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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 21:53

Nous l’avions annoncé dès septembre : le financement de Bordeaux-Tours allait se changer en casse-tête. Combien nous ont rit au nez ? Aujourd’hui nous y sommes. Et c’est sans doute le plus grand pokeur menteur de l’histoire de France. Surtout au moment où Vinci demande une rallonge de 60 millions d’euros pour ce financement (une annonce du Figaro du mercredi 13 avril 2011 sur laquelle nous reviendrons).

Aujourd’hui tout est prêt pour débuter les travaux mais la ministre NKM a lancé un ultimatum : signez tous avant le 17 avril où sinon elle arrête tout ! Tout ne sera pas prêt le 17 avril, ça c’est sûr. Alors il y aura un report de l’ultimatum…

Donc on pratique la politique du fait accompli : les études sont réalisées, les expropriations aussi et au dernier moment on s’occupe de l’essentiel : qui va payer ? Voilà que Philippe Martin pour le Gers découvre qu’il est le seul département rural autour de la table ! Il aurait dû se renseigner avant de signer ! Sur huit départements de Midi-Pyrénées, ils sont deux ! La liste des présents est beaucoup plus rapide que celle des absents dont la Dépêche oublie systématiquement de mentionner, l’Aveyron de droite. Pourquoi cette fronde ? Izard commence à être pessimiste mais a-t-il seulement réfléchi une minute à ce que signifie le montant d’un tel investissement pour des gestions de Conseils généraux en berne ? Et sachons-le, c’est seulement le début du financement ! Pour convaincre quelques récalcitrants l’Etat distribue des promesses… le temps d’une signature ! Les Collectivités territoriales savent toutes que l’Etat est le pire des payeurs… y compris pour des versements obligatoires qui prennent deux ou trois ans de retard ! Aujourd’hui si nous ne savons pas encore comment se bouclera l’affaire, nous savons avec certitude que le feuilleton de la facture sera à multiples rebondissements.

Un mot sur la position de J-M Baylet : elle est cohérente avec les positions antérieures. Il négocie en ce moment des compensations qu’il va peut-être annoncer le 21 avril au Conseil général… Nous y serons pour suivre le dossier à la loupe.

J’ose encore espérer en un report de ce chantier gigantesque. JPD

 

 

La Dépêche du Midi

PUBLIÉ LE 12/04/2011 08:00 | JEAN-MARIE DECORSE

Financement de la LGV : rien n'est joué

Hier, toutes les collectivités territoriales n'ont pas signé la convention de financement de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux. En Midi-Pyrénées, il reste à trouver 52 millions d'euros. Tout avait pourtant bien commencé. Le préfet de région Dominique Bur avait souligné l'étape «décisive » que constituait la signature de la convention de financement de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux qui verra peut-être le jour en 2017. Un projet de 300 km de ligne nouvelle pour 6,7 milliards d'euros, constituant ainsi le premier maillon du programme de la LGV Sud-Europe Atlantique.

Mais, ce lundi matin, en préfecture, des fissures sont vite apparues dans une présentation officielle trop consensuelle qui a vite laissé percer le malaise ambiant. Car, dans le tour de table financier du chantier Tours-Bordeaux, tous les signataires n'étaient pas présents. S'il y avait bien la Région Midi-Pyrénées, la Haute-Garonne et le Gers, la communauté d'agglo du Grand Toulouse, celle de Montauban et des trois Rivières…, la moitié du bataillon était pourtant aux abonnés absents.

Des départements du Lot au Tarn en passant par les Hautes-Pyrénées, une partie de l'Ariège et d'autres regroupements de communes, tous ont choisi de différer leur décision, peu enclins à répondre à l'impératif de date fixé au 17 avril par l'État.

280M€ POUR MIDI-PYRÉNÉES

La contribution des collectivités de Midi-Pyrénées s'élevait initialement à 280 millions d'euros. Mais beaucoup manquent à l'appel et seuls des engagements pour 228,5 millions ont été signés à ce jour, soit 82 % de la participation des collectivités de Midi-Pyrénées au financement de Tours-Bordeaux. Il reste donc 51,5 millions d'euros à trouver, sachant que toutes les collectivités n'ont pas encore délibéré. C'est le cas de la communauté de Castres-Mazamet qui se prononçait hier soir, et du Tarn-et-Garonne, département qui doit gérer l'opposition des riverains dans la définition du tracé Montauban-Toulouse. Un complément d'études y est d'ailleurs mené.

Côté Aquitaine et Poitou-Charentes, le paysage est marqué aussi par de fortes réticences d'élus. Du coup, le monde politique n'a jamais semblé autant divisé sur le financement de Tours-Bordeaux, un projet articulé, il est vrai, autour d'un des tout premiers partenariats public-privé (PPP) de France. Pour la première fois, il est demandé aux collectivités de s'investir à hauteur de 1,5 milliard d'euros dans un projet qui sera construit et exploité par le concessionnaire Vinci choisi par l'État.

Dans ce contexte, la question est de savoir qui va payer le solde manquant. L'État ? Réseau Ferré de France partie prenante dans le financement et déjà lourdement endetté ? C'est toute la question avec le risque de devoir différer encore ce projet espéré pour 2018-2019.

 

 

Jean-Michel Baylet : "Respectez les gens"

Le conseil général du Tarn-et-Garonne n'était pas présent, hier, lors de la signature de la convention en préfecture de région. Dans un communiqué, son président, Jean-Michel Baylet, a déclaré : « Si nous considérons toujours ce projet de LGV comme une nécessité pour le développement économique régional et de notre département, le conseil général du Tarn-et-Garonne refuse cependant de s'engager tant que les garanties demandées n'ont pas été obtenues de manière définitive et absolue. Et notamment celles portant sur le tracé et son impact sur les habitations et les biens des citoyens. En l'état, les aménagements demandés ne sont pas garantis. Ce n'est pas respecter les gens que de leur imposer une ligne à grande vitesse à proximité de leurs habitations. Au conseil régional, Sylvia Pinel, responsable du groupe PRG, avait fait connaître les réticences du groupe qui s'était abstenu ». Jean-Michel Baylet n'entend pas « engager des fonds publics » sans ces garanties. « La balle est désormais dans le camp de Réseau Ferré de France (RFF) et des acteurs du projet » a ajouté le président du conseil général.

Ce qu'ils ont dit

Martin Malvy, région Midi-Pyrénées : « C'est une étape importante vers la concrétisation de la LGV Paris-Toulouse à l'horizon 2018-2019. Notre signature a été possible grâce aux avancées obtenues du gouvernement. Elle prévoit que région et collectivités Midi-Pyrénées retiendront entre 30 et 40 % de ce qui leur est demandé jusqu'au lancement des travaux entre Bordeaux et Toulouse. Nous avons toujours affirmé que nous considérions ce projet comme un tout. La raison de notre participation au financement de Bordeaux - Tours n'avait pour nous de signification que dans le cadre d'un axe Paris-Toulouse. Nous devions donc obtenir la garantie que le chantier entre Bordeaux et Toulouse s'ouvrirait dans les délais prévus. Notre engagement est hors du commun. Nous ne pouvions prendre le risque que Midi-Pyrénées, plus grande région de France, reste à l'écart du réseau européen à grande vitesse. »

Pierre Izard, conseil général de Haute-Garonne : « Le département s'implique à hauteur de 68,2 M€ pour la

LGV Tours-Bordeaux. Mais je commence à être pessimiste pour l'avenir. Je n'en fais pas un combat politicopolitique, mais il ne peut y avoir d'autre solution que notre participation financière. Pas question pour nous de payer pour les absents. Nous n'irons pas plus loin que notre participation actuelle. »

Pierre Cohen, communauté d'agglo du Grand Toulouse. « Que des collectivités locales ne jouent pas le jeu est dangereux et même irresponsable. La LGV est également la solution attendue pour 20 000 personnes de l'agglomération qui espèrent enfin une diminution du trafic aérien… »

Philippe Martin, conseil général du Gers. « Notre participation ne représente certes que 0,6 % du financement, mais je relève que nous somme le seul département exclusivement rural autour de cette table à participer à cette signature. »

André Trigano, communauté de communes du Pays de Pamiers : « La Basse-Ariège signe pour Tours-Bordeaux. Je veux rester optimiste et persuadé qu'en 2018, le TGV s'arrêtera entre Toulouse et Villefranche-de-Lauragais. On ne sera plus qu'à 4 heures de Paris et ce sera formidable pour le tourisme pyrénéen. »

 

 

 

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