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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 20:46

hotel-castelsarrasin.jpg

 

Nouvelle brochure :

 

Pour ce travail autour de l’hôtel Marceillac de Castelsarrasin, les Editions La Brochure n’ont servi que d’appui technique pour l’impression. La préparation et la maquette ont été réalisées par l’Association de Sauvegarde du Patrimoine de Castelsarrasin et les services des archives départementales avec le soutien financier des institutions dont la mairie de la ville.

Sur papier luxe, tout en couleur, format 21/11, 24 pages, 2 euros, ISBN 978-2-917154-83-0

 

La raison de ce travail repose sur un élément surprenant pour le Sud-Ouest, la présence d’un style art nouveau voulu la le propriétaire, quand il y a cent ans, après un séjour à Vienne, il fit construire cet hôtel.

 

Et comme l’hôtel est resté dans la famille, une famille qui a décidé de rester fidèle à l’initiateur de cette richesse artistique, nous avons donc la surprise encore en 2012 de pousser la porte d’une demeure fabuleuse. J-P Damaggio

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 20:06

porte-hotel-marceillac.JPG

 

Il y a sans doute mieux comme photo d’inauguration d’une expo mais elle reflète, par ce détail, toute la raison d’être de cet événement. Les propos de Bernard Ouardes, de la propriétaire des lieux, du maire ou de la sous-préfète ont appuyé le détail en question mais malgré les belles paroles, on peut encore pousser la porte de l’hôtel sans se rendre compte de cette graphie des initiales de l’Hôtel Marceillac, symbolique de tout un choix architectural, le choix art nouveau. On nous a indiqué qu’il existe aujourd’hui une police de caractère art nouveau. C’est cette graphie qui a été reprise en titre de la plaquette.

J’insiste sur ce point car j’avais cru qu’elle était le fruit des recherches de la réalisatrice de la brochure qui montre ainsi qu’elle a eu le sens de l’observation minutieuse.

 

Pour ceux qui n’entreront pas dans l’hôtel le signe distinctif est sur la façade avec les feuilles et fruits du pittosporum. Une fantaisie asiatique comme bien des fantaisies art nouveau.

 

La présence de « Vienne » au cœur de Castelsarrasin a de quoi étonner le voyageur plus habitué aujourd’hui aux hôtels standardisés qu’à de telles demeures de centre-ville.

A présent il est plus facile de comprendre le discours émouvant de la propriétaire des lieux qui a su avec une immense poésie fait sentir toute l’originalité de cette ambiance.

 

Nous reviendrons plus en détail sur l’ensemble des éléments de l’exposition. JP Damaggio

 

Sur la photo à l'heure du partage du gâteau d'anniversaire la famille Marceillac de dos et en face Madame Ouardes.

la-famille-marceillac.JPG


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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 20:03

piments.JPG

 

Dans les légumes ce qui me passionne le plus ce sont leurs odeurs. Vous me direz que les fruits, c’est pareil, sauf que les fruits c’est moins varié. Gamin j’ai grandi dans les odeurs de légumes sans m’en rendre compte, tellement elles étaient quotidiennes. Et puis, aujourd’hui encore, je n’ai pas de mots pour désigner l’odeur des haricots verts, ou celle des poivrons.

 

Depuis trois ou quatre ans déjà, sous une petite serre je me livre au jardinage du dimanche. A ce jour, je cumule des petits carrés de poivrons, aubergines, tomates, salades, haricots verts, oignons divers, cèleri en branche, blettes, fenouil, poireaux et betteraves rouges. Avec quelques fraises pour tout l’été. Bien sûr, un peu de basilic, de piments, d’origan et de verveine complètent ce minuscule paysage. Pour l’extérieur, vu la place occupée par ces deux plantes, j’ai deux pieds de concombre et deux de courgettes. De quoi bien manger tout l’été.

 

L’odeur que je trouve la plus surprenante et celle de la rouquette : vous secouez les branches et vous en avez plein les narines. Elle n’a rien à voir mais, moi qui n’ai jamais fumé, je reste nostalgique d’une autre odeur où il suffisait de remuer les feuilles : celle du tabac associée au mois de septembre.

 

Bien sûr, vous passez dans un rayon de supermarché et vous risquez de rater les odeurs en question. A moins que j’y prête moins d’attention qu’aux légumes que je ramasse sur pied.

 

J’ai dit que les fruits ont moins de variété mais il est fort possible que je trompe. Dans mon jardin, des cerises aux figues, ils défilent tout l’été. Après le fruit rouge, c’est le fruit jaune-orange avec les abricots, puis viennent les prunes reine claude, fragiles, les mirabelles et le premier chasselas précoce délicieux. Une vingtaine de poires pour arriver aux figues finales.

 

Avec un tel jardin si minuscule, ce n’est pas ce qu’on gagne qui compte, c’est ce qu’on vit. Pas simplement le souvenir en ce qui me concerne, mais la capacité à être ailleurs. Pas du tout le lien maintenu avec la nature, mais le lien avec le temps. Voir pousser des salades ou des radis, c’est comme l’abonnement à un mensuel. Par contre, attendre le chasselas c’est le retour des anniversaires. Comme je ne mets aucun produit de traitement vu que je n’attends aucun rendement, parfois d’une année sur l’autre, la maladie marque des points. Cette année c’est le manque de soleil du début juillet qui a assuré pas mal de retard.

 

Ensuite, des fruits et des légumes avec bocaux et congélateur, on est muni pour l’année.

Au-delà de l’odeur un point pour le fenouil qui n’en manque pas : ses feuilles extrêmement délicates sont toujours une surprise.

 

Et tout ceci représente du temps…. JPD

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 19:56

En 1989, j’étudiais une fête de Cladel, de juin 1935, qui a fait deux chapitres de mon livre : »Qui a tué Léon Cladel ? » Je retrouve aujourd’hui cet article qui me remet sur la piste de Cayla… A tout hasard je vous informe que le tueur de Cayla sera acquitté en 1937 !

Dorgères, inventeur des chemises vertes, organisateur d’un fascisme rural, est passé par Montauban et ces deux brèves du journal le plus à gauche du département à ce moment-là, témoignent d’un moment de la vie locale. JPD

 

 

Le Républicain 2-11-1935

Moissac : Sur les exploits des fascistes. En juin dernier, les Croix de feu assassinaient Cayla. Dimanche dernier, à Bressols, un de nos camarades socialistes a été victime des troupes de Dorgères. Ainsi, à quatre mois d’intervalle, les fascistes ont l’audace de revenir répéter dans le département leurs sinistres exploits.

 

Quoi d’étonnant à cela ? La justice prompte à sévir pour condamner à la prison les grévistes de Brest, de Toulon ou de Perpignan, use d’une complaisante lenteur et d’une excessive indulgence quand il s’agit de régler le sort des Croix de feu à Moissac.

 

Mais le temps s’écoulera en vain. Les Socialistes, dans leurs réunions de propagande qu’ils vont reprendre sous peu flétriront publiquement les actes criminels des ennemis du peuple.

La foule n’oubliera pas Cayla, ni ses assassins. XXX

 

Garganvillar

A propos de Dorgères

Il y a progrès à Garganvillar. A Revel : le maire, l’adjoint, presque tous les conseillers municipaux et 20 agriculteurs écoutèrent Dorgères. A Montauban : le maire, l’adjoint, trois ou quatre conseillers municipaux, et c’est tout. Il y a progrès… Les chefs marchent toujours, les troupes ne marchent plus. Mais que penser de notre maire, soi-disant gouvernemental qui va « bader » ce Dorgères qui a osé publiquement accuser à faux le préfet de Tarn et Garonne, ce Dorgères qui n’accepte même pas la contradiction ?

 

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 19:53

Cette fête de Cladel, ça fait deux chapitres de mon livre : »Qui a tué Léon Cladel ? » Je retrouve aujourd’hui cet article qui apporte des compléments avec le discours entier de Pouvillon. Le journal de droite n’a pas aimé le texte de Clovis Hugues, une poésie où au contraire, j’avais repris de larges passages… JPD

 

L’Express du Midi 6 août 1894

Paris 5 août 1894 Madame Veuve Léon Cladel obtient un bureau de tabac

 

Au même moment sur le même journal :

 

L'Inauguration du Monument Cladel à Montauban

De nos correspondants à Montauban

 Montauban, 5 août.

Il faut bien le dire, cette fête a bien peu remué la population montalbanaise. Elle est restée froide et si ce n'étaient les quelques mâts, supportant des faisceaux de drapeaux faisant flotter au vent les oriflammes nationales qui entourent le square de la Préfecture, rien n'indique que la ville soit en fête. Disons même que les habitués du square, ne sont qu'à moitié satisfaits ; pas moyen d'y pénétrer depuis quelques jours, et aujourd'hui, seuls, les invités y pénètrent. Dieu sait en quel état ils laisseront pelouses, bordures et corbeilles !

Au-dessus de ces petites merveilles florales et horticoles, l'estrade officielle est dressée, la fontaine monumentale est arrêtée et dans son bassin on a placé des chaises; les corbeilles sont encadrées de bancs, faible barrière contre le flot envahisseur.

La grande tribune est recouverte d'une toile immense que le plus léger coup de vent peut emporter, que la première averse peut crever, changeant la tribune en cascade.

Mais, le temps est superbe, le soleil radieux, la brise fraîche et tout fait augurer d'une journée sans nuages.

Avant de parler des cérémonies officielles, auxquelles nous n'avons pas été invités, et auxquelles, par conséquent, nous ne pouvons assister, personne n'y assistant sans des cartes rigoureusement personnelles, parlons de l'œuvre de l'artiste et de l'artiste lui-même.

Le buste se dresse à droite du promeneur, entrant dans le square, par la porte du côté de la préfecture, en face de celui entrant par la porte des allées Mortarieu, à gauche de celui venant de la rue de la République.

Pour la circonstance, il a été entouré d'une gracieuse garniture de fleurs disposée par MM. Castels père et fils.

L’œuvre de Bourdelle, nous l'avons déjà dit, et tout le monde le reconnaît, est fort belle.

Cladel, la tête baissée, profondément et énergiquement pensif, cherche sa phrase, son mot, son image qu'une plume, tenue d'une main fébrile va tracer sur le papier. Figure ascétique, émaciée, longue et lourde chevelure, barbe rare, en pointe, cravate négligeaient nouée et pendante, pardessus ample et flottant sur un thorax d'autant plus étroit que les bras se croisent sur lui, tout cela donne à l'œuvre un aspect fort sévère, dans lequel les saillies et les creux jouent l'effet des clairs et des ombres avec un rare bonheur.

L'œuvre artistique est réellement belle et bien placée dans le cadre qui l'entoure et l'entourera mieux encore les arbres grandissant.

Quels progrès a fait Bourdelle depuis que nous l'avons connu, dessinant à l'école de la rue de la Fantaisie ou sculptant chez son père, allées Mortarieu, au-dessous du Cercle de l'agriculture ?

Ses qualités, son talent naissant se firent bientôt remarquer et, en 1876, étant maire, M. Isidore Delbreil, père de M. Henri Delbreil, aujourd’hui maire, le conseil municipal lui vota une somme de 600 francs à l'Ecole des beaux-arts de Toulouse.

A ce propos, un de ses biographes, M. Charles Sauvier, nous dit :

« Mais le jeune Montalbanais, avec son Idéal d'art, ses conceptions précoces, son éducation formée par l'étude des vieilles et humaines images des cathédrales et la vue de quelques moulages et dessins de maîtres, ne fut guère apprécié dans cette école provinciale où est passé, il est vrai, un grand sculpteur, Falguière, mais d'où sont sortis tant de nullités tapageuses. Il n'obtint aucune récompense dans les divers concours. »

Bourdelle alla à Paris en 1885, entra à l'Ecole des beaux-arts et resta un an chez Falguière.

Mais bientôt il se créa un idéal artistique personnel, dans lequel idéal, le genre de Rodin se fait absolument sentir, et depuis l'on a cité de lui : Marsyas, la Première victoire d'Annibal, l'Amour agonise, Femme en pierre, le buste de Marais, médaillons de Michelet et d'Arago, qui devraient décorer deux pilastres de la grande porte du lycée et qui se morfondent dans notre lycée ; le buste de Mme la marquise de Mari, un Mécène pour Bourdelle ; un buste de M. Rousset, son ancien professeur; un buste de M. Nazon, superbe ; Paros, le buste de Coquelin cadet, une série de bustes fort appréciés, des cartons de dessins, de pastels, de peintures, très personnels ; un meuble en bois sculpté, portraits pour Coquelin cadet, etc.

Enfin, l'œuvre  que l'on inaugure aujourd'hui. En 1894, Bourdelle a été nommé secrétaire du jury du Salon du Champ-de Mars. C'est la carrière ouverte devant notre compatriote : il la parcourra sûrement, brillamment et sans forfanterie, car l'artiste est resté bon, simple, sans orgueil et accueillant à tous.

Son œuvre dernier né, Cladel, est de grandeur un tiers de plus que nature. Il est placé sur un piédestal en marbre de Carrare bleu turquin, d'un goût très sévère et fort approprié à l’œuvre.

Sur la face antérieure du socle, ces deux seuls mots : LÉON CLADEL en lettres d’or.

Signalons cette particularité que le comité a supprimée, cette lettre fort significative A, qui devait précéder les mots ci dessus.

Les fêtes, ou plutôt la fête, a commencé, hier matin, à 9 heures.

Le comité Cladel : MM. Pouvillon, Capdepic, Bourdelle, Lapauze, se sont rendus, en compagnie de MM. Catulle Mendès. Clovis Hugues, Maurice Rollinat, Ferdinand Fabié, Lafagette, X. de Ricard, Albinet, au musée de la ville pour lui offrir le portrait de Cladel, par Guth. M. Montastruc, oncle de Cladel, était présent.

Les honneurs de la maison ont été faits par M. E. Forestié, directeur du Courrier et du Quercy, secrétaire de la Société archéologique ; par M. Bouis, conservateur du musée, et par M. Marre, professeur municipal de dessin.

L'œuvre de Guth est un fort joli fusain, très vivant et qui doit être ressemblant, quoique cette tête nous paraisse singulière, à côté de celle de Bourdelle.

Ces messieurs ont ensuite admiré les chefs d'œuvre de notre musée, surtout les collections d'Ingres.

L'on est ensuite allé rendre visite à Mme Cladel et à ses enfants, qui sont descendus chez  M. Lugol, le traducteur de Carducci.

Le déjeuner de midi a donné à tout le monde les forces nécessaires pour la cérémonie du soir.

A cette heure, M. Armand Silvestre était arrivé.

De tous les invités dont on avait annoncé la venue, seuls, ceux que nous venons de nommer, ont répondu à l'invitation. MM. François Coppée, E. Zola, Aicard et tant d'autres sont absents.

 

2 heures précises, heure où devait commencer la cérémonie d'inauguration, il y avait bien trois cents personnes autour du square et cinquante à l'intérieur.

A 2 heures et demie, le cortège officiel arrive, précédé de quelques minutes par Mme Léon Cladel et ses enfants.

L'accueil est des plus froids. La préfecture, le monde militaire, la municipalité ne sont en rien représentés. Le monde gouvernemental s'est abstenu sur toute la ligne. Dans le square, très peu de monde ; même ceux qui ont des cartes ne sont pas venus. La Société chorale ouvre la fête en chantant un de ses meilleurs chœurs, les Paysans de Saintis, qu'accueillent quelques applaudissements.

Le voile recouvrant l'œuvre de Bourdelle tombe aussitôt, les applaudissements sont plus maigres encore et les discours commencent. Les portes du square sont alors grand' ouvertes au public qui se précipite sur les pelouses, les corbeilles sont peu respectées. Il y a bien 500 personnes qui veulent entendre et n'y réussissent point.

M. Pouvillon ouvre le feu par le discours que voici :

« Ceux d'entre vous, messieurs, qui n'avaient connu Léon Clade qu’en ses robustes années de jeunesse et d’apprentissage, s'étonneront peut-être devant le masque tourmenté, douloureux tragique presque, du Cladel vieilli avant l’âge que leur offre notre éloquent sculpteur, Emile Bourdelle. Ils s'étonneront moins s'ils veulent bien réfléchir à ce que fut le labeur du maître écrivain montalbanais.

La vie littéraire est dure à tout le monde, on le sait, et peut être ceux-là ne doivent-ils pas espérer de vivre intacts qui osent former le souhait de ne pas mourir tout entiers. Mais combien plus âpre, plus dévorante cette bataille pour les entêtés, pour les enragés de l'Idéal, pour ceux qui refusent de jeter en route comme un bagage inutile leur probité, leurs scrupules d'artiste.

Les témoins ne manquent pas ici— et je les remercie en votre nom d'être venus entendre notre fête de famille — les témoins ne manquent pas pour vous dire avec plus d'autorité que je ne puis le faire, l'effort opiniâtre, la montée ardente vers le mieux de l’auteur jamais satisfait de ses œuvres de pierre et d'airain qui s'appellent Ompdrailles ou la Fête votive de Saint-Bartholomé Porte-Glaive. Cette rare énergie, cette obstination à vouloir, je serais presque tenté d'en faire en partie l’honneur au sol natal. Au moins les retrouvons-nous chez un autre de nos concitoyens, chez ce peintre soucieux de la perfection, chez ce dessinateur acharné à poursuivre, à serrer les formes changeantes de la vie, chez cet artiste discuté et si glorifié de son vivant et que ne troublèrent jamais ni les attaques ni les louanges — chez Ingres de Montauban.

Ingres et Cladel ! Ce rapprochement n'était pas sans intérêt à noter. Il est vrai que, s'ils eurent tous les deux la même fidélité à leur Idéal, la même verdeur un peu âpre et intransigeante à le défendre, il faut bien reconnaître que leur idéal ne fut pas le même. Champion de l'autorité, pontife d'une religion dont Raphaël était le dieu unique Ingres ne cessa pas de se contraindre et surtout de contraindre les autres aux observances de ce culte officiel. Pour Cladel, au contraire, comme pour toute la génération romantique, la personnalité de l'écrivain est tout, l'art n'a pas d'autres lois, ne connaît pas d'autres limites que la puissance d'imaginer et d'exprimer.

Personne peut-être n'a poussé aussi avant que le romancier quercinois les conquêtes de cette esthétique; personne n'a demandé plus que lui à l'expression : personne ne lui a fait rendre davantage. Entre lui et le verbe, c'est un duel, un corps à corps de tous les instants. Ses outils en main, ses dictionnaires, ses lexiques, il forge, le bon ouvrier, il lime, il cisèle; harassé, supplicié, découragé jamais. Sa vision est devant lui ; coûte que coûte, il la mettra sur pied. Mais pour y arriver, quel effort ! Ce n'est pas assez des ressources de l'imagination, celle de Cladel, toujours cabrée, toujours haletante! — il y faut encore les finesses du praticien, les formules héritées des maîtres stylistes, l'art des cadences et des rythmes.

Et quand on croit que tout est fini, tout est à recommencer. Oh ! la noble inquiétude du mot répété, le scrupule excessif peut-être de l'hiatus entre deux phrases. Et ces phrases elles-mêmes ce n'est rien qu'elles vivent, si elles ne se soudent pas l'une à l'autre dans l'unité du chapitre, du livre. Alors, les ratures pleuvent, les pages succèdent aux pages, les épreuves aux éprouves : deux ans de travail pour la Fête votive, cinq pour l'Homme-de la-Croix -aux-bœufs, dix pour Crête-Bouge.

Ne soyons pas surpris, Messieurs, si dans cette lente manipulation, l'image rurale se déforme, agrandie par l'essor de la phrase. Cela n'est peut être pas plus mal ainsi. Tant pis pour la réalité si les inventions de l'artiste ne sont pas juste à sa taille. Et pourquoi, je vous prie, le poète ne disposerait-il pas à son gré de ce monde extérieur dont la science elle-même ne perçoit à prendre que de contestables apparences ?

Les paysages, l'homme, tout est héroïque, tout est épique chez Léon Cladel ; en bien comme en mal, ses paysans sont plus grands que nature, et sa nature elle-même est taillée à la mesure de ses songes.

Soit ! Prenons-le donc et goûter-le pour ce qu'il est. On peut sourire de l'histoire anecdotique et sentimentale accommodée à la façon des Trois Mousquetaires ; qui penserait à chicaner la géographie de la Légende des Siècles ?

Pour moi, Messieurs, je sais gré à Léon Cladel de m'avoir donné une image a ce point transformée de notre Quercy. C'est comme une seconde et plus grandiose patrie qu'il a littéralement ajoutée à la première, un endroit de rêves pour les âmes d'échapper aux réalités immédiates.

Idéaliste, notre concitoyen ne le fût pas seulement en littérature. Le révolté (illisible) dans une vision écarlate. Il eût vis-à-vis de la société les mêmes exigences, le même souhait de perfection qu'il avait avec ses phrases, il raturait, il biffait aussi impitoyablement que ses manuscrits, les consultations, les codes, les décalogues.

La matière seulement était plus résistante.

Vous n'attendez pas de moi, messieurs — nous ne sommes pas ici pour cela — que j'expose devant vous, pour les discuter ou les louer, les théories politiques et sociales de Léon Cladel. Théories d'ailleurs ne serait pas le vrai mot, aspirations plutôt, affirmations si vous aimez mieux ; de système arrêté, déterminé, je n'en vois pas trace dans l'œuvre de notre concitoyen. L'action d'ailleurs lui répugnait, trop inférieure à la pensée ; le silence des bois accompagnait mieux ses méditations que les discordances de la vie.

Ni tribun, ni Journaliste, Léon Cladel fût plutôt, en sa solitude de Sèvres, comme une sorte d'ermite de la Révolution, et, si la cloche de son ermitage sonna quelquefois le tocsin, au moins le sang des guerres civiles ne mouilla-t-il jamais les mains de l'ermite. Sa politique fut plutôt un mouvement de son cœur, qu'un calcul de son esprit.

Hélas ! Messieurs, la misère et la plainte de la race humaine sont l'une autant que l'autre éternelles. De siècle en siècle les littératures et les bibles se renvoient les échos de cette souffrance et de cette pitié, Léon Cladel fut un de ces échos les plus émus, les plus sonores.

Ce dur forgeron de vocables, ce sonneur à pleins poumons des agressives fanfares, s'attendrissait devant un chien battu, pleurait devant une enfance à l'abandon.

Et n'est-ce pas une déshéritée, encore une opprimée, celle qu'il a célébrée, qu'il a magnifiée en de si belles pages — les plus belles peut-être de son œuvre, cette patrie quercinoise, à laquelle il garda toute sa vie un si tendre attachement ?

Provincial de cœur, après trente ans d'exil, barbare mal apprivoisé, toujours défiant des coquetteries de la gloire parisienne, notre concitoyen ne cessa pas de protester contre la tyrannique suprématie de la Grande Ville, de la Villasse comme il l'appelait, parfois, en ses boutades ; il ne cessa pas de réclamer contre elle l'affranchissement, l'autonomie de la Province... »

 

MM. François Fabié, Delthil, Paul Estieu félibre, Clovis Hugues, Catulle Mendès, Lafagette, Quercy, de Ricard et Armand Silvestre lui succèdent.

Le temps et l'espace nous manquent pour rendre compte de ces œuvres oratoires, mais, MM. Clovis Hugues dans la fin de sa poésie, Xavier de Ricard dans toute son œuvre oratoire ont fait autre chose que travail littéraire.

Nous reviendrons sur ces prétendues manifestations littéraires.

A quatre heures moins le quart tout était fini, la foule s'écoule un peu désappointée.

On regarde très curieusement MM. A. Silvestre, Catulle, Mendès, Clovis Hugues. Avec leur tête de bons bourgeois, MM. Rollinat et Fabié passent plus inaperçus. Le public n'étudie pas assez la finesse du regard, miroir de l'intelligence, et se laisse griser par l'extérieur.

Et voilà la cérémonie terminée, plus rien, sauf le banquet. On doit paraît- il être chez soi a cette fête, tout aussi littéraire que celle de la journée.

Pendant que les cent dégusteront la fine cuisine de M. Rouquayrol, tout Montauban sera au Cours écoutant l'excellente musique du 20e. Cela vaudra sans doute autant.

(pas de signature)

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 20:44

femmes-en-noir.jpg

La Estrella d’Arica c’est le journal local de cette ville du nord du Chili où le printemps est éternel. En ce 12 septembre il consacre quelques lignes à une lutte qui ne fera jamais la Une des journaux du monde même si elle dure depuis 28 ans ! Vous imaginez, depuis 28 ans ces femmes en noir (ou femmes en deuil) viennent réclamer les disparus. Les Mères de la Place de Mai, d’Argentine ont franchi les limites du pays mais pas celles du Chili. Elles étaient une cinquantaine en ce 11 septembre, devant la Cathédrale San Marcos pour se rappeler au bon souvenir de quelques assassins. « Une exigence claire de vérité et de justice est demandée à l’Etat chilien » a dit Carolina Videla.

Le même jour dans la ville les gaz lacrymogènes ont encore frappé contre les étudiants…

JPD

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 20:40

Mussolini était à Genève du 1er au 31 mars 1904 sauf le 19-21 mars il il était au congrès de l’Union socialiste italienne à Zurich puis le 14 avril c’est son expulsion.

Pour la célébration de l’anniversaire de la Commune de Paris, Mussolini fera un discours à Genève, Lénine aussi mais sans qu’on soit sûr qu’ils aient été à la même réunion.

A la Bibliothèque de la ville Mussolini a laissé sa trace avec la liste des livres consultés ;

Stein, Voltaire, Labriola, Enrico Ferri, Nietzsche (deux livres), D’Annunzio (3 livres) Paul Bourget, Paul Renard, Henri Lichtenberger

Le Peuple de Genève du 26 mars 1904 écrivit : « Le discours italien fut prononcé par le camarade Mussolini qui en des termes fort éloquents a fait le procès des détracteurs de la Commune de Paris et tracé à la classe ouvrière le chemin à suivre pour s’assurer les libertés nécessaires à se pleine émancipation. »

 

De toute façon, dès cette époque les deux hommes devaient se connaître.

 

Dans les œuvres en 45 volumes de Lénine, d’après l’index, il n’a jamais évoqué Gramsci mais trois fois Mussolini. Le 9 janvier 1915 il traite Mussolini de social-chauvin puisqu’il souhaite que l’Italie entre dans la guerre. En 1918, dans Le socialisme et la guerre, nouvelle mention de Mussolini au sujet du parlementarisme. Et pour terminer dans le tome 45 sur la fin de sa vie, Lénine mentionne Mussolini quand, le 1er novembre 1922, une bande de fasciste attaque révolver au point, le service commercial de la Représentation de la RSFSR [URSS] en Italie. Ils vont abattre un des employés et c’est donc suite à ça que Lénine envoie cette lettre à Tchitchérine :

« Camarade Tchitchérine, ne devrions-nous pas chercher querelle à Mussolini et partir tous (Vorovski et tous les membres de la délégation) d’Italie, en commençant contre elle une guerre de harcèlement à cause des fascistes ? Nous ferons ainsi une démonstration à l’échelle internationale. Le prétexte à la querelle est commode : vous avez molesté nos compatriotes, vous êtes des sauvages, de Cents noirs, pire que ceux de Russie en 1905, etc., ect.

A mon avis, il faut le faire.

Ce sera une aide sérieuse de notre part au peuple d’Italie. Votre Lénine

 

Pourquoi cette question ? Nous verrons… Jean-Paul Damaggio

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 15:08

Mario Amorós, l’auteur du livre "Sombras sobre Isla Negra" continue de penser qu’il est impossible de trancher entre la thèse de mort naturelle et celle de l’assassinat, concernant le décès de Pablo Neruda.

 

Une enquête est en cours depuis que le dernier chauffeur du poète, Manuel Araya, a déclaré en mai 2011 que Neruda était mort d’une injection. Il faudrait pouvoir analyser à nouveau les restes du défunt pour lever le doute. Encore une façon de remuer inutilement le passé ? Toute recherche de la vérité est un devoir d’historien, et ensuite à chacun de faire de cette vérité ce qui bon lui semble. JPD.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 14:47

On vote au Pays-Bas et j'avais écrit quelque part un article sur le sujet au moment des précédentes élections mais je ne sais où, alors j'ai tapé sur google : Damaggio élections pays-bas, et première réponse, une article de Rue89 qui est allé en Grèce interroger un Italien qui y vit, qui travaille pour une firme française et qui est un poète libertaire. Il s'appelle Massimiliano Damaggio, originaire de Milan, aussi je suis allez voir plus loin et je vous propose cette traduction d'article au sujet du dernier recueil de ce poète, recueil qui concerne les luttes en Grèce. JPD

 

 

http://www.rue89.com/rue89-eco/2012/06/16/promenade-dans-athenes-avec-damaggio-poete-et-libertaire-232993

 

La place  lacrymogène

 

Préface à « Poésie avec Pierre », Edizioni Ensemble 2010

 

Massimiliano Damaggio est un transfuge du monde littéraire et est aussi un fugitif de l'Italie. Un étranger, dans un sens. Il aime la poésie d'Amérique latine plus que la poésie italienne, et en effet, on ne peut pas lui donner tort. Il déforme l'italien qu’il écrit. Pendant une longue période il n’a pas publié et il a même refusé de publier. Il a fréquenté le monde de la poésie à Milan, dans les années 1990, puis, au début du nouveau siècle, il est parti pour la Grèce, où il vit. Il a bandonné, si je comprends bien, non seulement Italie, mais aussi le monde de la poésie italienne. Il a quitté à la fin, l'institution littéraire ; Il s’est isolé. Elle continue à écrire. Sa langue est rare. Elle semble déformée par un étranger.

Damaggio n'efface pas ses traces. Il je ne joue pas la ruse Il ne jette pas au loin l'écume. C'est la naïveté, comme ils le disent dans le monde littéraire. Mais sa poésie a de la force, de la puissance. Damaggio à une forte attraction pour la réalité. Sa poésie est narrative, descriptive. Mais cette description ne s'arrête pas à la surface. Il construit avec des matériaux visuels, des reportages, nous pourrions dire presque télévisuels, avec des visions sans ombre, avec pleins de couleurs, métaphores. La réalité est toujours là. Mais il prend un sens spécial. Le regard déforme cette réalité apparemment vécu.

Ce soir je passe place Omònia

où les seringues coincées dans l'asphalte

brillent comme des petites bougies votives

à la lueur du monde financier.

 

La façon dont Damaggio déformer la langue, me semble sa caractéristique distinctive. C'est un langage parfois intentionnellement maladroit, le langage de la réalité urbaine. C'est comme si Damaggio prenait les mots à revers, les obligeant à perdre leur aura, pour les plier à l'hyperréalisme. Dans cet hyperréalisme il y a tout de même une vision subjective du monde, une parodie rusée de méandres du réel. L'expression « la place lacrymogènes » me frappe. Nous savons ou nous croyons savoir ce qui se passe en Grèce. Mais la place lacrymogène est une expression qui va au-delà, que vous pouvez lire à différents niveaux. Ce n'est pas seulement une place où on lance des gaz lacrymogènes. C'est celle où on pleure. De cette façon Damaggio restitue un sens au mot place : un mot ancien, l'endroit où vous vivez, où les gens vivent ; aujourd'hui la place est tout simplement un endroit où il y a un rond-point pour les voitures qui passent. Dans ce poème c’est l'endroit où vous vivez, et ces larmes sont des larmes de la pauvreté, de la vie. Cette place, c'est la vie. Cette distorsion (ce ne sont pas les places qui sont lacrymogènes mais les projectiles) permet une signification polyvalente et c’est ça, la poésie.

(…). La poésie c’est une pierre qui se lance, mais qui, quand elle arrive, se transforme en une prière. Dans sa description hyperréaliste et sans pitié de la douleur et la souffrance, il y a une grande piété. Et c'est finalement l'idée de la poésie qui anime Massimiliano Damaggio.

Carlo Bordini

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 17:08

pasolini-et-sa-mere.jpg¨Photo : Susana Pasolini et son fils Pier Paolo

 

Deux écrivains, deux parcours, deux univers et tout qui les sépare ?

Nous pourrions dire que le grand poète catalan, l’ami de Montalbán, je veux dire José Agustín Goytisolo, était un traducteur de Pasolini en Espagne

Nous pourrions dire que les deux hommes avaient la même passion pour le football car ils avaient une passion pour le peuple, ce qui ne les empêchait pas d’observer la dérive mercantile de ce sport, et les aliénations qui vont avec.

Nous pourrions dire qu’en décembre 1975 c’était l’anniversaire de Dolores Ibarruri et qu’il se fêta à Rome où était Montalbán [il commençait à pouvoir sortir d’Espagne] et quand Dolores publia ses Mémoires Montalbán écrivit le prologue et rappela au sujet de la fête où il y avait aussi Anna Salès : « Rome proclamait sur ses murs une double vocation de liberté souscrite par le PCI : solidarité avec l’hommage fait à Dolores et respectueux souvenir du récent assassinat de Pasolini. » (il était mort le 2 novembre 1975). Il y eut un hommage sur la place d’Ostie.

Nous pourrions dire que quand Georges Tyras interrogea longuement Montalbán, ils ne parlèrent pas de Pasolini.

Nous pourrions dire qu’inversement quand Montalbán parla de littérature il avait Pasolini à ses côtés.

 

 

Dans un article Italia y yo (1) il rappelle qu’il est né en 1939 du temps du grand amour entre Franco et Mussolini. Il échappera d’abord à l’enfer fasciste en partie avec la culture française mais il rappelle le choc reçu au cours des années 50 au moment de son premier contact avec la culture italienne. Ce fut à travers Lavorare stanca que lui apporta l’amie barcelonaise Myriam Sumbulovich (2) qui avait un pied à Milan et l’autre à Barcelone. Elle lui apporta même Les lettres de prison de Gramsci qui le « mit sur le chemin d’une précoce connaissance de l’œuvre de Gramsci et j’insiste sur l’adjectif précoce car Gramsci est resté un inconnu en Espagne jusqu’au milieu des années 60 ».

Très vite la culture littéraire italienne va déplacer au second rang celle de France. « Le Pavese romancier, Pratolini, Gadda, Moravia, Piovene, Vittorini, Ungaretti, Montale, Della Volpe, Pasolini… Je me souviens de l’énorme émotion que représenta pour moi, en pleine crise de ma conception de la fonction sociale et politique de la littérature, la lecture d’un article de Pasolini dans Ulisse, revendiquant l’irrationalité comme territoire d’investigation et instrument de connaissance qu’on ne devait pas laisser dans les mains de la bourgeoisie… »

Plus loin il explique que chez Pasolini il admire « su estética de la sinceración marginal como provocación ». Je ne me hasarderai pas à traduire… mais bon son écrivain italien de référence sera Sciascia.

 

Tout ça pour dire en fait que le grand roman que quelqu’un écrira peut-être un jour s’est déroulé à Barcelone quand, semi-clandestinement, Pasolini est venu présenter L’évangile selon Saint Matthieu. « Je me souviens que pendant une visite semi clandestine de Pasolini à Barcelone quand il est venu présenter La Pasion segun san Mateo (3), il a tenu une réunion non tolérée mais avec beaucoup de monde, avec des intellectuels résistants, des apprentis comme moi, et il a dit quelque chose qui me donna la clef de ce que veut dire vérité en littérature. Il a dit qu’il s’était rendu compte de la médiocrité du fascisme Italie non pas en lisant la littérature critique, politique, de Togliatti ou de Gramsci, qui leur opposaient une alternative idéologique, mais en lisant Rimbaud. Le poète français était la vérité littéraire ; la poésie officielle institutionnalisée par le fascisme était le mensonge : c’est à partir de la découverte du mensonge esthétique que le jeune Pasolini est arrivé à l’évidence du mensonge politique. Peut-être Pasolini a-t-il essayé de nous mettre sous les yeux cette parabole dans le but de laisser bouche ouverte cette poignée d’intellectuels réprimés à la périphérie du système, mais aujourd’hui encore je reconnais là l’explication la plus lucide que je n’ai jamais entendue sur la relation entre vérité et mensonge en littérature. » (4)

 

Rappelons que dans ce film le rôle du Christ est tenu par un espagnol Enrique Irazoqui qui est devenu économiste et professeur de lettre et qui serait sans doute une bonne source pour rappeler la réception du film en Espagne.

 

Rappelons que dans ce film le rôle de Marie est tenue par la mère de Pasolini, Susana Pasolini, une institutrice tant admirée par son fils.

 

Pour comprendre tout le côté spectaculaire de cette réunion de 1964-1965 il faut penser à tant d’autre chose comme le fait que le Christy aurait pu être jouée par José Agustín Goytisolo.

Jean-Paul Damaggio

 

(1) El escriba sentado, p. 146

(2) Myriam Sumbulovich est la traductrice en italien de Montalbán sous le pseudo de Hado Lyria

(3) El evangelio según Mateo est le vrai titre du film en espagnol

(3) La literatura en la construcción de la ciudad democrática p. 127

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