est leur utilité sociale et se tourner du côté des subventions européennes, notamment les 50 milliards du plan MIE (Mécanisme pour l'interconnexion en Europe) pour pouvoir les financer".

 

Tarification des transports urbains : selon le quotient familial et non plus le statut des usagers

"L'idée, c'est de passer à une tarification en fonction des capacités contributives des usagers des transports collectifs, comme cela existe déjà à Strasbourg (les tarifs d'abonnements varient de 2,30€ à 46€) et Grenoble. Ce serait un système plus juste selon François Hollande, qui est hostile à la gratuité".

Contre l'ouverture à la concurrence des Trains d'équilibre du territoire (TET)

La mise en concurrence des TET, l'une des conclusions des Assises du ferroviaire présentées mi-décembre 2011 par le gouvernement, n'est pas au programme du candidat socialiste : "Dans l'état actuel des choses, ces trains d'équilibre du territoire ont, comme leur nom l'indique, une fonction de solidariser les territoires. On ne peut donc pas laisser à la concurrence ces trains d'intérêt public", a relevé Roland Ries. "De manière générale, François Hollande n'est pas favorable à la mise en concurrence des lignes ferroviaires de voyageurs, sauf sous forme d'expérimentation".

Ouverture à la concurrence des lignes TER : "expérimentons d'abord et négocions une convention collective du transport ferroviaire de voyageurs"

"Avant toute ouverture à la concurrence des lignes TER, il faut tirer le bilan de la libéralisation du trafic international et du fret ferroviaire. L'ouverture d'un marché TER ne pourra se faire qu'à l'initiative des régions et sous forme d'expérimentation. Et il faudra régler le problème du statut des cheminots avec une convention collective du transport ferroviaire de voyageurs, avec le socle du statut des cheminots d'aujourd'hui. La concurrence ne peut en aucun cas être un prétexte de dumping social".

Réformer et moderniser le fret ferroviaire

Alors que l’Allemagne a fait progresser les marchandises transportées par le rail de 52 %, "le fret ferroviaire arrive péniblement à 9,4 % de part de marché en France ", constate le sénateur qui en profite pour pointer du doigt la dette croissante de la SNCF et de RFF.

"Globalement, le système ferroviaire est loin de donner satisfaction. Il faut améliorer le raccordement des ports, des aéroports, internaliser les coûts du transport routier de marchandises dans les prix du transport (coût de construction et d'entretien des routes), investir dans du matériel ferroviaire pour le fret".

Décentraliser les transports avec la création d'autorités organisatrices de mobilité durable

"Ces autorités dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants auraient la compétence de gestion des transports publics, des systèmes d'autopartage, de covoiturage, des vélos en libre-service, et même du stationnement et de la voirie. Elles disposeraient ainsi de toute la boîte à outils indispensable pour organiser la chaîne de mobilité, l'intermodalité pour bien coordonner les politiques de transport et d'urbanisme. Car il faut travailler sur l'origine des flux plutôt que sur la gestion des flux. Certains déplacements ne sont pas inéluctables, pour cesser de voire la ville grignoter la campagne, il faut renforcer la loi SRU (loi Solidarité et renouvellement urbain votée en 2000, les Scot (schémas de cohérence territorial instaurés par la loi SRU), faire plus de densité urbaine"

Création d'une ressource fiscale pour les régions

Soit, une extension du versement transport (VT) au-delà du périmètre de transport urbain, soit un versement transport "interstitiel" plafonné. Déjà proposé par le sénateur Ries dans la loi de Finances 2011, cet amendement sur un VT "interstitiel" avait été rejeté.

Pour rappel, le VT est acquitté par les entreprises de plus de 9 salariés implantées à l'intérieur d'un périmètre de transport urbain. Son taux plafond varie selon la taille de l'agglomération (de 0,55% à 1,75% de la masse salariale). Son produit sert à financer en partie les transports collectifs urbains.

 Gouvernance ferroviaire : "la gestion hybride SNCF/RFF ne tient pas"

"Nous penchons pour une réunification de la gestion des infrastrucures par le biais d'une holding, le système à l'Allemande. Tout en maintenant une séparation comptable. Le 4è paquet ferroviaire que doivent présenter la commission et le parlement européen courant 2012, va dans le sens de cette séparation organique".

Une fiscalité écologique pour dégager des ressources pour les transports publics

"La taxe poids lourd qui tarde à entrer en vigueur, et l'Eurovignette 3 (principe du pollueur-payeur) sont des ressources pour alimenter l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf), elle-même censée financer les transports publics.

Actuellement, son budget annuel est de 2 milliards d'euros et le Schéma national des infrastructures de transport (SNIT) comptabilise 260 milliards de projets : "c'est un exercice rêvé, il faudrait 120 années de budget annuel du Stif pour y arriver!", conclut le conseiller de François Hollande qui propose que l'Etat émette des obligations pour alimenter l'Afitf, après la remise en concurrence des concessions autoroutières en 2030. Nathalie Arensonas

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 15:39

gauche-de-gauche.jpg

deux cartes du Monde : en bas les scores de la gauche du PS en 2007 et au-dessus les scores du Mélenchon en 2012. Plus la zone est rouge plus le score est fort.

 

 

L’incontestable succès de Mélenchon a beau être minimisé, enterré ou effacé par les grands médias, il est une des données majeures de l’élection. Et pas parce qu’il est passé d’après les sondages de 5% à 11%. Mais parce qu’il a su rassembler un électorat dispersé et souvent découragé par les expériences passées. J’ai déjà noté comment il a été assombri par le succès plus grande Marine Le Pen, une ombre qui ne peut pas effacer une réalité !

Pour lire ce résultat il faut penser aux autres forces européennes à la gauche du PS qui sont toutes en galère. La Grèce vote le 6 mai et deux partis, le KKK et Syriza, qui auraient pu jouer un rôle majeur, s’étripent alors que le pays est au bord du gouffre. Ils poursuivent un affrontement classique entre communistes de l’intérieur et communistes de l’extérieur alors qu’au Parlement européen ils sont dans le même groupe ! Côté Italie la situation n’est pas meilleure et seule l’Espagne avec sa Gauche unie semble sortir du rouge. En Allemagne le modèle Die Linke cher à Mélenchon n’apporte déjà plus ses espérances depuis qu’Oskar Lafontaine est malade. Voilà pourquoi rassembler un électorat divisé n’était pas gagné d’avance en France, quand l’autre gauche se trouve malmenée.

Il reste à savoir si ce succès sera durable, si le Front de Gauche pourra passer à une autre étape de son histoire, si les nuages à l’horizon n’apporteront pas la pluie. Premier écueil : le succès ou pas aux législatives. Deuxième écueil : la participation ou pas au gouvernement Hollande (s’il gagne). Troisième écueil : la forme d’organisation future.

 

Et pour réfléchir il n’est pas inutile d’analyser la nature du succès.

Quant on constate qu’en Tarn-et-Garonne qui n’a jamais été une terre communiste, le score de Mélenchon correspond à son score national, cette évolution mérite d’être notée car en retour ça signifie que la greffe Mélenchon a peut-être pris beaucoup plus mal ailleurs.

La carte du Monde mise en illustration permet de comprendre que le cas du Tarn-et-Garonne n’est pas original : c’est tout le Sud-Ouest qui s’ajoute aux zones du Massif Central et au Sud-Est pour faire du Front de Gauche un mouvement méridional. Si l’Ile de France complète le tableau par contre les échecs dans tout le Nord sont importants.

Cette évolution de la géographie du Front de Gauche indique que la campagne de Mélenchon a plus touché les zones socialistes qu’une partie des zones historiquement communistes.

 

Un des succès du discours anti Le Pen de Mélenchon peut éventuellement se lire dans cette carte. Si globalement l’effet FN n’a pas pu être arrêté, nous savons qu’il a été freiné dans les villes et en particulier dans toute « la banlieue rouge ». A cela un commentateur répondait que ça tient à une évolution de la sociologie de la Seine St Denis qui, devenant plus uniforme (plus communautaire) ça réduirait les tensions et donc le vote FN. Je ne crois absolument pas à cette réponse par contre je pense qu’en redonnant courage à l’autre gauche, en lui redonnant une dignité, la campagne a pu reprendre des points au FN. Malheureusement ce qui est vrai dans les villes ou l’Ile de France n’est pas vrai dans le Nord de la France où la crise sociale est d’une autre nature, d’une autre profondeur et où la puissance du vote FN est sans doute plus dure à remettre en cause.

 

Il y a 18 circonscriptions où le FN est arrivé en tête (dont 11 dans le Nord), 18 circonscriptions où il a sera donc présents au second tour des législatives et où le total des voix de droite dépasse celui de gauche. Voilà au moins 18 circonscriptions où la gauche pourrait s’entendre pour être présente avec un seul candidat sous peine d’avoir ensuite un électorat obligé de choisir entre droite et FN. C’est là que nous verrons si le PS veut vraiment combattre le FN (même si c’est aspect n’est pas capital).

 

Dans 353 circonscriptions le FN passe le 12,5%. Il est possible qu’avec la chute de la participation ce chiffre tombe à 133 comme en 1997. Dans tout le Sud-Ouest seul le Tarn-et-Garonne et le Lot-et-Garonne avec la circonscription de Castres ont eu des scores où la droite a fait mieux que le gauche au premier tour des présidentielles (le cas des P.O. est à part) d’où une réflexion spécifique.

 

Ces quelques éléments car si on veut poursuivre la cohérence de la campagne Front de Gauche, il faut prendre les mesures anti FN nécessaires qui chez nous n’imposent pas un retrait d’un candidat de gauche mais un angle d’attaque en conséquence. Peut-on imaginer que plutôt que d’en appeler au vote utile le PS-PRG conduira aussi une bataille contre les idées du FN ? 25-04-2012 J-P Damaggio

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 20:37

performance-rosendo.jpg

 

Jusqu’au 19 mai, à Odyssud Blagnac, une expo à ne pas rater : 1,2,3… des arts avec Rosendo Li, les Artistes anonymes et Samanta Yepes. Le 23 avril ce fut le vernissage original avec une performance de Rosendo Li pendant les chansons de Marie Lugan.

Sur la photo Marie Lugan et l’esquisse rapide de Rosendo presque à la fin.

Dans cette expo centrée sur la danse, Samanta Yepes propose un film qui permet de suivre la création de Rosendo. Voir l’œuvre entrain de se créer…

La communauté des artistes anonymes propose des toiles plus petites que les immenses fresques de Rosendo qui sont un peu le contre-point. On y retrouve le mouvement mais pas les corps.

Renseignements 05 61 71 75 44 ou à exposition@odyssud.com

Voir présentation :

http://la-brochure.over-blog.com/article-rosendo-li-vernissage-a-blagnac-102824301.html

 

 

marie-lugan.jpg

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 17:55

marine-a-coule.jpg

Depuis 30 ans, à partir du cas de mon département rural le plus FN de la région Midi-Pyrénées, j’étudie l’évolution de l’électorat FN pour mieux combattre son implantation. En 2007 j’ai publié une brochure qui a été lue avec attention ici ou là, pour y faire le bilan de mes réflexions. La situation actuelle permet à la fois de vérifier certaines analyses et d’en compléter d’autres.

Vérifier tout d’abord que l’électorat FN ne tenait pas seulement à son chef, qu’il n’est pas une bulle médiatique qu’il suffirait d’attaquer de front pour la faire exploser, et que les luttes passées ont toutes été sans effet. Celles de SOS Racisme, celles de Ras l’front, celles des divers partis, celles des grandes manifs de mai 2002 et l’inventaire serait long.

Compléter les analyses, car cette fois un candidat à l’élection présidentielle a attaqué de face le sujet, a martelé sa condamnation, a argumenté, a donc fait tout ce qu’il pouvait, mais sans résultat lui aussi. Je veux bien que sans Mélenchon la situation ait pu être pire puisqu’il y a un an j’écrivais que je voyais le FN à 21 %, mais là n’est pas l’essentiel.

L’équipe Mélenchon a conduit une bagarre courageuse… en se tirant une balle dans le pied et désolé si ce constat ne plaît pas. Personnellement, je travaille avec des archives et celle-ci, en photo d’illustration, me semble parlante. A Gauche est l’hebdo du Parti de Gauche et François Delapierre y fait le beau temps et parfois aussi la pluie comme dans le propos que je reprends du n° 1293 du 2 mars 2012 (propos qui est une constante de la stratégie) :

« L’effondrement de Marine Le Pen en direct sur le plateau de l’émission de France 2 « Des paroles et des actes », refusant de débattre avec Jean-Luc Mélenchon, a révélé la faiblesse de la candidate du FN. L’offensive a été lancée le 18 janvier dans un discours de Jean-Luc Mélenchon et relayée sur le terrain par un tract du Front de Gauche à 8,5 millions d’exemplaires. Au bout de six semaines seulement elle a perforé la baudruche Le Pen. »

 

Je ne jetterai pas la pierre à quelqu’un qui se laisse enflammer par une campagne électorale mais là, trop d’erreurs politiques accumulées m’ont donné envie de crier. Je me suis retenu de répondre car voici un an déjà j’avais alerté Jean-Luc Mélenchon dans un article du blog La Brochure (juste avant les cantonales) puis dans un autre sur le site de la Sociale (juste après les cantonales et leurs nouveautés), et Alexis Corbières m’avait répondu que pendant une campagne on ne tire pas dans le dos d’un candidat qu’on défend.

 

Depuis 1984, l’électorat FN n’est pas une baudruche mais une construction politique aussi solide et même plus, que celle du PCF d’abord et du Front de Gauche ensuite. Le FN n’est pas un effet des médias, des circonstances, ou d’une simple colère. L’histoire de l’extrême-droite en France est la réalité basique que le FN a su dynamiser en se servant de l’actualité mais en dépassant aussi l’actualité. Croire que c’est seulement une veille d’élection que tout d’un coup des électeurs se précipitent aux urnes avec le bulletin FN c’est rater 30 ans d’histoire !

Croire qu’une émission de télé puisse changer une réalité politique, c’est faire beaucoup d’honneur à la télé dont les effets sont éphémères, par contre oui, le fonctionnement de fond de nos journaux télévisés (la simplification à outrance) est un bon terreau pour les idées du FN. Car, le FN a des idées, qui nous déplaise, mais qui n’en sont pas moins des idées et non des vociférations, des incohérences et j’en passe.

Comment croire, après des tonnes de vains efforts pour faire reculer le FN, qu’il est possible en six semaines, sous la conduite d’un chevalier talentueux, d’en finir avec « la bête immonde » ? Naïveté ? Inconscience ?

 

La belle leçon du combat de Mélenchon c’est que nous savons à présent que même sa méthode a été recalée. Le 11% qu’il a obtenu est un bon score en soi, mais un mauvais score par rapport à celui du FN. Il n’a pas perforé la baudruche Le Pen car il n’y a pas de baudruche ! Si je puis me permettre une analogie : Mélenchon (avec son équipe) a préparé une bonne soupe avec les ingrédients adéquats, mais il a oublié d’allumer le feu pour la cuisson, en conséquence, à l’heure du repas, rien n’était prêt !

C’est quoi « allumer le feu « ? Savoir que le FN fait surtout campagne par internet pour y croiser les invisibles, savoir que l’actualité c’est seulement l’aliment du FN non le corps du délit, savoir que le mépris du politique très justement répandu ne peut pas se combattre par le mépris de l’adversaire etc.

 

Or le FN entrait dans cette élection à reculons ! La greffe Marine pouvait-elle prendre dans un univers où les femmes ne sont pas à l’honneur ? La greffe Ma  rine ferait-elle le poids face à Guéant-Sarkozy ? Marine a 43 ans et elle est là à présent avec sa jeunesse ! Son succès qui pour la circonstance a bénéficié des promesses non tenues de 2007, est un signe inquiétant pour 2017 : si Hollande ne résout pas les problèmes, elle sera alors en position de force dans une droite recomposée. Le scénario à l’italienne, que le 11% de Mélenchon devait arrêter, n’est plus à écarter. Le Sud-Est va continuer de servir de laboratoire.

A présent les législatives changent de nature. Si la gauche obtenait une majorité grâce aux triangulaires, sa faiblesse serait d’autant plus grave. Et si, avant d’obtenir une majorité, elle ne faisait pas le nécessaire pour se présenter unie dans les circonscriptions où elle risque fort d’être absente du second tour, ça serait suicidaire. Je suis un adversaire de l’union avec le PS, mais si le PS joue la carte du respect de ses alliés, au moins, à titre tactique, une soixantaine de circonscriptions doivent équitablement devenir des références contre le FN. Une question tactique qui ne peut effacer l’essentiel : comme Mélenchon a su le faire pendant la campagne il revient à toute la gauche et aux écolos de redonner à la politique sa dignité.

25-04-2012 Jean-Paul Damaggio

ci-dessous le cri de victoire dès février 2011 !

le-pen-kO.jpg

Articles précédents sur le sujet :

http://la-sociale.viabloga.com/news/fn-et-manipulations

http://la-brochure.over-blog.com/article-amicalement-m-melenchon-67565578.html

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 17:46

Voici en noir les communes ayant voté à plus de 24 % en 2002.

vote-FN-2002-en-82.jpg

Voici en noir les votes au-dessus de 24 % en 2012

 

 

carte-FN-2012.jpg

 

Il y a quelques différences mais dans l'ensemble on est dans la même zone : celle des vallées du Tarn et de la Garonne. Avec Montauban au milieu qui résiste et Moissac qui a changé. Dix ans après la première carte j'ai eu la même sensation : en coloriant les communes les unes après les autres, au début on a la sensation d'une dispersion puis petit à petit les tâches se mettent en place. Mais bon chacun peut tirer de ces deux cartes les réflexions qui lui viennent. JPD

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 17:44
 

Les pourcentages sont par rapport aux exprimés.

Comparaison 2007 et 2012

 

 

TetG  2007

%

TetG 2012

%

Inscrits

165 833

 

175 774

 

Votants

145 957

88

149 006

 

Exprimés

143 834

 

145 775

 

Besancenot/Pouton

5 300

3,68

1769

1,2

Laguiller/ Arthaud

1 598

1,11

694

0,4

Buffet/Mélenchon

2 284

1,59

16 309

11,1

Schivardi

796

0,55

Bové

2 634

1,83

Bayrou/Bayrou

25 072

17,43

12 075

8,2

Voynet/Joly

1 878

1,31

2 867

1,9

De Villiers

3 393

2,36

Néant

 

Royal/Hollande

38 503

26,77

40 238

27,6

Nihous

3 131

2,18

Néant

 

Sarkozy/Sarkozy

41 287

28,70

36 666

25,1

Le Pen/Le Pen

17 957

12,48

32 228

22,1

Cheminade

 

 

365

0,2

Dupont-Aignan

 

 

2 564

1,7

 

Décompte par circonscription

 

TetG  2012 (1)

%

TetG 2012 (2)

%

Inscrits

86 086

 

89 114

 

Votants

73 010

 

75 999

 

Exprimés

71 500

 

74 344

 

Pouton

832

1,16

937

1,26

Arthaud

309

0,43

389

0,52

Mélenchon

8 187

11,45

8 126

10,93

Bayrou

6 053

8,45

6 032

8,11

Joly

1 540

2,15

1 327

1,78

Hollande

19 996

27,97

20 301

27,31

Sarkozy

18 471

25,83

18 195

24,47

Le Pen

14 712

20,58

17 516

23,56

Cheminade

184

0,26

183

0,25

Dupont-Aignan

1226

1,71

1 338

1,80

 

Nous savons que jusqu’à présent les meilleurs scores du FN sont aux présidentielles, mais la perte est faible aux législatives quelque soit le candidat ou la candidate. Nous sommes donc en situation pour avoir deux triangulaires qui assureraient la victoire à la gauche.

Je rappelle que pour se maintenir il faut 12,5 % des inscrits soit environ 10 700 voix ou 11 000 voix..

 

On peut donc imaginer que les tractations iront bon train entre l’UMP locale et le FN.

JP Damaggio

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 17:36

 

 

%82

%National

1988

16,9

14,6

1995

15,9

15,2

2002

20,2

16,8

2007

12,4

10,5

2012

22,1

17,9

 

A part l’élection de 1995 où l’écart entre le national et le 82 diminue on constate pour le reste un effet mécanique qui montre bien la « nationalisation » du vote sur les bases de départ.

 

Exceptionnellement le responsable de La Dépêche tente d’expliquer le fort vote FN dans le 82.

Il indique : « Au clair de l’urne, on peut lire aisément dans l’expression « lepéniste » une fin de non-recevoir à la politique conduite depuis cinq ans, notamment sur le plan social. La dimension agricole n’est pas étrangère à ce profil de scrutin. Le monde rural en proie à une douloureuse mutation nourrit les colonnes des minima sociaux. Il cumule aussi un cancer économique lié à l’organisation commerciale de ses filières et une fracture des générations, l’installation des jeunes devenant de plus en plus difficiles. L’emploi, l’avenir des services publics, l’accès à la santé, l’aménagement du territoire sont autant de thèmes anxiogènes qui ont conduit une frange importante de l’électorat « classique » à rejeter le système proposé par le parti de gouvernement, optant pour le bulletin de la colère ou du coup de gueule. »

 

Cette analyse fait trop d’honneur à l’agriculture, importante certes dans le département mais pas au point de lui faire porter le chapeau du « coup de gueule ». En 1988 déjà, la situation des agriculteurs était celle décrite ? Les paysans votent plutôt à droite et il est aisé de constater depuis longtemps que dans les zones les plus rurales et à droite le vote FN est faible comme le démontre avec constante le département de l’Aveyron ! Ou celui du Lot dans une moindre mesure.

L’explication est un élément qui prend sens seulement dans un cadre plus vaste, un cadre où « la fin de non-recevoir » ne concerne pas Sarkozy mais toute la classe politique et y compris celle locale. On assiste partout à des appels du pied en direction des électeurs FN qui aggrave le dégoût général pour la politique. « Electeurs du FN, vous voulez le changement et seul Hollande peut vous l’apporter ! » ai-je entendu. Dans un camp comme dans l’autre les autorités s’évertuent à tordre le vote FN pour lui faire dire qu’il signifie au second tour un vote en faveur de l’un ou de l’autre. On n’assiste à aucunes courbettes de ce genre en direction des électorats du FdeG ou de Bayrou comme si pour l’électorat FN était « enfantin » et qu’il fallait le prendre par la main.

 

Les présidents potentiels sont ainsi pris au piège : ils refusent de combattre les idées de Le Pen (allant pour Sarkozy jusqu’à en cautionner quelques unes) car ils espèrent au second tour, un report suffisant ou une abstention décisive.

Le message du responsable n’a pas d’autres fonctions que celle d’afficher une compréhension de ce vote pour qu’il se traduise en vote Hollande. Résumons-le : « Parce que c’est la crise, il est naturel de pousser un coup de gueule au premier tour mais au second… ». Le vote pour le FN est un vote pour des solutions, toutes aussi impossibles les unes que les autres, mais pour des solutions qu’il faut dénoncer ! Hollande a une proposition qui en est elle-même est peu de choses, mais si doit être prise comme une mesure de résistance : le droit de vote pour tous les étrangers aux élections locales de 2008. Si par cas il lâche là-dessus une fois élu (comme son modèle Mitterrand) il fera une fois de plus le jeu du FN.

24-04-2012 J-P Damaggio

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