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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 17:37

Je comprends à présent pourquoi tu tiens tant à te lancer dans cette confrontation entre les deux romanciers. Tu voudrais que la lutte des classes se déroule entre gens intelligents, honnêtes, savants, courageux, car conscients d’appartenir de toute façon à l’humanité. Ils se respecteraient.

Je ne crois qu’aux rapport des forces et non au respect car la couche de civilisation reste microscopique où que l’on soit sur terre.
- Parce que le rapport des forces implique que toute fin justifie n’importe quel moyen ? Vazquez Montalban est le premier à répéter que le romancier c’est toujours l’assassin, que la communauté des écrivains est toujours saignante, d’où son roman Le prix, saignante mais symbolique… Saignante mais cultivée la culture n'étant cependant la preuve de rien comme l'indique son portrait d'un fascite ordinaire en rgentine il y a peu de temps encore.

Difficile tâche que la tienne car les mots peuvent très vite quitter leur état de symbolique pour devenir des ordres aussi criminels que ceux des tueurs professionnels. Galindez est même une mise en garde sur ce point puisque le militant basque est physiquement tué par ses bourreaux pour ses écrits, et l’étudiante qui trente ans après se lance dans l’étude du cas meurt à son tour, uniquement pour les mots quelle sort de l’oubli. Là aussi c’est l’anti-plagiat ! Pour Vargas Llosa, l’histoire est celle de la mort du dictateur et non celle d’un opposant. Cependant dans les deux cas l’histoire se répète. La mort de Trujillo n’est pas la fin du cycle de la dictature. La mort de Galindez n’est pas la fin du cycle de la liberté. Simplement, dans un cas on sent la possible victoire au bout du chemin, alors que dans l’autre, les perdants sont et restent des perdants.

Pessimisme de Manuel, optimisme de Mario ? L’un combat un système en place que l’autre défend même s’il en critique de multiples aspects.

Est-ce que quand la lutte des classes prend une tournure plus courtoise, elle n’est déjà plus la lutte des classes ? Est-ce que quand Mario et Manuel sont assis à une même table pour débattre, c’est moins fondamental que quand chacun est dans une tranchée les armes à la main ? Parce que les deux romanciers ont vécu leur jeunesse sous de dures dictatures ils s’opposent aux fondamentalistes qui prônent le pire pour mieux atteindre le meilleur. Car le pire engendre toujours le pire donc il faut tout faire pour limiter la guerre des classes au nom des intérêts du peuple. Dans toutes les guerres, le peuple est celui qui paie la note au plus haut prix. Contre cette guerre des classes, il existe des forces raisonnables dans les deux camps. Il appartient donc à chaque camp de contrôler ses propres extrémistes y compris ceux qui utilisent le verbe à défaut de pouvoir utiliser les armes.

Tout ceci suppose une autre question : la lutte des classes peut-elle se concevoir comme l’élimination de l’adversaire ? L’objectif est-il une société sans classe qu’on appellerait le communisme ? Si comme le pense marx, l’histoire a toujours été l’histoire de la lutte des classes, alors la fin des classes serait la fin de l’histoire ? ou la fin de la préhistoire de l’humanité ? N’est-ce pas le retour du rêve religieux de paradis ?

Les deux hommes tiennent leurs propres réponses et nous devrons les chercher.

27-02-2012 Luis Verdad

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Published by éditions la brochure - dans vazquez montalban
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