Partager l'article ! Débat FdeG et UMP à Castelsarrasin (1): Le 11 mai, salle Jean Moulin à Castelsarrasin, les législatives de cette circon ...
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Le 11 mai, salle Jean Moulin à Castelsarrasin, les législatives de cette circonscription ont débuté par une opération originale, un débat entre le candidat FdeG, Maximilien Reynès-Dupleix et le candidat UMP Philippe de Vergnette. Mes activités ont fait que j’y suis arrivé avec quinze minutes de retard et que je suis parti quinze minutes avant la fin ce qui ne m’empêche pas de prévoir trois articles de compte-rendu. Celui-ci d’ordre général, un sur le candidat UMP et un autre sur le candidat FdeG.
Des thèmes retenus
Le service public, la santé, la sécurité, l’agriculture, l’éducation, l’énergie, l’emploi et…
S’il a été beaucoup du nucléaire RIEN sur la LGV sauf une allusion remarquée de M. de Vergnette qui a précisé qu’il préférait les barrages à la construction d’une LGV mais a-t-il ajouté, "on y reviendra sans doute" ce qui ne fut pas le cas. Pourquoi ? Par manque de temps ? Par négligence ? etc.
Je me suis souvenu d’un débat avec Sylvia Pinel (PRG) au moment des cantonales 2011 à Bénis (canton de Castelsarrasin). Elle traita la LGV à la fin comme une question parmi les autres. Vu les résultats du premier tour, à la veille du second tour c’est avec le soutien de Jean-Michel Baylet que TOUTE la réunion suivante a porté exclusivement sur la LGV. Il était trop tard et la candidate a subi un échec énorme.
La LGV est emblématique de TOUTE la politique que nous vivons. On peut être pour, on peut être contre, mais ça suffit l’impasse faite sur un sujet à 8 milliards d'euros !!! Un sujet où les politiques ont la décision entre las mains !!! Vous en connaissez des trucs à 8 milliards ? On fait avec ça dix aéroports aussi nuisibles d’ailleurs que la LGV ! Non, je ne suis pas un obsédé de ce sujet, je suis un obsédé du politique qui, à force de taper en touche… tue le politique et fait la joie non dissimulée de celle qui ramasse les miettes.
Pour les thèmes débattus, j’y reviendrai dans les autres articles.
Un public de convaincus
Je suis allé à cette initiative en pensant à un tel débat réalisé en 1973 entre le communiste Guy Catusse et Jean Bonhomme à la salle du Marché-Gare à Montauban. C’était l’époque où le PCF avait décidé d’en finir avec les meetings pour enfin discuter avec les citoyens. C’est vrai pas mal de questions étaient préparées à l’avance et distribuées à quelques militants (cette pratique cessa très vite). Depuis, les meetings sont revenus en force car, cachez le naturel, il revient au gallot et le naturel en politique c’est de plus en plus le spectacle.
Cette initiative m’est donc apparu comme très bonne car elle aurait dû attirer un public qui fuit les grandes messes. A vu des applaudissements, il fut très rares. Sur les 140 personnes nous pouvions compter 1/3 Front de Gauche, 1/3 UMP et 1/3 autres. Dans cette circonscription, le candidat UMP est fortement contesté par les militants UMP du cru qui ont brillé par leur absence. Philippe de Vergnette a pu vérifier que ses talents risquent ne pas suffire pour lancer une vraie campagne avec en plus en face un ancien député UMP, candidat dissident, soutenu par La Dépêche du Midi qui n’avait pas annoncé ce débat.
Faut-il noter les orateurs ?
L’essentiel ne tient pas à mes yeux dans la performance mais dans la nature des idées débattues. Dans de telles circonstances chacun fait ce qu'il peut au mieux. Simplement, si au départ l’idée me paraissait utile, je pense qu’elle s’est finalement avérée de peu d’intérêt. Je connaissais très bien les idées de Maximilien que je lis depuis très longtemps, que j’écoute à l’occasion. Pour de Vergnette, c’était sa première entrée en politique et il était intéressant de voir par quelle porte il allait y entrer. Les présents découvrirent en plus sa suppléante, Mme Giraudin, qui parla d’éducation en enfilant les poncifs les plus éculés de la droite.
L’animateur
Je ne le connaissais pas. Il distribua la parole, calma les esprits dans les moments les plus « chauds », posa quelques questions précises et sembla se trouver heureux de cette soirée
12 mai 2012 Jean-Paul Damaggio
Concernant la question de la LGV ce n'est pas une négligence ni un oubli volontaire mais véritablement un manque de temps. Nous avons manqué de temps globalement pour beaucoup de choses dans ce débat (dans le domaine des services publics, de l'éducation, de l'emploi à la fin..) Bref c'est toujours compliqué, les candidats s'emballent et malheureusement nous n'avons pas pu traiter tous les sujets, même s'il aurait été très important de parler de la LGV, je le conçois.
Donc voilà je rectifie un peu les allusions pouvant porter à confusion, mais malheureusement comme ceux qui organisaient le débat n'étaient pas forcément nés en 1973 nous n'avons, à notre grand dam, pas pensé à tout.
Cordialement
Merci pour ce commentaire qui ne peut me convaincfre de la part de quelqu'un que je lis avec plaisir sur Les Nouvelles du TetG, journal du PCF où il n'y a jamais eu de place pour parler de l'alternative LGV malgré des dizaines de réunions des associateions. Non la LGV c'est pas un sujet parmi les autres et quand on constate que c'est le candidat UMP qui avait manifesté le souhait qu'on en parle... Même en 1973 tout n'a pas été traité. Il appartient à l'organisation d'afficher des impératifs.
J'ai envie d'offrir cette parabole :
Bonjour docteur, dit le malade, j'ai un cancer mais aujourd'hui, soignez ma grippe et je reviendrai plus tard pour le cancer.
cordialement jpd