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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 12:46

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En Tarn-et-Garonne nous aurons au moins deux écrivains aux législatives : le communiste Maximilien Reynès-Dupleix et la socialiste Valérie Rabault. Je viens d’achever la lecture du livre (voir photo), au titre qui peut sembler provocateur, mais quand on se place sous l’égide de l’audace, il ne faut rien craindre. A lire ce titre, un esprit décroissant va de suite imaginer qu’il s’agit encore d’analyses de deux économistes obsédées par le passé perdu avec retour au productivisme fondamentaliste. Or, les deux auteures, tout en étant en effet des économistes de haut rang, sont au contraire des femmes jeunes plutôt obsédées par le futur POLITIQUE de la France. Elles se projettent en l’an 2040 et considèrent que le modèle social français a en lui tous les atouts pour sortir de la sinistrose.
Un titre décalé pour une pensée décalée ?
S’appuyer sur la riche histoire de la France sans se placer contre, ou hors de l’Europe ?
S’appuyer sur les vertus du politique pour arriver à une autre économie ?
S’appuyer sur Liberté, Egalité, Fraternité pour inverser la tendance actuelle ?
C’est possible tout ça ? Et elles répondent oui dans un livre qui, en plus, se lit de manière très agréable. A l'émission C dans l’air, entre Valérie Rabault et Karine Berger ils ont deux femmes qui pourraient nous changer du discours ambiant.

J’ai toujours aimé la célèbre phrase de Danton : « de l’audace, toujours de l’audace, rien que de l’audace», et comme Léon Cladel je continue de rêver à une Révolution française où Danton et Robespierre auraient marché main dans la main. On ne refait pas l’histoire mais on peut toujours rêver et le livre Les Trente glorieuses sont devant nous est là pour faire rêver. Pour répondre aussi à cette sinistre auto-flagellation que tout Français devrait s’imposer, le modèle français étant d’un archaïsme absolu. Ce livre sur ce point comme sur bien d’autres est salutaire et je me reconnais dans le profond désir de politique qui l’anime.

 

« Parce qu’en Europe il n’y a pas de maternelle, pourquoi la France conserverait cette anomalie ? » m’expliqua un jour un inspecteur d’académie. Le double discours est souvent là : nos malheurs viennent de l’extérieur et l’extérieur c’est toujours mieux que chez nous (surtout le modèle anglo-saxon) ce qui tue doublement tout esprit d’initiative. Autre exemple : notre pays devient un pays de vieux mais il ne faut pas d’étrangers. C’est la même mise à mort. En Espagne ils ont ce mot difficile à traduire : insimismado (se replier sur soi). Pour retrouver demain l’énergie qui a fait les trente glorieuses, les deux écrivaines ne manquent pas de solutions tournées vers les autres.

Le dernier chapitre débute par une citation de Barère de Vieuzac :
« Il serait beau de voir la Convention nationale, immobile au sein des tempêtes, s’occuper de l’éternité de la République. » Une citation reprise de l’extraordinaire livre de Denis Guedj, Le mètre du monde, un des auteurs trop tôt disparu, présent sur ce blog pour l’admiration inconditionnelle que je lui porte.
Le père Cladel croisa un jour dans ses chères Pyrénées le vieux Barère et fit à table de récit de la rencontre qui marqua à jamais son fils. Barère c’est une face oubliée de la révolution. Pour ne pas oublier ce livre, je prends juste un élément pour expliquer comment je me positionne.

Le cas des transports :
« Concernant les transports, l'enveloppe de 20 milliards d'euros se répartirait en 4 milliards d'euros sur le fret ferroviaire, 4 milliards d'euros de transports en commun au sein des banlieues des cinq plus grosses villes françaises (choisies en fonction des projections d'évolution par région de l'Insee), 7 milliards d'euros sur le TGV et 5 milliards d'euros pour le développement de la technologie d'une voiture consommant moins de 2 litres aux 100 kilomètres.
Le volet TGV serait le cœur du partenariat européen lancé par la France. Le déploiement des transports en commun, en fait des transports ferroviaires, doit nécessairement se poursuivre à l'échelle européenne dans les trente prochaines années, et ce, pour au moins deux raisons. Premièrement, parce qu'il s'agit de l'un des rares domaines qui, depuis le début de la construction européenne, n'a enregistré aucun chantier intereuropéen. Deuxièmement, parce que l'effet levier économique serait maximal par son résultat - création d'échanges - et par sa mise en œuvre - implication d'entreprises privées sous-traitantes des différents pays européens. Dans le chapitre 1 est évoquée une future ligne TGV Paris-Berlin qui pourrait constituer un chantier non seulement structurant pour le remodelage des espaces économiques géographiques européens mais également un symbole politique puissant. Pour autant, d'autres projets transeuropéens peuvent être étudiés, l'enveloppe française de 7 milliards d'euros permettant d'ores et déjà de couvrir la construction de plus de 500 km de lignes de TGV. »
Ce que je trouve appréciable, c’est l’équilibre, fret, TER, TGV. Pour le moment c’est le déséquilibre total en faveur de la grande vitesse. Quand une nouvelle ligne est nécessaire, je suis pour mais vérifions bien d’abord. Ce que je trouve surprenant c’est qu’avec 7 milliards on puisse annoncer plus de 500 km de ligne grande vitesse ! Aujourd’hui selon RFF qui minimise les coûts c’est 28 millions du km (voir pour Tours-Bordeaux et les nouvelles données 2011 pour Toulouse-Bordeaux) donc pour 500 km ça fait : 14 milliards soit le double ! Voilà comment, en poussant vers le tout TGV on crée ensuite le déséquilibre car où prendre les 7 milliards qui manquent ?
Ce compte-rendu est trop bref, j’y reviendrai dès que le débat LGV me laisse en repos.
1-03-2012 JP Damaggio

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Published by éditions la brochure - dans tarn-et-garonne
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