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Voies ferrées en TetG

Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 18:46

les-arrets-manquants-copie-1.jpg

Cette manif évoquée ici hier, a donné lieu à quelques échos dans la presse.
Voici deux liens. Il y a en plus un article aujourd’hui encore dans La Dépêche dont vous avez une image.


http://midi-pyrenees.france3.fr/info/manifestation-des-usagers-a-montauban-72150263.html

http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/23/1267454-nous-n-en-pouvons-plus-assurent-les-usagers.html

Par éditions la brochure - Publié dans : Voies ferrées en TetG
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 11:01

usagers-en-colere.jpg

L’Association des usagers de la ligne Toulouse-Agen-Bordeaux et Tous Ensemble pour les gares du 82 ont lancé un cri d’alarme en gare de Montauban. Ce lundi 23 janvier de 7 h à 8 h ils étaient nombreux à dire leur mal être. Après les mesures de cadencement voici que la SNCF annonce la suppression de trois trains sur l’axe Toulouse-Agen à compter du 30 janvier pour cause de travaux : le Lunéa 4720 départ 5h38 de Toulouse, le TGV 8528 départ 7h 46 de Toulouse et le TEOZ 4663 départ 18h42 d’Agen. « Nous demandons plus que jamais à la région Midi-Pyrénées la mise en place urgente des comités de ligne ! » indique le tract qui est distribué. Les comités de ligne sont des instantes obligatoires de concertation entre responsables de la région, SNCF et usagers.
Cette manifestation sera reprise le lundi 30 janvier à la même heure et à la même gare.
Les lecteurs de ce blog ne seront pas surpris si j’ai été attiré par le message de la photo.

Où sont lespriorités ? TER + 1 ou 2 heures quotidiennement ; LGV : + 15 minutes occasionnellement.

Jean-Paul Damaggio

Par éditions la brochure - Publié dans : Voies ferrées en TetG
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 17:14

TER : Des revendications précises

 

Nous reprenons ce communiqué qui montre l’esprit de responsabilité des associations qui font des observations précises, documentées. A ceux qui diront que c’est un peu tard pour régler les problèmes nous rappelons encore que dès le 5 juillet ces associations avaient fait les mises en garde. M. Marziani et les représentants de RFF présents peuvent en témoigner. Mais comme en toute concertation qui se respecte, causez toujours… et nous on continue. JPD

 

 

Les associations AUTAB et TEG82 s’inquiètent des  nouveaux horaires pour les usages de la ligne Toulouse-Agen-Bordeaux :

Un exemple parmi tant d'autres certains habitent Toulouse et travaillent à Agen. 117 km qu'ils effectuent en train, moyen de transport dont ils sont dépendants eu égard à la distance parcourue. Aussi quotidiennement, ils doivent parcourir entre 160 et 300 kilomètres pour leurs trajets domicile-travail.

«Nous sommes à la merci des modifications des horaires de trains » expliquent des usagers et abonnés de travail regroupés dans les associations AUTAB (Usagers de la Ligne Toulouse-Agen-Bordeaux) et TEG 82.

Leurs inquiétudes viennent de la mise en place du nouveau cadencement des horaires de près de 93% des trains, un changement énorme prévu pour le 11 décembre.

Suite à une réunion publique, le 14 novembre dernier, ils ont relevé les doléances d'usagers et entendent insister auprès des responsables TER, élus de la Région, représentants de l'Etat sur les divers problèmes que les nouveaux horaires occasionneront. « Ce nouveau cadencement entraîne pour nous tous, un doublement des temps de trajet, puisque la plupart des horaires proposés ne coïncident pas avec les entrées et les sorties de nos lieux de travail», affirme l'association AUTAB.

D'où cette incongruité, née de certains changements d'horaires : « Cinq heures de trajets pour des personnes qui travaillent dans des villes situées à seulement 117 km de distance ! Ces nouveaux horaires vont donc obliger les usagers à se lever bien plus tôt le matin (entre 4 et 5h en moyenne) pour les usagers Toulousains, pour rentrer le soir au domicile jusqu'à 21h30 pour un bon nombre d'entre eux !»

Aussi les responsables des deux associations ont émis plusieurs revendications dont

          la réhabilitation de l'Inter Cités n°14100 (supprimé en Décembre 2010) ou mise en place d'un train direct Toulouse-Montauban-Agen, arrivant à Agen entre 8heure et 8h15 le matin ;

          le maintien du TGV n°8518 départ Toulouse 6h10, Montauban 6h 36 (ce TGV sert notamment à des personnes du secteur médical à prendre leurs fonctions à 7h et 7h30)

          maintien du TEOZ ou d'un train direct départ Agen à 17h39, et ce jusqu'à Toulouse. Et la mise en place d'un train complémentaire entre 18h42 et 19h49 au départ d'Agen (pour les personnes finissant le travail à 18h30, qui n'ont pas le temps d'arriver à temps pour le 18h42).

Ils désirent également être reçus par l'ensemble des partenaires avant le 11 décembre 2011, «en vue d'une concertation sur nos demandes, qui sont, nous le rappelons, vitales pour les usagers-travail de cette ligne, abonnés à l'année. En effet le maintien de cette grille horaire pourrait aller jusqu'à la remise en cause très sérieuse de contrats de travail pérennes.»

Communiqué par AUTAB et TEG 82

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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 20:59

Cahors-Moissacen-train.jpg

En noir sur la carte, la voie ferrée oubliée. 

 

Tout commence avec Charles de Freycinet, ministre des Travaux Publics (1877-1879) dont le nom est attaché à la multiplication de lignes de chemin de fer, souvent de qualité médiocre, dans le but de « désenclaver les régions mal desservies ». C’est ainsi qu’aux départements du Lot et du Tarn et Garonne, il propose un projet de ligne reliant Valence d'Agen ou Moissac à Cahors. A cette date, pour aller de Moissac à Paris, il fallait passer par Montauban, Lexos et Capdenac, ou alors par Bordeaux. Les producteurs de chasselas de Moissac voulaient profiter du chemin de fer pour valoriser leur production. Si la destination Cahors était sans problème, à l’autre bout de  la ligne, entre les élus de Valence d'Agen et ceux de Moissac, c’est la guerre. Le tracé complet par la vallée de la Barguelonne conduisait à Valence et il était plus facile, mais Moissac était sous-préfecture. Moissac sera finalement retenue et alors la ligne 111 du Paris-Orléans (P.O.) est en bonne voie ! En 1881, le dossier est complet au ministère, l'avant-projet est approuvé : pour une longueur de 60 km dont 32,500 km en Tarn et Garonne et 27,500 km dans le Lot.

Tout était décidé mais rien n’a été fait car très souvent il y a une grande marge de la décision à la réalisation. 5-10-2010 Jean-Paul Damaggio

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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 19:03

 

Le Tarn-et-Garonne est traversée par la voie ferrée Bordeaux-Sète et par le début de la ligne dite POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse). Pour le fret, il bénéficie encore de la ligne Beaumont-Castelsarrasin.

Pendant des décennies ces lignes ont rendu des services grandioses puis à partir des années 1990 elles ont été laissées à l’abandon. Des gares démolies, des arrêts supprimés et aujourd’hui, jusqu’à une ligne qui risque de fermer. Castelsarrasin n’aurait pas été Castelsarrasin sans la voie ferrée à laquelle s’est accrochée Cégédur. Montauban n’aurait pas été Montauban si la ville n’était pas devenue un carrefour ferroviaire considérable. Il en résulta la cité des cheminots qui a donné sa couleur à Sapiac. Gamin, il m’est arrivé de partir de la gare de Réalville pour aller jusqu’à Perpignan sans changement.

A me lire, je sens que Monsieur Castan, grand ponte de RFF murmure : « Ah ! la nostalgie ! ». Paradoxe cher monsieur, paradoxe : je n’ai pas été un passionné des petits trains électriques mais comme tout le monde j’ai aimé le train et ceux qui aiment le train sont plutôt tournés vers le futur que vers le passé. Pas question donc de pleurer sur le bon vieux temps, mais utilisons le passé, pour que le progrès fasse le bonheur du plus grand nombre.

Je vais évoquer aujourd’hui les gares du Tarn-et-Garonne sur la ligne Bordeaux-Toulouse.

Les gares du Tarn-et-Garonne

Le samedi matin de bonne heure, le voyageur qui arrive d’Agen entre en Tarn-et-Garonne par Lamagistère où le train s’arrête à 6.35. Pas d’arrêt à Golfech pour arriver directement à Valence d’Agen à 6.41. Puis, sans arrêt à Pommevic, le train entre en gare à Malause à 6.47. Sept minutes plus tard il est à Moissac et en entrant à Castelsarrasin, la cloche sonne 7 heures. Il lui faudra seulement treize minutes pour arriver à Montauban même en s’arrêtant à Lavilledieu ! En voiture il faut au moins le double. A Montauban ce train continue directement jusqu’à Toulouse où il arrive à 7.40. Même par le détour montalbanais le trajet Castelsarrasin-Toulouse est plus rapide que par l’autoroute. Pour visiter les autres gares du Tarn-et-Garonne il est possible à Montauban de s’attarder plus de demi-heure pour prendre le TER de 7.57 et là sans arrêt à Montbartier on fait escale à Dieupentale (8.09), Grisolles (8.14), Castelnau d’Estretrefonds (8.24) mais là on sort du Tarn-et-Garonne.

Si vous voulez repartir dans l’autre sens vous pouvez attendre 10.09 et vous revenez à Montauban à 10.27. Pour boucler la boucle le train de 19.07 est la seule solution pour arriver à Lamagistère à 19.45.

Au total sur la ligne il reste 12 gares en fonctionnement ce qui n’est pas mal s’il y avait beaucoup de trains à disposition.

Ce petit voyage confirme en effet le bien fondé de l’utilisation du train mais il faut en plus des trains au moins deux autres conditions : un parking sérieux dans la gare et à la descente du train, pour les villes comme Montauban ou Castelsarrasin, un service de bus adapté. Par exemple, à Montauban, pour aller de la gare à la zone industrielle il faut changer à Midi-Pyrénées.

Sur ce blog nous sommes prêts à publier toutes les observations des usagers du train en Tarn et Garonne.

4-10-2010 Jean-Paul Damaggio

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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 16:33

 

 Les grands communicateurs d’Eurosud Transport savent en appeler à l’histoire : « Historiquement, l’axe Garonne-Aude, entre les Pyrénées et le Massif Central, constitue la transversale la plus fréquentée du pays depuis l’Antiquité. » donc il faut une LGV Narbonne-Bordeaux sauf qu’ils reconnaissent : « il faut cependant distinguer la LGV Bordeaux-Toulouse du tronçon Toulouse-Narbonne, les deux sections ne faisant pas, pour le moment, l’objet des mêmes volontés d’aménagement. » (en bon français : la région Languedoc Roussillon ne veut pas financer).

Plutôt que d’en revenir à l’Antiquité voyons comment la voie ferrée Bordeaux-Cette (on écrivait alors ainsi Sète) fit le « bonheur » du Sud-Ouest. Par cette transversale si importante, Toulouse voit la création de sa gare, ligne dont Montauban devait être exclue mais la bataille des élus locaux fut telle qu’ils ont pu obtenir un détour, fondamental dans son développement. Trente ans après, nous aurons enfin Toulouse-Paris par Limoges qui fera de Montauban un croisement. Je ne dis rien ici de la deuxième ligne de Sud-Ouest qui passe aussi à Montauban et qui pouvait rejoindre Paris par Saint-Antonin dès 1858.

Avec cette ligne Bordeaux-Cette (la derniètre à être électrifiée autour de 1960 tellement elle était cruciale !) nous avons une triste démonstration : la voie ferrée construite par et pour les marchands anglais fera leur bonheur mais pas celui des habitants de la région. Comment et pourquoi ? Juste avant la voie ferrée, le chantier de la construction du canal latéral à la Garonne s’acheva en 1853, le train passant trois ans après. La Compagnie dont tout le monde sait qu’elle faillit détruire le cloître de Moissac (encore une bataille citoyenne heureuse qui évita un massacre), avait proposé, et ça se sait moins, d’arrêter la construction du canal pour y mettre le train à la place. Autre bataille citoyenne pour arrêter cette opération mais qui donna lieu à un compromis bancal comme nous allons le voir : la Compagnie devenait propriétaire du canal (là elle gagnait) mais s’engageait à ne pas le détruire (là elle perdait). Elle appliqua des tarifs prohibitifs sur le canal pour le bénéfice du train qui transportait à moindre coût les marchandises du port de Cette à celui de Bordeaux. Quand l’Etat racheta le canal c’était trop tard, la Compagnie avait imposé sa loi. Je ne dis pas que la Compagnie contribua seule à l’exode rural du Sud-Ouest mais elle joua son rôle y compris sur le plan industriel quand on sait que le transport du fer et des fontes des mines de Decazeville à Castelsarrasin était facturé au début de l’usine de Castelsarrasin 10,4 c la tonne km alors que le même transport coûtait 05,2 c la tonne/km pour aller à Paris.

Pour expliciter cette situation voici une double citation : celle de Pierre Dordonné professeur d’économie dans son livre L’ivre de politique Nègrepelisse entre protestants et catholiques où il reprend le livre d’Athané :

« La compagnie du chemin de fer du Midi a longtemps monopolisé le transport par eau et rail. Parmi d'autres, les municipaux de Nègrepelisse se sont maintes fois et unanimement prononcés en faveur du rachat des canaux du Midi par l’Etat. Voici sur cette question, une opinion écrite en 1908. Elle émane d'un ancien inspecteur d'académie, Athané, auteur d'un essai sur Montauban et le Tarn-et-Garonne :

« Ce grand travail - le canal latéral à la Garonne - aussitôt qu'il fut terminé (1832-1853) eut la mauvaise fortune de tomber sous la dépendance de la compagnie des chemins de fer du Midi qui se chargea de son exploitation.

Les nombreux canaux du nord et de l’est de la France transportent les marchandises à bas prix, forçant ainsi les compagnies à abaisser leurs tarifs... La compagnie du Midi elle, maintint ses propres tarifs à un taux élevé, elle perçut sur les canaux des taxes exorbitantes... Un détail donnera l’idée de l’importance de la libération des canaux qui date du 1er juillet 1898 : une tonne de vin coûtait avant la réforme 18,6 F pour aller de Cette à Bordeaux ; elle ne coûte plus que 10 F. »

Il est vrai que le rachat des canaux aussitôt concrétisé par la suppression des péages avait entamé les belles additions de la Compagnie du Midi. Sur le seul premier semestre de 1899 les canaux gonflaient leur trafic de 67 % - essentiellement en denrées agricoles - et la Compagnie, elle, enregistrait une perte sèche de 6 millions de francs - 1/10 éme de son produit brut - à partager en perte de trafic pour 1/5ème, en baisse des tarifs pour le reste. Mais la courbe du bénéfice global de celle-ci n’en avait été infléchi que pour quelques mois : le temps de reprendre en accroissement de volume ce qui s'était perdu en profit unitaire. Pour autant qu'on n'aille pas croire qu'en cette levée de monopole nos régions s'étaient revitalisées : en l’an de malheur 1898, l’hectolitre de blé ne s'achète plus qu’à 13,50F! »

 

Bref, une voie de communication remontant à l’antiquité n’est rien par elle-même. Tout dépend de la politique qui l’entoure. Avec la LGV ce sont les mégapoles qu’il faut avantager pas l’entre deux. Un temps de réflexion s’impose donc avant de prendre le mauvais train. 20-02-2010 Jean-Paul Damaggio

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