Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 21:50

Vasilieres.JPG

L'ombre sur l'écran c'est B. Ouardes et les deux hommes debout au fond sont les arrière-petits-fils.

 

Par l’intermédiaire de deux arrières-petits-fils, Paul Vasilières est revenu à Castelsarrasin et il est revenu car Bernard Ouardes, après un travail minutieux, a pu lui rendre un bel hommage. L’homme est décédé en 1958 en laissant une œuvre « d’analystes » déposé aux archives communales et départementales. Ce personnage original venait de Pamiers où son père avait été maire et conseiller général, représentant la droite, ce qui est original pour l’Ariège mais moins pour Pamiers. Les lois laïques ont perturbé sa vie scolaire si bien qu’il s’et engagé dans l’armée rompant ainsi une tradition familiale impliquée dans le droit. Mais bon, je ne vais pas raconter sa vie ici… simplement noter le succès de la conférence de ce 21 mars 2012.
L’association de sauvegarde du patrimoine castelsarrasinois a décidé de faire enfin ce qui n’a jamais été fait : mettre l’œuvre de cet analyste à la disposition des lecteurs avec l’aide des Editions la Brochure. Le livre qui aura 300 pages en format A4 avec beaucoup de pages en couleur est en souscription au prix de 20 euros (25 euros ensuite) jusqu’au 16 mai 2012. On peut souscrire en envoyant un chèque à l’adresse suivante :
Association de Sauvegarde du Patrimoine Castelsarrasinois
2 rue du Soleil
82100 Castelsarrasin
Tel : 05 63 95 12 46

Nos éditions sont heureuses de soutenir cette initiative ce qui en surprendra plus d’un vu les idées politiques de cette famille mais c’est ne pas comprendre que la quête honnête du savoir dépasse les idées politiques de chacun. Aucune étiquette n’est la garantie de l’honnêteté. Pour Paul Vasilières, comme pour Edouard Forestié, le montalbanais dont nous avons déjà réédité un texte sur Olympe de Gouges, le souci du savoir était exemplaire. Mais pourquoi «analyste » ? Parce que Vasilières ne travaillait pas en historien mais à partir des circonstances de la vie qui étaient son guide. Nous apporterons quelques explications avec documents à l’appui. 21 mars 2012 Jean-Paul Damaggio

 

P.S. : De la discussion je retiens ce souvenir évoqué par une dame : "dans la rue Paul Vasilières saluait, en levant le chapeau, les enfants au même titre que les adultes". Je trouve çà très beau.


Article de La Dépêche



http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/21/1311303-paul-vasilieres-l-historien-de-la-ville-enfin-rehabilite.html



Paul Vasilières... Qui, dans la ville sous-préfecture, connaît ce Castelsarrasinois qui refusa, de son vivant, qu'une place de la commune, et pas n'importe laquelle, celle face à l'église Saint-Sauveur (la place de la Raison), porte son nom? S'il en est un qui travaille depuis plusieurs mois pour réhabiliter la mémoire et l'œuvre de cet illustre inconnu de Castelsarrasin, c'est Bernard Ouardes, l'infatigable président de l'Association de sauvegarde du patrimoine castelsarrasinois (ASPC). Avant la conférence qu'il y consacre aujourd'hui à 18 heures, dans la salle de la médiathèque, il a accepté de nous dévoiler ce que Castelsarrasin doit à cet Ariégeois d'une notable famille d'élus de Pamiers.

Qui est Paul Vasilières?

C'est le fils d'un riche propriétaire terrien ariégeois dont le grand-père et l'arrière-grand-père ont été maires et conseillers généraux de Pamiers.

Il n'est pas Castelsarrasinois.

Pas de naissance. Il devient Castelsarrasinois par mariage en épousant Céline Capela, fille d'Omer Capela, un notable avocat castelsarrasinois.

Mais pourquoi, en 1958, le maire Adrien Alary a-t-il voulu lui donner, de son vivant, le nom d'une place?

Pour la simple et bonne raison que Vasilières a consacré toute sa vie, pas moins de cinquante ans, à étudier, chercher à Castelsarrasin. Archéologue, érudit, historien, il a méthodiquement fait mille ans d'histoire de Castelsarrasin. Personne, depuis, n'a réalisé ni dépassé son travail. Son étude est une mine d'or qui a été utilisée, pour ne pas dire pillée, par la suite par nombre de chercheurs qui se sont intéressés à l'histoire de Castelsarrasin.

Comment se fait-il que le plus grand nombre l'ignore?

Tout simplement parce qu'il n'a jamais édité ses travaux. En 1953, il a déposé deux exemplaires de sa monumentale thèse sur Castelsarrasin à la mairie et aux archives départementales.

Comment, alors, la municipalité de l'époque s'est-elle intéressée à son œuvre?

Pour deux raisons. Alary se rend compte du nombre de personnes qui viennent consulter la thèse de Vasilières en mairie. L'engouement et l'intérêt de la population sont réels. D'autre part, en 1957, la ville de Detroit, qui fête le tricentenaire de sa création, et par voie de conséquence Lamothe-Cadillac (fondateur de la ville), invite en grandes pompes le maire de Castelsarrasin et celui de Saint-Nicolas-de-la-Grave, M. Doustin. Le maire de Detroit réclame des documents historiques. À juste titre, le seul capable de le lui fournir, c'est Vasilières, qui est en relation avec des descendants de Lamothe-Cadillac.

Comment se fait-il que la place Vasilières n'existe pas?

En février 1958, le conseil municipal souhaite rendre un hommage unanime à l'œuvre de son historien en baptisant la place de l'église (de la Raison aujourd'hui) place Paul-Vasilières. Trop modeste, il refusera cet honneur qui lui est fait de son vivant. C'est en partie la raison pour laquelle l'historien n'a pas la notoriété qu'il devrait avoir.

Comptez-vous réparer?

Le plus important, pour l'heure, c'est de rendre public son œuvre. Pour ce faire, nous allons éditer pour la première fois son ouvrage qui couvre mille ans d'histoire de Castelsarrasin (éditions La Brochure; en souscription, 20 €). Pour le reste, je suis partagé. Vasilières ayant refusé tout honneur, doit-on ne pas respecter son vœu?

Partager cet article

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans tarn-et-garonne
commenter cet article

commentaires

Philippe Garnier Delabaudinière 18/01/2013 15:51

http://www.facebook.com/photo.php?fbid=408756645866821&set=pcb.408757075866778&type=1&theater

Présentation

  • : Le blog des Editions la Brochure editions.labrochure@nordnet.fr
  • Le blog des Editions la Brochure editions.labrochure@nordnet.fr
  • : Rendre compte de livres publiés et de commentaires à propos de ces livres
  • Contact

Activités de La Brochure

 

La pub sur ce blog n'est bien sûr en aucun cas de mon fait. Le seul bénéficiare financier est l'hébergeur. En conséquence ce blog va servir exclusivement aux productions de La Brochure. Pour les autres infos se reporter sur un autre blog :

 VIE DE LA BROCHURE

 

BON DE COMMANDE EXPRESS en cliquant ICI      

___________________________________________________________

 Les Editions La Brochure publient des livres, des rééditions, des présentations de livres. Ils peuvent être commandés à notre adresse ou demandés dans toutes les librairies (voir liste avec lesquelles nous avons travaillé  ici      ) :

Editions La Brochure, 124 route de Lavit, 82210 ANGEVILLE

Téléphone : 05 63 95 95 30

Adresse mèl :                          editions.labrochure@nordnet.fr

Catalogue de nos éditions :                                       catalogue

Catalogue 2011 :                                                                   ici

Présentation des livres :                                          livres édités

Bon de commande :                                             bon de commande

Nos livres sont disponibles chez tous les libraires

indépendants en dépôt ou sur commande

 

Nouveau blog RENAUD JEAN et LIVRES GRATUITS

Vous pouvez nous demander de recevoir la lettre trimestrielle que nous publions et nous aider avec les 10 euros de la cotisation à notre association. Merci de nous écrire pour toute information. Les Editions La Brochure.      

Articles sur la LGV: seulement sur cet autre blog:

Alternative LGV 82     

 

 

Nouveautés de 2013

 Elections municipales à Montauban (1904-2008) ICI :

Moissac 1935, Cayla assassiné : ICI

Tant de sang ouvrier dans le nitrate chilien ICI  

Révolution/contre-révolution le cas du 10 mai 1790 à Montauban ICI

 ADÍOS GUERRILLERO  ici

J’ai vu mourir sa LGV ici

Derniers titres :

Portraits de 101 femmes pour 20 euros. ici

Karl Marx, sur Bolivar ici

Ducoudray-Holstein Histoire de Bolivar ici

Jean-Pierre Frutos, Refondation de l’école ici

Jean Jaurès : Articles de 1906 dans La Dépêche et dans l’Humanité ici

Recherche