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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 21:25

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Les Editions La Brochure publient l’ouvrage de Bernard Ouardes sur l’Hôtel Cadillac et pour ce faire pour la première fois, un CD accompagne la brochure de 28 pages, le tout pour 7 euros. Le journaliste de La Dépêche a devancé le compte-rendu que nous pouvions en faire. Comme il est parfait, le voici. Ajoutons l’autre brochure qui détaille la chaire de l’église, toute en couleur, pour 7 euros aussi. Nous y reviendrons. JPD

C'est devant la dernière demeure d'Antoine Laumet, alias Lamothe-Cadillac, le plus illustre gouverneur de place d'arme de Castelsarrasin, que Bernard Ouardes nous a donné rendez-vous, hier matin. L'historien castelsarrasinois sort, en effet, ce mercredi, en librairie, un ouvrage inédit sur ce lieu emblématique de la ville sous-préfecture où s'exerça durant des siècles le pouvoir local des gouverneurs, les représentants directs du Roi de France. Un hôtel particulier aujourd'hui propriété privée du pharmacien Jacques Duchène qui nous a exceptionnellement permis de faire une visite des lieux. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard, si l’ex- professeur d'histoire mue en agent d'assurances a choisi de s'intéresser à la plus ancienne demeure bourgeoise de la cité.
«C'est vrai que, pendant plus de 25 ans, mon cabinet était installé au rez-de-chaussée qui donne sur la place Lamothe-Cadillac», se remémore, non sans nostalgie, Bemard Ouardes. Cette aile, qui ne paye pas de mine, est la seule partie visible de l'hôtel et n'est d'ailleurs pas d'origine. Elle date en, effet, du XVIIIe alors que le bâtiment est du XVIe siècle. Du temps de Cadillac, l'hôtel qui a la particularité d'être construit entre cour et jardin donne directement sur la place du Château. «La mention la plus ancienne que j'ai pu trouver date de 1584», certifie le président de l'Association de sauvegarde du patrimoine castelsarrasinois (ASPC). Une archive qui bat en brèche l'idée que la maison D’Espagne (actuellement en réhabilitation, rue du Collège) serait la plus vieille bâtisse de la commune. Ce n'est d'ailleurs pas le seul mythe que l'érudit anéantit dans sa publication. «Certains ont voulu croire qu'Ingres père avait peint une partie des décorations de l'aile du XVIIIe siècle, d'autres pensaient avoir trouvé le squelette de Cadillac,.. Tout cela, bien entendu, n'est qu'une fable», lâche avec un sourire ironique Bernard. C'est sous la voûte croisée parée d’une croix de Malte dans la chapelle privée des Gouverneurs, si minuscule qu'il est bien difficile de la photographier, que le chercheur castelsarrasinois nous dévoile l'un des lieux les plus secrets de l'édifice. «Cet oratoire est une rareté ! Construit dans une tour d'angle, symbole de la noblesse, il a été miraculeusement épargné durant la Révolution française.» Cachée dans la cour, cette tour en brique rose doit, sans doute, son salut à la vente de l'hôtel quelques mois avant la prise de la bastille. Le dernier gouverneur de la ville, Pierre de Saint-Sardos, qui avait senti le vent tourner, a vendu le bâtiment à celui qui devint le premier maire de Castelsarrasin, M. Carrère-Pechel. «Celui-ci a finalement évité que l'hôtel ne soit saccagé.» Le tour du propriétaire se poursuit avec son escalier noble monumental, son lit en alcôve, ses cheminées en marbre et ses trumeaux qui défient près de cinq siècles d'histoire. Une visite, pas à pas, que les lecteurs de l'hôtel des Gouverneurs pourront aussi faire virtuellement, Bernard Ouardes ayant souhaité qu'un CD photos de 150 clichés soit associé à son ouvrage. Mais ce qui tient finalement le plus à cœur à cet infatigable conteur d'histoires, c'est d'être au plus près de la réalité historique. «C'est navrant que l'on ait qualifié cette bâtisse, maison de Cadillac. Il n'a vécu ici que deux ans et n'a guère marqué la vie publique de Castelsarrasin alors que bien d'autres gouverneurs ont défilé dans cet hôtel, Le titre le plus légitime serait bel est bien celui-là d'hôtel des Gouverneurs.»
Max Lagarrigue.

LES CONFÉRENCES DÉSORMAIS PUBLIÉES
Nouveauté de cette rentrée: l'association de sauvegarde (ASPC) publiera désormais ses principales conférences aux éditions La Brochure, basée à Angeville. Les deux premiers opus «Les vitraux de l'église» et «L'orfèvrerie de Saint-Sauveur» sont parus sous la plume de la Belge Geneviève Quiriny-Duckerts. Dès mercredi, c'est la recherche de Bernard Ouardes sur l'hôtel des Gouverneurs qui paraîtra (23 pages + un CD, 7€). Suivra, dans la foulée, la dernière conférence de l'historienne belge sur «La chaire à prêcher de l'église Saint-Sauveur».

 

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Par éditions la brochure - Publié dans : nos livres édités
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