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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 17:15

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affiche angeville Avec le nouvel article de La Dépêche de ce jour 16 février –le quotidien ne nous avait pas habitué à tant de précisions – tout indique que la LGV Bordeaux-Toulouse est K.O. En effet, Philippe Martin pour le Gers confirme son refus de payer Bordeaux-Tours et Bordeaux-Toulouse et il cite le cas du Lot qui a fait les mêmes annonces depuis longtemps, une façon de signifier à Martin Malvy que dans son propre département il ne fait pas la loi. Rappelons encore comme l’indique l’affiche que nous avions diffusée avec le Collectif Val de Garonne qu’en Midi-Pyrénées ce sont 15 collectivités sur 21 qui avaient refusées de payer.
Pour l’enquête d’utilité publique de Bordeaux-Toulouse dont les études devraient commencer dès la validation du tracé par NKM (sans doute avant le 29 février, date d’une importante réunion à Toulouse avec Guillaume Pépy), RFF doit proposer un montage financier. Vu les difficultés sur Bordeaux-Tours, le gouvernement savait que le projet aurait un mal fou à se financer d’où la déclaration de NKM visant à l’abandon de l’opération. Chaque jour le problème devient de plus en plus problématique, non parce que la LGV est considérée comme inutile, mais par manque de recettes dans les caisses des collectivités locales.
Alain Rousset le président de la Région Aquitaine devient modéré (il tenait surtout à Tours-Bordeaux) et en appelle au gouvernement qui doit entendre la colère des collectivités mais le gouvernement a déjà été mis à contribution plus que prévu pour Bordeaux-Tours donc il est coincé. Toutes ces manœuvres visent-elles à nous amuser le temps d’une campagne électorale ? Malheureusement elles permettent de faire circuler l’information sur le fond et ça n’arrange pas les autorités.
Sur ce blog nous nous sommes battus pour faire savoir, contre quelques sarcasmes parfois, qu’en Midi-Pyrénées, déjà pour le financement de Bordeaux-Tours, ce fut un refus généralisé. Je me souviens d’une réunion publique à Bressols où j’ai pu reprendre le maire affirmant : « La LGV tout le monde la veut » en lui rappelant la longue liste de ceux qui disaient NON dans la région. Pour les opposants à la LGV, le financement colossal n’est qu’un élément du dossier mais c’est l’élément par lequel le projet peut échouer. Il ne faudrait pas ensuite que pour ce même manque de finances les autorités refusent de rénover la ligne existante, le lobby routier se trouvant alors gagnant sur toute la ligne. En conséquence l’action doit se développer, en particulier en alertant les riverains et usagers de la ligne existante pour qu’ils contribuent à la mobilisation en faveur d’un véritable service ferroviaire. Si Alain Rousset semble se calmer c’est qu’au même moment il menace la SNCF d’un procès pour non respect de la convention concernant le transport régional !
Bref, c’est le moment de se faire entendre pour accroître la réflexion sur le dossier LGV et le refus que toute étude sérieuse entraîne.
16-02-2012 Jean-Paul Damaggio

Par éditions la brochure - Publié dans : la LGV toulouse-bordeaux - Communauté : environs de Toulouse
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