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La Brochure 82210 Angeville
Tel O5 63 95 95 30
(ci-dessus le manuscrit du poème)
Emouvant le vieux Cladel, dans ce sonnet-bilan
qui nous laisse sonné !
Un texte inédit retrouvé dans des manuscrits à la BM de Montauban
Impatient du joug et secouant le bât
Toujours actif, toujours au fort de la bataille
Exaspéré, frappant et d’estoc et de taille,
J’ai combattu trente ans et plus le bon combat.
« Frères, le clairon chante, amis, le tambour bat ! »
On se ceignait les reins, on grandissait la taille,
En riant, on offrait sa poitrine à l’entaille
Du fer ; on courrait sus aux hommes en rabat.
A ces grands souvenirs si j’ai l’âme occupée,
Ma main cherche à mon flan la garde de l’épée
Et je vois l’étendard rouge dans le ciel bleu.
Hélas ! mon bras vieilli, fatigué, presqu’infirme
N’appuiera plus, enfants, ce que ma bouche affirme ;
C’est à vous de brandir notre drapeau de feu.
Décembre 1880 Léon, Cladel
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