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Mercredi 1 août 2012 3 01 /08 /Août /2012 15:26

Je viens de m’offrir une relecture de Sabotage Olympique où Vazquez Montalban s’est offert un feuilleton en direct pendant les J.O. de Barcelone en 1992. El Pais et la Stampa ont publié en parallèle aux J.O. officiels les J.O. absurdes tels que les a vécus contre son gré Pepe Carvalho. Pour la première fois le détective reconnaît qu’il n’est plus maître de son sort, un sort qui petit à petit lui échappera jusqu’à ce qu’il ne trouve de repos que dans une prison de Barcelone.

En 1992 Manolo-Pepe s’était promis de rester enfermé chez lui pendant les J.O. mais voilà, deux quotidiens l’invitent à réagir : peut-il refuser de donner sa version des jeux ? Il va donc appeler au secours son cher Pepe. Il est sorti de chez lui par les autorités des J.O. afin de partir en quête de disparus et d’éclaircissements au sujet de record plus que louches. Dans ce livre, Vazquez Montalban signe un retour à l’écriture subnormale que j’appelle sous-réaliste. Le grand Samaranch va être enlevé dans un univers loufoque où Bush persiste à confondre Barcelone et Badgad qu’il souhaite bombarder.

 

Vingt ans après ce n’est pas la guerre de Yougoslavie qui fait rage mais celle de Syrie et dans les deux cas nous sommes sommés de choisir entre la peste et le choléra. Depuis que la guerre froide est congelée, les guerres sont là de plus belle mais pas belles, pas belles….

 

Entre le feuilleton, et le roman publié ensuite, il y a bien sûr quelques ajustements. Ce feuilleton, je le lisais alors dans la Stampa d’où ma surprise quand page 23 de la version française je découvre l’expression : « socialisme royal » alors que côté italien Hado Lyria avait bien traduit : « socialismo reale ». En espagnol royal et réel, c’est le même mot… mais je penche plutôt pour le fameux « socialisme réel ».

 

Le hasard fait qu’aujourd’hui Gore Vidal vient de mourir et vous me direz : quel rapport avec Montalban ? En 2001, l’écrivain catalan a préfacé un recueil d’articles de Gore Vidal publié sous le titre : Patria et Imperio. « L’écriture de l’exil intérieur » nous indique en titre MVM qui pour sa présentation s’appuie sur les écrits de son complice de toujours José Maria Valverde. Gore Vidal le provocateur, Gore Vidal le critique de la société des USA, Gore Vidal l’écrivain ? Gore Vidal l’amant de Jack Kerouac ? En fait Vazquez Montalban semble trouver chez l’écrivain nord-américain un cas de rébellion qui, même s’il n’est pas toujours d’accord avec lui, mérite largement de vivre. Et moi, je sais très bien que cet écrivain typiquement nord-américain était tout autant un Italien… Jean-Paul Damaggio

Par éditions la brochure - Publié dans : vazquez montalban - Communauté : Le Sarmiento
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