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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 21:20

Juste avant le Congrès de Tours, Verfeuil est passé par le Gers et le Tarn-et-Garonne. De ce fait, Le Socialiste du Gers a mentionné ce passage et suite au Congrès de la scission il a repris le propos de Verfeuil : Oui au Parti communiste mais sans allégeance à Moscou ce qui vaudra à Verfeuil d'être parmi les exclus de la fin 1921-1922, débat évoqués dans d'autres éléments du blog. J-P Damaggio

 

Le Socialiste du Gers 5 octobre 1920

Tournée de propagande

Le Citoyen Raoul Verfeuil de la C. A. P. accomplira dans le Gers, du 15 au 24 octobre la tournée de propagande depuis longtemps demandée par le bureau de la fédération. En raison du peu de temps dont dispose le conférencier, et tenant compte de la difficulté des communications, le conseil a décidé qu'il ne pourrait être donné de réunion qu'au siège des groupes constitués comportant le plus grand nombre d'adhérents et qui, de plus, se chargeront de transporter et accompagner le conférencier à l'aller ou au retour. En conséquence, les secrétaires des sections suivantes : Vic- Fezensac, Fleurance, Eauze, Lannepax, Mirande, St-Clar, Gimont et Lectoure, sont priés de nous renseigner par retour du courrier sur le local et l'heure de la réunion, ainsi que le jour préféré. Pour ce dernier, il est fait toutes réserves utiles en vue de l'organisation définitive de la tournée. Les sections de Miradoux et d'Auch se désistant en faveur des groupes en formation de Condom et de l'Isle-Jourdain, nous prions les camarades de ces deux dernières localités de répondre d'urgence aux questions posés plus haut aux autres secrétaires. Nous attendons toutes ces réponses pour arrêter les dates et préparer les affiches passe-partout dont chacun nous dira le nombre qu'il sera nécessaire de lui envoyer, Le numéro du 15 octobre paraîtra un jour plus tôt et donnera les derniers détails, Nous comptons sur le zèle et sur l'activité des militants pour assurer au vaillant Raoul Verfeuil le succès et l'aise qu'il mérite et qu'il sait pouvoir attendre des socialistes de notre département. Le Bureau Fédéral.

P, S. — Nous dire également les véhicules et conducteurs qui pourront être mis à notre disposition pour transporter l'orateur d'un groupe au groupe voisin, lorsque ces groupes ne seront pas situés sur une ligne de transports publics.

 

Le Socialiste du Gers 15 octobre 1920

Tournée de propagande par le Camarade Raoul Verfeuil

Raoul Verfeuil, membre du Conseil national et délégué à la propagande, procédera du 15 au 23 octobre à une tournée de conférences dans notre département. Voici la liste des réunions arrêtées définitivement à l'heure où nous écrivons ces lignes.

Vendredi 15: Lectoure.

Samedi 16 : Fleurance.

Dimanche 17 : Vic-Fezensac.

Lundi 18 : Mirande.

Mardi 19 : Eauze (non définitif).

Mercredi 20 : Gimont.

Jeudi 21 : St-Clar.

Vendredi 22 : Auch.

Samedi 23: (encore-disponible). La tournée sera terminée ce jour-là pour permettre au camarade-Verfeuil de se rendre au Congrès fédéral du Tarn-et Garonne qui doit se tenir à Valence-D'agen, le 24 et où sa présence a été décidée.

Que les bureaux des sections qui doivent être visités se hâtent de nous indiquer, si elles ne l'ont encore fait, du lieu et de l'heure des réunions, qu'elles ont organisées afin de pouvoir utilement renseigner le conférencier.

Nous ne doutons pas que les secrétaires ne fassent diligence pour que notre ami Verfeuil trouve des camarades, au moment de son arrivée, qui seront se chargés de l'accompagner. Ils ne devront pas perdre de vue, également les moyens de lui permettre de se rendre, le lendemain, dans la Ville ou il est attendu selon le programme indiqué plus haut. Il serait même bon qu'ils avisassent le secrétaire de cette section de l'heure du départ et de l'heure probable d'arrivée. - Nous comptons, tous; les uns sur les autres afin que toute confusion soit évitée. Le Bureau Fédéral.

P-S.  Si, accidentellement, une section n'avait pas reçu les affiches annonçant la réunion qu'elle nous en informe sans retard. Nous ferons le nécessaire aussitôt.

 

Le Socialiste du Gers 15 Janvier 1921

 POURQUOI NOUS RESTONS dans le Parti

L'article de notre camarade Raoul Verfeuil n'exprime naturellement pas, dans toutes les appréciations qu'il contient, le point de vue de la majorité du Parti socialiste. Nous n'hésitons pas cependant à lui donner accueil.

Au moment où les dissidents s'efforcent d'égarer l'opinion sur les responsabilités de la scission socialiste, il nous plaît qu'un militant aussi justement considéré que Verfeuil rétablisse dans ses droits la vérité outragée. Et il nous plaît aussi de montrer que nous saurons à l'occasion donner la parole à nos camarades de la minorité du Parti. La discipline que nous entendons imposer à cette dernière ne consiste pas, pour elle, dans l'obligation du silence. —Am. D.

 

"La scission qui vient de se faire, à Tours, dans notre grand et cher Parti, sera néfaste, — si elle dure— à la cause du socialisme français et à celle de la Révolution mondiale elle-même. Voulue, dans ses origines lointaines, par Moscou, elle est due, dans ses origines immédiates, à la droite du Parti alliée à certains éléments reconstructeurs qui ont exploité admirablement, contre Longuet lui-même, le télégramme Zinoview. J'ai dit au congrès ce que je pensais de ce télégramme. Je ne retire pas un mot de ma déclaration. L'indignation qu'il a soulevée était sincère chez certains ; elle était factice chez les autres qui ont vu seulement, dans cette fameuse dépêche, l'occasion tant cherchée de s'en aller en beauté d'un parti dans lequel, à tort ou à raison, ils croyaient ne plus pouvoir vivre. Le télégramme était outrageant.

Nous avons reçu d'autres outrages pendant la guerre, depuis la "déviation mentale" jusqu'au "cafard du poilu" en passant par bien d'autres calomnies collectives ou personnelles. Nous sommes cependant restés. Si la scission ce fût jamais. justifiée, c'eût été pourtant à ces heures où l'on ne se contentait pas de nous injurier, mais où l'on faisait en outre subir à la doctrine et aux méthodes du Parti un autre bouleversement, ô Blum ! Que celui qui résultera de l'adhésion à la IIIe Internationale !

Le télégramme Zinoview appelait une protestation : elle a été formulée.

Frossard a textuellement affirmé que Longuet n'était pas, comme prétend Zinoview, un agent de l'influence bourgeoise ; la majorité du Congrès a fait siennes, par acclamations et à ma demande, ces déclarations sténographiées du secrétaire général du Parti. A ce moment là l'accord aurait pu facilement s'établir si d'aucuns n'étaient venus à Tours avec un nouveau parti en poche. Ceux-là voulaient, coûte que coûte, la cassure ! C'est tellement vrai qu'ils avaient - pour le cas où la motion Renoult eût été retirée par ses auteurs ou repoussée par le Congrès, — préparé deux autres positions de repli. Une nouvelle bataille se fut livrée sur les garanties à donner aux minorités, et une troisième sur la conférence de Vienne. Nous n'avons, malheureusement, appris ces choses qu'après le Congrès.

La scission, dans ces conditions, était difficile à éviter. Que ceux qui, de près ou de loin, dans quelque camp qu'ils se trouvent, en sont responsables, portent cette responsabilité, s'ils le peuvent, d'un cœur léger ! Nous ne pensons pas, quant à nous, que ce soit en divisant le prolétariat, sur quelque terrain que ce soit, qu'on sert-bien le-socialisme. Et c'est la raison essentielle qui nous a fait rester dans le Parti. Nous ne pouvions d'ailleurs pas, en tout état de cause, rejoindre la droite dans une organisation cessant d'être un groupement de synthèse pour de venir un groupement d'affinités. Bracke me disait un jour rue de la Bretonnerie : «Je supporte Albert Thomas dans l'unité parce que l'unité suppose la représentation de toutes les tendances ; l'unité brisée, je ne pourrai pas vivre dans le même parti que lui». Une seule chose aurait pu justifier la scission : des mesures d'ostracisme prises par le Congrès contre telle ou telle fraction, ou même telle personnalité. Ces mesures ont été écartées et le Congrès était disposé à voter sur le champ une charte des minorités qui, sans nous donner entièrement satisfaction, garantissait cependant notre liberté d'opinion et d'action en même temps qu'elle sauvegardait notre dignité d'hommes et de militants. Les déclarations des délégués de province nous avaient, d'autre part, complètement rassurés sur la façon dont les fédérations, presque unanimes, comprenaient l'adhésion à la III Internationale. Malgré cela, des citoyens ont cru devoir rompre avec le Parti. Il en est parmi eux, dont le départ était souhaitable; il en est d'autres que pour ma part je regrette profondément de ne plus voir à nos côtés. Nous ne sommes pas tellement riches en hommes que nous puissions faire aisément notre deuil du concours précieux qu'ils nous eussent continué. Ce n'est d'ailleurs pas sans hésitations que certains d'entre eux ont pris une telle détermination. Je connais leurs troubles de conscience pour les avoir moi même partagés et je puis bien dire que Longuet par exemple, serait resté avec nous si des amitiés sur lesquelles il comptait ne s'étaient, au dernier moment, dérobées. Nous voici maintenant séparés. Ce n'est certainement pas ce que souhaitaient les reconstructeurs de nos fédérations-qui nous avaient envoyés à Tours. Puissent-ils, ces camarades obscurs et dévoués, réparer rapidement le mal que l'on a fait par dessus leur tête et contre leur volonté. Il leur appartient, à leur tour, de parler et d'agir. Nous les aiderons, pour notre modeste part du mieux que nous pourrons, dans les efforts qu'ils voudront bien faire pour réconcilier les frères devenus ennemis. Nous nous sommes inclinés, en militants disciplinés, devant les décisions du Congrès national. Il n'y a pas de parti possible sans discipline. Nous entendons cependant, comme je l'ai déclaré, conserver notre indépendance d'esprit, notre dignité, nos conceptions propres. La discipline nécessaire et renforcée du Parti ne nous interdit pas d'entreprendre ou de soutenir une action en faveur du rapprochement de toutes les forces révolutionnaires momentanément divisées. L'Unité est morte: Vive l'Unité !

RAOUL VERFEUIL.

 Autre article du même journal

Le Congrès Socialiste

Dédié aux réflexions de nos amis et aux méditations de Verfeuil.

Enfin, notre Parti socialiste vient, dans son Congrès de Tours, de faire la scission avec les réformistes. Tant mieux. Il était désirable que le Congrès se terminât dans ces conditions. Nous avons eu le tort même de faire trop de concessions à ces renégats. Nous ne devions pas hésiter à déclarer que nous souhaitions la scission. Les Renaudel et les Longuet ne parlaient pas la même langue que nous. Les mêmes mots n'avaient pas la même signification pour les uns et pour les autres. Comment pourrait-on faire l'unité entre gens si différents. Ce n'était pas possible. Enfin, nous allons pouvoir mener l'action qui nous conduira prochainement à la transformation sociale totale. Nous n'aurons plus de freineurs pour nous empêcher de monter la côte de la Révolution. Longuet-Paul Faure et leur bande sont démasqués puisqu'aussitôt la scission acquise ils décidaient de fusionner avec Renaudel et ses amis dans un nouveau Parti alors que pendant la guerre ils prétendaient impossible l'entente entre ces deux groupes. Bientôt ils seront avec les radicaux, lesquels les attendent. Quand on voit M. Schwob, du Phare accepter le socialisme de ces gens-là, on est fixé sur leur socialisme. Les Longuet et les Renaudel ont voté tous les crédits de guerre jusqu'à l'armistice, ils ne repoussent pas leurs actes et sont prêts à les renouveler. Cela ne pouvait être admis par nous, en aucun cas. Le Congrès s'est terminé comme il le fallait. Bravo.

 

Accaparons les syndicats, à présent, ce qui sera facile, et l'avenir sera ensuite à nous. Edmond GUILLOU. (Du Prolétaire de la Vendée).

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